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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 27.04.2012 à 18h44
Auteur : cemsfan
Statut : Terminée
« Voici ma nouvelle histoire. Elle se situe pendant le saison 6 après l'épisode "la vallée de la liberté". » cemsfan
Cette fanfic compte déjà 242 paragraphes
La journée se passa tranquillement bien que Josef soit un peu anxieux. Le repas terminé, il décida de partir se coucher. Mike était partie coucher les enfants et Matthew jouait aux échecs avec Sully.
Matthew qui venait d’être battu par Sully décida d’aller se coucher et de laisser ses parents seuls.
« Tu as passé une bonne journée » – dit Mike
« Oui, j’ai même réussi à envoyer les derniers relevés à Willow Smith. Je vais avoir un peu de temps de libre. Je pourrai profiter de ma famille et de ma femme»
« Sully, la semaine prochaine la maison va être remplie de monde. Mère m’a écrit qu’elle venait nous rendre visite et Colleen rentre à la maison comme prévu. Cela ne te dérange pas ! Les retrouvailles entre mes parents risquent d’être comment dire ….compliquées »
«Si tel est le cas, nous les laisserons seuls et nous nous occuperons l’un de l’autre »
« Je ne sais pas, je ne pourrais pas laisser mon père….vivre cela seul…tu comprends »
Ils partirent se coucher. Mike s’endormit rapidement, elle était encore fatiguée de la nuit dernière et de sa journée. Sully n’arrivait pas à dormir. La semaine prochaine, il aurait du mal à avoir sa femme ,un moment à lui, avec une maison aussi remplie mais que faire ! Il avait tellement besoin d’elle, de la prendre dans ses bras, de l’embrasser, cela lui avait tellement manqué pendant tous ces mois de captivité.
La semaine passa très vite. Mike était de plus en plus nerveuse. Elle se rapprochait de son père et s’éloignait de lui. Elle n’avait pas l’air de s’en rendre compte mais Sully le sentait bien. Elle n’était plus autant réceptive. Il l’aimait tellement que cela le faisait souffrir.
Ils avaient tous pris leur petit déjeuner plus tôt et plutôt en silence.
Pendant que Mike finissait de se préparer et de préparer Katie. Josef et Sully étaient en bas, ils bavardaient. Matthew et Brian s’occupaient d’atteler les chevaux et le chariot.
Ils arrivèrent tous en ville et s’organisèrent afin de se retrouver devant la gare.
Le train arriva cinq minutes plus tard.
Colleen fut la première à descendre suivie de Rebecca et enfin d’Elizabeth. Elles avaient, toutes trois, un sourire sur les lèvres. Elles avancèrent vers la petite famille et commencèrent à s’embrasser.
« Mère, Rebecca, Colleen, nous avons quelque chose d’important à vous dire…. »
« Laisse Mike, c’est à moi de m’expliquer »
Rebecca et Elizabeth étaient tétanisées. C’est comme si elles avaient vu un revenant, c’était exactement cela.
« Josef, ce n’est pas possible, tu es mort. Je t’ai vu à l’hôpital et dans ton cercueil. – En se tournant vers Mike – Si c’est une plaisanterie, elle est de très mauvais goût MICHAELA »
« Non, mère j’ai été aussi surprise que vous. Je me suis même évanouie. Colleen, je te présente ton grand-père. – Puis se tournant vers son père – Père, je vous présente notre fille Colleen. Elle revient juste du collège de Denver »
« Tu es vraiment très jolie Colleen, jolie et intelligente comme ta mère ! » Il fit un clin d’œil à Mike.
« Josef, j’attends une explication » Vociféra Elizabeth. Elle attira son mari un peu à l’écart.
Mike commença à se diriger dans leur direction mais Sully la retint par le bras.
« Ma chérie, laisse tes parents s’expliquer seuls, s’il-te-plait. Viens allons boire un café chez Grace et profiter un peu de notre fille »
Une heure plus tard, ils revinrent près du groupe. Visiblement ils avaient eu une explication des plus houleuses.
Mike allait parler et s’adresser à ses parents mais Sully la prit par le bras et lui fit signe de ne rien dire.
La journée se passa calmement. Josef était plus calme que d’ordinaire. Depuis leur explication, Josef et Elizabeth ne s’étaient pas reparlés. Josef avait beaucoup parlé avec ses filles Mike et Rebecca.
Le dîner arriva bien vite et ce fut l’occasion d’une grande réunion. Sully et Josef étaient chacun à une extrémité de la table. Mike était à côté de son père et ils parlaient médecine. Sully était à côté de sa belle-mère et ils étaient silencieux et observaient la discussion entre Mike et son père.
Le repas prit fin et chacun débarrassa la table. Sully fit la vaisselle avec Colleen, Brian et Rebecca.
Elizabeth vint vers Sully : « Sully pouvez-vous me conduire à la clinique ? J’ai besoin d’être seule ce soir »
« Bien sûr Elizabeth. Matthew peux-tu aider ton frère et ta sœur ? »
« Bien sûr »
Ils étaient côte à côte sur le chariot. Elizabeth voulait lui parler :
« Sully, ça va être dur pour vous et pour moi. J’ai subi cela pendant des années, cette relation exclusive entre eux. Depuis quelques années, j’avais enfin une relation avec ma fille en fait…surtout…depuis que vous êtes entré dans sa vie. J’ai été injuste avec vous Sully. Je vous demande pardon. »
« Maintenant, je peux comprendre votre position de l’époque, vous vouliez ce qu’il y avait de mieux pour Michaela. Je le veux aussi pour ma fille, pour mes filles ! Je n’étais pas …ce… »
« J’avais tort, vous êtes un mari attentionné et compréhensif et un père extraordinaire ! J’ai eu du mal avec les démonstrations d’affection mais à Boston… »
« Je sais. Puis-je vous poser une question ? Etes-vous heureuse de revoir votre mari ? Vous êtes si distante »
« J’ai l’impression de voir un fantôme et il m’a expliqué son histoire, sa fausse mort, sa volonté de nous protéger…Il me faudra du temps…Et, il ne veut plus revenir à Boston ! Il ne veut plus de son ancienne vie ! »
« Ah, je vois. Et sa carrière de médecin ? »
« Oh cela c’est sa vie, comme ce l’est pour Michaela » Sully fut piqué par la remarque de sa belle-mère. Mike avait changé et il pensait que lui et les enfants étaient sa vie maintenant.
« Il veut rester à Colorado Springs et travailler avec Michaela comme avant. Il aime beaucoup cette ville. Il me demande de rester ici avec lui. Je ne sais pas si je pourrais »
Il savait, il était content pour Michaela mais il savait qu’elle serait moins réceptive moins démonstrative avec lui. Il lui en parlerait dès qu’il en aurait l’occasion. Il ne voulait pas que tout le chemin parcouru jusqu’ici pour se libérer des conventions bostoniennes sur les démonstrations d’affection et le devoir conjugal ne reviennent la hanter.
Ils arrivèrent devant la clinique. Sully aida Elizabeth à descendre.
« Bonne nuit et à demain »
« Bonne nuit Sully »
Il la regarda rentrer dans la clinique et il se dirigea dans la nuit vers la maison.
En arrivant devant la maison, il constata que le bas de la maison était plongé dans le noir. Il y avait de la lumière dans les chambres sauf dans la sienne.
Il entra doucement et ferma la porte à clef. Puis, se dirigea vers l’escalier. Il entendit des voix dans la chambre de Colleen. Il se décida à aller dans sa chambre. Elle était vide, seule Katie dormait profondément dans son lit à barreaux. Il attisa le feu puis se déshabilla et se mit au lit. Il décida d’attendre Mike. Il attendit encore et encore. Finalement, il s’endormit.
Il se réveilla avant le lever du soleil. Il se tourna et constata que Mike était à ses côtés. Elle dormait paisiblement. Il la trouvait si belle si attirante et il repensa à leur nuit d’amour. Elle avait été si différente, si enflammée avec lui. Il avait envie que cela recommence. Il la voulait à lui seul.
Il s’approcha d’elle, posa sa tête près de la sienne et s’aventura à passer sa main sous le drap. Il voulait toucher sa peau mais il y avait une barrière, sa chemise de nuit. Il passa discrètement sa main sous la chemise de nuit. Il caressa la peau douce de sa cheville, de sa cuisse.
« hmm, que se passe-t-il ? – Elle tourna sa tête en ouvrant les yeux pour découvrir ceux de Sully qui la fixaient- Sully, mais il est tôt et je me suis couchée très tard. Tu dormais déjà à poings fermés »
« Oui, je t’ai attendu. Je n’attends rien ! Je voulais t’avoir dans mes bras, c’est tout »
« Prend-moi dans tes bras si tu veux mais laisse-moi dormir s’il-te-plait, j’ai une longue journée avec père ! »
Il se remit sur le dos et attendit le lever du jour pour se lever et partir retrouver son ami , Nuage dansant,. Trop de chose s’était passé dernièrement et il avait besoin d’en parler et de faire le point.
Le soleil commençait juste à percer à travers la fenêtre de leur chambre. Sully se réveilla. Tout doucement, il se leva, s’habilla et sortit de la chambre. Dans la cuisine, il prit un petit déjeuner et partit sans bruit en direction de la réserve.
Comme prévu, il trouva nuage dansant.
« Bonjour, mon frère tu es bien matinal »
« bonjour mon frère. Oui, j’avais besoin de te parler »
« Je le savais »
« Les esprits, n’est-ce pas ? »
« Oui, alors je t’écoute »
« Je ne sais pas comment commencer. Le père de Michaela, que l’on croyait mort est réapparu. La mère de Michaela vient d’arriver avec sa sœur. La maison est pleine de monde. Je suis content pour Michaela mais je… »
« Tu n’as plus ta tranquillité d’autrefois, c’est cela… »
« Oui et non, tu sais avec quatre enfants , tu n’as pas vraiment de tranquillité, mais c’est…Michaela….J’aime bien son père, nous nous entendons même très bien mais, elle passe beaucoup de temps avec lui, à parler médecine, ils travaillent ensemble comme autrefois. Il veut même rester vivre ici. C’est Elizabeth qui m’en a parlé hier soir. Michaela n’en avait vaguement parlé. »
« Mon frère, je crois que tu te poses beaucoup trop de questions. Les choses vont rentrer dans l’ordre progressivement. Il faut que tu sois patient. »
« Je sais mais…c’est que.. ;non, rien »
« Mon frère, ta femme n’est plus à toi comme avant »
Son regard se tourna vers Nuage dansant. Il lisait en lui comme dans un livre.
« Nuage dansant, j’ai envie d’elle tellement souvent en ce moment et elle n’est pas ….elle est….moins réceptive. J’ai l’impression qu’elle ne s’en rend pas compte. J’ai besoin d’elle. Et puis, on avait décidé de…d’avoir un autre enfant et si on ne passe plus de temps ensemble ce ne sera pas vraiment possible »
« J’ai l’impression que vouloir un autre enfant est une excuse. Avoir un enfant est le résultat d’un amour et non, l’inverse »
« Je ne sais plus, pourquoi ne me parle-t-elle plus comme avant. J’ai l’impression d’être de trop dans sa relation avec son père. Elizabeth m’a dit qu’elle avait mal vécu cela et que cela serait aussi dur pour moi »
« Sully, ta femme doit trouver un équilibre. Laisse-lui du temps. Elle est plus sage et plus mure aussi. Elle n’est plus la même femme, elle est mère à présent. Sois confiant et laisse lui du temps mais reste présent si elle en a besoin »
Il repartit vers la maison un peu rassuré. Il était clair qu’il devait parler avec Mike et le plus vite serait le mieux.
Mike s’éveilla alors qu’un rayon de soleil traversa la fenêtre de sa chambre. Elle s’étira et constata que Sully n’était plus à ses côtés. Elle repensa à sa conversation au milieu de la nuit. C’était flou. Sully l’avait-il bien caressé ? Elle ne savait plus. Elle ne lui avait pas consacré beaucoup de temps dernièrement. Elle aurait voulu qu’il soit là maintenant et qu’il la prenne dans ses bras. Il était tard et il fallait se lever.
Josef était déjà debout et était en train de prendre son petit déjeuner.
« Bonjour Père, avez-vous bien dormi ? »
« Bonjour Mike, mon sommeil était plutôt agité. Mike as-tu parlé à Sully de mon désir de rester à Colorado Springs »
Il était confuse, peut-être et puis, ils s’étaient croisés depuis le dîner.
« Je ne sais plus ! »
Josef fut surpris.
« Tout va bien ? »
« Oui je pense. Nous avons parlé tard et Sully dormait lorsque je me suis couchée et il était déjà parti ce matin »
« Vous vous êtes disputés ? »
« Non, pas du tout »
Ils déjeunèrent calmement puis Josef lui dit :
« Je vais partir en premier, j’ai besoin de parler à ta mère seul à seul. Attend Sully et prenez le temps de vous parler ! Ne fais pas la même erreur que moi autrefois ! »
Elle acquiesça et essaya de se souvenir de leur vie autrefois mais rien de négatif lui venait.
Elle regarda son père se lever, débarrasser sa table , mettre sa veste et se diriger vers la porte.
Elle faisait son lit lorsque Sully arriva près d’elle. Elle était dans ses pensées et elle ne l’avait pas entendu arrivé.
« Michaela…… Michaela ! »
« Oh Sully c’est toi »
« Oui et toi tu n’es pas à la clinique ? »
« Non, père est parti en premier, il voulait parler seul à seul avec mère et moi…je voulais te parler… »
Son sang se glaça. Il avait peur de ce qu’elle pourrait bien lui dire.
« Sully, viens là près de moi. Père m’a confirmé son intention de rester à Colorado Springs, il veut que nous travaillons ensemble comme avant et il voudrait vivre ici avec mère.. tu vois près de nous »
Sully était impassible et cela inquiéta Mike.
« Sully tu ne dis rien »
« Non, je le savais déjà, ta mère me l’a dit hier soir . Enfin, elle m’en a expliqué plus que ma propre femme»
« Pourquoi ne m’as-tu pas dit ce que mère te l’avait dit? »
« Je n’ai pas eu l’occasion et puis, cette nuit, quand, j’ai voulu te parler…tu m’as repoussé »
Elle avait eu des doutes mais là c’était clair. Son vague souvenir était confirmé. Oh mon Dieu ! Il faut qu’elle lui parle !
« Sully, je suis désolée. J’étais à moitié endormie ! »
Elle se rapprocha de lui pour se mettre contre son épaule.
« Je n’existe plus depuis quelques temps ! Tu passes ton temps à la clinique, tu parles des heures avec ton père – je ne te le reproche pas ! mais tu ne passes plus une minute avec moi. J’ai besoin de toi, de ton amour. Je suis heureux pour toi, ton père a été et est important pour toi dans ta vie mais je croyais avoir moi- aussi une place importante. »
Elle leva les yeux vers lui et vit cette lueur triste dans ses magnifiques yeux bleus hypnotiques. Elle mit ses bras autour de son cou et approcha ses lèvres des siennes. A peine avait-elle mis en contact leurs lèvres que la passion pour cet homme réapparut. Ce baiser n’en finissait pas. Ce fut Sully qui y mit fin.
« Michaela, je t’aime plus que ma vie et oui, je suis un peu jaloux de ta relation avec ton père. Son retour a été si imprévisible, tu en as été retournée, mais tu vois….à présent, tu peux avoir ton père et ton mari en même temps mais il faut que tu trouves du temps pour chacun de nous.
Michaela, j’apprécie infiniment ton père, tu es vraiment comme lui avec la beauté de ta mère en plus. Je veux simplement une petite place et un petit moment seul avec toi, tu comprends ! »
« Sully, je t’aime et je suis désolée si je t’ai un peu mis à l’écart avec le retour de mon père. Je n’en avais pas conscience. Je crois que j’ai vécu la dernière semaine comme si mon père allait repartir. En fait, j’ai peur de le perdre à nouveau. »
« Michaela, ton père est là ! Il ne partira pas mais c’est inévitable un jour il partira pour toujours mais tu vois…ce jour-là, je serais là près de toi »
« Oh Sully, j’ai tellement de chance de t’avoir. Je ne peux plus vivre sans toi et sans ton amour ! »
Il reprit ses lèvres pour un autre baiser fougueux. Elle lui murmura en même temps qu’ils s’embrassaient.
« Sully, tu ne vas pas partir aujourd’hui ! »
« Non ! »
Il s’écarta légèrement d’elle, pour voir le fond de sa pensée.
« Pourrais-tu passer à la clinique, nous…enfin père aurait quelque chose à te demander ? »
Elle put lire la déception sur son visage.
« Sully ! Que se passe-t-il ? »
Il hésita.
« J’ai envie de toi Michaela ! » Elle voyait son désir pour elle dans ses yeux bleus.
« J’en ai envie aussi Sully mais la matinée est déjà bien entamée et… je te rappelle que nous avons une maison pleine de personnes qui pourraient nous entendre ! »
« Michaela, je n’en peux plus, je veux t’aimer encore, te prouver mon amour . Crois-tu que tu pourrais t’échapper quelques heures de la clinique à midi ? »
« Je pense que oui. Père pourra être présent à la clinique. Mais où va-t-on aller ? »
« Laisse-moi faire mais pendant ces quelques heures, tu ne seras qu’à moi ! – il la regardait avec insistance ! »
« Oui , mon amour »
Il était rassuré. Cet après-midi, il voulait la surprendre.
A la clinique, Josef était en pleine conversation avec Elizabeth.
« Josef, avec Michaela, vous recommencez comme avant, vous n’en avez même pas conscience. Elle est mariée maintenant, elle a des enfants. Il faut que vous soyez raisonnable ! »
« Elizabeth, je le sais, nous avons parlé de cela. J’aime beaucoup son mari, il est si parfait avec elle, tendre, attentionné, aimant et respectueux d’elle et de son travail. Je ne pouvais espérer meilleur mari pour ma fille. Je ne laisserai rien les séparer. Toi, tu n’as pas été très compréhensive à ce que j’ai entendu »
« Et voilà, je comprends que Michaela t’aies tout raconté. Au début, je ne pensais pas que ce soit le meilleur mari pour MA fille. Ils n’avaient pas la même éducation »
« Elizabeth, crois-tu que ce soit le plus important ? »
« Maintenant, j’ai compris. J’ai appris à connaître Sully et à l’aimer ; J’étais là pour leur mariage pour la naissance de Katie »
Il fut piqué par sa remarque.
« Je le sais, je m’en veux d’avoir manqué toutes les étapes de sa vie mais je suis là maintenant et je compte bien être présent pour les autres étapes »
« Quelles autres étapes ? »
« Je vois que je sais quelque chose que tu ignores. Michaela a fait une fausse couche, il y a quelques mois et tu vois…Ils ont décidé d’avoir un autre bébé »
Un sourire se profila sur les lèvres d’Elizabeth.
« Je suis si contente de cette nouvelle ! Je me rappelle Katie à sa naissance, c’était un ange, elle était si belle, si parfaite. Un vrai petit mélange de Michaela et de Sully. Elle a les yeux de Sully et elle est blonde comme lui. Elle a le teint, la bouche et le nez de Michaela. Tu ne trouves pas ?
Ils font de bons parents, si attentifs et tellement proche d’eux. »
Elle dit cette dernière phrase avec un brin de tristesse dans la voix. Elle aurait voulu être ainsi avec ses propres filles.
Josef se rapprocha d’elle et la prit dans ses bras. Elle en fut si surprise. Elle s’était habituée à ne plus avoir ce genre de tendresse. Cela lui faisait tellement de bien, cette proximité depuis si longtemps, elle en était privée.
« As-tu réfléchi à ma proposition de nous installer ici, près de notre fille, nos petits enfants ? » lui murmura-t-il tendrement à l’oreille.
« Je ne sais pas, et toutes nos affaires à Boston ? Où allons-nous vivre ? Nous ne pouvons pas rester éternellement chez Michaela et Sully. J’aime mon confort tu sais bien »
« Elizabeth, crois-tu que notre gendre puisse nous construire une maison un peu comme la leur ? Et puis, nous ferons venir nos affaires, nous vendrons le reste...»
« Je ne sais pas, il a un nouveau travail. Par contre, je tiens à avoir certains éléments pour mon confort. »
« Alors tu es d’accord pour rester vivre ici avec moi ? »
« Oui avec toi, et une partie de notre famille. Rebecca viendra nous voir quant à Maureen et Claudette, elles sont bien trop occupées avec leurs vies mondaines pour venir voir leur vieux parents » dit-elle avec une pointe d’amertume dans la voix
« Et Marjorie ? »
Ce fut un coup de poignard pour Elizabeth. Ils avaient oublié de lui dire, par omission par peur, elle ne savait plus. Elle avait aujourd’hui la difficile tâche de lui annoncer le décès de sa fille.
« Josef, comment te dire ? Marjorie nous a quitté il y a quelques mois ! »– elle fit une pause pour évaluer l’état de son mari. Josef reçut comme un coup de poignard.
« Que…que s’est-il passé ? De quoi est-elle morte ? Pourquoi ne m’a-t-on rien dit ? » dit-il visiblement en colère et effondré
« Elle est morte emportée par la diphtérie, Michaela a pratiqué, je ne sais plus quelle manipulation, mais elle n’a pas survécu. »
Il se tourna vers sa femme en larmes et la prit dans ses bras et ensemble ils pleurèrent la mort de leur fille.
Plusieurs dizaines de minutes plus tard, Michaela arriva avec Sully. Katie était restée avec Colleen et Rebecca à la maison. Elle trouva ses parents en train de discuter. Elle entra avec Sully.
« Bonjour, Père, Mère, c’est un belle journée, n’est-ce pas ? Père croyez-vous que vous pourriez rester à la clinique cet après-midi. Sully et moi voulons faire une promenade un peu à l’écart de la ville. » en disant la dernière phrase elle rougit
« Il te manque des herbes, je crois » tenta Sully pour la sortir de l’embarras. Les parents de Mike n’étaient pas dupes et avaient très bien compris qu’ils voulaient passer du temps tous les deux seuls. Elizabeth ajouta à la surprise générale : « Je m’occuperai de Katie ! »
« Mich aela, je dois envoyer des télégrammes. On se retrouve à midi pour déjeuner ! » lui dit-il en déposant un doux baiser sur sa joue. Elle plaça aussitôt sa main à l’endroit du baiser sous l’œil attendri de ses parents.
Un patient arriva pour sa consultation.
« Bonjour Docteur Mike ! »
« Bonjour Monsieur Peters »
A ce moment-là, sa mère disparu à l’étage et Josef et Mike purent s’occuper, ensemble, de leur patient.
Monsieur Peters venait de sortir et Josef se tourna vers Mike.
« Ma chérie, Crois-tu que ton mari accepterait de construire notre maison. J’aime beaucoup le style de la tienne »
« Je pense que oui, mais vous savez, je n’ai jamais l’habitude de répondre à sa place. Nous lui poserons la question pendant le déjeuner »
« Mike, tout va bien avec Sully ? »
« Oui, Père. Enfin, nous avons parlé car….il trouve que nous ne passons pas assez de temps ensemble depuis…enfin dernièrement »
« Depuis que je suis revenu, c’est cela »
« Oui il se sent un peu à l’écart mais je ne le fais pas exprès »
« Mike vous avez besoin de passer du temps tous les deux et…un bébé ne se fait pas… »
« Père, mais enfin ! » elle était rouge comme une pivoine. Il sourit et soudain il eut une idée.
« Je reviens je dois parler à ta mère ! »
« Père, nous… »
Mais déjà, il était dans l’escalier. Son père avait le don pour lui dire des choses qui la faisait rougir un peu comme..Sully. Elle fut gênée car son père arrivait à lire en elle. Et si il avait vu ce qu’elle ne cessait d’imaginer depuis ce matin, son après-midi avec Sully, son intimité avec lui.
A ce moment, un nouveau patient entra et ce fut ainsi toute la matinée. Son père la rejoignit avec un petit sourire sur les lèvres.
Sully frappa à la porte un peu avant midi. Il entra et se dirigea vers Mike qu’il croyait seule, il n’avait pas vu son père dans un coin de la pièce.
« Oh mon amour, tu m’as tellement manqué et je peux difficilement attendre pour me retrouver seul avec toi cet après-midi et te montrer à quel point je t’aime »
« Sully ! » lui dit-elle rouge et ne pouvant plus articuler le moindre mot. Ses yeux restaient rivés en direction de son père
Sully l’aperçut mais ne fut pas gêné.
« Bonjour Monsieur Quinn vous vous joignez à nous avec Elizabeth pour le déjeuner ? »
« Oui bien sûr, je vais la chercher » Il monta rapidement les escaliers en souriant de la gêne de sa fille.
Etant seuls, Mike s’adressa à Sully :
« Tu es terrible ! »
« Et pourquoi ? » la taquina-t-elle
« Mon Père a compris pourquoi nous voulions être seuls cet après-midi »
« Et alors Michaela, où est le mal ? Il se doute bien que..Katie n’a pas été conçue en nous promenant main dans la main. Et toi comment crois-tu que tu aies été conçue ? »
« Sully ! »
« Quoi Michaela ? Je suis un homme et ton père aussi ! Approche ! Tu n’es pas contente de me revoir ? » Lui dit-il en s’approchant d’elle en la fixant avec son regard qui la faisait fondre à chaque fois.
« Oh oui, je suis heureuse de te voir. Tu m’as manqué ! »
Puis, elle se colla à lui et s’empara de ses lèvres. En entendant Elizabeth et Josef qui descendaient les escaliers, ils se séparèrent à regrets.