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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 27.03.2011 à 01h57
Auteur : seb1109
Statut : Terminée
« La dernière aventure du Dr Quinn, de son époux et de leurs enfants. » seb1109
Cette fanfic compte déjà 67 paragraphes
Mais les choses ne se passent pas comme prévues.
Alors que Sully s’apprêtait à quitter le domicile conjugal, malgré les revendications de sa femme, afin de mener à bien son combat, le Dr Mike reçoit une lettre : sa mère est souffrante.
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Cette partie de l’histoire se trouve dans le dernier téléfilm de DR Quinn Femme Médecin : Femmes de Cœur.
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A leur retour, fin mars 1876, le Dr Mike est dépitée. Sa mère lui manque tellement. Et Brian qui est resté à Boston lui laisse un si grand vide dans la maison, et dans son cœur.
Elle, qui a quitté Boston, il y a 9 ans, voit ses enfants partir un à un, en direction de cette ville qu’elle avait abandonnée précipitamment.
Heureusement, Grace, Dorothy et même Theresa sont présentes pour elle.
Cette dernière s’est rapprochée de Michaela après son mariage avec Jake.
Sully aussi et présent. Mais les menaces de mort qui ont pesé sur sa famille et lui lors de leur séjour à Boston le tracassent encore. Et pour être honnête, il n’a pas oublié le cas des Indiens, et notamment de Nuage Dansant, qui est reparti en terres hostiles afin d’arranger les choses.
C’est début mai que Michaela le laisse partir. Elle a fait son deuil, et comprends que son mari ne peut rester inactif quand le peuple pour lequel son cœur balance est victime d’injustice.
Ne l’avait-elle pas épousée, en partie, pour cette raison ? Son aide aux victimes ?
Sully, dont son ami Indien lui avait indiqué l’emplacement du camp rebelle, quitte Colorado Springs pour accomplir sa mission.
Episodes 13 & 14
Sully a mit plus d’un mois pour rejoindre les campements Sioux, Cheyennes, Arapahos et même Nez Percés.
Jamais il n’avait vu cela : plus d’un millier de tipis, des milliers de chevaux, 2000 à 2500 guerriers en présence, 4 000 à 6 000 civils, femmes, enfants et vieillards.
Des guerriers lui tombent alors dessus. Mais sa facilité à parler le cheyenne lui sauve la vie et ils décident de l’emmener au devant des chefs.
Très vite, Nuage Dansant, présent à Little Big Horn lui aussi, entends parler d’un « blanc parlant le cheyenne » qui est retenu prisonnier.
Il se rend dans la tente où se trouve Sully et les responsables des camps Indiens. Il leur explique la situation, et Sully est relâché.
Durant des semaines, Sully tente de négocier avec les chefs afin qu’ils regagnent les réserves. Lui qui a fait évader des Indiens quelques années plus tôt connait le sort que leur réserve l’armée lorsqu’ils les retrouveront. Et ce moment fut d’ailleurs plus proche que prévue.
Le 25 juin 1876, l’ensemble des Indiens sont attaqués par environ 700 hommes du 7ème Régiment de Cavalerie des Etats-Unis d’Amérique : 217 hommes sous les ordres de Custer en personne, 140 hommes sous les ordres du major Reno et enfin 255 hommes sous les ordres du capitaine Benteen.
Les chefs Indiens ne voulaient pas spécialement la guerre. Mais ils voulaient vivre en paix sur les terres de leurs grands-pères. Cette envie est si intense que c’est celle-ci qui a poussé les Indiens de toutes tribus différentes à se rassembler, afin de lutter pour conserver leur mode de vie.
Les femmes et les enfants courent partout, en criant et pleurant. On leur demande de se rassembler en petits groupes. Les hommes, très réactifs, se jettent sur leurs armes et leurs chevaux et se dirigent sur les soldats. Benteen et Reno sont repoussés. Custer également, mais a contrario des deux autres dirigeants, il est en plaine : les Indiens entoure les 217 hommes. S’ensuit un combat intense, éprouvant. Les Indiens tournent en rond autour des soldats, et à chaque tour, ils se rapprochent de plus en plus. Bientôt, les 217 hommes accompagnés de leur général Custer sont exterminés. En hommage à son courage au combat, Custer n’est pas scalpé.
Tandis que les guerriers partent s’attaquer aux généraux qui ont prit la fuite, les femmes et les enfants viennent fouiller les morts de Custer : argent, bijoux, vêtements, chapeaux.
Sully, qui était resté au village afin de ne pas prendre part au combat et ne pas être considéré comme traitre, se rend sur les lieux de la bataille à la recherche de survivants, autant du coté indien que du coté blanc. Soudain, Sully entend un coup de feu et ressent une douleur intense à la jambe.
Un soldat, derrière lui, en train de mourir, dans un dernier élan de « courage », a tiré une balle dans la jambe de Sully. Puis une deuxième, dans la cuisse.
Sully s’écroule.
Un guerrier Cheyenne, Franklin, intervient à ce moment et égorge le soldat en question. Il emmène Sully jusqu’au tipi d’un sorcier, rejoint ensuite par Nuage Dansant.
Malheureusement, les balles ne sont pas ressorties. Il est décidé que Nuage Dansant ramènera Sully auprès du Docteur Mike, tandis que les quelques 8 000 ou 10 000 Indiens se séparent en petits groupes et quittent le site de Little Big Horn, qui deviendra par ailleurs l’un des symboles les plus importants de la résistance indienne.
Deux semaines après, Nuage Dansant et son ami arrivent enfin et retrouve le Dr Mike en train d’étendre du linge.
- Oh mon dieu, que s’est-il passé ? Sully !! Sully !!!!
- Ne vous inquiétez pas, il dort.
Ils l’installent sur la table de la cuisine, Sully s’appuyant sur leurs épaules pour se déplacer.
- Je vais bien, Michaela, Nuage Dansant à stoppé l’hémorragie !
- Depuis combien de temps es-tu blessé ?
- Deux semaines.
- Deux semaines !
- J’ai été blessé par balle, mais ne craint rien, c’est terminé.
- Nuage Dansant, qu’avez-vous fait ?
- Et bien j’ai arrêté l’hémorragie, en lui faisant un pansement de boue séchée, de coton de roseau et en fixant les pansements avec un tendon de lapin.
- Les pansements ?
- Oui, ma chérie, j’ai aussi reçu une balle dans la cuisse.
- Très bien Nuage Dansant, vous avez fait ce qu’il fallait, et apparemment, tout va bien. Mais ça aurait pu être beaucoup plus grave, tu as une famille, mets-toi ça dans la tête !
- Michaela, je dois aussi vous le dire…
- Oui?
- Les balles ne sont pas ressorties.
- Nuage Dansant, je t’avais dit de ne pas lui en parler !
- Quand on a une femme médecin, on saisi cette chance, on ne lui cache pas la vérité mon ami.
- Laissez, Nuage Dansant, apparemment, Monsieur n’en fait qu’à sa guise depuis un moment.
Ils l’emmènent à la clinique et plus tard, Katie, du retour de l’école, les rejoints.
- Mme Morales nous a rendu nos… PAPA !!! Tu es rentré !
- Je t’aime ma chérie !
- Katie, tu vas nous laisser s’il te plait je vais devoir opérer ton père.
- Opérer ?! Maman ? Que se passe t-il ?
- Il se passe que papa a voulu jouer au héros !
- Michaela !
- Sully ! Tu auras ton mot à dire dans cette famille quand tu ne nous laisseras plus seule ici !
Michaela opère Sully durant une heure quarante cinq. Elle sort de la pièce pour avertir ses amis.
- Il est hors de danger…
Malheureusement, ce soulagement fut de courte durée. Le lendemain soir, une fois Sully rentré à la maison.
- Michaela, tu sembles si songeuse…
- Je suis désolée de t’avoir parlé sur ce ton, et ce devant ta fille et ton ami.
- Je te comprends, et je ne t’en ai pas voulu Michaela !
- Tu devrais ! Je n’aurais jamais du. Tu es mon époux et je te dois le respect.
- Ne t’en fais pas, je n’aurais pas du partir. Surtout que je n’ai rien fait là haut. Je t’aime tellement mon amour.
- Moi aussi, je t’aimerais toute ma vie.
- Tu es si solennelle… Tout va bien ?
- Oui ne t’inquiètes pas.
Au petit matin, Michaela, qui n’a pas dormie de la nuit, part en ville, retrouver Dorothy.
- Michaela, nous marchons depuis une heure. Qui y a-t-il ?
- J’ai menti à tout le monde.
- Que voulez-vous dire ?
- Sully…
- Oui ?
- L’opération s’est bien passée, j’ai pu extraire les balles. La plaie au niveau de la cuisse s’est parfaitement cicatrisée. Grâce à Nuage Dansant. Mais celle de sa jambe, il y a du y avoir de la terre ou des éléments extérieurs qui ont pu s’y glisser. Lorsque j’ai retirée la balle, j’ai pu constater que les tissus étaient noirs, desséchés.
- Qu’est ce que cela veux dire, Michaela ?
- On peut l’appeler « sèche », mais dans son cas précis, on utiliserait plutôt un autre terme, « gazeuse ».
- Je ne comprends pas…
- La jambe de Sully souffre de… de… de gangrène…
Deux semaines plus tard, au vu de la jambe de son époux, Michaela prends une grave décision.
- Sully… Je ne peux plus rien faire. Je vais devoir t’amputer…
- Jamais !
- Je suis désolée, il n’y a pas d’autres possibilités !
- Si, bien sûr ! je refuse ! Que pourrait-il y avoir de pire ?
- Et bien la maladie va se propager jusque dans la cuisse, et rien ni personne ne pourra arrêter sa propagation. Tu finiras par mourir en ayant agonisé pendant des mois ou des années.
- Je veux ma jambe !
- Si tu gardes ta jambe, tu souffriras tellement que tu ne pourras marcher. Chaque heure de chaque jour, tu ressentiras une douleur, même en restant au lit. La meilleure solution est l’amputation.
- Il en est hors de question ! Je suis un homme des bois, d’aventures, un homme qui aime travailler à l’extérieur. Il en est hors de question !
- Dans ce cas, tu ne vivras que quelques mois. Et quels mois ! Tu verras ta jambe noircie par la putréfaction. Sully, tu me connais, tu sais que si je te propose cette solution comme unique moyen de te guérir, c’est qu’il n’y a d’autre choix…
- Je me répète. Il est hors de question que tu touches à ma jambe.
Après le dîner, Katie retrouve son père.
- Papa, maman dit que tu es malade.
- Oui mon petit chat. Mais je vais guérir.
- Je ne crois pas. Maman est le meilleur médecin dans tout le Monde entier.
- Je sais ma chérie.
- Tu ne m’aimes peut-être pas assez ?
- Si, je t’aime. Pourquoi dis-tu cela ?
- Maman dit que c’est grave, je vous ai entendu parler. Et que tu pouvais mourir. Et si tu ne veux pas sauver ta vie, ça veux dire que tu ne nous aime pas suffisamment…
Lorsque Michaela arrive pour se mettre au lit, Sully lui apprends qu’il est d’accord : il subira l’opération... Cette même opération qui lui enlèvera sa jambe, et par la même occasion, sa façon de vivre.
Episode 15
Sully est finalement amputée. Six mois plus tard, la gangrène contamine également la cuisse. Michaela est obligée de la lui amputer aussi.
Sully peut encore marcher à l’aide de deux cannes commandées à Philadelphie, dans une clinique spécialisée. La plupart du temps, il reste au lit, couché. Il ne voit personne, reste cloitré. Son fauteuil roulant n’est jamais utilisé.
Michaela ne sait plus quoi faire. Seul son ami Nuage Dansant reste privilégié auprès de Sully. Même au lit, leurs ébats sont inexistants. Sully se sent diminué, incapable.
Au Noel 1877, Sully est entouré de toute sa famille. Colleen apprend à la tablée qu’elle est enceinte.
C’est au cours de cette soirée, soit plus d’un an et demi après sa blessure, que Sully laisse apparaitre un sourire. Et une légère émotion dans ses yeux.
L’homme est touché par la grossesse de Colleen et le fait qu’il deviendra bientôt grand-père. Et ce fut un déclic. En ce cours instant, il n’a pas pensé à lui, à sa blessure, mais à sa famille. Il se rend compte qu’il n’a cessé de penser qu’à cette gangrène, qui, au sens littéral, lui a rongé la jambe, mais plus grave encore, lui a, au sens figuré, rongé la vie. Et celle de ses proches.
Pour le plus grand plaisir de tous, Sully plaisante, raconte des histoires. Noel 1877 restera gravé dans l’esprit de tous comme étant le plus beau depuis longtemps.
Puis arrive le mois de février 1878.
A huit heures du matin, on toque à la porte. Le Dr Mike ouvre et se retrouve nez à nez avec des soldats.
Michaela : oui ?
L’un des soldats : Vous êtes madame Sully ?
Michaela : Oui… Que voulez vous à mon…
Sully arrive dans la salle, torse nu. Il vient de se lever.
Les soldats se ruent sur lui.
- Monsieur Byron Sully, vous êtes en état d’arrestation pour avoir participé à la bataille de Little Big Horn, et ce, du coté hostile. Vous êtes accusé de Haute-Trahison envers les Etats-Unis d'Amérique.
Mike et Dorothy se rendent aux bureaux des militaires arrivés depuis peu.
- Je demande des explications ! Je veux avoir des explications !
- Madame Sully va s’asseoir et respirer ! (Ordonne un général.)
- Ne me parlez pas sur ce ton, Monsieur !
- Général, madame !
- Pour moi, ce sera Monsieur. Un général fait preuve de plus de courtoisie.
- Trois hommes reconnaissent très clairement votre époux, Byron Sully, comme ayant participé aux événements de Little Big Horn.
- Et qui a bien pu le reconnaitre !?
Arrive un militaire élégamment coiffé.
- C’est moi, madame.
Mike se retourne.
- Oh, mon dieu !
- Michaela, qui est-ce ? (Interroge Dorothy.)
- Il s’appelle… Jesse…