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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 05.05.2011 à 20h38
Auteur : okapi
Statut : Terminée
« "Ardente plénitude" est la traduction d'une fanfiction de Pam Hunter intitulée "Heroes and fools". » okapi
Cette fanfic compte déjà 342 paragraphes
Elle remua et se colla contre lui.
"Ca va maintenant ?" chuchota-t-il.
Elle avala sa salive et hocha la tête.
"Je suis désolée," murmura-t-elle avec contrition.
"Hé, tout le monde fait des cauchemars de temps en temps... Tu veux m'en parler ?"
Elle inspira profondément et secoua la tête.
Il fronça les sourcils.
"Tu en es sûre ?" demanda-t-il. "Je sais écouter..."
"Je sais... Mais je préfèrerais ne pas le revivre à nouveau...."
"A nouveau ?" s'enquit-il.
"Tu as déjà fait ce rêve avant ?"
"Oui... Quand j'étais bien plus jeune," répondit-elle en se serrant davantage contre lui.
"Alors, qu'est-ce qui l'a fait réapparaître si tu ne l'avais pas fait depuis longtemps ?" demanda-t-il avec inquiétude.
Elle resta muette, sachant bien ce qui avait provoqué ce rêve, un rêve qu'elle avait si souvent fait l'année où elle avait obtenu son diplôme à l'université de médecine.
Si elle décidait de le dire à Sully, elle savait qu'il lui poserait des questions auxquelles elle ne voulait pas répondre.
"Cela n'a pas d'importance, Sully," dit-elle tout bas.
Elle le regarda soudain dans les yeux.
"Ce n'est pas un bon début à notre anniversaire de mariage; n'est-ce pas ..." Dit-elle en souriant avec embarras.
"Cela n'a pas d'importance du moment que tu vas bien !" Répondit Sully.
Il pencha la tête pour lui demander un baiser.
Lorsqu'elle s'exécuta, il lui dit sérieusement : "Joyeux anniversaire, Michaela..." et il la serra contre lui.
"Tu te sens encore un peu fatiguée ? Le soleil n'est pas encore levé."
"Et William ? Tu veux que je le remette dans son berceau ?" chuchota-t-elle.
Lorsqu'il répondit qu'il irait le recoucher plus tard, elle sourit de satisfaction.
"Joyeux anniversaire, Sully," dit-elle d'une voix fatiguée. "Je t'aime..." Elle baîlla et soupira tandis qu'elle se détendait et replongeait dans le sommeil.
Elle se réveilla environ une heure plus tard et la lumière emplissait leur chambre.
Elle était toujours serrée contre le corps de Sully et lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle vit son fils à quelques centimètres d'elle, il dormait profondément sur le torse de son père.
Sa respiration était profonde et de temps à autre, sa bouche faisait de petits mouvements de succion, indiquant qu'il allait bientôt se réveiller pour être nourri.
Elle sourit et lui caressa doucement sa petite main dont la paume était posée contre la peau de son père.
Elle se demanda un instant si Sully dormait, mais elle sut instinctivement qu'il ne se serait pas endormi avec un si précieux paquet sur lui.
Il approcha sa main si grande par rapport au corps de William et lui caressa gentiment le dos ; elle sut alors qu'elle avait eu raison.
Elle leva les yeux vers lui.
"Bonjour," dit-il tout bas.
"Bonjour," répondit-elle en se soulevant pour pouvoir l'embrasser.
"Joyeux anniversaire," dit-elle avec amour.
Il sourit.
"Je crois me rappeler que tu m'as déjà dit ça," la taquina-t-il.
Michaela ne se doutait pas qu'il était resté éveillé et qu'il s'était inquiété à propos de son cauchemar.
Il savait que quelque chose la tracassait depuis quelques temps et qu'elle se sentait peut-être blessée au point de ne pas vouloir lui en parler.
Peut-être qu'elle lui confierait des choses aujourd'hui, lorsqu'ils seraient rien que tous les deux.
"Cela ne compte pas," répondit-elle en retrouvant le moral lorsqu'elle réalisa qu'elle allait passer la journée entière avec son mari et son fils.
"Il faisait encore noir... et j'étais presque endormie."
"Donc, tu ne le pensais pas ?" grogna-t-il avec ironie.
"Bien sûr que si," rit-elle. "Mais je le pense encore plus ce matin..."
Lorsque le torse de Sully remua tandis qu'il riait, William gigota et ouvrit les yeux, ce qui voulait dire qu'il allait bientôt pousser un long cri perçant, et tous deux le savait.
"On dirait que quelqu'un a faim," dit Sully en donnant leur fils à Michaela. "Reste ici au chaud pour le nourrir... J'ai quelques petites choses à faire avant notre départ."
Il roula rapidement hors du lit et enfila son pantalon en daim et une chemise propre.
Avant de quitter la pièce, il ne put s'empêcher de se pencher pour embrasser sa femme et son fils.
"Je reviens dans un petit moment," dit-il avec des yeux brillants avant de sortir.
Sully stoppa le chariot devant une rive bordée d'arbres à travers lesquels on pouvait voir le soleil briller sur l'eau.
Wolf bondit à terre, avant même qu'ils soient bien à l'arrêt, et partit à toute vitesse à travers l'enchevêtrement d'arbres.
Sully se tourna vers Michaela.
"Nous devons marcher à partir d'ici, mais ce n'est pas loin," lui dit-il avec un petit sourire.
Il sauta du chariot et prit William dans les bras avant de l'aider à descendre.
"Tu portes ce petit bout et j'emporte nos affaires... Puis je reviendrai pour le berceau," dit-il en se dirigeant vers l'arrière du chariot où il prit un panier de pique-nique et une nouvelle grande couverture colorée, un cadeau d'anniversaire.
Chargé de ces deux choses et d'un sac contenant des affaires pour William, il ouvrit la voie à travers les arbres jusqu'à ce qu'ils arrivent au bord de l'eau.
C'était une petite clairière donnant sur une crique cachée du Midnight Lake ('Le Lac de Minuit'). Un sol doux et sablonneux laissait place à une eau cristalline où le soleil se reflétait avec magie.
A leur grand plaisir, le magnifique temps de printemps s'était maintenu aujourd'hui et l'air était clair, tranquille et même un peu chaud grâce au soleil.
Les sublimes vieux arbres entourant la clairière créaient des ombres immobiles sur l'eau et parfois, il était difficile de dire quand la terre finissait et où l'eau commençait.
La crique était si petite qu'elle était difficilement visible depuis n'importe quelle partie du lac, créant une intimité presque palpable.
Michaela en eut le souffle coupé.
"Oh, Sully," dit-elle. "C'est magnifique... Comment l'as-tu trouvée ?"
Il haussa les épaules.
"Je la connais depuis un petit moment," dit-il d'un air penaud, content de sa réaction.
"Et tu ne m'avais encore jamais emmenée ici," le réprimanda-t-elle d'un ton enfantin avec des yeux qui dévoraient l'incroyable paysage intouché devant elle.
"Je voulais que ce soit pour une occasion particulière," répondit-il en étendant la couverture au sol, la moitié à l'ombre et la moitié à la chaleur du soleil.
"Je ne peux pas tout te montrer d'un coup..."
Elle rit et se tourna vers lui.
"Nous sommes mariés depuis quatre ans !" s'exclama-t-elle. "Et nous sommes... euh... ensemble... depuis bien plus longtemps..."
Il s'avança vers elle et la prit dans les bras, avec William bien serré entre eux deux.
"Si je t'avais tout montré et tout dit, qu'est-ce qu'on ferait ces cinquantes prochaines années ?" la taquina-t-il.
Elle baissa le regard face à son visage si charmeur.
"Je suis contente qu'il y ait encore de petits jardins secrets entre nous," murmura-t-elle.
Elle leva doucement les yeux, presque avec timidité. "J'aime apprendre à te connaître de plus en plus chaque jour."
Il se pencha et l'embrassa.
"C'est la même chose pour moi," répondit-il avant qu'une ombre ne passe sur son visage puis, il suggéra : "Et si tu t'installais pendant que je vais chercher le berceau ?"
Michaela le regarda disparaître parmi les arbres.
Elle n'avait pas manqué son regard un peu troublé.
Elle était consciente qu'il s'inquiétait pour elle.
Et pour être honnête, elle s'inquiétait également pour elle-même.
Elle n'avait pas eu de nouvelles hier quant à la réaction d'Adrian au sujet des roses.
A chaque fois qu'on avait frappé à la porte de la clinique, elle avait sursauté, s'attendant à ce que ce soit lui, et pourtant, il n'était pas apparu.
Néanmoins, elle s'était sentie plutôt mal à l'aise lorsqu'elle et Sully étaient retournés à la clinique après avoir déjeuné chez Grace's pour récupérer son manteau et son sac.
Un petit picotement dans sa nuque lui avait fait tourner la tête vers le porche du saloon, là où il s'était souvent tenu pour la regarder, les yeux plissés et avec une expression indéchiffrable.
Elle frissonna.
Elle pensait qu'elle aurait surmonté la peur de cet homme il y avait des années.
Avec le temps qui passe, les souvenirs deviennent plus flous, les rêves disparaissent et il ne reste que la mémoire d'une jeune femme inexpérimentée et effrayée.
Cela lui faisait peur de réaliser qu'il pouvait avoir le même effet sur elle après toutes ces années, alors que sa vie et ses expériences l'avaient radicalement changée.
Elle jeta un coup d'oeil autour d'elle.
Cependant, ici, avec Sully, les peurs n'étaient plus aussi fortes et les souvenirs étaient moins réels.
C'était ce qui importait et pas ce que faisait un étrange homme venu de son passé.
Elle refusait même de le considérer comme quelqu'un faisant partie de son présent.
Lorsqu'elle entendit des crissements de pas derrière elle, elle renvoya Adrian hors de son esprit.
Il n'était pas important et n'avait même pas de conséquence dans ce qu'elle était en train de vivre.
Sully posa le berceau près d'eux, à l'ombre, et prit William dans ses bras.
"On va le laisser dormir, non ?" dit-il doucement.
Il se pencha pour coucher le bébé, l'entourant d'une couverture, et s'assit par terre à côté d'elle.
"Alors, c'est comment ?" demanda-t-il.
Elle sourit. "C'est magnifique, Sully," dit-elle avec délice. "J'ai l'impression que nous sommes les seuls êtres au monde."
Il rit et se leva soudain. "Tu es prête alors ?" demanda-t-il, content qu'elle lui ait fait cette parfaite introduction.
Michaela le regarda d'un air interrogateur. "Prête ?" demanda-t-elle.
"Oui... Pour notre baignade," annonça-t-il en commençant déjà à soulever le bas de sa chemise de son pantalon.
"Baignade !" s'exclama-t-elle. "Sully, l'eau va être glaciale !"
"Un peu fraîche au début," concéda-t-il. "Mais après, nous nous réchaufferons."
Elle l'observa avec incrédulité, mais elle savait très bien ce qu'il entendait par 'se réchauffer'.
"Oh oui, nous nous réchaufferons ?" dit-elle tout bas.
"Oui... Tu viens ?"
Il passa la chemise par-dessus sa tête et s'accroupit sur la couverture à côté d'elle.
"Et William ?" demanda-t-elle. "Nous ne pouvons pas le laisser seul."
"Wolf le surveillera... Pourquoi crois-tu que je l'ai emmené avec nous ?" répondit doucement Sully.
Il appela l'animal qui était couché et lui ordonna de s'asseoir près du berceau.
Puis, il lui prit la main. "Alors, tu viens ?"
Elle avala sa salive. "Je... Je... Je n'ai pas emporté mon costume de bain."
Sully rit de bon coeur. "Moi non plus... Nous n'en avons pas besoin," expliqua-t-il.
"Il ne faut pas mouiller nos vêtements ou nous attraperons froid."
"Ce n'était pas mon intention," répondit-il. "Alors, tu viens ?" répéta-t-il encore.
Elle lui prit la main avec hésitation.
"Et si quelqu'un venait par ici ?" protesta-t-elle tandis qu'il l'aidait à se mettre debout.
"Autant que je le sache, personne ne vient ici... Je pense que nous serons très seuls..." Il la prit dans les bras et commença à lui défaire son chemisier.
Elle sourit avec ironie et se recula un peu pour finir ce qu'il avait commencé.
Elle enleva son chemisier couleur canelle et sa jupe verte puis retira ses chaussettes et ses bottes.
Lorsqu'elle leva les yeux, il se tenait entièrement nu devant elle dans toute sa splendeur et elle en eut le souffle coupé.
Il tendit à nouveau la main vers elle et elle la saisit afin qu'il puisse l'attirer vers lui.
"Tu es prête ?" demanda-t-il tout bas avec un sourire en coin.
"Oui," répondit-elle avec un hochement de tête et en passant inconsciemment la main sur son torse musclé.
Il passa les mains sous son caraco et commença à le soulever.
"Je ne crois pas que tu aies besoin de ça," lui murmura-t-il à l'oreille en passant le léger vêtement par-dessus sa tête.
Puis, il passa doucement la main sous sa culotte bouffante.
"Ni ça," ajouta-t-il en la baissant doucement jusqu'à ses pieds, ce qui fit qu'elle finit par être tout aussi nue que lui.
"C'est mieux," se vanta-t-il. "Bien mieux."
Elle rougit en un quart de seconde.
"Je... Je..." bégaya-t-elle se sentant le besoin de se couvrir avec les mains.
"C'est moi, Michaela, juste moi..." dit-il doucement en l'attirant contre lui, avec la chaleur de leurs corps en contact.
"Il n'y a personne d'autre autour... Et j'aime te voir comme ça... Tu es toujours la plus belle femme que j'ai jamais vue."
Il vit grâce à ses yeux que ses sens s'étaient éveillés par ses légères caresses et son air charmeur.
Il sourit.
"J'ai toujours voulu te voir nager nue..."
Il descendit les mains jusqu'à la peau douce de ses fesses.
"C'est juste que je ne savais pas comment tu réagirais..."
Il la serra contre lui.
"Alors, qu'est-ce que tu ressens ?" lui chuchota-t-il à l'oreille.
Elle se mordit la lèvre et rougit encore davantage.
"C'est génial," répondit-elle d'une voix presque inaudible et avec un regard de braise.
Il éclata à nouveau de rire.
"Bien," dit-il en commençant à l'entraîner vers l'eau. "Très bien..."
"Brrr... je suis gelée !" s'exclama Michaela en sortant de l'eau avant de se précipiter vers la couverture où elle savait que Sully s'était assuré de mettre quelques serviettes pour se sécher.
Il était juste derrière elle, avec un grand sourire.
Cela ne lui avait pas pris longtemps pour parvenir à se détendre complètement dans l'eau.
Le côté isolé de cet endroit ainsi que les joyeux bonds de Sully l'avaient finalement mis au défi et elle avait vite voulu faire des courses dans l'eau en le coulant à l'arrivée lorsqu'il gagnait.
Mais elle avait eu raison : l'eau était froide, très froide.
Alors qu'elle prenait la première des serviettes, il la lui prit des mains.
"Là, laisse-moi faire," offrit-il en lui frottant vigoureusement la peau, essayant de faire disparaître sa chair de poule.
Lorsqu'il s'arrêta, elle prit une autre serviette et fit la même chose.
Toute humidité fut vite ôtée de leur peau et Sully la fit tourner pour pouvoir lui sécher ses longs cheveux.
Elle se tenait devant lui, n'était plus embarrassée par sa nudité et il ne put s'empêcher de sourire.
Il adorait lorsqu'elle succombait à ses stratagèmes, lorsqu'elle se détendait et arrêtait de se préoccuper de ce que les autres pourraient penser.
Il fronça les sourcils lorsqu'elle frissonna soudain.
"Tu as encore froid ?" demanda-t-il avec inquiétude.
Elle se retourna face à lui et hocha la tête, le corps tendu.
"Je... Je pense que ça m'a glacée jusqu'aux os," répondit-elle avec un faible sourire avant que ses dents ne commencent à claquer.
Il rit avec ironie.
"L'eau était froide, c'est sûr... Viens là... et allonge-toi," lui dit-il en l'emmenant vers la couverture qu'il avait déplacée à l'endroit le plus ensoleillé possible.
Elle s'assit à côté de lui et il la poussa gentiment en arrière.
Il commença à lui caresser sa peau froide, comme un massage, en partant de son cou, en passant par ses seins, son ventre et en s'arrêtant à ses cuisses.
Il pouvait ressentir le froid qui s'était infiltré dans sa chair à cause de l'eau glaciale.
"Il faut te réchauffer," dit-il avec une respiration plus rapide.
Il se pencha doucement vers elle et vint s'allonger sur elle.
Il y eut un silence pendant un long moment tandis qu'il pesait de tout son poids sur elle, avec la volonté que la chaleur de son corps réchauffe le sien.
Après quelques minutes, les bras de Michaela vinrent l'entourer et elle lui embrassa l'épaule.
"Est-ce que ça va ?" demanda-t-il tout bas en soulevant la tête avant de lui écarter quelques mèches de cheveux humides.
"Tu te réchauffes ?"
Elle le regarda dans ses yeux plein d'amour, avala sa salive et hocha la tête.
Il approcha doucement son visage du sien, tout en gardant son regard plongé dans ses yeux.
Elle gémit à peine et leva finalement la main derrière la nuque de Sully pour l'embrasser sur la bouche.
Ce baiser, alimenté par leurs jeux amoureux de la journée, s'intensifia et explosa avec ardeur.
Leurs lèvres et leurs langues se mélangèrent avec urgence et passion et leurs mains commencèrent à parcourir leurs peaux nues et sensibles.
Leur respiration s'accéléra, devint même irrégulière et leur sang commença à battre dans leurs veines.
Lorsqu'ils se séparèrent, Michaela gémit et, avec une pointe d'humour, murmura : "Maintenant j'ai chaud," dit-elle avant de l'attirer encore contre elle.
Eveillé par la montée de cette fièvre, Sully grogna de plaisir et commença à l'embrasser partout sur le visage, dans le cou et sur les seins.
Il sentit son corps s'ouvrir subtilement sous lui, implorant une culmination de leur désir.
Il revint embrasser ses lèvres et il se déplaça légèrement pour que leurs deux corps se rejoignent enfin.
Elle haletait sous son corps et le pressait à accélérer le mouvement qui lui donnait tant de plaisir.
Elle s'agrippa à lui lorsque leur union enivrante atteignit son paroxysme dans une explosion vivifiante de leur désir enfin satisfait.
Pendant quelques minutes, il resta allongé sur elle et son corps tremblait tout autant que le sien.
Il avait du mal à respirer et s'inquiétait du fait que Michaela ait à supporter son poids.
Il se souleva légèrement, mais elle le retint contre elle.
"Pas encore," chuchota-t-elle.
Elle observa son visage rougi et lui caressa les pommettes avec ses pouces pour enlever la transpiration qui perlait sur sa peau.
"Comment se fait-il que ce soit toujours meilleur ?" demanda-t-elle doucement.
Il lui sourit. "Je ne sais pas," dit-il en haletant. "Mais je suis très content que ce soit le cas..." Il baissa la tête et l'embrassa à nouveau.
Elle fit courir ses mains sur ses épaules et dans son dos.
"Les gens m'ont dit que ce sentiment allait s'évaporer avec le temps... que... que l'excitation diminuerait. Mais ce n'est pas le cas..." songea-t-elle.
"Myra m'avait dit que ça deviendrait comme le fait de se brosser les dents, une sorte de routine..."
Sully sourit et lui embrassa le front en goûtant la saveur salée de se transpiration.
"Je ne crois pas que ça deviendra comme ça un jour, Michaela..." dit-il, "comme tu l'as dit... on découvre quelque chose de nouveau l'un sur l'autre chaque jour, et c'est excitant..."
Il lui caressa le front humide avec la paume de sa main et lui repoussa les cheveux.
"Chaque jour, je t'aime davantage.... et à chaque fois que nous sommes ensemble, je t'en donne la preuve... Parfois, je peine à me contrôler quand je suis avec toi..."
Il baissa la tête et l'embrassa avec fougue.
Lorsqu'ils se séparèrent, elle répondit, le souffle court : "C'est la même chose pour moi... Parfois, j'ai besoin de toi, je te veux si fort..."
Elle baissa le regard avec embarras, mais lui caressa le corps, trop réservée pour mettre des mots sur ce qu'elle pensait.
Enfin, il lui chuchota à l'oreille : "Joyeux anniversaire, mon amour..."
Elle le serra contre elle et lui répéta : "Joyeux anniversaire, mon très, très cher amour..."
Il leva la tête et, à nouveau, leurs regards se perdirent l'un dans l'autre.
Plus aucun mot n'était nécessaire car, pour eux, ce qu'ils pensaient et voulaient, ils pouvaient le lire sur leurs visages ; alors, ils restèrent blottis l'un contre l'autre sur la couverture sous le doux temps du printemps, tout près du Midnight Lake, si intime.
Chapitre 25 :
"Alors, mademoiselle Katie... Qu'est-ce qu'on fait ? Le gâteau ou les cadeaux en premier ?" demanda Grace indulgente à sa filleule, en soulevant le plateau désormais vide au centre de la longue table.
"Cadeaux," s'écria la petite fille pour le plus grand bonheur de sa famille et des amis rassemblés autour d'elle à une grande table au Grace's Café pour son déjeuner d'anniversaire.
Elle commença à sautiller d'excitation ce qui déclencha des gloussements et des petits rires chez tout le monde.
Grace s'avança en vitesse et posa devant Katie un paquet aux formes étranges.
"Alors... C'est de la part de Robert E, Michael et moi... ça devrait bien aller avec cette nouvelle robe toute jolie que tu portes... Joyeux anniversaire mon petit ange..."
La petite fille écarquilla les yeux et elle déchira rapidement le papier cadeau marron pour découvrir un nouveau chapeau en paille, décoré d'un ruban rose et d'une gerbe de fleurs de printemps.
Elle le leva immédiatement et le posa sur ses cheveux blonds comme le miel avant de s'asseoir bien droite et avec fierté pour que tout le monde puisse la contempler.
Durant les quelques minutes qui suivirent, elle amusa toute la petite compagnie en ouvrant cadeau après cadeau : une poupée de chiffon de la part de Colleen et Andrew, des crayons et une planche pour écrire de Matthew et Kathleen, une grande poupée de la part de sa grand-mère à Boston, une toupie colorée de Brian, des bonbons de Loren... Elle fut bientôt entourée de papier cadeau et de rubans et sa maman peinait à trouver de la place pour chaque cadeau.
En réalité, Michaela se sentait un peu submergée.
L'amour que l'on portait à leur enfant, qui venait d'avoir trois ans, ne lui réchauffait pas seulement le coeur, il la rendait humble.
Lors d'occasions comme celle-ci, elle réalisait à quel point elle appartenait à Colorado Springs et qu'il n'y avait aucun autre endroit où elle aurait préféré être.
Sa rêverie fut interrompue par le son soudain et discordant d'une nouvelle flûte qu'avait offert Nuage-Dansant à Katie.
Tout le monde rit et Brian promit de lui apprendre à en jouer, en espérant qu'elle s'arrête de souffler dans l'instrument et d'assourdir tout le monde.
Michaela s'avança et saisit la flûte juste au moment où les lèvres de Katie allaient à nouveau toucher le bec.
"Je crois que tu vas d'abord devoir t'entraîner à la maison, mon coeur... avant de donner des concerts," rit-elle en rangeant la flûte avec les autres cadeaux.
Tout le monde rit à nouveau autour de la table ce qui fit disparaître le froncement de sourcils de Katie après qu'on lui ait retiré son jouet.
Puis, Dorothy lui tendit un paquet qu'elle ouvrit en vitesse.
Il contenait une ombrelle miniature, rose également.
Bien sûr, elle l'ouvrit et Sully la tint gentiment au-dessus de sa tête, coiffée du chapeau de paille.
Grace, voyant que la distribution de cadeaux touchait à sa fin, se redressa et dit d'une voix forte : "Je crois qu'il est l'heure d'apporter le gâteau d'anniversaire, qu'est-ce que tu en penses, Katie ?"
"Oui !" cria la petite fille en tapant des mains.
Elle était apparemment aux anges.
"Je vais vous aider, Grace," offrit Colleen en suivant la propriétaire du restaurant.
Tandis que Michaela essayait d'enlever tous les papiers cadeaux, Andrew s'avança et posa devant Katie un paquet carré relativement gros.
Il se pencha et lui dit avec un sourire : "Quand Mr Tilson, l'homme du Château, a appris que c'était ton anniversaire, Katie, il a pensé que ce serait bien de te faire un cadeau, comme il est un vieil ami à ta maman... Il m'a demandé de m'assurer que tu l'aurais bien."
Il rapprocha le paquet d'elle et la petite fille écarquilla à nouveau les yeux de joie.
En entendant le nom d'Adrian, Michaela se retourna et regarda avec horreur le paquet posé devant sa fille.
Ne pensant pas aux conséquences de son geste, elle déplaça rapidement le paquet vers elle et offrit avec un sourire forcé : "Je vais l'ouvrir pour toi, Katie... Il... Il est lourd... et le ruban a un noeud..."
Sully fronça les sourcils de consternation devant l'étrange attitude de Michaela, surtout lorsqu'il vit que ses mains tremblaient alors qu'elle tentait de défaire le noeud rouge.
Dorothy aussi observa Michaela avec étonnement.
Comment cela se faisait-il qu'à chaque fois que le nom de cet homme était prononcé Michaela perde ses moyens ?
Elle remarqua également la nervosité de son amie.
"Tu veux que je le fasse ?" demanda doucement Sully en s'approchant derrière elle.
"Euh... Non, ça va, je vais le faire," répondit-elle en libérant finalement le ruban avant de reposer le paquet à un bout de la table.
Katie était désormais debout sur son siège et elle regarda le paquet s'ouvrir avec excitation.
C'était une grande boîte carrée, sculptée, décorée et peinte avec une lettre de l'alphabet sur chaque côté.
Chaque coin était délimité par une superbe bande de cuivre et il y avait un gros fermoir en cuivre sur un des côtés.
"Ouv'e-le maman !" la pressa Katie, le visage illuminé. "Ouv'e-le !"
Michaela inspira profondément et défit le fermoir avec précaution, prête à cacher le contenu de la boîte à toute vitesse, si cela était nécessaire.
Lorsque le fermoir s'ouvrit, le couvercle sauta de ses mains tremblantes et s'ouvrit en grand.
Elle sursauta et palit sous le choc de ce qui venait de se produire avant de s'affaler dans le siège en bois derrière elle.
Tous les autres autour d'elle, dont les yeux étaient fixés sur la mystérieuse boîte, rirent, applaudirent et Katie s'écria de joie : "Refais-le maman !"
Par contre, ceux qui observaient Michaela étaient décontenancés par son comportement et son teint devenu très pâle.
Hors de la boîte dansait un diable à ressort qui portait des vêtements aux couleurs criardes et il sautillait désormais sans but au bout de son ressort, attendant d'être caché à nouveau dans les confins de sa maison sculptée, attendant de surprendre un autre visiteur peu attentif.
Sully se pencha soudain en avant, prit la boîte et la déposa devant Katie.
"Tu aimerais peut-être le faire toi-même, Katie," dit-il, en pensant à Michaela dont les couleurs n'étaient pas revenues.
Pendant les quelques minutes qui suivirent, Katie amusa toute la compagnie avec ses cris de joie chaque fois que la boîte s'ouvrait et que le diable bondissait vers elle.
Pendant ce temps, Sully se tint derrière Michaela, les mains posées sur ses épaules, pour la réconforter.
Il était convaincu que sa soudaine langueur et son teint blafard n'étaient pas uniquement dûs à la surprise du diable à ressort, et il se promit secrètement de découvrir la vérité.
Dorothy gardait elle aussi un oeil sur son amie.
Durant ces dernières semaines, elle avait délaissé l'histoire avec Mr Tilson et la réaction étrange de Michaela envers cet homme, mais il était peut-être temps d'en apprendre davantage.
Elle n'avait jamais vu Michaela aussi intimidée par quelqu'un et pourtant, c'est vraiment l'impression qu'elle donnait.
Si son amie avait des problèmes, il fallait que quelqu'un lui en parle et voie s'il pouvait l'aider.
C'était le problème avec Michaela, elle avait tendance à garder les choses pour elle.
C'était une bonne chose d'être indépendante, mais cela ne voulait pas dire qu'un ami ou qu'un membre de la famille, pensa-t-elle en regardant Sully, ne pouvait pas aider lorsque le besoin se présentait.
A son tour, Dorothy eut également le sentiment d'avoir un regard posé sur elle.
Souvent durant la fête, elle avait surpris Loren qui la regardait avec doute.
Dans le passé, elle aurait su pourquoi ses yeux la fixait. Il lui avait avoué son amour à plusieurs reprises. Cependant, dès que Marjorie Quinn était entrée dans sa vie, elle avait compris que les attentions de Loren avaient changé de personne.
Pour dire la vérité, elle avait été soulagée.
Elle aimait cet homme, mais plus comme un frère, et lorsque Marjorie était morte, elle avait été là pour le réconforter du mieux qu'elle avait pu.
Elle était sûre qu'ils avaient tous les deux reconnu que leur relation ne pouvait aller plus loin.
Nuage-Dansant se pencha en avant pour aider Katie et posa une main sur son bras ; Dorothy rougit et dût se retenir de poser la main sur la sienne.
Elle avait vraiment pensé qu'elle ne rencontrerait plus jamais l'amour, et pourtant, Nuage-Dansant faisait chanter son coeur.
Elle surprit à nouveau Loren qui la regardait.
Est-ce qu'il la suspectait ?
Non, c'était ridicule.
Elle et Nuage-Dansant n'avaient rien fait de malencontreux, rien qui puisse donner une chance à qui que ce soit de se poser des questions sur leur relation.
Loren lui souriait maintenant et il lui fit un hochement de tête presque imperceptible.
Qu'essayait-il de lui dire ?
Qu'il était au courant de sa relation, ou même de son mariage, avec Nuage-Dansant ?
Qu'il le comprenait et qu'il l'acceptait ?
Elle secoua la tête avec regrets, rejetant ses idées comme des désirs secrets, et retourna son attention sur les Sully.
Petit à petit, alors que tout le monde chantait "Joyeux Anniversaire," aidait Katie à souffler ses bougies, savourait le meilleur gâteau au chocolat de Grace avant de finalement repartir vers leurs maisons ou leurs travaux respectifs, Michaela retrouva un peu de joie.