Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Jeunesse et protection des mineurs
Cette fanfic ne convient pas aux lecteurs de moins de 16 ans. Elle peut contenir des passages où la violence est suggérée, utiliser un langage susceptible de choquer ou comporter des scènes de sexe non explicites.
Ce pop-up te demande, lors de ta première connexion sur cette fanfic, de certifier que tu es âgé de plus de 16 ans pour pouvoir la lire. Si tu valides, ce pop-up n'apparaîtra plus. Si tu annules, ce pop-up réapparaîtra lors de ta prochaine visite.
Nous comptons sur ta franchise pour cliquer sur le bouton approprié :
Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 11.04.2012 à 18h00
Auteur : okapi
Statut : Terminée
« "Le cycle de la vie" est la traduction d'une fanfiction de Pam Hunter intitulée "Circle of life" » okapi
Cette fanfic compte déjà 346 paragraphes
Il haussa les épaules "Ce n'est rien !" Répondit-il en tentant d'esquisser le problème.
Mais Michaela, fronçant les sourcils, n'était pas prête à abandonner aussi facilement
"Quand est-ce arrivé ? " Demanda-t-elle suspicieuse.
"Il y a quelques jours… Ça ne me fait déjà plus mal…"
"Sully était avec vous ?"
"Oui !"
"Mais, il a été blessé ?"
Nuage-Dansant détourna le regard pour lui répondre enfin "Il a une légère éraflure au bras… C'est tout !"
Elle se laissa retomber sur sa chaise "Dites-moi la vérité… Je vous en supplie…" L'implora-t-elle
Cette fois, il dut soutenir son regard "Lorsqu'il reviendra, la blessure sera presque entièrement cicatrisée !"
Elle soupira " Comment avez-vous été blessés tous les deux? J'ai besoin de savoir…"
Il détourna de nouveau son regard du sien et, durant quelques secondes, celui-ci devint flou, fixant un point vague dans l'espace.
Enfin, lorsqu'il prit la parole pour lui raconter les détails de leur expédition
"Lorsque nous avons finalement réussit à trouver Renard-Rouge et ses hommes, ils étaient occupés à attaquer les membres d'une famille qui voyageait dans un chariot sans bâche"
Michaela se mordit les lèvres nerveusement "Ils les ont tués ?" demanda-t-elle d'une voix à peine audible.
"Il secoua immédiatement la tête "Non… Nous sommes arrivés à temps… Mais Renard-Rouge avait bien l'intention de le faire…"
"Comment l'en avez-vous empêché ?"
"Nous avons essayé de lui parler… Il n'a pas voulu entendre… c'est là qu'il m'a dit que les Blancs étaient tous les mêmes… Nous ne savions pas ce qu'il allait faire… Je savais que Sully pensait avant tout à sauver ces gens… Il y avait un petit garçon parmi eux, plus jeune que Katie…"
Michaela approuva et retint sa respiration pendant que Nuage-Dansant continuait son récit
"Pendant que je parlementais avec Renard-Rouge pour essayer de lui faire comprendre qu'il se trompait… Sully s'est approché doucement du chariot… Puis il a bondit dessus pour saisir les rênes tout en plaquant le petit au sol. Lorsqu'il s'est redressé il a regardé Renard-Rouge droit dans les yeux… Comme pour lui lancer un défi… C'est là que l'autre a levé son arme pour tirer…"
"Et ?"
"Et j'ai pris la crosse du fusil de son fusil en pleine figure…"
"Vous l'avez empêché de tirer " Conclua-t-elle
"Oui, j'ai relevé le canon quand le coup est parti… La balle a touché Sully au bras… Mais il a lancé l'attelage au galop sur la piste et ils ont pu s'échapper"
"Et les hommes de Renard-Rouge ?"
Il sourit ironiquement "Il n'allait pas assassiner un homme médecine" répliqua-t-il "Ce sont de simples moutons stupides…"
"Alors, vous avez été séparés ? Mais vous m'avez dit que vous avez passé une nuit au campement de Renard-Rouge ?"
Il confirma d'un signe de tête
"Je devais rester avec Renard-Rouge pour l'empêcher de blesser quelqu'un d'autre… Jusqu'à ce que nous puissions décider comment agir… Nous étions assis autour du feu… Il était tard et la nuit était vraiment très sombre… Renard-Rouge était toujours très en colère… Il ne voulait pas de moi parmi eux… C'est là que Sully est arrivé et qu'il s'est approché calmement du feu de camp."
Nuage-Dansant secoua la tête tristement "Il était hors de lui… Il a menacé de tirer Sully… Puis sur moi…"
Michaela était suspendue à ses lèvres "Mais il ne l'a pas fait !"
"Non, il ne l'a pas fait" confirma Nuage-Dansant en secouant de nouveau la tête "il a baissé son arme et Sully est resté planté devant lui en le regardant droit dans les yeux… Renard-Rouge a brusquement ordonné à ses hommes d'aller s'occuper des chevaux et il s'est rassis comme si de rien n'était… Il ne nous a plus adressé la parole de toute la nuit… Et nous sommes partis très tôt le lendemain matin !"
"Et à présent, Sully est à nouveau sur sa piste ?"
"Oui… S'il est parvenu à convaincre l'armée qu'il pouvait les aider à le trouver!"
Michaela sourit tristement "Il les a convaincu !" dit-elle avec assurance "il trouve toujours un moyen" elle se leva et saisit de nouveau le verre vide de Nuage-Dansant. "Je vous ressers en limonade ?" demanda-t-elle pour la forme en se dirigeant vers la cuisine d'un pas automatique alors que son esprit était ailleurs à mille lieus de là…
*****
Michaela soupira en entendant frapper à la porte d’entrée.
Après cette longue nuit mouvementée, elle ne s’était pas réveillée ce matin et ni elle, ni les enfants, n’étaient encore prêts malgré l’heure tardive.
N’ayant plus le temps d’arranger sa coiffure en dépit de la chaleur, elle laissa retomber sa chevelure le long de ses reins, abandonna sa brosse à cheveux sur la commode et se hâta de sortir de la chambre en attrapant William dans son berceau au passage.
En traversant le palier, elle adressa un sourire rapide à Brian occupé à convaincre Katie de bien vouloir lever les bras pour qu’il puisse lui enfiler sa petite robe d’été.
Visiblement, il semblait bien que la petite fille avait hérité du caractère obstiné de ses parents.
Une fois au rez-de–chaussée, Michaela découvrit que le visiteur n’était autre que Kathleen, attendant patiemment derrière la porte que l’on vienne lui ouvrir.
" Bonjour, Michaela " dit-elle souriante, avant de froncer les sourcils en découvrant les traits tirés de sa belle-mère. " Vous allez bien ? " Demanda-t-elle, " vous avez l’air épuisée ! "
Michaela grimaça. " La nuit a été longue " expliqua-t-elle, " Nuage-Dansant est revenu. "
" Et Sully ? " demanda la jeune femme avec empressement.
Michaela secoua la tête. " Non… Pas encore " répondit-elle, le ton de sa voix indiquant clairement combien sa déception était grande.
Elle fit signe à Kathleen de rentrer dans la maison. " Les enfants ne sont pas encore prêts… J’ai peur de m’être réveillée un peu tard. "
" Cela ne fait rien… J’ai eu également bien du mal à me lever ce matin… Ce doit être la fatigue du déménagement… Toutes ces caisses à déballer… Et l’installation dans notre nouvelle maison… J’ai l’impression d’être tout le temps épuisée. " Plaisanta Kathleen, en ouvrant grand ses bras pour accueillir Katie qui descendait les escaliers avec Brian.
" Etes- vous bien sûre de vouloir garder les enfants chez vous pendant que je suis à la clinique ? " interrogea Michaela avec inquiétude, " Cela ne me gêne pas si vous préférez changer d’avis… Je sais que vous êtes très occupée et je peux trouver une autre solution. "
Après avoir soulevée Katie dans ses bras et avoir été payée en en retour de baisers enthousiastes, Kathleen dissipa bien vite les scrupules de Michaela. " Cela ne me dérange pas du tout " déclara-telle rassurante, " cette petite demoiselle peut m’aider… Et s’occuper de William pour la première fois sera un nouveau challenge. "
Michaela sourit ironiquement. " C’est le mot exact " appuya-t-elle, " je viens juste de le sevrer… Alors il risque d’être un peu… "
" Ronchon ? "
Michaela approuva en riant. " Absolument " répondit-elle, avant de déposer le bébé dans sa chaise haute.
" Nous ferons avec ! " Affirma Kathleen, en suivant Michaela dans la cuisine.
Pendant que cette dernière mettait de petites tranches de pain à griller sur la cuisinière, elle lui demanda un peu embarrassée " pourquoi Nuage-Dansant est-il revenu sans Sully ? Je croyais qu’ils étaient tous les deux à la recherche de Renard-Rouge ? "
Michaela soupira. " Ils l’étaient " répondit-elle à voix basse, " mais comme la manière douce à échouée, ils ont décidé de faire appel à l’armée pour résoudre le problème. "
" Vous voulez dire que Sully travaille pour l’armée ? " S’enquerra Kathleen circonspecte.
Michaela se retourna pour regarder sa belle-fille dans les yeux. " Oui… " Répondit-elle calmement, " la situation peut sembler quelque peu ironique, n’est ce pas ? "
Kathleen acquiesça. " Alors, vous ne savez pas du tout quand il va revenir ? " continua-t-elle.
Michaela secoua la tête. " Tout ce que je sais, c’est qu’il aura besoin de notre soutien quand il rentrera… L’armée représente tout ce qu’il exècre. "
Kathleen approuva, puis, déposant rapidement Katie sur le plancher, elle se dirigea vers William qui après être resté calmement assis sur sa chaise durant tout ce temps, réclamait désormais l’attention des adultes et son petit déjeuner de façon quelque peu sonore.
***
" Entrez ! " cria Michaela, alors que des coups retentissaient à la porte de la clinique.
La poignée pivota et la tête du Révérend apparut dans l’embrasure de la porte.
" Vous n’avez pas de patient, Dr Mike ? " demanda-t-il
" Non… Pas pour le moment " répondit-elle en souriant, " Entrez ! "
L’homme d’Eglise fit un pas à l’intérieur et referma doucement la porte derrière lui.
" Je pensais que je pourrais rendre une petite visite à Madame O’Connell et à ses enfants " expliqua-t-il en restant debout devant la porte, " comment vont-ils, aujourd’hui ? "
" Aussi bien que l’on puisse espérer " expliqua Michaela, " je vais pouvoir retirer le bandage du visage de Madame O’Connell dès demain. "
" La blessure n’était pas belle, n’est ce pas ? " Demanda Timothy avec sollicitude.
" Oui, en effet… La peau était déchiquetée de la tempe jusqu’au menton" confirma-t-elle.
Il compatit aussitôt. " Cela a du être très douloureux ! "
" Mm… Et elle avait perdu énormément de sang. "
" C’est pour cette raison qu’elle a dû rester alitée aussi longtemps depuis son arrivée ici. "
Michaela approuva. " Oui… Mais elle va beaucoup mieux à présent… "
" Je… Je suppose qu’elle va avoir une cicatrice, n’est-ca pas ? "
" Malheureusement, oui… J’ai recousu la plaie aussi bien que j’ai pu, mais elle était profonde et vraiment très vilaine ! "
Le Révérend hocha la tête tristement. "J’espère que les gens n’y feront pas trop attention" déclara-t-il.
" Je le souhaite ! "
Il s’approcha à tâtons de la porte qui menait à l’étage mais s’arrêta en chemin et se retourna. " Aucune nouvelle de Sully ? " Questionna-t-il.
" Non… Pas encore… J’espère le voir rentrer dans les prochains jours. "
" Je me demandais… Et bien… " Timothy hésita avant de se jeter à l’eau, " je me demandais s’il pourrait me rendre un petit service à son retour. "
" Il est toujours heureux de vous aider... " Lui assura-t-elle, " de quoi s’agit-il ? "
" En fait… Cela concerne plus la famille O’Connell que moi-même " précisa-t-il, " Madame O’Connell ne sait pas quoi faire après tous ces événements… Et elle n’est pas encore prête à rentrer chez elle… "
" Il ne leur reste absolument plus rien là-bas ! " Lui rappela Michaela.
Le Révérend hocha la tête.
" Elle sait qu’elle ne peut pas rester éternellement ici, à la clinique… Mais elle n’a pas les moyens de payer une chambre dans une pension de famille… Alors… Et bien… Je vais lui offrir de s’installer dans ma chambre, derrière l’église… Je ne l’utilise plus depuis longtemps… C’est un peu petit… Et cela à certainement besoin d’un bon coup de peinture… Mais… "
" Vous avez raison de dire que c’est petit… Surtout avec deux enfants… "
" Mais… Et bien… Cela ne lui coûtera rien… Jusqu’à ce qu’elle décide de ce qu’elle veut faire. "
Michaela réfléchit quelques minutes à cette proposition avant de répondre dans un sourire.
" En fait… Je pense que c’est une excellente idée, Révérend… Et je suis persuadée que Sully… Ainsi que d’autres hommes de cette ville, seront enchantés de vous aider à rendre l’endroit habitable. Ils vont également avoir besoin de nouveaux lits et de quelques autres petites choses. "
Le Révérend prit un sourire de conspirateur.
" C’est ce que j’avais en tête… Mais nous devons être prudents… Mme O’Connell risque de prendre cela pour de la charité… "
" Alors, nous devons trouver un moyen pour qu’elle ne se sente pas redevable et puisse payer son loyer elle-même... " Ajouta Michaela, " peut-être pourrait-elle s’occuper de l’église, y faire le ménage, s’occuper des fleurs… "
Le visage de Timothy s’éclaira soudain.
" Oui… Excellente idée… Je vais lui proposer cela si elle refuse ma proposition… Je suis persuadé que c’est la meilleure solution et qu’elle doit l’accepter provisoirement " reprit-il avec enthousiasme avant de se diriger de nouveau vers la porte.
" Merci, Dr Mike " dit-il encore d’un ton plus que sincère, " je crois que je ferais mieux d’y aller maintenant. "
" Les enfants vont être heureux de vous voir " lui assura Michaela en l’observant chercher la poignée de la porte.
Elle sourit encore en le voyant grimper joyeusement les escaliers.
Il était vraiment dans son élément lorsqu’il pensait pouvoir rendre service et aider son prochain.
Elle se replongea dans ses dossiers pendant que le bruit de ses pas se dirigeait vers la chambre de sa patiente et s’éloignaient sur le palier.
" On dirait bien qu’il va pleuvoir… hein ! " commenta Brian en sortant de la maison pour venir rejoindre sa mère et s’asseoir à ses côtés sous la véranda.
De lourds nuages noirs s’amoncelaient aux sommets des montagnes, leur masse sombre contrastant à l’horizon avec le ciel rose du couchant.
De temps à autre, le flash aveuglant d’un éclair illuminait le ciel d’une lumière vacillante. L’air était encore étouffant bien qu’une légère brise soit présente.
" Il ne tombera peut-être rien " répondit Michaela, " les orages d’été se résument parfois à beaucoup de tonnerre et à quelques éclairs sans une goutte d’eau… "
Brian hocha la tête. " Les petits se sont endormis très vite, ce soir… " Fit-il remarquer.
Michaela approuva en riant. " Kathleen semble savoir comment s’y prendre pour les occuper et les fatiguer dans la bonne humeur "
" Ils l’aiment vraiment beaucoup… Même William. "
" Mm, mm… Mais j’espère que cela ne représente pas une surcharge de travail pour elle, de s’occuper d’eux à nouveau si rapidement après le déménagement. "
" Je ne pense pas M’man… Elle a vraiment l’air d’avoir un don pour s’occuper des enfants, ils l’adorent et c’est plutôt une bonne chose qu’elle puisse les garder dans sa propre maison. "
Michaela se rangea à l’avis éclairé de son fils.
" Je peux te demander quelque chose, M’man ? " demanda-t-il soudain.
" Bien sûr… De quoi s’agit-il ? " demanda Michaela avec curiosité.
" Et bien, j’ai écrit à l’éditeur du Denver Post il y a quelques jours en lui demandant si je pouvais faire un stage dans son journal durant quelques semaines… Je pense que cette expérience me sera utile lorsque je poserai ma candidature pour rentrer au collège l’année prochaine. "
" Et il t’a répondu ? "
" Hum, hum… Il m’a écrit qu’il avait lu quelques uns de mes articles parus dans la Gazette… Et qu’il serait heureux de me rencontrer… Il suffit que je lui précise la date de ma venue. "
" Alors ? "
" Alors, je pensais… Que lorsque papa sera rentré à la maison… Et si Kathleen continue à pouvoir s’occuper des petits… Je pensais que je pourrais peut-être y aller, alors… Si cela te convient… "
Michaela saisit la main de son fils et la sera dans la sienne avec amour. " Je crois que c’est une merveilleuse opportunité à saisir, Brian… Et… S’il te plaît… Cesse de penser que tu dois rester ici pour m’aider avec les enfants… Je veux que tu vives ta vie et que tu profites de toutes les chances qui te sont offertes pour pouvoir faire ce qui te plaît… " L’implora-t-elle.
Brian sourit avec bonheur. " Je pensais que je pourrais utiliser un peu d’argent de la rente de Mr Beauchamp pour me payer une chambre dans une pension de famille durant mon séjour là-bas… Même s’il a précisé que cet argent devait servir à financer mes études… "
" Je suis persuadée qu’il n’y verra aucune objection et qu’il sera enchanté de voir que tu utilises cet argent de cette façon… " Lui répondit-elle avec un large sourire, " peut-être qu’à ton retour tu pourras lui écrire pour lui raconter tout ce que tu auras appris… "
" J’y ai déjà pensé... " Approuva Brian, " en fait, je vais lui écrire avant de partir."
Il tressaillit soudain alors qu’un éclair éblouissant fendait le ciel.
" L’orage se rapproche " remarqua-t-il en se levant, " je vais vérifier si les petits dorment toujours et puis je vais me coucher. Bonne nuit M’man ".
Il se pencha pour embrasser Michaela sur la joue et disparut à l’intérieur de la maison.
Pendant plus d’une heure, alors que l’obscurité de la nuit gagnait peu à peu sur le jour, Michaela contempla l’orage se développer au-delà des montagnes et continuer son approche. Les éclairs étaient nombreux et impressionnants et le roulement du tonnerre de mauvais augure.
Elle était comme hypnotisée par la beauté et la puissance contenues dans le déchainement de ces éléments.
Le vent se leva soudain, soufflant en rafales à travers la cour et soulevant des nuages de poussières au-dessus du chemin au sol desséché. Pourtant, la pluie ne semblait pas vouloir tomber.
Michaela perdit la notion du temps alors que ses pensées se tournaient entièrement vers Sully et sa quête de Justice qui l’avait amenée à prendre cet engagement douloureux, seule solution pour que Renard-Rouge soit mis hors d’état de nuire et châtié de ses crimes.
Elle fut finalement tirée de ses songes par une crampe dans le dos.Elle s’étira, repoussa sa longue chevelure derrière ses épaules et se leva.
Malgré l’heure tardive, elle hésitait à rentrer.
Le spectacle grandiose de l’orage et la beauté sauvage du paysage alentours l’aidaient tant bien que mal à se sentir plus proche de Sully.
Elle s’appuya contre la balustrade et admira de nouveau l’orage dont l’arrivée était désormais imminente.
Combien de nuits avait-elle passées, blottie dans les bras de Sully, alors que la tempête faisait rage à l’extérieur ? Il lui donnait à chaque fois le sentiment d’être en sécurité, à l’abri, protégée et aimée.
Elle soupira et se retourna pour rentrer dans la maison.
Une rafale de vent soudaine mugit en traversant la cour.
Elle frissonna et se retourna un bref instant pour apercevoir une vague silhouette en mouvement dans le lointain…une silhouette étrange qui émergeait peu à peu de l’obscurité.
Elle s’arrêta de respirer.
L’obscurité était presque totale, en raison des énormes nuages qui cachaient le clair de lune, mais elle ne s’était pas trompée. C’était bien un cavalier, et il avançait rapidement.
Les sabots du cheval frappaient la terre endurcie et desséchée et à son approche, le bruit de la cavalcade, porté par le vent, devint de plus en plus audible et reconnaissable.
Elle adressa au ciel une prière silencieuse : " Je vous en supplie… Faites qu’il n’apporte pas de mauvaises nouvelles au sujet de Sully ! "
Le cavalier pénétra dans la cour sans l’ombre d’une hésitation et enfin, la faible lumière qui émanait des lampes accrochées sous la véranda rendit un peu plus net les traits de sa physionomie.
Il n’en fallut pas plus à Michaela.
Alors qu’il mettait pied à terre et ouvrait la barrière du corral, elle descendit quatre à quatre les marches des escaliers en criant son nom " Sully ! "
Il se retourna dans sa direction, lâchant les rênes de son cheval comme il le faisait si souvent.
Elle eut juste le temps d’entrevoir la fatigue et la tristesse dans son regard avant de se jeter dans ses bras.
Il la serra sans un mot contre sa poitrine alors que de grosses gouttes de pluies commençaient à tomber, mais ni l’un ni l’autre n’y portèrent attention.
Ils se soutenaient mutuellement…
Ils étaient enfin réunis…
Sains et saufs… A la maison.
Chapitre 9
" Tu m’as tellement manqué ! ", soupira Michaela à l’oreille de Sully, alors qu’ils étaient toujours accrochés l’un à l’autre sous la pluie qui se faisait désormais plus abondante.
Il ne répondit pas mais la serra contre lui pour la réconforter tout en laissant sa tête reposer sur son épaule.
Elle s’écarta finalement de lui pour l’observer des pieds à la tête avant de lui demander : " Tu vas bien ? "
Il hocha la tête.
" Ton bras ?… Nuage-Dansant m’a raconté… "
" Ce n’était rien " répondit-il en haussant les épaules, puis, changeant de sujet, il leva les yeux au ciel en lui faisant remarquer : " Nous allons être trempés… Nous serions mieux à l’intérieur… Rentre à la maison, je bouchonne le cheval et je te rejoins. "
Michaela fronça les sourcils, étonnée par son attitude distante mais elle n’insista pas.
Docile, elle se dirigea vers la maison pour l’attendre avec impatience derrière la fenêtre, alors que la pluie redoublait d’intensité.
Il la rejoignit un petit quart d’heure plus tard.
Pendant qu’il accrochait sa veste dégoulinante au porte-manteau situé à côté de la porte d’entrée, Michaela se mit en quête de serviettes pour qu’il puisse se sécher les cheveux.
A son retour dans le séjour, elle le trouva affalé dans un fauteuil, visiblement exténué.
Silencieusement, elle lui tendit une serviette qu’il passa négligemment dans ses cheveux, le regard vague et lointain.
En désespoir de cause, Michaela essaya de rompre cet écrasant silence en murmurant d’une voix hésitante : " Renard-Rouge ? Est-ce qu’il…? "
" Il est mort Michaela ! " répondit aussitôt Sully, d’une voix sourde.
Elle essaya de contrôler le rythme de sa respiration et de son cœur qui s’emballaient et tenta de nouveau d’établir un dialogue en lui proposant doucement : " Tu veux… Tu veux qu’on en parle… ? "
Il secoua la tête négativement et, de nouveau, changea délibérément de sujet. " Les enfants dorment ? "
" Mmm… Depuis plus de deux heures… Même Brian… "
Il acquiesça mais ne lui fit aucune réponse verbale.
Michaela était vraiment inquiète. Elle ne l’avait jamais vu comme ça auparavant.
Elle était consciente du fait qu’il devait être épuisé, mais quelque chose le perturbait profondément.
Comme à chaque fois qu’il avait tendance à se renfermer sur lui-même, elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la tristesse et un peu de colère.
Elle se sentait rejetée, comme coupée de lui. Elle essaya encore une fois.
" Est-ce que tu as faim… Ou soif ?... Tu as voyagé toute la journée ? "
Il prit une profonde inspiration. " Je n’ai pas faim… Je suis juste fatigué… J’ai quitté Powelltown ce matin, un peu avant-midi. "
" Powelltown ? "
" C’est là que l’armée est stationnée en ce moment. "
" Oh !... "
Il se redressa dans son fauteuil. " Montons nous coucher… Tu veux bien ? " suggéra-t-il d’une voix lasse, en passant rapidement sa main dans ses cheveux ébouriffés.
" Monte-toi... Je vais éteindre les lampes, fermer les volets et verrouiller les portes. ", lui proposa-t-elle.
Il refusa d’un hochement de tête. " Non… Laisse-moi faire… J’en ai pour une minute. "
" Tu es sûr ? "
" Vas-y " insista-t-il en se levant sans enthousiasme.
Comme elle hésitait à l’abandonner encore une fois, il se dirigea vers les lampes accrochées au mur à côté de la cheminée et se mit à les éteindre avec détermination.
Elle soupira intérieurement et fit demi-tour pour s’engager dans les escaliers.
Pendant qu’elle se lavait, se changeait et brossait ses cheveux pour la nuit, elle ne put s’empêcher de tendre l’oreille pour suivre ses déplacements au rez-de-chaussée, et ce en dépit du tambourinement régulier de la pluie sur la toiture.
Enfin, il commença à monter les escaliers d’un pas lourd et désenchanté.
Elle entendit le bruit de ses pas se rapprocher sur le pallier et elle anticipa le moment où il allait ouvrir la porte de leur chambre.
Au lieu de cela, les pas s’arrêtèrent et tout redevint silencieux.
Avec incompréhension et désarroi, elle retint sa respiration, essayant de percevoir le moindre signe de mouvement.
Ne le voyant pas apparaître au bout de plusieurs minutes d’une attente interminable, et alors que le plus parfait silence régnait toujours, elle ouvrit la porte et s’aventura en dehors de la chambre.
Le pallier était désert et il semblait s’être volatilisé.
Cependant, de l’autre côté du couloir, la porte de la chambre de Katie était entrouverte et elle s’y rendit sur la pointe des pieds.
Il se tenait au centre de la pièce, serrant tendrement contre sa poitrine sa petite fille profondément endormie.
Il la berçait très doucement, déposant de temps à autre de tendres baisers sur son front.
Michaela l’observa un moment.
Il semblait si loin d’elle à cet instant précis, mais ses yeux reflétaient une telle tristesse qu’elle put y lire la peine intense qui l’habitait.
Elle finit par murmurer d’une voix à peine audible : " Sully ? "
Son regard vola jusqu’au sien.
Il soupira et tenta de lui expliquer : " Il fallait que je la serre dans mes bras, Michaela… "
Elle se mordit la lèvre inférieure, nerveusement, avant d’acquiescer. Mais comme il continuait à bercer tendrement leur fille, elle ajouta à voix basse : " Viens te coucher maintenant… Tu es épuisé… "
Il soupira et fit un pas dans sa direction, Katie toujours dans ses bras. " Elle est tellement belle ! " murmura-t-il en se parlant à lui-même.
Elle se mordit de nouveau la lèvre pour s’empêcher de lui demander de recoucher Katie dans son lit.
Il y avait dans son attitude quelque chose qu’elle ne comprenait pas, mais elle connaissait l’amour profond et sincère que Sully portait à sa famille et il en serait toujours ainsi, tant qu’un souffle de vie ferait battre son cœur.
Il semblait avoir le besoin vital d’établir un contact physique avec sa fille et elle n’allait rien faire pour l’en empêcher.
Il la suivit jusqu’à leur chambre, puis passa devant elle pour se pencher silencieusement au-dessus du berceau de William.
De sa main libre, il caressa délicatement les cheveux et le front du bébé qui émit un faible soupir.
" Sully… ", Murmura Michaela derrière lui, " il est l’heure de dormir. "
Il hocha la tête avec résignation et se retourna pour lui tendre Katie.
Lorsque sa fille fut installée dans les bras de sa mère, il se dirigea vers la cuvette et le broc d’eau mais, avant qu’elle n’ait pu sortir de la chambre, il suggéra doucement : " Elle pourrait peut-être dormir ici ce soir... Avec nous ? "
Michaela hésita une fraction de seconde avant d’approuver et de déposer délicatement Katie au milieu de leur lit.
Puis, elle quitta sa légère robe de chambre et grimpa précautionneusement dans le lit, à son tour, pour ne pas réveiller la petite fille.
Elle observa Sully avec inquiétude pendant qu’il faisait une rapide toilette pour se débarrasser du plus gros de la poussière qui s’était collée sur sa peau et ses cheveux au cours de sa longue chevauchée.
Enfin, par déférence pour sa fille, il passa une légère chemise de nuit de coton.
Après quoi, à la grande consternation de Michaela, au lieu de venir s’allonger à ses côtés, il se dirigea de nouveau vers le berceau et souleva William dans ses bras.
Comme il avait fait avec Katie précédemment, il se mit à bercer tendrement son fils en l’embrassant sur le front, puis il le transporta jusqu’à leur lit.
Il s’allongea enfin sur le dos, William étendu sur sa poitrine, et déposa la paume de sa main sur le dos de Katie.
Michaela, étendue sur le côté, regardait son mari adoré avec désarroi.
Bientôt, son état de fatigue dépassant sa volonté pour rester éveillé, Sully réalisa que le sommeil allait le submerger.
Il se décala doucement au bout du lit et déposa William à côté de sa sœur.
Au bout de quelques minutes, il dormait profondément, son bras protecteur enroulé autour de ses enfants toujours endormis.
*****
Michaela se réveilla aux premières heures du jour, alors que le soleil passait tout juste au-dessus des montagnes qui barraient l’horizon.
Il lui sembla n’avoir dormi que quelques minutes.
Elle était restée éveillée encore longtemps après que Sully se soit finalement laissé vaincre par la fatigue.
Si seulement il avait accepté de lui parler !
Elle s’était bien doutée que son " alliance " avec l’armée, même dans ce cas de force majeure, ne se passerait pas sans conséquence pour Sully.
Elle s’était préparée à le voir en colère ou indigné, mais ce silence résigné la démoralisait et l’inquiétait plus que toutes autres choses.
Katie gémit brusquement dans son sommeil et agita ses petits bras.
C’était décidément une nuit trop chaude pour dormir tous côte à côte, de cette façon.
Elle se redressa et glissa en bas du lit avant de soulever Katie dans ses bras.
La petite fille se raidit l’espace d’un instant avant de se relaxer de nouveau dans son sommeil.
Michaela l’embrassa sur le front et sortit de la chambre sur la pointe des pieds.
Après avoir recouché Katie dans son lit et vérifié qu’elle était toujours bien endormie, Michaela retourna dans leur chambre pour redéposer William, à son tour, dans son berceau.
Elle caressa délicatement son dos pendant quelques secondes en enviant l’innocence et l’insouciance du monde merveilleux de l’enfance.
Elle soupira et fit demi-tour pour retourner se coucher.
C’est alors qu’elle s’aperçut que Sully, éveillé, était en train de l’observer.
Alors qu’elle s’allongeait à ses côtés, il l’attira contre lui et murmura à son oreille : " J’avais tellement besoin de les avoir près de moi cette nuit… "
" Je sais ", répondit-elle simplement en caressant amoureusement sa nuque et ses cheveux.
Il l’embrassa tendrement sur la tempe.
" Toi et les enfants… Vous êtes ma force… La seule énergie qui me fait aller de l’avant. "
Elle enroula ses bras autour de ses épaules et se blotti contre lui, incapable de répondre.
En réponse à son étreinte, elle le sentit prendre une soudaine et très profonde inspiration comme s’il émergeait de l’eau après une longue apnée.
Enfin, elle osa de nouveau lui demander : " Que c’est-il passé avec Renard-Rouge, Sully ? "
Il prit de nouveau une profonde inspiration avant de lui répondre d’une voix sourde : " Nous l’avons surpris dans son camp… Il nous a tourné le dos… A l’armée je veux dire… Et ils ont tiré. "
Elle ne put réprimer sa réaction spontannée. "Ils l'ont abattu dans le dos !" Laissa-t-elle échapper; attérée par la révélation.
Il saisit sa main pour en carresser la paume si douce et nouer ses doigts avec les siens.
"C'est ce qu'il voulait… C'était écrit dans ses yeux lorsqu'il a lentement fait demi-tour… Les soldats n'avaient pas d'autres solutions que de l'abattre car il n'aurait jamais laissé l'armée le capturer vivant."
"Alors, il a laissé l'armée tirer sur lui…" Murmura-t-elle incrédule.
"Hum, hum… Je pense que j'ai toujours su que c'est ce qu'il ferait… Je ne voulais pas que cela arrive… Mais je crois que je savais que ça se terminerait comme ça dès l'instant où, avec Nuage-Dansant , nous avons décidé qu'il n'y avait pas d'autres possibilités que de mêler l'armée à cette affaire. "
Elle acquiesça "Et les autres?"
"Ils n'ont pas opposé de résistance… L'armée les a conduits à Powelltown… J'ai passé presque toute la matinée suivante à essayer de convainqure les autorités de les laisser regagner le Nord et le territoires indiens mais ils n'ont rien voulu entendre… Argumentant qu'ils devaient payer tous les trois pour ce qu'ils avaient commis" expliqua-t-il avec regret.
"J'ai tenté de leur faire comprendre que Renard-Rouge était le seul à avoir assassiné tous ces innocents… ils n'ont pas voulu m'écouter… Ils veulent organiser un procès… Je vais en parler à Matthew… L'informer de ce qui se passe et voir ce qu'il peut faire… "
"Je suis persuadée qu'il va essayer "
"L'armée parait réellement déterminée à en faire des coupables pour l'exemple !"
"Tous les trois étaient présents lorsque des gens innocents ont été tués !"
" Prête ? " demanda-elle.
Michaela, une paire de ciseaux à la main, se tenait devant la table d’examen où Madame O’Connell était assise, un bassin en forme de haricot posée à côté d’elle.
Faith, nerveuse, prit une profonde inspiration et leva une main tremblante pour toucher une dernière fois le bandage qui cachait presque entièrement la moitié droite de son visage.
" Je dois vous avertir... La blessure va probablement être encore très rouge et boursouflée... Mais bien entendu, la cicatrice va s’atténuer et deviendra plus pâle avec le temps " l’avertit Michaela, "C'était une blessure très profonde..."
" En d’autres termes, vous êtes en train de m’expliquer que cela risque d’être assez laid à regarder, Dr Mike " reformula Faith, d’un ton morose.
"Nous devons ôter le bandage pour le savoir... J'ai fait du mieux que je pouvais..."
"Je peux en attester " répondit Faith immédiatement. "Mais je ne peux m'empêcher de penser que c’est à ces Indiens que je dois ceci…. "
Michaela resta silencieuse.
Après avoir parlé le matin même et pendant plus d’une heure avec Matthew au sujet de Renard-Rouge et de ses hommes, elle éprouvait des sentiments très confus à propos de toute cette affaire.
Elle ne pouvait pas s’empêcher de penser que cette fois-ci, l’armée avait peut-être bien raison.
En regardant cette femme assise devant elle, qui resterait mentalement et physiquement marquée pour la vie, il lui était difficile de s’apitoyer sur le sort de ces trois Indiens.
Elle connaissait le point de vue du Sully mais elle n'était plus vraiment très sûre d’y adhérer.
Quand à Matthew, il avait appris tous les détails de l’affaire au cours de leur longue conversation et elle le soupçonnait, lui aussi, de ne pas être d’accord avec Sully.
"Docteur Mike?" interrogea Faith, perplexe devant le silence de son médecin.
"Euh... Désolée... Je pensais à quelque chose... Quelque chose que j'ai appris hier soir…" commença Michaela, "quelque chose que vous avez le droit de savoir..."
Fronçant les sourcils d’un air interrogateur, Faith demanda aussitôt " De quoi s’agit-il ? "
Michaela prit une profonde inspiration avant de répondre. " Renard-Rouge... l'Indien qui vous a attaqué... Il est mort. " lui annonça-t-elle doucement.
Faith pâlit en recevant la nouvelle et répéta éberluée " Mort? Sans aucun procès ? ! Comment l’avez-vous appris ? " Elle fit une pause avant d’ajouter avec emportement " Comment savez-vous son nom... C’est un de vos amis, je suppose?! "
Michaela secoua immédiatement la tête. " Non... Bien sûr que non... Je ne vous en ai pas parlé... Mais nous sommes tombés nez à nez avec lui sur la piste... Le jour même où il a attaqué votre maison... Sully l’a reconnu … " lui expliqua-t-elle en gardant un ton dépassionné et uniforme.
" Et votre mari n’a rien fait pour l’arrêter ?! " rétorqua-t-elle indignée, son visage tordu par la haine
Michaela saisi son bras en lui déclarant d’un ton ferme " A ce moment là, nous ne pouvions rien faire contre lui... Mais Sully et Nuage-Dansant sont partis à sa recherche quelques jours après que nous vous ayons ramené ici... "
" Ce sont eux qui l’on tué?"
" Non... C’est l'armée ... Sully a conduit les soldats jusqu’à lui... "
Les yeux de Faith, absolument stupéfiée, croisèrent ceux de Michaela. "Il a fait ça !" s’exclama-t-elle d’une voix étranglée.
" Oui... C'était la seule chose qu'il pouvait faire... Lui et Nuage-Dansant ne voulaient pas voir Renard-Rouge faire à d'autres ce qu'il vous avait fait, à vous et à votre famille... "
Le corps de Faith s’affaissa, comme si elle était épuisée. "Alors, il est vraiment mort?" murmura-t-elle incrédule.
Michaela acquiesça.
Faith soupira longuement avant de déclarer encore " Je... Je n’arrive pas à y croire… "
" C’est la vérité... Sully me l’a appris hier, à son retour à la maison, très tard dans la soirée... Il avait voyagé toute la journée... "
Faith relava lentement la tête. " Et les autres ?... Il n'était pas seul ! " S’informa-t-elle résolument.
"Ils sont aux mains de l'armée..." Expliqua Michaela succinctement. Peu encline à lui donner plus de détails, elle leva sa paire de ciseaux et commença à découper le bandage qui recouvrait le visage du Faith. " Maintenant, jetons un coup de œil là-dessus, voulez-vous ? " dit-elle calmement. "Nous allons voir si nous pouvons retirer ces points."