Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 27.03.2011 à 01h57
Auteur : seb1109
Statut : Terminée
« La dernière aventure du Dr Quinn, de son époux et de leurs enfants. » seb1109
Cette fanfic compte déjà 67 paragraphes
Une fois de plus, en après-midi, le Dr Burke appelle Michaela, un peu à l’écart.
- Suivez-moi, allons parler dans cet entrepôt. Je dois vous parler.
- Très bien.
Une fois dans l’entrepôt.
- Michaela, je ne sais pas comment vous le dire, Je… Je…
- William ?
- Je vous aime encore Michaela.
- Je vous demande pardon ?
- Je vous aime tellement. Quand je vous ai revu, ça a fait comme… Je ne sais comment vous dire. Tout est remonté à la surface.
- Mais enfin, William…
Il lui attrape les joues et l’embrasse langoureusement. Mais plus loin, derrière la petite fenêtre vitrée, se trouve Beth… Qui assiste à toute la scène. Elle préfère partir, sans rien dire. En pleurant.
Michaela repousse le Dr Burke.
- Comment osez-vous poser les mains sur moi ?
- Mais votre deuil est terminé !
- Mon deuil ? Il n’est pas question de mon deuil. Je ne vous aime pas ! Je ne vous ai jamais aimé ! J’ai eu beaucoup d’affection, c’est vrai, mais rien de plus.
- Alors pourquoi êtes-vous revenue vers moi ?
- Je vous demande pardon ?
- Arrêter de prononcer cette phrase à chaque fois que vous êtes embarrassée !
- Vous devenez grossier, William. Je ne suis pas revenue vers vous ! Je ne le suis pas ! Je ne savais même pas que vous étiez ici !!
- Je suis sûr que vous m’aimez !
Il vole un deuxième baiser au docteur.
- William ! Cette fois, vous dépassez les limites.
- Pourquoi ne m’avez-vous pas épousé ?
- J’aimais Sully !
- Cet homme des cavernes !
Michaela le gifle violemment.
- Je vous interdis de parler de mon défunt mari !
- Mais Michaela, pourquoi êtes vous restée ici, si ce n’est pour me plaire ?
- Oh, mon dieu. Vous avez tellement changé. Vous n’êtes plus le Dr William Burke que j’ai connu. Cela me faisait plaisir de me sentir aimée, mais je n’ai jamais voulu trahir mon époux. Il ne vous arrivera jamais à la cheville. Et vous êtes marié !
- Il fallait bien, je n’allais pas rester seul !
- Je n’ai que du dégout pour vous !
Mike s’en va, elle aussi en pleure. Trahie, troublée, horrifiée. Comment un homme si charmant avait pu devenir si désagréable ? Si violent ?
Peut-être la folie de ne pas avoir été aimé ?
[ Note de l'auteur : C'est évidemment William qui n'arrive pas à la cheville de Sully, mille excuses. ]
Durant ce temps, dans le bureau du général Miles.
Beth : Général, je dois vous parler !
Miles : Qu’il y a-t-il Beth ?
Beth : Je vous prie de demander à Michaela et ses amies de quitter la réserve. Sur le champ.
Miles : Voyons, Beth, vous savez que ce n’est pas si facile ! Et Mme Jennings a une forte influence à travers le pays !
Beth : Elle tente d’amadouer mon époux !!! Je l’ai vu, tout à l’heure, elle l’embrassait !
Miles : Beth, surveillez votre époux ! Vous n’êtes pas sans savoir que nous avons d’autres choses plus graves à surveiller !
Beth : Général, dois-je vous rappelez qui ferme les yeux sur vos agissements dans la réserve ? De vos vols sur les aides financières qu’envoies le gouvernement ? Sur vos reventes au marché noir des produits que vous dérobez ici ?
Miles : Votre père, je sais.
Beth : Et dois-je vous rappelez qui est mon père ?
Miles : Un politique influent. Très bien, je vais leur demander de partir.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les quatre femmes sont priées de quitter dès le lendemain matin la réserve, pour des raisons de « sécurité ». Le sourire de Beth, au bras de William, ne fait aucun doute pour Michaela.
Demain, elles reprendront la route pour le Colorado…
Episode 10
Au matin du 15 décembre 1890, les femmes préparent le chariot et s’apprêtent à partir. A leur surprise, Nuage Dansant les rejoints.
- J’ai assez donné à mon peuple. Je les aiderais toute ma vie, mais maintenant, je dois rester avec celle que j’aime…
Dorothy est comblée.
Le voyage continue, et au bout d’une heure –il est sept heures du matin - nos voyageurs entendent des coups de feu. Des cris. Mais peu importe, ces histoires ne les regardent plus, et ils ne sont plus les bienvenus aux abords de la réserve. Ils continuent donc leur route.
En début d’après-midi, trente huit Indiens, hommes, femmes et enfants, peu habillés alors que le froid hivernal fait rage, courent vers le chariot.
Michaela : Oh, mon dieu, qui sont-ils ? Que se passe t-il ?
Nuage Dansant va à leur rencontre, et discute avec eux. Il revient vers les femmes, et fond en sanglots.
Dorothy : Que se passe t-il Nuage Dansant ? Que se passe t-il ?
Nuage Dansant : Il est mort ! Il est mort !
Myra : Qui est mort ?
Nuage Dansant : Taureau Assis [ou Sitting Bull]…
Michaela : C’est un chef sioux c’est ça ?
Nuage Dansant : Non. C’est LE chef sioux. Un grand Sioux parmi tous les Sioux. Et mon modèle. C’était un homme sage, respectueux. En contact direct avec les Esprits.
Dorothy : Qui l’a tué ?
Nuage Dansant : Les soldats ! C’est ça les coups de feu que nous avons entendu ce matin.
Un Indien arrive.
L’Indien : Ils ont tué Sitting Bull ! Les militaires pensaient qu’il soutenait Wovoka !! Les blancs ont peur de Wovoka, ils pensent qu’ils incitent les indiens à la guerre ! Mais pas du tout ! On ne fait que danser ! Et puisque Sitting Bull est le chef indien le plus connu, en l’arrêtant pour le mettre en prison, c’était mettre un coup à l’essor de la danse de Wovoka. Malheureusement les choses ont mal tournées…
Michaela : Et où allez vous ?
L’Indien : Nous nous sommes enfuit. Ils ont aussi tué le fils de Sitting Bull. Il n’avait pas quinze ans. Nous partons en direction de la réserve Cheyenne River, rejoindre le chef Gros Pied [Big Foot], un Sioux Miniconjou.
Michaela : Nous devons les accompagner. Il y a des blessés.
La troupe fait route vers la réserve Cheyenne River.
Nuage Dansant : J’ai parlé avec les Indiens. C’est Miles qui a donné l’ordre d’attaquer.
Michaela : Cet homme est un monstre.
Nuage Dansant : Qu’allons nous faire ? Les conduire ? Et après ?
Michaela : Ces Indiens sont des fugitifs. Il faut les emmener en sécurité sous peine que l’armée leur tombe dessus. Nous aviserons ensuite.
Le soir venu, alors que tout le monde dors, Myra se réveille et vois le docteur Quinn seule, près du feu.
- Que se passe t-il Michaela ?
- Je ne sais pas. Je suis triste pour Sitting Bull.
- Vraiment ?
- Oui. Peut-être parce que Sully le connaissait ?
- Sans doute.
- Ils se sont rencontrés à Little Big Horn, le lieu de la bataille de 1876.
- Je n’ai eu que des détails, comment est-il mort exactement ?
- Je vais vous raconter cette histoire Myra…
Episode 11
[ 5 parties : Episode 11 – Episode 15 ]
Quinze ans plus tôt, dans le Colorado.
Nous sommes le 24 décembre 1875. Il est 8h00.
Michaela : Tout le monde se lève, il est 8h00 !!
Brian : Maman !! Pourquoi doit-on se lever si tôt !?
Michaela : Parce que ce soir c’est Noël, et que nous devons préparer le dîner, dresser la table, et bien sûr faire le ménage.
Katie : Maman, je ne sais pas quoi faire.
Michaela : Qui y a-t-il ?
Katie : Pour ce soir, la robe rouge, ou la bleue ?
Michaela : A ton âge, je jouais à la poupée, je ne me préoccupais pas de mon apparence.
Sully sort de sa chambre.
Sully : Ta mère a raison ! Tu es la plus belle de toutes les petites filles au monde, quoique tu portes !
Michaela : Tu es rentrée tard hier ! Qu’as-tu fait ?
Sully : J’étais avec Nuage Dansant.
Michaela : Jusque tard dans la nuit ?
Sully : Oui !
Michaela : Si tu le dis.
Sully : Et je cherchais ça…
Michaela : Quoi donc ?
Sully : Ca…
Il sort d’un tiroir du gui.
Sully : Embrasse-moi…
Michaela : Nous avons passés l’âge, Sully !
Sully : Il n’y a pas d’âge pour deux personnes qui s’aiment…
La journée passe vite. Michaela s’active ici et là. A 18heures, Colleen et Andrew arrivent.
Michaela : Ma chérie ! Je ne t’attendais pas avant 20 heures !
Colleen : Je voulais vous aider pour le repas. Mais je suis arrivée plus tard que prévu.
Michaela : Tu vas m’aider à faire la farce pour la dinde, je suis toujours aussi mauvaise cuisinière !
Brian : Elle progresse sans cesse !
Sully : Voyons, Brian, nous t’avons déjà acheté tes cadeaux ! Inutile de mentir !
Michaela : Je te remercie !
Sully : Je plaisante, bien sûr. J’adore ta tarte aux pommes et au caramel.
Michaela : Elle est de Grace !
Sully : Où est ma branche de gui ? Il me faut ma branche de gui !
Michaela : Tu sais toujours te rattraper. Viens m’embrasser.
A 19 heures, Matthew arrive. Tous se rendent à l’église pour l’office de Noël.
Le révérend : Michaela ! Sully ! Les enfants ! Cela me fait plaisir de vous voir tous réunis !
Michaela : Colleen et Matthew sont arrivés tout à l’heure.
Colleen : Nous ne voulions pas manqués votre office révérend.
Andrew : Colleen a raison ! Et comment vont vos jambes ?
Le révérend : Elles me font souffrir, mais tant que je peux encore les utiliser, je le ferai.
Andrew : Bien ! L’endurance et l’espoir sont des clés de la guérison !
Le révérend célèbre ainsi l’office jusqu’à 22 heures.
Jusqu’à 23 heures, les habitants de la ville se retrouve au restaurant de Grace afin de discuter, boire un verre et manger un petit quelque chose.
Grace : Colleen, quelle jolie robe ! Tu es si élégante depuis que tu es en contact avec du grand monde ! Il parait que tu as vu le Président !
Colleen : Oui, mais je n’ai pas eu le droit de le toucher, ni même de lui adresser la parole. Il était venu dans mon école.
Robert-E : Nous avons la chance de t’avoir, tu es la fierté de la ville !
Theresa Morales Slicker : Et nous avons également un futur grand journaliste ! Et c’est un peu grâce à moi, je suis tellement douée pour donner des cours !
Brian : C’est vrai, Madame. Gracias. Vous m’avez appris beaucoup !
Theresa : Je crois que je te dois bien plus, Brian.
Loren : Je lève mon verre en l’honneur de Brian, Colleen et Matthew. Un grand journaliste en devenir, un docteur renommé et un grand avocat. Voila ce que sont devenus ces enfants. Je me souviens comme si c’était hier quand je vendais des bonbons à Brian !
Peu après, Matthew s’isole avec Brian.
- Alors dis-moi petit frère, tu as eu des nouvelles de grand-mère ?
- Oui. Je crois qu’elle m’a trouvé une place de journaliste débutant !
- C’est excellent, Brian !
Arrive ensuite l’heure du repas, la famille Quinn/Cooper/Cook s’amuse et la fête semble batte son plein. L’heure du dessert arrive. Avant cela, chacun ouvre un cadeau.
Soudain, on toque à la porte. Sully ouvre et laisse entrer, couvert de sang, Nuage Dansant…
Episode 12
Michaela : Non, Sully, il est hors de question que tu t’en mêle !
Sully : Mais tu as entendu Nuage Dansant ? Je dois les raisonner !
Michaela : Mais c’est terminé ! Arrêtes de croire que tu peux tout arranger !
Sully : Les Indiens vont à leur perte !
Michaela : Fais comme bon te semble. Je vais me mettre au lit. Si tu voulais bien dormir sur le canapé, ce soir…
Sully s’apprêtait à partir, au début du mois de janvier 1876.
Qu’est-ce qui a bien pu pousser Sully à suivre Nuage Dansant ? Pourquoi un tel empressement ?
Voici le contexte qu’expliqua Nuage Dansant à son ami.
En fait, un grand nombre d’Indiens, hommes, femmes et enfants, refusent d’aller vivre dans les réserves indiennes.
En 1874, le général Custer trouve dans les Blacks Hills de l’or. Les Blacks Hills sont un ensemble de montagnes qui sont pour les Indiens une zone de haute spiritualité, le manifestement des forces divines. Ainsi, alors que l’ensemble des terres indiennes sont enlevées aux Indiens, on les « laissent » vivre sur cette terre, ce qui est d’ailleurs stipulé par traité officiel entre les Etats-Unis et les Nations Indiennes.
Evidemment, comme ce fut toujours le cas depuis la découverte d’or en Californie en 1849, les pépites d’or trouvées par Custer en 1874 poussent les autorités à revoir leur parole donnée : les Indiens doivent quitter leurs terres natales, leurs terres des Dieux, afin de laisser la place aux colons qui arrivent. Ils doivent partir s’installer sur des réserves qu’on promet riche en gibier et en « bonne terre » pour l’agriculture.
Un grand nombre d’Indiens partent en direction des réserves, ce qui sonne le glas de toute une façon de vivre : Le temps des Indiens libres, traversant les plaines à la recherche du bison, est une époque révolue.
D’autres refusent cependant de vivre enfermés, et un certain nombre de personnes suivent Nuage Rouge, Taureau Assis, Cheval Fou, des personnalités indiennes influentes. Leurs buts ? Vivre en liberté, et donc, décidés à faire la guerre s’il le faut.
Nuage Dansant a voulu convaincre une partie des Cheyennes de ne pas partir en terres hostiles, mais de regagner une réserve pour éviter un affrontement.
Il s’est battu avec l’un des chefs de guerre, et s’est donc retrouvé blessé, mais heureusement, très légèrement.