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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 11.11.2011 à 22h07
Auteur : gallega
Statut : Terminée
« Certains paragraphes sont déconseillés au moins de 16 ans car ils contiennent des scènes à caractère sexuel entre deux consentants et pourraient choquer les jeunes lecteurs. » gallega
Cette fanfic compte déjà 20 paragraphes
Ce soir là, Matthew était venu dîner chez Michaela et Sully.
« Sully, peux-tu me donner les cornichons ? Ils sont sur la table de la cuisine. »
« Des cornichons ? Avec du chocolat ? »
« Oui pourquoi ? »
« Mais cela ne s’accorde pas ! »
« Je sais mais j’en ai envie »
Ils la regardèrent dévorer la tablette de chocolat et la moitié du bocal de cornichons. Personne ne parlait. Ils étaient plutôt écœurés.
« Qu’est ce que vous avez tous à me regarder comme ça ? On dirait que vous avez vu un fantôme ! »
Matthew se lança « c’est juste qu’on se demandait comment pouviez avaler tout ça ! »
« Matthew, tu oublies que je suis enceinte ! »
« Depuis trois mois ! Michaela, tu ne crois pas que tu exagères ? Ce n’est qu’au bout de plusieurs mois que les femmes enceintes mangent sans arrêt. »
« Mais je rêve ! De quel droit me dites vous ce que je dois manger ? »
« Mais je disais juste cela comme ça ! En aucun cas je ne veux te commander ! » Sully posa sa main sur sa jambe.
« Laisse-moi tranquille ! » Elle monta dans la chambre en claquant la porte.
« Qu’est ce qu’elle a en ce moment ? On ne peut rien lui dire. »
« Ce n’est pas de sa faute Matthew, elle est enceinte et donc très irritable. »
« Oui c’est vrai on devrait être plus délicat avec elle. Je m’en vais. Aller lui parler, ça vaut mieux. »
« Merci Matthew. Collen, Brian, allez-vous coucher aussi. A demain. »
Lorsque Sully entra dans la chambre, Michaela était couchée, lui tournant le dos. Il se pencha sur elle et lui donna un baiser sur la joue.
« Michaela ? Michaela ? Je sais que tu ne dors pas. »
« Bien sûr que non je ne dors pas. Avec le bruit que tu fais ! »
« Mais ce n’est pas possible, qu’as-tu en ce moment ? Quoi que l’on te dise tu t’énerves ! »
Il se retourna pour enlever ses chaussures et sa chemise, énervé. Lorsqu’il se dirigea vers le lit, il trouva Michaela, droite, les larmes coulant sur son visage. Il les essuya avec son pouce, la laissant s’effondrée dans ses bras. Elle pleura pendant un bon moment sur l’épaule rassurante de son mari, la berçant dans ses bras pour la calmer. Lorsque les pleurs s’atténuèrent, elle se retira.
« Je suis désolée Sully. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. Je me sens tellement… irritable et énervée. »
« Cela ne fait rien. Tu es simplement enceinte. Cette idée est encore nouvelle pour toi. »
« Je sais mais le problème n’est pas là »
« Alors explique-moi. »
« Quand une femme est enceinte, elle ne se sent pas bien, elle a des nausées, des sautes d’humeur et les hormones… qui se déchaînent. »
« Et c’est tout à fait normal ! Michaela, ce qui t’arrive est la plus belle chose au monde. Dans six mois, tu donneras la vie et toutes les souffrances que tu endures en ce moment ne sont rien à côté de ce grand bonheur que tu vivras, que nous vivrons ce jour là. »
« Oui c’est vrai, ce n’est rien à côté… Mais je m’en veux tellement de te faire souffrir. Je suis tellement méchante et impulsive. Tu dois en avoir marre. »
« Non et d’ailleurs j’aime quand tu es en colère. Et puis… tant que tu compenses par autre chose… » Il se pencha pour l’embrasser mais Michaela l’interrompit.
« Sully… j’ai faim. »
« Encore ? Mais tu viens de manger. »
« Je sais mais j’ai deux bouches à nourrir. »
« Très bien. Que désires-tu ? »
« Et bien… du poulet, des cornichons … et du chocolat. »
« Tout çà ! Es-tu certaine de pouvoir tout manger ? »
« Certaine ! »
Sully revint dix minutes plus tard avec un immense plateau que sa femme s’empressa d’engloutir en quelques minutes. Sully la regardait tendrement, perdu dans ses pensées.
« Sully ? »
« Mmm ? »
« Pourquoi me regardes-tu comme cela ? »
Il balaya une mèche de cheveux de son visage, continuant à sourire. « Je pensais que tu es la plus belle femme au monde, que tu portes mon enfant et que dans quelques mois tu feras de moi l’homme le plus heureux de la terre. »
Elle lui donna un tendre baiser « Et toi tu fais de moi la femme la plus heureuse en me donnant cet enfant. »
Sully pris le plateau de ses genoux et entra dans le lit. Elle se pencha aussitôt sur lui pour l’embrasser tendrement, passionnément. « Je t’aime tant Sully. »
« Et moi je t’aime encore plus. »
« Ca m’étonnerait ! » le taquina t’elle.
« C’est ce que l’on va voir ! » Il amena ses lèvres aux siennes pour un baiser de plus en plus stimulant. Il se plaça sur elle, descendant ses baisers le long de son cou. De l’autre main, il remonta sa chemise de nuit, caressant ses jambes puis ses cuisses. Il la lui retira, caressant son ventre encore plat, s’extasiant à l’idée de ce qu’il y avait à l’intérieur. « Je n’arrive pas à croire que dans ce petit ventre il y a un être vivant, grandissant de jour en jour. »
Elle caressa ses cheveux et dit en plaisantant. « Je n’arrive pas à croire que ce petit être puisse me causer autant de douleur ! Mais tu sais ce qui est le plus incroyable ? »
« Quoi ? »
« C’est d’être enceinte et pouvoir prendre du plaisir. »
Elle le tira contre elle, capturant ses lèvres pour un long baiser, le remerciant pour lui avoir donné ce petit être qu’elle porte en elle. Sully reprit ses baisers et caresses. Il embrassa son cou, ses épaules en descendant avec tentation vers sa poitrine. Il plaça de légers baisers, puis embrassait plus passionnément ses seins, lorsqu’il fut coupé dans son élan.
« Aie !!! »
Sully s’affola, croyant qu’il avait fait quelque chose de mal. « Quoi ? Quoi ? Que se passe t’il ? »
Elle tenait ses seins, le regardant d’un air accusateur. « Tu sais bien que j’ai les seins douloureux. »
« Mais… non. Tu ne m’as rien dit. »
« Traites-moi de menteuse ! »
« Mais non voyons…Je n’étais pas au courant que tes seins te faisaient souffrir. »
« Et bien voilà, maintenant tu le sais ! »
« Je suis désolé, crois-moi. Je ne veux te faire aucun mal. » Il caressa lentement son bras.
« Mais c’est incroyable ! Tu le fais exprès ma parole ! »
« Que se passe t’il encore ? »
« J’ai également la peau très sensible. C’est très douloureux. »
« Je t’assure je n’en savais rien. Dis-moi où tu as mal pour ne plus te faire souffrir. »
« Tu devrais le savoir… »
« Ah bon ! Et comment veux-tu que je le sache ? »
« Et bien avec Abigail. »
« Non je ne sais pas. »
« Ah bon ! »
« Vois-tu j’ai fait trois fois l’amour à Abigail. Une fois lors de notre nuit de noces et deux fois pour avoir un bébé. Une fois enceinte, elle ne m’a plus laissée la toucher. »
« Et tu ne pensais pas qu’il devait y avoir une raison ? »
« Abigail n’était pas le genre de femme à faire l’amour pour le plaisir. »
« Oh ! »
« Alors, tu m’expliques ? »
« En fait, j’ai des nausées tous les matins, je vomis cinq fois par jour, je suis souvent de mauvaise humeur, j’ai la peau extrêmement sensible, les seins ultra congestionnés, j’ai tout le temps faim, je commence à grossir et pour finir personne ne me comprend. »
« Personne ne te comprends ? C’est faux. Je comprends très bien ce que tu ressens. »
« Ah oui ? Comment pourrais-tu me comprendre, tu t’es uniquement contenté de me faire l’amour. Et après, c’est moi qui subi tous les désagréments, sans compter l’accouchement. »
« Si je comprends bien, tu m’accuses ? »
« Parfaitement ! »
« Michaela, la nature est ainsi faite. Si je pouvais porter cet enfant à ta place, crois-moi je le ferai. »
« Eh bien, la nature est mal faite ! » Elle se tourna, éteignit la lampe et se coucha le dos tourné à Sully.
Sully était abasourdi. Comment pouvait-elle l’accuser ? Elle désirait tellement avoir un enfant. Cependant, il ne lui en voulait pas. En ce moment, elle était sur les nerfs. Il dit avec hésitation « Bonne nuit ? »
« Bonne nuit ! »
Ils s’endormirent tous les deux, dos tournés, le plus loin possible de l’autre. Sully n’osant pas la toucher.
Le lendemain matin, l’humeur de Michaela ne s’était pas arrangée. Elle était partie très tôt à la clinique, évitant Sully. Dorothy, qui avait remarqué cette arrivée très matinale, vint saluer Michaela à la clinique.
« Entrez ! »
« Michaela ? Que faîtes-vous ici de si bonne heure ? »
« Pour tout vous dire, je ne voulais pas voir Sully. »
« Ah bon ? Mais pourquoi ? »
« Je ne sais pas… rien que le fit de le voir me mets hors de moi. »
« A-t’il fait quelque chose de mal ? »
« Non, enfin pas directement. »
« Que voulez-vous dire ? »