HypnoFanfics

Interdit aux moins de 16 ans

Le mariage

Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 13.11.2009 à 23h38
Auteur : okapi 
Statut : Terminée

« Traduction d'une fanfiction de Pam Hunter intitulée "Wedding Trilogy" » okapi 

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Traduction d'une fanfiction de Pam Hunter intitulée "Wedding Trilogy":

Certains paragraphes sont déconseillés au moins de seize ans car ils contiennent des scènes à caractère sexuel entre deux adultes mariés et cela pourrait peut être choquer ces jeunes lecteurs.


okapi  (13.11.2009 à 23:39)

Sully saisit soudainement sa main un peu plus fermement, et gentiment, mais avec insistance, l’entraîna loin de la foule, à travers la prairie, le pont et en direction de la clinique. Graduellement, le bruit des chaussures battant la piste de danse et la mélodie entraînante des polkas s’effaça pour ne laisser place qu’au seul bruit de leur respiration. Alors qu’ils traversaient la rue, ils rencontrèrent Horace. Ce dernier, marchant à la hâte, venait de quitter le nouveau bureau du Télégraphe, impatient de rejoindre sa femme et sa petite fille, ainsi que tous les habitants de la ville réunis pour l’occasion. D’un hochement de tête, il leur adressa un sourire indulgent et continua son chemin.

 

Ils avaient, tous les deux, la tête et le cœur emplis des danses et des évènements de cette journée.

Alors qu’ils atteignaient les quelques marches de la clinique, Sully prit soudain Michaela dans ses bras, la souleva de terre et la fit tournoyer avec jubilation. La longue traîne blanche de sa robe de satin tourbillonna et s’enroula autour de ses jambes menaçant de le faire trébucher mais il garda son équilibre et rit délicieusement à la pensée d’avoir enfin sa femme pour lui seul pendant quelques instants. Elle se joignit à son rire, enroulant ses bras autour de son cou et se serrant un peu plus contre sa veste en peau de daim. Elle avait passé cette journée comme dans un rêve, et tout son corps, des pieds à la tête, était dans un état de tension nerveuse intense.

Sully la remit gentiment sur ses pieds, lui donna un rapide et tendre baiser, et tourna la poignée de la porte en se demandant si la clinique était ouverte. La porte s’ouvrit et il entra, entraînant Michaela avec lui.

 

Elizabeth Quinn arriva juste au coin de la rue pour apercevoir sa plus jeune fille soulevée dans les airs par les soins de son exubérant mari. Il fit tournoyer Michaela, riant triomphalement avant de la reposer au sol et de l’entraîner gentiment à l’intérieur de la clinique, refermant la porte derrière lui. Elle secoua la tête, en signe de désapprobation et jeta un rapide coup d’œil autour d’elle pour s’assurer que personne d’autre n’avait vu le couple quitter la fête du mariage. Elle fut soulager de constater qu’en dehors de sa présence, la rue était complètement déserte. Faisant un pas en direction de la clinique, dans l’intention de leur parler, elle hésita soudain. Elle n’avait jamais vu sa fille aussi radieuse qu’aujourd’hui. Peut-être devait-elle les laisser seuls quelques instants…, même si cela était contraire aux bonnes mœurs.

 

Sully se tourna vers Michaela qui venait de franchir la porte et l’attira à lui, la serrant contre sa poitrine, son cœur battant à tout rompre. La rougeur sur les joues de sa femme, la lueur dans ses yeux et son sourire craintif ne firent qu’accroître son trouble. Il laissa échapper un profond soupir et un doux grognement de désir dans son cou.

« Sully ? » murmura Michaela.

De nouveau, il laissa échapper un profond soupir et déposa tendrement ses mains sur ses joues. Puis il lui souffla amoureusement : « Je ne t’ai jamais vue aussi belle qu’aujourd’hui… »


okapi  (13.11.2009 à 23:40)

Elle baissa timidement ses yeux brillants vers le plancher, alors il lui releva doucement le menton, jusqu’à ce que leurs regards se rencontrent de nouveau. Très doucement pour ne pas l’effaroucher, il approcha son visage du sien, ses lèvres des siennes, de plus en plus près. Les yeux de Michaela demeuraient grands ouverts, plongeant dans le regard bleu de Sully, elle se mordait les lèvres nerveusement et ses mains restaient tendues sur ses hanches. Enfin, les lèvres affamées de Sully recouvrirent les siennes et à cet instant, toute sa tension nerveuse retomba d’un seul coup. Elle ferma les yeux et répondit à son tour à son tendre baiser. Ses bras vinrent s’enrouler autour de ses larges épaules, elle se dressa d’elle-même sur la pointe des pieds et s’accrocha à lui avec passion. Alors que la langue de Sully explorait sa bouche avec ardeur, elle le laissa faire et sans réfléchir se mit à faire la même chose. Elle perdit rapidement le contrôle d’elle-même et loin d’en éprouver de l’appréhension, elle ressentit une joie qui la transporta. Tout son être savait que le temps était venu de baisser les armes. Aujourd’hui, enfin, elle et Sully étaient mari et femme et ils pouvaient être ensemble dans tous les sens du terme. Leurs bouches dans un mouvement sensuel et primitif continuaient de s’unir au rythme de leur désir, leurs mains, enchevêtrées dans leurs chevelures, déposaient au passage de douces caresses sur la peau sensible de leur cou et de leur cuir chevelu.

 

Ce fut Sully, qui à contrecœur, s’écarta le premier, à bout de souffle, son visage transporté par le désir.

«Mon Dieu, Michaela» murmura-t-il « ça n’a jamais été aussi bon…» Il posa son pouce sur ses lèvres brûlantes, puis, enroulant ses bras autour de sa taille il l’attira à lui aussi près que possible, se demandant comment elle allait réagir à cette invitation.

 

Michaela, elle aussi était à bout de souffle, et alors que leurs corps étaient si étroitement serrés, elle réalisa pour la première fois ce que cela provoquait chez son époux. Elle l’observa timidement, ses yeux trahissant son excitation et subitement, inconsciemment, elle se rapprocha encore pressant ses cuisses contre ses hanches. Il ferma les yeux et gémit doucement. Il se pencha vers elle et murmura à son oreille : « J’aimerais tellement que nous allions dans la forêt… toi et moi… maintenant… J’ai besoin d’être avec toi… »

Son cœur se mit à battre si vite à cette pensée, mais ne sachant que répondre, elle s’écarta un peu de lui et l’embrassa doucement sur les lèvres.

« Les gens ne vont pas tarder à s’apercevoir de notre disparition…» murmura-t-elle tendrement. 

Sully sourit « Oui… et ils vont certainement avoir une petite idée sur ce que nous sommes en train de faire !»

Michaela rougit « J’espère bien que non… » Elle émit un rire embarrassé. S’efforçant de garder son équilibre.

Elle s’appuya contre lui et posa sa tête contre sa poitrine. Rêveusement, elle commença à passer son doigt sur les perles colorées qui ornaient la chemise indienne de Sully leva un regard interrogateur.

 

“C’est à Nuages-Dansant… de son mariage avec Oiseau-Blanc, dit-il doucement. Il me l’a donnée… dans les bois…avant que Custer ne me trouve… Il m’a demandé de la porter… J’espère que cela ne te gêne pas… »

Elle secoua la tête « Bien sûr que non, cela ne me gêne pas, répondit-elle amoureusement, elle est magnifique… et elle te va si bien… Tu étais si beau, debout entre le révérend et Nuages-Dansant… ! »

 

Pour toute réponse, il déposa un baiser amoureux sur son front. « Quand je t’ai vu marcher vers moi, dans cette allée… je me suis sentis tellement fier !» murmura-t-il. Il se recula un peu et effleura du bout des doigts la dentelle qui ornait le décolleté de sa robe de mariée. « Alors, voilà la robe que ta mère a apportée hum ?... Elle est magnifique…»

De nouveau, elle lui jeta un regard timide. « Et bien… Ce n’est pas exactement cette robe …"

Il leva les sourcils, étonné.

« Je l’ai un peu modifiée » dit-elle timidement « Je voulais porter la dentelle que les femmes de la ville ont faite pour moi et la robe de mère, montait jusque là… » précisa-t-elle en montrant sa gorge.

Sully sourit avec espiéglerie. “Je préfère de loin celle-ci” lui souffla t-il doucement. La fixant de ses yeux bleus si séduisants. Doucement, du bout des doigts, il commença à suivre le tracé de la dentelle le long de son décolleté. Partant du haut des épaules, il descendit très doucement, s’attardant sur le premier contour d’un sein, puis d’un autre, la caressant comme il n’avait jamais osé le faire avant. « Beaucoup mieux »… murmura-t-il de nouveau continuant son exploration.


okapi  (14.11.2009 à 16:02)

Encore une fois, sa respiration s’accéléra et sa peau frémit sous ses caresses, c’était comme si les mains de Sully avaient un pouvoir magique. Lorsqu’elles caressèrent lentement et tendrement le haut de ses seins elle en sentit le bout durcir et se dresser et fut heureuse que la dentelle lui cache cet état. Cette fois ci, ce fut elle qui gémit doucement. Elle ne put s’empêcher de s’appuyer contre lui dans un profond et langoureux baiser, pendant qu’il laissait libre cours à son désir, refoulé depuis des mois, à travers d’ardentes caresses. Elle était de nouveau accrochée à lui, sans appréhensions, impatiente d’explorer ce nouveau sentiment, cette ardeur nouvelle qu’il éveillait en elle.

Ils se séparèrent de nouveau à regret et Sully de toute son âme murmura de nouveau. « Je t’assure Michaela… J’ai besoin d’être avec toi… Peut-être pourrions-nous changer nos projets concernant ces trois jours à Denver,… c’est une idée stupide de prendre le train pour notre nuit de noces… Nous pourrions nous perdre au fin fond des bois… Je connais quelques magnifiques endroits…

Michaela acquiesça. “Je sais qu’on pourrait le faire… Mais on ne le fera pas Sully… tout le monde attend que nous montions dans le train de Denvers à cinq heures !» Alors qu’elle se disait qu’elle devrait rester assise à ses côtés  dans le train pendant toute la nuit, alors que son cœur et son corps lui soufflaient qu’elle aurait mieux fait de faire autre chose, elle se sentit rougir jusqu’à la racine des cheveux.

Comme s’il lisait à travers ses pensées, Sully lui sourit «Tu le veux aussi fort que moi Michaela… Qu’en dis-tu ? On n’a qu’à leur dire qu’on a changé d’avis… »

Imaginant la réaction de certaines personnes à une telle annonce, Michaela lui fit de gros yeux mais son cœur aurait voulu lui crier « oui » sur tous les tons. Elle lui jeta un regard timide. Il la regarda avec ferveur et il sut qu’elle était d’accord avec lui. Son visage s’illumina d’un large sourire et dans un nouvel élan, il la souleva de terre, la déposa contre sa poitrine et dirigea son visage contre le sien. Lorsque leurs lèvres se joignirent à nouveau, unies dans un mouvement sensuel parfait, il la redéposa au sol et inconsciemment leurs corps se serrèrent de nouveau l’un contre l’autre, leur baiser semblant ne jamais vouloir prendre fin.

Elizabeth Quinn attendait devant la porte de la clinique depuis de longues minutes, espérant désespérément que sa fille et son mari en sortent sans qu’elle ait besoin d’intervenir. Ne les voyant point sortir elle devint de plus en plus nerveuse et agitée. Cela ressemblait bien à Sully d’avoir entraîné Michaela dans une situation aussi incongrue. Non, sa conduite était vraiment inconvenable !

Pour rendre justice à Sully, elle devait convenir que lors de sa venue à Boston, il s’était toujours très bien conduit avec Michaela, se comportant en parfait gentleman, avec un petite touche de familiarité peut-être, mais là, ce n’était plus du tout l’homme civilisé de Boston !

Elle jeta de nouveau un regard inquiet en direction de la piste de danse et de la fête qui se tenait dans la prairie. Il lui sembla que quelques unes des personnes présentes se tournaient dans différentes directions à la recherche des invités d’honneur. C’était cela qu’elle redoutait. Elle lissa les plis de sa jupe, gravit les quelques marches du porche et tourna la poignée de la porte.

Elle ouvrit grand la porte et tressaillit en découvrant que Sully et Michaela se trouvaient dans la pièce, juste à quelques pas devant elle. Et fut encore plus choquée de leur conduite. Sans s’apercevoir de sa présence, ils restèrent accrochés l’un à l’autre comme si leur vie en dépendait, s’embrassant sans se soucier de la présence d’autrui… qui d’ailleurs n’aurait pas du être là.

Son visage s’empourpra et elle fit un pas en arrière. C’est alors que la musique qui provenait de la prairie cessa soudain et elle sut qu’elle ne pouvait pas repartir sans le jeune couple.

Embarrassée, elle se mit à tousser.

Michaela et Sully sursautèrent comme si quelqu’un avait tiré un coup de feu, leurs visages devinrent écarlates et ils en eurent le souffle coupé. Quand Michaela réalisa enfin que l’intruse n’était autre que sa mère son visage devint écarlate. « M… m… mère » balbutia-t-elle, essayant désespérément de contrôler le rythme de son cœur qui s’emballait. Sully, de son côté, connaissait une autre forme d’embarras et s’accrocha à Michaela, il la serra encore plus fort contre lui.


okapi  (14.11.2009 à 23:22)

“Euh !... Je vous ai vu entrer ici, fit remarquer Elizabeth calmement. Les gens commencent à se demander où vous êtes passés… »

« Nous arrivons dans un instant, mère » répondit Michaela tout aussi calmement, mais toujours aussi consciente de son teint plus que coloré et des battements du cœur de Sully.

Visiblement décidée à donner au couple l’opportunité de revenir sur le droit chemin, Elizabeth reprit sur le même ton. « Bien… de toutes façons j’avais à vous parler en privé » Lorsque pour toutes réponses elle n’obtint que des regards interrogateurs, elle continua imperturbable. «Je ne sais pas si vous réalisez combien il va être difficile pour vous … d’organiser votre vie de jeunes mariés au milieu de votre petite famille composées d’adolescents un peu trop curieux»

A ses mots, Michaela se sentit rougir de plus belle. « Alors, j’espère que vous ne vous en offusquerez pas, mais j’ai pris la liberté d’organiser quelques petites choses ». Alors que sa fille était sur le point de lui répondre elle ajouta rapidement : «Ne dis rien avant de connaître mes plans. Je sais que tous les deux, vous désiriez un mariage très simple… et… que je vous ai plus ou moins obligés à modifier vos projets… Je m’excuse si j’ai fait quoi que ce soit qui vous ait déplu »

Les yeux de Michaela s’écarquillèrent de surprise. Sa mère, si fière, s’excusait si rarement pour quoique ce soit.

« J’ai parlé à Rebecca et à Marjorie. Nous avons décidé de rester à Colorado Springs pendant quelques semaines et ainsi… ainsi toi et Sully pourrez avoir une véritable « Lune de Miel ». Horace Bing, vient juste de m’aider à changer vos réservations à Denver pour une suite au Royal Hôtel durant deux semaines… Un petit cadeau de mariage de ma part…»

Un grand silence suivit cette annonce. Michaela regarda Sully avec consternation. Ses projets, une fois encore, allaient être contrariés. Elle fut surprise de voir l’expression sur son visage se transformer peu à peu, passant rapidement de la déception à une lueur de satisfaction. Il se tourna vers sa mère, droite comme la justice. «Merci à vous Madame Quinn» répondit-il d’un ton franc et sincère. «Nous sommes vos obligés»

Elizabeth leur adressa, à tous deux, un sourire de satisfaction. «Bien… J’espère que vous serrez contents». Elle se retourna en direction de la porte «Euh… Je pense qu’il est grand temps que vous retourniez auprès de vos invités… ne croyez-vous pas ? » Leur conseilla-t-elle avant d’ouvrir la porte.

Dès que sa mère eut refermé la porte, Michaela se retourna vers Sully intriguée. « Cela ne te dérange pas ? » demanda-telle, enroulant ses bras autour de sa taille.

Il lui sourit. «Au début, si, dit-il, mais tout à coup, j’ai réalisé… DEUX semaines… quinze jours… à passer seul avec ma belle et magnifique épouse… juste toi et moi… je serais complètement fou de refuser une chose pareille…»

Michaela se mordit la lèvre et chuchota doucement : «Mais ce soir…?»

« Ce soir, nous seront assis l’un contre l’autre et nous rêverons à ce que nous ferons plus tard… d’accord ? »

Elle se dressa sur la pointe des pieds et l’embrassa amoureusement « D’accord » répondit-elle doucement.

Il saisit sa main et l’embrassa avec adoration, puis main dans la main, ils sortirent de la clinique pour rejoindre leurs invités.


okapi  (15.11.2009 à 23:18)

Chapitre 2

La main de Sully ne lâcha pas un instant la sienne, même lorsqu’ils franchirent le petit pont qui les séparait de l’église et de la prairie où certains de leurs convives étaient encore attablés. Les musiciens s’étant accorder quelques instants de repos, la piste de danse était maintenant déserte et les invités réunis en petits groupes discutaient entre eux de leurs préoccupations quotidiennes ou de la pluie et du beau temps. Leur retour ne passa donc pas inaperçu, au grand désarroi de Michaela qui ne savait pas comment elle allait affronter le regard moqueur de tous ces gens. Cependant elle ne regrettait aucunement son escapade avec Sully et les moments tendres où plus passionnés qu’ils venaient de passer ensemble.

Jake, qui les avait vus arriver de loin, ne put s‘empêcher de lancer d’un ton narquois. « Où étiez-vous donc passés ? Nous avons bien cru que vous étiez partis en voyage de noces sans nous dire au revoir ! »

A cette invective, les visages de tous les convives se tournèrent vers le couple de jeunes mariés. Et une clameur de rires taquins parvint aux oreilles de Michaela qui devint rouge comme une pivoine.

Sully, sans se démonter, s’approcha de la table du banquet, tenant toujours fermement la main de sa femme dans la sienne. D’un ton calme et posé il répondit à Jake, accompagnant ses paroles d’un clin d’œil appuyé en direction de son interlocuteur. « Petite promenade en amoureux ! ». Rentrant ainsi dans son jeu, il se prémunissait contre d’autres remarques du même style et, en effet, personne ne sut quoi ajouter.

Elisabeth Quinn, soulagée, lui adressa un sourire de remerciement depuis le bout de la table.

C’est alors que Loren, qui s’était également absenté quelques instants, pour aller rechercher un baril de vin dans son magasin, traversa le pont à son tour. Tenant le baril sous son bras gauche, il brandit de son autre main une casquette et une batte de Base-ball en criant à la ronde « Regarder ce que j’ai trouvé ! Et si on faisait une petite partie ». C’était étonnant de constater à quel point cet homme, déjà d’un certain âge, pouvait parfois avoir des réactions si enfantines.

Cependant, son enthousiasme gagna certains des convives qui semblèrent heureux de pouvoirs se dégourdir les jambes. La partie s’engagea sur la prairie, opposant l’équipe du Révérend, composée de Robert E, Matthew, et Horace, à celle de Loren, Jake, Hank et Brian. Les joueurs, bien décidés à en découdre, tombèrent la veste de leurs beaux costumes et remontèrent leurs bras de chemise avant de se répartirent sur le terrain. La partie s’engagea, promettant quelques savoureux moments de bravoure….

Ne pouvant matériellement pas participer à ce jeu, revêtue de sa magnifique robe de mariée, Michaela observa avec fierté, ses deux fils qui s’agitaient sur le terrain.  Comme ils avaient grandis et comme ils étaient désormais chers à son cœur. Les images et les souvenirs de son arrivée à Colorado Springs se bousculèrent dans sa tête. Que d’aventures et de moments graves elle avait traversé depuis ces trois années. L’image de Sully s’imposa dans son esprit comme une évidence. Depuis le début, cet homme avait toujours été à ses côtés, la soutenant, la conseillant, la bousculant parfois, pour lui faire ouvrir les yeux sur des vérités qu’elle ne soupçonnait pas. Son cœur fut soudain transporté par un torrent d’amour. Comme elle aimait cet homme ! Et elle était enfin à lui, pour la vie !

Il se tenait derrière elle, entourant son épaule et ses hanches de ses bras amoureux, observant d’un sourire amusé, l’exhibition de ces joueurs du dimanche. Michaela accentua légèrement la pression de son dos contre sa poitrine. Il réagit aussitôt à son attente déposant de tendres baisers dans son cou, sa nuque et ses cheveux. Le corps de Michaela frissonna aussitôt des pieds à la tête.

Les musiciens qui avaient terminé leur pause, s’installèrent de nouveau, pour entonner un quadrille entraînant.

Attiré par la musique, les invités se détournèrent peu à peu de la partie qui se jouait sur la prairie pour revenir sur la piste de danse. Sully serrant toujours Michaela dans ses bras se mit à la bercer doucement au rythme de la mélodie, mais ils ne bougèrent pas, restant ainsi serrés tendrement l’un contre l’autre pour assister à la balle de match qui donna la victoire à l’équipe de Loren. Ce dernier, incorrigible, et ne cachant pas sa joie, ne put s’empêcher de rajouter à l’humiliation de l’équipe adverse en déclarant « Quelle raclée on vous à mis ! ». Les joueurs bras dessus, bras dessous, se rapprochèrent de concert de la table du banquet pour savourer un verre de limonade bien mérité.


okapi  (16.11.2009 à 22:40)

Brian, essoufflé, s’approcha alors de ses parents, un petit paquet à la main.

« On est une vraie famille maintenant, » dit-il d’un ton enthousiaste, tendant le petit cadeau à Michaela, son beau sourire illuminant son visage et ses yeux pétillant de malice.

Michaela défit le ruban qui retenait le papier de soie, découvrant un joli petit cadre ouvragé.

« C’est pour mettre la photo du mariage » précisa le jeune garçon.

Michaela attira son fils contre elle, l’embrassant tendrement sur la joue.

« Merci, Brian » murmura-t-elle émue.

Il ne saurait jamais à quel point son cadeau la touchait, confortant en elle le sentiment miraculeux d’être enfin arrivée chez elle, entourée de tous ceux qu’elle aimait « une famille ! » Ce mot raisonnait dans sa tête et dans son cœur comme les grelots de la fête de Noël.

Sully ébouriffa la tête du jeune garçon, en le remerciant à son tour. Il avait toujours aimé cet enfant, mais peu à peu les liens qui les unissaient s’était étoffés et transformés en un véritable amour paternel et filial. Comme si l’amour de Brian avait remplacé peu à peu dans son cœur celui qu’il portait à son enfant qu’il n’avait jamais pu serrer dans ses bras.

Soudain, sans prévenir, le Révérend, intrépide, monta sur une des tables du banquet et interpela la foule.

« Mes, amis, l’heure du départ approche pour nos jeunes mariés et nous devons leur faire nos adieux, avant le départ de leur train pour Denver ! »

Une voix, au milieu de la foule, lui répondit aussitôt.

« Ne vous inquiétez pas pour ça… il ne partira pas sans moi ! » C’était le conducteur du train, ami et ancien patient de Michaela qui avait pris la parole, provoquant ainsi des rires dans l’assemblée par ces quelques mots.

Mais l’heure tournant, les invités se dirigèrent peu à peu en direction de Sully et de Michaela, pour un dernier mot gentil, ou taquin, un clin d’œil, une franche poignée de mains ou une tape sur l’épaule.

Colleen, se précipita dans les bras de sa mère, les larmes aux yeux.

« Oh ! Maman, c’était vraiment un beau mariage, je voudrais tellement que tout soit aussi parfait quand viendra mon tour »

 Caressant ses cheveux, Michaela la rassura de quelques mots.

« Je te le promets, ma chérie »

« Vous-allez me manquer maman !» souffla encore Colleen avant de desserrer son étreinte de celle de sa mère

« Toi aussi mon cœur, mais nous allons vite revenir ! » répondit Michaela

Puis, Dorothy, prenant Michaela par le bras et l’entraînant à part lui déclara :

« Comme je suis heureuse pour vous, Michaela, »

« Merci » répondit-elle à son amie enthousiaste.

« C’est homme est un cadeau du ciel et je vous souhaite beaucoup de bonheur à tous les deux, tout ira bien Michaela, j’en suis sûre »

Michaela, lui sourit timidement et rosit légèrement, ne comprenant que fort bien ce à quoi elle voulait faire allusion.

Un bruit de sabots se fit alors entendre au moment où Jake passait sur le pont, menant derrière lui un attelage composé d’un buggy blanc comme la nacre.

« Le carrosse des jeunes mariés est arrivé ! » lança-t-il d’un air goguenard.

Un murmure de regret monta de la foule des invités. S’écartant en une haie d’honneur pour les laisser passer. Sully et Michaela se dirigèrent en direction de leur « carrosse », serrant encore quelques mains au passage, embrassant encore quelques joues.

Puis, d’un bon agile, Sully grimpa le premier sur le siège du buggy tendant la main à Michaela pour la hisser à ses côtés. Alors, enlaçant tendrement sa taille et l’attirant contre lui, il l’embrassa longuement sur les lèvres devant la foule de leurs parents et amis qui n’espéraient que cela.

Michaela se sentit rougir jusqu’aux oreilles. Même si ce baiser ne ressemblait en rien à ceux qu’ils avaient échangés dans l’intimité de la clinique il y a seulement quelques heures, Michaela se trouvait toujours horriblement gênée par ces démonstrations d’affection en publique. Mais la clameur de joie qui accueillit ce geste lui prouva que Sully avait eut raison d’agir de la sorte. Ce faisant, il permettait à tous ces gens de partager un peu de leur bonheur.

Relâchant son étreinte, Sully s’assit sur le siège et attendit que Michaela s’installe confortablement à ses côtés pour agiter les rênes et faire faire demi-tour au cheval. Puis il engagea l’attelage au petit trop, sur le pont, bientôt suivi par le cortège du mariage qui s’ébranla en direction de la gare de Colorado Springs.

La petite troupe s’immobilisa rapidement sur le quai, le long d’un train composé d’une locomotive à vapeur et d’un unique wagon de voyageur, à l’arrière duquel était accroché quelques casseroles et une banderole recouverte de l’inscription « Just married ».

Sully sauta en bas du buggy pour se préparer à réceptionner sa femme dans ses bras, mais celle-ci, se dressant de son siège, tourna le dos à la foule et saisissant son joli bouquet de mariée le lança par-dessus son épaule.

Il atterrit dans les bras de sa sœur, Marjorie, qui rit à gorge déployée, entourée de toutes les autres demoiselles d’honneur, merveilleuses dans leur robe myosotis et qui lui enviait cet heureux présage.

Cette fois-ci, Sully saisit Michaela par la taille et la souleva du buggy pour la reposer sur terre. S’en suivit encore d’autres embrassades et accolades, sous une pluie de pétales de roses. Puis, Brian en tête qui, pour une raison inconnue, se tortillait dans tous les sens, trépignant d’impatience, ils escaladèrent le marchepied et grimpèrent sur la petite passerelle qui donnait accès à la porte du wagon. Brian, se précipita alors pour leur ouvrir la porte et ce qu’ils découvrirent à l’intérieur les laissa sans voix.

Tous les sièges en bois, qu’il contenait d’habitude, avaient été démontés et remplacés par le lit sculptural que Sully avait fabriqué et décoré de ses mains. Des rideaux de dentelle ornaient chaque fenêtre, ainsi que des guirlandes de tulle blanc, un tapis et deux petits fauteuils complétaient le tout.

Le cœur de Michaela fit un bon dans sa poitrine et le visage de Sully s’illumina d’un large sourire.

Le conducteur du train entra à leur suite dans le wagon, portant leurs bagages et déclara d’un sourire entendu : « C’est Brian qui a tout fait ! »

Michaela, comprenant soudain les nombreuses absences inexpliquées de son fils, ces derniers jours, s’exclama :

« C’est donc ça que tu préparais !»

« Oui, maman » répondit-il d’un ton franc et direct.

« Joli travail, mon garçon ! » le complimenta Sully, lui tendant la main et le remerciant d’une poignée de mains bien appuyées.

« C’est une merveilleuse surprise ! Merci » lui confirmèrent en cœur Michaela et Sully, qui se regardant d’un sourire entendu et lourd de sous-entendu, placèrent tous les deux, de concert, leurs mains sur les épaules de Brian qui exultait de joie.

Ils furent bientôt rejoints par Colleen, Madame Quinn et Matthew, qui ignoraient tout du petit secret de Brian, et furent aussi surpris qu’eux en découvrant la nouvelle décoration du wagon. Il était heureux que Sully et Michaela soient les seuls passagers du train.

Madame Quinn, sortant de sa réserve devant un tel spectacle, déclara mi-heureuse mi-choquée : « Allons, venez les enfants ! Je suggère que nous laissions les jeunes mariés partir pour Denver ! »

Et elle entraîna bien vite ses petits enfants à l’extérieur du wagon, loin de ce décor quelque peu trop suggestif à son goût, laissant entrevoir la suite des événements.


okapi  (17.11.2009 à 00:15)

Michaela quelque peu paniquée à l’idée de laisser ses enfants seuls, tenta de se rassurer en leur déclarant : « Vous allez beaucoup nous manquer, mais ces deux semaines passeront très vite !»

« Reviens vite ! » s’écria Brian toujours aussi franc et direct.

Colleen, sentant l’anxiété de sa mère, prit un air gai et enjoué pour lui répondre. « Ne vous inquiétez pas nous avons des tas de projets avec grand-mère, tante Rebecca et tante Marjorie »

« Merci à toutes les trois ! » murmura encore Michaela, radieuse de savoir sa famille à ses côtés dans ce moment si important de sa vie.

Elizabeth Quinn soucieuse d’accélérer les adieux, pour ne pas laisser percevoir sa propre angoisse, déclara d’un ton impatient. « Allez, allez, partez, partez les enfants ! »

Matthew embrassant sa mère le dernier, laissa Sully et Michaela seuls sur la plate-forme arrière du Wagon.

Une pluie de pétale salua leur départ, pendant que la petite locomotive s’ébranlait doucement.

« Au revoir, Bon voyage » crièrent-ils tous d’une même voix, agitant les mains en signe d’adieu. « Vive, les mariés !»

Sully passant son bras autour de la taille de sa femme, agita, en réponse, la main qui lui restait, un large sourire illuminant son visage.

Brian, suivit de près par d’autres enfants, courut un moment à la hauteur du train, mais fut bientôt distancé et sa voix fut bientôt recouverte par le bruit infernal de la locomotive qui prenait de la vitesse.

« Au revoir Maman ! Au revoir Sully ! Au revoir ! »

Dès qu’il fut hors de la vue de tous, le couple s’engouffra à l’intérieur du wagon, et la porte se referma derrière eux les laissant enfin seuls dans une intimité que Michaela craignait autant qu’elle la désirait ardemment.


okapi  (18.11.2009 à 00:27)

Chapitre 3


Michaela s’agita lorsque le lit se mit à bouger légèrement et lorsqu’il tira un instant la couverture à lui, un air frais caressa sa peau dénudée. Les yeux légèrement entre ouverts et ensommeillés, elle le vit se glisser en dehors du lit, replacer délicatement la couverture sur elle et marcher nonchalamment en direction de la porte. Sa respiration s’accéléra ainsi que les battements de son cœur. Elle n’avait jamais imaginé à quel point le corps dénudé d’un homme pouvait être beau où peut-être son trouble venait-il du fait de l’amour intense qu’elle vouait à cet homme si particulier.

Il tourna doucement la poignée et ouvrit la porte. Le bruit de la locomotive accompagnée d’une bourrasque d’air pénétrèrent dans le wagon rendant inaudible le bruit de sa respiration et les battements de son cœur. Lui tournant le dos, il fit un pas en avant et s’appuya légèrement sur le garde-fou, puis il tourna son visage vers les étoiles qui parsemaient le ciel et se mit à inspirer profondément.

Le cœur de Michaela battait de plus en plus vite, mais cette fois, ce n’était plus la beauté du corps de son mari qui en était la cause. Pourquoi l’avait-il laissée ? Pourquoi se tenait-il là, si calme au milieu de la nuit alors qu’elle était étendue là, à la lueur des lampes à pétrole, seule, en train de le contempler ? Avait-elle fait quelque chose de mal ? Elle ferma les yeux et essaya de contrôler sa respiration nerveuse et rapide.

Les quelques heures passées dans ce train qui les menait jusqu’à Denver avaient été les plus importantes de toute sa vie. Elle avait appris tant de choses sur elle-même et sur cet homme avec qui elle avait choisi de passer le reste de sa vie. Elle tendit les mains et de la paume effleura le drap froissé à côté d’elle, cet endroit où Sully venait de lui faire l’amour pour la première fois…

Dès qu’ils eurent passé le seuil et refermé la porte du wagon derrière eux, Sully s’était montré entreprenant.

L’embrassant tendrement, il l’avait aussitôt soulevée dans ses bras pour la déposer sur le lit…..leur lit.

Puis, faisant glisser sa bouche en un cortège de petit baisers, passant de ses lèvres à son menton, jusqu’à son cou, il avait commencé à dénouer les lacets dans le dos de sa robe.

D’une voix embarrassée, elle lui avait fait remarquer qu’il ne faisait pas encore nuit.

Alors, se redressant et la regardant malicieusement, un sourire mystérieux et taquin sur les lèvres, il s’était dirigé vers les fenêtres qui encadraient la porte du wagon, tirant un des stores qui aussitôt ne laissa plus entrer dans la pièce qu’un filet de lumière tamisée.

« Non » avait-il répondu avec un sourire espiègle, « Mais l’obscurité grandit déjà ! »

« Elle grandit, encore et encore ! » accompagnant sa parole avec des gestes, il avait tiré ainsi deux autres stores vers le bas.

Doucement, ne quittant pas Michaela des yeux, il s’était rapproché du lit pour se tenir debout devant elle. Comme elle baissait les yeux en rougissant, il lui avait alors relevé la tête délicatement en passant ses doigts sous son menton, puis, avec une infinie douceur, il avait glissé ses mains sur ses épaules et avait saisi ses lèvres et sa bouche dans un baiser brûlant.

S’écartant de nouveau, il s’était dirigé à reculons vers une quatrième fenêtre et son store qui avait subi le même traitement. « Et encore ! » répéta-il d’une voix très douce.

Michaela sut alors que plus rien ne pourrait retarder le moment qu’elle attendait et redoutait tant à la fois. Et, lorsqu’il l’eut de nouveau rejoint, écartant ses cheveux et déposant une suite de baisers tendres le long de son cou, s’asseyant sur le bord du lit pour terminer son ouvrage dans le dos de sa robe, elle s’était soudain levée à son tour, échappant à son étreinte.

Le regard étonné et inquiet de Sully l’avait suivit jusqu’à la dernière fenêtre laissant encore entrer la lumière du jour. D’un geste ferme, elle avait alors terminée de répandre une douce pénombre dans la pièce. Puis, elle était revenue s’assoir à ses côtés. Lui caressant doucement le visage et passant ses doigts dans ses cheveux, elle avait rapproché ses lèvres des siennes, lui offrant sa bouche ouverte. Tout en l’embrassant passionnément, il l’avait fait basculer lentement sur le lit.


okapi  (18.11.2009 à 00:32)

Sully avait plongé son regard dans le sien une fois de plus et lui avait sourit de cette manière indéfinissable qui lui donnait le sentiment d’être la plus belle femme du monde. Son corps tout entier avait été pris de frissons.

L’enveloppant de son regard, il avait doucement commencé à faire glisser les manches de sa belle robe blanche de mariée en bas de ses épaules. Elle avait rougit violemment, mais elle avait soutenu son regard et avait remonté ses bras alors qu’il atteignait ses coudes, lui permettant ainsi de faire glisser les manches jusqu’à ses poignets et de lui enlever totalement.

Alors, il avait commencé à promener ses doigts sur sa peau chaude et dénudée, depuis ses poignets, en passant par ses avant-bras, ses épaules, jusqu’à la dentelle qui recouvrait le renflement de ses seins. Pour la première fois de sa vie, un homme, cet homme, son mari, entourait tendrement ses seins dans le creux de ses larges mains et excitait ses têtons à travers le satin de sa robe. 

Michaela suffoquait presque en sentant son corps répondre à ses caresses. Elle avait instinctivement tendu la main vers sa nuque et son cou, l’attirant à elle pour que leurs bouches se rejoignent dans un baiser urgent. 

Ce baiser était plus passionné et encore plus intime que tous ceux qui avaient précédés et lorsque sa langue explora sa bouche elle répondit à son tour avec enthousiasme, l’attirant de ses mains encore plus profondément en elle. Leur baiser dura et dura pendant que Sully continuait de couvrir son corps de ses caresses. Elle glissa sa main sous l’encolure de sa magnifique veste en daim, ses doigts se faufilant aussi bas que possible et sentit sa peau trembler.

Brusquement, il s’était redressé et mis sur ses pieds, passant rapidement sa lourde chemise par-dessus sa tête et dévoilant, à la lueur des lampes à pétrole, sa large poitrine et sa peau nue légèrement bronzée. 

En lui souriant, il se pencha sans hâte pour dénouer les lacets de ses bottines de cuir blanc qu’il enleva une après l’autre. Relevant les nombreux jupons de sa robe, il atteignit le haut de ses bas qu’il fit rouler délicatement le long de ses jambes, puis, il laissa ses mains courir tendrement le long de ses cuisses, ses mollets et ses pieds. Posant un genou sur le lit, il déplia son corps et s’allongea sur elle, laissant une partie de son poids peser sur elle.

Elle pouvait sentir la fermeté de sont corps contre le sien et loin d'éprouver de l’effroi, elle se sentit aussitôt en sécurité, tous ses sens en éveil. Elle tendit ses mains pour les poser sur sa poitrine dénudée et laissa courir ses doigts sur sa peau, caressant le duvet léger qui la recouvrait, s’attardant sur la pointe de ses seins comme il avait fait avec les siens. Elle fut surprise de constater que, comme les siens, ils durcissaient sous ses caresses, sa peau était brûlante et frissonnait sous ses mains.

La main de Sully se glissa de nouveau jusqu’à son sein, cette fois-ci, il écarta délicatement la dentelle qui le recouvrait, jusqu’à ce que son mamelon délicat soit exposé à son regard.

Libéré du dernier bouclier qui la protégeait, Michaela eut soudain la chair de poule en sentant l’air frais sur sa peau, ou bien était-ce le regard d’adoration dans les yeux de Sully, sa bouche et sa langue sensuelles avec lesquelles il embrassait ses mains. 

Michaela attira sa tête contre sa poitrine et s’enfouit dans sa douce et longue chevelure dorée. Les sensations qu’elle ressentait sous ses baisers, sa proximité, c’était beaucoup plus intense que tout ce qu’elle avait pu imaginer ou tout ce que sa mère ou Dorothy avait bien voulu lui dévoiler. 

Elle laissa échapper un doux gémissement incitant Sully à baisser un peu plus le tissu dévoilant ainsi son autre sein. Le contact de sa peau contre la sienne la submergeait, sa poitrine, ses mains, ses lèvres. Elle crut que son cœur allait exploser tellement il battait fort.

Une fois de plus, il plongea son regard dans le sien et passa son pouce sur ses lèvres tremblantes. Il haussa les sourcils dans un silence interrogateurs. Elle se mordit les lèvres et lui fit un signe de la tête, incapable de cacher l’appréhension mêlée de curiosité qui brillait dans ses yeux. 

Il lui sourit et se pencha pour déposer de petits baisers taquins sur ses joues, son menton et ses lèvres. 

Impatiente, elle tourna son visage vers lui et prit sa bouche pour qu’il se rapproche. De nouveau leur baiser sembla ne jamais vouloir finir, peu à peu, Sully s’allongea sur elle de tout son poids et pour la première fois elle sentit son érection. Elle gémit et instinctivement plia les genoux se collant contre ses hanches, ouvrant un peu plus son corps en réponse à son désir.


okapi  (18.11.2009 à 22:44)

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