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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 31.07.2011 à 21h12
Auteur : Flash
Statut : Terminée
« Sully amnésique écrit son journal intime » Flash
Cette fanfic compte déjà 85 paragraphes
Cela avait été tellement rapide que je ne savais dire si c’était vraiment des souvenirs et si c’était mon imagination qui me jouait des tours.
Mais, d’autres images s’imposèrent tout aussi brutalement. J’ai vu tous les moments avec elle depuis mon réveil…tous les moments où elle aurait pu me dire la vérité mais ne l’a pas fait…
Elle avait une chance de me le dire quand elle m’a raconté les changements dans la vie des habitants, quand elle m’a dit ce qui été arrivé aux Cheyenne, quand je lui ai demandé si elle avait déjà été amoureuse. Bon sang, elle avait eu tant d’opportunités depuis que j’ai ouvert les yeux ce jour-là, elle les avait toutes gâchées !
Et moi, alors ? La vérité était juste devant moi et j’ai été trop aveugle…trop stupide.. pour la voir.
Elle me regardait attentivement:
“Vous vous êtes souvenu de quelque chose, n’est-ce pas ?” Elle demanda.
Je la regardai, tellement confiante, tellement supérieure, tellement sûre d’elle-même… savant tout sur moi… sur nous…et m’avoir gardé dans le noir, manipulant chacune de mes réactions comme un vulgaire pantin dont elle tiendrait les fils.
« Non » répondis-je froidement. Encore une fois, on aurait dit que je l’avais giflée. Je suppose que d’une certaine manière, je l’avais fait et tant mieux.
La partie de moi haineuse, la partie qui se sentait profondément trahie, prit une grande et cruelle satisfaction de la blesser.
Même si le reste de mon être était inondé de honte de l’avoir délibérément blessée. Mais pour le moment, je ne pouvais contrôler ma colère. En vérité, je ne voulais pas la contrôler !
« Je suis parfaitement stupide » dis-je avec un sourire mauvais. Je regardai de nouveau le télégramme. « Avec tout mon amour, * S* » ! » Je lis à voix haute, ma voix remplie de sarcasm.
« S » je répétai. « C’était juste sous mon nez et je ne l’ai pas vu ! »
Je la regardai. Elle était comme une statue: blanche et immobile mais la vue de sa vulnérabilité ne m’arrêta pas :
« Vous avez dû bien rire derrière mon dos ! Vous et tous les habitants cette ville ! Pauvre, pathétique Sully, trop bête pour ne pas réaliser que cette femme médecin qui le soigne est la femme qui l’aime. … Non… la femme qui lui a *menti* !!!.» j’ajoutai brutalement.
Au moment où ces mots sortaient de ma bouche, une partie de moi voulaient les retirer. Mais je ne pouvais pas. A la place, je détournai mon regard du sien rempli de douleur. La douleur que je lui infligeais.
Même si je l’ai blessée, elle continuait à avoir la force de me regarder en face :
« Je vous en prie, ne dites pas cela de vous. C’est faux, je vous le jure, Sully, ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Elle implora doucement.
Sa main s’approcha de main mais je reculai :
« Je pense que c’est moi qui ne veux plus vous parler désormais ! » Je dis, en passant près d’elle comme je me dirigeai vers la porte.
Elle semblait presque s’écrouler comme les pétales d’une fleur mourante. La culpabilité me transperça le cœur comme une aiguille mais je l’ignorai. Délibérément, je jetai le télégramme par terre. Puis, je partis, la laissant là, debout, désespérée, seule.
Une fois sur le porche, je me demandai ce que j’allais faire, je me demandai ce que je ressentais. Un tourbillon d’émotions me prenait : le choc de la vérité, la colère qu’elle ait gardé un secret comme celui-là si longtemps, la honte de ma propre stupidité pour ne pas avoir compris plus tôt…et de l’amour.
Malgré ce qu’elle avait fait, malgré sa trahison, je sentais encore une puissante attraction pour elle. Mes sentiments étaient même plus forts qu’avant puisque maintenant, je savais d’où ils venaient.
Mais ce mensonge. Je ne pouvais le pardonner. En réfléchissant, à chaque fois que je lui demandais quelque chose sur mon passé, me répondre lui prenait toujours une éternité. Je me demandais si même maitenant, il y avait toujours des choses que j’ignorais. Je suppose qu’elle me l’aurait dit lors de notre confrontation…si je lui avais laissée une chance…mais non parce qu’elle aurait voulu me répondre… mais parce que je l’aurais forcée !
La question qui me torturait l’esprit était : « mais pourquoi ? pourquoi as-t-elle caché la vérité sur nous ? De quoi avait-elle peur ? Si elle m’aimait comme elle le prétendait, il me semble qu’elle aurait voulu que je sache que nous avions des sentiments l’un pour l’autre ! Au lieu de ça, elle a apparemment tout fait pour m’empêcher de découvrir la vérité ! Quel genre d’amour était-ce ?
Une pensée me vînt soudainement. Peut-être avais-je fait quelque chose qui l’avait blessée ou l’avait mise en colère avant mon accident, et qu’elle essayait de me le faire payer. Pourtant, ça sonnait tellement faux, j’ai donc chassé cette pensée désagréable.
Elle disait m’aimer, mais elle m’a caché la plus importante partie de ma vie oubliée… notre vie ensemble…un secret…. Quelle que soit la manière dont je tournais le problème, rien n’avait de sens. J’avais l’impression d’être un chien courant après sa queue.
Je m’enfuyais pour échapper à ces pensées. Je n’avais pas de but, pas de destination. Je voulais juste courir, aussi vite que je pouvais.
Mon sang chauffait, mon cœur s’emballait, il fallait que je m’arrête, Dr Mike avait raison, j’étais fragilisé par cette pneumonie. Je m’effondrais au sol, les poumons brûlants, mon sang me montant à tête, mon cœur galopant.
Après quelques minutes, tout revînt à la normale et je pouvais enfin profiter du réconfort apporté par la Nature même si les bras d’une femme sont encore plus réconfortants. Pour effacer ces pensées à propos de femmes, de cette femme en particulier, je me remis en marche.
Puis, soudainement, une sensation familière me vînt. Je m’arrêtai et regardai les environs essayant de me souvenir si cette terre avait une importance particulière pour moi. C’était une vue magnifique : la vallée bordée de montagnes au loin. J’avais l’impression d’être *chez moi*.
J’avançai curieusement et au croisement du chemin, je pris instinctivement à gauche. Après un moment, une maison et une grange apparurent. J’atteignais enfin la source de ma mystérieuse attirance.
La maison était construite depuis très peu de temps. Ce que je remarquai immédiatement, c’était la magnifique fenêtre qui donnait à la maison un charme très particulier et l’embellisait. Elle avait dû coûter une fortune à son propriétaire !
D’ailleurs, où était-il ? La propriété semblait déserte: pas de cheval dans le paddock, pas de vache dans le champ, pas de poules qui picoraient, pas de fumée s’échappant des cheminées. Il y avait la place pour un jardin mais pour l’instant il n’y avait rien. Pourquoi la négligeait-il ? Peut-être n’avait-il plus assez d’argent pour la finir. Ou bien peut-être l’avait-il construite dans le but de la vendre. Ou bien peut-être les propriétaires n’étaient pas prêts à emménager de suite.
Je montai les marches, et ma main toucha le verre de la magnifique fenêtre. Quelqu’un avait mis tout son cœur pour la création de cette maison. Pendant un moment, j’enviai la famille qui allait habiter une maison si accueillante et si belle.
Bien que je sache qu’elle était vide, je frappai à la porte, n’obtenant évidemment pas de réponse, j’entrai. J’étais trop curieux.
Une forte sensation de déjà-vu me traversa. Avant de l’avoir vue, je savais d’avance comment elle était. Comment était-ce possible ?
La seule explication : je suis déjà venu ici, *avant*. Tout m’était familier. J’en connaissais étrangement les moindres détails.
Je visitai la pièce dénuée de meubles et quelque chose attira mon attention sur la cheminée.
Je me figeai alors que je le reconnaissais : un arrangement délicat de plumes blanches que Nuage Dansant et Oiseau Blanc conservaient dans leur teepee. Mon cœur s’emballa. Qu’est-ce qu’il faisait là ?Plus important, qu’est-ce que cela signifiait ?
Ma chair de poule était revenue. Presqu’à apeuré, je m’engageai vers l’escalier qui me mena à quatre portes ouvertes.
Je ne savais pas pourquoi, mais j’entrai dans celle du fond à droite. Je m’arrêtai brusquement, mon sang se glaça et toute force quitta mes jambes lorsque je vis ce que la pièce contenait.
En équilibre sur le mur : une tête de lit, en bois, travaillée à la main, représentant un motif : des plumes entrelacées. Comme quelqu’un reconnaissant son écriture, je sus que c’était moi qui avait fait ce lit et donc bâti la maison. Cette vérité était bouleversante !
Penser de manière cohérente était devenu difficile. Beaucoup de choses prenait du sens maintenant : la force qui m’a amenée ici, le sentiment persuasif de l’inconnue,…
Ca ne me surprenait pas que j’ai bâti cette maison. Comme je l’ai dit à Michaela, je me débrouillais bien en menuiserie. J’en faisais dans le temps afin d’arrondir mes fins de mois. Après tout, j’avais aussi construit une maison pour Abagail, où Michaela et les enfants vivaient.
La question était *pourquoi* j’avais construit cette maison. Pour qui ? Qui allait vivre dedans ? Peu-être avais-je un contrat avec quelqu’un odnt je ne me souvenais pas. Mais j’avais déjà un travail, j’étais agent indien, ou alors rendais-je service ? Je n’en sais rien. De plus, toutes ces hypothèses ne prenaient pas en compte la présence du talisman et encore la signification symbolique du motif gravé dans le bois du lit. Je ne pouvais imaginer quelqu’un en ville me demander de faire un lit et d’y ajouter ce dessin et encore moins d’en comprendre le sens !
Est-ce que Nuage Dansant me l’avait donné. C’était possible. Peut-être était-il un douloureux souvenir de Oiseau Blanc et qu’il me l’avait donné sachant que j’en prendrais grand soin. Cela n’expliquait pas sa présence, ici, plutôt que dans un de mes abris dans les bois.
Je ne pouvais pas l’avoir oublier là ! Ca n’avait aucun sens. A moins que…
Etait-ce possible…que j’ai bâti cette maison pour moi ? Non, certainement pas. J’avais pas besoin d’une large et coquette maison. Peut-être aurai-je pu avant de rencontrer les Cheyenne, mais plus maintenant. Ma vie avec eux m’avait appris à aimer à vivre dehors dans une maison sans murs, le ciel en guise de toit.
De plus, elle était bien trop grande. Pourquoi aurai-je besoin de quatre chambres, une grande étable où on pouvait loger au moins une vache laitière, son veau, trois ou quatre chevaux ?
Et il y avait autre chose. Ce lit était grand, assez grand pour que deux personnes dorment dedans. Un homme et une femme qui étaient….
Mon front était trempé de sueur, mes mains étaient moites. Un lit pour deux, une grande maison pouvant loger une famille entière… peut-être une famille avec trois enfants…
Je fus tiré de mes pensées par le bruit de sabots annonçant un cheval au galop. Je ne pouvais pas encore voir le cavalier. Ce cheval… je le connaissais ! C’était cette jument cinglée et têtue à laquelle Oiseau Blanc s’était attachée. Je ne savais pas qu’elle était montable maintenant.
Petite, baie, les membres blancs, la tête partiellement blanche, elle s’appelait « Flash in the sky » bien que tous les hommes Cheyenne préféraient la surnommer : « Crazy lady » ce qui signifiait « la dame folle ».
Puis, je pus distinguer le cavalier… ou plutôt la cavalière. C’était sa jument maintenant. Eh bien , elles s’accordaient bien toutes les deux ! Un fort caractère bien trempé !
Elle descendit et l’attacha. J’entendis la porte s’ouvrir, je descendis tout doucement les marches et celle du milieu craqua.
Elle se retourna vers moi, parfaitement surprise, alors que je la saluais :
« Tiens, Michaela ! »
Elle était choquée. Elle blanchissait à vue d’oeil. Tremblante, elle réussit à dire:
« Comment avez-vous… Qui vous a dit… Qu’est…qu’est-ce que vous faites ici ? »
Je m’approchai de la cheminée et prit le talisman indien. Ses yeux suivirent mes mouvements. Elle fixa les plumes, puis me regardai lisant sur mon visage qui je le reconnaissais et comprenais ce qu’il représentait. Son regard se baissa aussitôt.
« Personne ne m’a rien dit. J’ai trouvé cette maison tout seul.” Je tendai la main, mettant le talisman en évidence. « On dirait que vous ne m’avez pas tout dit ! » Je dis posément.
« Vous ne m’en avez pas laissé le temps. » Elle répondit d’une voix tellement basse je pouvais à peine l’entendre.
« C’est vrai » Je reconnu après un instant. Comme elle ne prenait pas le porte-bonheur, je le remis sur la cheminée. Je me tournai pour lui faire face :
« Ce n’était peut-être pas très juste de ma part, mais vous avez plein d’autres opportunités, ces dernières temps, non ? Et pour je-ne-sais-pas quelle raison, vous avez gardé la vérité pour vous ! La chose la plus importante de ma vie… de nos vies… et vous ne me l’avez même pas dit. Je ne comprends pas Michaela. J’ai essayé de comprendre mais je n’y arrive pas. Comment pouvez-vous prétendre m’aimer… comment avez-vous pu accepter que je partage votre vie et que je construise cette maison pour nous quand en retour vous m’avez blessé de la sorte ? Qu’est-ce que j’ai bien pu vous faire pour que vous soyez si rancunière et si furieuse contre moi ? »
« Vous n’avez rien fait » dit-elle après un long moment. « Je n’ai jamais essayé de vous faire du mal, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour vous aider au mieux ! »
« Vous avez une curieuse manière de le montrer. » Je dis froidement.
« Je comprends ce que vous ressentez, Sully. Mais il y a des raisons, d’importantes raisons, qui ont fait que je ne pouvez rien vous dire. Vous blesser n’était pas une de ces raisons. »
Elle me regarda dans les yeux et continua :
« Je sais que vous ne vous souvenez pas de nous, mais après le temps que nous avons passé tous les deux ces dernières semaines, après les sentiments qui ont grandi entre nous, me pensez-vous vraiment capable de vouloir vous blesser comme vous le suggérez ? »
« Non… je ne pense pas que c’est possible » j’admis après un temps. « Je pensais que vous m’appréciais et je savais la profondeur de mes sentiments pour vous. Mais la preuve est autour de nous, Michaela . Dans le télégramme, dans cette maison où nous sommes, dans ce lit qui j’ai fait à l’étage.
J’ai raison, n’est-ce pas ? Nous sommes fiancés. Cette maison aurait dû être la nôtre ? »
J’attendis, observant son visage pour voir l’effet que mes mots avaient eu sur elle.
Une larme coulait le long de sa joue et silencieusement, elle acquiesça. Doucement, elle leva ses mains à son cou, ses doigts sous son chemisier. Elle retira une longue chaîne en or où était accroché une bague de fiançailles ornée d’un diamant. Elle la prit entre ses doigts, la dirigeant vers moi :
« Vous me l’avez offerte à la St Valentin » Elle dit doucement. « Vous vous sentiez tellement mal à propos de cette conférence qui vous êtes revenu plus tôt pour passer l’après-midi avec moi. »
« mais ce n’est pas à ce moment que je vous ai demandé en mariage. » Je dis intuitivement.
« C’est exact » Elle dit, surprise. « Comment le savez-vous ? »
« Parce que cette maison a dû être commencé il y a plusieurs mois, et jamais, je ne l’aurais commencé sans votre promesse de m’épouser. »
« Oui, n’est, vous avez raison. » Elle confirma. « Nous nous sommes fiancés il y a presqu’un an maintenant, alors que… David était en ville, mais avant que je le reconnaisse. » Elle dit en hésitant.
« Je vois. Devrai-je me sentir chanceux que vous m’ayez préféré à David ? que vous vouliez toujours m’épouser alors que vous saviez qui il était ?”
« Je vous aimais, Sully » Elle dit avec force. « Je vous aimais à ce moment, et je vous aime maintenant… de tout mon cœur ! »
Je haussai les épaules :
« Mais vous aimiez David, aussi ? Sinon, vous n’auriez pas accepter de l’épouser ? Ou est-ce dans vos habitudes de vous fiancer à des hommes pour mieux ensuite les trahir ? Dites-moi, avez-vous laissé tomber un autre homme quand vous vous êtes fiancée à David ? »
« Vous êtes cruel » elle murmura.
« Vraiment ? je n’en suis pas sûr ! Les mensonges sont cruels, Michaela. Ils blessent les gens. Et parfois, ils détruisent leurs vies ! »
Un éclair de colère, finalement, apparu dans ses yeux.
« Peut-être » ! S’exclama-t-elle passionnément. “Mais parfois, c’est nécessaire pour protéger…”
« Protéger ? » Je la coupai. “Protéqer qui ? Il me semble que la seule personne que vous protégiez est vous-même !!! »
« Vous ne savez pas de quoi vous parler. » dit-elle tristement, sa colère partie aussi vite qu’elle était venue.
« Alors dites-moi ! Vous en avez la chance, plus de secrets. Expliquez-moi pourquoi vous m’avez caché que nous étions fiancés !” Je la défiai
« Je…je ne peux pas… » dit-elle avec désespoir.
« Pardon ?!! » dis-je, incrédule : elle était toujours déterminée à me mentir.
Ses yeux plaidaient :
« Sully, je vous détaillerez toute notre relation depuis le moment où vous m’avez embrassé pour la première fois jusqu’aux derniers moments avant votre accident. Je vous décrirai chaque seconde que nous avons passé ensemble, si c’est ce que vous voulez. Mais, …, je ne peux pas vous dire pourquoi je ne vous l’ai pas dit avant… du moins pas maintenant. »
« Et combien de temps, allez-vous garder ça pour vous ? » Je demandai brutalement.
« Jusqu’à…jusqu’à ce que vos souvenirs reviennent. » Elle dit doucement.
“Vraiment, et rien ne gene avec ce plan ? Michaela, il est probable que mes souvenirs soient perdus à jamais ! Qu’allez-vous faire dans ce cas ? Emporter votre secret avec vous dans la tombe ? »
Elle trembla mais maintînt son regard:
« C’est… à cause de votre santé » Apparemment, c’était dur pour elle de me révéler ça.
« Ma santé ? Depuis quand aimez et être aimé est-il néfaste pour ma santé ? »
Elle me jeta un regard des plus implorants :
« Je vous en prie, ne me forcez pas. Je vous demande de me faire confiance. Sully, vous devez me croire, j’ai vos intérêts à cœur. »
Je détournai mon regard d’elle, fixai le talisman, jouant avec les plumes. Les secondes passèrent. Puis, je la regardai de nouveau :
« J’aimerais vous croire, Michaela. Mais le mot « confiance » ne signifie plus rien à présent. Je ne sais pas si je pourrais à nouveau vous faire confiance. »