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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 27.06.2012 à 14h40
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Suite de "Un risque à ne pas courir", cette histoire est librement inspirée du double épisode "Lorsque l'enfant parait" de la série. » fefile
Cette fanfic compte déjà 114 paragraphes
« Hé, à qui tu parles ? »
Elle cessa de se regarder dans le miroir quand elle croisa le regard de son mari.
« Michaëla, ça ne va pas ? »
« Je suis désolée, Sully. J'aurais dû t'écouter plus souvent, je le sais ! »
« Tu te sens mal ? »
« Oh non, tout va bien ! Tu n'as pas de souci à avoir, rassure-toi ! »
« Alors, qu'y-a-t-il ? Tu sais que tu peux tout me dire. Je suis désolé pour tout à l'heure. Je ne voulais pas que tu le prennes comme ça ! »
« Je sais que tu as raison, Sully, mais je suis incapable de suivre tes conseils. Je croyais que je pouvais tout faire, que je pourrais continuer à travailler sans mettre en danger ma grossesse. Je voulais de l'aide ! J'ai même mis une annonce dans les journaux pour me faire aider ! Je n'ai jamais reçu de réponses ! Il n'y a pas d'homme qui souhaite travailler avec une femme médecin ! »
« Pourquoi tu ne m'as jamais parlé de ça ?! »
« Je voulais te faire la surprise si quelqu'un arrivait. Il m'aurait remplacé et tu ne serais plus inquiété, en tout cas pas autant, mais ça n'a pas été le cas, alors je ne t'ai rien dit et je t'ai laissé croire que j'étais égoïste, ce que je suis maintenant ! »
« Non, tu ne l'es pas ! Je regrette de te l'avoir dit, même de l'avoir pensé ! Tu as tenté d'obtenir de l'aide et tous ont été assez stupides pour refuser de travailler avec la femme la plus merveilleuse qui soit et qui est un excellent médecin. »
« J'avais commencé à penser que je faisais partie du cercle très fermé des docteurs exerçant dans tout le pays ! Ce n'est pas le cas apparemment ! »
« Mais, maintenant, il y a quelqu'un qui est venu, même s'il est apparu en invité surprise. Tu vois que tu es quand même connu à Boston, grâce à ta mère ! »
Il l'aida à se relever et l'embrassa tendrement, lui redonnant confiance en elle, puis ils descendirent dîner avec tout le monde, leur dispute définitivement oubliée.
Ce fut un des plus beaux moments de leur vie, mais il y en avait un autre qui n'allait pas tarder à montrer le bout de son nez.
Chapitre 6 : Problèmes
De retour à la réserve après une soirée passée tranquillement en famille, Sully parlait avec Nuage Dansant.
« Comment va Michaëla ? »
« Elle va bien mais je la trouve soucieuse ces derniers temps. Hier, elle m'a dit quelque chose qui m'a étonné. Elle a fait paraître des annonces dans les journaux pour de l'aide et elle n'a jamais eu de réponses positives. Heureusement, il y a ce médecin qui est arrivé et qui va pouvoir la remplacer quelques temps. »
« Tu devrais essayer de la faire se confier à toi, non pas qu'elle t'ait menti mais je pense qu'il y a autre chose ! »
O'connor s'approche de Sully, les coupant dans leur conversation.
« Monsieur Sully ? »
Sa façon de parler laissait entendre qu'il souhaitait discuter avec le jeune homme seul à seul, sans la présence de l'indien, et que ce qu'il allait lui dire ne serait pas agréable.
Sully alla vers lui.
Plus loin, il y avait deux indiens qui parlaient rarement ensemble.
« Regardez-les, dit O'connor en les désignant, il y a quelque chose qui ne va pas ! »
« Mais non, ils ne font que discuter ! »
« Je suis sur qu'ils sont en train de monter un plan pour mettre le chaos à la réserve ! Mais, ne vous inquiétez pas, je les ai à l'oeil, contrairement à vous ! »
« C'est ce que vous croyez mais vous êtes naïf ! Ils font croire que tout va bien mais ils préparent quelque chose ! »
O'connor s'éloigna, avant que Sully ne le fasse de lui-même, ce qui soulagea le futur papa.
« Qu'est-ce qu'il voulait ? » Demanda Nuage Dansant.
« Il croit qu'ils préparent un mauvais coup. » Dit-il en lui montrant les deux indiens qui discutaient ensemble.
« Non, crois-moi ! Je ne les ai jamais vus aussi proches ! Il n'y a rien de mal, au sinon, j'aurai fini par le savoir. »
« Je le sais, mais je ne suis pas sûr que O'connor en tienne compte. Méfie-toi de lui. »
« Ne t'inquiète pas pour moi. Tu me disais que Michaëla était inquiète tout à l'heure. »
« Oui, et surtout depuis que sa famille est arrivée pour la naissance du bébé. »
« C'est tout à fait normal qu'elle soit dans cet état-là, elle s'apprête à devenir mère. »
« Si seulement, j'arrivais à la rassurer. »
« C'est difficile de le faire quand on est soit-même inquiet, mais tout va bien se passer. Dans quelques jours, vous aurez auprès de vous un bébé en pleine forme. »
« Dans quelques jours ! Elle n'est pas prête à accoucher ! »
« Ne t'inquiète pas ! Je te dis que tout se passera bien ! J'avais raison, je vois qu'elle n'est pas la seule à se faire de mauvais sang. »
« Je veux juste qu'elle soit en meilleure forme possible pour l'accouchement, c'est tout. »
« Je te comprends ! Et sa famille ? »
« Elles la soutiennent au maximum. Sa mère semble plus proche d'elle qu'avant, peut-être qu'elle se rend compte que sa fille a grandi et qu'elle est maintenant capable de s'occuper de sa famille. »
Nuage Dansant acquiesça et se dirigea vers sa tente alors que Sully le regardait, les yeux dans le vague.
Bien sûr, c'était normal que Sully soit anxieux, et le Cheyenne le comprenait mais il s'était éloigné parce qu'il avait compris que son frère blanc avait besoin d'être seul, pour réfléchir gràce à ces bonnes paroles.
Sully essayait de peser le pour et le contre quant à ses agissements envers sa femme pour qu'elle se confie à lui. Déjà, la veille quand ils avaient fait la paix, il avait compris que ce ne serait pas facile.
Alors il ne savait même pas s'il allait en parler ou non ou s'il allait lui laisser du temps pour qu'elle le fasse d'elle-même. Comment pouvait-il agir ? Toutes ces questions trônaient dans sa tête sans aucunes réponses allant dans un sens ou dans l'autre.
Il allait devoir attendre pour savoir comment il allait faire.
Chapitre 7 : Confidences
A soir, Sully retrouva Michaëla et sa famille. Après un dîner plutôt calme, ponctué par les enfants qui racontaient le récit de leur journée, ils étaient dans leur chambre tous les deux, et Sully espérait qu'il allait pouvoir parler avec sa femme.
Elle était allongée dans leur lit et semblait détendue, quoiqu'un peu fatiguée. Il se glissa dans le lit et la prit tendrement dans ses bras.
« Michaëla ? »
Elle ne répondit pas, ne voulant pas discuter avec lui ce soir-là.
« Michaëla ? Je sais que tu ne dors pas ! Dis-moi ce qui ne va pas ! »
« Je vais bien, vraiment, mais je suis épuisée. Est-ce que je peux dormir maintenant ?! »
Sully ne comptait pas s'arrêter comme ça ! Il souhaitait qu'elle lui parle et ce soir, pas plus tard.
« Dis-moi vraiment ce qui te travailles comme ça. »
« Il n'y a rien, Sully ! »
« Mon ange, s'il te plait, tu dois me parler. Je suis inquiet pour toi à longueur de journée, je l'ai été pendant ta grossesse et je le suis d'autant plus que depuis que tu approches de l'accouchement. »
« Il n'y a pas de raisons pour ça, Sully. Je me sens juste fatiguée. Le docteur Cook est arrivé à temps. Il semble qualifié. Je vais encore l'observer quelques jours et après je m'arrêterai pour le bébé. Je ne peux pas rester longtemps debout ! »
« C'est normal, ne t'inquiète pas, quand le bébé sera parmi nous, tu oublieras tout ce que tu ressens en ce moment. »
« Je ne suis pas sûre d'oublier ! Je me sens laide, grosse et j'ai l'impression que je suis enceinte depuis dix ans. D'ailleurs, ce n'est pas une impression, je suis enceinte depuis dix ans ! Et pour ne rien arranger, ma mère et mes sœurs arrivent ici plus tôt que prévu. Ma mère a emmené avec elle un médecin dont je ne connais que le père pour me remplacer. C'est comme si elle avait pris une décision à ma place, comme si elle devait le faire, pour que j'obéisse. Elle a toujours agi de cette manière-là mais je suis capable de la faire moi-même ! »
« Elle n'a voulu que te rendre service ! Elle croyait bien faire ! »
« Elle a peut-être bien fait, il est très bien et puis, il est là pour la naissance du bébé. J'aurais préféré faire appel au docteur Bernard, pour l'accouchement, il s'y connait, lui ! Il en a suivi des centaines de femmes s'apprêtant à donner naissance mais le docteur Cook, je ne sais pas combien il en a suivies ! »
« Je lui poserai la question, compte sur moi. Tu as encore quelques semaines à attendre avant de pouvoir tenir notre bébé dans tes bras pour la première fois. »
« Je ne suis pas sûre de pouvoir tenir encore quelques semaines, Sully ! »
« Tu y arriveras, avec beaucoup de repos ! »
Elle ferma les yeux, se sentant un peu plus en confiance, même s'il y avait toujours quelque chose qui la tracassait dont elle ne lui parlerait pas à ce moment-là. Elle gémit doucement.
« Michaëla ? Quelque chose ne va pas ? »
« Non. C'est juste le bébé qui bouge. »
Elle lui prit la main et la posa sur son ventre très arrondi où on voyait les bosses créées par les mouvements constants du bébé.
« Il a l'air très agité, non ? »
« Il l'a été toute la journée. »
« Il doit sentir l'anxiété de sa maman. Essaie de dormir un peu ! »
« Il faudrait déjà que ton enfant se calme ! Sully, tu veux une fille ou un garçon ! »
« Je ne sais pas, nous avons déjà les deux, donc, quelque soit le sexe, je serai heureux ! »
« Tu ne réponds pas à ma question ! »
« Disons que si je pouvais choisir, je dirai une fille parce qu'elle aurait le même caractère de sa maman ! »
« Seulement, pour le caractère, tu serais servi, elle serait aussi têtue que moi. »
« Mais je t'aime telle que tu es ! Et puis, elle serait aussi belle que toi ! »
Elle lui sourit voulant secrètement une fille elle aussi, ou un garçon qui ressemblerait à son papa. L'un ou l'autre, elle serait heureuse et comblée.
Elle finit par s'endormir, aussitôt suivie par son mari, tous deux relaxés par cette conversation.
Chapitre 8 : Observation et planification
Le lendemain, Sully avait accompagné Michaëla à la clinique pour la surveiller et la faire arrêter de travailler si nécessaire. Bien sûr, il n'avait donné aucun de ces arguments-là à sa femme. Il lui avait juste dit qu'il endosserait pour un jour le rôle de Colleen, qui ne pouvait pas être avec elle et le docteur Cook ce jour-là.
Mais Michaëla n'était pas dupe, elle connaissait les vraies raisons de la présence de son mari auprès d'elle.
Le hasard fit que ce jour-là, un homme se présenta avec une hernie et une opération dut être pratiquée. Bien sûr, Sully ne se déroba pas un seul instant de son rôle et fut subjugué par sa femme qui faisait preuve d'un calme exemplaire et pour un temps, on en aurait oublié qu'elle était enceinte de huit mois.
Quand ce fut le moment de refermer, elle ne pouvait cependant plus assurer et demanda à Andrew de le faire à sa place. Cela lui donnait l'occasion de le voir à l'oeil.
« Vous êtes diplômé de Harvard, n'est-ce pas ? »
« Oui. »
« Ma mère m'a dit que vous aviez été reçu premier de votre promotion et je peux voir pourquoi ! » Remarqua-t-elle en voyant sous ses yeux l'excellent travail qu'il avait fait pour recoudre l'incision du patient.
« J'ai travaillé dur pour y arriver ! »
Une fois l'opération terminée totalement, les deux hommes montèrent le patient à l'étage pendant que Michaëla était tranquillement assise sur une chaise.
La famille de la jeune femme entra dans la clinique après une balade en ville, personne ne savait ce qui venait de se passer ici.
Les deux hommes revinrent à ce moment-là, les découvrant, Sully allant naturellement vers sa femme et posa sa main sur son épaule.
« Votre promenade s'est-elle bien passée ? » Demanda Michaëla.
« Oui, c'est une ville agréable », répondit Marjorie, beaucoup plus enjouée que par le passé.
« Et toi, ma chérie, tu vas bien ? Tu as l'air épuisée ! » S'inquiéta Elizabeth.
« Oui tout va bien ! »
« Elle vient de pratiquer une opération ! » Répondit Sully.
« Je comprends mieux ton épuisement », dit Elizabeth.
« Si nous pouvions parler d'autre chose, étant donné que nous sommes tous réunis ici aujourd'hui et cela vous concerne, docteur Cook. »
« Appelez-moi Andrew ! »
« Je dois accoucher d'ici un mois à peu près, aussi, j'ai prévu que nous déménagerons dans deux semaines à la clinique. Nous habitons un peu loin de la ville et il vaut mieux éviter les déplacements pendant le travail. J'ai à votre disposition tout le matériel nécessaire au cas où une césarienne serait préférable. »
« Rien n'indique au jour d'aujourd'hui que je devrai pratiquer une césarienne. Vous êtes en bonne santé et votre bébé aussi ! »
« Oui, le docteur Cook a certainement raison, Michaëla. J'ai eu cinq filles sans jamais avoir aucun problème pendant l'accouchement. Ce sera pareil pour toi ! »
« Combien avez-vous pratiquer d'accouchements ? » Demanda Sully.
« Trois ! »
« Trois, c'est tout ?! » S'indigna le futur père anxieux.
« Ne vous inquiétez pas, Sully, il est très compétent. »
Michaëla, assise sur sa chaise, n'arrêtait pas de caresser son ventre très arrondi alors que son mari, lui, l'avait laissée pour faire du va et viens dans la clinique. Elle s'apprêtait à faire pareil mais elle ne se sentait pas le courage de le faire.
Elle se sentait lourde et le bébé avait changé de place, descendant en bas de son ventre, ce qui avait le don de la rendre mal à l'aise.
« Combien avez-vous pratiqué de césariennes ? » Demanda Elizabeth.
La mère voulait savoir si sa fille était entre de bonnes mains pour la venue au monde du bébé.
« Aucun, mais je suis très familier avec la procédure. »
« Je vais vous faire une liste de tous les médicaments et ustensiles dont je dispose à la clinique. »
Michaëla sentit la main de son mari se poser à nouveau sur son épaule tendrement, essayant de lui faire comprendre qu'il était aussi anxieux. Elle se retourna vers lui, et lut dans ses yeux qu'il la rassurait du mieux qu'il le pouvait !
Chapitre 9 : La décision d'O'Connor.
L'après-midi du même jour, alors que Michaëla se reposait à la maison, Sully, lui, se trouvait à la réserve. Ces derniers jours avec O'Connor, il devait y être pour bien lui faire voir qu'il était là pour les indiens. Cependant, O'Connor ne comptait pas se faire avoir aussi facilement et avait tout mis en œuvre pour prendre les décisions nécessaires pour ce qu'il imaginait être la paix. En tout cas, il avait pris les devants sur Sully et s'en réjouissait. Encore une fois, quand le militaire l'appela, Sully était auprès de nuage dansant.
« Agent sully ? »
« Oui. » Dit le jeune homme en s'approchant de lui.
« Que faites-vous encore en train de parler avec cet indien ? » « J’ai encore le droit de parler à qui je veux ! »
« Vous devriez vous méfier, peut-être qu’il vous adresse la parole pour essayer de vous soudoyer. Il prépare quelque chose de louche. »
« Les indiens ont fait la paix depuis quelques mois. Il n'y a rien de mal qui se prépare. »
« Vous êtes naïf, comme je vous le disais, aussi, j'ai pris la décision d'écrire au gouvernement. » Sully n'en revenait pas, cet homme avait pris cette résolution sans même en discuter avec lui auparavant.
Mais le jeune homme s'en doutait.
« C'était à moi de s'occuper de ça ! Je suis l'agent de cette réserve et non vous ! »
« Il fallait bien que je prenne les décisions qui s’imposaient. »
« Le mois dernier, j’ai trouvé une solution et envoyé un indien dans un autre réserve parce qu’il était violent avec les autres. »
« Peut-être que vous auriez dû prévoir d’autres déplacements d’indiens. »
« Les autres se tiennent tranquilles. Je vous ai déjà dit qu’il n’y avait aucun problème. Ecoutez-moi au moins ! »
« C’est vous qui allez m’écouter. J’ai fait ce qu’il fallait faire ! »
« Et si vous me disiez au moins de quoi il s’agit ! »
« Vous pouvez vous estimer heureux que je sois là pour arranger le bordel que vous avez mis ! Comme je vous le disais, j’ai écrit au gouvernement. Et ils ont pris les dispositions nécessaires. Dans quelques jours, les Arapahos et les Cheyennes partiront pour une autre réserve alors que les autres resteront ici. »
« Quand ? » Demanda Sully, qui voulait savoir combien de temps il avait devant lui pour faire connaître son mécontentement face à une telle décision.
« Dans les prochains jours, vous serez bien là quand ça arrivera, non ? Mis à part que vous soyez auprès de votre femme enceinte comme tout le temps en ce moment. » Il avait parlé de Michaëla d’un air de dégoût.
« Ne parlez pas de ma femme comme cela ! Vous n’en avez pas le droit ! »
Le militaire partit sans avoir répondu à son ennemi.
Quant à Sully, il alla de nouveaux aux côtés de Nuage Dansant.
« Que se passe-t-il, mon ami ? Je vois que tu es contrarié. »
« Il veut vous envoyer toi et les Arapahos dans une autre réserve. Mais ne t’inquiète pas, je vais faire le nécessaire pour pas que ça arrive ! »
« Tu as surtout besoin d’être auprès de Michaëla. Elle a besoin de toi ! »
« Nous avons parlé hier soir. »
« Elle te cache encore quelque chose. Les Esprits m’ont parlé. »
« Il s’agit de quelque chose de mal ? »
« Non, rassure-toi. Tu devrais lui en parler, mes visions ne sont pas claires sur ce sujet. »
« Tu ne me diras rien de plus ? »
« Je n’en sais pas plus. Tout ce que je peux te dire, c’est qu’elle est inquiète à propos de quelque chose. Il n’y a qu’à toi qu’elle en parlera et tu le sais ! »
« Que va-t-elle pouvoir me dire de plus qu’elle ne m’a pas confié hier soir ? »
Il se posait plus la question à lui-même qu’à son frère Cheyenne. Nuage Dansant regarda Sully partir à cheval pour rentrer chez lui. Ses visions étaient plus claires qu’il n’avait voulu le dire à Sully mais il devait apprendre la vérité de la bouche de Michaëla et de personne d’autre.
Sully disparut de sa vision sur ses pensées concentrées sur le couple qu’il formait avec Michaëla.
Chapitre 10 : Aveux tardifs
Michaëla et Sully étaient dans leur lit, tous deux côte à côte. Pendant le dîner, la jeune femme avait remarqué que son mari ne l’avait pas lâchée du regard un seul instant. Ce soir serait le soir des aveux et elle le savait.
Cependant, Sully ne trouvait pas le moyen de parler du sujet qui l’inquiétait. Alors, il commença à parler de la réserve et de tout ce qui se passait là-bas. Peut-être qu’ainsi, Michaëla se dévoilerait un peu plus.
« J’ai écrit à Hazen pour contester cette décision. »
« Et tu penses qu’il va te répondre favorablement ? »
« Je ne sais pas. Je veux juste qu’il tienne compte de mes revendications concernant cette réaffectation. Je ne suis déjà pas heureux qu’O’connor ait pris cette décision sans même m’en parler auparavant. »
Michaëla acquiesça, comprenant son époux mais incapable de le soutenir. Elle prit son oreiller et le mit sous sa tête et se déplaça dans le lit, essayant de trouver une position confortable dans laquelle elle se sentirait bien, et le bébé aussi.
« Est-ce que tu vas bien ? Tu es agitée, tout d’un coup ! »
« Je veux juste trouver une position confortable. »
« Tu t’es bien reposée, cette après-midi ? »
« Un peu et j’ai réussi à dormir un peu. Ma famille a été d’une grande aide. »
« C’est bien mais je peux voir que tu es encore fatiguée. »
Encore une fois, Michaëla acquiesça et essaya de se calmer. Elle ne voulait pas donner libre cours à ses sanglots, qui, pourtant, s’échappèrent d’eux-mêmes.
Sully se doutait un peu de cette réaction, suite aux paroles échangées avec Nuage Dansant. Qu’avait-il dit déjà ?
« Michaëla est inquiète, elle a besoin de toi. »
Voilà quels étaient les mots de son frère Cheyenne pour lui faire comprendre qu’il devait être auprès d’elle.
« Michaëla, qu’est-ce qui ne va pas ? »
« Rien … En fait, je ne sais pas … »