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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 21.12.2009 à 01h33
Auteur : okapi
Statut : Terminée
« "Le meilleur reste à venir" est une traduction d'une fanfiction de Pam Hunter intitulée "It just gets better" » okapi
Cette fanfic compte déjà 10 paragraphes
Certains paragraphes sont déconseillés au moins de seize ans car ils contiennent des scènes à caractère sexuel entre deux adultes mariés et cela pourrait peut être choquer ces jeunes lecteurs.
Note de Pam : Je me demandais ce qui avait bien pu faire que Michaela soit soudain plus « accro » à Sully et que Sully soit encore plus attentif à ses besoins entre l’épisode du « match de Base-ball » et celui de « Mère et fille ». J’aime à penser qu’il s’est passé quelque chose entre eux qui ressemblerait un peu à ça…
Michaela pouvait entendre Sully se déplacer au rez-de-chaussée, fermer les portes et éteindre les lampes.
Elle était déjà couchée mais savait qu’elle n’arriverait pas à trouver le sommeil.
Cette après-midi, avait été si excitante. Elle et Sully avaient réussi à prendre Otis James, le manager de l’équipe de Base-ball des « All stars » à son propre jeu et la joie d’avoir réussi une telle prouesse ne la quittait pas.
L’équipe amateur de Base-ball de Colorado Springs avait battu une équipe professionnelle en déplacement !
Tout le monde savait bien que cette victoire n’avait rien à voir avec l’adresse ou le talent des « Colorado Springters » mais cela n’avait nullement gâché leur sentiment de joie intense.
C’était Sully qui avait suggéré d’utiliser les talents de coureur de Nuages-Dansant et c’était elle qui avait réalisé qu‘il serait très difficile à un adulte de lancer correctement la balle à quelqu’un d’aussi petit que Brian.
Même Colleen les avait rejoints quand l’équipe avait eu besoin d’elle, ce qu’elle avait répugné à faire auparavant.
Ensemble, et avec les habitants de la ville, ils avaient réussi à faire quelques chose que personne ne croyait possible, et particulièrement Preston Lodge III.
Après la longue et joyeuse célébration de la victoire au restaurant de Grace, qui les avaient occupés jusqu'à tard dans la soirée, toute la petite famille était rentrée à la maison.
Fatigués mais heureux, ils n’avaient pas cessé de rire et de commenter les événements de cette journée.
Même Sully, d’ordinaire si réservé, s’était joint de tout son cœur à la fête, riant et parlant tout le long du chemin.
Les enfants avaient rechigné à aller se coucher mais ils s’étaient endormis dès que leur tête avait touché leur oreiller.
Cependant, l’excitation de la journée ne semblait pas vouloir quitter Michaela, la laissant quelque peu euphorique et elle attendait avec impatience que Sully vienne la rejoindre dans leur lit.
« Leur lit ! »
Ces mots sonnaient toujours étrangement à ses oreilles !
Ils étaient mariés depuis seulement quelques semaines et il y avait tellement de choses nouvelles auxquelles s’habituer, tellement de sentiments à explorer, tellement de choses à apprendre sur Sully et sur elle-même.
Elle savait qu’elle avait déjà fait un long chemin depuis leur nuit de noces.
Elle l’aimait tellement et il était si patient avec elle mais elle était toujours un peu hésitante et un peu timide pour exprimer ses sentiments ou se détendre quand il voulait lui faire l’amour.
Elle rougit en y pensant.
Sa mère avait appelé ça « son devoir conjugal » et il était certain qu‘au début, ses doutes et ses peurs avaient été provoquées par cette « leçon » qui lui avait présenté le fait d’être avec Sully comme un acte presque honteux, ennuyeux et certainement douloureux.
Mais juste après, elle avait été envahie et émerveillée par ce nouveau sentiment étrange qu’elle ne comprenait pas, un désir physique ardent qu’elle avait essayé de combattre sans succès.
Parfois, il suffisait qu’elle le regarde pour que son cœur s’emballe.
Bien sûr, cela lui était arrivé de nombreuse fois au début de leur rencontre mais ce sentiment là était différent.
Désormais, à tout moment, elle pouvait ressentir le besoin et l’envie irrépressible d’être seule avec lui.
C’était encore arrivé cet après midi même, en plein milieu du restaurant.
Elle observait Jake, d’autres personnes de la ville et même l’irritable Preston, féliciter Sully pour sa performance sur le terrain de base-ball quand elle avait été prise par une furieuse envie de le rejoindre, de le prendre par la main et de l’emmener loin de là, dans un endroit où ils auraient pu se retrouver seuls tous les deux.
Elle était extrêmement gênée, d’éprouver de tels sentiments. Cela n’avait aucun sens.
Ni sa mère, ni Doroty ne lui avaient mentionné que de tels sentiments existaient et faisaient parties des sentiments normaux d’une femme éprouvant de l’amour pour un homme.
A cet instant même, pendant qu’elle l’attendait, son cœur battait la chamade et elle ne pouvait empêcher un large sourire d’illuminer son visage.
Qu’est-ce que Sully pourrait bien penser d’elle s’il savait tout cela ?
Enfin, elle l’entendit monter l'escalier.
Elle l’écouta ouvrir tour à tour la porte de la chambre de Brian, puis celle de Colleen, pour vérifier si tout allait bien, pour revenir ensuite sur ses pas jusqu’à la porte de leur chambre.
Elle adorait le nouveau côté « papa poule» de Sully.
Elle retint sa respiration pendant qu’il tournait la poignée de la porte et entrait dans la chambre.
Elle essaya de contrôler cette folle grimace sur son visage, et pensait y être parvenu, mais le sourire taquin de Sully et le tendre baiser qu’il lui donna lui prouvèrent aussitôt que non.
« Je ne pensais pas déjà te trouver au lit » lui dit-il calmement, pendant qu’il se redressait, ne la quittant pas des yeux.
Quelque chose lui disait qu’il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert et à cet instant précis elle aurait préféré qu’il n’en soit pas capable.
« Bien… il est tard et… et je pense que je suis fatiguée… mais je ne suis pas… peut-être que je suis… encore… encore trop excitée par les événements de cette après-midi… peut-être » bredouilla-t-elle tout en l’observant retirer son collier et ses amulettes pour les accrocher au pied du lit.
Il se contenta de lui sourire de ce sourire spécial dont elle avait l’exclusivité et se déplaça dans la pièce jusqu’à la coiffeuse.
Elle le suivit des yeux, étudiant le moindre de ses mouvements, de ses gestes et de ses expressions.
Alors qu’il passait sa chemise au-dessus de sa tête, Michaela remarqua que Sully grimaçait de douleur.
« Est-ce que tu vas bien ? Tu as eu l’air de souffrir en faisant cela » S’inquiéta-t-elle aussitôt.
« Oh… ce n’est rien… Je suis juste un peu endolori depuis que j’ai du plonger sur Otis pour regagner ma base » répondit-il, grimaçant à se souvenir.
Michaela sortit de son lit et se déplaça jusqu’à lui. « Où as-tu mal exactement ? » Demanda-t-elle prenant sa voix et ses manières de docteur.
« Ne t’inquiète pas Michaela ! Une bonne nuit de sommeil et tout ira bien ! » Répondit-il en haussant les épaules et en se rapprochant de lit.
Michaela le rejoignit et laissa courir délicatement ses doigts sur ses larges épaules et son dos nus avant de descendre à droite le long de ses côtes jusqu’à sa taille.
Sully frissonna, mais Michaela interpréta cela de la mauvaise manière.
« Tu as quelques égratignures et tu vas avoir un bel hématome en bas des côtes » dit-elle doucement, rougissant en pensant combien il était ennuyeux qu’il soit blessé « Je reviens dans un moment ! »
Elle fit le tour du lit et sortit de leur chambre, descendant l'escalier pendant que sa longue chevelure cuivrée flottait, tel un nuage, autour de ses épaules et de son dos.
Un bref instant plus tard, elle était de retour, sa trousse médicale dans une main, un petit flacon contenant un liquide légèrement coloré dans l’autre.
Sully avait enfilé sa chemise de nuit et s’était assis au bord du lit en l’attendant.
« Tu vas devoir retirer ta chemise si tu veux que je nettoie tes éraflures » dit-elle en essayant de garder une voix ferme. « Maintenant, allonge-toi sur le ventre.»
Sully sourit intérieurement en faisant glisser lentement sa chemise de nuit par-dessus sa tête, puis, il s’allongea au milieu du lit.
Pendant tout ce temps, Michaela détourna les yeux de Sully - une petite voix raisonnable et moralisatrice lui répétant sans cesse qu’elle ne devait pas se réjouir ainsi de voir le corps de son mari, nu, à la lueur d’une lampe à pétrole.
Obéissante, elle tira le drap pour le recouvrit jusqu’à la ceinture et porta son attention sur les écorchures et les meurtrissures le long de ses côtes.
Elle y appliqua délicatement un onguent apaisant, pendant que Sully éprouvait secrètement un plaisir voluptueux à chacun de ses gestes.
Il tourna la tête pour la regarder, la remerciant silencieusement de ses douces attentions.
Elle lui rendit son sourire et dégagea, délicatement de son visage, une longue mèche de ses cheveux blonds.
Alors qu’il allait reposer lourdement sa tête face contre l’oreiller, son regard tomba sur le petit flacon qu’elle avait rapporté du rez-de-chaussée.
« Qu’est-ce que c’est ? » Demanda-t-il, l’attrapant sur la table de nuit, le débouchant et reniflant son contenu. « Mumm, ça sent bon ! »
« C’est un… un baume… une huile… Une sorte de mélange entre les deux pour être exacte » expliqua-t-elle.
« Je travaille là dessus depuis que Nuage-Dansant m’a enseigné l’usage des huiles essentielles de certaines plantes et herbes de la région… ça sent encore bien meilleur et ça a une bien plus belle consistance sur la peau… je ne suis pas encore sûre qu’il soit aussi efficace que certains autres baumes »
Elle lui sourit et ajouta timidement « Mais je pense que cela pourrait faire du bien à tes épaules et à ton dos endoloris ».
« Tu veux le tester sur moi ? » s’exclama Sully avec une horreur feinte.
Michaela détourna les yeux, rougit et lui prit le flacon des mains, doutant toujours d’elle-même lorsque Sully plaisantait ainsi.
« Je plaisantais, Michaela ! » dit-il en riant « Je pense que cela peut me faire réellement du bien… aussi longtemps que * tes mains* me frictionneront avec ! »
A ces mots, Michaela rougit de plus belle, hésitant, le flacon entre les mains.
« Je suis désolé… s’il te plaît Michaela » implora Sully, tout en plongeant ses magnifiques yeux bleus dans les siens.
Elle sourit, elle ne pouvait jamais résister à son charme.
Sully n’était pas sûr de la raison de son sourire, mais il la regarda déboucher le flacon et verser quelques gouttes du liquide couleur de miel dans la paume de sa main.
Elle étendit le liquide dans son autre main puis les approcha toutes les deux pour masser ses épaules.
Pour commencer, ses mains adoptèrent les gestes d’un docteur, massant les muscles, cherchant à détendre les raideurs et les nœuds. Puis, elles se mirent à bouger plus lentement et sensuellement le long de son dos, se faisant plus douces et plus tendres.
Sully, subrepticement, jeta des regards à Michaela, par-dessus son épaule, pour observer son visage.
Elle avait l’air d’être absente, partie dans un autre monde, son regard flou perdu dans le lointain.
Imaginant qu’elle n’était absolument pas consciente du fait que la nature de ses soins avait changé, il décida de fermer les yeux et de profiter des douces sensations qu’elle lui procurait, pas certain de pouvoir tenir longtemps avant de devoir y répondre !
Pensant que Sully s’était assoupit, Michaela cessa son tendre massage mais elle laissa ses mains sur son dos, momentanément immobiles.
La lumière des lampes faisait briller la peau de Sully là où elle avait étendu l’huile et elle ne put s’empêcher de le toucher, de l’explorer.
Ses doigts commencèrent à tracer tendrement le contour de son corps, découvrant le moindre de ses muscles.
Elle commença par descendre très doucement le long de son cou, ses doigts effleurant sa peau aussi légèrement que des papillons.
Alors qu’elle atteignait sa taille, elle rencontra le drap qui constituait une barrière de protection sur la moitié basse de son corps.
Ses mains s’immobilisèrent de nouveau, pendant qu’elle débattait avec elle-même du fait d’oser aller ou non plus loin. Son irrésistible envie de connaître mieux le corps de Sully balaya tous ses scrupules, alors, très lentement, elle tira délicatement le drap vers le bas et continua son exploration du bout des doigts.
Cette fois ci, Sully était certain qu’il ne pourrait plus rester immobile longtemps. Il grogna doucement et se tordit voluptueusement sous ses mains, ouvrant les yeux pour attraper les siens.
Elle esquiva immédiatement ses mains, horriblement gênée et détourna son regard du sien en se mordant la lèvre.
Il observa les sentiments contradictoires passer sur son beau visage et le sang empourprer ses joues. « Euh... Je pensais que tu t’étais endormi » murmura-t-elle en saisissant le flacon sur la table de nuit.
« Je n’étais pas endormi… mais je me croyais dans un rêve ! » Soupira-t-il en se promettant de brûler cette chemise de nuit…Si c’était ainsi que Michaela voulait le voir, cela lui allait très bien !
Maintenant, c’était lui qui n’était plus très sûr de ce qu’il devait faire. Devait-il attendre pour savoir ce « qu’ELLE » voulait faire ? Où devait-il se retourner ? Michaela serait alors bien surprise de découvrir quel effet secondaire son traitement avait eu sur lui … !
Sa décision fut vite prise. Michaela avait déjà remis le petit bouchon à sa place et commençait à se lever.
« Umm… Michaela… S’il te plaît… les muscles de mes pectoraux ont également besoin d’une attention particulière » la supplia-t-il, en se retournant sur le dos et en se demandant comment elle allait réagir.
La respiration de Michaela se bloqua immédiatement lorsqu’elle découvrit son sexe en érection, mais cette fois-ci, elle ne se détourna pas. Elle se rassit au bord du lit, lui adressant un sourire timide et saisit de nouveau la bouteille, désireuse de prolonger ses douces caresses et de lui montrer, de cette simple manière, combien elle l’aimait.
Plusieurs minutes d’un massage similaire et le contact de ses mains sur sa poitrine et sa taille n’arrangèrent guère « la situation » de Sully mais il résista autant que possible, la laissant agir à son rythme.
Il n’avait encore jamais expérimenté quelque chose d’aussi excitant auparavant.
Lorsqu’il n’en put vraiment plus, il se redressa lentement et doucement, plaça ses mains sur les épaules de Michaela, l’attirant à lui pour un long, profond et langoureux baiser auquel elle répondit sans aucune crainte ni aucune hésitation.
Elle s’abandonna contre lui, brûlante de désir, et ferma les yeux pendant qu’il réveillait ses sens.
Lorsqu’ils se séparèrent, leurs respirations revinrent lentement à la normale.
Sully posa ses mains sur son visage, caressant amoureusement ses paupières closes, ses joues et sa bouche avec ses pouces. Puis il lui ordonna : « C’est à ton tour maintenant !»
Les yeux de Michaela s’ouvrir en grand à cette annonce, laissant entrevoir un regard angoissé.
« Tu as fais une belle chute en glissant sur la première base pendant le jeu, aujourd’hui » lui exposa-t-il calmement. « Tu dois avoir pas mal de muscles endoloris, toi aussi ? »
Tout en parlant, Sully ne pouvait s’arrêter de faire courir ses mains le long de ses bras et de sa taille. Il chercha à tâtons, le bas de sa chemise de nuit et la lui retira en la lui passant doucement par-dessus sa tête.
Elle n’essaya pas de l’en empêcher, se déplaçant même légèrement pour lui rendre la tâche plus aisée.
« Maintenant, étends-toi sur le ventre » lui ordonna-t-il, en essayant d’imiter le mieux possible ses manières de docteur.
Elle fit ce qu’il lui demandait, désireuse de se détendre à son tour. Il attrapa la bouteille et fit couler le liquide dans la paume de sa main.
De la même manière dont elle avait procédé, il commença par masser les muscles de son cou, de ses épaules et de son dos, transformant peu à peu ses gestes en un massage plus sensuel.
Elle se retrouva soudainement transportée dans le passé, se souvenant de la fois où Sully lui avait lavé la nuque et les épaules en plein milieu des bois.
Tous ses sens s’éveillèrent alors, comme ils l’avaient fait cette fois là et elle se délecta du plaisir d’être dorlotée par un homme.
Sully avait bien sentit qu’au début, elle était un peu crispée mais, alors qu’il continuait ses massages, la tension dans le corps de Michaela était tombée doucement et elle s’était, peu à peu, complètement relaxée, allant même parfois jusqu'à tortiller inconsciemment son dos, accompagnant ainsi le mouvement de ses mains.
Au bout d’un moment, il la retourna sur le dos avec délicatesse.
Michaela sentit aussitôt sa nervosité refaire surface, pas seulement à cause de ce qu’il allait lui faire, mais également parce qu’elle était entièrement nue sous son regard.
Elle se rappela comment elle avait été, elle-même, envoûtée par la vision du corps dénudé de Sully, étendu au même endroit, sous la douce lumière de cette même lampe.
Elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration, désirant de nouveau se détendre et apprécier toutes les merveilleuses sensations que son mari lui procurait.
Michaela n’apparaissait jamais aussi vulnérable aux yeux de Sully que lorsqu’elle essayait de garder le contrôle de ses émotions.
Tout en continuant le massage de ses épaules et de son cou, Sully commença doucement à laisser glisser ses doigts plus bas, le long de sa gorge, dans la vallée formée par ses seins, jusqu’à son ventre plat.
Michaela se raidit un peu, mais elle ressentit bientôt une sensation qui lui était totalement inconnue.
Ce fut bientôt comme si un feu brûlait dans son ventre, faisant bouillir le sang dans ses veines, et faisant battre son cœur à tout rompre.
Elle gémit et agrippa les mains de Sully pour qu’il les laisse encore sur elle, tant elle avait besoin de les sentir toucher son corps.
Ce faisant, elle l’obligea à intensifier ses caresses, guidant d’abord ses mains sur ses seins et accompagnant leurs mouvements circulaires.
Puis, elle les entraîna sur son ventre, les amenant inexorablement à descendre plus bas encore, pour finir par les abandonner entre ses cuisses.
Elle répondait à chacun de ses baisers et à chacune de ses étreintes comme elle ne l’avait jamais fait auparavant, avec des gémissements, des soupirs et des murmures, elle ne pouvait pas s’en empêcher.
Son corps se tordait sensuellement sous ses caresses expertes, s’ouvrant totalement à lui.
Sa respiration était devenue haletante et elle gardait les yeux fermés. Elle avait peur de ce que Sully pourrait y découvrir si elle les ouvrait à cet instant pour le regarder.
Sully, excité à son tour et motivé par ce comportement nouveau chez Michaela, osa faire ce qu’il n’avait encore jamais osé faire.
Descendant sa tête entre les cuisses de sa femme, il posa doucement sa bouche sur son sexe et l’ouvrit délicatement, faisant bouger doucement sa langue à l’endroit qu’il s’avait lui procurer le plus de plaisir.
Michaela gémit de plus belle.
Elle enfouit ses doigts dans les cheveux de Sully, et laissa ses mains reposer sur sa tête pendant qu’il continuait son doux massage.
Au bout d’un moment, les bras de Michaela encerclèrent ses épaules huileuses, l’attirant d’avantage sur sa propre peau souple et glissante, ajoutant une nouvelle dimension et un aspect encore plus sensuel à l’exploration de leur corps.
Sully couvrit son ventre, ses seins, et sa gorge de petits baisers, pour finalement prendre ses lèvres et sa bouche dans un baiser passionné.
Depuis sa nuit de noces, Michaela éprouvait une sorte de fascination en voyant le corps nu de son mari, mais jamais encore elle n’avait osé ne serait ce qu’effleurer son sexe.
Ce soir, pourtant, il fallait absolument qu’elle le touche, qu’elle en prenne possession et qu’elle lui donne autant de plaisir que lui, lui en procurait.
Laissant ses mains courir le long de son dos, pendant que Sully était occupé à caresser et à passer sensuellement sa langue sur le bout durci de ses seins elle s’arrêta d’abord sur ses fesses, effleurant leurs contours du bout de ses doigts.
Sully gémit aussitôt et, dans un réflexe, prit légèrement appui sur ses genoux pour s’écarter du corps de Michaela.
Elle en profita pour faire glisser sa main le long de sa hanche puis, descendant en bas de son ventre, la posa délicatement sur son membre virile.
Sully gémit de plus belle et dans un grognement sourd articula péniblement : « Michaela... je t’en supplie… ne t’arrête pas… ».
Encouragée dans sa témérité, Michaela referma la main sur son sexe tendu.
Dans un mouvement inné, elle commença à la promener de bas en haut, le pétrissant délicatement du bout de ses doigts. Puis, s’aventurant, plus bas entre les cuisses de Sully, elle promena lentement sa main sur la partie la plus épaisse de son pénis, pour remonter de nouveau. C’était à la fois si dur, mais si doux et si chaud !
Le corps de Sully tremblait de toute part et il ne cessait de répéter son nom, d’une voix émerveillée et suppliante « Michaela… Michaela… qu’est-ce que tu me fais… Mon Dieu… Michaela… »
Le désir et le plaisir de Sully n’avait fait que raviver le sien.
Elle le voulait maintenant, sur elle… en elle… comme si sa vie en dépendait… A son tour, elle se mit à le supplier.
« Sully, je t’en supplie… J’ai besoin de toi… maintenant… viens… maintenant… »
Sully qui ne pouvait plus attendre non plus fit descendre aussitôt son corps vers le sien.
La main de Michaela le caressant toujours avec douceur, elle le guida jusqu’à elle.
Quand il la pénétra, elle s’en aperçu à peine tant son corps s’était ouvert sous le désir et les caresses de Sully.
Mais, lorsqu’il commença à bouger profondément et régulièrement en elle, elle sentit une sorte d’extase l’envahir par vagues successives, son plaisir croissant graduellement sous les assauts répétés de Sully, l’entraînant vers des sommets qu’elle n’avait encore jamais atteints, qu’elle ne supposait pas même pouvoir exister.
Entraînée dans cette spirale ascendante, elle perdit tout contrôle d’elle même et cria plusieurs fois son nom lorsqu’ils jouirent tous les deux, ensemble, dans une sorte de transe et qu’il se libéra en elle.
L’odeur parfumée de l’huile essentielle embaumait lourdement la chambre, elle s’était répandue dans l’air, chauffée et libérée sous la friction et les étreintes passionnées de leurs deux corps.
Après avoir si ardemment consommé leur amour, ils restèrent enveloppés dans les bras l’un de l’autre, laissant leur rythme cardiaque et celui de leur respiration se calmer et revenir doucement à la normale.
Ce faisant, Michaela tentait désespérément de comprendre ce qui avait bien pu lui arriver.
Comment avait-elle pu se montrer si entreprenante avec Sully, répondre si voluptueusement à ses caresses et perdre, à ce point, tout contrôle d’elle-même ?
Sully roula lentement à ses côtés, gardant sa main serrée dans la sienne, passant son bras sous ses épaules, il attira sa tête sur sa poitrine, pendant que le corps de Michaela frissonnait encore de temps à autre entre ses bras.
Il se redressa un peu, et saisissant le drap, il en recouvrit leurs deux corps.
Ils restèrent calmement blottis ainsi pendant un long moment, chacun écoutant battre le cœur de l’autre et percevant la respiration de l’autre sur sa propre peau.
Sully penchant un peu la tête déposa un doux baiser sur la chevelure cuivrée de Michaela, puis il porta sa main jusqu’à ses lèvres.
Il avait besoin de la remercier pour ce qu’elle venait de lui donner.
Pour la première fois, elle s’était offerte à lui, totalement et inconditionnellement ; rien ne l’avait retenue, elle s’était libérée complètement de ses inhibitions, ne cherchant plus à lui cacher aucune part d’elle-même, dans un partage absolu de son corps et de ses sens.
Il passa tendrement ses pouces sous son menton, pour attirer ses lèvres et ses yeux dans sa direction et pour lui montrer combien il l’aimait et combien il avait apprécié ce qui venait de se passer entre eux.
Mais, il la sentit résister à son geste.
Son cou était rigide et elle gardait obstinément les yeux baissés comme lorsqu’elle essayait de garder sous contrôle ses pensées et ses sentiments.
Elle était revenue à la réalité et tous ses doutes, ses craintes et ses inhibitions avaient de nouveau envahi son esprit.
Sully fronça les sourcils, soudain inquiet.
« Michaela ? »
Elle tourna un peu plus sa tête contre sa poitrine, lui cachant son visage.
« Michaela ? Regarde-moi… s’il te plaît » implora-t-il, caressant tendrement ses épaules et ses bras.
Comme elle ne relevait toujours pas la tête, Sully était bien dans l’embarras.
Elle ne semblait pas vouloir s’éloigner de lui physiquement, car elle était toujours blottie contre lui, caressant même inconsciemment sa poitrine avec ses doigts.
Pourquoi ne voulait-elle pas le regarder ?
Il essaya de nouveau. « Michaela… parle-moi… »
Il y eu un long silence, puis, dans un soupire et avec une voix à peine audible elle murmura : « Je suis désolée ! »
Désolée ? Il s’était préparé à écouter tout ce qu’elle aurait pu lui dire mais « Désolée » n’était certainement pas le mot qu’il espérait entendre.
Il demanda doucement « Désolée ? Désolée de quoi ? »
« Pour… pour… tout à l’heure… pour m’être comportée comme ça… Je… je n’en reviens pas d’avoir agi ainsi… Je te demande pardon. »
Dans un long et profond soupire de soulagement et d’adoration, il murmura son nom « Michaela ! »
Sully se sentait tout retourné, comme si son cœur allait se briser sous l’émotion et exploser de joie en même temps.
Il plaça de nouveau ses pouces sous son menton et cette fois ci parvint à lui relever la tête pour enfin pouvoir croiser son regard.
Avec toute l’intensité et la sincérité qu’il pu mettre dans sa voix il lui demanda : « Te pardonner ?! Michaela… un homme rêve toute sa vie d’avoir une femme qui agisse avec lui comme tu l’as fait avec moi ce soir. Ecoute-moi… Je rêvais de pouvoir faire l’amour de cette façon là avec toi ! C’est si rare que cela puisse arriver… être avec quelqu’un qui vous aime et qui vous fasse confiance au point de s’abandonner totalement comme tu viens de le faire… te donner à moi librement… me donner autant de plaisir que tu l’as fait et me laisser t’aimer comme je l’ai fait, Michaela !!!!! »
Une fois encore, Sully crut que son cœur allait éclater.
Michaela le regarda craintivement « C’était… c’était…*BIEN* ? » (*Bien* dans le sens - ce n’était pas inconvenant et immoral)
« Hum, hum ! »
« Mais, la manière dont je t’ai touché… les bruits… les cris… et si Brian et Colleen nous ont entendus ? ... Je … J’ai oublié où j’étais… la seule chose qui comptait… c’était d’être avec toi ! »
« Michaela… tout cela fait partie de l’acte amoureux… une manière de montrer à l’autre qu’on l’aime… Je t’aime encore plus maintenant pour cela, plus que je ne pourrai jamais te le dire ou te le monter, parce que ce soir tu t’es donnée à moi inconditionnellement et je ne l’oublierai jamais… aussi longtemps que je vivrai. »
Il sourit amoureusement et l’embrassa avec tendresse, il ajouta avec un air malicieux « Mais il est vrai aussi, que d’autres soirées comme celle-là m’aideront à m’en souvenir !!! »
Il rit franchement et ajouta en aparté : « Et je suis certain que Brian et Colleen n’ont rien entendu, parce que j’ai fait des murs solides et épais »
Michaela rougit en entendant ces mots, mais elle se serra d’avantage contre lui et murmura « Merci…Tu dois être impressionné de voir ce que tu as réussi à faire de moi en si peu de temps, depuis que tu m’as épousée… »
Maintenant, c’était à son tour de rire.
Elle se redressa un peu pour l’embrasser sur les lèvres et tenta de préciser ses propos d’une voix émerveillée : « Je n’aurai jamais imaginé ressentir de telles choses… t’aimer à ce point… et… et aimer autant faire l’amour avec toi. »
Elle baissa à la fois ses yeux et sa voix en disant ces derniers mots, pas encore complètement libérée de toutes ses inhibitions, puis elle ajouta lentement avec un ton mystérieux « Peut-être que la prochaine fois j’écouterai plus mon cœur au lieu… au lieu… d’écouter ma famille ou mes amies ».
Relevant les yeux pour les plonger dans les siens, elle lui donna un autre baiser tendre et voluptueux, en avant goût de ceux qui suivraient à l’avenir, et se pelotonna contre lui pour dormir.
Avant de sombrer dans le sommeil, un autre souvenir de Sully lui revint en mémoire.
C’était il y a une année environ de cela, il se trouvait avec elle dans la clinique essayant de lui expliquer qu’il était peut-être temps de parler à Brian « Des petits oiseaux et des abeilles ».
Aussi clairement que s’il c’était agit d’hier, elle l’entendit lui dire : « Il est peut-être temps qu’il sache ce qui se passe entre un homme et une femme quand ils tombent amoureux, qu’ils se marient… les baisers qu’ils se donnent… les caresses ? » Lorsqu’elle avait répondu qu’elle parlerait à Brian, Sully l’avait embrassée sur la joue en lui disant calmement : « Il y a certaines choses que les livres n'apprennent pas, Michaela ! »
Elle n’avait pas su quoi répondre et s’était contentée de tourner les talons et de s’éloigner de lui.
Elle sourit intérieurement et respira profondément. Ce soir, elle comprenait enfin ce qu’il avait voulu lui dire alors.
Sully émerveillé, observait Michaela.
Il ne la comprendrait peut-être jamais totalement, mais il était sûr que cela allait être amusant d’essayer.
Il soupira doucement, embrassa le dessus de sa tête, la serra un peu plus fort et l’installa un peu plus confortablement contre lui, avant de plonger dans un monde merveilleux, peuplé de femmes aux longs cheveux cuivrés, à la peau luisante et aux mains si douces…
FIN