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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 18.08.2012 à 18h21
Auteur : sandra51
Statut : Abandonnée
« Bonjour, voici ma deuxiéme fic, cette fois elle se déroule de nos jours... Merci d'être indulgent pour quelques petits arrangements avec la réalitée ... » sandra51
Cette fanfic compte déjà 57 paragraphes
Novembre de nos jours….
« Félicitation Monsieur Sully ! Nous venons d’apprendre qu’une ambulance a pu enfin partir de l’hôpital. Elle devrait être chez vous dans environs une heure. Nous vous attendrons pour fêter l’heureux événement. »
Sully raccrocha son portable d’une main tremblante. Michaela le regardait avec un sourire radieux malgré la fatigue leur précieux cadeau au creux de ses bras.
Elle commença à s’endormir, et elle rêva de tout ce à quoi ils avaient du faire face en moins de deux ans …..
Octobre de l’année précédente ….
Le soleil de cette fin d’après midi, illuminait de ses rayons le bureau du médecin de garde, Michaela après cette garde du weekend bien chargée, prenait le temps de remplir les dossiers de ses patients, dans deux heures sa garde sera finie et elle sera en route vers un bon bain entourée de mousse au doux parfum de roses.
Elle leva la tète et pris le dossier suivant : enfant de 10 ans, fracture de l’avant bras, David Young …. David, …. Le seul fait de lire ce prénom lui mit des frissons dans le dos…
Non, Michaela, tu dois te ressaisir, il est loin, c’est finie, tu es libre…Mais elle ne pu s’empêcher de ressentir les coups, la douleur, l’humiliation, la colère de sa mère, la peur …
Elle se leva, pris une grande inspiration et sortie du bureau pour aller se faire un thé, trouver un collègue à qui parler, un patient à voir ….
« Au secours ! Vite ! Aidez-moi, ma fille ne peut plus respirer !!! »
Michaela tourna la tète et elle le vit, les yeux emplis de larmes une petite fille inconsciente dans les bras. En même temps que l’aide soignante apportait un chariot elle se précipita vers lui, il déposa délicatement sa petite fille mais ne lui lâcha pas la main.
« Bonjour Monsieur, je suis le Docteur Quinn. Que c’est t’il passé ? »
Il leva la tète, et là, elle vit deux magnifiques océans la fixer droit dans les yeux …
Elle l’écouta tout en prenant les constantes de la petite fille, elle respirait très peu sa gorge était enflée, œdème, il fallait faire vite avant qu’elle étouffe.
« Ma fille, elle fait des allergies, de l’asthme, elle a trois ans, j’en avais la garde aujourd’hui … ses grands parents n’ont donné ça mais …..il n’y a rien d’écrit je ne sais pas quoi faire … » et il pris sur son dos un petit sac à dos rose et lui tendit. Il sanglotait … Michaela, regarda rapidement dans le sac, un fouillis indescriptible de flacon et de bouteilles de sirops.
Elle le posa de coté, et se mit à l’action.
« Cynthia, aidez moi à la mettre dans le bloc deux, je vais être obligé de l’intuber sa gorge est enflée » Et l’équipe médical fit roulé le petit chariot derrière les portes de la salle d’opération. Sully resta là, impuissant à sauver sa fille, seul au milieu du couloir, le petit sac rose tombé à ses pieds, les larmes coulant sur ses joues.
Une heure plus tard Michaela sortie du bloc, elle le vit accroupie contre le mur à coté de la porte le petit sac pendant dans sa main, tremblant, la tète levée, les yeux vers le ciel, les larmes coulants comme des cascades le long de ses joues. Son autre main était contre sa poitrine, le poing était séré autour de quelque chose.
Elle s’approcha doucement de lui, se mit à sa hauteur et délicatement lui toucha l’épaule. Il tourna la tète vers elle, des yeux bleus magnifiques qui semblaient pouvoir lire au travers d’elle … Ils restèrent là immobiles. Il n’avait jamais vu de tels yeux, un vert et un marron, d’une douceur incroyable …
Puis elle prit la parole.
« Monsieur, votre fille est hors de danger maintenant, elle a fait une réaction allergique violente, qui c’est manifesté par un œdème. Nous avons dut l’intuber pour l’aider à respirer, dés qu’elle reprendra conscience nous pourrons lui retirer le tube. Les infirmières vont l’installer dans une chambre où vous pourrez la voir. Je vais vous accompagner auprès de ma collègue, pour remplir les documents d’admission. »
Il la regardait sans répondre tremblant, sous le choc, mais il arriva à lui faire un léger sourire et d’une voie à peine audible « Merci, docteur, merci ».
Elle se releva et lui fit signe de la suivre, voyant son pas tremblant. « Est-ce que vous voulez quelque chose pour vous relaxer, je peux vous faire donner un léger tranquillisant ? »
Il prit une grande inspiration, passa sa main nerveusement dans ses beaux cheveux mi-longs couleur de miel. « Non merci, ça va aller, je ne suis pas vraiment pour ce genre de produits. »
Elle vit sa main se détendre et lâcher le petit sac de médecine Indien qui pendait autour de son cou.
Une demi-heure plus tard, Sully était assis à coté du petit lit à barreaux, la main de sa petite fille dans la sienne. Michaela entra doucement, une tasse dans les mains, elle n’avait jamais vu un homme d’apparence aussi virile se montrer si sensible envers un proche. Il était touchant … Elle voulait le réconforter, le prendre dans ses bras pour lui dire que tout aller rentrer dans l’ordre, que ce genre de réactions allergique et leur conséquences peuvent se prévoir.
Il l’entendit et tourna la tète dans sa direction.
« Je vous ai apporté du thé, cela vous permettra de vous relaxer un peu. C’est un ami indien qui me l’a conseillé. J’étais septique au début, mais pour les avoir testées moi-même je reconnais que ses remèdes sont efficaces. »
Il prit la tasse, ce faisant il effleura ses doigts, il n’avait jamais ressenti une telle sensation, cette électricité qui passa entre eux, il éprouva les plus grandes difficultés à lui répondre. « M…, Merci »
Et ils restèrent là se regardant dans les yeux, hypnotisés mutuellement, par le regard de l’autre.
Un gémissement les fit retourner à la réalité, Hanna, se réveillait.
Sully reprit sa main et d’une voie des plus douce. « Hanna, ma chérie, c’est papa, ouvre tes petits yeux, mon cœur. » La petite fille ouvrit les yeux et sentant le tube la gêner, commença à vouloir pleurer.
Entre temps Michaela avait appelé une infirmière. Elle s’approcha de la petit fille « Chut, ne pleure pas, je sais que ce n’est pas agréable. Je vais t’enlever ce tube. » La petite fille regarda Michaela et arrêta de pleurer. Sully n’avait jamais vu sa fille faire confiance aussi rapidement à un étranger, il était fasciné par la douceur de ce médecin.
Hanna dormait maintenant paisiblement, si tout se passait bien pendant la nuit elle pourrait sortir le lendemain matin. Sully restait à coté d’elle, il n’avait pas bougé depuis que Michaela avait quitté la chambre après avoir retiré le tube.
Michaela n’était pas rentrée chez elle, elle avait trouvé en l’absence inattendue d’un collègue malade, l’excuse idéale pour rester et garder un œil sur sa petite patiente et son papa.
La nuit était tombée et avec elle le flot de patients avait diminué, Michaela en profita pour faire une pause, elle avait préparé deux tasses de soupe instantanée et elle se dirigeait prudemment vers la chambre où se trouvait Hanna.
Elle le vit là, dans la pénombre, appuyé contre le petit lit, les yeux fixés sur sa fille, sa main posée délicatement sur la sienne.
Elle parla doucement pour ne pas lui faire peur. « Bonsoir, j’ai pensé que vous n’aviez pas mangé ce soir. Je vous ai apporté une tasse de soupe. Si vous voulez, nous pouvons diner ensemble ! » Elle lui montra la deuxième tasse. Il la regarda avec un sourire. « Merci pour votre invitation, se sera un plaisir pour moi de diner en votre compagnie. »
Et à voix basses ils se mirent à discuter, Michaela ne c’était jamais senti aussi libre de parler avec quelqu’un depuis que son père était décédé peu de temps après son mariage avec David.
Sully sentait qu’il pouvait lui faire confiance, qu’elle ne le jugerait pas, alors ils se racontèrent un peu de leurs histoires.
Elle apprit qu’il n’avait pas la garde de sa fille, que ses grands parents s’occupaient d’elle depuis sa naissance. Sully et sa femme Abigaël, alors enceinte de sept mois, avaient été victime d’un violent accident de voiture, un poids lourd lancé à vive allure avait grillé un feu. Il avait percuté leur voiture qui avait été se fracasser contre le mur à l’opposé. Abigaël en tant que passagère avait été mortellement blessée, mais l’enfant était encore en vie et elle avait réclamé aux urgentistes que l’on sauve son enfant. Hanna était née par césarienne lorsque sa mère rendait son dernier souffle. Sully avait eu une côte cassée et un morceau de carrosserie lui avait traversé la cuisse, les secouristes mirent plusieurs heures à le désincarcérer et lorsqu’il fût transporté aux urgences il y apprit la naissance de sa fille et la mort de sa femme…
Très affaiblie, en fauteuil roulant, il avait réussit à se faire conduire par un infirmier aux obsèques de sa femme, là son beau-père qui n’avait pas approuvé leur mariage, y a fait un scandale mettant en cause Sully dans l’accident et lui disant qu’il avait tué Abigaël. Sully déprimé était parti avant la cérémonie et s’était rendu auprès d’Hanna au service de néonatologie. Il n’osait pas la toucher et lorsqu’il le fit une alarme d’un des appareils se mit à sonner, l’équipe était arrivée et Sully pris de panique, déboussolé, c’était enfuit de l’hôpital.
Mais trop faible, il avait été retrouvé le lendemain inconscient dans une ruelle.
Son beau-père connaissant un médecin en psychiatrie avait réussit à le faire interner et déclarer irresponsable et ainsi obtenir la garde de sa petite fille.
Depuis maintenant deux ans, il se battait pour récupérer la garde d’Hanna, et depuis l’été il avait obtenue la garde un weekend par mois.
Il avait peur que cette réaction allergique et son incapacité à l’éviter lui fasse perdre ce qu’il avait eu tant de mal à obtenir. Mais il devait prévenir ces beaux parents que le lendemain, il serait en retard pour raccompagner Hanna, car elle était en observation aux urgences à cause de lui.
Michaela, pour la première fois depuis son arrivée à Colorado Springs, en septembre, osa parler à quelqu’un de son histoire. Depuis la mort de son père d’un accident vasculaire cérébral, deux semaines après son mariage avec David, celui-ci avait commencé à la battre d’abord de temps en temps puis tous les jours.
Ils travaillaient tous les deux à l’hôpital de Boston, lui en temps que chirurgien plastique et elle en tant que chirurgien en pédiatrie. En tant que médecin, il savait où frapper et le juste dosage pour faire mal sans traces visibles. Pendants trois ans elle avait enduré les coups et les humiliations, n’osant rien dire à sa famille, se coupant de ses amis et de ses proches.
Jusqu’à ce jour de janvier où elle découvrit qu’elle était enceinte, elle savait que David ne voulait pas d’enfants, mais elle ne pouvait pas prendre la pilule à causes de problèmes de santé, il ne voulait pas mettre de préservatifs avec elle, mais lui avait dit qu’il la tuerait si elle lui faisait un enfant en cachette.
Par une indiscrétion de la secrétaire de son gynécologue, David l’avait découvert. Ce soir là, il était rentré ivre fou de rage il s’était jeté sur elle, la frappant sans retenue, au visage et au ventre et s’acharnant sur elle à coups de pied lorsqu’elle fût au sol incapable de bouger.
Puis il l’avait laissée là au milieu du salon, partant retourner se saouler dans un bar. Elle avait réussit à contacter les urgences, mais lorsqu’ils arrivèrent, elle était en train de perdre son enfant.
Elle resta un long mois à l’hôpital, très affaiblie et n’ayant nulle part où aller, sa famille, lui avait tourné le dos lorsqu’elle porta plainte contre David et demanda le divorce.
Elle parti vivre dans un hôtel proche de l’hôpital, reprit le travail, mais David la harcelait, faisait courir des rumeurs sur elle et après que le divorce fut prononcé, il fit bruler toutes ses affaires devant leur maison. Le juge ne pouvant pas empêcher David d’aller à l’hôpital travailler et donc d’approcher Michaela, lui recommanda de changer d’Etat.
Le chef du service où exerçait Michaela, le Docteur Burke senior, était un amis de son père, il s’en voulait de ne rien avoir vu. En juin, il lui avait dit qu’un de ses collègues dans le Colorado recherchait un second.
Le Docteur Bernard était le chef du service pédiatrie et obstétrique de l’hôpital de Colorado Springs et il voulait séparer les deux services et mettre un jeune médecin à la tète du service de pédiatrie. Les compétences de Michaela correspondaient et en plus une ancienne puéricultrice de Boston, Charlotte Cooper (amie de Michaela) y habitait seule avec ses trois enfants.
Ayant appris son futur départ de Boston, David l’avait agressée un soir. Elle s’était à nouveau retrouvée à l’hôpital. Le juge ne pouvant pas faire enfermer David derrière les barreaux à cause des trop nombreuses relations de sa famille, avait quand même réussit à lui faire poser un bracelet électronique pour l’empêcher de s’approcher à nouveau de Michaela.
Et après quelques semaines de convalescences elle était arrivée à Colorado Springs.
Il était minuit passé lorsqu’ils furent interrompus par une infirmière qui appela Michaela pour une nouvelle urgence.
Sully était fasciné par la combativité de cette femme, son courage pour recommencer seule une nouvelle vie.
Il regarda Hanna qui dormait paisiblement, il posa sa tète sur le bord du petit matelas, et il s’endormie.
Vers huit heures du matin, Michaela sortie d’une des salles d’examen intriguée par les cris qu’elle entendait à l’accueil. Un vieil homme, hurlait sur la secrétaire qui venait de prendre son poste. Sa femme se tenait en retrait visiblement gênée du scandale que faisait son mari.
« Je vous dit de me laisser entrer pour aller chercher ma petite fille, elle est entre les mains d’un dangereux incapable. Il va finir par la tuer comme ma fille. » Michaela comprit qu’il s’agissait du beau père de Sully.
« Monsieur Bray, je vous le répète, les visites ne sont que dans une heure. Et si votre petite fille est arrivée avec son père c’est avec lui que nous devons signer les documents de sortie »
« De plus, elle ne pourra sortir qu’après la visite du Docteur Quinn. » Et voyant Michaela, elle l’interpella. « Docteur Quinn, ces personnes sont les grands parents de la petite Hanna. Ils disent que depuis ce matin 7h00, c’est eux qui doivent en avoir la garde et que Mr Sully est en infraction s’il ne leur laisse pas la petite. »
Michaela s’approcha doucement du couple, l’homme la regardait d’un air dédaigneux, celui de ceux qui pensent encore que les femmes ne devraient pas être médecin. Elle lui fit un grand sourire et lui tendit la main « Monsieur Bray, je crois, enchantée de faire votre connaissance, votre épicerie est l’une des plus réputée de la ville. Si je comprends bien, la délicieuse Hanna est votre petite fille. Elle a fait une réaction allergique à un aliment hier, et son père, a eu la présence d’esprit de l’apporter aux urgences pour qu’elle ai les meilleurs soins possible. Elle dormait paisiblement lorsque je suis passé dans sa chambre tout à l’heure. Mr Sully m’avait parlé de l’horaire de retour chez vous, mais la petite à besoin de se reposer et je ne l’ai pas réveillée. Monsieur, veuillez recevoir toutes mes excuses. »
Face à l’aisance de Michaela et ne voulant pas passer pour un homme rigide qui préfère l’exactitude au bien être de sa petite fille, Mr Bray se calma. Et en grognant « D’accord, si vous dites que c’est pour le bien d’Hanna, nous allons attendre ici, mais je ne veux pas que vous la laissiez seule avec son père, c’est un irresponsable. »
Michaela, laissa Mr et Mme Bray dans la salle d’attente et se dirigea dans le couloir des chambres d’observation.
« Merci, Docteur Quinn. »
Elle sursauta, Sully se tenait là adossé au mur juste à coté de la porte de la chambre d’Hanna.
« Oh excusez moi, je ne voulais pas vous faire peur, je suis sortie lorsque j’ai entendu la voie de Loren. Ils sont furieux, n’est ce pas ? Ils vont en parler au juge… » Ses yeux étaient rempli de larmes contenu. « Ne vous inquiétez pas, si ils le font je vous promets de venir vous soutenir. Vous avez réagit de la meilleur façon. Si vous voulez, je peux vous donner les coordonnées d’un groupe de parents d’enfants allergiques. Comme cela vous apprendrez à mieux gérer les problèmes d’Hanna. Mais pour l’instant nous avons une Belle au Bois Dormant à réveiller. »
Son sourire était si radieux et sincère que Sully sentit un énorme poids se lever de ses épaules.
Halloween …
Cela faisait trois jours que Sully travaillait à l’installation du nouveau bureau de Nuage Dansant. Le docteur Larry, psychiatre de renom était un descendant des cheyennes qui avaient vécu sur les terres de Colorado Springs. Il était devenu un frère pour Sully, qui malgré sa réticence à refaire son métier d’architecte, avait accepté de réaménager son nouveau bureau.
Oiseau Blanc, la femme et secrétaire de Nuage Dansant avait même insistée pour que Sully réalise lui-même les meubles, elle admirait ses talents d’ébénistes et voulait les faire reconnaître.
Sully ne pouvait rien refuser à ce couple qui était devenu sa famille depuis que Nuage Dansant l’avais fait sortir de l’asile psychiatrique où sa belle famille l’avait fait enfermer.
Nuage Dansant avait découvert Sully, prostré dans une chambre capitonnée, si maigre, affaibli et drogué qu’il était incapable de se tenir debout ou de prononcer une phrase cohérente. Ayant vu toute sa détresse dans son regard, il l’avait pris sous son aile, venant lui parler tous les jours pendants de longues heures, lui faisant remplacer les drogues chimiques par des tisanes ancestrales, lui apportant des repas préparés par Oiseau Blanc à la place de la nourriture insipide de l’asile. Puis, lorsqu’il pu se tenir debout, il l’avait fait sortir, fait faire de grandes randonnées dans les parcs nationaux du Colorado pour lui redonner de la force physique. Et au bout de quelque mois, il l’avait emmené dans une réserve indienne où il avait grandi, pour lui faire accomplir les rites d’initiation cheyennes. Auprès des indiens, Sully avait reprit goût à la vie et quand Nuage Dansant le sentit prêt, il lui rappela qu’il avait une petite fille qu’il fallait qu’il vive pour elle. Sully croyait qu’elle n’avait pas survécue, il ne l’avait pas revu depuis sa fuite de l’hôpital.
De retour à Colorado Springs, presqu’un an après l’accident, Sully aidé d’Oiseau Blanc avait obtenue le droit de voir sa fille une heure accompagnée d’une employée des services sociaux. Et depuis qu’il l’avait vu lui sourire ce jour là, il se battait pour en avoir la garde le plus souvent possible.
Occupé a installé les tiroirs de la grande armoire d’apothicaire de la réserve-laboratoire de Nuage Dansant, Sully ne vit pas entrer la dernière patiente de la journée. Mais lorsqu’il entendit sa voie sortir du bureau de son ami, il la reconnue aussitôt…
« Merci Nuage Dansant pour cette tisane, je peux vraiment dire que grâce à elle mes cauchemars sont beaucoup moins fréquents. J’ai enfin pu passer une nuit entière sans me réveiller. »
« La tisane est toute aussi responsable que le fait que vous ayez enfin réussit à prendre du temps pour vous détendre et sortir de l’hôpital. Au fait comment était le film que vous êtes allé voir hier soir, avec Charlotte et ma femme ? »
« Plutôt bien cela faisait longtemps que je n’avais pas rit au cinéma et cette comédie romantique était vraiment idéale pour se changer les idées. Merci de m’avoir encouragé à le faire. »
Sully se tenait maintenant au niveau de la porte de la salle d’attente, c’était bien elle, elle était encore plus jolie que l’autre jour. Il fallait qu’il lui parle, il rassembla son courage et pris une grande inspiration.
« Bonjour Docteur Quinn ! »
« Mr Sully ! Bonjour, comment allez vous ? Et votre petite Hanna ? Pas d’autres réactions depuis l’autre jour ? »
Nuage Dansant sourit, Oiseau Blanc avait raison, elle avait bien entendu les rumeurs qui circulaient dans l’hôpital : le célibataire le plus solitaire de la ville avait posé ses yeux sur la mystérieuse nouvelle venue de Boston. Oiseaux Blanc c’était arrangée pour que Sully fasse les travaux un jour où Michaela venait consulter son mari.
Les deux jeunes gens se regardaient intensément surprit de se retrouver. Sully fini par retrouver la parole.
« Hanna va très bien. Et j’ai assisté aux réunions que vous n’avez conseillées, j’y ai appris beaucoup de chose et je me sens plus confiant lorsque je suis avec elle. »
« C’est bien, je suis contente que cela vous soit utile. »
Voyant ses deux amis se comporter comme des adolescents maladroits, Nuage Dansant intervint.
« Michaela, Sully est un de mes amis, il est venue installer les meubles qu’il a fabriqué pour l’aménagement de mon bureau. Sully, je vais devoir fermer, tu finiras demain. Oiseau Blanc va me découper en tranches si je suis en retard à la soirée déguisée de son club. Viens tu va ranger tes outils tout en nous montrant ton travail. »
Une fois les outils de Sully rangés, Nuage Dansant ferma son cabinet et partant à grands pas dans le couloir, il lança en marchant à reculons. « Vous connaissez le chemin de la sortie, tous les deux, je vous laisse, le devoir m’appelle » Et il se retourna et s’éloigna en rigolant.
Ils se tenaient là tous les deux, l’un à coté de l’autre fixant la silhouette qui maintenant disparaissait dans l’ascenseur. Sully, réagit le premier et se tournant vers Michaela. « Euh …, Docteur Quinn, il me semble que je vous dois un diner ? »
« Un diner ? »
« Oui, souvenez-vous l’autre soir, aux urgences, la tasse de soupe… »
« Ah oui, mais ce n’était que de la soupe instantanée… »
Maintenant ils étaient face à face, les yeux dans les yeux, et Sully dans un souffle répondit « Oui, mais vous étiez là … » Et reprenant ses esprit il continua plus distinctement « Si vous êtes libre, je peux vous faire découvrir un des meilleurs restaurants de la ville. C’est une amie d’enfance qui le tient, elle a toujours une table disponible pour les amis qui ne réserve pas. Ca vous dit ? »
Michaela hésita, elle commençait à oser sortir à nouveau, avec des amies, mais sortir avec un homme qu’elle connaissait à peine, … Il sembla voir l’hésitation dans son regard. Et il dit avec un grand sourire « Entre amis seulement, pour vous remerciez, s’il vous plait, … ».
Grâce ne pouvait pas s’empêchée de sourire en voyant son ami « le célibataire le plus inaccessible de la ville » en compagnie d’une jeune femme très belle et qui semblait très sympathique. Dés que Sully était arrivé à l’entrée du restaurant, Grace remarqua qu’il n’était pas seul, une jeune femme charmante et discrète se tenait à ses cotés, elle était venue les accueillir en sermonnant gentiment Sully, qui ne l’avait pas prévenue, et que le soir d’Halloween son restaurant était plein. Mais en souriant elle leur avait donnée « la table des amis ».
Depuis deux heures maintenant, ils discutaient tous les deux, ils rigolaient de temps en temps, mais Grace remarqua surtout qu’ils ne se quittaient pas des yeux et que lorsqu’ils se regardaient dans les yeux, ils pouvaient rester comme cela plusieurs minutes comme si ils communiquaient par la pensée. Elle était ravie son ami méritait de retrouver le bonheur avec une femme et cette femme médecin semblait être la bonne.
Michaela avait cherché à savoir le métier de Sully actuellement, et pourquoi il ne voulait plus être architecte. Il lui avait dit que depuis sa rencontre avec Nuage Dansant, il voyait la vie autrement et qu’il essayait d’aider des jeunes à éviter de faire des erreurs dans leur vie. Il animait un petit centre de loisir pour des garçons, un peu perdu, qui pourraient aller vers la mauvaise direction. Il leur faisait faire de l’escalade dans un local qu’il avait aménagé et des activités dans les parcs naturels alentour. Des randonnées et des opérations nettoyage de la nature. Il avait eu du mal à avoir les agréments mais depuis le début de l’année son projet était officiel.
Elle apprit que le fils cadet de son amie Charlotte, Brian, faisait partie de son groupe de « juniors ». Il avait été entrainé dans des mauvais coups par des camarades de classe et Sully lui apprenait à être plus sur de lui pour ne pas subir l’emprise des autres.
Michaela lui parla un peu de son activité à l’hôpital, comment le Docteur Bernard lui faisait confiance et l’avais encouragée pour la création d’un poste de pédiatre aux urgences. Actuellement les différents médecins du service pédiatrie assuraient la garde à tour de rôle.
Le diner passa comme un rêve pour Michaela, elle n’avait jamais pensé qu’une telle complicité était possible entre un homme et une femme. Elle était si contente qu’elle ne remarqua pas ses tremblements lorsqu’ils se rapprochèrent de sa voiture restée sur le parking de l’hôpital tout proche.
Sully ne pouvait pas contrôler la nervosité qui montait en lui. Il lui avait proposé de l’accompagner à son véhicule mais lorsqu’elle lui avait proposé de le raccompagner chez lui, il n’avait pas osé lui dire que le fait de monter dans une voiture lui déclenchait des crises d’angoisses. Il se sentait lâche, honteux de cette peur qui le rongeait mais depuis l’accident qui avait couté la vie d’Abigaël, il ne pouvait pas se contrôler.
Comment lui dire ? Il préféra la fuite et arrivé à hauteur de la voiture, il inventa le faux prétexte d’avoir laissé son portable au restaurant pour s’enfuir en la laissant seule au milieu du parking du personnel de l’hôpital.
La semaine suivante…
« Mais je vous dis et vous pouvez le voir sur ce document, j’ai pris l’option livraison et montage. Vous ne pouvez pas me laisser tout ça là dans les cartons. Je n’ai même pas d’outils ! »
« M’dame, moi je ne suis que livreur, j’y peux rien s’ils sont tromper au planning, moi j’fais mon job. Donc je vous livre ça c’est tout, vous verrez avec le boss, moi j’suis pas payé pour réfléchir. Bonne fin d’journée M’dame, et bon courage… » et en rigolant le livreur de meuble partie vers les escaliers. Laissant une Michaela perplexe devant la pille de cartons posée au milieu de son salon.
Elle s’était enfin accordé le temps d’aller acheter des meubles. Lors de son arrivée, elle avait acheté sur internet un matelas et une télévision, ils étaient posés directement sur le sol de la chambre. Elle avait été soulagée de voir que la cuisine était toute équipée, donc pas de corvée d’électroménager, il y avait même les chaises pour pouvoir s’attabler au comptoir qui servait de cloison vers le salon.
Cet appartement que Charlotte lui avait trouvé lors de sa convalescence était parfait. Une salle de bain avec baignoire pour se relaxer après le travail. Un charmant petit balcon avec vu sur le parc de la résidence, Charlotte lui avait offert pour son arrivée une chaise longue, elle y passait de longues heures de lecture, ses jours de repos.
La résidence était superbe, entièrement fondue dans un grand parc, elle se composait de deux petits immeubles de trois étages chacun. L’ensemble était conçu dans un esprit de développement durable et d’économie d’énergie. Des panneaux photovoltaïques fournissaient les besoins en électricité des résidents et un récupérateur d’eau des douches et lavabos alimentait les sanitaires. L’ensemble des déchets étaient triés et revalorisés. Au rez-de-chaussée, du premier immeuble, logeait le gardien et sa famille. Horace, était un grand homme fin et un peu timide, mais on pouvait compter sur lui, Myra sa femme s’occupait de leur fille Samantha, cinq ans, tout en réalisant des travaux de secrétariat et de comptabilité à domicile.
Michaela, jeta à nouveau un regard désespéré vers cette montagne de carton. Bon regarde le coté positif, tu m’as pas à monter les deux étages avec les cartons. Aller ça ne doit pas être bien compliqué. Horace doit pouvoir me prêter quelques outils.
Et elle commença à descendre l’escalier perdu dans la liste du matériel qu’elle devait demander à Horace. Arrivée en bas en ouvrant la porte …
« Docteur Quinn ? »
« Mr Sully »
Surprit, ils ne bougèrent plus.
« Bonjour Docteur Quinn ! Vous êtes venu voir quelqu’un ? Il n’y a pas d’enfant malade dans l’immeuble j’espère ? »
« Bonjour, non je ne travaille pas aujourd’hui, je viens de recevoir des meubles en kit et j’allais emprunter des outils au gardien. »
« Vous habitez ici ? » Il se souvient que lors de leur sortie au restaurant il ne lui avait même pas demandé son adresse en la raccompagnant à pieds à sa voiture laissée sur le parking de l’hôpital. Elle lui avait proposé de le reconduire chez lui, il avait refusé, prétextant qu’il avait oublié son portable au restaurant. Il n’avait pas osé lui dire sa phobie des voitures, que depuis l’accident il n’était pas remonté dans une voiture de son plein grée.
« Oui, depuis mon arrivée fin septembre. »
Sully était surprit, c’était elle la nouvelle qu’il n’avait pas encore rencontrée. Quelle coïncidence, la femme qui hantait ses pensées habitait l’appartement en dessous du sien.
« Ne me dites pas que vous habitez aussi cet immeuble ? » Ces émotions se bouleversaient dans sa tète, après leur diner, de retour à sa voiture, elle l’avait sentit distant et lorsqu’il avait refusé qu’elle le raccompagne, elle avait perdu l’espoir de le revoir. Elle n’était pas faite pour trouver le bonheur avec un homme, elle les faisait fuir.
« Si, au troisième, laissez moi monter prendre mes outils et me changer et je viens vous aider. »
« Non ce n’est vraiment pas nécessaire, vous devez avoir des tas d’autre choses à faire je ne voudrais pas bouleverser votre programme. »
Il se mit à sourire, « Programme ? Non depuis quelques années je ne programme plus rien. Les choses se font au fur et à mesure. A deux on ira plus vite et après on pourra commander des pizzas. Qu’en dites-vous ? »
Il veut m’aider, je croyais qu’il ne voulait plus me voir. Mais que va-t-il penser de mon installation ?
Il la vit hésitante, perdue dans ces pensées.
« Et, c’est juste un coup de mains entre voisins, vous pourrez m’offrir une consultation gratuite pour Hanna en échange. » Et il se mit à sourire de plus belle en lui tendant la main. « Alors qu’en dites vous ? Affaire conclue ? »
« Ok affaire conclue, mais je vous serez redevable et c’est moi qui paye les pizzas. »
Trois heures plus tard, le lit et l’armoire étaient montés. Il ne restait plus que le meuble TV, qui serra rejoint par le canapé lorsque celui-ci sera livré. Les pizzas venaient d’arrivées et Michaela dressait la table pendant que Sully commençait la lecture des instructions de montage.
« Le diner est servit »
Sully tourna la tète vers elle, elle était magnifique, même un jean usée et un vieux t-shirt mettaient sa silhouette en valeur, et les petits cheveux cuivrés échappés de son chignon, autour de son visage, faisaient ressortir, ses yeux mystérieusement bicolores.
« J’arrive »
Elle ne pu s’empêcher de regarder les muscle de ses bras et de ses épaules qui étaient visibles grâce à son débardeur, et son jean tombait si bien sur lui. Elle se sentit rougir comme une écolière.
« Vous devriez remettre votre sweat sinon vous allez attraper froid ! »
« Ok doc » dit-il en rigolant.
Michaela se rendit compte de son ton un peu autoritaire « Oh excusez moi, mais c’est plus fort que moi… »
Il se mit à rire et ils commencèrent à diner.
Sully fini par lui dire qu’il était le propriétaire de la résidence et qu’il en était également le concepteur. Avant de rencontrer Abigaël, il était un jeune architecte, il avait gagné un prix en réalisant une bibliothèque à Denver. Lorsqu’ils c’étaient fiancés, elle avait souhaité qu’il l’investisse en construisant sur une des parcelles qu’il avait hérité de ses parents. Il aurait préféré s’installer à l’écart de la ville mais Abigaël aimait la ville, elle voulait vivre dans une chic résidence avec des voisins. Elle était décoratrice d’intérieur et souhaitait rester au cœur de la ville, là ou se trouvait sa clientèle. Alors pour elle, il avait réalisé et supervisé ce projet.
A sa mort, lors de son séjour en psychiatrie, c’était Horace, un amis, qui était le réceptionniste du cabinet d’architecte où il travaillait à l’époque, qui avait suivi la fin du chantier et trouvé les locataires. Sully de retour lui avait offert le poste de gardien et gérant de la résidence.
Sully pour rester proche de sa fille, vivait toujours dans l’appartement terrasse du troisième étage, qu’Abigaël avait rêvé pour eux, mais où ils ne vécurent jamais ensemble.
A la fin du diner vers dix heures du soir, ils conclurent que le meuble TV pouvait attendre l’arrivée du canapé avant de sortir de son carton. Michaela n’avait pas vu l’heure et elle devait commencer sa prochaine garde à cinq heures le lendemain.
« Bonsoir, Mr Sully »
Sully réfléchit un instant et répondit. « Docteur Quinn, vous avez dit que vous me seriez redevable pour mon aide. »
« Oui, bien sur. » Michaela ne voyait pas où il voulait en venir.
« Alors j’ai une faveur à vous demandez. Est-ce que vous pouvez laisser tomber le Monsieur et puis je vous tutoyer ? »
« Oh, bien sur, mais alors, c’est Michaela. »
« Ok, alors bonne nuit Michaela, tiens moi au courant pour la suite de l’opération »
« Bonne nuit Sully, encore merci, je ne sais pas où j’en serais sans vot… ton aide. »