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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 27.06.2012 à 14h40
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Suite de "Un risque à ne pas courir", cette histoire est librement inspirée du double épisode "Lorsque l'enfant parait" de la série. » fefile
Cette fanfic compte déjà 114 paragraphes
Le soutien et le fait que Colleen soit auprès d'elle la fit se calmer instantanément. Enfin, elle montra le cadeau à tout le monde. Il s'agissait d'une magnifique chemise de nuit pour l'enfant à venir. Elizabeth ne put retenir un cri de surprise mêlé de joie à cette vue magnifique. Il faut dire que le vêtement avait été très bien cousu. Il s'agissait d'un travail de qualité d'une couturière renommée.
« Qui a cousu ce vêtement ? » Demanda-t-elle.
« Moi ! » Dit Emma.
Madame Quinn, qui n'avait pas agréer à la présence de la jeune femme, au vu de sa réputation, dans la réunion fut plus subjuguée par le fait que cette jeune femme soit aussi douée pour la couture. C'est sûr, Emma avait un passé différent des autres mais elle avait un vrai talent.
« C'est magnifique, Emma ! »
Michaëla regarda sa mère, voyant une réelle émotion dans son regard, puis adressa un sourire à Emma en guise de remerciement. Elle voyait une réelle évolution dans le caractère de sa mère. Elle n'était pas au bout de ses surprises.
Elizabeth donna une couverture blanche à sa fille, sans l'avoir emballée auparavant.
« Mère ? »
« C'est une couverture pour ton bébé. Tu en auras besoin pour la tenir au chaud. Les nuits sont froides dans le Colorado. Je n'ai aucun problème pour la coudre. »
« La ? Mais c'est un garçon, mère ! » Dit Marjorie.
« Une fille ! » Dit Grace.
« Non, un garçon, ça se voit à la manière dont elle le porte ! » Remarqua Dorothy.
« Une fille, croyez-moi ! » Intervint Elizabeth.
« Et vous, Michaëla, que voulez-vous ? » Demanda Dorothy.
« Un bébé en bonne santé, » répondit-elle, coupant court à toute autre intervention.
« Mais mère, comment avez-vous fait pour la faire ? Vous n'aviez encore jamais tricoté ! »
« Il faut un début à tout et puis, ça a été sans problèmes ! »
Michaëla caressa son ventre rebondi.
Chapitre 16 : Attente désespérée.
Plus la journée avançait, plus l'impression que quelque chose n'allait pas avec son mari l'oppressait. C'était une inquiétude bien réelle, Michaëla ne pouvait pas passer outre.
Pourtant, le bébé était beaucoup agité ce soir-là, autant qu'elle pouvait l'être. Elle devait se calmer si elle voulait pouvoir fermer l'œil la nuit suivante mais elle n'y arrivait pas.
Après le repas partagé avec sa famille et ses enfants, elle s'était retirée sur le porche, à regarder en direction de la forêt avec l'espoir de voir son mari apparaître dans la nuit tombante. Il allait arriver à un moment ou à un autre et la prendre dans ses bras en lui disant que tout allait bien, qu'il était là, maintenant !
Elle rêvait de ce moment-là comme s'il était réel. Elle adressa une prière à Dieu pour qu'il protège Sully et pour qu'il lui revienne sain et sauf.
Elle pensait à lui, essayant de communiquer avec lui, grâce à ce lien indescriptible qui les unissait, mais ça ne marchait pas, elle n'arrivait pas à le voir.
Fragilisée par son accouchement imminent, elle tomba dans le désespoir de le revoir ce soir-là. Il lui avait dit qu'il serait à la réserve pour essayer de stopper cette stupidité de diviser les tribus indiennes. Il lui avait dit qu'il ferait son possible pour être auprès d'elle avant la nuit mais, apparemment, c'était impossible. Et pourtant, elle avait besoin de lui.
Elle regarda le ciel en face d'elle, se perdant dans sa contemplation en caressant son ventre. Elle savait que si elle ne rentrait pas bientôt dans la maison, quelqu'un viendrait à sa rencontre mais elle ne voulait pas rentrer.
Elle espérait que son attente ne serait pas désespérée. Elle entendit la porte s'ouvrir et se retourna pour voir qui était là. Il s'agissait de sa mère.
« Les enfants sont allés au lit, tu ferais mieux d'en faire autant. »
« Non, Sully ne va pas tarder à arriver, je veux t'attendre. »
« Sully n'est pas là, comme avant votre mariage. Est-ce souvent que ton mari est en retard ? »
« Mère, Sully travaille à la réserve et il finit tard comme moi à la clinique ! »
« Je suis sûre qu'il va bientôt arriver, ne t'inquiète pas ! »
Michaëla ne pensait pas un jour entendre sa mère la rassurer. Peut-être avait-elle compris qu'il fallait ne pas appuyer sur la corde sensible.
« Mère, vous pouvez rentre et aller à la clinique pour la nuit ! »
« Non, nous resterons là jusqu'à ce que tout s'arrange. »
« Mais tout va bien, mère ! »
« Ne crois pas ça, Michaëla. »
« Écoutez, mère, je suis assez grande pour me débrouiller, tout va bien, je viens de vous le dire ! »
« Ce n'est pas comme ça que je voyais l'avenir de mes filles ! »
« A quoi pensez-vous exactement ? »
« J'avais prévu d'autres projets pour mes filles ! Je te voyais mariée et vivant à Boston. Et non, ici, à Colorado Springs. »
« C'est ici que je vis et que je travaille. Je suis heureuse et amoureuse de mon mari. Les enfants font mon bonheur, la médecine aussi. Je n'aurais cru vivre un si grand bonheur en venant ici ! »
« Je sais que ta vie est ici, je l'ai compris maintenant, avec Sully. Je n'aurais jamais cru que tu te marierais un jour avec quelqu'un d'aussi différent des autres et de toi. »
« Il est tellement attentionné. Je suis sûre qu'il va pouvoir aider les indiens. C'est ce que j'aime chez lui, il veut aider à leur apporter un monde meilleur . »
« Je n'en doute pas, Michaëla. Mais l'attendre toute la nuit ne t'aidera pas à le ramener près de toi et à te reposer. Rentre-tu bientôt ? »
« Je ne vais pas tarder, mère. Allez dormir ! »
« Ne tarde pas trop. »
Michaëla acquiesça, sachant que sa mère avait raison, qu'elle devait aller dormir. Elle se sentait épuisée, mais elle ne savait pas si elle pourrait fermer l'œil. Elle lança un dernier regard en direction de la forêt espérant voir apparaître encore Sully mais il n'y avait toujours pas de signes de lui.
Elle décida de monter les escaliers et d'aller dans sa chambre où elle s'allongerait en prenant l'oreiller de Sully contre elle.
Chapitre 17 : Altercation
Sully était toujours en direction de Tanner Flats en quête des Indiens et de O'connor pour les arrêter. Il avait passé une nuit blanche sur son cheval, ne s'arrêtant que pour faire boire le cheval. Il avait pensé à sa femme, qui était certainement fait un sang d'encre pour lui.
Il savait qu'il était dangereux pour elle de s'inquiéter dans les derniers jours qu'il lui restait à faire avant l'accouchement.
Mais il était dans une telle rage contre O'connor qui avait pris cette décision qui l'éloignait de son frère Cheyenne.
Entre ses deux mondes, celui qui le rattache à Nuage Dansant et celui qui le lie à Michaël, il y avait toujours un choix des plus durs à faire.
Et là, en apprenant que le Cheyenne était exilé loin de lui, son sang n'avait fait qu'un tour. Il regrettait d'être parti sans avoir prévenu Michaëla.
A ce moment de son périple, il eut une vision un peu étrange concernant sa femme. Elle était en face de lui, dans la forêt,appuyée contre un arbre, apparemment dans les douleurs de l'accouchement et ils étaient seuls tous les deux.
C'était une vision qui le troubla à ce moment-là, et en une fraction de secondes, il eut envie de faire demi-tour.
Mais il n'avait pas fait tout ce chemin pour rien et elle lui en voudrait s'il n'allait pas jusqu'au bout.
Et puis, quand il revint au présent, il aperçut le groupe de soldats à cheval, menant les indiens à pieds à la vitesse la plus rapide possible.
« O'connor ! » Cria-t-il.
Le militaire fit comme s'il ne l'avait pas entendu mais un autre cri retentissant lui parvint.
« O'Connor ! »
Le soldat décida de faire face à son ennemi. Après tout, ils étaient plus nombreux que lui, non ? Ils arriveraient à l'arrêter sans qu'il ne puisse rien faire.
Les yeux pleins de haine, O'connor lança son arme à feu, prêt à se battre.
Sully ne pensait pas devoir se battre avec cet homme, alors il tenta d'agir autrement avec le soldat.
« J'ai ici un télégramme de Hazen qui me donne deux jours pour trouver une autre solution. »
« Je ne prends mes ordres que du Général Wooden ! »
« Ecoutez-moi ! Je vous dis que vous n'avez pas le droit de les emmener comme ça ! »
« Continuez d'avancer ! »Ordonna O'connor à ses soldats.
Il savait que son ennemi n'abandonnerait le combat pour rien au monde. Une bagarre allait avoir lieu ici et maintenant. O'connor avait laissé tomber son arme à feu mais il avait un couteau qui pourrait lui servir.
Il n'hésiterait pas à s'en servir s'il le fallait.
Les militaires étaient très intéressés par ce qu'il se passait et laissèrent le groupe d'indiens sans surveillance pendant que la rixe commençait.
Et c'était un combat égal pour l'instant, les deux hommes sachant se battre, tous les deux déterminés à en découdre avec l'autre.
Tous les Indiens profitèrent de cet instant pour échapper à leurs assaillants. O'connor s'en aperçut et cria à ses soldats de les arrêter immédiatement.
Jusqu'à maintenant, le général avait réussi à encaisser tous les coups de Sully mais il devait sortir son couteau pour avoir le dessus sur cet homme parce qu'il avait une rage telle qu'il finirait par gagner la bataille entre eux deux.
Sully vit briller la lame de l'arme blanche et sut que le danger augmentait pour lui à chaque minute et O'connor réussit à lui entailler le bras.
Puis, voyant que l'homme des montagnes était dans la douleur créée par sa blessure, le général lui donna un coup de poing qui l'envoya au sol et le poussa avec ses pieds, après l'avoir assailli de coups de poings, dans le fossé plus bas.
Le corps du futur papa roula tout le long de la descente menant dans une rivière et plongea dedans.
Nuage Dansant, à qui le jeune homme avait ordonné de fuir, ressurgit de sa cachette pour aller vers son ami afin de lui porter secours. O'connor et ses hommes ne s'occupaient pas du sort de Sully mais se lancèrent derrière les indiens.
Chapitre 18 : Le soutien d'une mère
Le lendemain, Michaëla était à la clinique avec sa famille. Ses soeurs et sa mère ne voulaient pas la laisser seule. Elizabeth était consciente que sa conversation avec sa fille n'avait pas porté ses fruits et que Michaëla était inquiète.
La future maman avait passé une nuit agitée, durant laquelle elle avait peu dormi, ayant comme l'impression que Sully était en danger. Wolf avait dormi avec elle dans sa chambre, comme pour la rassurer. Elle s'était levée avec l'espoir de découvrir Sully en bas, et il s'excuserait d'avoir mis autant de temps à rentrer de la réserve.
Ce n'était malheureusement pas le cas et malgré la présence de sa famille auprès d'elle, elle ne se sentirait vraiment bien que s'il était avec elle.
Elizabeth entra dans le bureau de sa fille et alla vers elle. Elle l'examinait attentivement et sut immédiatement à quoi elle pensait. Sa mère était la personne qui pouvait la rassurer, ayant vécu cette situation cinq fois.
« Tu aurais dû rester chez toi, tu ne crois pas ? »
« Non, venir ici était la meilleure solution, peut-être arriverai-je à savoir où est Sully. »
Elizabeth ne voulait pas critiquer son gendre, elle avait peur de tirer les larmes à sa fille. Elle avait déjà des larmes aux yeux.
Au lieu de ça, il fallait qu'elle la rassure sur sa capacité à élever des enfants.
« Tu dois beaucoup réfléchir en ce moment, n'est-ce pas ? Je sais ce que tu ressens, je l'ai vécu cinq fois ! »
Déjà très émue, Michaëla avait les larmes qui coulaient suite à cette phrase qui sous-entendait la compréhension de sa mère. Et Elizabeth n'avait pas fini de lui parler de ce qu'elle avait ressenti.
Elle avait touché le point sensible de sa fille, et elle le savait. Elle la comprenait vraiment mais elle ne voulait pas s'arrêter de la rassurer.
C'était à elle de remplir ce rôle que Joseph avait rempli jusqu'à sa mort. Elle n'avait jamais vraiment soutenu comme elle aurait dû le faire.
Madame Quinn se rapprocha de sa fille, posant une de ses mains sur son ventre très arrondi et le caressant tendrement.
Ses prochains mots allaient changer sa relation avec Michaëla et cimenter leur relation.
« Pendant neuf mois, tu portes cette petite vie en toi, tu sens ses coups et à la fin, il te tarde qu'il arrive. Mais, en même temps, tu t'inquiètes ! Tu te demandes si tu seras une bonne mère, si tu sauras t'occuper de ton bébé et si tu arriveras à supporter les douleurs provoquées par l'accouchement. »
Cette fois, Michaëla se serra dans les bras de sa mère.
« Tous tes sentiments sont normaux, Michaëla. Tu verras, tout se passera bien. Tu oublieras tout ce que tu ressens en ce moment. Il n'y a pas eu de meilleurs moments dans ma vie que le moment où je vous ai mises au monde tes sœurs et toi. Et il en sera de moi pour toi ! »
Michaëla était incapable de répondre verbalement, à la fois choquée et heureuse des paroles de sa mère. Pour la première fois, cette femme la rassurait comme on rassure un enfant. Dans le passé, elle avait subi de la part de sa mère des remarques désobligeantes surtout concernant son choix de métier, de son départ pour Colorado Springs, sans parler de sa décision de revenir dans « la petite ville » après la demande de William Burke, et sa décision d'épouser Sully.
Mais, finalement, Elizabeth semblait enfin avoir accepté ce choix qu'elle avait fait.
Alors qu'elles étaient dans les bras l'une de l'autre, un coup à la porte se fit entendre. Il s'agissait du révérend qui voulait parler au Dr Mike.
Il entra, les trouvant dans cet état d'émotion intense.
« Excusez-moi de vous déranger toutes les deux. »
« Vous avez des nouvelles de Sully ? » S'empressa de demander Michaëla.
« Il est blessé. Un des soldats emmenant les Indiens à Tanner Flays vient de m'apporter la nouvelle. »
Il ferma la porte sur les deux femmes toujours dans les bras l'une de l'autre, comme si elle faisait la paix après une guerre.
Chapitre 19 : Porter secours
Suite à la visite du révérend à la clinique, les hommes de la ville s'étaient vite regroupés pour aller lui porter secours. Ils étaient tous prêts à partir, entourés des femmes et de Michaëla, plus inquiète que jamais pour son mari.
« Je viens avec vous », avait-elle proposé.
Élisabeth, en entendant une telle intervention de la part de sa fille, réagit immédiatement.
« Non, tu n'es pas en état de voyager. Reste ici, où il voudrait que tu sois ! »
La future maman s'était tue, sachant que sa mère avait raison.
Pendant ce temps-là, Nuage Dansant aidait Sully à sortir de l'eau et s'assurait que ses blessures n'étaient pas trop graves mais le contraire était bien visible.
Il ne pouvait plus s'appuyer sur sa jambe gauche et avait le bras sérieusement entaillé.
« Il faut que j'aille chercher le Dr Mike. »
« Non, laisse-la dormir, elle en a besoin, et de toute façon, tu dois t'en aller. Les soldats vont revenir te chercher. Va t'en ! »
« Tu es sûr que ça va ? »
« Oui, vas-y, dépêche-toi ! »
Nuage Dansant s'en alla dans la direction opposée à celle des soldats, peu convaincu par les paroles censées être rassurantes de Sully. Le Cheyenne avait quelque chose en tête.
En ville, les hommes prirent enfin le chemin de la réserve pour aller porter secours à Sully, certains par amitié et d'autres par obligation.
Michaëla les regarda partir, soutenue par sa mère. Bien sûr, elle savait qu'Élisabeth avait raison, que Sully souhaiterait qu'elle reste près de sa famille.
Elle était proche de l'accouchement, et en tant que femme médecin, elle savait qu'elle devait rester sage et ne pas voyager dans son état, car tout ça pouvait déclencher les contractions et la naissance du bébé donc ce n'était pas raisonnable.
Les hommes de la ville avoisinaient maintenant la réserve, ils savaient par Horace que Sully s'était certainement rendu à Tanner Flats, mais tous savaient qu'il fallait plusieurs jours pour aller jusque-là et que Sully n'y était pas arrivé.
Pendant ce temps-là, Michaëla s'inquiéta pour lui, tout en essayant de ne pas le montrer à sa mère.
Élisabeth n'était pas dupe et avait deviné que sa fille avait vraiment besoin de son soutien dans cette nouvelle épreuve.
Les autres femmes - après la fête pour l'inauguration du « Château des Sources », célébration gâchée par Horace, qui avait fait un scandale et qui s'était battu avec Hank - étaient elles aussi auprès d'elle.
Cette bagarre avait détruit le banquet et la nourriture préparée avec soin par Grace. Du coup, Rebecca et Marjorie, qui avaient été à cette fête, étaient elles aussi auprès de leur sœur pour la soutenir.
Les hommes ne rentreraient pas avant plusieurs jours, donc le mieux pour tout le monde était de rentrer à la maison.
Michaëla et les enfants avaient dîné avec Élisabeth, Rebecca et Marjorie, qui avaient décidé de loger dans la maison du couple, sans que la future maman soit au courant, en tout cas pour l'instant.
Car, après de dîner, elles lui avaient annoncé d'un ton déterminé qu'elles allaient rester la nuit auprès d'elle au cas où elle aurait besoin d'elles.
Du coup, il avait fallu s'organiser pour trouver un lit pour ces dames, Brian ayant accepté de dormir dans la grange avec Matthew, qui lui aussi restait dans les parages au cas où.
Élisabeth disposait ainsi d'un lit. Colleen dormirait avec sa mère et Rebecca avait emprunté son lit pour dormir et en ce qui concernait Marjorie, Matthew avait tout organisé en emmenant un matelas de la clinique, et Colleen avait changé les draps de tous les lits sans l'aide de la part de sa mère. On aurait presque dit que tout était déjà prévu depuis longtemps.
Michaëla ne s'était pas douté un seul instant du soutien qu'elle aurait cette nuit-là mais elle en était bien contente.
Même si elle ne l'avouerait pour rien au monde, cela lui faisait plaisir qu'elles soient toutes là dans ce moment délicat pour elle.
Chapitre 20 : En pleine nuit
Le calme s'était installé depuis maintenant plusieurs heures dans la maison des Sully. Michaëla était seule assise dans un fauteuil à penser à Sully. Son âme communiquait avec la sienne et elle savait que son état n'était vraiment rassurant.
Elle serrait contre elle cette magnifique couverture tricotée à la main par sa mère. Elle était incapable de dormir sans la présence de son mari, même si elle était consciente qu'elle avait besoin de se reposer.
Des pas en direction descendant l'escalier se firent entendre. Rebecca se rapprocha de sa sœur, lui faisant comprendre comme toujours, qu'elle était là pour la consoler et la soutenir.
« Michaëla, que fais-tu encore là ? J'ai vu la lumière de l'étage et je suis descendue car je me doutais qu'il s'agissait de toi. Tu devrais aller dormir ! »
L'aînée découvrit la couverture contre Michaëla qui semblait l'étudier sous toutes les formes.
« Si tu avais vu Mère tricoter cette couverture ! Elle y a passé des heures et des heures ! »
« Je croyais qu'elle avait dit que c'était facile ! »Gloussa Michaëla.
« Il se fait tard, tu devrais aller te coucher ! »
« Je vais bientôt y aller ! »
« Ne tarde pas trop, Michaëla. Sully ne voudrait pas que tu passes ta nuit éveillée à penser à lui. »
« Je te promets que je vais y aller dans pas longtemps. »
L'aînée se dirigea à nouveau vers sa chambre après un « bonne nuit » de la part de sa petite sœur.
Michaëla se replongea dans la contemplation de ce cadeau qui signifiait beaucoup de choses à ses yeux. Après des années et des années de mésentente avec sa mère, elle avait l'impression qu'enfin, Élisabeth avait accepté sa décision de partir, et même peut-être l'encourageait-elle à sa manière.
Un flot de sentiments fit surface suite à cette révélation passée en un don de cadeau.