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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 27.06.2012 à 14h40
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Suite de "Un risque à ne pas courir", cette histoire est librement inspirée du double épisode "Lorsque l'enfant parait" de la série. » fefile
Cette fanfic compte déjà 114 paragraphes
Pour la journaliste, il y avait eu le moment difficile de l'accouchement, où se succédaient les contractions plus douloureuses les unes que les autres, et le moment où le bébé venait au monde.
Dorothy lui avait confié que toutes les douleurs qu'elle avait pu ressentir étaient parties quand elle avait vu ses bébés pour la première fois. Peut-être que c'était vrai !
En tout cas, la journaliste était une femme présente, très à l'écoute et prête à l'aider ou à lui donner des conseils si besoin était.
La jeune restauratrice se souvenait de l'accouchement de Myra, ayant été à ses côtés tout au long du travail, qui s'était avéré plus long, donc plus fatiguant, que d'ordinaire.
Elle sortit de ses pensées quand elle vit son mari s'approcher après avoir travaillé toute la matinée à la forge.
Elle était assise à une table, seule, regardant son assistante dans son service aux clients, la majorité des personnes présentes étant des femmes parce que les hommes étaient à la recherche de Sully.
« Ça va ? » Lui demanda-t-il, comme s'il avait senti qu'elle pensait à toute autre chose que son restaurant plein air.
« Oui. »
« Ne t'inquiètes pas pour le Dr Mike, je suis sûr qu'elle et Sully sont ensemble. »
« Tu dois avoir raison. Ils sont tellement différents des autres ! »
« Oui, c'est un couple admirable. Ils s'aiment si fort tous les deux. »
« Ce n'est pas à eux que je pensais. »
« Et à quoi tu pensais, alors ? »
« A quelque chose d'autre. »
« Au bébé ? »
« Oui, c'est tellement merveilleux d'attendre cet enfant mais je me pose des questions. Tu crois que nous sommes capables de l'élever ? »
« Nous l'élèverons comme Anthony ! »
Elle acquiesça à la mention de son fils qui était avec Brian pour le soutenir.
Chapitre 32 : Le travail continue …
Après le départ de O'connor, ayant abandonné son idée d'emmener Sully en prison, Michaëla se sentit soulagée, mais cela ne dura pas …
Sully était à nouveau à côté d'elle, essayant de la réconforter suite à ce qui s'était passé. Quand le soldat était présent, elle n'avait pas eu beaucoup de contractions, mais elle savait que le militaire était au courant de la naissance prochaine de son bébé et qu'il ne ferait même pas un effort pour faire un demi-tour en ville, afin de prévenir Andrew.
Le pire était quand même passé, étant donné que Sully était avec elle.
Elle tendit les bras, pour qu'il la prenne dans ses bras, et même s'il pensait que le moment était mal choisi, il ne put résister à s'approcher d'elle pour qu'elle puisse poser sa tête sur son torse, afin qu'elle se sente en sécurité.
« Je ne sais pas ce que j'aurai fait si jamais il t'avait obligé à le suivre. »
« Je ne l'aurais pas laissé faire. Je ne veux pas être ailleurs qu'ici. »
« Tu crois qu'il aura compris qu'il ne peut rien contre toi ? »
« Ne t'inquiètes pas ! »
Il lui caressa les cheveux, sachant qu'elle était en train de traverser un moment d'inquiétude typique à toutes les femmes s'apprêtant à donner naissance à un enfant.
Toujours en sécurité dans ses bras, réconfortée par ses gestes tendres, elle sentit une contraction qui arrivait. Elle avait l'impression qu'elle serait très intense.
« Sully !!! … Oooooooooooh ! »
Il comprit, se demandant pendant un moment, s'il devait s'éloigner d'elle ou non, mais elle avait toujours les mains nouées autour de son cou.
« Tout va bien, Michaëla, respire ! »
Il posa un baiser sur son front pendant qu'elle cherchait de l'air. Elle avait envie de crier mais elle refusa de le faire devant Sully.
Le futur papa ne pouvait rien faire d'autre que de la soutenir et c'est ce qu'il faisait du mieux qu'il le pouvait.
Il espérait que O'connor était très loin d'eux.
Et en effet, le sergent rejoignait ses soldats qui s'étaient aperçus de son absence et s'étaient arrêtés pour l'attendre. Les indiens étaient calmes mais les soldats discutaient entre eux et ne les surveillaient pas vraiment.
Nuage Dansant était parmi eux et ne se remettait pas de son arrestation sous les yeux de ses deux amis, qui, s'il ne s'était pas trompé, devaient se trouver dans une situation embarrassante.
La vision des Esprits avaient été très claire, et tellement réelle, que Nuage Dansant ne doutait pas un seul instant de la véracité de celle-ci.
Les indiens se pliaient, pour l'instant, aux ordres des soldats sans désobéir mais cela durerait-il ?
Ils étaient plus nombreux que les militaires, pourquoi ne pas en profiter et essayer de regagner leur liberté ? La terre leur avait appartenu avant que le gouvernement décide de la donner à quelqu'un d'autre !
Un vent de révolte s'éleva, et ils ses levèrent tous en même temps quand ils entendirent un cheval s'approcher.
C'était le moustachu, comme certains l'appelaient, qui approchait, le plus inhumain de tous ! Ils se mirent en cercle autour du cheval qui s'arrêtait, attendant que O'connor en descende.
C'est ce qu'il fit. Il n'était nullement impressionné et n'avait pas peur. Son arme était chargée, ainsi que celles de ses hommes. Ce qu'il ne savait pas, c'est que ses hommes ne comptaient pas intervenir, ne voulant pas se faire « scalper ».
Les indiens se jetèrent tous au même moment sur le militaire, qui ne put pas lutter. Nuage Dansant était le seul à ne pas s'être mis avec eux et décida de s'enfuir.
Un indien décida de rouer de coups O'connor toujours au sol, pendant que les autres le maintenaient pour pas qu'il bouge. Les autres soldats n'intervenaient pas. Certains d'entre eux n'étaient pas d'accord avec les agissements de leur chef. L'indien lâcha prise quand le sergent perdit connaissance et que son corps roula au fond du ravin, comme l'avait fait celui de Sully. Et le peuple partit retrouver sa liberté.
Chapitre 33 : En attendant le petit ange …
Michaëla n'était plus dans les bras de Sully, il avait préféré se retirer avant que ça dégénère en quelque chose de plus grave.
La jeune femme était en train d'endurer une contraction plus longue et plus forte que les précédentes. À ce moment précis, personne ne pouvait l'aider.
Elle ne put s'empêcher de crier sous la douleur créée par cette dernière. En entendant ces cris qui auraient éloigné toutes les bêtes sauvages, Sully voulut la soutenir.
Il mit ses mains sur ses bras.
« Qu'est-ce que je dois faire ? »
« Rien, hurla-t-elle, un peu en colère. Non, ne me touche pas ! »
Elle le poussa loin d'elle. Surpris, il se retrouva sur les fesses à quelques centimètres d'elle.
« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »
Le cri déchirant de Michaëla se calma au four et à mesure que la contraction s'apaisait.
« Oh, celle-là, elle était très forte ! Oh ! »
« Il faudrait peut-être que je fasse chauffer de l'eau, tu ne crois pas ? »
« Non, il n'y en a plus pour très longtemps. Les contractions deviendront … encore plus fortes et plus longues … et plus fréquentes que celle-ci. J'ai besoin … que … tu sois près de moi. »
« Tu veux dire que tu vas encore plus souffrir ? »
Elle ne lui répondit pas, elle préférait qu'il ne s'inquiète pas.
« Ma trousse … Tu vas sortir mes ciseaux et des attaches ... »
« Des ciseaux ? »
« Oui, pour couper le cordon ombilical … C'est toi qui le feras ... »
Elle avait du mal à retrouver une respiration normale. Sully, lui, avait trouvé un bout de papier dans sa trousse et en examinait le contenu.
« La propreté, comme vous le savez, est des plus importantes. »
Sully regardait la forêt alentour avec un petit rire nerveux.
« Est-ce que tu réalises, Sully, il arrive, le bébé arrive ! »
« Je ne l'attendais pas si tôt ! » Dit-il d'un ton anxieux.
Elle le regarda suite à cette phrase qui la surprenait et comprit qu'il avait peur que ça se passe mal. Elle le comprenait mais quelque chose en elle à ce moment-là le poussait à rester positive.
« Tout va bien, Sully … Ce qu'il m'arrive est normal … Tout se passera bien, tu n'as pas à t'inquiéter. Après tout, les femmes mettent des enfants au monde depuis la nuit des temps … Je crois qu'il va falloir apprendre à faire face à l'imprévu. »
Sully la regarda à son tour, voulant se convaincre de la véracité de ses dires, mais il ne pouvait pas s'empêcher de se faire du souci.
Il était déjà passé par là avec Abigaël, mais elle était décédée de son accouchement suite à une hémorragie. Ses souvenirs refaisaient surface au mauvais moment, profondément marqué par cette terrible épreuve.
« Oh, Sully ! Je t'aime ! »
Elle approcha ses mains, afin de toucher son visage.
« Je t'aime, Michaëla. » Lui répondit-il, ne se doutant pas une seule seconde de ce qui pouvait se passer.
Il était prêt à s'approcher d'elle pour l'embrasser, quand elle eut une autre contraction, plus forte que les précédentes.
Elle resserra son emprise sur ce qu'elle avait sous les mains … c'est à dire, sur les joues de Sully, essayant de faire sortir sa douleur en empoignant quelque chose.
« Aaaaaaaaaaaaaaaaah ! »
« Michaëla, » murmura Sully du mieux qu'il put.
Mais la contraction battait des records de longueur, par rapport à la précédente et elle ne réfléchissait pas à la conséquence de son geste.
Sully essayait de faire lâcher son emprise sur lui, mais elle était tellement forte.
Enfin, la contraction se calma, et Michaëla se rendit compte de ce qu'elle serrait, les joues de son mari …
Chapitre 34 : Le soutien d'un ami
Élisabeth était en ville, attendant des nouvelles, toujours aussi impatiemment. Un des hommes du groupe de recherche revenait en direction de Colorado Springs après avoir essayé de retrouver la trace de Sully dans les environs de Tanner Flats.
Il était fatigué et avait été envoyé par les autres afin de rassurer Élisabeth.
En voyant le cavalier approcher seul, tous furent surpris, Élisabeth la première, surtout quand elle reconnut Loren.
Les aures lui avaient dit d'aller rassurer la famille du Dr Mike mais ils avaient compris qu'il était fatigué et qu'il avait besoin de se reposer. Ils lui avaient bien donné la consigne de ne pas venir les rejoindre après.
Loren descendit de cheval devant Madame Quinn.
« Alors, vous avez des nouvelles ? »
« Sully n'était pas à Tanner Flats. Nous pensions qu'il a dû aller dans un autre endroit mais nous ne savions pas où ! »
« Et Michaëla ? »
« Nous ne l'avons pas vue ! »
« Quelle idée a-t-elle eue d'aller rejoindre Sully, comme s'il ne pouvait pas se tenir tranquille et laisser l'armée faire son travail ! »
« Vous connaissez Sully, il a toujours tout fait pour aider ses amis indiens. Il a dû apprendre qu'ils étaient transférés ailleurs et a décidé d'agir. »
« Il a dû agir sans réfléchir, comme avant le mariage, quand il avait disparu. Il faut croire que ses amis indiens sont plus importants que sa famille ! »
« Élisabeth, ne dites pas des choses que vous pourriez regretter. N'avez-vous pas remarqué comment il se comportait avec votre fille ces derniers temps ? Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit lors de leur mariage ? »
« Je ne l'oublierai jamais ! Vous avez réussi à me faire changer d'avis ! »
« Je l'ai regretté après le décès de ma fille Abigaël. Il croyait que je ne le jugeai coupable de ce qu'il s'était passé mais ce n'était pas le cas. Ne commettez pas cette erreur, je vous en prie. »
« Vous êtes un homme sage, Loren Bray. Je me demande si vous êtes revenu ici juste pour me renseigner ou pour me donner des conseils. »
« Je crois bien qu'ils se sont débarrassés de moi parce que je suis trop vieux. Mais je ne leur en veux pas ! »
« C'est pour ma fille que je m'inquiète, si seulement, elle n'était pas partie en pleine nuit. »
« Vous ne l'auriez jamais laissée partir et elle le savait. Je la connais bien, elle n'écoute pas grand monde. Je suis sûr qu'elle est avec Sully à cet instant précis et que nous n'allons pas tarder à les voir revenir. »
« Peut-être que vous avez raison. Je ne peux tout de même pas m'empêcher de me demander dans quel état elle va revenir. »
« Elle ira bien, elle sera un peu fatiguée, mais elle ira bien ! »
« J'aimerai tellement vous croire, Loren. »
S'ils avaient su, à ce moment-là, que Michaëla et Sully étaient en train de vivre quelque chose que personne n'avait prévu, ils auraient tout fait pour les retrouver afin de les aider !
Comment pourrait réagir Élisabeth, en apprenant ce qu'il se passait en ce moment en pleine forêt ?
Loren et Élisabeth, qui ne se doutaient pas de cette situation, continuaient à discuter d'autre chose entre eux.
L'essentiel pour Loren était d'arriver à réconforter Madame Quinn et d'arriver à lui remonter le moral, afin qu'elle pense à autre chose, qu'à sa fille qui pouvait être en danger.
Mais cela marcherait-il ? Comment pouvoir empêcher une mère de penser à sa fille enceinte de huit mois, qui peut-être pouvait accoucher à tout moment ?
Comment l'aider alors qu'elle était impuissante à lui venir en aide ?
Personne n'avait les réponses à ces questions, il fallait simplement attendre, toujours attendre !
Chapitre 35 : Le moment approche
« Je suis désolée, Sully ! »
Elle s'excusait de son récent geste, celui d'avoir serré ses doigts sur ses joues.
« Tout va bien, Michaëla. Et toi, tu vas bien ? Ta dernière contraction avait l'air douloureuse. »
Elle savait qu'il disait ça en connaissance de cause.
« Ça va, ça va … Je sais que c'est douloureux … N'oublie pas … que je suis médecin … et que j'ai suivi beaucoup de femmes … qui donnent naissance ... »
« Oui, mais maintenant, c'est ton tour et même si tu les as aidées à accoucher, ça ne te rends pas les choses plus faciles pour autant. »
« Tu as raison sur ce point-là ! … Oh, non, encore une autre ! »
Elle essaya de se concentrer pour ne pas hurler mais ne put pas le faire !
« Aaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!!!!!!!!!!!!! »
« J'aimerai prendre tes douleurs pour que tu n'es plus que la joie de tenir notre bébé dans tes bras. »
« Toutes les femmes … passent par là … oooooooooooooh !!!! »
« Tu n'as pas froid ? »
« Non … Non ! J'ai plutôt chaud ! … Enfin, ici j'ai tout … l'air que je veux ! »
« Ça c'est sûr ! »
« Oouuuuh ! Elles sont de plus en plus … rapprochées … ça va bientôt être le moment … Oh, j'ai peur, Sully ! »
« Il n'y a pas de raisons d'avoir peur ! Tu es très forte, tu y arriveras, crois-moi ! »
Elle acquiesça. Se dernière contraction se finissait enfin. Elle voulait croire son mari.
« Sully ! J'ai besoin que tu me dises … de combien je suis dilatée ... »
Elle lui expliqua comme il devait s'y prendre. Il fit ce qu'elle lui avait demandé. Après quoi, il attendit qu'elle lui donne son verdict. Il avait besoin de savoir s'il y en avait pour longtemps encore ou non.
Il lui avait déjà dit qu'il aurait voulu prendre ses douleurs mais ce n'était pas possible !
« Il n'y en a pas pour longtemps, » murmura-t-elle entre ses dents serrées, sentant l'iminence d'une nouvelle contraction.
« Aaaaaaaaaaaaaaaah !!! Cria-t-elle, encore une fois. Je n'en peux plus ! »
« Chut ! Ne dis pas ça ! Tu viens de me dire toi-même qu'il n'y en avait plus pour longtemps. »
Elle voulait s'en convaincre. Mais elle était épuisée, fatiguée, avait mal partout et ne pouvait rien faire pour arranger cet état. Sully, une nouvelle fois, se revit quelques années auparavant. Il n'arrivait pas à se détâcher de cette image : celle d'Abigaël, en train d'accoucher de leur fille Hannah, tout en faisant une hémorragie. Leur fille, non plus, n'avait pas survécu.
Michaëla regarda Sully une fois sa contraction calmée. Elle savait qu'il y pensait encore. Elle devait le rassurer à nouveau, même si elle ne se sentaot pas de force à la faire et qu'elle-même doutait.
« Sully … Tout va bien ... »
« Pourquoi tu dis ça ? »
« Parce que … je sais … que tu penses à Abigaël … Hmmmm … Mais tu ne dois pas avoir … peur ... »
« Je ne peux pas m'en empêcher. Nous sommes seuls ici. La seule aide que tu peux avoir, c'est moi. Je ne sais pas si c'est préférable ! »
« Nous n'avons pas le choix … Nous ne pouvons pas … ooooh … retourner en ville … surtout pas maintenant … le bébé sera bientôt là. Au moins … tu es à mes côtés … Imagine … si tu avais dû attendre … derrière la porte de la clinique … »
« A t'entendre crier … Je n'imagine pas, je ne préfère pas ! »
« Ooooouuuuuuuh ! Sully ! … J'ai chaud … J'ai du mal à respirer … normalement … Aaaaaaaaaaaaaaaah ! J'ai mal … J'ai mal ... »
« Respire profondément. Comme tu l'as dit toi-même plusieurs fois et je te le répète encore, le bébé sera bientôt là. »
Elle fit ce qu'elle devait faire en suivant ces conseils, tout en essayant de se détendre, mais il était de plus en plus difficile de le faire.
Chapitre 36 : L'opération de Horace et ses conséquences
Élisabeth avait dit à Loren qu'il n'y avait pas de nouvelles d'ailleurs et pour cause, elle n'avait pas pu envoyer les télégrammes.
Alors qu'elle se trouvait à la gare devant un Preston plus qu'impatient, le télégraphiste s'était plié en deux sous la douleur. La réaction des hommes présents alentour, tels le révérend et RobertE avait été de le soutenir jusqu'à la clinique, pour qu'Andrew puisse l'examiner.
Ils étaient entrés dans le cabinet, où Colleen aussi était présente.
En les voyant arriver, le Dr Cook leur avait demandé ce qu'il se passait avant de réaliser que c'était à lui de le trouver.
Mais il exerçait depuis peu et il n'était pas encore sûr de lui.
Après un examen approfondi, il avait découvert que Horace souffrait d'un calcul urinaire. Il avait même espéré que celui-ci sortirait de lui-même.
Ce jour-là, le télégraphiste était encore à la clinique. Andrew lui avait conseillé de rester quelque temps en observation.
Andrew monta dans la chambre de son patient pour vérifier ses constantes et le découvrit en sueur. Son état s'aggravait au lieu de s'améliorer. Colleen s'en aperçut elle aussi.
« Andrew, que faut-il faire ? »
« Je pense qu'il faut opérer ! »
Colleen regarda le jeune homme dans les yeux pour voir ce qui le faisait douter. Elle ne comprenait pas pourquoi il agissait de cette façon, il était pourtant diplômé, non ?
« Qu'est-ce qui ne va pas, Dr Cook ? »
« C'est la première fois que je dois pratiquer une opération seul, j'aurai préféré attendre votre mère. »
« Ce serait dangereux pour lui si vous attendiez, n'est-ce pas ? »
« En effet, vous avez raison ! »