Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 04.08.2011 à 18h27
Auteur : Flash
Statut : Terminée
« Et si ce n’était pas Brian mais Michaela qui avait vu Catherine et Sully s’embrasser ? » Flash
Cette fanfic compte déjà 40 paragraphes
Michaela monta les escaliers afin d’apporter un verre d’eau à Catherine. Elle vit la porte légèrement entrouverte et entendit que Sully et Catherine discutaient mais ne pouvait pas comprendre la conversation.
Elle s‘approcha, ne révélant pas encore sa présence. Les voix s’étaient tues. Elle jeta un œil dans l’embrasure et….
Sa respiration se bloqua soudainement, elle tremblait, et sentant que ses larmes montaient se réfugia dans la salle d’opération.
Heureusement, Brian était parti.
« Non, ce n’était qu’un rêve, ce n’est pas possible, ce n’était qu’une hallucination,…. » pensa-t-elle essayant de se résonner.
Sully et Catherine s’embrassant,…, rien que d’y penser, une boule se forma dans sa gorge et des larmes commencèrent à couler.
Elle n’avait plus qu’une seule idée en tête : fuir. Elle attrapa sa longue veste en daim, ferma ses sacoches de selle, et partit de la clinique. Elle noua les sacoches à la selle, détacha Flash, monta hâtivement et la pressa au galop.
Elle n’avait pas de destination précise, elle irait où sa jument déciderait dans l’emmener. Le vent jouait avec ses cheveux, lui sifflait aux oreilles. Lui sifflait aux oreilles des mots inventés qu’elle s’imaginât être ceux que Sully et Catherine avaient échangés avant que…
D’une pression de mollet, elle ordonna à Flash d’accélérer afin de fuir ses pensées désagréables.
Après une longue course folle, la jument commença à faiblir et à ralentir d’elle-même. Arrivées près d’une rivière Michaela l’arrêta pour qu’elle puisse boire. Elle descendit, prit les entraves qu’elle gardait dans ses sacoches et les fixa autour des sabots de Flash à la manière des cowboys.
Elle s’assit près d’un arbre, le dos collé contre le tronc et essaya de penser de manière cohérente.
Après avoir rompu le baiser, Sully regarda Catherine d’un air triste et sans rien ajouter sortit de la chambre et ferma la porte. Il s’adossa contre le mur et prit une profonde inspiration et regarda autour de lui. Heureusement, il n’y avait personne, et surtout il n’y avait pas Michaela.
Comment pourrait-il la regarder en face ? Non, elle ne pouvait pas savoir ce qu’il s’était passé et elle ne l’apprendrait jamais. Il se promit qu’il ne laissera plus Catherine agir de la sorte avec lui !
Pourquoi ressentait-il au fond de lui ce sentiment de satisfaction ? C’était juste un baiser. Il n’aimait pas Catherine, il ne devrait pas ressentir cela ;ce n’était pas naturel, c’est pour Michaela que son cœur battait !
Il descendit, faisant semblant de rien, se préparant à voir Michaela. Mais elle n’était pas là… Il n’y avait plus personne en bas. Michaela était partie sans lui dire ? Peut-être y avait-il eu une urgence ? Son manteau n’était plus là et son cheval non plus, d’ailleurs… Il partit alors de la clinique en direction de son abri dans les bois, suivi de Wolf.
Assise contre son arbre, Michaela resta de longues minutes sans bouger tandis que Flash en profitait pour grignoter quelques touffes d’herbe. Elle tenta de se ressaisir :
« Non, jamais, Sully n’aurait fait ça, il m’aime, il me l’a dit ; mes yeux ont dû me jouer de tours. » dit une petite voix dans sa tête. Une autre voix plus déplaisante prit le relais :
« Tu es trop différente de lui, ma fille. Catherine et lui sont tellement semblables. Tu aurais dû t’en douter ! D’ailleurs tu le savais ! Tu as vu les regards qu’ils se jetaient l’autre nuit quand il est venu lui apporter ces vêtements indiens et quand il a accepté de passer la nuit avec elle ! Tu le savais depuis le début, vous êtes trop différents ! »
Elle avait nettement besoin de réconfort. Elle se leva doucement, manquant de tomber et s’approcha de sa jument. Elle l’accueillit d’un petit hennissement. Michaela entoura ses bras autour de l’encolure de l’animal qui se laissa faire et pleura à chaudes larmes dans sa crinière.
Après de longues minutes, la tristesse céda sa place à la colère. La colère contre Catherine pour être venue à Colorado Springs, la colère contre Sully pour l’avoir trahie, la colère contre elle-même pour sa stupidité et sa colère.
Elle avait grand besoin de se calmer. Elle libéra Flash et monta. Dès que possible, elle lui demanda le galop. Le vent qui lui fouettait le visage la calma très rapidement.
Elle atteignit donc la maison où les enfants l’attendaient.
Ils mangèrent rapidement tous les quatre et Michaela alla bien vite se coucher. Par-contre, le sommeil ne venait pas : dès qu’elle fermait les yeux, elle revoyait les lèvres de Sully sur celles de Catherine, ces mêmes lèvres qui avaient un jour été posées sur les siennes et qui avaient prononcé ces doux mots :
« Je vous aime »
A cet instant, ces mots semblaient être un tissu de mensonges remplis d’hypocrisie. Il ne devait pas l’aimer, elle, il devait aimer Catherine. C’était évident.
Mais, si elle gardait les yeux ouverts, elle repensait à tous ses moments avec Sully. Mais ce n’était les moments comme son baiser d’anniversaire, ou bien le jour de la photo de la ville : ce moment que les futures générations regarderaient et les verraient comme un couple : sa main que son épaule, entourés d’enfants,….
Non, ce fut tous les moments de querelle, auxquels elle pensait, qui montraient à quel point ils étaient trop différents : lors de ce dernier Thanksgiving, ou bien la Sweetheart dance quand elle avait voulu lui apprendre à danser et tant d’autres,…
Puis, éreintée, elle tomba dans les bras de Morphée, non sans avoir versé quelques larmes silencieuses.
Le lendemain, Michaela invita tout de même Catherine à passer la journée avec elle et les enfants. C’était à Sully qu’elle en voulait le plus, même si elle était profondément contrariée par sa présence. Mais, étant médecin, elle ne pouvait se résoudre à la laisser seule. Elle était sa seule amie *avec Sully* mais elle préféra ne pas y penser.
Elle devait se concentrer sur Catherine et l’aider à surmonter ses crises d’épilepsie. Elle avait cependant envoyé un télégramme à Baltimore, espérant recevoir une réponse très vite afin que Catherine s’en aille !
Le repas se passa très bien et pendant que Michaela et Colleen s’occupaient de la vaisselle et que Matthew et Brian jouaient aux dames, Catherine sortit prendre l’air dehors. Michaela avait compris, que, comme Sully, elle avait l’habitude des grands espaces et détestait se sentir enfermée. Ravie d’avoir une excuse pour ne pas l’accompagner, elle se concentra sur la vaisselle.
Catherine marchait en direction de la grange pour voir les animaux. Elle croisa Sully qui avait l’air troublé de la voir seule, ici, dans la nuit. Sully regarda vers la maison dans l’espoir de voir Michaela qu’il n’avait pas vu de la journée.
Catherine s’avança vers lui et Sully lui dit :
« Il faut que… »
Mais elle le coupa :
« C’est pour toi ! » dit-elle en lui passant un de ses colliers autour du cou. « Tu es si bon avec moi, merci. »
Sully la regarda, un peu gêné mais quelque part au fond de lui, ce sentiment de satisfaction revint. Puis, doucement, il enleva l’un de ses colliers et lui donna.
Elle semblait si contente, mais lui ravala difficilement une boule coincée dans la gorge et lui dit :
« Il te protégera. »
En mettant sa main contre son torse, elle dit :
« C’est toi qui me protège. » Alors, elle l’enlaça et il lui rendit son étreinte, se demandant pourquoi il la laissait faire et pourquoi ce sentiment de contentement le prenait soudainement.
Sully partit sans prendre la peine d’aller voir Michaela. Il ne voulait pas la voir en présence de Catherine. Il se réfugia à son abri et songea. Il ne savait plus ce qu’il ressentait. Il aimait beaucoup Catherine, voulait l’aider du mieux qu’il pouvait. Il voulait son bonheur après toutes les épreuves qu’elle avait traversées.
Mais, il y avait autre chose, quelque chose qu’il ne ressentait pas quand il était avec Michaela. Ce que c’était ? Il n’en avait pas la moindre idée. Catherine lui était reconnaissante, c’était tout, il ne comprenait pas son ressenti. Il s’endormit en pensant à Michaela.
Le lendemain, lorsque Michaela reçut le télégramme de la famille de Catherine, elle faillit sauter de joie : elle allait partir ! Elle aurait alors, après, tout le temps de s’expliquer avec Sully, de déverser toute sa colère sur lui, sans qu’il puisse aller la rejoindre, se réconforter dans ses bras. La colère qu’elle avait la dévorait mais elle savait qu’elle ne pouvait la laisser exploser de suite de crainte que Sully parte. Même si, il l’avait blessé, elle croyait qu’elle le voulait toujours à ses côtés. Si Catherine partait, …, le problème serait résolu !
Elle s’empressa de trouver Catherine qui était devant la clinique. Mais, à sa plus grande stupeur, elle a dit qu’elle préférait rester à Colorado Springs,… avec Sully. Ce fut la goutte d’eau faisant déborder le vase pour Michaela. Le vase, lui-même, se brisa lorsque Catherine, toute contente, lui montra le collier que Sully lui avait donné.
La colère grandit à l’intérieur de Michaela. Il fallait qu’elle s’explique urgemment avec lui ! Il n’avait pas le droit de lui faire ça, il n’avait pas le droit de la trahir de la sorte !
Toute la journée, elle rumina sa colère et son sentiment de trahison ne fit qu’empirer. Elle lui faisait confiance, il l’avait trahie ! Elle, qui ne donnait pas sa confiance facilement, lui avait accorder, et il l’avait brisée comme on brise un bout de bois.
Mais pourquoi, bon sang, lui avait-il donné ce collier ? Jamais, il ne lui avait fait de tels cadeaux, jamais, il ne lui avait donné une partie de lui ! Et maintenant, le pire que puisse arriver : elle devrait supporter de voir Sully et Catherine, ensemble !
Et leur relation à eux, alors ? S’était-il joué d’elle ? Sully avait toujours été un homme de parole : il lui avait dit qu’il aimait, alors pourquoi serait-ce faux ? Peut-être que c’était vrai avant, avant qu’il rencontre sa semblable. C’est bien ce en quoi les Cheyenne croient non ? Que les membres d’une même tribu se reconnaissent. Peut-être n’avaient-ils pas tords ? Sully et elle s’étaient reconnus !
Le soir, Sully aida Michaela à s’occuper des animaux dans la grange, ayant ruminé toute la journée, elle lui dit d’un air mauvais :
« Alors, comme ça, Catherine reste avec vous ? »
Etonné par son ton, il répondit :
« Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? »
« Je ne pense pas que vous m’avez un jour donné un collier ! » dit-elle avec sarcasme.
« Elle m’en a donné un ! Les Cheyenne donnent un cadeau lorsqu’ils en reçoivent un » Il essaya d’expliquer. Mais pourquoi faisait-elle tant d’histoires pour un simple et bête ?
Quoi, il a accepté son collier à elle, et en plus, il le porte ! Mais elle n’osa pas demander pourquoi il le portait, il aurait encore trouver une excuse,…Et en plus, il contournait la question ! Son expression dit à Sully qu’il ferait mieux de fournir une autre explication, et vite…
« Elle m’est juste reconnaissante, c’est tout » Il lui dit, essayant de la rassurer.
« L’embrasser, c’est aussi une forme de reconnaissance, selon vous ! Je vous ai vu Sully, l’autre jour à la clinique ! Comment avez-vous pu ! »
« Je n’ai jamais voulu que cela arrive » la coupa-t-il. Il se tenait particulièrement droit, sa posture était menaçante mais il sentait que d’après son timbre de voix, Michaela n’allait pas le lâcher de si tôt.
« Cette femme est tombée amoureuse de vous ! Pourquoi ne lui avez-vous pas dit pour nous ? «
Il la coupait encore une fois, commençant lui-même à sentir son sang bouillir de colère.
« Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ? » Il demanda d’un ton menaçant.
« Oh, non, Sully, ne tournez pas le problème dans l’autre sens ! » Elle prévint ! « Je suis celle…. »
Il couvrit sa voix, laissant échapper sa colère :
« Vous êtes celle qui n’a jamais du temps à me consacrer ! Vous êtes celle qui a peur de se retrouver seule avec moi ! Vous êtes celle qui a peur de me toucher,… de m’embrasser ! »
En disant cela, il comprit d’où venait son sentiment de contentement lorsqu’il était avec Catherine.
Catherine voulait passer du temps avec lui. Catherine voulait être seule avec lui. Catherine voulait même le toucher et l’embrasser ! Catherine avait besoin de lui.
Michaela était tellement indépendante, tellement prude, tellement,… C’était donc ça, il aimait être avec Catherine parce qu’elle était prête à lui donner tout ce que Michaela lui avait toujours refusé. Il en avait même oublié la joie que c’était d’être avec une femme.
Devoir se bagarrer sans cesse avec Michaela le fatiguait. C’était se sentir aimé par une femme qu’il avait besoin….
Quand à Michaela, les paroles de Sully confirmèrent ses doutes sur leurs différences. C’était donc ça, il la préférait à Catherine ! Michaela n’était pas la personne qui lui fallait. Il avait besoin d’une femme qui lui ressemblait, qui pouvait le comprendre : vivre dehors, camper toute l’année, vivre sans argent éloignés des villes, respecter à la lettre les coutumes indiennes,… tant de choses dont elle était parfaitement incapable.
Dans sa colère, elle le défia :
« Si vous préférez être avec une autre femme, admettez-le ! »
« Je n’ai jamais dit ça ! »
« Est-ce que vous l’aimez ? »
« Non ! et,… »
« Mais vous vous sentez concerné par elle ! »
« Oui, c’est vrai, mais,… »
« Alors vous avez des sentiments pour elle ! A moins que vous embrassiez des femmes sans même vous intéresser à ce que vous ressentez !»
La colère de Sully grimpa d’un échelon supplémentaire :
« Arrêtez ! Ca suffit ! »
Alors c’était ça, elle était jalouse ? Il n’avait aucune envie de discuter avec cette femme dévorée par la jalousie.
En colère, complètement écœuré, il partit sans même se retourner.
Michaela était profondément meurtrie. Ce qu’elle retenait de cette conversation houleuse était que, Sully et elle, c’était une relation qui allait droit au mur. Ils ne pouvaient pas surmonter leurs différences.
Mais, ce n’était pas tout ; elle se sentait humiliée, humiliée par cet homme à qui elle faisait confiance. L’âme en peine, elle se refugia dans son lit, laissant couler ses larmes, étouffant ses sanglots dans son oreiller.
Le lendemain, Sully était assis près de la rivière derrière la maison et il entendit quelqu’un le rejoindre. C’était Catherine. Il fallait qu’il mette les choses au clair avec elle. Il avait bien réfléchi pendant la nuit : il appréciait beaucoup la compagnie de Catherine mais il ne l’aimait pas comme elle souhaiterait.
Cela lui fit de la peine de lui dire que son cœur ne battait pas pour elle, mais pour Michaela. Mais, il fallait qu’il lui dise maintenant avant qu’elle ne prenne encore une initiative que Michaela découvrirait…
Cela lui fit penser, d’ailleurs, qu’il ne lui avait même pas dit que c’était *elle* qui l’avait embrassé… elle devait s’imaginer que …
Il fallait qu’il lui parle à elle, aussi. Et que cette fois, il lui fera comprendre ce qu’il ressentait de part son comportement excessivement jaloux. Il ne fallait pas encore qu’il perde tout contrôle de lui-même. Elle devait toujours être en colère contre lui.
Il fallait lui faire comprendre que ce baiser était innocent, qu’il venait d’une femme complètement déboussolée,…
Mais faire comprendre quelque chose à Michaela était très difficile ; elle était tellement têtue quand elle s’était mis une idée dans la tête !