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Jeunesse et protection des mineurs
Cette fanfic est réservée aux lecteurs adultes. Elle peut contenir des passages où la violence est avérée, utiliser un langage obscène ou comporter des scènes de sexe explicites.
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 12.01.2010 à 22h35
Auteur : okapi
Statut : Terminée
« Fanfiction reçue d'une autre fan il y a cinq ou six ans et dont j'ignore le nom de l'auteur… » okapi
Cette fanfic compte déjà 11 paragraphes
Fanfiction reçue d'une autre fan il y a cinq ou six ans et dont j'ignore le nom de l'auteur…
Certains paragraphes sont déconseillés au moins de seize ans car ils contiennent des scènes à caractère sexuel entre deux adultes mariés et cela pourrait peut être choquer ces jeunes lecteurs.
Après le départ de Walt Whitman, Sully avait laissé les enfants chez Matthew.
Il se dirigeait maintenant dans l’obscurité de la nuit avec sa femme. Après avoir arrêté le chariot, il la porta pour l’aider à descendre après s’être arrêté au beau milieu des bois.
« Sully, vas tu enfin me dire ce que nous faisons ici ? Où sommes-nous ? »
« Cet endroit ne te rappelle rien ? »
Il la prit par la main, l’emmena un peu plus loin du chariot, découvrant l’appentis dans lequel dormait Sully auparavant.
« Oh Sully ! Cela fait des mois que je n’ais pas remis les pieds ici ! Et ton abri ! Il a résisté depuis tout ce temps ? »
« Il est solide » Dit-il et il alluma un feu puis il s’approcha pour embrasser légèrement ses lèvres « Viens ! »
Il la fit asseoir sur une couverture près du feu, s’assit à ses côtés et la tira dans ses bras.
« Tu te souviens la première fois que tu m’as emmenée ici ? »
« Tu étais choquée de voir que je pouvais vivre avec si peu de choses ! »
Elle étouffa un rire « Oui c’est vrai, alors que maintenant, je dois avouer que ça me manque de passer quelques nuits dans les bois ! » Elle chuchota ces derniers mots sensuellement.
« Je sais, c’est pour ça que je me suis arrangé pour que nous soyons un peu seuls. »
Elle le regarda avec amour, lui sourit et se laissa totalement tomber dans ses bras.
Elle découvrit bientôt un livre à côté de la couverture.
Elle se pencha pour l’atteindre et lit « Feuilles d’herbe de Walt Whitman. »
Elle se tourna pour voir le sourire de Sully sur son visage, il lui prit le livre des mains « J’ai pensé que nous pourrions faire un peu de lecture. »
« Sully… »
« Tu était tellement préoccupée par la sexualité de monsieur Whitman que nous en avons oublié d’apprécier sa poésie. » Il embrassa délicieusement ses lèvres.
« C’est vrai… je n’ai pas su apprécier l’homme et le poète qu’il est vraiment, j’ai réagit comme toute la ville, alors que ce ne sont pas mes affaires. »
« Mais toi au moins tu as fini par comprendre. »
« Tu as raison. Tu veux bien me lire un poème ? »
« Bien sûr ! J’en ai justement sélectionné quelques uns. »
Il ouvrit le livre à une page cornée et commença à lire d’une voix la plus sensuelle possible :
« Et toi mer ! À toi aussi je m’abandonne, je devine tes intentions,
Je repère du rivage l’appel de tes doigts anguleux,
J’imagine que tu ne te résignes pas à repartir sans m’avoir touché,
Il faut que nous ayons une explication tous les deux,
j’ôte mes vêtements, vite !
J’échappe aux regards de La terre,
Coussine-moi doucement, balance-moi dans la torpeur de ton ressac,
Mouille-moi d’humidité amoureuse, je te paierai en Retour.
Océan des larmes marines qui se détendent,
Océan des rumeurs, des haleines larges et convulsives,
Océan du sel de la vie, océan des linceuls non cousus mais toujours prêts,
Hurleuse, puiseuse d’orages, mer des caprices, délicate Mer,
Je suis intégralement de ton bord, je suis moi aussi de la Phase unique, des multiples phases. »
Sully baissa la tête pour voir sa femme, rêveuse, caressant pensivement sa poitrine.
« Michaela ? »
« Oh Sully, c’était magnifique ! »
« Tu n’as pas dit ça la première fois que tu l’as entendu ! »
Elle se remémora cette soirée où elle avait été si gênée d’entendre ces mots dans la bouche de Sully, choquée qu’il puisse partager cette lecture avec elle sans être mariés.
Elle le taquina « L’être humain peut évoluer ! »
« Pourtant, quand je t’ai dit que tu changerais d’avis… qu’est ce que tu avais dit déjà ? »
Il lui sourit, sachant en réalité très bien ce qu’elle avait dit.
Elle prit une voix sévère « Je ne crois pas, non ! »
Ils rirent ensemble, se serrant plus fort l’un contre l’autre.
« Je n’aurais jamais pensé, à cette époque, pouvoir être si à l’aise avec toi, vouloir être seule avec toi… »
« Et moi je n’aurais jamais pensé qu’un jour tu apprécierais ces poèmes. »
« Lis-moi un autre poème Sully, s’il te plait. » Chuchota-t-elle en plongeant tendrement les yeux dans les siens.
Sully repris le livre, tourna les pages et commença la lecture d’un autre poème :
« Si mon culte se tourne de préférence vers quelque chose, ce sera vers la propre expansion de mon corps, ou vers quelque partie de lui que ce soit.
Transparente argile du corps, ce sera vous !
Bords duvetés et fondement, ce sera vous !
Rigide courbe virile, ce sera vous !
D'où que vous veniez, contribution à mon développement, ce sera vous !
Vous, mon sang riche ! Vous, laiteuse liqueur, pâle extrait de ma vie !
Poitrine qui contre d'autres poitrines se presse, ce sera vous !
Mon cerveau ce sera vos circonvolutions cachées !
Racine lavée de l'iris d'eau ! Bécassine craintive ! Abri surveillé de l'œuf double ! Ce sera vous !
Foin emmêlé et révolté de la tête, barbe, sourcil, ce sera vous !
Sève qui scintille de l'érable, fibre de froment mondé, ce sera vous !
Soleil si généreux, ce sera vous !
Vapeurs éclairant et ombrant ma face, ce sera vous !
Vous, ruisseaux de sueurs et rosées, ce sera vous !
Vous qui me chatouillez doucement en frottant contre moi vos génitoires, ce sera vous !
Larges surfaces musculaires, branches de vivant chêne, vagabond plein d'amour sur mon chemin sinueux, ce sera vous !
Mains que j'ai prises, visage que j'ai baisé, mortel que j'ai touché peut-être, ce sera vous !
Je raffole de moi-même, mon lot et tout le reste est si délicieux !
Chaque instant et quoi qu'il advienne me pénètre de joie,
Oh ! Je suis merveilleux !
Je ne sais dire comment plient mes chevilles, ni d'où naît mon plus faible désir.
Ni d'où naît l'amitié qui jaillit de moi, ni d'où naît l'amitié que je reçois en retour. »
Michaela semblait absorbée par la voix envoûtante de son époux mais aussi par les mots qu’il prononçait.
Sully se déplaça pour se retrouver en face d’elle, plongeant son regard bleu profond dans le sien «Ces mots sont le reflet de mon cœur ! » Dit-il.
Michaela lui sourit avant de se paraphraser à son tour « Si seulement les gens voyaient qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur ! »
Ils s’embrassèrent impatiemment et langoureusement, comme s’ils attendaient ça depuis des années.
Prolongeant leur baiser, ils s'allongèrent et commencèrent à se déshabiller rapidement et mutuellement.
Sully embrassait chaque partie du corps de sa femme qu’il dénudait.
Totalement nue, Michaela attrapa le regard océanique de son époux puis se roula sur lui, ne lâchant pas ses yeux.
Elle ôta rapidement sa chemise, dirigeant ses doigts et ses baisers de haut en bas sur son buste musclé.
Elle se redressa, admira le corps parfait de son mari, pris le livre et lu :
« Aimer un corps d’homme ou de femme interdit tout commentaire,
D’ailleurs le corps lui-même interdit les commentaires
L’homme a un corps parfait, la femme un corps parfait
La physionomie d’un visage interdit les commentaires,
Et puis ce n’est pas sur un visage seulement qu’on lit la
Physionomie de l’homme bien né,
C’est dans ses bras, ses jambes, ses articulations, oui
Bizarrement dans l’articulation des ses hanches, ses poignets,
Dans son allure, le port de son cou, la souplesse de son
Bassin, ses genoux, on voit tout à travers les habits,
Le drap ni le coton ne peuvent cacher la force tendre qui l’habite, […] »
Elle posa le livre à coté de la couverture, se pencha à nouveau pour embrasser et caresser le torse de Sully.
Elle remonta ses baisers jusqu'à son cou, puis sa bouche qu’elle embrassa amoureusement.
Sully lui dit « Ton corps est la plus belle chose que j’ai vue de toute ma vie. »
« J’ai besoin de ton corps ! » Lui répondit-elle.
Elle déposa un léger baiser sur ses lèvres, le faisant languir un peu plus.
Elle se déplaça en bas de son bassin, déboutonnant son pantalon, le tirant jusqu’en bas de ses jambes.
Elle revint sur lui, près de son oreille et chuchota « Douce, seine et paisible nudité dans la nature. »
Sully attrapa son regard « Je n’ai jamais lu ce poème. »
« Ce n’est pas un poème, c’est monsieur Whitman qui m’a dit cela, à la rivière. »
Il lui sourit « C’est ainsi que je me sens le mieux, nu, avec toi, dans la nature. »
Il s’approcha pour l’embrasser mais rencontra la main de Michaela, le repoussant.
« Lis-moi un autre poème Sully. »
Sully ne s’attendait pas à ça mais se redressa, plaçant sa femme confortablement dans ses bras, pris le livre, tourna les pages et lus un dernier poème :
« Une femme m'attend
Une femme m'attend, elle contient tout, rien n'y manque ;
Mais tout manquerait, si le sexe n'y était pas, et si pas la sève de l'homme qu'il faut.
Le sexe contient tout, corps, âmes,
Idées, preuves, puretés, délicatesses, fins, diffusions,
Chants, commandements, santé, orgueil, le mystère de la maternité, le lait séminal,
Tous espoirs, bienfaisances, dispensations, toutes passions, amours, beautés, délices de la terre,
Tous gouvernements, juges, dieux, conducteurs de la terre,
C'est dans le sexe, comme autant de facultés du sexe, et toutes ses raisons d'être.
Sans doute, l'homme, tel que je l'aime, sait et avoue les délices de son sexe,
Sans doute, la femme, telle que je l'aime, sait et avoue les délices du sien.
Ainsi, je n'ai que faire des femmes insensibles,
Je veux aller avec celle qui m'attend, avec ces femmes qui ont le sang chaud et peuvent me faire face,
Je vois qu'elles me comprennent et ne se détournent pas.
Je vois qu'elles sont dignes de moi. C'est de ces femmes que je veux être le solide époux.
Elles ne sont pas moins que moi, en rien ;
Elles ont la face tannée par les soleils radieux et les vents qui passent,
Leur chair a la vieille souplesse divine, le bon vieux ressort divin ;
Elles savent nager, ramer, monter à cheval, lutter, chasser, courir, frapper, fuir et attaquer, résister, se défendre.
Elles sont extrêmes dans leur légitimité, - elles sont calmes, limpides, en parfaite possession d'elles-mêmes.
Je t'attire à moi, femme.
Je ne puis te laisser passer, je voudrais te faire un bien ;
Je suis pour toi et tu es pour moi, non seulement pour l'amour de nous, mais pour l'amour d'autres encore,
En toi dorment de plus grands héros, de plus grands bardes,
Et ils refusent d'être éveillés par un autre homme que moi.
C'est moi, femme, je vois mon chemin ;
Je suis austère, âpre, immense, inébranlable, mais je t'aime ;
Allons, je ne te blesse pas plus qu'il ne te faut,
Je verse l'essence qui engendrera des garçons et des filles dignes de ces Etats-Unis ; j'y vais d'un muscle rude et attentionné,
Et je m'enlace bien efficacement, et je n'écoute nulles supplications,
Et je ne puis me retirer avant d'avoir déposé ce qui s'est accumulé si longuement en moi,
A travers toi je lâche les fleuves endigués de mon être,
En toi je dépose un millier d'ans en avant,
Sur toi je greffe le plus cher de moi et de l'Amérique,
Les gouttes que je distille en toi grandiront en chaudes et puissantes filles, en artistes de demain, musiciens, bardes ;
Les enfants que j'engendre en toi engendreront à leur tour,
Je demande que des hommes parfaits, des femmes parfaites sortent de mes frais amoureux ;
Je les attends, qu'ils s'accouplent un jour avec d'autres, comme nous accouplons à cette heure, Je compte sur les fruits de leurs arrosements jaillissants, comme je compte sur les fruits des arrosements jaillissants que je donne en cette heure.
Et je surveillerai les moissons d'amour, naissance, vie, mort, immortalité, que je sème en cette heure, si amoureusement. »
Sully leva le menton de sa femme, embrassa tendrement ses lèvres, lui sourit et chuchota « Je crois qu’il n’y a rien d’autre à ajouter. »
« Ce poème est parfait ! »
« Tu crois que ma femme m’attend ? »
« Peut être… »
Ils rirent avant de s’embrasser et de glisser sur la couverture.
Sully se tourna sur sa femme, approfondissant son baiser.
Il le coupa rapidement pour embrasser, caresser, palper son corps, enflammant ses sens.
Il s’attarda, comme à son habitude, particulièrement à sa poitrine, si bien faite.
Il l’embrassait, la chatouillait, la titillait avec le bout de sa langue et la caressait du bout des doigts.
Le corps de Michaela était maintenant en ébullition, elle tremblait.
Sully arrêta un instant ses ministères insoutenables, leva son regard de braise vers celui de sa femme, pris son bras, l’embrassa d’humides baisers « Par la prise du bras qui tremble… »
Il reprit ses baisers, le long de son cou, de ses seins, son ventre, égara ses mains plus bas, vers son intimité, exaltant ses sens.
Michaela se cambra dans le désir « …Par la courbe du corps penché dans l’étreinte… »
Il repoussa la couverture maintenant ils avaient trop chaud.
« …Par le retrait facile de la couverture en travers du lit… »
Michaela le tira vers elle, embrassant ses lèvres brûlantes, puis le poussa sur le dos, se retrouvant ainsi sur lui « …Par l’extrême réticence de l’autre corps à me lâcher… »
Sully la tira vers lui pour un autre baiser passionné « …Et ma réticence non moins réciproque… »
Ils se sourirent dans un même élan avant qu’à son tour, Michaela éveille les sens de son mari.
Elle glissa le long de sa poitrine sculpturale, embrassant, définissant chacun de ses muscles, l’effleurant de ses doigts, le faisant frissonner puis revint capturer sa bouche pour un tendre et long baiser.
Sully avait continué le récit de son poème entre deux soupirs « par l’heure des étoiles allumées et des rosées sur l’herbe… du fin fond de la nuit… voici qu’émergeant sur mes ailes… »
Ils continuèrent à s’embrasser, de plus en plus passionnément, lorsque Sully saisit la taille de son épouse, assouvissant leur appétit charnel.
L’époux observa les courbes divines de sa femme alors qu’elle se déplaçait sensuellement sur lui.
Ses mains voyageaient de ses seins à ses cuisses, passant par son ventre, sa taille, ses reins.
Suffoquant de plaisir, Sully trouvait néanmoins la force de réciter son poème, tant significatif « Je te célèbre acte divin… je vous célèbre enfants conçus… je vous chante reins de vigueur. »
Michaela entrelaça ses doigts avec ceux de l’homme de sa vie, achevant leur acte d’amour par cette nuit bénie du ciel, avant de trembler ensemble, savourant tout deux leur jouissance, un sourire béât sur leurs visages.
Elle tomba sur son mari, mêlant la sueur de leurs corps chauds et humides.
Ils s’endormirent plusieurs minutes après, bras et jambes enlacés, dans l’impuissance totale de dire le moindre mot.
Le soleil se levait lentement, les oiseaux gazouillant joyeusement dans les arbres qui cachaient notre couple, toujours endormis, enlacés.
Les premiers rayons du jour réveillèrent bientôt Sully, qui ouvrit doucement ses yeux.
La première chose qu’il lui fut donné de voir était le visage de sa femme, tout près de lui, endormie tel un ange.
Il sourit puis balada ses yeux bleus le long de son corps, il était comme il l’avait laissé la nuit dernière, beau, fin, doux.
Il ne put résister à l’envie de laisser balader ses doigts le long de ses courbes féminines, la caressant lentement, éveillant encore une fois son désir d’être avec elle.
Lorsque son visage se redressa, il aperçut Le sourire de son épouse, l’observant avec son regard amusé.
Sully ne se sentit pas gêné, se pencha rapidement au contraire pour l’embrasser amoureusement.
« Bonjour. » Dit-il gentiment.
Michaela s’étira doucement avant de répondre tendrement « Bonjour. »
Sully la caressait toujours et de plus en plus franchement maintenant qu’elle était éveillée.
Michaela se mit à son tour à le toucher, elle commença par caresser ses jambes avec son pied, remontant jusqu’à ses fesses, elle caressait aussi son visage, ses cheveux…
Ils restèrent un long moment comme ça, savourant leur dernier réveil dans la nature dont ils se sentaient si proches.
Michaela se retira ensuite des bras de son époux puis se leva en souriant.
Elle se dirigeait vers la rivière, derrière leur abri.
Lorsqu’elle entendit la voix enivrante de son mari.
« Comme au matin Adam de très bonne heure
Sortit de son jardin recru par le sommeil,
Voyez-moi, écoutez ma voix, approchez de ma route,
Touchez-moi, pressez la paume de votre main contre
Mon corps qui passe,
Qu’il ne vous fasse pas peur ! »
A ces mots, Michaela s’arrêta, regardant son époux, et, irrésistiblement, revint se coucher dans ses bras brûlant d’envie.
Ils se rendormirent un petit moment, ne voulant pas quitter cette nature, l’herbe verte, le chant des oiseaux, le ruissellement de la rivière, les premiers rayons du soleil qui les berçaient lentement de chaleur, et leur corps nus, d’homme et de femme enlacés l’un dans l’autre amoureusement.
Quelques minutes plus tard, Sully se réveilla avec une douce senteur de lilas lui chatouillant les narines.
Il étira ses bras, se réveillant peu à peu, et découvrit qu’ils étaient vides, sa femme l’avait laissé.
Il se leva rapidement, attrapa une couverture qu’il enveloppa autour de sa taille. Il se dirigea vers la rivière, là ou Michaela comptait se rendre peu de temps auparavant.
C'est là qu’il la découvrit avec soulagement, allongée dans l’eau, nue, se laissant bronzer au soleil.
Il sourit et descendit la pente qui les séparait.
Il arriva au bord de l’eau, observa sa femme avec désir et fierté puis fit travailler sa mémoire pour lui citer quelques vers.
« De l’humide des sous-bois, du lapement des vagues,
De la folle avancée des vagues sur le sable, moi, à l’orchestre,
Entament l’ouverture légère, annonçant la mélodie,
L’approche soulageante, la vue du corps parfait,
Nageur qui nage nu dans l’eau, qui fait la planche paresseuse immobile, sur le dos,
Et voici la femme en ses formes, je suis rêveur, ma chair d’amour frissonne, elle a mal,
Pour elle-même, pour vous, pour tous modelant l’image du divin catalogue,
Le visage, les jambes, la liste complète de cap en pied et ces envies qui naissent,
Délires mystiques, fureur amoureuse, total abandon »
Sully se débarrassa de sa couverture qui cachait la moitié inférieure de son corps, pour rejoindre son épouse, qui s’était redressée en entendant la voix frissonnante de son mari.
C'est ainsi qu'elle découvrit combien Sully avait à nouveau envie d'elle.
Il entra dans l’eau en fixant sa femme dans les yeux, avec son regard profond, si profond qu'elle avait à chaque fois l'impression de se noyer dedans.
Il s’empara de sa taille et s’approcha de son oreille.
« Chut ! Écoute-moi chuchoter à ton oreille. Je t’aime, tu me possèdes entièrement,
Toi et moi évadons-nous très loin des autres pour toujours partons, libres, sans contrainte,
Plus libres que couple de faucons dans le ciel ou que poissons glissant au fond de l’océan. »
Michaela le regardait alors d’un air si amoureux qu’il devint vite espiègle.
Elle l’embrassa puis se mit à l’éclabousser, le pousser, le fuir.
Sully quant à lui l’attrapait, répondait aux éclaboussures…
Ils se conduisaient comme deux enfants, se taquinant dans l’eau devant le regard attendrit de leurs parents.
Ce petit jeu dura un long moment, jusqu’à ce que Sully attrape sa femme dans ses bras musclés et l’embrasse longuement, profondément, sensuellement.
Un baiser si envoûtant que Michaela n’avait plus aucune envie de fuir, elle restait comme hypnotisée dans les bras de son époux.
Elle retrouva cependant bien vite ses esprits lorsqu’elle captura à son tour la bouche de Sully, qui la souleva dans ses bras, emporté par ce baiser.
Michaela accrocha bientôt ses jambes en bas du dos de son amant, et, remarquant son éveil, le laissa assouvir leur désir à tous les deux, se déplaçant dans l’eau, l’un dans l’autre, sensuellement.
Ils étaient de l’autre côté de la rivière lorsqu’ils atteignirent l’extase, ensemble, enlacés.
Sully lâcha alors sa femme qui descendit plus bas dans l’eau, laissant juste sa poitrine aux yeux de son époux.
Ils restèrent encore un long moment à se sourire mutuellement, à nager ensemble, s’arrêtant pour se toucher ou s’embrasser, s’amusant toujours, jusqu’à atteindre la rive.
Notre couple marcha ensuite dans les bois, nus, silencieusement, appréciant la chaleur, le calme et la beauté de la nature.
Après cette longue promenade en tenue d’Adam et Eve, monsieur et madame Sully se retrouvèrent sur une couverture de pique-nique, Michaela en sous vêtements et son mari en pantalon.
Ils apprécièrent la cuisine de Grace en contemplant le magnifique paysage qui s’étendait devant eux.
Après ce délicieux repas, ils se reposèrent contre le vieux chêne, Michaela dans les genoux de son époux.
Après un long silence de presque deux heures, la discussion s’imposa.
« Sully ? »
« Mmmm ? »
« Combien de temps crois tu que nous allons rester ici ? »
« Pourquoi, tu est pressée ? »
« Non ! C’est juste pour savoir. »
« Nous resterons tout le temps que tu voudras. »
« Et Matthew ? Nous ne pouvons pas lui laisser les enfants éternellement. »
« Il m’a dit de ne pas m’inquiéter pour ça, de ne penser à rien d’autre qu’à nous. »
« Il t’a dit ça ? »
« Ouais. »
« Ils commence à bien nous connaître ! »
« Oui, il est adorable ! Alors madame Sully, combien de temps voulez-vous encore rester dans cet endroit magnifique, dans les bras de votre époux ? »
Elle tourna la tête pour lui sourire et lui donner un léger baiser sur les lèvres « J’aimerais rester ici pour le reste de ma vie ! »
« Moi aussi ! »
Ils échangèrent un long baiser, Sully se retrouvant bientôt sur le dos, sous l’emprise de sa femme.
« Et combien de fois crois tu que nous puissions faire l’amour aujourd’hui ? »
« Bonne question ! Le seul moyen de le savoir est d’essayer ! »
Michaela chuchota « Excellente réponse Monsieur Sully ! » avant de se plonger dans un doux et voluptueux baiser qui donna suite à de tendres ébats amoureux, tout au long de la journée et un peu partout…
Sully emmena sa femme à la fin de la journée à l’endroit le mieux adapté pour observer le coucher du soleil.
« Sully ! Je n’arrive pas à croire que tu m’as emmenée ici ! »
« Ça fait longtemps n’est ce pas ? »
« Oui ! Oh mon dieu ! Je me croirais dans un rêve ! »
Elle regarda Sully qui la tira dans ses bras, faisant face au soleil « Mais c’est un rêve ! »
« Si c’est le cas, je t’en prie, ne me réveille pas ! »
« Il n’y a pas de danger ! »
Ils restèrent ainsi, debout jusqu’à ce que les derniers rayons du soleil soient totalement disparus.
« Sully ? » La réponse se fit attendre, elle insista « Sully ? »
Il répondit péniblement, d’un ton fatigué « Oui ? »
Michaela se retourna « Tu t’endormais ? »
« Oui on peut dire ça ! Je suis épuisé ! »
« Tiens donc ! Et pourquoi ça ? »
Il l’attrapa et la fit tomber dans ses bras puis ils rirent ensemble
« Devine ! » dit-il.
Il captura sa bouche pour un tendre baiser.
« Je ne pensais pas que c’était si épuisant ! »
« Mais ça en valait la peine ! »
« Oui ! Au fait, combien de fois avons-nous été capables de le faire ? »
« Aucune idée ! Je n’ai pas compté. »
« Tant que ça ? »
Il feint de réfléchir « Hum… oui ! »
Elle chuchota d’un air enfantin « Auras tu encore la force de me donner un dernier câlin ? »
Il lui sourit, regarda son corps de haut en bas « Bien sûr ! »
Ils tombèrent sur l’herbe fraîche du soir en s’embrassant langoureusement.
Sully déshabilla rapidement sa femme, qui se laissait faire, appréciant les mains baladeuses de son mari sur son corps.
Après l’avoir totalement déshabillée, Sully s’arrêta brusquement, voyant le sourire calme de sa femme, l’observant amusée.
Il perdit son regard sur son corps en souriant, puis revint à son visage.
Michaela chuchota « Approche ! »