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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 18.04.2010 à 22h22
Auteur : okapi
Statut : Terminée
« "Une lueur dans la nuit" est une traduction d'une fanfiction de Pam Hunter intitulée "A light in the darkness" » okapi
Cette fanfic compte déjà 16 paragraphes
Note de Pam:
Dans l’épisode intitulé « le cirque », « La reine de cœur » recherche un couple uni « à la vie, à la mort » (par la loi et par le sang) et elle choisit Michaela et Sully. Ma raison me dit qu’un tel lien entre deux amoureux n’existe pas, mais mon cœur romantique veut désespérément y croire. Peut-être peut- il voyager à travers le chant des oiseaux ou la beauté magique des lis dans un champ. Les mots de cette histoire m'ont été dictés par mon cœur.

Le crépitement du feu, le craquement sec d’une branche morte, un coup violent, une douleur fulgurante, des rayons de lumière blanches, des étoiles et puis… plus rien… l’obscurité… le noir total.
Michaela se réveilla dans un sursaut, et se redressa brusquement dans son lit, persuadée que quelque chose n’allait pas. Comme si quelqu’un l ‘avait appelée par son nom.
Elle écouta attentivement les bruits de la nuit.
Tout le monde dans la maison semblait endormi.
Elle sentit des gouttes de sueur perler sur son front et une douleur aiguë derrière ses yeux, mais tout était calme autour d’elle, mis à part les cigales qui chantaient sous la véranda.
Elle s’allongea de nouveau, luttant contre le sommeil, de manière à pouvoir entendre cette voix désespérée, si elle l’appelait encore. Mais, la fatigue fut plus forte que sa volonté et elle s’endormit de nouveau, sombrant dans un sommeil agité de rêves incohérents.
La brûlure du chaud soleil d’été sur son visage tira Sully de son coma.
Il ressentit aussitôt un violant mal de tête et une atroce douleur derrière les yeux.
Il essaya péniblement de les ouvrir, sans succès.
Le bruit de l’eau, qui coulait dans le torrent à côté duquel il avait établi son campement la nuit passée, était anormalement fort. Même le chant des oiseaux, dans les branches aux alentours, était assourdissant, rendant ses maux de tête encore plus insupportables et l’obligeant à se boucher les oreilles.
Ce faisant, ses doigts entrèrent en contacte avec une matière gluante qui recouvrait son oreille gauche ainsi que sa tempe.
Il porta ses doigts poisseux sous son nez et reconnut aussitôt l’odeur si particulière et inimitable du sang.
Michaela se réveilla lorsque le soleil, passant par-dessus les montagnes, frappa le rebord de la fenêtre de leur chambre.
Espérant que le malaise qu’elle avait éprouvé s’était dissipé pendant la nuit, elle fut étonnée de constater qu’il n’en était rien, que son pouls était toujours rapide et son front baigné de sueur.
Elle se leva doucement et se dirigea sans trop savoir pourquoi vers la fenêtre ouverte.
C’était un merveilleux matin d’été, comme tant d’autre. Alors pourquoi se sentait-elle si mal à l’aise et effrayée ?
Sully passa ses mains dans ses longs cheveux et explora délicatement les contours de son visage du bout des doigts, essayant d’évaluer la gravité de ses blessures.
Son cœur battait violemment et le sang qui battait ses tempes le rendait nauséeux et lui donnait le vertige.
Son œil gauche était tuméfié et le sang coagulé y formait une croûte épaisse ainsi qu’un sillon rugueux qui descendait le long de son visage jusqu’à son cou.
Mais, le plus effrayant de tout, était le noir absolu dans lequel il se trouvait, bien que l’autre œil ne semblait pas avoir été touché.
Debout devant la fenêtre ouverte, Michaela inspira profondément, dans l’air frais du petit matin.
Elle ferma légèrement les yeux et pria Dieu pour que toute sa famille soit en parfaite santé.
Elle ne savait pas ce qui la poussait à agir ainsi, mais elle n’avait jamais prié avec autant de ferveur depuis l’époque si noire où elle avait cru perdre Sully.
Elle se retourna enfin vers la coiffeuse, saisit son antique brosse à cheveux et commença à lisser sa longue chevelure cuivrée aplanissant doucement les mèches rebelles et épis formés pendant la nuit.
Sully se pencha un peu sur sa droite pour chercher sa gourde d’eau qu’il savait avoir placée là avant de s’endormir la nuit dernière.
Ses mains rencontrèrent le bord de la couverture sur laquelle il s’était étendu puis l’herbe épaisse, légèrement humide de rosée matinale.
Il se sentit complètement désemparé en cherchant cet objet si familier, à tâtons, dans le noir.
Les mains tremblantes, il finit par rencontrer une lanière de cuir qu’il saisit avec soulagement, tirant la gourde à lui.
Il retira le bouchon et bu avidement avant de faire couler un peu d'eau fraîche dans le creux de sa main pour humidifier et nettoyer un peu son visage ensanglanté.
Michaela se retourna vers la table de toilette où se tenaient une jolie cuvette et un joli broc de porcelaine de Chine, puis elle déboutonna sa chemise de nuit froissée et la laissa glisser sur le plancher.
Saisissant un linge propre, elle entreprit de laver son corps fiévreux et fébrile.
Cette nervosité inhabituelle l’inquiétait un peu.
Elle était toujours un peu nerveuse quand Sully n’était pas là, mais cela devait être une absence de quelques jours tout au plus et elle avait bon espoir de le voir rentrer dans la soirée.
Elle termina sa toilette et s’habilla rapidement d’une jupe longue très simple et d’un chemisier à colle-haut avant d’aller réveiller les enfants.
L’eau fraîche sur son visage, soulagea un peu Sully, le débarrassant d’une grande partie de cette ennuyeuse matière poisseuse.
Il tamponna délicatement ses yeux avec le pan de sa chemise imbibée d’eau, espérant pouvoir les ouvrir et retrouver la vue dès qu’il aurait terminé de décoller le sang séché qui maintenait ses paupières closes. Mais, l’obscurité persista, tout comme la douleur vive qui l’accompagnait.
Il posa ses mains sur le sol, cherchant à tâtons sa ceinture sur laquelle étaient accrochés son couteau et son tomahawk, mais il eut beau chercher de plus en plus loin autour de la couverture, il ne trouva rien de plus que de l’herbe et de la terre desséchée.
Un arôme fort et agréable flottait au rez-de-chaussée, s’échappant de la cafetière posée sur la cuisinière.
Bientôt, une alléchante odeur de biscuit tout droit sortis du four, se mêla à celle du café, attirant, un à un, tous les autres occupants de la maison dans la petite cuisine chaude et douillette.
Malgré le bavardage joyeux et incessant des enfants, établissant toutes sortes de plans pour la journée à venir, Michaela restait inquiète et silencieuse, incapable de dissiper le malaise profond qui l’habitait.
Les enfants, étonnés de la voir si froide et absente en ce début de journée, s’inquiétèrent à leur tour de son étrange humeur, mais leurs efforts pour lui rendre le sourire et sa bonne humeur restèrent vains.
Elle s’immobilisa soudain devant la table du petit déjeuner, une assiette et un couteau à la main, perdue dans ses pensées, pendant qu’ils la regardaient en s’adressant des signes perplexes.
Pour la première fois depuis son réveil, Sully sentit la panique le gagner.
Il ne s’était jamais sentit aussi vulnérable de toute son existence et inconsciemment, il émit une grave et longue plainte.
Un léger gémissement lui répondit aussitôt, et quelque chose de froid et humide se posa soudain sur sa main.
Il eut un violent mouvement de recul avant de comprendre ce qui venait de le toucher.
Il se pencha alors pour saisir et attirer l’animal contre lui, faisant courir ses mains dans son long pelage épais, à l’odeur si familière.
Mais, bientôt, ses mains lui fournir une autre sensation désormais tout aussi familière, mais beaucoup plus désagréable.
La même matière poisseuse recouvrait l’épaule gauche de Wolf et continuait de s’écouler le long de sa patte avant.
Il soupira et l’animal gémit doucement pour lui répondre.
Il tremblait et gardait sa patte repliée sans pouvoir la poser au sol.
Sully déchira un morceau de tissu du bas de sa chemise et utilisa un peu de son précieux liquide pour l’humidifier légèrement puis, il l’appliqua délicatement sur la blessure de son ami avant de l’attirer doucement contre ses jambes pour le faire s’étendre à ses côtés.
Le petit déjeuner terminé, Michaela continua de vaquer aux tâches ménagères du matin, comme elle avait l’habitude de le faire, luttant toujours contre cette désagréable sensation qui l’obsédait.
Les enfants, incapables d’obtenir des réponses claires à leurs questions, avaient repris leurs occupations quotidiennes ; bien que chagrinés par son attitude étrange, ils avaient fini par la laisser tranquille.
Quant à Katie, bien trop jeune pour s’apercevoir de l’humeur inhabituelle de sa mère, elle accaparait une bonne partie de son temps et de son attention, l’obligeant à garder son esprit constamment en éveil.
Cependant, au fond de son subconscient, Michaela était de plus en plus persuadée que quelque chose n’était pas normal.
Buvant quelques gorgées d’eau à sa gourde désormais presque vide, Sully réfléchit aux choix d’actions assez limités qui s’offraient à lui.
La douleur lancinante qui persistait sous son crâne lui provoquait toujours des vertiges et il ne voyait pas d’intérêt à quitter la couverture et le bord du torrent.
Il reboucha prudemment sa gourde, déchira un autre morceau de sa chemise pour bander du mieux qu’il put la blessure de Wolf et stopper son hémorragie, puis, s’étendit de nouveau sur le dos.
Pour compenser sa vue défaillante, ses autres sens étaient désormais tous en éveil et il se mit à écouter attentivement les sons qui lui parvenaient.
Le bruissement du vent dans les buissons, le bruit de l’eau descendant des montagnes et s’écoulant paisiblement dans le lit du torrent, le chant des oiseaux qui se répondaient dans les arbres.
Malgré tous ses efforts, il ne parvint pas à localiser son cheval qu’il avait attaché la veille sous les arbres et qui à cet instant aurait du être occuper à brouter paisiblement, battant l’air de sa queue pour éloigner les insectes trop entreprenant et frappant de tant à autre le sol de ses sabots.
La douleur se calmant un peu, Sully sombra dans un sommeil semi-comateux.
Toute la matinée, Michaela éprouva des difficultés à se concentrer sur son travail, sur ses patients et leurs symptômes.
A plusieurs reprises, elle laissa même échapper ses instruments médicaux, ses mains tremblaient et elle du fermer les yeux et respirer profondément pour se calmer et reprendre l’intervention chirurgicale, heureusement bénigne, qu’elle était entrain de pratiquer.
Elle était bien consciente qu’Andrew la regardait avec anxiété et elle même n’en revenait toujours pas.
Son comportement était excusable à la maison, après tout, son mari était absent et elle devait s’occuper seule de sa nombreuse famille.
Mais ici ?
Ici, elle devenait une autre personne, concentrée sur son travail, ayant un contrôle parfait et absolu d’elle même.
Que lui arrivait-il donc ?
A midi, elle se passa de déjeuner et se rendit au bureau du télégraphe, afin d’envoyer un message à destination de chacune des deux villes où elle savait que Sully devait se rendre durant ces deux derniers jours.
La gourde étant vide, le problème de Sully était de savoir désormais s’il allait s’aventurer au-delà de la couverture qui constituait son refuge familier, où rester étendu à ne rien faire.
Malgré la douleur derrière ses yeux, il essaya de se concentrer sur le temps qui s’était écoulé depuis son arrivée en ces lieux ?
Il faisait encore jour, puisqu’il pouvait sentir le soleil sur sa peau, mais combien de temps était-il resté inconscient ?
Etait-ce seulement la nuit dernière qu’il avait établi son campement en ces lieux.
Il n’en était plus très sûr.
Il passa résolument la lanière de sa gourde autour de son cou et de son épaule et se dirigea, à quatre pattes, en direction du torrent.
Sa progression était lente et difficile, gênée par les branches basses des buissons, les cailloux et les racines qui recouvraient la rive en pente douce, mais peu à peu, le bruit du ruissellement de l’eau sur les pierres se fit graduellement plus fort.
Dans son emportement, il avança un peu trop rapidement et sa main glissant sur un rocher, il s’abattit douloureusement sur son épaule, s’égratignant les coudes et les côtes.
Plus prudent désormais, il explora à tâtons le terrain environnant avant de poursuivre son chemin.
Ces mains rencontrèrent bientôt les racines des saules qui bordaient la rive et les rochers qui recouvraient le sol étaient maintenant recouverts d’une mousse souple et humide.
Enfin, il atteignit la berge formée d’un amas de graviers et de sable.
Soulagé de ne pas rencontrer plus de difficultés, il se mit à genoux et, se penchant en avant pour plonger ses mains dans l’eau pure, il en aspergea copieusement sa tête et ses épaules.
Laissant le liquide rafraîchissant couler dans son dos le long de sa chemise, il plongea son visage dans le courant, l’y laissant le plus longtemps possible de manière à apaiser un peu ses souffrances.
Michaela prit la décision de rentrer à la maison en début d’après midi, là où sa maladresse et ses difficultés de concentration ne nuiraient en rien à la santé de ses patients.
Elle installa Katie confortablement à l’arrière du chariot, puis grimpa sur le siège.
Pendant le trajet, son regard fut attiré vers le nord, où de lourds nuages noirs et orageux étaient entrain de se former.
Elle fronça les sourcils et un frisson de peur la parcouru de haut en bas.
Elle tenta de se raisonner, sachant bien qu’il y avait peu de chance pour que l’orage les atteigne avant qu’elles ne soient à l’abri à la maison.
Alors, pourquoi cette peur panique ?
Katie réclama son attention en pleurnichant, dans son berceau, à l’arrière du chariot et détourna quelques instants son esprit de ses sombres pensées.
Elle prit sa petite fille dans ses bras, l’installa sur ses genoux, l’esprit et les mains occupés pour le reste du trajet.
Ayant étanché sa soif et quelque peu soulagé ses maux de tête, Sully remplit la gourde à ras bord, la reboucha et entama son court mais difficile voyage de retour en direction de la couverture et de son compagnon à quatre pattes.
Remonter la pente lui prit du temps, mais son parcours de retour se passa mieux que celui mouvementé de l’aller.
Alors qu’il atteignait le haut de la berge, il eu soudain l’intuition qu’il n’avait pas du suivre exactement la même trajectoire.
Il appela Wolf, qui d’un faible jappement le renseigna sur la bonne orientation à prendre.
Rampant toujours à tâtons dans cette direction, il finit par atteindre avec soulagement le bord de la couverture, où, une langue râpeuse, chaude et humide l’accueillit en lui léchant la main.
Il se coucha de nouveau dans sa position initiale, mais l’atmosphère qui l’entourait ne semblait plus être la même.
Le soleil, sur son visage tuméfié, n’était plus aussi chaud, le mugissement du vent dans les branches semblait de bien mauvaises augures, et l’air était devenu lourd et incroyablement humide.
Attirant son ami blessé contre lui, il l’allongea de nouveau à ses côtés et repliant le bord de la couverture s’enveloppa dedans avec lui, pour tenter de se protéger des intempéries à venir.
Il n’eut pas longtemps à attendre. Le tonnerre grondait déjà tout autour d’eux et la pluie commença à tomber.
Une pluie éparse pour commencer, suivie rapidement de grosses gouttes d’eau lourdes et épaisses, se fit bientôt de plus en plus violente, tambourinant sur sa peau et sur la couverture qui leur offrait une faible protection.
En quelques minutes, il fut trempé jusqu’au os, ne pouvant rien faire d’autre qu’attendre et prier pour que ce phénomène météorologique ne soit qu’un épisode orageux coutumier en été et que le soleil reviennent rapidement pour lui prodiguer chaleur et réconfort.
Une fois à la maison, et malgré ses occupations familiale, son inquiétude ne la quitta pas plus.
Elle s’assit sous la véranda un long moment, observant le ciel menaçant du nord virer du gris au noir.
Puis, un rideau de nuages se déchira de nouveau, laissant les rayons du soleil d’été le transpercer ça et là.
Lorsque le ciel fut de nouveau d’un bleu azur aussi loin que pouvait porter son regard, elle se hasarda à rentrer pour s’occuper, un peu au hasard, d’une multitude de petites choses sans importance.
Ce faisant, au moins pouvait elle occuper ses mains, son esprit et son regard sans cesse dirigé vers la fenêtre donnant sur le chemin du Nord, d’où elle espérait voir surgir un cavalier à la silhouette familière.
Mais, même lorsque le soleil commença à disparaître à l’horizon, et que tous les enfants furent rentrés à la maison pour la nuit, le cavalier tant attendu ne se montra pas.
La pluie avait cessé aussi soudainement qu’elle était apparue.
Le ciel s’éclaircit rapidement et le soleil réchauffa de nouveau sa peau.
Il écarta la couverture détrempée et roula sur le côté à l’écart de Wolf, qui, malgré sa patte blessée, commençait à s’ébrouer vigoureusement pour faire sécher son pelage.
Sully ôta sa veste et son pantalon en peau de daim ainsi que ce qui restait de sa chemise de coton bleu, puis, les accrochant dans les buissons derrière lui avec la couverture, il s’étendit sur l’herbe, tel un lézard au soleil.
Il resta ainsi étendu, essayant d’ignorer la douleur dans sa tête, se concentrant de nouveau sur les bruits et les odeurs qui l’environnaient.
Le bruit du torrent était désormais beaucoup plus fort, cet orage d’été inespéré ayant décuplé le débit de l’eau.
Les oiseaux étaient de retour dans les arbres et les cigales avaient repris leur chant de crécelle dans le feuillage épais des arbres.
Alors, pour la première fois, il considéra avec terreur l’avenir qui l’attendait si sa vue ne revenait pas très vite, conscient du fait que les dommages qu’elle avait subit pouvaient être permanent.
Michaela observa Katie occupée à jouer sur le plancher devant le foyer éteint de la cheminée.
Par bien des aspects, elle ressemblait tellement à son père : les mêmes yeux d’un bleu si pur, les mêmes cheveux blonds, son caractère rebelle et opiniâtre, son amour pour les animaux et la nature.
D’un esprit curieux, elle se montrait très peu craintive et peu de chose l’effrayait vraiment lorsqu’elle était occupée à découvrir et à explorer de ses yeux d’enfant le vaste monde qui l’entourait.
N’y tenant plus, elle se leva pour regarder la route par la fenêtre.
Consciente enfin que le malaise qui l’habitait depuis ce matin était bel et bien de la peur… une peur panique.
Quelque chose était arrivé à Sully, elle en était sûre et enfin, elle sut ce qu’elle devait faire pour la combattre.