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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 24.01.2010 à 14h52
Auteur : okapi
Statut : Terminée
« Cette fanfiction est une traduction de Pam Hunter intitulée "Of Husbands an father" » okapi
Cette fanfic compte déjà 6 paragraphes

Sully, entièrement dévêtu, était assis au bout du lit, occupé à regarder son bébé, sa minuscule petite fille, endormie dans le berceau qu’il avait fabriqué pour elle.
Il avait pris goût à faire cela tout les matins, dès que les premiers rayons du soleil levant passaient au-dessus des montagnes, dans l’aube pâle et mystérieuse, juste avant que la nuit ne cède sa place à un nouveau jour.
Il quitta leur lit, sans se soucier de s’habiller. Le soleil d’été, bien que matinal, allait vite réchauffer l’air frisquet de la chambre.
Il observa les traits de Katie devenir de plus en plus net, au fur et à mesure que la lumière augmentait : sa poitrine se soulevait, montant et descendant régulièrement au rythme de sa respiration, son petit poing était serré sous son menton. La lumière filtrait à travers le pâle duvet transparent de ses cheveux, sa minuscule petite bouche et son petit nez remuaient comme si elle était entrain de rêver.
Depuis trois semaines, Sully ne cessait de s’émerveiller devant ce magnifique petit être que Michaela et lui avaient créé.
Il ne s’était absolument pas attendu à ressentir de telles émotions, le besoin viscéral qu’il avait de la protéger, de la prendre dans ses bras, de la toucher, de la regarder et de prendre part à la moindre chose qui affectait sa vie.
Tous ses sentiments étaient contenus dans ces deux mots ; c’était : SA FILLE. En fait, ils étaient similaires en tous points à ceux qu’il éprouvait pour sa femme, endormie profondément à ses côtés.
Il se retourna pour regarder amoureusement Michaela.
Elle était recroquevillée sur le côté, sous le couvre-lit, faisant face à la fenêtre.
Le soleil levant enflammait les reflets cuivrés de sa longue et douce chevelure, accentuant les cernes noires sous ses yeux qui depuis peu commençaient à s’estomper.
Il s’était fait beaucoup de soucis pour elle.
Au cours de ces dernières semaines et surtout après la naissance de Katie, elle avait été très fatiguée et assez "soupe au lait", même avec Brian et Colleen particulièrement excités par l’arrivée de Katie.
Avec lui, elle s’était montrée distante, entièrement préoccupée par l’attention qu’elle portait à Katie.
Les recherches qu’elle avait menées pour le retrouver lorsqu’il avait été blessé et la naissance de Katie en pleine forêt, l’avaient épuisée.
Tout cela était venu s’ajouter à la fatigue extrême des dernières semaines de sa grossesse.
Désormais, il lui fallait faire face aux tâches quotidiennes qui consistent à élever un nourrisson, alors qu’elle espérait retrouver sa force et sa vitalité habituelle.
Les réveils fréquents au cours de la nuit, les soins à porter au bébé auxquels elle n’était pas habituée, les changements dans son propre corps et la manière dont elle percevait son image, les besognes quotidiennes sans fin, qu’il fallait recommencer chaque jour quelque soit son état de fatigue, lui prenait toute son énergie.
Sully essayait de faire tout son possible pour l’aider et de toutes les manières qu’il le pouvait.
Depuis quelques jours, elle semblait reprendre pied.
De plus, si la présence de sa mère et de ses sœurs lui avait apporté un peu de confort un certains aspects, d’autre part elle l’avait empêchée de se détendre et de profiter pleinement de cet instant unique et exceptionnel survenu dans leur vie.
Leur départ pour Boston, trois jours plus tôt, avait fait une énorme différence dans sa façon de se comporter et la tension qui l’habitait était entrain de disparaître peu à peu.
Sully se tourna de nouveau vers le berceau.
Katie allait très bientôt se réveiller.
Il attendait avec impatience cet instant précis et si particulier où, lui, Katie et Michaela profitaient d’un moment de calme et de solitude avant d’être emporter dans le tourbillon quotidien d’une journée ordinaire.
A ce moment précis, Michaela oubliait pour un instant ses inquiétudes au sujet de la clinique et du tout jeune Docteur Andrew Cook qui y assurait son remplacement et lui pouvait oublier, ou tout au moins repousser loin de son esprit, les questions qui le hantaient à propos de Nuage-Dansant. Où était son ami et était-il bien traité ?
Il bailla, respira profondément, leva les bras derrière la tête et s’étendit avec bonheur, étirant les muscles de son dos, de son cou et de ses bras.
Il perçut alors un faible mouvement dans le berceau, Katie commençait à se réveiller.
Elle ouvrit son petit poing placé sous son menton et ses doigts se déplièrent un à un et restèrent bien tendus.
Sa tête bascula légèrement en arrière, elle plissa le nez et ouvrit grand la bouche dans un bayement profond et silencieux, tout en clignant des paupières.
Puis, ses lèvres commencèrent à se pincer et à se relâcher successivement, dans un mouvement de succion inné et commun à tous les nourrissons.
Elle poussa un gémissement à titre d’expérience, puis émit un son plus grave, pas encore un cri, plutôt une interrogation.
Durant tout ce temps, Sully la contempla avec émerveillement.
A l’instant où ses efforts pour s’exprimer menaçaient de se transformer en pleures, Sully s’approcha du berceau, repoussa la couverture et souleva délicatement sa fille pour la prendre dans ses bras.
Comme chaque matin, il redécouvrait son bébé à travers la chaleur et l’odeur de sa peau.
Il la tint serrée sur sa poitrine, posant son menton sur le haut de sa tête puis se baissa légèrement pour l’embrasser sur le front.
Elle se calma momentanément, semblant apprécier l’étreinte protectrice et le contact de la peau de son père sur la sienne.
Sully se redressa un peu et traversa la pièce pour atteindre la table placée contre le mur et l’y déposer doucement sur une couverture afin de changer ses langes.
Dès qu’il eut terminé, elle commença de nouveau à s’exprimer pour réclamer son « petit déjeuner ».
Sully se tourna en direction de leur lit et y découvrit Michaela entrain de l’observer, un sourire timide sur le visage, la lèvre inférieure pincée entre les dents, une lumière dans les yeux qui y avait été absente depuis quelques temps.
Il s’immobilisa quelques instants.
« Bonjour » dit-il doucement.
Le sourire de Michaela s’élargit irrésistiblement, son regard contemplant la beauté de la scène qui se déroulait devant ses yeux : son mari et sa fille réunis dans le contraste éblouissant de leur taille, de leur couleur de peau, de leur force et de leur fragilité.
Heureux de constater la bonne disposition de Michaela, Sully marcha lentement à travers la pièce, sans la quitter des yeux, tout en berçant Katie tendrement dans ses bras.
Michaela, toujours le sourire aux lèvres, se redressa dans le lit pour s’asseoir confortablement, pendant que Sully remontait l’oreiller dans son dos, puis elle tendit les mains pour accueillir sa fille dans l’abri de ses bras.
Sully se pencha pour donner à sa femme un lent et sensuel baiser matinal, sa bouche ouverte et ses lèvres recouvrant les siennes, pour l’encourager à y répondre avec ferveur, ses mains enserrant délicatement son visage.
Il recula un peut et fit glisser tendrement son pouce sur ses lèvres encore brûlantes de leur baiser. Puis, il fit le tour du lit et s’y glissa pour s’allonger à leurs côtés.
Michaela attendit que Sully se rapproche encore un peu d’elle, puis, embrassant sa fille sur la joue, elle commença à défaire les boutons de sa chemise de nuit.
Sully observa Katie tourner instinctivement la tête vers sa mère dont elle reconnaissait l’odeur et les formes, cherchant aussitôt à soulager sa faim.
Alors que Michaela écartait le côté gauche de sa chemise de nuit, Katie s’accrocha aussitôt à son sein et commença à téter goulument.
Tout en buvant le lait de sa mère, Katie émettait de petits gargarismes et des soupirs de bien être, sa petite main posée sur le sein gonflé et moelleux qui la nourrissait.
Sully ne put résister.
Il se pencha légèrement pour caresser la joue de Katie du bout des doigts, puis les fit glisser lentement sur le galbe du sein de Michaela.
Celle-ci leva les yeux dans sa direction et une soudaine rougeur enflamma sa peau.
Sully savait bien qu’elle était embarrassée devant ses nouvelles rondeurs et ses formes voluptueuses mais il la trouvait si belle comme ça.
Il aimait les changements que la maternité avait provoqués chez cette femme qu’il adorait.
Il lui adressa un de ses sourires charmeurs et irrésistibles, avant de se pencher sur elle pour embrasser sa joue rebondie, puis baissa de nouveau les yeux pour regarder sa fille.
Lui et Michaela contemplèrent leur bébé boire tout son saoul et apaiser graduellement sa faim, jusqu’à ce que, une fois rassasiée, elle se mette à somnoler.
Ses paupières se firent de plus en plus lourde, et elle cessa de téter un instant, avant qu’un léger mouvement de Michaela ne la réveille assez pour qu’elle reprenne ses mouvements de succion quelques temps.
Enfin, le sommeil fut plus fort que son appétit et elle s’endormit profondément.
Michaela, commençant à fatiguer, passa son précieux paquet à Sully qui l’installa sur sa poitrine. Puis, recouvrant son petit corps de la paume de ses mains, il commença à lui frictionner délicatement le dos.
Michaela, fourbue, laissa tomber sa tête sur l’épaule de Sully et caressa la peau si douce du bras potelé de sa fille. Puis, remontant ses mains sur sa poitrine, elle commença à reboutonner sa chemise de nuit.
Une main de Sully recouvrit les siennes.
« Non… s’il te plait … » murmura-t-il doucement.
Les yeux de Michaela rencontrèrent les siens pendant qu’elle rougissait de nouveau, une interrogation dans le regard.
« On ne peut pas Sully… C’est trop tôt… » Souffla-t-elle timidement.
« Je sais ! » dit-il en la regardant dans les yeux. « Fais-moi confiance… s’il te plaît ! »
Ses mains s’immobilisèrent, elle se serra contre lui et déposa un baiser sur son épaule.
Sully souleva délicatement Katie et la déposa sur le couvre lit entre leur jambes et se pencha vers Michaela pour défaire les derniers boutons de sa chemise de nuit.
Michaela se souleva légèrement pour lui permettre de la lui retirer en la passant par-dessus sa tête.
Il la laissa ensuite tomber négligemment sur le plancher à côté du lit.
Sully se pencha alors pour embrasser ses seins l’un après l’autre avant de se pelotonner dans ses bras.
Ils restèrent ainsi un long moment, peau contre peau, des genoux jusqu’au épaules, se câlinant et se donnant de douces caresses.
Puis, Sully desserrant son étreinte, déclara à Michaela dans un murmure « Je t’aime ! »
Tout en se redressant un peu, il saisit et souleva délicatement sa minuscule petite fille et la déposa de nouveau à plat ventre sur sa poitrine, sa petite tête tournée en direction de Michaela.
Tous deux la regardèrent alors avec adoration pendant qu’elle dormait paisiblement, sur la poitrine de son père, montant et descendant au rythme de sa respiration.
Son sommeil, calme et profond, était simplement troublé de temps à autres par ses soupirs de nourrissons, tandis que Sully caressait tendrement sa tête et son dos.
« Penses-tu que tous les jeunes parents agissent ainsi avec leur bébé : observant chacun de ses mouvements, écoutant chacun de ses bruits, le touchant et le tenant comme nous le faisons ? » demanda Michaela dans un sourire.
« Bien sûr… mais nous avons de la chance… toi et moi, nous avons le plus beau bébé du monde ! » répondit Sully en riant.
Puis il regarda Michaela, silencieusement, levant un sourcil interrogateur. « Et si on vérifiait ma théorie» dit-il alors, d’un air moqueur.
Il dénoua le ruban de la petite chemise de Katie et la souleva doucement pour la lui retirer, la laissant vêtue uniquement de ses langes.
Elle ne broncha pas lorsqu’il la redéposa sur sa poitrine, sa peau contre la sienne.
Michaela se pencha et déposa sa main sur le dos de sa fille, caressant sa peau douce à l’aide de son pouce.
Ce faisant, elle commença à se frotter sensuellement contre Sully, savourant le plaisir que lui donnait le contact de sa peau contre la sienne.
Elle passa sa jambe par-dessus la sienne et fit glisser la plante de son pied, en un doux va et vient, de son genou à sa cheville.
Cela lui avait manqué d’être ainsi avec lui et elle le réalisait seulement maintenant.
Sully répondit à sa demande en glissant son bras sous ses épaules et en l’attirant contre lui de manière à ce que la mère et la fille se retrouvent à quelques centimètres l’une de l’autre.
Il caressa tendrement son bras et son dos, émerveillé par la douceur de sa peau nue.
Contemplant de nouveau sa fille reposant calmement entre la poitrine de Sully et la paume de sa main, Michaela déclara soudain d’une voix émerveillée : « Regarde les couleurs de nos deux peaux et de la sienne Sully… il y a trois nuances différentes… Celle de Katie est si blanche et sans aucun défaut… alors que la mienne est un peu plus foncée, juste entre vous deux… la tienne est tellement tannée par le soleil. Je n’avais jamais remarqué cela avant. »
« J’espère bien que sa peau sera aussi douce et blanche que la tienne lorsqu’elle sera plus grande » dit Sully moqueur, tout en déposant un baiser dans ses cheveux, juste au dessus de son front.
« Tu es magnifiquement belle, tu sais » dit-il avec sincérité, tout en plaçant son pouces sous son menton pour lui faire lever les yeux jusqu’aux siens.
« Pas en ce moment » dit-elle contrariée, portant instinctivement sa main à sa poitrine et à son ventre.
Il la regarda avec amusement, mais réalisa qu’elle n’appréciait nullement ses nouvelles formes généreuses.
Il fit délicatement courir ses doigts le long de son bras jusqu'à sa hanche, puis un peu plus loin sur son ventre, remontant ensuite jusqu’à ses seins qu’il caressa tendrement. « Moi, je te trouve magnifique… une des deux plus belles femmes de ma vie ».
Elle le regarda avec étonnement.
« Toi et Katie… vous êtes les deux plus belles femmes de ma vie ! » dit-il dans un rire.
Elle fut incapable de faire autre chose que de lui sourire délicieusement, puis, elle passa sa main derrière sa nuque pour l’attirer jusqu’à elle. Leurs lèvres se rejoignirent dans un tendre baiser qui peu à peu se fit plus sensuel et langoureux, jusqu’au moment où tous les deux furent contraints de reprendre leur souffle.
« Merci Sully » dit-elle dans un soupir de contentement. « Pour Katie, ton amour et ta compréhension… et pour tout ce que tu fais pour nous… Je ne te l’ai pas dit assez souvent ces derniers temps… mais je t’aime… plus que je n’aurais jamais cru qu’il soit possible d’aimer ».
En réponse à sa déclaration, il la serra fortement contre lui, déposant un baiser sur son front comme pour lui dire : « Il n’y a pas de quoi…et moi aussi je t’aime… »
Au bout d’un moment, il dit doucement : « Tu as encore le temps de dormir un peu avant le petit déjeuner, si tu veux ! » Mais comme elle ne répondait pas, il la regarda et constata avec amusement qu’elle s’était déjà endormie, sa main reposant pour moitié sur sa poitrine et pour moitié sur le dos de Katie, sa jambe enroulée autour de la sienne, un demi-sourire sur les lèvres.
Le regard de Sully passait sans cesse de sa minuscule petite fille à sa magnifique femme, toutes les deux blotties sur sa large poitrine et il se dit que sa vie ne pourrait jamais être plus belle ni plus parfaite.
Il les enveloppa toutes les deux de ses bras protecteurs et resta ainsi jusqu’à ce que Michaela s’éveille de nouveau et qu’ils se décident à rejoindre Colleen et Brian pour affronter une nouvelle journée qui s’annonçait bien remplie.
FIN