HypnoFanfics

Interdit aux moins de 16 ans

Aimer sans crainte

Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 18.08.2012 à 18h21
Auteur : sandra51 
Statut : Abandonnée

« Bonjour, voici ma deuxiéme fic, cette fois elle se déroule de nos jours... Merci d'être indulgent pour quelques petits arrangements avec la réalitée ... » sandra51 

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Sully repris connaissance dans une des cellules du commissariat, il était désorienté, combien de temps était t’il resté inconscient ? Sa tête était lourde et douloureuse, il n’arriva à n’ouvrir qu’un seul œil, il sentait le sang coagulé coller sur son visage, il avait l’impression d’avoir mal partout mais surtout dans son poigné droit. Doucement, sans paniquer comme lui avait appris Nuage Dansant, il prit une grande inspiration et fit le vide dans sa tète, puis il s’assit en tailleur sur le lit sommaire et il essaya de se souvenir. Il la vit allongée sur le sol avec se fou qui la frappait, il vit la chute dans les escaliers, il se vit fou de rage, prêt à tuer cet être abject, il vit les policiers les séparer. Il se débat hurle qu’il faut apporter du secours à Michaela, il voit les infirmiers courir pour monter les escaliers, il veut aller la rejoindre mais ils le retiennent. Il se débat, hurle et quand il voit un médecin des urgences arriver en courant avec du matériel de réanimation portable, il devient fou. Et il se souvient d’une vive douleur à la nuque et le voici là enfermé…

Il sentit son cœur s’accéléré, Michaela ? Comment allait’ elle ? Il se leva et dans élan de panique se mit à hurler, les mains crispées sur les barreaux de sa cellule. Un gardien arriva. « Et toi la ferme, où on va encore te calmer à la manière forte ! » Mais Sully continua « Est-ce que vous savez comment va Michaela ? Elle est en vie ? Dites le moi, je vous en supplie ? ». Des larmes de désespoir coulaient sur son visage. Le gardien se radoucie un peu. « Ecoute mon gars, je ne sais pas ce qui t’amène ici, mais vu ton état, ça doit pas être très jolie ton histoire. Alors tient toi tranquille et à la relève, dans une heure, j’irais voir les inspecteurs pour en savoir plus sur ton cas. En attendant passe toi la tète sous l’eau, t’est pas beau à voir et je vais t’apporter une bouteille d’eau et un sandwich. » Sully ne pu que balbutier un faible merci, en regardant cet homme se diriger vers le réfrigérateur au fond de la salle de garde. Puis il prit la nourriture et alla se passer la tète sous l’eau du petit lave mains à coté des toilettes au fond de la cellule. Puis de fatigue il se laissa tomber sur sa palliasse une boule d’angoisse l’empêchant de respirer. Une dizaine de minutes plus tard, il cru entendre la voie de Matthew, surpris il se dirigea vers les barreaux, c’était bien lui, il discutait de façon animée avec un officier de police qui l’accompagnait, lorsqu’il arriva à hauteur de sa cellule, Sully l’interpela. « Matthew ! Où est Michaela ? » Sa voie était un cri plein d’angoisse et de désespoir, le jeune homme se rapprocha de son ami. « Elle est à l’hôpital, elle est consciente et te réclame, elle a demandé à maman, de me prévenir pour que je vienne te voir et te faire sortir. Elle était sur un brancard lorsqu’elle a vu les policiers t’assommer pour te calmer. Elle est amochée, je ne vais pas te mentir, mais elle ne se préoccupe que de toi. ». Sully était immobile, agrippé aux barreaux, les larmes coulant sur ses joues en cascade, il murmurait « Vivante, elle est vivante, merci, merci Matthew ».

« Attend un peu avant de me remercier Sully, faut maintenant que je te fasse sortir d’ici, et ce salaud de David à raconté que c’était toi qui avait agressé le docteur Mike et qu’il était intervenu pour la sauver. Et comme ils ne l’ont pas assommé, lui (et il jeta un regard furieux à l’inspecteur qui se tenait à ses cotés)  et bien il a déjà déposé son témoignage avec un avocat. Mais ne t’inquiète pas trop car l’inspecteur, à la vue de son bracelet, à accepté d’interroger les registres de Boston et il vient d’envoyer un collègue prendre la déposition du docteur Mike. Maintenant tu vas venir avec nous pour témoigner. »

Le gardien était revenu à coté de la cellule avec une paire de menottes. « Aller mon gars, passe tes mains par ici et après j’ouvrirais la porte. » C’est en tendant les mains que Sully se rendit compte que son poignet droit et sa main étaient enflés et bleus, il tressaillit lorsque les menottes vinrent lui serrer son poignet déjà douloureux, il serra les dents et docilement suivit les instructions pour se rendre dans le bureau de l’inspecteur. Il sentit Matthew lui déposer une main complice sur l’épaule, lui donnant un peu de force pour rester calme, lors de l’interrogatoire.

Au bout de plus d’une heure d’interrogatoire, Sully sentit un mal de tète commencer à l’envahir, il n’arrivait plus à se concentrer pour répondre à l’inspecteur, il n’arrivait plus à articuler correctement. En plus il ne savait toujours pas quelle heure il était, il apercevait la lumière du jour à travers les stores, mais combien de temps était’ il resté inconscient ? Et Michaela, quand pourrait il la voir ? Lorsque pour la quatrième fois, l’inspecteur lui demanda de décrire sa relation avec Michaela, Matthew voyant son ami à bout de force, allait demander une pause dans l’interrogatoire, lorsque l’on toqua et que la porte du bureau s’ouvrit doucement. Le collègue de l’inspecteur, lui fit un signe et vient lui parler à l’oreille. Puis l’inspecteur regarda Sully et demanda à son collègue de sortir. « Monsieur Sully, mon collègue, revient de l’hôpital, il a pu recueillir le témoignage du Docteur Quinn, qui effectivement vous innocente. Monsieur Lewis est donc maintenant en route vers Boston où il va rencontrer le juge qui va prononcer sa mise en détention pour non respect de son sursit. Et donc une fois que je vais vous avoir enlevé ces menottes, je peux vous annoncer que vous serez libre et blanchit de toutes accusations. » Et joignant le geste à la parole il prit les clefs dans son tiroir, fit signe à Sully de lui présenter ses mains et tout en ouvrant les menottes. « Aller prendre une bonne douche et aller lui dire que vous l’aimer, je crois que vous en avez bien besoin. »

Matthew vit son ami presque défaillir, il le prit par les épaules. « Aller Sully, viens, suis moi, c’est fini. » Et il entraina un Sully, muet de surprise et affaiblit par ses blessures vers le couloir.

Là Sully y vit la plus belle chose de sa vie, Michaela assise dans un des sièges de la salle d’attente du commissariat, elle était là et en vie, elle était accompagnée de Charlotte avec qui elle discutait. 

Il ne put se retenir de l’interpeller à travers le couloir, elle se leva doucement et difficilement de son siège, pendant qu’il rassemblait ses forces pour traverser le plus vite possible la distance qui les séparait. La première chose qu’il vit en se rapprochant d’elle, était les multiples petites coupures sur son si joli visage et sa lèvre qui était fendue sur le coin gauche, mais les étincelles dans ses yeux étaient toujours là, un peu faibles mais présentes. Elle aurait du être dans son lit en train de se reposer mais elle était là, pour lui, il admirait sa force et son courage. Quand il fût suffisamment proche d’elle, elle se jeta dans ses bras qu’il eu tout juste le temps d’ouvrir avant qu’elle ne pose sa tète sur son épaule en émettant un soupire de soulagement. « Oh, Sully, je t’aime, j’ai eu si peur pour toi quand je les ai vu t’assommer sans ménagement. Excuse-moi de t’avoir mis dans cette histoire. » Elle releva la tète et rapidement constata les blessures sur son visage, et pour ne pas qu’il s’attarde sur ses blessures à elle, elle passa en mode docteur. Passant délicatement ses doigts sur son visage meurtri. « Dans quel état es tu ! Ils ne t’ont même pas apporté de soins. Il va falloir que je te fasse passer un scanner, voir si tu n’as pas d’os cassés au visage. » Doucement il prit sa main dans les siennes. « Chut mon amour, je crois que tu as besoin de repos toi aussi, ne t’inquiète pas pour moi. Je voudrais rentrer, après une bonne douche, malgré que je ne me sois pas encore vu dans un miroir, je suis sur que je serais plus présentable. Et je sais que tu prendras soin de moi. Juste le fait de te tenir dans mes bras me redonne des forces. Je t’aime Michaela. »

Charlotte et Matthew firent retourner les tourtereaux sur terre. « Sully, si tu veux aller signer ta sortie et reprendre tes affaires. C’est au bureau là bas, viens. » « Puis nous passerons chez Grâce prendre des plats à emporter, il est bientôt midi. On va vous raccompagner chez vous et prendre soin de vous. »


sandra51  (06.05.2013 à 10:11)

Charlotte et Matthew avait passé l’après midi à prendre soin de leurs amis. Ils étaient allés s’installer dans l’appartement de Sully, mais Michaela avait insisté pour aller chercher son matériel chez elle, avec Charlotte pendant que Sully prenait une douche.

Avant de manger le médecin et son infirmière s’étaient occupées des blessures de Sully. Michaela lui avait fait trois points de sutures au niveau de son arcade gauche, appliqué une poche de glace sur l’hématome qui descendait sur sa paupière l’empêchant d’ouvrir son œil. Puis elle s’était occupée de son entorse au poignet en l’immobilisant à l’aide d’un bandage en attendant de lui mettre une atèle plus adéquate. Sully, ne voulant pas que Michaela s’inquiète pour lui et qu’elle prenne soin d’elle, n’avait pas lutté contre le fait d’aller passer un scanner pour son visage et une radio pour son poignet, le lendemain.

Les trois amis étaient cependant inquiets pour Michaela, depuis leur retour à la maison, elle faisait comme si rien ne lui était arrivée à elle. Après avoir soignée Sully, elle avait insistée pour aider Charlotte à mettre la table, elle avait aidé Sully à manger avec sa seule main gauche. Sully avait profité du dessert pour lui offrir la clef de son appartement et lui demander de vivre avec lui. Elle avait acceptée. Charlotte et Matthew avaient alors planifié pour eux ce déménagement qui aurait lieu le surlendemain.

Il voyait qu’elle avait du mal à se tenir debout, qu’elle portait régulièrement ses mains à son coté ou à son dos, discrètement lorsqu’elle pensait ne pas être vue.

Elle était en train de ranger la cuisine, mais il voyait qu’elle avait de plus en plus de mal à se déplacer. Doucement il se leva du canapé et se rendit à coté d’elle, tendrement il la prit dans ses bras délicatement, l’effleurant à peine de peur de lui faire mal. Il la sentit s’appuyer sur lui et soupirer.

« Michaela, tu devrais venir t’allonger te reposer, tu es épuisée et blessée. » Il la sentie renifler et il vit les larmes couler le long de son visage, délicatement il la fit tourner dans ses bras, et il vit son visage en larmes, elle baissa les yeux et il lui souleva très délicatement le menton et plongea son regard dans le sien. « Ce n’ai pas de ta faute, ne culpabilise pas, pour moi, le seul responsable c’est ce cinglé. Viens t’asseoir sur le canapé, le rangement peut attendre… » Avec la plus grande délicatesse il la prit par la taille et l’entraina sur le canapé ou il s’assit à coté d’elle, elle pleurait de plus en plus, elle sanglotait, mit son visage dans ses mains, doucement il la prit dans ses bras et lui frotta gentiment le dos.

« Chut, calme toi ça va aller, nous allons nous reposer et dans quelques jours, on sera comme neufs. Dit toi que David va être enfermé maintenant, tout va rentrer dans l’ordre… »

Elle releva la tète brusquement, les yeux embués de larmes. « Non Sully, rien ne rentrera dans l’ordre, il a gagné, je ne pourrais plus jamais être médecin… » Et elle éclata en sanglots enfouissant sa tête contre son épaule, il ne comprenait rien, il la sera contre lui. « Que veux tu dire, tu es médecin, que ce passe t’il ? Je ne comprends pas ! » Elle sanglota puis pris une grande inspiration et releva la tête. « Je vais être rayée de l’ordre pour vol de médicaments à des fins personnelle. A l’hôpital lorsque l’inspecteur est venu pour m’interroger, je voulais être sur que David aille croupir en prison. Il avait menacé de s’en prendre à Hanna et à toi, je voulais vous protéger. Alors j’ai tout raconté, les tortures, mais aussi comment je faisais pour les cacher et donc les vols de médicaments. L’inspecteur est allé chercher le Docteur Bernard, qui devant mes dires à contacter le Directeur de l’hôpital. Je passe devant le conseil de l’hôpital demain après midi, je vais perdre le droit d’exercer. Et là qu’est ce que je vais devenir ? Je ne sais même pas faire un repas, en dehors de la médecine, je ne suis bonne à rien… » Et elle  pleura de plus belle. Sully n’en revenait pas pour les protéger, elle avait sacrifié sa raison d’être, la médecine. Il la prit dans ses bras, la serra contre lui et doucement il commença à embrasser sa nuque en caressant ses cheveux. « Ne pleure pas, on s’en sortira, je serais toujours à tes cotés, tu as mis en jeu ton droit d’exercer pour nous protégé. Michaela, jamais personne n’avait fait un si grand sacrifice pour Hanna et moi. Je t’aime Michaela et je t’aimerais toujours quoi qu’il arrive. » Il continuait à la cajoler, la serrant contre son torse, doucement il sentait ses sanglots diminuer. Puis elle leva son visage vers lui, le regardant droit dans les yeux. « Oh Sully, si tu savais comme je t’aime, tu me donnes la force de lutter, tu es ma force, s’il te plait aime moi, fais moi l’amour maintenant, s’il te plait j’ai besoin de te sentir en moi, j’ai besoin de vivre quelque chose de beau… » Et elle s’approcha de ses lèvres qu’elle prit dans un fougueux baiser, et ses mains se mirent à caresser son dos au travers de son t-shirt. Rapidement ils se retrouvèrent tous les deux nus et enlacés, oubliant toutes leurs blessures et les douleurs, seul comptait le corps de l’autre, et lorsqu’ils ne firent qu’un l’instant fut si magique, qu’ils atteignirent le sommet du plaisir ensemble. Une fois leur intense ébat fini, ils s’endormirent tous les deux enlacés dans le canapé.

 

 Le soleil commençait à percer à travers les rideaux du salon lorsque Sully se réveilla, il avait Michaela nue blottie contre lui, ses long cheveux cuivrés étaient étalés sur son torse comme une couverture d’or. Elle était magnifique et ses blessures ne changeaient rien, il passa délicatement ses doigts sur les petites cicatrices et le contour des hématomes puis il l’embrassa sur le front, elle commença à bouger. « Michaela, il fait jour, il va falloir ce lever. » Elle bougea un peu puis d’une voie encore pleine de sommeil « Sully, non, je veux passer la journée blottie contre toi » « Mon amour, j’aimerais aussi mais tu es sur mon poignet et il est engourdi. Je suis désolé mais nous allons devoir nous lever. En plus tu as pris mes rendez vous ce matin. » Elle était maintenant complètement réveillée. Elle se mit assise et de suite pris la main droite de Sully dans les siennes et commença à l’examiner. « Oh non, j’espère que je n’ai pas empiré ton entorse, tu aurais du me réveiller plus tôt ». Sans répondre, il s’assit et vint lui déposer un tendre baisé sur les lèvres. « Je t’aime Michaela et jamais tu ne pourras me faire de mal. Viens allons prendre une douche… » Et il se leva en lui tenant la main et l’entraina vers la salle de bain.


sandra51  (16.05.2013 à 23:07)

Les examens médicaux de Sully, n’avaient rien révélé de plus grave que les blessures visibles, il n’avait rien de cassé et Michaela lui avait trouvé une atèle très confortable pour son poignet, qu’il devrait garder au moins quinze jours. Elle avait ensuite insisté pour qu’il aille voir un ophtalmologue pour son œil, qu’il n’arrivait toujours pas à ouvrir, il fallait attendre que l’hématome dégonfle et ensuite il devrait revenir le voir pour vérifier que la cornée n’avait rien.

Il était maintenant 17h00, cela faisait trois heures qu’elle était entrée seule dans la salle de réunion de la direction, Sully avait voulu être présent à ces cotés, mais les cinq médecins présents lui avait dit que seul les médecins avaient le droit d’être là. Il y avait le docteur Bernard, le directeur de l’hôpital, le directeur de l’hôpital de Boston, qui était arrivé le matin même par avion, et deux médecins du conseil de l’ordre, cela faisait beaucoup pour une si petite femme.

Soudain Sully sentit une main sur son épaule « A-ho, mon frère, ils sont encore en conseil ? » Nuage Dansant se tenait prés de lui, perdu dans ses pensées il ne l’avait pas entendu. « Nuage Dansant, je suis content que tu sois là. Tu es médecin toi, est ce que tu peux aller à ses cotés, je suis inquiet pour elle. Pour être sur que David aille en prison et ne s’en prenne pas à Hanna ou à moi, elle a mis en jeu son droit d’exercer. S’il te plait va l’aider … »

« Ne t’inquiète pas, sa sincérité et son honnêteté se voient sur son visage. Mais ils sont aussi venus interroger son psychiatre ce midi… » Sully compris le message de Nuage Dansant qui le regardait droit dans les yeux et avant qu’il ne puisse parler Nuage Dansant reprit la parole. « Tu es très amoureux d’elle, mon frère. Vous aller devoir soigner vos blessures ensemble. Il faut que vous preniez le temps de vous reposer et de chasser vos vieux démons. Mais même si le chemin du bonheur n’est pas toujours facile, vous parviendrez à lever les obstacles. Ouvre lui ton cœur et montre lui tout ton univers. »

« Oui je l’aime et je l’admire, elle a mis en jeu sa raison de vivre pour Hanna et pour moi. Je vais prendre soin d’elle et l’aimerait quoi qu’il arrive. Et si elle ne peut plus exercer la médecine, je serais à ces cotés. Elle ne deviendra pas cuisinière, mais je peux l’aider à trouver une autre voie. » Cette dernière phrase fit sourire les deux amis qui se donnèrent une accolade. « Nuage Dansant, tu restes avec moi pour l’attendre ? » « Crois tu que je suis venu pour autre chose mon frère ? »

Et tous les deux s’assirent à nouveau en silence attendant que cette réunion s’achève enfin.

 

Peu avant 18h00, les portes de la salle de réunion s’ouvrir, les deux directeurs et les médecins du conseil de l’ordre en sortir en bavardant entre eux sur le choix du restaurant pour le diner, ils passèrent devant Sully et Nuage Dansant sans les voir. Michaela et le Docteur Bernard, était encore en train de discuter debout dans la salle, lorsque Sully les aperçu. Puis elle le saluât et se dirigeât vers la sortie.

Sully, debout, ne la quittait pas des yeux, elle avait pleuré, ses yeux étaient rougis, mais il pouvait y voir encore la petite étincelle. Dés qu’elle fut sortie, il fit les quelques pas qui les séparait et il la prit dans ces bras, elle se blottie, contre son torse et se laissa bercer dans ce cocon protecteur. Il la sentie trembler et reprendre sa respiration, puis au bout de quelques instant elle leva les yeux vers lui. Elle était épuisée et tremblante, alors doucement il la guida vers les fauteuils du salon d’attente. Il s’assit doucement à coté d’elle, son bras autour d’elle et Nuage Dansant prit le siège en face. Elle les regarda tous les deux comme perdue, puis d’une toute petite voie. « Je suis suspendue, pour quinze jours… » Elle fut prise d’un tremblement puis reprit un peu plus assurée, cette fois voyant les sourires sur les visages de ces deux amis les plus fidèles. « Mais, je n’ai plus le droit d’avoir les clefs des locaux contenant des médicaments, et chacune de mes ordonnances devra être signées par un supérieur pour être valide, pour un temps que le conseil fixera, mais ce sera au moins deux ans. Ils m’enverront leur jugement définitif. » Elle reprit son souffle, et continua. « En gros, ça veut dire que pour une évolution de carrière, c’est finie, je devrais pendant tous ce temps rester dans un hôpital qui acceptera ces conditions. Le docteur Bernard, les accepte et me garde sa confiance pour diriger le service de pédiatrie et les urgences pédiatriques, mais la direction veut seulement me garder comme pédiatre aux urgences. Ma situation sera revue par la direction de l’hôpital, dés que le jugement définitif du conseil sera rendu. Au pire je serais donc médecin aux urgences pédiatriques et le docteur Bernard devra retrouver un autre chef de service pour la pédiatrie. Oh Sully, Nuage Dansant, je suis soulagée, je pourrais continuer à exercer. »

 

Le déménagement de Michaela chez Sully, c’était très bien passé, tous leurs amis étaient venus les aider et avec l’organisation de Charlotte en moins de trois heures toutes les affaires de Michaela avaient rejoint celles de Sully. Hanna était plus que ravie, sa meilleure amie, l’amoureuse de son papa, dormait maintenant chez elle.

Matthew avait demandé à Sully s’il pouvait louer l’ancien appartement de Michaela. Il voulait s’installer avec Emma sa petite amie. Michaela lui avait offert les meubles dont elle n’avait plus besoin. Elle avait juste récupérer son transat qui avait très vite trouvé sa place sur la grande terrasse de Sully.

 

Michaela avait reçu la décision définitive du conseil de l’ordre, ils lui avaient bien laissé le droit d’exercer mais avaient alourdie fortement la peine que les deux médecins avaient avancée. Elle ne pouvait plus exercer de fonction d’encadrement, ni d’enseignement, elle ne pouvait plus rédiger d’ordonnance pendant dix ans, et tous les ans elle devrait se soumettre à des contrôles pour détecter une éventuelle consommation abusive de médicaments et avoir un suivi psychiatrique. Malgré cela, la direction de l’hôpital, lui avait accordé, sous l’insistance du Docteur Bernard, l’autorisation de continuer à exercer aux urgences.

Elle savait que des amis de David siégeaient au conseil, et son influence même depuis une cellule et après ce qu’il avait fait, était restée intacte.

 

Michaela avait également reçu une lettre de sa sœur ainée Rebecca. Son mari était devenu l’assistant du procureur de Boston et avait été mis au courant des agissements de David dés les premières heures. Elle s’excusait de l’avoir lâchement laissée tomber, n’osant pas s’opposer aux directives maternelles. Elle avait joint au courrier un petit livre photo, regroupant plusieurs photos de leur enfance, qu’elle savait que Michaela adorait mais qui avaient été détruites par David. Sully avait été ravi de découvrir la petite fille à couettes qu’elle était. Sa sœur avait aussi insisté sur le fait qu’en cas de problèmes de quelque sorte que ce soit, elle devait la contacter et que cette fois ci elle l’aiderait. Elle demandait également à Michaela l’autorisation de venir la voir dans le Colorado l’été prochain. Suite à cela, Michaela lui avait téléphoné pendant de longues heures et les deux sœurs avaient retrouvé leur complicité.

 

Leurs blessures allaient mieux, l’hématome sur l’œil gauche de Sully était désenflé, sa cornée n’était pas décollée. Pour son poignet cela était un peu plus dur car il ne voulait pas être dépendant de Michaela pour les gestes du quotidien et très souvent elle l’avait vu sans son atèle ayant commencé à faire quelque chose sans même lui avoir demandé de l’aide. Les blessures sur le visage de Michaela ne se voyaient presque plus, Nuage Dansant lui avait donné un baume cicatrisant issu d’une recette ancestrale qui faisait des miracles. Pour ce qui était de sa côte fêlée et des nombreux hématomes sur son coté et son dos, Michaela n’était pas plus raisonnable que Sully, elle ne pouvait pas s’empêcher de faire comme si de rien n’était et ne demandait pas d’aide pour porter ou toutes autres tâches. Heureusement Charlotte, Grâce et Oiseau Blanc veillaient, régulièrement elles passaient voir les deux têtes de mules, leur apportant un plat, leur proposant leur aide pour le ménage, ou les réprimandant lorsqu’elles les trouvaient en train de se chamailler sur le fait de « qui devait se reposer ».

 


sandra51  (26.05.2013 à 17:43)

Michaela retournerait au travail dans trois jours, mais pour l’instant elle profitait pleinement de la surprise que Sully lui avait fait en début de semaine.

Après avoir passé son premier weekend chez Sully avec Hanna, ils avaient raccompagné, la petite fille, chez ces grands parents. Discrètement Sully avait demandé à Maude si cette semaine elle pouvait aller chercher Hanna à l’école tous les soirs. La vielle femme, ayant entendue parler de l’agression de David sur Michaela et du courage de la jeune femme qui avait mit en jeu sa carrière pour être sure que Hanna ne craigne rien, avait compris que son ex-beau-fils voulait lui offrir des vacances pour lui changer les idées et elle avait accepté volontiers.

Puis Sully avait entrainé Michaela chez Roberty, ils l’avaient installée dans le taxi de celui-ci et Sully, après s’être assit à ses cotés, lui avait posé un doux foulard sur les yeux en lui disant de lui faire confiance. Ils firent un premier arrêt où seul Sully descendit puis revient après avoir mis quelque chose dans le coffre. Ensuite Michaela se laissa bercée par la route dans les bras protecteurs de Sully. Au bout d’une demi-heure, le taxi s’arrêta, délicatement Sully l’aida à descendre, puis il lui demanda de ne pas bouger et avec Roberty, ils vidèrent le coffre.

Ensuite Roberty salua Sully et Michaela puis repartit, laissant les deux amoureux seuls.

Sully mit ses mains sur sa taille et la fit se déplacer de quelques pas, il avait enlevé le bandeau délicatement et là Michaela se trouva devant un paysage à couper le souffle. Devant elle dans une prairie verdoyante bordée par la forée, il y avait une charmante maison en bois, avec à coté une grange avec un corral pour y mettre des animaux. Ils étaient tous les deux sur le petit chemin de terre battue qui conduisait à se havre de paix. Sully lui expliqua que c’était la maison de ses ancêtres, que son père l’avait restaurée et légèrement modernisée pour y faire leur maison de campagne, enfant il y passait tous ses weekend et les vacances.

Puis ils avaient pris les bagages, le matériel et les provisions que Sully avait prévus et mis sur un petit chariot et ils étaient rentrés dans la maison. Pendant que Sully allumait le feu dans les deux grandes cheminées du bas, Michaela se croyait dans un rêve, tout était si beau, si chaleureux.

Sully lui avait fait visiter en lui expliquant que toute la maison avait été faite par son arrière arrière grand père par amour pour sa future femme et qu’il avait fait aussi tous les meubles lui-même. Le père de Sully avait rénové la maison sans la dénaturer, il n’y avait pas l’eau courante mais des pompes que l’on actionnait pour avoir l’eau de la source qui naissait à coté de la maison. Il avait créé une salle de bain telle qu’à l’époque, avec une baignoire en cuivre, une pompe dans un coin et un poêle à bois pour y faire chauffer des pots d’eau pour la toilette. L’éclairage provenait de lampes à pétrole. Le seul modernisme était la cuvette des toilettes qui avait remplacé l’antique système dans la petite cabane accolée à la maison. Sully avait épaté Michaela avec ses talents pour cuisiner sur la cuisinière à bois.

Mais le plus merveilleux pour Michaela était le lit de la chambre principale. Il avait été entièrement sculpté par l’ancêtre de Sully, il représentait des symboles indiens faits de plumes. Il était magnifique. Sully avait passé la soirée à lui décrypter la signification de chacun. Puis ils avaient fait l’amour passionnément.

Avec Nuage Dansant et Oiseaux Blanc, lors de sa convalescence, afin qu’il apprenne d’où il venait, ils avaient fait des recherches sur ces ancêtres. Il avait découvert que son ancêtre avait été agent indien et qu’avec sa femme qui était institutrice, ils s’étaient battu pour que les cheyennes de la région soit traités dignement. Elle venait d’une famille très aisée de l’Est et lorsqu’elle hérita d’une partie de la fortune de ses parents, ils avaient acheté de nombreuses terres autour de Colorado Spring. Ils voulaient les aménager pour que les Cheyennes puissent y vivre, mais le gouvernement avait refusé et les terres étaient restées dans la famille depuis.

Nuage Dansant avait dit que c’était les Esprits qui l’avaient fait croiser la route de Sully, lorsqu’il était enfermé à l’asile, afin que son peuple puisse rendre hommage à son aïeul en l’aidant. 

Le lieu était tellement magique et serein que les deux amoureux c’étaient installé dans une routine relaxante. Roberty avait amené, Wolf avec le reste du matériel le lendemain de leur installation.

Tous les matins, malgré le froid de février, ils allaient tous les trois faire une longue promenade en forêt, puis Michaela aidait Sully à préparer le repas. Ensuite, ils s’installaient sur la terrasse couverte en façade de la maison, allongés sur une double chaise longue, emmitouflés dans des couvertures. Sully avait trouvé dans une malle au grenier, des éditions originales de poèmes des années 1850, qui appartenaient à ses ancêtres et ensemble ils lisaient chacun leur tour et bien souvent s’endormaient blottis l’un contre l’autre.

Pourtant cet après midi seul Sully dormait, Michaela était tout contre lui, il avait la tête posée sur son épaule et doucement elle passait son autre mains dans ses longs cheveux couleur de miel. Il était fatigué, elle savait qu’il le serait, ce matin il s’était, sans un bruit, levé à l’aube, lui avait préparé le petit déjeuné, puis il c’était mis à couper du bois.

Michaela avait été réveillée par le bruit régulier de la hache, elle fut surprise de ne pas le trouver à ces cotés. Puis en regardant par la fenêtre, elle l’avait vu, sans son atèle, en train de couper du bois, en t-shirt, trempé de sueur, dans le froid glacial. Elle descendit rapidement pour le rejoindre et lui dire de rentrer au chaud, et là ils eurent leur première dispute de la semaine. « Sully ! Que fait tu dehors par ce froid glacial ? Et sans ton atèle, ton poignet a besoin de repos pour guérir ! » Sans arrêté sa tâche il lui répondit « Et qui crois tu qui va refaire les provisions de bois pour le reste de la saison ? En plus je pense que c’est toi qui devrais rentrer te mettre au chaud, tu es juste en robe de chambre. »  

 « Sully, soit raisonnable, la pile de bois est énorme, pourquoi as-tu besoin de faire du bois ? »

« Michaela, s’il te plait laisse moi tranquille, rentre, vas te reposer, arrête de me materner et de me surveiller, je ne suis pas un de tes patients, j’ai besoin de calme et d’être seul. »

Michaela sentit le ton retenu de Sully et se demanda ce qu’elle avait bien pu faire pour le mettre en colère, mais têtue elle insista. « Sully, rentre arrête tes enfantillages. » Mais il lui jeta un regard noir et en serrant les dents, il lui répondit « Michaela, occupes toi de tes affaires et rentre, laisse moi tranquille j’ai besoin d’être seul, va t’en ! » Surprise par le ton de Sully qui ne lui avait jamais parlé comme cela elle sentie les larmes lui venir aux yeux et pour ne pas qu’il la voit pleurer, elle partie en courant vers la maison, y entra en claquant la porte. 

Sully ne savait pas ce qu’il lui avait pris de parler sur ce ton à Michaela, cela faisait maintenant plusieurs nuit qu’il était réveillé par des cauchemars et cela commençait à l’exaspérer. A chaque fois dans ses rêves, Michaela se sacrifiait pour le protéger ou protéger Hanna. Lui, qui depuis qu’elle avait eu la grippe c’était jurer de s’occuper d’elle et de la protéger, n’y arrivait pas. Il se sentait lâche et inutile aussi bien lors de ses cauchemars que lorsqu’elle s’occupait de lui pour l’aider alors qu’elle aussi souffrait encore de ses blessures. Mais là, il venait de la faire pleurer, il ne pouvait pas la laissé comme cela, alors il posa sa hache et rentra à la maison. Il entendit du bruit dans la chambre principale, il alla la rejoindre. Lorsqu’il la vie elle était en train de mettre rageusement ses vêtements dans un sac de voyage tout en sanglotant, il se sentit encore plus coupable, par lâcheté, il allait faire fuir la femme qu’il aime. Doucement il entra dans la chambre et l’interpella.

Après une longue conversation les deux amoureux étaient apaisés et avaient reprit leur routine tout en se promettant l’un l’autre de faire attention a me pas surprotéger l’autre et à ne pas garder pour soi, si quelque chose les tracassaient.


sandra51  (06.06.2013 à 20:02)

Mi Mars …

 

 Cela faisait maintenant quinze jours que Michaela avait pris son poste de simple pédiatre polyvalent aux urgences de l’hôpital. Le jeune docteur Cook avait prit la tête du service de pédiatrie, mais il avait le plus grand respect pour Michaela et venait régulièrement la consulter sur les cas les plus complexes. Il connaissait les raisons qui avaient entrainées sa nomination et il ne pouvait envisager d’exercer ses fonctions sans le partenariat de sa brillante collègue.

Michaela avait du quitter son bureau privatif et avait reçu un casier vestiaire dans le vestiaire des internes des urgences, toutes ses tenues de travail personnalisées lui avait été échangées contre celles plus classiques des autres médecins, avec un badge amovible pour son nom. Elle en avait profiter pour prendre des pantalons avec un peu plus d’aisance à la taille, car la seule chose sur laquelle David était lucide, c’est qu’elle avait pris un peu de poids, et ses formes étaient plus rondes, ce qui n’était pas pour déplaire à Sully.

Michaela revenait de sa pause déjeunée, elle était un peu fatiguée, leurs siestes au soleil lui manquaient et son coté lui faisait encore un peu mal, surtout lorsqu’elle aidait les infirmières à déplacer des patients.

 

Le printemps était arrivé à Colorado Spring et Sully, accompagné de Wolf, en avait profité pour organiser une journée dans les bois avec son groupe d’adolescents. Il avait prévu de leur faire découvrir les lieux d’accouplements des différentes espèces de la forée.

Quelle ne fut pas sa surprise quand arrivé prés de la grotte qui abrite une colonie de chauves-souris, ils furent nez à nez avec un grillage de deux mètres de haut coiffé de barbelés. En suivant cette clôture le petit groupe arriva devant un portail gardé par deux hommes armés, les deux cerbères, sans même posé de questions, n’ayant pas vu Sully, qui c’était arrêté pour refaire un lacet, se mirent à hurler sur le groupe d’adolescents pour les faire déguerpir. Sully voulant éviter tout conflit avait appelé sa troupe pour les faire découvrir un autre site. Par contre il prit le plus grand soin à noter dans son portable le nom affiché sur une des camionnettes garées à l’entrée « Harding Compagnie de traitement de déchets », il ferait quelques recherches en rentrant.

Ils passèrent prés de la petite rivière, étrangement il n’y avait aucune grenouille, pourtant normalement en cette saison, on n’entendait que les chants d’amour des batraciens. Sully devenait de plus en plus inquiet, que cachaient ces barbelés ?

Il savait que la source de la rivière était dans la grotte.

Le groupe s’arrêta dans une clairière pour déjeuner, les adolescents après avoir avalé leurs repas en quelques minutes se mirent à la recherche d’empruntes pour effectuer des moulages et s’entrainer à les identifier. Sully était assis tranquillement contre un gros rocher et Wolf dormait à ses pieds, il avait retiré son atèle au poignet et profitait de ce temps calme pour y faire quelques massages. Il avait un peu mal, hier malgré les protestations de Michaela il avait fait de la varappe dans le local de son association, il n’aurait pas du, elle avait raison …Il avait hâte de l’avoir dans ses bras, il bailla, leurs siestes lui manquaient, il aimait l’avoir rien que pour lui. Jamais il n’aurait cru qu’il pouvait vivre un si grand bonheur, cette femme, malgré son caractère têtu et indépendant, lui était devenu indispensable, c’était sa moitié, son âme sœur.

Soudain les cris de Brian le firent revenir à la réalité. « Sully, à l’aide, Anthony est tombé dans un grand trou, il cherchait des empruntes et le sol c’est effondré sous lui… Je l’ai appelé et il ne répond pas, je ne peux pas aller le voir ça s’éboule encore … Vite viens. »

Sully pris rapidement son sac de secours et parti en courant vers Brian. Arrivé sur place il fit reculer les garçons, le sol était vraiment instable, rapidement il localisa le lieu, ils étaient au dessus de la grotte aux chauves-souris, il connaissait cette grotte, elle était stable la dernière fois qu’il l’avait explorée, il y a deux ans. Il ne pourrait pas remonter Anthony par ce trou le seul accès était l’entrée gardée, il fallait qu’il descende auprès du garçon pour lui apporter les premiers soins et l’accompagner à la sortie de la grotte.

Il sortie son portable et demanda à Brian d’appeler Michaela, elle était de garde et pourrait faire organiser les secours, pendant ce temps il mit son baudrier et attacha l’extrémité de la corde à un arbre proche, puis remit son sac sur son dos. Lorsqu’il eu Michaela au téléphone, Brian le redonna à Sully. « Michaela, j’ai besoin que tu organises une équipe de secours, Anthony est tombé dans une grotte qui s’effondre, je vais allé le chercher mais le seul accès pour des secours est la sortie qui est gardée par les propriétaires et il n’ont pas l’air commode. Je vais descendre, je te laisse avec Brian, il va t’expliquer l’itinéraire et il te tiendra au courant de l’état d’Anthony, pour l’instant il ne répond pas quand on l’appelle. » Elle eu à peine le temps de lui dire d’être prudent qu’elle était de nouveau en ligne avec Brian, entre temps elle avait basculé son portable sur le haut parleur de l’équipe d’intervention extérieure des urgences qui commençait déjà à se préparer.

Sully s’avança prudemment vers le bord mais il pu a peine commencer à s’accroupir pour descendre que le sol se déroba sous ses pieds, la chute fut brusque et d’un coup sec qui lui coupa le souffle la corde le retint a environ un mètre du sol. Il avait entendu les enfants crier en le voyant tomber et il continuait à les entendre, il reprit rapidement ces esprits et les rassura sur sa situation.

Ses yeux s’habituant à la pénombre il regarda autour de lui, il vit au sol Anthony partiellement recouvert de vieux bidons rouillés, le garçon entendant son prénom émis un faible gémissement, cela rassura Sully qui aussitôt en informa les enfants. Puis depuis son perchoir il regarda autour de lui, un amas de bidons et de fûts étaient entassé là sans aucunes précautions, sur certain il y avait le symbole « toxique » d’autre « corrosif » et certains fuyaient … Sully commençait à avoir les yeux qui piquent et avait du mal à respirer il fallait sortir de là au plus vite. Il dit à Brian de signaler la présence des produits dangereux à Michaela et de prévoir les secours en conséquence.

Puis prenant la corde, il la détacha de son baudrier et aidé de la force de ses bras se laissa descendre sur le sol. Il mit sa lampe frontale, puis prudemment afin de ne pas faire tomber les bidons en équilibre, il alla vers Anthony, l’enfant gémissait, il avait le bas du corps coincé sous les bidons qui fuyaient. Sully commença à soulever les bidons un par un, le liquide visqueux qui s’en écoulait lui brulait les mains, il serra les dents et continua sa tache. Lorsque l’adolescent fut totalement dégagé, Sully constata ses blessures, il essaya le moins possible de faire gémir le jeune garçon, mais il avait une fracture ouverte à la jambe gauche et une grosse entaille qui saignait, au niveau de la hanche droite, et il avait du liquide visqueux sur tout le corps. Il lui fit une atèle sommaire, pour immobiliser sa jambe et fit un bandage serré au niveau de sa hanche pour arrêter l’hémorragie. Délicatement il le souleva et le pris dans ses bras, il appela les autres resté en haut pour leur dire qu’il se dirigeait vers la sortir de la grotte avec Anthony. Les vapeurs de solvants lui piquait de plus en plus les yeux et il fut prit d’une violente quinte de toux. Il avança entre les piles de bidons et sur certain d’entre eux il reconnu l’ancien logo des « Peintures Martin ». Anthony devenait de plus en plus lourd dans ses bras, il était maintenant inconscient et respirait à peine et le produit qui lui était coulé sur le corps passait au travers des manches du sweat de Sully, lui piquant les avants bras. Lorsqu’ils arrivèrent prés de la sortie de la grotte, en passant devant une pile de futs en plastique, Sully fut pris de vertiges et de nausées. Enfin il aperçu la bouche d’entrée de la grotte, mais hélas elle était condamnée par des tôles soudées entre elles. Il posa Anthony délicatement et commença à tambouriner sur les tôles.

 


sandra51  (14.07.2013 à 08:06)

Michaela était assise à l’arrière de la deuxième ambulance. Les responsables des secours en extérieurs avaient créé deux groupes l’un pour s’occuper éventuellement de Sully si il avait était en contact avec les produits toxiques et l’autre plus conséquent, dont faisait partie Michaela en tant que pédiatre urgentiste, pour s’occuper d’Anthony. Tous avaient revêtu, en cour de route, des tenues étanches résistantes aux produits chimiques.
Deux véhicules de la police les accompagnaient, Brian avait précisé l’agressivité des gardes et seules les forces de l’ordre pourraient les obliger à ouvrir. Il y avait aussi un véhicule avec des pompiers formés aux dangers des produits chimiques.
Au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient du lieu d’intervention, Michaela sentait que Sully n’allait pas bien, il fallait faire vite.
Lorsqu’ils arrivèrent sur site, l’aide des policiers fut indispensable pour arriver vers l’entrée de la grotte. Là ils entendirent les coups que Sully donnait contre les tôles. Michaela sortie de l’ambulance en courant et s’approcha au plus prés de l’ouverture. « Sully, c’est toi ? ». Il voulu parler mais il pouvait à peine respirer et sa gorge le brulait, il fut pris d’une forte quinte de toux. Michaela à l’extérieur devenait de plus en plus inquiète pour lui et pour Anthony. Les pompiers étaient en train d’utiliser une pince coupante pour ouvrir la bouche de tôles, mais le travail s’avérait fastidieux. Ils ne pouvaient pas découper au chalumeau, les produits pouvaient être inflammables.
Pour le rassurer elle commença à parler au travers des tôles. « Sully, respire par petites inspirations, essaye de couvrir ton nez, ne parle pas, répond si tu le peux à mes questions en tapant sur les tôles, un coup pour oui, deux pour non. Est-ce que tu peux le faire ?»
Elle fut soulagée en entendant la toux rauque s’arrêter et un coup frappé sur les tôles. « Bien. Ils sont en train d’essayer de couper les tôles par le coté. Mais cela peut être long, je ne te le cache pas. Est-ce que tu es blessé ? » Deux coups. « Ok et Anthony, est il conscient ? » Deux coups. « Il respire ?» Un coup. « Est qu’il a perdu du sang ? » Un coup. « As-tu stoppé le saignement ? » Un coup. Au fur et à mesure de ses questions, Michaela commençait son diagnostic et faisait signe à son équipe de préparer le matériel nécessaire pour agir au plus vite lorsqu’ils seraient accessibles. Soudain, elle entendit à nouveau Sully tousser, il manquait d’air. « Sully, Sully, allonge toi sur le coté, essaye de respirer tranquillement. » La toux s’arrêta. Elle regarda les membres de l’autre équipe et leur fit signe de commencer à préparer le matériel. Les pompiers avaient fait une toute petite entaille dans la tôle, l’ouverture allait prendre encore plus de temps que prévue, il fallait être prêt, chaque minute comptaient.
Elle continua ses questions, mais elle sentait que Sully avait de plus en plus de mal à lui répondre, elle devait répéter, il avait l’esprit embrouillé et les coups faiblissaient.
Soudain, les pompiers avaient fait l’ouverture et ils appelèrent les urgentistes, Michaela, mis sa cagoule masque et se précipita en avant la première après les pompiers. Elle couru auprès de Sully qui était pratiquement inconscient. Elle lui prit la main et la serra, il la regarda et il esquissa un faible sourire. « Tiens bon mon amour, je t’aime. Une équipe va s’occuper de toi, je dois aller m’occuper d’Anthony. » A regret elle lui lâcha la main et laissa ses collègues intervenir et elle rejoignis son équipe auprès du jeune garçon.
Sully fut aussitôt transporté par deux ambulanciers, à l’extérieur, là l’air frais fit ressortir les nausées et il vida violement le contenu de son estomac. Il ne pouvait plus ouvrir les yeux, il pleurait, il se remit à tousser, il ne tenait plus sur ses jambes, il était comme ivre. Rapidement il fut débarrassé de ses vêtements imbibés de produits, il fut douché et ses yeux furent rincés abondamment à l’aide d’une solution que l’on appliquât directement dessus. Il se laissait faire, porté par des bras inconnus, à moitié conscient du fait d’être nu parmi tant de personnes qui pour lui n’avait pas de visage sous leurs cagoules. Il voyait trouble et leurs voies étaient déformées par les masques. Ils le déposèrent sur un brancard et lui mirent un masque respiratoire. Ils le couvrirent d’un drap et le conduisirent dans l’ambulance. Là ils lui posèrent une perfusion et le véhicule démarra.


sandra51  (27.07.2014 à 10:01)

Il était presque une heure du matin, Michaela ouvrir doucement la porte vitrée coulissante de la chambre des soins intensifs où Sully semblait dormir. Il était très pâle, ses yeux étaient bandés, il avait un masque respiratoire sur son visage, une perfusion et un capteur au bout du doigt, ses avant-bras et ses mains étaient couverts de tulle gras. Elle regarda le moniteur, ses constantes étaient bonnes, elle prit doucement son dossier, au pied du lit.
Il avait des légères brulures sur les avant bras, comme des forts coups de soleil, et un peu de brulure plus importantes sur les mains, mais rien de trop grave, il fallait surtout veiller à ce que cela ne s’infecte pas. Ses yeux étaient fortement irrités et il devrait porter un bandeau un ou deux jours puis y mettre régulièrement des gouttes et les protéger de toutes agressions. Les taux de produits toxiques dans son sang étaient beaucoup moins élevés que pour Anthony, il ne devrait pas avoir de séquelles. Par contre depuis, son arrivée à l’hôpital il était incapable de manger quelque chose sans vomir. Sa perfusion en plus de l’alimenter et l’hydrater, contenait un tranquillisant léger car il s’agitait beaucoup ce qui demandait un effort supplémentaire à son corps qui devait en priorité éliminer les substances toxiques inhalées.

Sully se réveilla et senti une présence, ou plutôt une odeur familière et si agréable, le parfum au lilas de Michaela. Il essaya d’ouvrir les yeux mais il se souvient en n’y voyant rien, qu’ils étaient bandés. Il prit conscience du masque sur son visage, il commença à essayer de l’appeler, sa gorge était sèche et le brulait. « Michaela ». Elle entendit sa voix faible et rauque et se retourna vers lui, il agitait sa main comme pour essayer de la toucher. Elle se rapprocha et lui prit. « Oui, Sully, c’est moi mon amour, doucement, ça va aller, je suis là, reste tranquille. » Elle approcha sa main de sa bouche et y déposa un tendre baisé. « Anthony ? » « Il est sauvé, ainsi que sa jambe, on vient de finir son opération. Il est très faible, il a inhalé une très grande quantité de toxiques et il a de nombreuses brulures sur l’ensemble du corps. Mais dans quelques jours, il devrait avoir retrouvé des forces. Grâce et Roberty sont à ces cotés.»
Il s’agita « C’est ma faute… ». Il voulait retirer le masque, elle l’en empêcha délicatement, retenant sa main. « Non, ne crois pas cela, tu n’y es pour rien. Ce sont ces pollueurs qui sont responsables. » Elle voyait son poult s’accélérer sur le moniteur et il commençait à respirer par saccades. Doucement, elle lâcha sa main et elle lui caressa le visage. « Calme toi mon amour, essaye de te rendormir, respire doucement, là c’est bien, doucement. » De l’autre main elle prit le moniteur de sa perfusion et augmenta légèrement le débit du tranquillisant, il fallait qu’il dorme pour récupérer, pas qu’il s’agite en culpabilisant. Puis en continuant ses caresses d’une main de l’autre, elle lui tient la main jusqu’à se qu’il s’endorme à nouveau. Ensuite elle rapprocha le grand fauteuil du lit, lui reprit la main et elle s’endormie à coté de lui.

La matinée suivante, passa rapidement, Michaela, ne travaillant pas ce jour là, était restée à ses cotés.
Elle c’était occupée personnellement de ses soins et de sa toilette. Là elle avait découvert les hématomes lui zébrant le corps, causés par le harnais qui l’avait retenu lors de la chute qui avait dut être plus violente que ce qu’il disait.
Elle avait contactée Charlotte lui demandant de passer à l’appartement prendre un pyjama et des vêtements confortable pour Sully, qui n’était vêtu que d’une simple chemise d’hôpital.
Brian était venu lui apporté à la pause déjeuné de l’école et également lui donner des nouvelles de Wolf qui était resté avec les adolescents et que Brian avait prit chez lui pour s’en occuper. Hier, les enfants étaient rentrés chez eux avec un minibus escorté par les policiers qui étaient sur le site. Tous avaient été très inquiets lorsqu’ils avaient vu les secours intervenir sur leurs deux amis et Brian avaient pour mission de transmettre les nouvelles à tout le groupe.

Sully avait beaucoup dormit et pouvait respirer plus facilement, il pouvait se passer du masque et les toxiques dans son sang avaient diminués mais il n’avait toujours pas réussit à garder un repas.


sandra51  (28.07.2014 à 09:28)

L’après midi entre deux siestes, il avait demandé à Michaela de l’aider à contacter avec son portable, un de ses amis, John Martin.
C’était un amis d’enfance d’Abigaël, ils faisaient également leurs études de design dans la même école et Mr Bray et Mr Martin père, qui était un riche industriel, avaient décidé de les marier, mais John était homosexuel. Abigaël connaissait son secret et avait joué le jeu jusqu’à ce qu’elle rencontre Sully, là pour lui laisser la possibilité de vivre son amour, John avait avoué la vérité à son père et ceci avait causé un cataclysme dans leurs familles.
Le jeune couple était resté très amis avec lui et à la naissance d’Hanna, comme l’avait souhaité Abigaël, John était devenu son parrain. Il avait plusieurs fois plaidé la cause de Sully face à Mr Bray pour qu’il puisse voir sa fille et il c’était même volontairement proposé comme « témoin » lors des premières sortie de Sully avec Hanna.
Il y avait deux ans à la mort de son père, en tant que fils unique, il avait hérité de la totalité de l’empire familial, dont plusieurs usines de produits chimiques et de peintures. Convaincu de la nécessité de protéger la planète il avait modifié toutes ses gammes de produits afin de les rendre plus respectueuses de l’environnement. Cela intriguait Sully d’avoir vu dans la grotte des bidons portant son logo.

John avait été très inquiété par cette nouvelle car pour lui tous ces produits avaient été traités et dépollués, il avait donné rendez vous à Sully, à son bureau pour le lendemain soir.
Sully voulait sortir au plus vite de l’hôpital pour pouvoir mener son enquête, il savait que la police ne rentrerait pas dans la grotte avant d’être sure qu’il n’y avait pas de danger et lui seul avait vu l’ensemble des bidons et les inscriptions dessus. Il voulait les devancer avec l’aide de John.
Michaela le sentait déterminer, mais elle avait peur pour sa santé, il était vraiment très faible et pour elle aucune sortie n’était envisageable avant plusieurs jours.

Au repas du soir, il arriva à manger de la compote que Grâce avait apportée pour lui et Anthony. Ses amis étaient passés le voir pendant que leur fils recevait ses soins. Ils l’avaient assuré qu’il n’y était pour rien dans cet accident, qu’il avait sauvé leur fils en mettant sa propre santé en jeu et que pour cela ils lui seraient toujours reconnaissants.


sandra51  (30.07.2014 à 09:04)

Après leur visite et son repas, il avait insisté pour sortir de son lit et faire un petit tour dans le parc de l’hôpital, l’air frais lui manquait. Michaela, sachant que tous les jours et de tous temps il passait au moins une heure dehors à courir avec Wolf, avait cédée mais elle lui avait fait promettre qui si il fatiguait, il devait accepter d’aller dans un fauteuil roulant.
Au bras de Michaela qui le guidait, il avait réussit à atteindre le parc de l’hôpital. Maintenant assis sur un banc, il voulait essayer de retirer son bandeau, ses yeux ne le piquaient plus et il rageait d’être dépendant et maladroit. Il arriva de nouveau à faire céder Michaela. Délicatement elle souleva le bandeau, elle lui demanda de garder les yeux fermés et de les ouvrir doucement. Le soleil commençait à se coucher et la lumière était douce, en ouvrant les yeux Sully fut malgré tout, ébloui et commença à pleurer. Michaela voyant cela, sortie de son sac sa paire de lunette de soleil et lui posa sur le visage. Sully put enfin ouvrir les yeux complètement, il était heureux de cette victoire. Son sourire éclairait son visage encore un peu pâle, doucement il caressa la joue de Michaela. « Comme tu es belle mon amour, j’ai eu peur de ne plus pouvoir t’admirer lorsque que je ne voyais plus à cause des produits. Fait moi confiance, je me sens assez bien pour pouvoir sortir de l’hôpital et je te fais la promesse de me ménager, j’écouterais tes conseils. Je dois aller voir John demain soir, il faut que je sache ce qui se cache derrière ces bidons. Cela me permettra de faire quelque chose d’utile pour la nature. Et pour qu’Anthony puisse bénéficier des meilleurs soins possibles, il faut retrouver ces pollueurs inconscients, pour les faire payer. Ils ont tous saccagé là bas, il n’y a plus ni chauve-souris ni grenouille »
« Mais je suis inquiète, tu n’as presque rien mangé, tu es faible et tu as du mal à marcher. Pour aller voir ton ami, tu dois traverser toute la ville, comment va tu faire à pieds. Dits moi ? »
« Mon amour, je vais demander à Roberty de m’y amener. Et ne t’inquiète pas, Grace à prévue de me nourrir, je suis sur que je vais aller mieux très vite. »
Michaela vit qu’il était déterminé, elle ne pourrait pas l’empêcher de sortir de l’hôpital demain, le mieux qu’elle pouvait faire était de le soutenir et surveiller qu’il prenne soin de lui. Et cela aller commencer par une bonne nuit de sommeil.
« Ok si tu as réussit à manger demain matin et demain midi, je verrais pour que tu puisses sortir. Mais pour l’instant, il est temps que tu retourne au lit pour te reposer. Viens donne moi le bras, fait attention lève toi doucement pour ne pas avoir de vertiges. »


sandra51  (01.08.2014 à 10:06)

Il était un peu plus de dix neuf heures lorsque Sully fut déposé, par Roberty, devant le siège de la « Martin Compagnie ».
Ce bâtiment avait été son premier projet en temps qu’architecte principal et il y avait rencontré Abby. Il était un jeune talent qui venait de recevoir son prix pour la bibliothèque à Denver, son patron lui avait confié ce dossier car il avait le même âge que le fils du propriétaire qui gérait les biens immobiliers du groupe. Et là il avait lors d’une réunion de chantier, découvert sa femme qui avait été chargée par John de s’occuper de valider les éléments de décoration du site.
Sully portait une paire de lunettes de soleil, car les lumières lui faisaient encore un peu mal aux yeux, il avait aussi des gants de protection pour ses mains afin que les plaies dues aux brulures ne s’infectent pas. Malgré la fatigue, il était déterminé à trouver les protagonistes de cette pollution. Il avait vu Anthony, cet après midi et le jeune garçon était encore très faible et garderait des séquelles respiratoires de cet empoisonnement et il devra passer de longues heures en rééducation pour récupérer toute la mobilité de sa jambe.

Le grand hall était presque désert, même les salariés les plus tardifs avaient quitté le site, seuls restaient derrière leur comptoir, les deux agents de sécurité. Sully se présenta et après avoir appelé leur patron, les deux hommes lui dirent de monter que Mr Martin l’attendait dans son bureau.
En se rendant à l’escalier pour atteindre l’étage de la direction, Sully eu le regard attiré par la plaque accrochée dans le hall « Bâtiment Haute Qualité Environnementale Architecte B. Sully ». Son mon affiché au yeux de tous le perturba, pour lui il n’était plus architecte et son travail pour préserver l’environnement était plutôt illusoire face à ce que pouvait faire des gens sans scrupule corrompu par le profit.
Perdu dans ses pensées, arrivé en haut des escaliers il remarqua à peine le chariot de ménage qui bloquait le couloir, mais après avoir fait quelques pas, il entendit une très légère détonation et ressentie une vive douleur dans l’épaule …


sandra51  (02.08.2014 à 10:07)

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