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L'espoir fait vivre ...

Série : Gossip Girl (2007)
Création : 24.11.2012 à 09h14
Auteur : katido 
Statut : Terminée

« Cette commence au 4x01. Elle réivente la saison 4 et est, bien entendu comme toutes mes autres fics, centrée sur le Blass. Chair forever of course » katido 

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Blair s’assied aux côtés de Chuck tandis que Nathan inspectait l’habitacle.

- C’est génial ici, s’exclama-t-il en tripotant le bouton de la vitre de séparation.

Celle-ci s’abaissa laissant apparaître le chauffeur.

- Bonjour, cria le gamin.

- Bonjour Monsieur Nathaniel, répondit Arthur.

- Moi c’est Nathan, rit le petit homme à cette appellation.

- Nathan, laisse Arthur tranquille ! Arrête de chipoter à tout et tiens-toi correctement, le sermonna Blair en remontant la séparation.

Chuck observait l’émerveillement de son fils avec un sourire bien veillant et un peu décontenancé.

- Est-ce que tu viendras encore avec la voiture géante ? demanda-t-il à son adresse en s’asseyant mais en continuant à sautiller sur le siège en cuir.

- Si tu veux, répondit-il.

- Ça s’appelle une limousine, le reprit Blair.

- C’est la première fois que tu montes dans une limo ? s’étonna Chuck.

- Parfois avec mamy Lénor, mais c’est moins rigolo qu’avec toi, expliqua le petit gnome. Et maman aime pas ça, ça la rend toujours triste.

Chuck croisa le regard de la belle brune et elle lui fit un petit sourire contrit. Il passa un bras autour d’elle pour la coller contre lui et elle posa sa tête dans le creux de son épaule, entrelaçant ses doigts dans les siens.

- Plus maintenant, dit-elle à son fils qui essayait d’ouvrir le mini bar.

- Tu aimes le jus d’orange ? questionna encore son père.

- Cerise, c’est meilleur, indiqua Nathan.

- Alors je demanderai à Arthur d’en approvisionner la limo pour t’emmener demain, ça te va ?

Son fils acquiesça, les yeux pétillants d’excitation et se leva pour venir grimper sur ses genoux et lui faire un câlin, poussant un peu sa mère, avant de se laisser carrément aller sur elle et de se vautrer sur le siège en travers de ses parents.

Au lieu de le réprimander, Blair l’attrapa et l’assied sur ses propres jambes.

- Pourquoi le carreau est comme ça ? voulu-t-il savoir.

- Pour qu’on puisse regarder dehors sans être vu à l’intérieur, expliqua Chuck.

- C’est vrai ? s’extasia Nathan.

- Hmm, acquiesça son père. Tu peux les voir, mais eux ne te voient pas.

Nathan colla son nez à la vitre teintée pour observer la rue, un petit sourire machiavélique dessiné sur son visage.

- Si tu avais le moindre doute sur ta paternité … commenta Blair à voix basse en riant.

- Un autre test ADN serait totalement superflu, approuva Chuck sur le même ton contre sa tempe, tout en regardant son fils.

- Tu vas en faire un sale gosse de riche pourri, gâté, marmonna-t-elle à son oreille.

- C’est parce que c’est ce qu’il est, chuchota-t-il en retour avec un sourire satisfait.

Lorsqu’ils arrivèrent à l’Empire, Chuck attrapa ses béquilles tandis que Blair saisissait la main de Nathan.

Contrairement à son habitude, ce dernier ne tenta pas d’aller plus vite que la musique. Il resta docilement auprès de ses parents, impressionné par les regards que tout le monde jetaient vers eux.

C’était un mélange de crainte et de respect qui déclenchèrent une sensation à la fois étrange et agréable en lui. Son papa devait vraiment être quelqu’un de très, très, très important pour que chacun arrête ce qu’il faisait et le salue de cette manière sur son passage. Un peu comme sa maman à son travail, sauf qu’ici tout était encore plus géant.

Il se demanda pourquoi ils étaient venus là, au lieu de rentrer directement à la maison. Quand les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur le penthouse, sa maman lâcha sa main et il comprit qu’il pouvait se déplacer librement.

La première chose que Chuck nota, c’est le vide dans l’entrée, à la place où sa moto était toujours stationnée en général. Il réprima un frisson en repensant à sa chute et avança dans le salon.

Il avait fait préparer la suite et rien n’avait bougé depuis la dernière fois qu’il y était venu. Si ce n’est que Nate n’étaient plus là puisqu’il n’y vivait plus. Il ressentit un pincement au cœur à la pensée que son meilleur ami ne soit plus là.

Ça lui faisait bizarre de se dire qu’il habiterait ici seul, à présent. Les autres avaient continué leur vie mais lui n’avait aucune idée d’où il en était. Jack gérait Bass Industrie depuis son absence et il ne doutait pas qu’il n’aurait aucune envie de lui rendre la place.

Son oncle était en Amérique du sud pour le compte de la société en ce moment. Lily lui avait dit qu’il avait écourté son voyage au maximum et rentrerait dès que possible suite à l’annonce de son réveil soudain … il y a pratiquement un mois. Jack était censé atterrir à New-York le lendemain.

Il n’avait aucune envie de devoir se battre à nouveau avec son oncle pour récupérer le contrôle de BI. Mais il n’avait aucune intention de se laisser déposséder de son héritage. Il espéra que Jack ne reviendrait pas avec de mauvaises intentions à son encontre. Il avait d’autre combat à mener pour l’instant, à commencer par son incapacité à se déplacer en toute autonomie.

- On va te laisser, tu devrais aller te reposer, tu as l’air exténué, suggéra Blair en suivant du regard Nathan qui explorait les lieux.

- Je pensais … hésita Chuck.

Elle tourna la tête vers lui et plongea ses yeux dans les siens, son cœur battait au rythme de l’espoir.

Il détourna le regard pour le poser sur son fils à son tour et garda le silence.

Celui-ci s’appliquait à découvrir l’appartement. Ce n’était pas sa maison. Tous les articles étaient unanimes. Les enfants avaient besoin de stabilité et de rituels pour bien grandir. Et sa vie à lui était tout sauf ça. Il n’avait aucune idée de ce que serait demain, encore moins le jour d’après ou la semaine suivante.

Il sentit la main de Blair qui glissait sur la sienne et la porta à ses lèvres.

- Tu as raison, il vaut mieux que j’aille un peu m’allonger, soupira-t-il. J’enverrai Arthur pour vous emmener jusqu’à l’école demain matin.

Elle sentit les battements s’arrêter dans sa poitrine.

- Nathan en sera ravi, déclara-t-elle quand même. Et il le sera plus encore si tu y es installé pour nous accompagner.

- J’ai rendez-vous chez le kiné demain matin, ensuite je dois voir Jack pour faire le point sur BI mais je peux être là pour le récupérer comme aujourd’hui, proposa-t-il.

Elle nota et déposa un baiser sur sa joue avant d’appeler leur fils pour les adieux.

- Tu ne viens pas avec nous ? s’étonna Nathan en comprenant que son père restait là.

- Papa a besoin d’un peu d’espace, il a beaucoup de chose à faire maintenant qu’il s’est réveillé, tenta-t-elle de lui expliquer.

- Mais pourquoi il ne peut pas les faire à la maison ? demanda le gamin.

Blair et Chuck échangèrent un regard de consternation sans savoir quoi répondre.

- Tu as dit que quand il se réveillerait j’aurais un papa comme tous les autres. Et dans le livre de l’école, les papas et les mamans ils vivent dans la même maison et ils dorment dans le même lit, sauf quand ils se disputent très, très fort, tout le temps, alors ils se divorcent. Mais vous, vous vous êtes pas disputés ! s’entêta-t-il en faisant la moue.

- Écoute Nathan, les choses d’adultes, c’est parfois un peu compliqué, dit sa mère. Papa et moi, on va avoir besoin de discuter de plein de choses mais pour l’instant …

- Est-ce que vous allez vous divorcer ? Ce sera comme Irvin qui va dormir chez son papa tous les deux samedis et un peu les vacances ? la coupa-t-il pratiquement au bord des larmes.

- Tu peux me voir autant que tu veux. Je viendrai te chercher à l’école demain, exactement comme aujourd’hui, expliqua son père pour le rassurer.

- Alors je veux te voir tout le temps, geignit Nathan en s’agrippant à son bras.

Le jeune homme serra son fils contre lui et ferma les paupières. Il se rappelait parfaitement d’un soir où un autre petit garçon avait eu les mêmes désidératas. Mais Bart l’avait envoyé balader en moins de cinq minutes.

Il consulta Blair du regard pour trouver l’approbation dans ses yeux. Elle lui répondit par un signe de tête affirmatif. Elle n’avait pas eu le courage de s’en ouvrir à Chuck mais elle avait autant envie que Nathan de rester avec lui ce soir … et tous les autres soirs qui suivraient.

- Est-ce que tu veux dormir ici cette nuit ? demanda-t-il à son fils.

- Je peux ? C’est vrai ? questionna le petit homme.

- Oui, il y a une autre chambre, c’était celle de ton parrain quand il vivait ici. Ta maman et toi vous pouvez vous y installer, autant de temps et de fois que vous le voulez, nota son père.

Nathan fronça les sourcils mais ne fit aucun autre commentaire, trop heureux de pouvoir profiter pour le moment de la présence de ce père qu’il avait tant attendu.


katido  (15.12.2012 à 14:18)

Dorota entra dans le penthouse de l’Empire chargée de quelques affaires de Mademoiselle Blair et de Monsieur Nathan pour passer la nuit à l’Empire.

- Ah ! Te voilà ! s’exclama la jeune femme.

- J’ai fait aussi vite que j’ai pu, expliqua la domestique qui lui était fidèle depuis bon nombre d’années.

- Tu as pris tout ce que je t’ai demandé ?

- Oui, des uniformes et des vêtements pour plusieurs jours et tout votre nécessaire de toilette ainsi que celui de votre fils et quelques jeux pour l’occuper.

- Bien, nota Blair.

- Comment va Monsieur Chuck ? questionna Dorota.

Elle savait combien la jeune femme avait souffert de son absence pendant toutes ces années. Elle avait vécu dans l’attente que son prince charmant se réveille et avait refusé de tourner la page, s’accrochant à l’espoir de le voir ouvrir enfin les yeux.

- Il a l’air d’aller bien, physiquement en tout cas. Il dort pour l’instant, j’ai réussi à le convaincre de se reposer un peu malgré notre présence.

- Et votre fils ?

Blair posa les yeux sur Nathan assis dans le canapé devant la télévision. Il avait passé le reste de l’après-midi à dessiner et à regarder des dessins-animés.

- Il a voulu rester ici ce soir. Il a tellement attendu son père que maintenant qu’il est réveillé, il ne veut plus le lâcher.

- Il ne doit pas être le seul dans ce cas-là, dit la bonne avec un regard entendu.

Sa patronne prit son air le plus innocent.

- Est-ce que vous voulez que je reste ? Je peux très bien m’occuper de vous ici et aussi prendre soin de Monsieur Chuck, suggéra Dorota.

- Je prendrai soin de Monsieur Chuck moi-même, déclara Blair. Mais si tu veux bien emmener Nathan au parc. Il n’a quasiment pas bougé de l’après-midi et avec l’excitation de ces derniers jours, il a beaucoup de mal à s’endormir le soir.

- Ne vous inquiétez pas, nous irons à la plaine de jeu, il pourra se dépenser tout son content, indiqua la femme de chambre.

Une fois que Dorota eut arrangé leurs effets dans la salle de bain attenante à la chambre de Nate, la domestique emmena Nathan prendre l’air comme convenu.

Blair ouvrit doucement la porte de la chambre de Chuck et sourit en l’observant dormir. Elle l’avait observé pendant des centaines d’heures durant ces dernières années mais cela n’avait rien à voir avec son coma, cette fois les choses étaient différentes, il quitterait son état de sommeil dans quelques heures et elle pourrait à nouveau se noyer dans ses yeux sombres.

Oh Dieu ! Que ça lui avait manqué.

Elle se glissa doucement sur le matelas et se pelotonna tout contre lui.

Il remua un peu au contact de sa chaleur, son parfum chatouillant ses narines. Il se retourna et l’enlaça, ouvrant soudain les paupières en prenant conscience que ce n’était pas un songe.

- Excuse-moi, je ne voulais pas te réveiller, murmura-t-elle en relevant une mèche de ses cheveux tombée sur son front.

- Où est Nathan ? demanda-t-il d’une voix ensommeillée.

- Au parc, avec Dorota, il avait besoin de se dépenser autant que toi de te reposer, sourit-elle.

Il referma les yeux et se colla un peu plus à elle.

Elle déposa un baiser sur sa joue et fit naître un léger sourire sur les traits du jeune-homme. Elle hésita, se mordillant la lèvre inférieure. Il fallait qu’elle lui pose la question pour en avoir le cœur net.

- Est-ce que tu souhaites vraiment qu’on reste ici cette nuit ? Je peux encore dire à Dorota …

Chuck rouvrit les paupières et elle fut aspirée dans une mer chocolat.

- Je le veux vraiment, chuchota-t-il sans vraiment savoir pourquoi il parlait si bas. Je ne demanderais pas mieux que de vivre avec vous, sincèrement. C’est juste que … tout est si simple et pourtant si compliquer en même temps entre nous. Il n’y pas plus seulement nous deux à présent. Ce qui est le plus important, ce n’est pas ce que je veux moi. Ce qui compte le plus, c’est Nathan. Et je n’ai aucune idée de comment on fait pour être un bon père, je …

Il baissa les yeux, laissant sa phrase en suspens avant de reprendre dans un soupir.

- Je n’ai pas vraiment eu le temps de m’y préparer. A peine lu quelques trucs à propos de l’éducation sur le net. Et si je ne suis pas à la hauteur ? ... Et si je lui fais autant de mal que …

Il plissa durement les paupières.

- Je ne pourrai jamais me le pardonner si … si j’abîme son âme d’enfant.

Blair caressa sa pommette avant de l’obliger à relever le menton.

- Chuck, tu n’es pas ton père et tu ne pourras jamais faire autant de mal à Nathan que Bart a pu t’en faire quand tu étais enfant, affirma-t-elle. Tu n’as pas besoin de prendre des cours pour être un bon père, crois-moi. Nathan l’a déjà compris et moi aussi, il suffit de voir comment tu te comportes avec lui. Le simple fait que tu fasses passer ses besoins avant les tiens en est déjà une preuve évidente.

- Mais vous avez passé tant de temps à m’attendre. J’ai déjà raté tellement de chose dans sa vie. Je n’étais pas là quand il est né, ni pour le bercer ou le voir faire ses premiers pas. Et si je ne suis pas ce qu’il s’est imaginé, si je le déçois comme …

- Tu as déçu ton père ? hasarda-t-elle.

Il ne répondit pas mais elle le vit déglutir et cela lui suffit.

- Tu n’étais pas un mauvais fils et tu n’es pas non plus un mauvais père. Suis ton cœur, il te guidera. On se trompe tous parfois. Dieu sait que j’ai fait ma part d’erreur. Si tu savais le nombre de fois où je me suis entendu dire que je devrais trouver un vrai père pour mon fils, que je faisais le mauvais choix pour lui et pour moi, en refusant qu’un autre te remplace dans nos vies. Et pourtant aujourd’hui tu es là. Tu n’as pas besoin d’être parfait ou de te voir désigner la médaille du père de l’année. Tu es là et c’est le plus important pour nous. Tu es revenu vers nous, c’est tout ce qui compte pour Nathan et moi. Pour le reste, donne-toi un peu de temps et surtout ne sois pas trop dur avec toi-même. Parce que je peux t’assurer que tu commettras des impairs plus d’une fois. C’est le lot de tous les parents. Mais n’ai jamais le moindre doute quant au fait que Nathan saura en tirer parti s’il sent que tu n’es pas sûr de toi. Après tout, c’est notre fils, sourit-elle.

Il lui sourit en retour et la serra plus fort.

- Je t’aime, chuchota-t-il encore dans le creux de son oreille.

- Je t’aime aussi … et je voudrais qu’on partage le même toit, se lança-t-elle le cœur battant. Je veux qu’on forme une famille, notre famille.

Il ouvrit la bouche mais elle l’interrompit avant qu’il puisse dire quoi que ce soit.

- Tu n’es pas obligé de répondre maintenant, ajouta-t-elle, se ravisant de peur d’avoir été trop vite. Prend ton temps.

- Je n’ai pas besoin d’un délai de réflexion. Je veux qu’on soit une famille moi aussi. Je ne veux plus rien raté de tous ces petits moments magiques. Je veux voir ton visage et celui de notre fils chaque matin du reste de ma vie.

Son visage s’illumina et elle relâcha un soupir qu’elle n’avait même pas conscience de retenir.

- Je peux faire aménager une chambre au rez-de-chaussée du penthouse le temps que tu récupères toutes tes capacités motrices … si tu veux … ou si tu préfères qu’on emménage ici …

- Non, là-bas ! Ce sera mieux pour Nathan. C’est sa maison, son univers. Je ne veux pas qu’il grandisse dans un hôtel. Et je n’ai pas l’intention d’utiliser ces béquilles longtemps. Plus vite je pourrai m’en débarrasser, mieux ce sera.

Elle l’embrassa tendrement avant de se lover au creux de lui et de se laisser bercer par les battements réguliers de son cœur qui cognait dans sa poitrine, sur laquelle elle avait posé sa tête.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, quelques heures plus tard, il constata deux pupilles sombres qui le scrutaient attentivement.

- Monsieur Nathan, sortez de là ! entendit-t-il Dorota le gronder tout bas. Laissez dormir vos parents !

- Je le savais que vous alliez pas vous divorcer, s’exclama Nathan en souriant jusqu’aux oreilles.

Il changea de tête en voyant les gros yeux que lui faisait sa nanny.

- Papa est réveillé, dit-il pour sa défense.

Chuck leva la main pour signifier à la femme de chambre qu’il était effectivement éveillé et fit signe à cette dernière qu’elle pouvait vaquer à d’autres occupations. Elle se retira en baragouinant des mots inintelligibles, sans doute quelques jurons polonais.

Puis il posa un doigt sur ses lèvres en désignant du menton la petite brune enroulée autour de son bras qui avait toujours les paupières closes.

Il se frotta les yeux et vit Nathan qui grimpait sur le lit pour venir lui chuchoter quelque chose à l’oreille.

- Elle fait semblant ! conspira-t-il.

- Tu crois ? demanda Chuck tout bas pour entrer dans son jeu.

Nathan opina du bonnet en souriant comme sa mère faisait pareil.

- Tu vois, dit-il fièrement tandis qu’elle se mettait à rire franchement.

- Comment est-ce que je pourrais dormir avec un petit monstre qui se faufile dans la chambre ? questionna-t-elle en s’asseyant contre la tête de lit.

- En les assommants avec un oreiller, expliqua-t-il, visiblement expert en la matière.

Blair tira le coussin qu’elle avait derrière son dos d’un geste vif mais son fils fut plus rapide et se recula pour attraper un coussin au pied du lit et le brandir au-dessus de sa tête avant de l’abattre sur celui de sa mère, qui l’utilisait maintenant comme bouclier.

Nathan laissa retomber le coussin une seconde puis repartit à la charge comme elle baissait sa garde. Il cessa à nouveau car elle avait été la plus rapide cette fois. Chuck lui fit un clin d’œil puis arracha l’oreiller des mains de Blair et leur fils fondit sur elle sans aucune pitié. Elle hurla comme elle était assaillie de toute part par les deux hommes de sa vie.

La bagarre se termina en cris et éclats de rire ainsi qu’en immense capharnaüm suivi par la reddition de la jeune femme qui courut se réfugier dans la salle de bain contiguë.


katido  (16.12.2012 à 14:37)

- Est-ce qu’il s’est endormi ? demanda Chuck quand Blair ressortit de l’ancienne chambre de Nate à peine dix minutes après y être entrée avec Nathan.

- Non, il ne fermera pas l’œil tant que tu n’auras pas été lui souhaiter bonne nuit, expliqua-t-elle. Il veut que ce soit toi qui lui lises son histoire ce soir.

Elle lui tendit le livre de contes avec un sourire narquois. Chuck avait toujours détesté lire à voix haute.

- En piste et n’oublie pas de donner une voix différente à chaque personnage, le nargua-t-elle.

Il roula des yeux au ciel mais se plia de bonne grâce à cet exercice pour son fils. En fait, il appréciât même beaucoup ce moment d’intimité avec Nathan. Il aurait pu lui faire la lecture pendant des heures mais le petit gnome s’endormit au bout d’un quart d’heure à peine, un sourire sur les lèvres.

Il reposa le livre sur la table de nuit et s’attarda pour regarder dormir son fils. Il avait la ligne de sa mâchoire et ses yeux mais tout le reste, il le tenait de sa mère.

Cette dernière se faufila dans la pièce et vint s’asseoir sur le lit à ses côtés, posant une main sur les siennes pour observer leur enfant. Chuck releva son visage et son cœur fondit devant le regard avec lequel elle enveloppait leur plus grand trésor.

Il était subjugué par sa beauté. Il n’avait encore jamais vu cet éclat d’amour dans ses yeux. Un amour différent de celui qui transparaissait dans ses prunelles quand elle les posait sur lui-même. C’était quelque chose d’indéfinissable et de sublime à la fois. Ça la rendait encore plus magnifique qu’elle ne l’était déjà d’ordinaire.

Il se pencha vers elle et happa doucement ses lèvres entre les siennes. Elle répondit à son baiser puis l’aida à se lever et à quitter la chambre de Nathan.

- Je t’aime, dit-il une fois que la porte fut refermée.

Elle sourit et l’enlaça, l’entraînant lentement mais sûrement vers l’autre chambre.

Elle se blottie tout contre lui sous les couvertures. Pour la première fois depuis une éternité, le lit ne lui semblerait pas trop grand. C’était la première fois aussi qu’elle dormirait à l’Empire depuis des années.

Chuck l’attira plus près de lui et posa ses lèvres sur les siennes, le corps de Blair contre le sien fit à nouveau bouillir son sang dans ses veines.

Elle passa ses doigts dans ses cheveux et l’embrassa voluptueusement, laissant courir son autre main sur son torse.

- Blair, souffla-t-il, la voix rauque.

- Chuck, susurra-t-elle d’un ton délibérément provoquant contre le lobe de son oreille.

Il sentit le désir grandir encore en lui et atteindre chaque partie de son corps.

- Je manque de toi depuis tellement longtemps, soupira-t-elle sensuellement avec la petite mine boudeuse qui le faisait craquer.

- Nathan …

- Ronfle comme une marmotte qui hiberne dans la chambre d’en face et je te promets que je serai silencieuse. Je n’ai aucune envie de devoir lui expliquer à quoi jouent ses parents pendant son sommeil.

Elle titilla sa gorge avec sa langue par petits lapements.

Il essaya de se raisonner, s’il y avait bien une chose que Chuck Bass n’avait jamais pensé remettre en question un jour dans sa vie, c’était ses prouesses sexuelles.

Cependant il en était là aujourd’hui.

Il doutait de tout.

Il doutait de lui.

Ça faisait si longtemps qu’il ne l’avait pas tenue comme ça, dans ses bras, au creux de lui. Si le reste de son corps ne lui obéissait pas … comment pouvait-il être certain qu’il serait capable de combler tous les désirs de Blair ?

Pourtant en cet instant, il ne pouvait pas nier, ni cacher, son envie d’elle aussi sur le plan physique alors qu’elle se frottait tout contre lui.

Il ne pouvait plus non plus utiliser sa chaise roulante comme un obstacle à leur rapprochement charnel.

- Blair, tenta-t-il encore tout bas, la voix tremblante et saturée d’hormones.

Elle passa une de ses jambes par-dessus sa taille pour se retrouver assise à califourchon sur lui.

- Laisse-moi juste t’aimer, murmura-t-elle dans le creux de son cou en happant délicatement sa peau.

Les yeux de Chuck se révulsèrent quand il sentit la bouche de la jeune-femme qu’il adorait descendre le long de son encolure et ses ongles s’enfoncer dans la toison de sa poitrine.

Il cessa de lutter et perdit tout sens commun, son cerveau reléguant ses inquiétudes aux oubliettes comme ses neurones laissaient déferler un flot d’endorphines qui submergea chacune de ses cellules grises et l’emporta bien loin de toute réflexion, son instinct primaire reprenant les commandes de son corps.

Plus tard, elle laissa sa chevelure s’étaler sur son oreiller, pantelante, tandis qu’il cherchait à reprendre haleine.

- Je t’aime, haleta-t-il.

- Je t’aime, souffla-t-elle d’une voix emplie d’émotions et un peu brisée par un sanglot coincé dans sa gorge.

Il tourna la tête vers elle pour plonger son regard sombre dans celui de Blair et aperçut des larmes luire dans ses prunelles.

Son cœur se serra dans sa poitrine.

Est-ce qu’il avait raté quelque chose ?

Il avait pourtant eu l’impression que tout était parfait.

Ça l’avait été pour lui en tout cas.

- Refait-le encore, murmura-t-elle, une larme de bonheur s’échappant d’entre ses cils.

C’était encore plus merveilleux que dans ses souvenirs. Toutes ces nuits où elle avait rêvé de lui, de ses caresses, de ses baisers sur sa peau, ce n’était rien en comparaison de ce qu’il était capable de provoquer en elle dans la réalité.

- Refais-le encore, s’il te plaît, redemanda-t-elle presque comme une supplique.

Elle se glissa à nouveau tout contre lui pour happer ses lèvres et laisser courir ses doigts dans ses cheveux et sur son torse.

Il répondit à ses baisers et l’enserra entre ses bras pour l’emmener en cavale explorer encore une fois un autre monde féerique.

Quand elle reposa sa tête dans le creux de son épaule, en sueur, elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas réclamer un autre tour de manège. Elle aurait pu voyager avec lui infiniment après ces sept longues années d’abstinence ou presque.

Mais son corps repu laissait à présent son esprit élever la voix pour lui rappeler qu’elle ne devait pas trop abuser des bonnes choses et qu’elle devait laisser le temps au temps.

- Merci, murmura-t-elle.

- Merci de quoi ? s’étonna-t-il.

- De me permettre de me sentir à nouveau vivante, répondit-elle en déposant un baiser sur sa tempe.

Elle ferma les paupières et se lova aussi près de lui qu’elle le pouvait, ne laissant aucun espace les séparer. Elle ne voulait pas s’éloigner, même d’un millimètre, elle avait besoin du contact sa peau pour s’assurer qu’il n’aurait pas disparu à son réveil.

- Quand tu veux. Toujours, susurra-t-il à son oreille.

Il passa ses bras autour de sa taille pour l’emprisonner. Il y avait tellement d’amour qui brûlait en lui pour elle. Il aurait pu l’aimer sans fin. Il ferma les yeux et enfuit son nez dans ses cheveux pour la respirer encore. Il resserra son étreinte, il avait besoin de la sentir tout contre lui pour être certain qu’elle ne se serait pas envolée au petit matin.


katido  (17.12.2012 à 18:13)

- On dirait que tu te débrouilles plutôt bien avec tes béquilles. Les médecins pensaient que ça te prendrait plus de temps que ça pour sortir de ton fauteuil roulant, commenta Lily qui était contente de pouvoir se retrouver quelques instants seule avec son fils adoptif pendant que tous les autres étaient déjà attablés.

Cette année Charles était avec eux pour le premier brunch dominical de l’année 2019. C’était devenu un rituel au fil des semaines et des années. La famille se réunissait tous les dimanches et Lily adorait ce moment.

- Ils ne pensaient pas non plus que je me réveillerais ! répondit-il avec son petit sourire narquois.

- Heureusement, ils t’ont sous-estimé pour ça aussi ! sourit-elle en caressant sa joue du dos de sa main droite.

Il lui rendit son sourire, un vrai, celui qu’elle préférait.

Elle était si heureuse qu’il soit à nouveau parmi eux et qu’il ait accepté de se joindre au reste de la troupe. Blair y était sans doute pour quelque chose, elle y avait toujours été présente. Lily pouvait compter sur les doigts des deux mains les dimanches que la jeune-femme brune avait ratés pendant les sept années où son fils était dans le coma. Elle faisait partie intégrante de la famille, avec ou sans Charles.

Son fils était resté confiné avec Blair et Nathan au penthouse Waldorf pendant la période des fêtes de fin d’année. Elle comprenait aisément qu’il n’ait aucune envie d’être la bête de foire à chaque soirée mondaine et qu’ils préfèrent passer du temps entre eux après ce qu’ils avaient traversé.

De plus, ils avaient eu de la compagnie. Eléanor et Cyrus, ainsi qu’Harold et Roman avaient fait le déplacement jusqu’à New-York pour visiter leur petit-fils comme à chaque Noël depuis sa naissance.

- Comment s’est passé la cohabitation avec Harold et Eléanor ? demanda-t-elle finalement.

- Très bien en fait. Nathan était fou de joie de les revoir. Et ils avaient même l’air contents de me voir, moi, railla-t-il.

- Bien sûr, ils savent à quel point tu es important pour Blair et Nathan. Eléanor lui a été d’un grand soutien pendant la grossesse face aux Grimaldi.

- Je sais, elle m’a raconté, soupira-t-il.

- Tout ça est derrière vous maintenant, ajouta Lily. Blair a eu raison de s’accrocher à votre amour et à l’espoir. Vous avez toute la vie devant vous et le bonheur vous tend les bras.

Chuck acquiesça, un sourire se dessina à nouveau ses traits, atteignant ses yeux comme la chaleur naissante en son cœur irradiait vers tout le reste de son être. Il partageait à présent le quotidien de son fils et de la femme de sa vie. Ces dernières semaines avaient été comme un rêve devenu réalité.

La première chose que Nathan faisait en se levant, c’était de venir se jeter entre Blair et lui sur leur lit. Elle passait chaque nuit dans la chambre du bas, entre ses bras et il pratiquait ses exercices de kinésithérapie sans relâche pour pouvoir la rejoindre dans la sienne, en haut des marches, le plus tôt possible.

Il attendait impatiemment le moment où il pourrait enfin poser un genou à terre et se relever sans perdre l’équilibre pour pouvoir passer à son annulaire la bague Harry Winston qu’il avait choisie pour elle, il y a des années.

Il voulait que sa demande en mariage soit absolument parfaite. Elle méritait bien ça après tout ce qu’elle avait enduré pour lui.

La jeune-femme n’avait pas été épargnée pendant les années où il était inconscient mais elle avait su garder la tête haute malgré la tempête qui soufflait de toutes parts. Elle avait su prendre soin de leur fils et l’élever à la perfection alors qu’elle était une jeune mère célibataire avec un travail prenant, ce qui n’avait laissé que peu de place à l’amusement.

Il avait bien l’intention de remédier à ça et de rendre la vie de Blair plus facile. Pour l’instant il se concentrait surtout sur sa guérison complète, mais il n’oubliait pas pour autant qu’il était un père et prenait ses responsabilités aux sérieux.

Blair lui avait dit de suivre son cœur et de faire confiance à son instinct et c’est ce qu’il s’appliquait à faire depuis les quelques semaines qu’ils vivaient sous le même toit. Il s’était arrangé pour décaler ses séances de kinésithérapie plus tard dans la matinée afin de pouvoir emmener Nathan à l’école et le récupérait à la sortie. Ainsi Blair avait pu organiser son agenda plus librement au sein de Waldorf Design.

Il avait eu quelques appréhensions lorsqu’il avait emménagé au penthouse, sachant que les parents de la jeune-femme devaient y débarqués à peine une semaine plus tard. Il ne savait pas trop comment il devrait se comporter en présence d’Eléanor et Cyrus, sans parler d’Harold. Après tout, Blair et lui avait une histoire des plus chaotiques.

Mais à sa plus grande stupéfaction, ils avaient reçu la bénédiction de tous les parents de la brune qui faisait battre son cœur et ils commençaient même à avoir une certaine routine quotidienne lorsque ces derniers avaient repris le chemin de la France.

Maintenant qu’il allait remettre le pied à l’étrier à Bass Industrie, il lui tardait encore plus de demander à Blair de l’épouser et de trouver un duplex pour eux trois sur la cinquième avenue.

Les choses n’avaient pas été trop difficiles avec Jack, ou du moins, bien moins que ce à quoi il s’attendait. Son oncle n’était nullement disposé à s’effacer pour lui rendre le fauteuil de son père mais il ne souhaitait pas non plus que la guerre éclate entre eux. Ils avaient convenu d’un arrangement qui pourrait les satisfaire tous les deux.

Chuck reprendrait son poste et ses responsabilités au sein du comité directeur de BI et ils géreraient l’entreprise ensemble à parts égales. Ils proposeraient le dédoublement du siège de PDG au prochain conseil extraordinaire qui était prévu pour dans trois jours

- Est-ce que ça va ? s’inquiéta Lily en le voyant perdu dans ses pensées.

Il acquiesça.

- Très bien, je réfléchissais juste à la prochaine réunion du conseil.

- Tu n’as pas à t’en faire, on est tous du même côté pour une fois !

Elle avait veillé aux intérêts de son fils en tant que tutrice légale même s’il était majeur, de par son statut de parent adoptif, pendant toutes ces années et il ne pouvait que la remercier pour ce qu’elle avait accompli pour lui.

- Oui et c’est grâce à toi, répondit-il plein de gratitude.

- J’ai juste fait la seule chose en mon pouvoir pour prendre soin de toi à ma manière, sourit-elle chaleureusement.

Elle posa un baiser sur sa joue avant de rejoindre Rufus qui venait d’empiler une nouvelle tour de gaufres sur un plateau et de le porter à table.

Chuck lui emboîta le pas et sourit en constatant que Nathan était aux anges en en dévorant une, napée de chocolat chaud et de crème chantilly, assis auprès de l’autre Nathaniel qui se léchait les babines de gourmandises lui aussi.

Il fronça les sourcils en prenant conscience que Blair n’était pas là, ni Humphrey d’ailleurs. Un sentiment de brûlure s’installa dans son estomac.

Brooklyn avait cherché à parler à la belle brune depuis leur arrivée à l’appartement. Cette dernière l’avait évité comme la peste depuis leur dispute à la clinique. Elle avait déclaré à Chuck qu’elle ne voulait même plus lui adresser la parole. Mais ce serait plutôt difficile puisqu’ils devraient tous se retrouver chaque dimanche chez Lily.

*****

- Alors ça va être comme ça, maintenant ? questionna Dan, furieux.

- Je n’ai plus rien à te dire, cingla Blair, appuyée contre la bibliothèque du petit salon où il l’avait entraînée quelques minutes auparavant.

Elle n’avait aucune intention de se laisser apitoyer par lui alors qu’il avait tenté délibérément d’éloigner Nathan de son père. Elle s’était vraiment fourvoyée en pensant que Dan pourrait se contenter d’une relation amicale, un peu améliorée parfois.

Enfin, quand elle disait « améliorée » ce n’était pas vraiment le terme qu’elle aurait dû employer. Leurs « ébats » lors de ses crises de larmes et de désespoir ne rendaient rien meilleur, c’est juste qu’elle avait besoin de temps en temps de savoir qu’elle était encore une femme.

Pourtant, Dan ne la faisait pas se sentir femme. Pas comme Chuck savait le faire. Mais après une bonne dose d’alcool, elle était assez ivre pour le laisser se coller à elle et son cerveau embué par les vapeurs toxiques pouvait oublier qui partageait ses draps et lui donner l’illusion qu’elle se fichait de le savoir.

- C’est pour ça que tu n’es pas venue à la soirée de charité de nouvel-an ? Ni à aucune autre depuis des semaines d’ailleurs ?

- Si on n’est pas venus, c’est parce que Chuck venait à peine de sortir de la clinique et qu’on préférait passer du temps en famille.

- Ou plutôt parce qu’il n’aurait pas pu te faire danser devant tout le monde ! Mais moi j’aurais pu !

- Tu dis n’importe quoi Humphrey !

- Tu penses que tu vas réussir à m’oublier en m’évitant ? Comment comptes-tu faire puisqu’on va se voir toutes les semaines ?

- Dan, arrête, je t’ai déjà dit que je n’avais et n’aurais jamais de sentiments de ce genre pour toi. Tu étais juste …

- Juste quoi ? s’étrangla-t-il de colère.

Elle se mordit la lèvre, puis décida de mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes, elle était Blair Waldorf et elle ne devait rien à Dan Humphrey. Elle ne le laisserait pas s’immiscer dans leur vie. Elle pouvait le tolérer quand elle était seule mais pas quand ça risquait de mettre son couple en péril.

- Juste un moyen de ne pas quitter le bar avec un parfait inconnu, avoua-t-elle.

En disant ces mots à voix haute, elle se fit la réflexion que cette solution aurait peut-être été préférable.

- Espèce de garce, rugit-il en l’attrapant par le poignet pour la pousser un peu plus contre le meuble dans son dos.

Elle tenta de se débattre et lui donna un coup de pied dans le tibia comme il essayait de l’embrasser contre son gré.

Quand Chuck ouvrit la porte, son sang se figea dans ses veines devant le spectacle de Blair dans les bras d’Humphrey.

Ça s’était au tout premier coup d’œil.

Parce que lorsque Dan tourna la tête vers la porte, les yeux exorbités et qu’il vit la femme de sa vie lui donner un coup de genou dans les parties pour se libérer de son étreinte, avant d’accourir dans sa direction les traits déformés par la peur, son sang ne fit qu’un tour au contraire.

Elle se réfugia dans les bras de celui à qui appartenait son cœur et s’accrocha à son cou.

- Blair, est-ce que tu vas bien ? articula Chuck, sous le choc.

Elle fit signe que oui de la tête et il put respirer à nouveau.

Il avança de deux pas dans la pièce avec ses béquilles, ses yeux mitraillant Dan qui se tortillait sur le parquet comme un ver.

- Si jamais tu t’avises encore de t’approcher d’elle, je t’assure que tu regrettas de ne plus jamais pouvoir ressentir la douleur que tu ressens en ce moment-même, promit-il.

Il aurait volontiers procédé à son émasculation sur le champ. Cependant, il était trop préoccupé par Blair pour en prendre le temps.

- Ramène-nous à la maison, s’il te plaît, le pria-t-elle en tentant de reprendre contenance.

Il nota et ils quittèrent la pièce abandonnant Lonely-boy à son triste sort, toujours étendu sur le sol, horrifié devant sa propre attitude.


katido  (18.12.2012 à 21:04)

Chuck Bass observait son fils rire et courir sur la partie du gazon réservée à l’équipe des poussins. Jamais il n’avait projeté qu’il se retrouverait là un jour. Et pourtant, rien ne lui semblait plus naturel, ni n’aurait pu lui apporter plus de sérénité au fond du cœur.

Il avait tant espéré pouvoir un jour partager des instants de cette nature avec Bart, mais il n’avait pas imaginé qu’il pourrait être à la place de son père.

Nate était passé chercher son filleul pour l’emmener à son entraînement de lacrosse comme tous les mercredis et son fils l’avait quasiment supplié de les accompagner. Chuck n’avait pas résisté longtemps devant sa petite bouille boudeuse, exactement la même que Blair.

Aussi avait-il remis son travail à plus tard. Il veillerait un peu plus longtemps un point c’est tout. JAMAIS Bass Industrie ne passerait avant son fils ou même Blair, c’était une promesse qu’il s’était fait et aussi un des avantages à siéger à deux.

Jack et lui avait fait voter la coprésidence sans aucun problème et ils s’étaient départager les tâches au sein du siège de direction. Lui-même devait d’ailleurs d’abord se remettre en selle et étudier tous les changements et les acquisitions que son oncle avait effectués depuis qu’il était à la tête de BI. Chuck devait reconnaître qu’il avait plutôt fait du bon boulot.

- Papa, cria Nathan en rejoignant le banc pour laisser un autre joueur entrer dans le jeu.

Chuck lui fit un petit signe de la main.

- Est-ce que tu as vu comment j’ai envoyé la balle dans le but ?

Son père acquiesça en levant un pouce et il vit le petit troll rigoler, avant de chuchoter quelque chose à l’oreille de son camarade assis à côté de lui.

- Je crois qu’il n’a jamais aussi bien joué, commenta Nate en tendant un gobelet à son ami.

- Tu ne penses pas vraiment que je vais boire cette bière immonde et à moitié tiède n’est-ce pas, Nathaniel ? demanda-t-il d’un air perplexe.

Nate haussa les épaules et s’assied à côté de lui dans les gradins, déposant la Bud à ses pieds. Il en aurait plus pour lui.

- J’ai quelque chose à te demander, intervint le blond après quelques minutes passées en silence à scruter l’équipe des juniors qui s’entraînait de l’autre côté du terrain.

Venir ici avec son filleul lui rappelait les années où il jouait à St Jude. Il avait continué un peu à l’université puis avait rangé ses crosses, il avait l’impression que c’était il y a un million d’années au moins.

Chuck l’interrogea du regard en s’installant dans le fond de son siège en plastique.

- On voudrait que tu sois le parrain de Noah, déclara Nate sans faire plus de cérémonie.

- Tu veux que je sois le parrain de ton fils ? s’étonna Chuck.

- N’ait pas l’air si abasourdi, je suis bien le parrain du tien et je n’ai pas de meilleur ami que toi.

- Ne me dis pas que tu ne t’es pas fait de nouveaux amis pendant les sept années où je suis resté comateux, railla le brun, un peu pris au dépourvu par les sentiments qui le submergeaient.

- Je me suis fait d’autres amis, bien sûr, le nargua Nate. Mais aucun ne pourra jamais rivaliser avec toi, même inconscient !

- Ce qui fait de toi un type plutôt pitoyable Archibald, gouailla encore Chuck pour cacher son trouble face au témoignage de confiance de son ami.

- En fait, j’ai deux options. C’est toi, que je considère comme mon frère. Ou alors, si tu refuses, je me verrai contraint de me replier sur Dan comme roue de secours, répliqua Nate en entrant dans son jeu.

- Je ne pourrais jamais souhaiter une telle atrocité à aucun enfant, grimaça Chuck en reniflant de mépris à la seule évocation du nom de Brooklyn.

L’incident du baiser avec Blair était bien présent dans son esprit. Cette dernière ne voulait pas que ça s’ébruite et considérait l’affaire réglée mais il avait lui-même prit les choses en mains.

A la fin du mois, Lonely-boy quitterait définitivement New-York pour Tombouctou ou Guadalajara, peu importait sa destination, tant qu’il ne restait pas dans l’entourage de la femme qu’il aimait.

- Ça veut dire oui ? demanda plus sérieusement le père du nouveau-né.

Il n’avait jamais considéré demander une telle chose à Dan, pas après la manière dont il avait décrit Serena dans « Inside », sans parlé du fait qu’il ne l’estimait même pas assez pour lui donner un personnage qui lui corresponde pleinement.

Dan avait choisi de confondre sa caricature avec celle d’Éric, ce qui était révélateur de ce qu’il pensait réellement de sa personne. Depuis les deux hommes étaient en froid. Il ne tolérait l’habitant de Brooklyn que parce qu’il était « le frère » de sa femme et qu’il s’incrustait systématiquement à chaque repas ou réunion de famille.

C’est à Éric que S et lui avaient pensé demander cette faveur, même s’il vivait sur un autre continent, mais c’était avant que son meilleur ami ne sorte enfin du coma.

- Bien entendu ! répondit Chuck sans plus aucune ironie. Comment peux-tu seulement en douter ? Après tout ce que tu as fait pour Blair et Nathan pendant que j’étais absent.

- J’ai seulement fait ce que je pensais être mon devoir en tant que meilleur ami, argua Nate. Je me suis dit que c’est ce que tu aurais souhaité et aussi ce que tu aurais fait à ma place.

Chuck acquiesça d’un signe de tête en silence.

- Tu m’as manqué, man, souligna l’héritier Archibald sans fausse pudeur.

- Merci à toi, d’avoir aussi bien pris soin de ma famille, dit son ami d’une voix un peu entrecoupée par l’émotion. C’est un honneur et je serai plus qu’heureux d’être le parrain de ton fils.

Nate se pencha soudain vers le brun ténébreux pour lui faire une accolade.

Contre toutes attentes Chuck lui rendit son étreinte.

Il avait peut-être été inconscient pendant sept ans mais il était bien conscient de ce qu’il devait à son meilleur ami. Et d’une certaine manière, il avait l’impression qu’il lui avait manqué également, même s’il ne s’expliquait pas vraiment comment, ni pourquoi.

- Nathaniel, tu réalises qu’on est dans un endroit public, entouré de plein de mecs qui ont l’habitude de prendre leurs douches ensembles, n’est-ce pas ? demanda-t-il après plusieurs secondes.

- Ferme-là Bass, dit Nate en reniflant, relâchant tout de même son étreinte.

Les deux jeunes-hommes reprirent leur prestance tout en lorgnant discrètement du coin de l’œil pour vérifier que personne ne les avait vus.

A la fin de l’entraînement, Nathan escalada les gradins pour venir rejoindre son parrain qui l’emmenait toujours au parc après le lacrosse.

C’était encore mieux aujourd’hui car son papa était venu avec eux.

Il grimpa jusqu’en haut du plus grand des toboggans et Chuck cru un instant qu’il allait faire une attaque cardiaque quand le petit monstre se pencha au-dessus de l’arceau de sécurité en sautillant.

Nathan glissa sans attendre, avant même que Chuck ou Nate ne puissent ouvrir la bouche et s’enfonça dans les buissons à la droite de la plaine de jeux.

- Nathan, reviens ici, cria Chuck en suivant son meilleur ami qui se déplaçait plus rapidement que lui.

Il avait beaucoup progressé, il parvenait à se passer de ses béquilles, qu’il utilisait plus comme une canne à présent, une bonne partie de la journée, mais il lui faudrait encore un peu de kiné pour s’en passer complètement et récupérer totalement l’usage initial de ses jambes.

Il montait et descendait ces foutus escaliers pratiquement une bonne trentaine de fois par jour pour s’exercer et avait définitivement pris ses quartiers dans l’ancienne chambre de Blair, même s’il était à chaque fois hors d’haleine en arrivant en haut des marches.

Il entendit Nathan se mettre à pleurer et son cœur s’emballa à l’idée qu’il soit peut-être blessé. C’était quelque chose d’irrationnel qui s’empara de lui et qu’il ne put pas contrôler jusqu’à ce qu’il voit de ses propres yeux que son fils allait bien.

Le gamin se jeta dans ses jambes en larmes.

- Il faut appeler une ambulance, cria-t-il à son père.

Chuck chercha désespérément une réponse dans les prunelles claires de son meilleur ami car il était évident que Nathan n’avait pas besoin d’un médecin.

Nate grimaça en indiquant la végétation derrière lui d’un signe de tête.

- On va faire venir le docteur pour les animaux, d’accord ? Je suis sûr qu’il ira bien, dit le jeune Archibald en s’accroupissant à hauteur de son filleul pour le rassurer.

- Il va mourir, pleura le gamin en s’éclipsant à nouveau dans les taillis.

- Nathan, non, viens ici, cria Nate en le rattrapant par le bras.

Chuck avança de quelque pas et découvrit un cabot allongé sur le flan, l’arrière train abîmé. L’animal avait sûrement été jeté là par un chauffard qui l’avait accroché sur la chaussée.

- Il est blessé, tu ne sais pas quelle réaction ce chien peut avoir, expliqua-t-il à Nathan.

- Il va être mort, renifla encore le petit en essuyant son nez avec sa manche.

- On va appeler un docteur, il va le soigner, d’accord ? dit Chuck en sortant son téléphone pour appeler la fourrière.

Une demi-heure plus tard, le pauvre bâtard était évacué par un vétérinaire de l’agence de secours et de protection des animaux de compagnie de la ville de New-York.

Chuck rentra avec un Nathan inconsolable malgré sa promesse que le vieux corniaud serait vite remis sur pattes et que le docteur prendrait bien soin de lui dans l’hôpital pour chiens où il avait été transporté.

Des sanglots remontaient encore dans la respiration, par moment saccadée, du petit garnement après qu’il se soit endormi dans les bras de son père sur le canapé du salon.

Dorota proposa de le porter jusqu’à son lit mais Chuck refusa. Il préférait le garder tout contre lui. Juste au cas où son fils se réveillerait avant que Blair ne rentre de sa réunion tardive.

Elle ne serait pas à la maison avant 22h30 au moins et il ne voulait pas risquer que Nathan pleure tout seul dans sa chambre à l’étage pendant quinze minutes tandis qu’il s’escrimerait à gravir les marches jusqu’en haut.


katido  (19.12.2012 à 19:26)

Blair saisit un autre macaron et se renfonça dans la mousse de sa baignoire avant de lécher la crème délicieuse sur le bout de ses doigts tout en fredonnant la musique d’une de ses chansons préférées.

Nate était venu prendre Nathan peu après qu’il soit rentré du jardin d’enfant pour l’emmener au lacrosse comme à son habitude. Chuck reprenait doucement ses activités professionnelles à temps plein à BI et il ne pouvait plus toujours être là pour le récupérer.

Ils avaient organisé leur emploi du temps en fonction de leur fils afin que le sacripant puisse passer le plus de temps possible avec au moins un de ses deux parents. Il était important pour eux d’être présents. Aucun ne souhaitait que leur fils ne grandisse en se sentant délaissé comme eux l’avaient fait.

Chuck se passait totalement de béquille depuis deux jours et le nombre de ses séances de kiné diminuerait de moitié à partir de la semaine prochaine. Si tout allait bien, il serait définitivement libéré de toute rééducation à la fin du mois.

Elle était vraiment impressionnée par la rapidité avec laquelle il avait réussi à retrouver une autonomie totale. Les médecins avaient parlé de six mois et cela ne faisait que quelque trois mois qu’il était sorti de son coma. Mais elle n’aurait pas dû être étonnée par ses ressources et ses capacités, il était toujours Chuck Bass après tout !

Ce n’était pas pour rien si elle était raide dingue de lui. Encore plus aujourd’hui qu’hier et sûrement bien moins que demain. Ces dernières semaines étaient vraiment un rêve qui était devenu réalité.

Elle s’était endormie en pleurs tant de fois en s’imaginant ce que serait leur vie si le père de son fils avait été … Quand … il serait avec eux. Et cela s’était réalisé, c’était mieux que tout ce qu’elle avait pu imaginer.

Chuck était aux petits soins pour elle et Nathan. Elle sourit en repensant au mercredi soir de la semaine précédente. Son fils avait été bouleversé par ce chien blessé et Chuck par la tristesse de son petit homme.

Elle les avait retrouvé tous les deux endormis dans le canapé, Nathan accroché au cou de son père, sa petite bouille tombant sur la poitrine de Chuck qui l’enserrait dans ses bras. Ils étaient irrésistibles, elle n’avait pas pu s’empêcher de fixer cet instant pour l’éternité. Elle pensait la faire encadrer afin de l’offrir à Chuck. Pour sa part, le cliché trônait déjà sur son bureau à Waldorf Design.

Elle s’étendit paresseusement pour engloutir un autre macaron, puis décida de sortir de l’eau parfumée. Elle pourrait téléphoner à sa meilleure amie et lui demander de garder Nathan un peu plus longtemps. Ainsi elle profiterait de son absence pour concocter une surprise à l’homme de ses rêves et de sa vie.

Elle se sécha rapidement avant de revêtir un peignoir, imaginant déjà le regard de Chuck lorsqu’il découvrirait son nouveau La perla. Un sourire flottait sur ses lèvres quand elle passa le seuil pour se rendre dans leur chambre.

Elle s’arrêta à l’entrée, stupéfaite.

Visiblement, sa réunion s’était terminée plus tôt que prévu et il l’avait devancée.

Une musique romantique s’égrainait dans l’air. La pièce était plongée dans la pénombre, les flammes de dizaines de bougies oscillantes étant la seule source de lumière. Balayant la pièce du regard, elle nota les pétales de rose étalés partout sur le sol et l’édredon avant de prendre conscience qu’il s’avançait au-devant d’elle.

La belle brune sortit enfin de la salle de bain. Cela faisait 45 minutes qu’il attendait, l’estomac noué et le cœur battant. Il avait demandé à Nate et Serena de s’occuper de Nathan ce soir et ses amis avaient accepté avec joie, presqu’autant excité que lui quand il leur avait exposé son projet.

Il avait attendu la dernière minute pour demander ce service à sa sœur car il craignait qu’elle ne puisse tenir sa langue auprès de sa meilleure amie. Ce n’aurait plus eu l’effet de surprise qu’il souhaitait.

- Chuck, c’est magnifique, souffla-t-elle.

- C’est toi qui est magnifique, répondit-il de sa voix chaude et sensuelle avant de poser un genou à terre.

Le cœur de Blair fit un bond dans sa poitrine alors que celui du jeune-homme accélérait encore la cadence.

- Blair Cornelia Waldorf, me ferais-tu l’immense honneur d’accepter de devenir Madame Chuck Bass et de faire de moi le plus heureux des hommes en passant chaque jour du reste de ma vie à mes côtés ?

- Oui, répondit la brunette, les yeux noyés de larmes de bonheur.

Elle avait l’impression que son cœur allait sortir de sa poitrine tant il cognait contre sa cage thoracique.

Chuck passa la bague à son annulaire avant de se relever d’un seul geste pour l’embrasser tendrement.

Elle répondit à ses lèvres sans réserve tandis qu’il l’attirait tout contre lui pour augmenter le contact de leur corps et que la musique emplissait la pièce de mots d’amour qui résonnaient au plus profond de leurs âmes.


Everytime I see your face *

Chaque fois que je vois ton visage

My heart takes off on a high speed chase

Mon cœur s’emballe et bat la chamade
Now don't be scared, it's only love

Non, n’aie pas peur, c’est seulement l’amour
Baby, that we're falling in

Dans lequel nous tombons, bébé

I can't wait to tomorrow

Je ne peux pas attendre jusqu’à demain
This feeling has swallowed me whole

Ce sentiment m’a englouti tout entier
And know that I've lost control

Et je sais que j’ai perdu le contrôle
This heart that I've followed

Ce cœur que j’ai suivi
Has left me so hollow

M’a laissé tellement vide

That was then, this is now, yeah

C’était déjà ça, c’est encore ça, yeah

you have changed everything

Tu as tout changé

Everytime I see your face

Chaque fois que je vois ton visage
My heart takes off on a high speed chase

Mon cœur s’emballe et bat la chamade
Now don't be scared, it's only love

Non n’aie pas peur, c’est seulement l’amour
That we're falling in

Dans lequel nous tombons
I would never do you wrong

Je ne vais plus jamais te faire de mal
Or let you down or lead you on

Ni te laisser tomber ou t’emmener trop haut
Don't look down, it's only love

Ne regarde pas en bas, c’est juste l’amour
Baby, that we're falling in

Dans lequel nous tombons, bébé

I'm standing in your driveway

Je t’attends au milieu du chemin
It's midnight and I'm sideways

Il est minuit et je suis là
To find out if you feel the same

Pour découvrir si tu ressens la même chose
Won't be easy, have my doubts too

Ce n’est pas facile, j’ai mes propres doutes
But it's over, without you I'm just lost, incomplete
Mais c’est fini, sans toi je suis juste perdu, incomplet

Yeah you feel like home, home to me
Yeah, Avec toi je me sens comme si j’étais chez moi

Everytime I see your face

Chaque fois que je vois ton visage
My heart takes off on a high speed chase
Mon cœur s’emballe et bat la chamade

Now don't be scared, it's only love

Mais n’aies pas peur, c’est seulement l’amour
That we're falling in

Dans lequel nous tombons

I would never do you wrong

Je ne vais plus jamais te faire de mal
Or let you down or lead you on

Ni te laisser tomber ou t’emmener trop haut
Don't look down, it's only love

Ne regarde pas en bas, c’est juste l’amour
Baby, that we're falling in

Dans lequel nous tombons , bébé

All those nights I stayed away

Toutes ces nuits où je suis resté loin de toi

Thinking of all the ways to make you mine

A penser à comment je pourrais te faire devenir mienne

All of those smiles will never fade

Tous ces sourires qui ne s’effaceront jamais

Never run out of ways to blow my mind

Ne pourront jamais quitter mon esprit

Everytime I see your face
Chaque fois que je vois ton visage

My heart takes off on a high speed chase
Mon cœur s’emballe et bat la chamade

Now don't be scared, it's only love
Non n’aies pas peur, c’est seulement l’amour

That we're falling in
Dans lequel nous tombons

 

I would never do you wrong
Je ne vais plus jamais te faire de mal

Or let you down or lead you on
Ni te laisser tomber ou t’emmener trop haut

Don't look down, it's only love
Ne regarde pas en bas, c’est juste l’amour

Baby, that we're falling in
Dans lequel nous tombons, bébé

 

Don't be scared, it's only love

Non, n’aies pas peur, c’est juste l’amour
Baby, that we're falling in

Dans lequel nous tombons, bébé.

- Je t’aime, je veux passer chaque instant du reste de ma vie avec toi, sourit-elle en caressant sa pommette.

- Moi aussi je t’aime … je vous aime, je veux que Nathan et toi portiez mon nom. Je veux qu’on soit une vraie famille.

- On est déjà une vraie famille, dit-elle en l’embrassant à nouveau, le cœur gonflé de tout l’amour qui brûlait pour lui dans ses entrailles.

Leurs baisers se firent de plus en plus passionnés comme la fièvre montait en eux.

- Je t’aime, murmura-t-elle encore en laissant ses doigts dériver vers son bas-ventre pour insinuer ses doigts sous sa chemise.

- Je t’aime, je t’adore, susurra-t-il alors que ses phalanges dénouait la ceinture de son peignoir.

Elle vit briller l’envie et l’appréciation dans ses prunelles quand l’étoffe tomba au sol pour dévoiler son corps nu.

- Laisse-moi seulement t’aimer jusqu’à la fin de mes jours, souffla-t-il alors qu’elle le laissait l’emporter jusqu’au matelas où ils culbutèrent ensemble.

 

 


katido  (20.12.2012 à 19:06)

 

Quand ils se réveillèrent le samedi matin, lovés dans les bras l‘un de l’autre, le soleil pointait à peine à l’horizon.

Un sourire éclaira les traits de Blair à la vue de son fiancé qui dormait paisiblement à ses côtés dans leur nouvelle chambre sur la cinquième avenue. Ils avaient emménagé dans leur nouvel appartement de l’Upper East Side la semaine précédente.

C’était de la folie, songea-t-elle, son sourire s’épanouissant un peu plus. Une délicieuse folie. Rien d’organisé ou de préparé. Pas par elle, du moins !

Chuck avait dit que c’était un cadeau d’anniversaire qu’il se faisait à lui-même. Il détestait toujours autant fêter le jour de sa naissance et il avait refusé que Blair organise quoi que ce soit pour lui. Elle avait aussi, depuis longtemps, définitivement renoncé à l’idée de lui faire une soirée surprise qu’il n’aurait pas appréciée, que du contraire.

En fait, c’est elle qui avait eu droit à la surprise lorsqu’il l’avait emmenée dans cet espace incroyable qu’il avait acheté et fait décoré rien que pour elle. Elle était tombée amoureuse de l’endroit au premier coup d’œil. Chuck leur avait déniché un magnifique triplex avec vue sur Central Parc et pas moins de six chambres.

L’une d’entre-elles avait été partagée et aménagée en espace de travail avec deux bureaux, l’un pour lui, l’autre pour elle. Ils ne voulaient pas être isolés l’un de l’autre, ni laisser leurs vies professionnelles les séparer de quelle que manière que ce soit. Il avait donc opté pour la solution de les installer dans une pièce commune et elle ne pouvait qu’approuver son choix.

Leur chambre comptait une grande cheminée devant laquelle ils pouvaient se blottir en regardant danser les flammes dans l’âtre en même temps que le feu de leurs corps les consumait jusqu’à l’effusion de leurs sens.

Chuck avait argumenté, avec son petit regard lubrique, qu’il faudrait occuper les quatre autres chambres vides lorsqu’il lui avait fait faire le tour du propriétaire. Il n’avait pas fallu plus de deux minutes pour qu’ils se retrouvent a essayer chaque pièce, pourvue d’un feu-ouvert ou non.

Il avait tout prévu dans les moindres détails. Elle avait craint que tout ça n’aille beaucoup trop vite, surtout pour Nathan, mais il avait rétorqué qu’ils avaient déjà bien assez attendu comme ça tous les trois. Il était plus que temps qu’ils aient leur propre chez eux.

Leur fils était excité comme une puce quand ils étaient allés le récupérer chez Lily. Il voulait savoir si sa mère était d’accord pour aller dormir dans leur nouvelle maison. Il était visiblement dans la confidence et savait garder un secret aussi bien que son père. C’est à cet instant qu’elle comprit qu’elle serait toujours perdante si ces deux-là se liguaient contre elle.

Blair caressa le menton de l’homme de sa vie du bout de son ongle pour suivre la ligne de sa mâchoire, un sourire toujours accroché à ses lèvres. Était-il seulement possible d’être aussi heureuse qu’elle ne l’était quand il la prenait dans ses bras ? Elle avait l’impression de vivre un vrai conté de fée. Avec le bon prince charmant, cela faisait toute la différence !

Il n’y avait pas de faux-semblant ou de revers à la couronne. Tout était absolument parfait et même plus encore. Elle attendait avec impatience le jour où elle pourrait lui annoncer que la troisième chambre devrait être redécorée en nursery pour la venue de leur prochain enfant. Cette fois, il serait là à chaque pas, à chaque seconde, pour le vivre avec elle.

Sans ouvrir les yeux, il attrapa ses phalanges et les embrassa l’une après l’autre. Son cœur avait trouvé la plénitude et la sérénité qu’il avait toujours cherchées entre les bras de celle qui rendait sa vie plus belle. Pas seulement sa vie, mais lui aussi, elle le rendait meilleur. Elle avait le pouvoir de faire ressortir le bon en lui et de le rendre heureux au-delà des mots.

- Je t’aime, souffla-t-il d’une voix ensommeillée.

- Je t’aime, répondit-elle en laissant ses lèvres glisser dans son cou.

Mais elle n’eut pas vraiment le temps de pousser son exploration plus avant car Nathan ouvrit la porte de leur chambre en grand avant de grimper sur le lit pour se faufiler entre eux.

- C’est aujourd’hui ? demanda-t-il en s’effondrant sur son père.

- C’est aujourd’hui, oui, sourit Chuck, maintenant totalement réveillé, en l’enserrant dans ses bras.

Le gamin se mit à hurler de rire et à gigoter dans tous les sens quand sa mère se mit à le chatouiller.

Au bout de deux minutes, il demanda grâce à ses parents.

- Bon anniversaire, crièrent-ils à l’unisson en lui faisant de gros smack sur les joues.

- Est-ce que j’aurai un cadeau ? questionna le sacripant en s’essuyant le visage d’un revers de main.

- Si on commençait par le petit déjeuné, proposa Chuck.

Le petit garçon bouda un peu quand son père se leva. Il aimait venir se rouler entre ses parents en sortant de son lit. Ils faisaient toujours tous plein de câlins, le matin, avant l’école et le travail.

Sa nouvelle chambre était gigantesque. Avec un ciel bleu et plein de petites étoiles qui brillaient quand son papa éteignait la lampe. Comme ça, les monstres ne pouvaient pas venir. Et puis il y avait aussi plein de super-héros dessinés sur les murs. Son papa lui racontait une histoire tous les soirs avant de dormir. Il lisait bien mieux que sa maman, mais il ne le disait pas pour ne pas lui faire de la peine.

Il n’aimait pas quand elle était triste. Elle l’était toujours un peu quand il soufflait ses bougies, même si elle faisait semblant que non. Mais maintenant que son papa était revenu, elle était beaucoup plus rigolote.

Et puis son papa arrivait presque toujours à lui faire dire « oui » à tout. Même à changer de maison. Ça avait été très difficile pour lui de ne pas en parler avec elle, mais c’était un secret qu’il partageait avec son papa. Et les secrets, c’est comme les promesses, il faut toujours les respecter.

Nathan emboîta le pas à Chuck pour descendre à la cuisine et Blair fit un clin d’œil au père de son fils par-dessus l’épaule de ce dernier.

- Qu’est-ce que tu dirais de passer la journée au parc et de faire un tour à la patinoire ? proposa son papa.

- Toute la journée ? Tous les trois ? demanda Nathan perplexe.

D’habitude, ce jour-là, sa maman l’emmenait à l’hôpital voir son papa et il y déballait son cadeau. Ensuite ils allaient à la plaine de jeu et à la grande patinoire, sa maman était la reine sur la glace. Puis ils finissaient par un chocolat chaud et des Marshmallows devant un dessin-animé à la maison pour se réchauffer.

Ils restaient tous les deux jusqu’à ce que tonton Nate et tata Serena et aussi sa mamy Lily viennent manger du gâteau que faisait Dorota. Ensuite il ouvrait tous les autres cadeaux, aussi ceux que mamy Lénor et ses papys Cyrus, Harry et Roman envoyaient.

Mais maintenant que son papa était réveillé, il ne savait pas trop comme ça allait se passer, ni même s’il aurait droit à un cadeau. C’était la première fois que ses parents étaient là tous les deux pour son jour à lui. Il adorait passer du temps avec eux deux rien que pour lui mais il ne savait pas trop à quoi s’attendre et ça l’angoissait un peu.

- Hmm, on irait à la plaine de jeux puis patiner à Central Parc et on finirait par un chocolat devant la télé, comme tu fais d’habitude avec maman. Qu’est-ce que tu en dis ?

- Et toi, tu viens aussi ? questionna le petit gnome avec une voix remplie d’appréhension.

- Je viens aussi, confirma le brun ténébreux en le soulevant de terre dans ses bras avant de descendre les escaliers.

Le cœur du petit homme s’allégea et il entoura son papa fort avec ses petites menottes autour de son cou.

- C’est mon meilleur anniversaire ! dit Nathan tout bas dans son oreille.

- Je crois qu’il peut être encore meilleur, répliqua son papa en le posant devant la porte de la cuisine.

Nathan entra le premier et se rua vers la chaise pour y grimper et attraper ses céréales préférés sur le comptoir mais il se stoppa net en voyant une boule de poil couchée dans un panier contre le mur qui leva la truffe et redressa les oreilles.

C’était celui qui avait failli être mort, son papa et tonton Nate avaient dit qu’il était allé à l’hôpital des chiens pour être soigné.

- Il est guéri ? cria-t-il en courant vers le cabot pour le caresser.

- Oui, il est guéri. Le docteur a réparé sa patte, indiqua Chuck.

- Comme pour mon bras, réfléchit le petit garçon.

- Comme pour ton bras, oui, renchérit sa mère qui les avait suivis depuis la chambre.

- Sa patte est guérie mais maintenant il a besoin de quelqu’un pour s’occuper de lui, reprit son père avec gravité. Il faudrait lui donner à manger et aller le promener et aussi lui faire des caresses.

- Moi, moi, je suis grand aujourd’hui, je peux le faire, sautilla le garçonnet avec excitation.

Ses parents échangèrent un regard qui voulait dire « oui » et l’animal lui fit une grosse lèche sur le menton comme pour signifier qu’il était d’accord lui aussi.

- Il faut lui donner un nom, dit sa maman en réfléchissant.

- Puisque c’est ton chien, c’est à toi de choisir, ajouta son papa.

Nathan sourit jusqu’aux oreilles, il avait raison, c’était son meilleur anniversaire de tout l’univers.

- Monkey !

- Monkey ? répéta sa mère.

- C’est mon chien … C’est son nom !

- Va pour Monkey alors, capitula Blair.

- Est-ce qu’il peut venir avec nous au parc ? demanda encore Nathan.

- Bien-sûr, acquiesça Chuck.

Son fils se coucha sur son nouvel ami pour lui faire un câlin puis alla laver ses petites mains, avant de venir s’asseoir à table, rappelé à l’ordre par Blair qui versait une bonne rasade de Crunch dans un bol à l’effigie de Peter Pan.

Chuck Bass sourit en pensant qu’il avait longtemps refusé de grandir lui aussi, parce qu’il avait peur de devenir adulte et de toutes les responsabilités que ça incombaient. S’il avait eu la moindre idée de tous les bonheurs que ça apportait, il s’y serait précipité.

 

FIN


katido  (21.12.2012 à 19:42)

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