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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 22.03.2012 à 14h01
Auteur : fefile
Statut : Terminée
Ceci est la réécriture de l'épisode de la série "Mort ou vif 1 et 2/2" sauf qu'au lieu d'être seule, Michaëla est avec Sully. Que va-t-il se passer ? Comment vont-ils surmonte
Cette fanfic compte déjà 60 paragraphes
… Et tu as eu raison sur une chose, c'est moi qui mets la vie de notre bébé en danger ! »
« Tu ferais mieux de dormir. Tu dis des bêtises ! »
« Ce ne sont pas des bêtises ! »
« Chut ! Mon ange, arrête un peu de pleurer. Rien ne va arriver au bébé. »
Il s'allongea enfin à ses côtés, et la berça dans ses bras protecteurs jusqu'à ce qu'elle s'endorme paisiblement.
Maintenant, il restait plus qu'à appliquer ce qu'il avait dit et veiller à ce qu'elle se repose convenablement, plus facile à dire qu'à faire.
En début d'après-midi, elle se réveilla un peu plus reposée devant un Sully plus au petit soin que jamais. Dés qu'il l'avait vue ouvrir les yeux, il s'était levé d'à côté d'elle pour aller chercher quelque chose à manger. En fait, il était resté allongé avec elle dans ses bras tout ce temps-là. Quand elle réussit à émerger totalement, elle trouva donc le nécessaire pour manger et ils déjeunèrent ensemble.
Elle ébaucha un sourire triste, et avala quelques bouchées de nourriture, pensant plus au bébé qu'à elle. Sully lui caressa la joue de sa main et la regardant dans les yeux pour lui faire comprendre qu'il l'aimait et qu'il ferait tout pour que tout aille mieux.
Alors que le calme s'était installé entre eux depuis plus de deux heures, Michaëla commença à regretter son accès de folie en n'ayant pas écouté son mari le matin-même quand elle secouait les tapis.
Tranquillement revenu chez eux après leur travail respectif, Sully et Michaëla avaient décidé de faire un peu de ménage. En fait, c'est Michaëla qui avait insisté pour le faire parce que Sully, lui, avait plutôt suggéré de faire une sieste. Elle ne l'avait pas écouté bien sûr et avait tellement insisté qu'il avait fini par accepter.
Elle tenait un genre de tapette à la main et le laissa poser le tapis avant de se mettre à le taper dessus avec l'objet. Colleen et Brian étaient là aussi à aider Michaëla mais elle voulait se débrouiller toute seule.
Sully avait essayé de lui voler l'objet des mains pour faire le travail à sa place mais rien ne marchait, elle n'en faisait qu'à sa tête, il n'avait plus qu'à la laisser faire et la surveiller pour voir si tout se passait bien.
Elle continuait son travail sans rechigner et sans se plaindre, surveillée par son mari, dont elle sentait le regard insistant peser sur elle et elle finit par s'en lasser.
« Tu n'as pas autre chose à faire ? »
« Non. Tant que tu ne m'auras pas donné la tapette. »
« Je peux le faire, Sully, je ne suis pas impotente et arrête de me regarder comme ça ! »
Il cessa de la regarder deux secondes, le temps qu'elle se retourne pour continuer son travail et recommença à la scruter, cette fois-ci avec discrétion.
Michaëla était d'humeur morose, et elle était fatiguée. Toute la journée elle s'était fait du souci pour Matthew, partit depuis le matin-même avec d'autres hommes, tels Hank et Jake pour acheminer un prisonnier dans un autre prison. Cet homme avait violé une petite fille de dix ans et l'avait ensuite battue à mort. Il était connu pour avoir tué plusieurs shérifs qui essayaient de l'arrêter.
Sully n'avait pas voulu les accompagner dans ce voyage pas si périlleux que ça, sachant très bien qu'il ne pouvait pas les aider et que les hommes menant ce criminel prenaient le train pour Denver. Tout d'abord, le chemin n'était pas trop long et en plus, il voulait rester auprès de sa femme enceinte.
Michaëla repensait à cette histoire en travaillant et surtout, elle n'arrivait pas à admettre que cela puisse se reproduire autant de fois sans que quelqu'un arrête un homme aussi dangereux.
Tout à coup, alors qu'elle tapait avec plus de rages qu'avant, elle ressentit un léger malaise qui passa inaperçu aux yeux de son mari et de ses enfants. Et ensuite, elle continua son travail comme si de rien était, avant d'en ressentir un autre. Elle gémit un peu et se redressa, essayant de retrouver un rythme cardiaque normal.
« Michaëla, ça ne va pas ? » Avait demandé Sully.
« Ce n'est rien, je suis juste fatiguée. »
« Tu devrais aller t'allonger ! »
« Non, tout va bien, c'est déjà passé ! »
Et sans plus de discussions, et sans écouter son mari, elle continua sa tâche avec autant de hargne qu'avant.
Colleen vint rejoindre ses parents alors qu'ils étaient dans la chambre en silence, pour leur porter à manger. Après le malaise de sa mère et après l'avoir aidée à arrêter l'hémorragie qu'elle avait eu, la jeune fille se faisait beaucoup de soucis pour sa mère. Maintes fois, elle lui avait répété d'aller s'allonger ou de fermer la clinique pour dormir quand elle travaillait à la clinique avec elle, et à chaque fois, le docteur Mike avait trouvé une bonne excuse pour continuer son travail.
Et voilà qu'enfin, aujourd'hui, quelqu'un avait réussi à la faire écouter un peu même sir ce n'était peut-être que pour un soir.
Ah oui, Sully était un être exceptionnel qui avait autant bouleversé la vie de sa mère, que la sienne, ainsi que celles de Matthew et Brian. Et elle l'aimait pour ça.
Elle posa le plateau repas sur la table de chevet et s'assit un peu à leurs côtés.
« Comment vous sentez-vous ? »
« Mieux, merci Colleen ! »
« Brian est allé chez Grace et Roberty. Voulez-vous que je reste pour la nuit ? »
« Non, tu peux allé chez eux toi aussi. Tu dois te reposer. Je veillerai à ce qu'elle reste allongée au maximum. »
« Merci Sully. »
Sully se leva pour l'embrasser sur la joue, ce qui lui fit plaisir. Il voulait la laisser se détendre elle aussi. Elle en avait besoin.
Il s'allongea aux côtés de sa femme après qu'ils aient tous les deux prit le dîner et que Sully ait été faire la vaisselle.
Ils étaient seuls pour la nuit, cela leur permettrait d'être ensemble.
« Détends-toi ! »
« Je ne sais pas ce qu'il se passe chez moi, Sully ! »
« Tu t'inquiètes trop pour Matthew. Tout se passera bien. »
« J'en doute, Sully. Cet homme est connu pour être dangereux ! »
« Ne t'inquiète pas. Il n'est pas tout seul, il est accompagné par Hank et Jake. »
« Je ne peux pas m'en empêcher ! »
« Essaye de dormir ! Tu es encore fatiguée ! »
« Je ne peux pas ! »
« Je me demande si je n'aurais pas mieux fit de les suivre, tu serais plus sereine ! »
« Oh, non, alors ! Je me serais d'autant plus fait du souci. Je suis vraiment inquiète quand tu n'es pas là ! Je me demande ce que je ferai sans toi à mes côtés en ce moment. Quand tu n'es pas à la maison, je n'arrête pas de me demander si tu vas bien, si tu es en sécurité et ... »
« Et ? »
« Et … non c'est idiot ! »
« Dis-moi, Michaëla. Il n'y a pas de raisons pour que tu me caches quelque chose. Quoique tu me dises, je vais comprendre ou en tout cas essayer de comprendre. »
« Je ne peux pas te le dire, tu penserais que je suis égoïste. »
« Non, je ne penserais pas ça ! Tu sais bien que tes sentiments ont de l'importance pour moi, tu le sais ça, non ? »
« Il m'arrive de me demander si tu penses à moi quand tu es au loin et si tu ne préférais pas retourner vivre en forêt en solitaire. »
« Michaëla, regarde-moi. J'ai choisi de t'épouser pour arrêter de vivre en solitaire et parce que je t'aime plus que tu ne peux l'imaginer. Je ne me suis pas marié avec toi pour t'abandonner ensuite. Non, j'ai fait le choix de t'épouser parce que je voulais qu'on vive ensemble et qu'on ait des enfants ensemble. Tu es ma vie, sans toi, je n'aurais pas survécu. Quand tu as eu l'influenza, juste après ton installation ici, à Colorado Springs, j'étais désespéré et je ne savais pas quoi faire. C'est là que j'ai été voir Nuage Dansant et il m'a dit que ton sort dépendait de moi. Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire à ce moment-là. Je faisais encore le deuil d'Abigaël et toi tu apportais de nouveaux sentiments en moi, des sentiments que je n'ai jamais ressenti pour elle. Aujourd'hui, j'ai compris que nous sommes deux moitiés d'un ensemble et quand je suis loin de toi, je pense sans arrêt à toi et moi aussi, je me demande si tu vas bien et si tu es en sécurité. Je crois que ce sont des questions normales que nous nous posons quand nous sommes amoureux de quelqu'un. »
« Je suis désolée d'avoir posé cette question. »
« Non, c'est dans ta nature. Tu doutes mais il faut que tu essayes d'arrêter parce que tu sais au fond de toi qu'il n'y a aucune raison de le faire, que tu peux avoir confiance en moi. »
Oui, elle pouvait avoir confiance en lui, elle le savait. Et elle comprenait très bien ce que lui disait son mari. C'était vraiment important qu'elle sache cela et elle savait qu'il venait en quelques sortes de lui faire une déclaration d'amour. Pour la première fois, il lui avait parlé longuement et ce, pour lui dire des choses qui faisaient battre son coeur plus vite.
Il avait été honnête et avait parlé avec son coeur, elle le connaissait assez pour le savoir. Elle l'aimait elle aussi plus que tout au monde, elle ne savait pas qu'un tel amour puisse être possible, mais apparemment, ça l'était !
Nuage Dansant lui avait dit qu'ils étaient comme deux aigles qui choisissaient leurs compagnes pour la vie. Elle lui donnait raison.
Elle avait besoin d'exprimer ses sentiments elle aussi.
« Sully, c'est la même chose pour moi. Tu as tellement bouleversé ma vie. J'ai découvert l'amour que je ne pensais pas un jour découvrir. Il m'arrive de me demander ce que je serai devenue si je ne t'avais pas rencontré. Je n'aurais pas été heureuse, j'en suis sûre. J'ai bien fait de venir à Colorado Springs ! »
Sully lui sourit et l'embrassa longuement pour la remercier. Puis, le sommeil fut le plus fort pour la jeune femme. Il essaya de fermer les yeux quand une image du passé vint le torturer. Il s'agissait des corps sans vies de sa femme Abigaël et leur fille Hannah.
Il voulait oublier cette image, ne pas y penser, espérant de tout coeur que ses prières aux Esprits seraient entendues, que Michaëla s'en sortirait. Il avait tout d'un coup besoin de voir son frère Cheyenne, Nuage Dansant, pour qu'il le rassure.
Il ne pouvait cependant pas laisser sa femme seule, surtout en l'absence de Matthew. Elle avait besoin de lui plus que jamais et il le savait.
Il ferma les yeux, chassant de son esprit ses pensées négatives, pour se tourner vers un avenir plus heureux, entouré de sa femme et de ses enfants.
Il réussit à s'endormir d'un sommeil agité encore une fois, son inquiétude pour sa femme plus forte que autre chose.
Comment ne pas s'inquiéter quand on est un mari et un futur père de famille ?
Le lendemain, Sully se réveilla très tard dans la matinée, après avoir beaucoup veillé et s'être inquiété pour Michaëla, la fatigue avait eu raison de lui.
Il pensait qu'elle dormait encore, après il ne l'avait pas sentie bouger ! Aussi quelle ne fut pas sa surprise de voir qu'elle n'était plus au lit. Il entendit des voix provenant du rez-de-chaussée. Il ne comprenait pas qui était avec elle, sachant qu'ils étaient seuls la veille, grâce à la gentillesse de Grace et Roberty.
Il descendit en bas et la découvrit assise, en train de parler au Dr Cassidy et vu le ton qu'elle employait, elle n'appréciait pas ce qu'il lui disait. Sully réussit enfin à capter quelques bribes de conversations.
« Puisque je vous dis que j'ai fait ce qu'il fallait pour arrêter l'hémorragie ! »
« Mais enfin, je suis médecin ! Laissez-moi vous examiner ! »
« Michaëla ? Que se passe-t-il ? »
« Bonjour, Monsieur Sully. Enfin vous voilà ! Peut-être pourriez-vous la faire écouter ? Elle refuse de m'entendre ! »
« Michaëla, tu n'es pas raisonnable. »
« Sully, je me sens mieux, je me suis bien reposée et puis l'hémorragie n'a pas recommencée. J'ai su me soigner ! »
Le Dr Cassidy l'examinait quand même.
« Votre pouls est fort, ainsi que le coeur de votre bébé. Cependant, vous devriez rester alitée quelques jours. Essayez de la faire écouter ! »
Sully ne répondit rient et ouvrit la porte pour laisser sortir le Dr Cassidy, qu'il n'appréciait pas et il voulait qu'il s'en aille le plus vite possible.
« Pourquoi tu n'es pas restée au lit avec moi ? »
« Je me suis levée pour faire du café et pour manger. J'avais faim et tu dormais encore. Je ne voulais pas te réveiller et je me sens mieux, comme je te l'ai déjà dit ! »
« Tu es plus têtue qu'une mule ! »
« Bonjour quand même ! » lui dit-il pour pas qu'il aille plus loin.
Il l'embrassa tendrement, il la connaissait, il ne pouvait pas lui en vouloir longtemps, il l'aimait trop pour se mettre en colère contre elle en ce moment.
Alors que Michaëla continuait de s'agiter dans tous les sens, après le départ du docteur Cassidy, Sully s'approcha d'elle et la souleva pour l'emmener vers un fauteuil.
« Mais qu'est-ce que tu fais ? » Demanda-t-elle.
« Bonne question ! A ton avis qu'est-ce que je fais ? Je prends soin de ma femme, pardi, parce qu'elle n'écoute personne ! »
« Mais enfin, Sully, je vais très bien ! »
« Dois-je te rappeler que Cassidy a dit que tu devais rester allongée. J'accepte que tu restes avec moi mais ici dans ce fauteuil et pas en train de travailler ! »
« Tu devras t'y faire car demain, je vais à la clinique ! »
« Demain est un autre jour mais aujourd'hui, tu vas te tenir au calme. »
Elle n'obtiendrait pas gain de cause et elle le savait. Par moment, il pouvait se montrer encore plus têtu qu'elle, surtout quand il s'agissait de sa santé. Ce qu'il ne comprenait pas, ou qu'elle croyait qu'il ne comprenait pas, c'était qu'en fait, elle avait besoin de s'occuper l'esprit pour oublier le danger dans lequel était Matthew.
Pourtant, Matthew était très bien épaulé et le voyage se passait bien. Ils devaient maintenant être arrivés à destination et reviendraient le lendemain, après une bonne nuit dans un hôtel confortable.
Un télégramme avait été envoyé par le jeune shérif afin de rassurer sa mère qu'il savait inquiète et très fragile mais aucun d'eux ne le savait encore. Aussi, quand Horace découvrit la nouvelle, il s'empressa d'aller les prévenir, laissant pour un moment le télégraphe à Myra.
Il frappa à la porte des Sully. Le jeune mari inquiet se dépêcha d'aller ouvrir la porte avant que Michaëla ait l'idée d'y aller elle-même.
« Bonjour Horace. »
« Bonjour, excusez-moi de vous déranger aujourd'hui mais j'ai quelque chose à vous dire qui ne pouvait pas attendre. »
« De quoi s'agit-il, Horace ? » Demanda Michaëla.
« Matthew, Jake et Hank sont arrivés à Denver sans problèmes et ils ont délivré le prisonnier au shérif de la ville. Ils reviennent demain ! »
« Tu vois. Il n'y a plus de raisons de t'inquiéter ! »
Horace était reparti aussi vite qu'il était arrivé, provocant le soulagement du Dr Mike. Enfin, elle était rassurée. Sully, de son côté, espérait qu'elle se sentirait un peu mieux après cette nouvelle.
Il alla auprès d'elle et s'asseya à ses côtés.
« Je sais ce que tu penses, Sully, tu dirais que tu avais raison, et qu'il ne fallait pas que je m'inquiète. Je ne peux pas m'empêcher de me faire du mauvais sang quand un des enfants part. Je n'y peux rien. »
« Je n'ai jamais pensé ça, Michaëla. Je sais comment tu es, une bonne mère qui veut que tous ses enfants soient en sécurité. »
Il prit sa main dans la sienne, l'emmena vers sa bouche pour y donner un petit baiser.
« Je t'aime Sully, et j'irai mieux quand Matthew sera rentré. »
« Je le sais, mon amour. Tu viens ? »
« Où ? »
« Tu vas aller faire une sieste et je vais t'accompagner ou plutôt te porter. »
Il la souleva dans ses bras avant qu'elle ait eu le temps de dire quelque chose d'autre et l'emmena dans la chambre.
Il la coucha sur le côte, de manière à ce qu'il puisse lui masser le dos pour qu'elle se détende le plus possible. Quand il comprit qu'elle s'endormait, il s'arrêta et la veilla un peu.
Plusieurs heures plus tard, elle dormait toujours profondément quand les enfants rentrèrent de l'école. Sully était là pour les accueillir mais pas leur maman.
« Bonjour Sully. Est-ce que maman se sent mieux ? »
« Elle dort toujours. »
« Non, elle ne dort plus ! Tu aurais pu me réveiller, Sully, il se fait tard. Je voulais être là pour les enfants ! » Dit Michaëla.
« Il fallait que tu te reposes ! »
Elle ne dit rien, laissant la discussion en suspens pour plus tard parce qu'elle y reviendrai dessus.
Elle ne lâcherait rien et il le savait. Il se sentait prêt à affronter son entêtement. Il la connaissait très bien pour cela.

Et en effet, elle ne manqua pas de lui en parler le soir-même.
« Tu aurais quand même pu me réveiller, Sully. Je ne suis pas en sucre ! »
« Tu étais fatiguée et tu avais besoin de repos. Tu n'es plus toute seule, je te rappelle ! Tu portes une vie en toi ! »
« Je le sais, merci ! J'ai déjà vu beaucoup de femmes enceintes continuer à travailler comme avant ! »
« Combien d'entre elles sont médecins ? Leur as-tu jamais dit de se reposer un peu plus parce qu'elles étaient fatiguées ? Ne leur conseilles-tu pas de rester le plus possible allongée quand elles ont eu un malaise comme le tien ? Tu sais que j'ai raison ! »
« Je suis raisonnable, Sully ! Je prends soin de moi et de notre bébé. Tu es en train de m'accuser de mettre la santé de notre bébé en danger ! Ce n'est pas ce que je fais ! Je vais mieux ! »
« Je ne t'ai pas dit que tu mettais tout en oeuvre pour aggraver la santé du bébé. Je t'ai seulement conseiller de lever un peu le pied et de faire appel à quelqu'un pour t'aider. Ça ne veut pas forcément dire que tu dois arrêter de travailler du jour au lendemain. »
Sully se rapprocha d'elle alors qu'elle peignait ses cheveux d'une manière un peu brusque parce qu'elle était contrariée par ce que lui disait son mari et pourtant il avait raison.
Il lui prit la brosse des mains et démêla ses cheveux, une habitude qu'il avait prise et qu'il aimait faire. Quand il eût fini son petit plaisir quotidien, il la fit se lever de la chaise et la rapprocha de son corps en la prenant par la taille, plongeant son regard bleu azur dans le sien.
« Il n'y a pas que ce qui se passe là-dedans qui est important ».
Il avait posé sa main sur son front avant de continuer.
« Il y aussi ce qui se passe là qui est important. » Dit-il en désignant son ventre.
Michaëla baissa les yeux, troublée par l'amour qu'elle pouvait lire dans son regard comme elle l'avait toujours pu. Il posa sa main sous son menton, l'obligeant à soutenir son regard.
« Michaëla, tu sais que je ne te dis pas ça pour te garder prisonnière ici, à la maison, seulement tu arrives à un moment où tu sais toi-même qu'il est nécessaire pour une future mère de se reposer. »
« Oui, tu as raison mais je te dis quand même que j'irai à la clinique demain et tu ne pourras rien dire pour m'en empêcher. »
Sully abandonna et l'obligea à se coucher à ses côtés dans le creux de ses bras, sachant très bien qu'il n'avait pas réussi à la faire écouter.