HypnoFanfics

Le Journal de Sully

Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 31.07.2011 à 21h12
Auteur : Flash 
Statut : Terminée

« Sully amnésique écrit son journal intime » Flash 

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« Ca va tirer un peu, voire être un peu douloureux mais ce sera très vite passé. » dit-elle.

J’acquiesçai et restai assis tranquillement sur la table alors qu’elle travaillait derrière moi. Je pouvais sentir ses mains douces séparant mes cheveux. Secrètement, je m’abandonnais à ce contact, le savourant, pensant que c’était certainement le dernier.

« C’est fini ! » Elle contourna la table pour me faire face. “C’est Presque complètement guéri. Quand vos cheveux ont poussé un peu plus, il n’y paraitra plus.”

« Bien,… merci,… je peux avoir mes armes, maintenant ?”

« Bien sûr ».

Elle partit dans la pièce voisine et revint quelques instants plus tard avec ma ceinture contenant mon tomahawk et mon couteau.

« Ca fait du bien de nouveau les avoir » dis-je après les avoir mis.

Après un silence gêné, je lui dis :

« Michaela, je sais que je vous dois beaucoup, pour tout ce que vous avez fait pour moi » Je commençai difficilement. « Je vais avoir du change de Loren pour ce que j’ai acheté… Je ne sais pas si c’est assez pour couvrir ma dette, mais, je vous promets, que lorsque je recevrai mon salaire du mois prochain, je vous paierai entièrement. »

Immédiatement, je vis que mes mots l’avaient blessé :

« Sully, jamais, je n’accepterai de l’argent de vous. Ce serait comme….comme faire payer ma propre famille ! Sully, tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par amour… » Elle dit avec calme.

« Je comprends » regrettant de l’avoir blessée encore une fois. “Mais,… vu comment sont les choses entre nous maintenant,… eh bien, …, je ne voudrais pas avoir l’air de profiter de la situation. »

« Je ne peux pas accepter de l’argent, je ne peux pas… je vous en prie,… ne me le demandez pas ! »

« Très bien, je ne veux pas vous faire encore plus de tort, je vous en ai déjà assez fait. »

Elle baissa le regard, mais resta silencieuse.

« Je ferai mieux de vous laisser et d’aller récupérer ce dont j’ai besoin chez Loren. »

« Sully ? » Elle dit soudainement, me prenant par surprise :

« Pourquoi ne vous installez-vous pas dans la nouvelle maison ? »

Je sentis comme un coup de couteau dans la poitrine :

« Michaela,… » Je commençai difficilement.

« C’est une solution parfaite » continua-t-elle. « Elle vous appartient, Sully. Vous l’avez construite, elle est à vous ! »

“Elle est à nous, Michaela” je rectifiai calmement.


Flash  (03.08.2011 à 17:53)

Elle ne semblait pas avoir les mots ad hoc pour me répondre. Après un court silence, elle reprit :

« Sully, vous avez construit une maison magnifique. Vous méritez d’avoir les bénéfices de votre travail. »

Je regardai au sol, c’était trop dur de la regarder, puis je levai les yeux vers elle :

« Nous savons tous les deux que je ne me souviens pas de l’avoir construite. Mais, il y a une chose que je *sais* : je ne l’ai pas construite pour y vivre seul. »

Je sentais des larmes aux coins de mes yeux mais je poursuivis :

« Je suis désolé, Michaela,… je ne pourrai pas aller là-bas. Ce serait….trop dur. »

Après un moment, elle dit :

« Je respecte vos sentiments. »

« Je devrais vraiment y aller, maintenant. » Je mis ma veste et restai là, incapable de bouger. Je me demandais si je lui disais *au revoir* pour la dernière fois. Ca ne serait pas *vraiment* la dernière fois. Nous continuerons à nous apercevoir en ville. Nous nous ferons des signes de la tête, peut-être même, nous échangerons un mot poli ou deux. Mais tout ce qui avait, tout ce qui aurait pu avoir,…. Je savais que j’étais obligé de dire adieu à ça. Mais, je ne savais pas si j’y arriverai un jour.

Michaela parlait encore, d’un effort presque surhumain, je me concentrai sur ce qu’elle disait :

« Si vous souhaitez retourner dans les bois, je n’essaierai pas de vous en empêcher. Mais acceptez au moins mon aide pour vous aider à amener vos affaires là-bas. Ce sera plus pratique avec le chariot et comme vous voulez vous installer avant la nuit. »

« Michaela,… »

« Je vous en prie, ça me tranquillisera l’esprit de savoir que vous y êtes arrivé… sain et sauf… » Elle ajouta timidement, attendant ma décision.

« Très bien, je vous en suis reconnaissant.”

Elle avait l’air soulagé :

« Je vais chercher le chariot chez RobertE et vous rejoins chez Loren. »

« Il y a une chose que je dois prendre avant… » Je dis avant de grimper à l’étage.

Elle avait une d’expression de surprise quand elle vit ce que j’étais allé chercher.

« Vous écrivez toujours votre journal ? » s’exclama-t-elle. « Je pensais que vous aviez abandonnez »

« Non, non, il est à jour. En fait, … j’aime bien écrire dedans,  je ne sais pas si ça m’aide à me souvenir de mon passé oublié, mais ce qui est sûr c’est qu’il m’aide à voir plus clair dans ma tête. » J’admis, souriant légèrement.


Flash  (03.08.2011 à 18:21)

Nous montions dans le chariot et je pris les guides, essayant de me concentrer sur le cheval et le chemin à prendre pour éviter de penser à Michaela et de sa présence à mes côtés.

A un moment, je dus arrêter le cheval, l’attelage était imposant pour le sentier qu’il fallait prendre, de plus, on arrivait dans les sous-bois.

« On va laisser le chariot là, on fera le reste à pied » j’annonçai.

« On ne pourra pas porter toutes vos affaires en une fois » s’inquiéta Michaela.

« On prendra que le nécessaire pour l’instant : des couvertures, les sacoches, le sac de nourriture,… et je reviendrai prendre le reste tout-à-l’heure. Ce n’est pas très loin : un petit quart d’heure de marche. »

« Je sais, j’ai… je suis déjà venue ici » elle dit timidement.

« Oui, bien sûr, c’est évident »

Je commençai à m’avancer dans les bois, elle me suivait.

« Attention où vous marchez » Je dis après quelques minutes. « Il y a beaucoup de racines, on trébuche facilement. »

« Je m’en sors très bien » dit-elle avec sa fierté habituelle, un peu essoufflée.  

Je jetai un coup d’œil vers elle. Ses joues étaient rosies par l’exercice, ses cheveux glissaient hors de la tresse qu’elle avait. Elle avait chaud, transpirait, et était … incroyablement belle.

Je détournai les yeux rapidement :

« Ca me fait pas de mal d’être prudent, et vos chaussures ne sont pas les plus adaptées pour ce genre d’exercice… »

Au moment où je dis ces mots, j’entendis un léger cri venant de derrière et le son de quelqu’un qui tombait. Vivement, je me retournai, et la vit, sur le sol, se tenant la cheville. Elle avait mal ; cela se lisait sur son visage.

« Qu’y a-t-il ? » je demandai en m’agenouillant près d’elle.

« Ma cheville » dit-elle, les dents serrées. Elle était très pâle.

« Vous pensez qu’elle est cassée ? » Je demandai, inquiet, m’approchant pour gentiment la toucher.


Flash  (03.08.2011 à 20:05)

Elle manipula brièvement sa cheville puis elle secoua la tête :

« Non, c’est juste une entorse et il faut la bander. »

« Pas de problème » dis-je en attrapant sa trousse médicale qu’elle avait lâchée lorsqu’elle était tombée.

« C’est bon, Sully, je peux le faire » dit-elle, ses yeux rencontrant les miens.

« Non, vous ne pouvez pas, et même si vous le pouviez, je ne vous laisserais pas le faire. Vous êtes blessée, Michaela. Laissez quelqu’un vous aider pour une fois. »

Je me rapprochai d’elle et ajoutai doucement:

« Vous n’avez pas toujours besoin de vous montrer si forte. »

Son regard était plein d’excuses :

« Je suis désolée, c’est une vieille habitude, je suppose »

« Laissez-là tomber. »

Nous nous regardâmes.

« Sully, … » commença-t-elle, puis s’arrêta.

« Je vous ai déjà dit ça, n’est-ce pas ? » j’en étais certain.

« Vous vous en souvenez ? » Ses yeux étaient bloqués sur moi, sa voix tremblait. J’essayais de me concentrer en fermant les yeux.

« Non, pas vraiment, ça sonne familier, c’est tout. »

« C’est déjà un début » Elle dit excitée. « Peut-être est-ce comme ça que vos souvenirs vont revenir : une sensation familière qui va devenir de plus en plus précise. »

« Peut-être » dis-je un peu nerveusement ? « mais on s’inquiétera de ça plus tard. Maintenant, je vais m’occuper de vous. Dites-moi ce que je dois faire et je le ferai. »

Elle acquiesça, ressentant toujours la douleur. Aussi doucement que possible, je retirai sa chaussure. Puis, je suivis ses instructions. Je pris une bande enroulée de son sac, et la déroulai en douceur autour de sa cheville profitant de ce moment où je pouvais la toucher.


Flash  (03.08.2011 à 20:32)

Quand j’eus fini, je levai les yeux vers elle :

« Comment ça va ? »

« Très bien » elle bougea sa jambe et immédiatement gémit de douleur.

« C’est trop serré ? »

« Non, mon genou,… il  doit être écorché »

« Laissez-moi regarder. » Alors que je commençai à relever sa jupe :

« Sully ! » s’exclama-t-elle, essayant de s’écarter de moi, ses joues tournant au rouge vif. Elle avait l’air adorable, timide comme ça.

Je la regardai droit dans les yeux :

« Michaela, j’ai été marié. J’ai déjà vu les jambes d’une femme. Et quelque chose me dit que j’ai déjà vu les vôtres. » Je fis remarquer gentiment.

Elle ne répondit pas mais semblait déconcertée. Pourtant, doucement, elle étendit sa jambe devant moi.

Prudemment,  je levai sa jupe et remontai son jupon qui était tachée de sang.

« Vous saignez ! » Je pris un autre bandage, utilisant ses ciseaux pour en faire une compresse. Après un moment, je l’enlevai : la compresse blanche était imbibée de sang. Quelque chose à l’intérieur de moi tournait à la vue de son sang sur le linge, et à la vue d’elle, vulnérable et souffrante. Je voulais la protéger, faire disparaitre sa douleur.

“Il faut que vous désinfectiez l’écorchure” dit-elle, m’interrompant dans mes pensées. Je pris la bouteille et un autre morceau de bande et doucement l’appliquait sur son genou. Elle grimaça de douleur, et je m’en voulais car j’étais celui qui lui infligeait par le biais de ce produit même si c’était indispensable. Je repartais dans mes pensées secrètes : j’en profitais pour admirer sa jambe : longue et fine, raisonnablement musclée, blanche comme la neige, douce comme la soie,…

Quand j’eus fini de prendre soin de son genou, mes mains restèrent sur sa jambe. Elle me regardait mais ne disait rien. Plus important, elle n’essayait pas de bouger. Je la regardais dans les yeux et m’y perdis : toute pensée cohérente était à nouveau impossible. J’adorais ses yeux. Ils étaient si originaux ! Vert et amber ! Magnifiques! Les plus beaux yeux que j’ai jamais vu !

Après un moment, je baissai mon regard sur son genou,  traçai doucement ses contours du bout de mes doigts. Je me penchai et tendrement déposai mes lèvres sur sa peau douce au-dessus du bandage. Puis, je posai délicatement ma tête sur sa cuisse, ma joue reposant gentiment sur son genou.


Flash  (03.08.2011 à 21:13)

Je sentis ses doigts me toucher les cheveux :

« Oh Sully » Elle murmura.

Je levai mon regard vers elle, et puis à peine voir les larmes qui coulaient le long de ses joues tant mes yeux étaient brouillés.

« Pardonnez-moi, Michaela » Je dis doucement, sans trop réfléchir, laissant mon cœur prendre le relais. « Je suis tellement désolé de vous avoir fait tant de mal. Je suis tellement désolé pour les mots cruels que j’ai dit. Je ne les pensais pas, je vous le jure ; surtout ceux à propos de la confiance. J’ai confiance en vous Michaela, je n’ai jamais cessé de vous faire confiance. Même lorsque je vous disais ces paroles détestables, une partie de moi me haïssait pour ça, mais je ne pouvais pas m’arrêter.

Je suis désolé d’avoir laissé ma colère me dominer de la sorte. Vous avez essayé de m’expliquer,… de me faire comprendre à quel point vous essayez de m’aider, mais je ne voulais pas l’entendre. »

« Vous avez écouté, Sully. »

« Non, je vous ai accusée, attaquée. Je ne pouvais pas écouter. Je voulais faire exploser a colère peu importe si je vous faisais du mal au passage ».

« Sully, ne vous punissez pas de la sorte. Vous aviez le droit de vous sentir trahi. » Elle dit doucement. « Je vous ai menti, j’ai gardé une vérité importante pour moi, et j’ai refusé de vous dire pourquoi. »

« Parfois, ce sont les choses dites sans paroles qui sont les plus importantes » je répondis, refusant la laisser prendre ma défense. « Par tous les moyens, vous avez essayé de me montrer combien vous m’aimiez. Vous essayiez de parler avec votre cœur mais mon cœur vous était fermé.

Mais, ce temps est révolu, Michaela . Il est ouvert et vous offre mon amour. » Ma voix se brisa sous l’émotion. Elle me fixait, toutes ses défenses étaient tombées.


Flash  (03.08.2011 à 21:32)

 « Je vous aime » Je chuchotai. « Je vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme »

Doucement, je pris son visage dans mes mains et l’embrassai. J’étais aux anges un instant plus tard, quand elle commença à m’embrasser en retour, aussi avidement que moi. Mes mains trouvèrent ses cheveux et je pouvais sentir leur doux parfum du lilas. Ses doigts à elle se promenèrent dans mes cheveux, aussi et nous nous serrions encore plus l’un contre l’autre. Notre étreinte était telle qu’on ne pouvait savoir où le corps de l’un se finissait et où le corps de l’autre commencé. Nous n’étions plus qu’un : corps, cœur et esprit.

Après ce qui sembla une éternité, et dans la nécessité de reprendre notre souffle, nous séparâmes nos lèvres.

« Vous tremblez » murmura-t-elle

« Vous aussi » je lui répondis sur le même ton, mes doigts caressant toujours son visage, ses cheveux, je ne pouvais pas m’en empêcher. Je me noyai encore une fois dans ses yeux.

Puis, son expression se troubla et elle commença à vouloir se dégager. Je craignais qu’elle ait peur de ce qu’elle ressentait. Déterminé, je n’allais pas la laisser partir.

« Ca n’a pas d’importance que vous ne m’ayez pas tout dit. » Je dis, ma voix dévoilant mon amour et ma passion. « Ca n’a plus d’importance désormais. Je comprends que vous l’avez fait pour prendre soin de moi, et c’est tout ce que je dois savoir. »

« Mais Sully,…. »

Ignorant ses protestations, je poursuivis :

« Ca n’a plus d’importance que je retrouve la mémoire. Je vous aimé autrefois, et je vous aime maitenant. J’ai besoin de vous, Michaela. » Je dis passionnément.

Je pris ses mains dans les miennes, les levai près de mes lèvres et y déposai de tendres baisers.

« Je veux être avec vous, je veux partager votre vie. Je ne veux pas vivre sans vous. Je … ne pense pas en être capable. »

Je  la regardai, suppliant qu’elle ressente la même chose, que ce n’était pas trop tard :

« Epousez-moi !!! »


Flash  (03.08.2011 à 21:49)

« Sully » elle murmura. « Je,… je ne sais pas quoi vous dire »

« Dites : oui ! » je dis avec un sourire en coin, mon cœur martelait contre ma poitrine.

« Je voudrais… » Elle commença doucement puis s’arrêta. Pourtant, ses yeux étaient remplis d’amour,… mais il y avait autre chose… comme de la peur. J’espérai que je pouvais trouver les bons mots pour la libérer.

« N’ayez pas peur » j’implorai. « Je vous l’ai dit, ça m’importe peu que vous m’ayez caché notre relation. Plus rien de m’importe, à l’exception de vous aimer, et de passer ma vie à vos côtés. Et je pense que vous ressentez la même chose. »

« Oui » admit-elle après un temps. « Vous cacher mes sentiments a été une des choses les plus difficiles à faire dans ma vie. Mais, il y a des choses que vous ignorez… »

Je la coupai :

« Michaela, nous avons traversé tant de choses tous les deux, ensemble. Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose qui soit en mesure de nous séparer. J’ai eu une pneumonie j’ai été grièvement blessé, j’ai failli mourir… et finalement, je vous suis revenu. Je ne savais pas qui vous étiez, ou que nous nous aimions. Mais malgré cela, l’amour que je vous portais était toujours au fond de moi attendant de pouvoir se révéler au grand jour ! »

Je pris ses mains dans les miennes, encore une fois :

« Ne voyez-vous pas ? Notre amour ne peut être nié. Il devait arriver. Et je sais que tous les deux, nous pouvons tout faire, Michaela, aussi longtemps que nous serons ensemble. »

« J’ai toujours cru ça. Mais Sully, si je vous disais ‘oui’, je me sentirais, comme si,… comme si je vous épousez sous le signe de l’illusion. »

« Une illusion ? » Je répétai, incrédule. “Comme quoi ?” Je lui donnai un sourire taquin:

« Etes-vous en train de dire que vous avez un mari quelque part ? Ou peut-être n’êtes-vous pas la vraie Michaela Quinn mais un imposteur déguisé ? Ca semble excitant ! »

Le coin de ses lèvres se releva et elle me jeta tout de même un regard sévère :

« Sully, j’essaie d’être sérieuse »

« Et j’essaie de ne pas l’être ! On a été trop sérieux dernièrement, Michaela. IL est temps d’arrêter de se préoccuper du passé mais plutôt de s’intéresser au futur. Il est temps qu’on soit heureux ! Nous en avons bien le droit, nous l’avons mérité ! »


Flash  (03.08.2011 à 22:14)

“Il n’ y a rien d’autre que j’ai envie de vous dire que ‘oui’”

« Mais vous ne pouvez pas… pas avant que vous ayez libéré votre esprit de ce qui vous perturbe. » Je finis pour elle, pour une première fois parvenant à lire en elle.

« Oui, mais j’ai bien peur que vous le dire serait une grave erreur qui pourrait vous blesser où vous causez un traumatisme. J’ai tellement peur de faire le mauvais choix, Sully ! » Elle confessa au bord des larmes.

« C’est que vous craigniez depuis le début, n’est-ce pas ? » Je demandai gentiment. « Vous vouliez me dire quelque chose à propos de moi mais vous aviez peur que je ne puisse pas supporter ? »

Incapable de parler, elle acquiesça, baissant ses yeux. Je mis une main sous son menton et doucement lui relevai la tête pour qu’elle me regarde :

« Je comprends » Je dis doucement. « Et je suis désolé de vous avoir mis dans cet état d’agonie. J’ai été tellement aveugle, et je passerai le restant de mes jours à me faire pardonner si c’est ce qu’il faut.

Je respecte vos sentiments, et peut-être aviez-vous raison. Peut-être ne pourrai-je pas accepter la vérité, quelle qu’elle soit, sur ce qui ne va pas chez moi. 

Mais les choses ont changé, Michaela. Nous nous avons l’un l’autre désormais. Je sais que je vous aime et je sais que vous m’aimez, je m’en tiens à ça, peu importe ce que vous avez à me dire sur moi. »

« Même si…même si ce que j’ai à vous dire est que… vous ne voulez pas *réellement* m’épouser ? » articula-t-elle difficilement, enfin capable de dire les mots qu’elle gardait depuis si longtemps.


Flash  (03.08.2011 à 22:28)

Je la regardai, impressionné :

« Impossible ! » Je dis brusquement.

“Sully, cela vous semble improbable maintenant, mais il y a des choses que vous avez dites à Nuage Dansant lorsque vous étiez dans les montagnes: des peurs que vous lui avez révélé, qui indiquaient que vous étiez inquiet à propos de notre vie commune.”

Elle était très pâle.

« Je vous écoute. » Je dis, toujours incapable de croire ça, mais comprenant qu’elle avait besoin de se libérer de ce poids.

« Sully, je suis sûre que vous vous êtes demandé des milliers de fois ce qui a causé votre perte de mémoire » Elle continua doucement,

« Mais, vous êtes-vous demandé pourquoi ce ne sont que les souvenirs de ces trois dernières années qui se sont effacés, que les souvenirs depuis que je suis arrivée à Colorado Springs ? Ne vous êtes-vous demandé si, il n’y avait pas eu quelque chose qui vous perturbait, qui vous effrayait tellement, que votre esprit a décidé de tout effacer plutôt que d’avoir à confronter et à admettre vos peurs ? »

« Non, je n’y ai jamais pensé. » J’admis honnêtement. « Parce que je ne peux pas le concevoir, Michaela. Il y a beaucoup de choses qui me font peur dans cette vie, mais vous aimer et vous épouser n’en font pas parti. »

« Mais ça se pourrait, si vous croyez que vous allez me perdre si nous nous marrions » Elle s’exclama, malheureuse. « De la manière dont vous avez perdu Abagail, de la manière dont vous avez perdu votre famille avant ça, et de la manière dont vous avez perdu les Cheyenne plus tard…. Tous les gens que vous aimiez, Sully : votre vraie famille, votre famille adoptive, votre femme et votre enfant »

Son visage est dénué de toute émotion :

« Et si vous pensiez que vous portiez malheur ?.... et qu’il serait plus… sage, plus sûr de rompre avec moi, plutôt que de risquer de me perdre comme vous avez perdu les autres ? »

Elle finit de parler mais ses mots résonnaient dans ma tête. Je la regardai et une image s’imposa dans mon esprit : ….  Abagail, la dernière fois que je la vis, la vie s’échappant d’elle alors que je pleurais à côté d’elle sur le lit. Excepté, que lorsqu’elle tourna la tête pour me regarder, agonisante, c’était Michaela que je vis… ses yeux s’éteignant de toute vie alors qu’elle partait pour toujours…


Flash  (04.08.2011 à 10:20)

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