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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 18.08.2012 à 18h21
Auteur : sandra51
Statut : Abandonnée
« Bonjour, voici ma deuxiéme fic, cette fois elle se déroule de nos jours... Merci d'être indulgent pour quelques petits arrangements avec la réalitée ... » sandra51
Cette fanfic compte déjà 57 paragraphes
Michaela était de garde aux urgences, avec une journée pluvieuse, ils n’avaient pas eu beaucoup de cas à traiter, quelque cas de grippe et un bras cassé. Depuis qu’elle était revenue de sa pause pour diner, elle avait comme une espèce d’angoisse, un pressentiment… Charlotte l’avait vue et elle essayait de lui remonter le moral, Matthew lui avait parlé des documents retrouvés et il avait obtenu une audience avec le juge pour le lendemain.
Pour cette nuit, en plus des quatre infirmières, ils n’étaient que deux médecins et un interne, le nouveau collègue de Michaela, le Docteur Burke, qui venait de Boston, était partit se reposer et Michaela aidait Steven l’interne à réviser.
Soudain la radio des ambulanciers sonna « Ici, ambulance n°52, nous venons de prendre en charge un blessé à la prison. Apparemment, il a été tabassé, homme blanc, d’environs 35 ans, corpulence moyenne, il a été conscient quelque secondes à l’arrivée du médecin de la prison puis il a fait un arrêt cardiaque, on l’a réanimé avec deux chocs, il respire mais il est inconscient, très nombreuses contusions, multiples fractures possibles… normalement on serra là d’ici cinq minutes,… On n’arrive pas à l’intuber, ses lèvres sont explosées, il a du sang plein la bouche… »
Charlotte vit Michaela devenir aussi blanche que sa blouse « Charlotte…Mon dieux, c’est Sully… » « Michaela ressaisis toi, il y a plein de prisonniers qui correspondent à cette description… Et viens allons préparer le matériel, Steven, va chercher le Docteur Burke, on va avoir besoin de lui. »
A l’arrivée de l’ambulance, Charlotte ne pu retenir Michaela qui se précipita vers le brancard dés que la porte s’ouvrit, c’était bien Sully, son beau visage n’était que boursouflures et hématomes couverts de sang qui était entrain de sécher. Les ambulanciers l’avaient installé dans une coque gonflable pour éviter tous mouvements qui pourraient empirer son état. Devant cette vision les deux amies avaient les larmes aux yeux, Charlotte vit Michaela essuyer ses larmes d’un revers de main et son visage devenir aussi froid et inexpressif que du marbre, elle venait de bloquer tous sentiments pour passer en mode docteur qui s’occupe d’un patient dans un état plus que critique…
Une fois Sully intubé et stabilisé, Michaela fut poussée sur le coté par le Docteur Burke et les traumatologues appelés en renfort. Il fut conduit au scanner pour que puisse être identifiée ses différentes lésions… Michaela fut conduite dans la salle d’attente des familles par Charlotte qui resta avec elle.
Charlotte fit prévenir Nuage Dansant et Oiseau Blanc, lorsqu’ils furent aux cotés de Michaela, elle retourna aux urgences pour finir sa garde.
Vers trois heures du matin, le Docteur Burke entra dans la salle d’attente, il avait l’air épuisé mais Michaela fut rassurée de voir qu’il n’avait pas son expression habituelle pour annoncer le décès d’un patient. « William, est ce que je peux aller le voir ? Peux-tu me faire un point sur son état ? As t’il reprit connaissance ? » Il vit qu’elle n’était pas seule, il connaissait Nuage Dansant et sa femme et il savait qu’ils aideraient sa collègue. « Michaela, vient asseyons nous. Bonjour Nuage Dansant, Oiseau Blanc. Votre amis Sully est dans un état préoccupant, actuellement il est dans le coma et sous une forte dose de morphine. Il a sérieusement dégusté, ils devaient être au moins trois, car sur son corps il y a les traces de trois types de chaussures différentes. Nous avons préparé un rapport avec des photos pour le directeur de la prison à se sujet. Il a des hématomes sur l’ensemble du corps, il a la pommette droite, le nez et l’arcade gauche de fêlés, nous avons du recoudre sa lèvre supérieure avec deux points, sa clavicule gauche est cassée mais pas déplacée, son épaule gauche était quand à elle déplacée, nous l’avons remise, il a deux doigts avec de multiples fractures à la main gauche, deux cotes cassées à gauche et une fissurée à droite. Il a également au niveau de sa colonne vertébrale, à hauteur des dernières vertèbres lombaire un épanchement de liquide qui doit être du aux coups violents et répétés dans son dos. Cette poche nous empêche de voir l’état de ses vertèbres au scanner et nous ne pouvons pas la ponctionner. Pour l’instant nous n’avons pas vu d’autres lésions. Et étant donné son état fragile nous ne prendrons pas le risque de le déplacer pour faire d’autres examens, tant qu’il n’aura pas repris connaissance. »
Michaela écoutait attentivement son collègue, elle avait des larmes qui cascadaient librement sur ses joues, pour chaque blessure annoncée elle ressentait la douleur que devait subir Sully. Pourquoi lui avait on fait cela ? Pour elle, il devait y avoir un lien avec le retour de sa mémoire, ces hommes étaient vraiment déterminés. Mais pour l’instant il fallait qu’elle aille le voir, elle avait besoin de le sentir vivant.
Le Docteur Burke conduisit Michaela et ses amis à la salle de réanimation dans laquelle était installé Sully. C’était elle qui l’avait intubé à son arrivée, mais le voir là inconscient, relié à plusieurs capteurs, perfusion et sonde, ce n’était plus le médecin qui était là mais simplement la femme amoureuse et elle se précipita vers lui pour prendre sa main et l’embrasser avant d’éclater en sanglots et tomber à genoux au bord du lit, sa tête posée sur la main.
Ses amis la laissèrent exprimer son chagrin et son inquiétude, puis délicatement Nuage Dansant la fit s’installer dans un fauteuil collé au lit, elle ne lâchait pas la main de Sully et la caressait doucement le regard fixé sur lui.
Depuis trois jours Michaela était au chevet de Sully, elle n’avait pas quitté l’hôpital, ses amis c’étaient relayés pour venir voir Sully et aussi s’occuper d’elle. Grâce et Oiseau Blanc lui avait apporté des repas, Myra et Charlotte lui avaient apporté des vêtements et étaient restées auprès de Sully le temps que Michaela s’occupe d’elle. Elle avait pris le relais des infirmières et des aides-soignantes, s’occupant de sa toilette, prenant le temps de brosser délicatement ses cheveux couleur de miel et le rasant pour qu’il soit le plus beau possible malgré ses blessures. Elle participait à toutes les discutions de ses collègues concernant l’état de Sully. Elle lui parlait et elle lui lisait leurs poèmes favoris lorsqu’elle savait les visites terminées.
Nuage Dansant avait fait bruler des herbes pour que l’esprit de Sully sache qu’il était attendu et qu’il trouve son chemin pour revenir vers les siens.
Le docteur Grant était passé prendre une copie du dossier de Sully et il avait expliqué à Michaela ce qui c’était passé après l’agression. Lors de l’appel après le diner Sully avait été signalé manquant, les gardes avaient mis la prison en alerte et fait enfermer tous les détenus dans leurs cellules. La prison avait été fouillée et ils avaient découvert Sully, gisant au sol dans les toilettes des vestiaires qui étaient inutilisée car en cours de réfection. Le docteur Grant devant la gravité de ses blessures avait fait venir une ambulance, pendant l’attente il avait reprit connaissance brièvement pour prononcer le mon de Michaela puis avait fait un arrêt cardiaque, le médecin avait alors commencé un massage et les secours étaient arrivés quasiment aussitôt avec le défibrillateur. Le Directeur de la prison faisait mener une enquête sur les circonstances de l’agression et prendrait les mesures nécessaires pour la punir.
Hier les constantes de Sully avaient reprit de la vigueur, son poult était plus fort et plus régulier, les médecins avaient bon espoir qu’il reprenne conscience dans les prochains jours. Michaela surveillait le moindre signe et ne voulais pas quitter la chambre ni lâcher la main de Sully.
Elle somnolait dans le fauteuil depuis une bonne heure, elle était fatiguée et ce qui la surprenait le plus c’est que malgré le stress elle avait faim, elle avait mangée avec plaisir le repas que lui avait apporté Grâce ce midi et elle se demandait s’il serait raisonnable qu’elle se lève pour aller chercher le morceau de tarte aux pommes qui restait. Elle se redressa dans le siège, son pantalon la serrait un peu à la taille, il faisait partie des vêtements qu’elle c’était acheté à Boston avant de venir ici, il faudra lorsque Sully ira mieux qu’elle aille faire les boutiques avec ses amies.
D’un coup, une légère pression sur sa main la fit revenir à la réalité, Sully était en train de se réveiller, délicatement elle serra sa main, et elle senti en retour une pression un peu plus forte cette fois. « Sully, mon amour, je suis là, va y, je sais que tu es en train de te réveiller. Est-ce que tu peux serrer ma main de nouveau ? » Et là il répondit en serrant de nouveau ses doigts, cette douce pression lui faisait des frissons, elle était émue de le sentir vivant, elle avait les larmes aux yeux. « Oui mon amour, je t’aime. » Elle lui embrassa la main et elle sentit ses doigts bouger. Elle appuya sur la sonnette pour faire venir son collègue du service de réanimation. Elle voyait ses paupières bouger, mais les hématomes sur son visage, descendaient sur ses yeux et rendait des plus difficile leur ouverture. Elle le vit commencer à paniquer, il voulait parler mais le tube l’en empêchait, se sentant entravé il se mit à agiter sa tête pour se libérer. « Doucement Sully, tu as été intubé, tu ne peux pas parler c’est normal, tes paupières sont bloquées par les hématomes, tu as plusieurs fractures au visage. Calme-toi. Les médecins vont arriver pour t’examiner et te retirer le tube. Tu es à l’hôpital et en sécurité. Je suis là, je garde ta main dans la mienne, ça va aller. » Doucement de l’autre main, elle lui caressait délicatement le visage. Elle aurait pu retirer le tube toute seule, elle l’avait fait sur des dizaines de patients, mais là ses mains tremblaient et son regard était remplit de larmes, elle pouvait le faire souffrir par maladresse.
Il essayait toujours d’ouvrir les yeux, il arriva à ouvrir son œil droit, il voyait flou, mais face à lui, il y avait un rideau cuivré qui brillait au soleil, les cheveux de Michaela, puis sa vision redevenant normale, il commençait à distinguer son beau visage, il était heureux de la voir et de la sentir le toucher, leur contact physique lui avait tant manqué en prison, il referma son œil et se laissa bercer par ses douces caresses.
Les collègues de Michaela, après avoir vérifié les constantes de Sully, lui avait retiré le tube, Michaela avait gardé sa main et elle l’avait sentit se crisper avec la douleur.
Il aurait des difficultés à parler et à avaler pendant quelques jours, il fallait qu’il laisse sa gorge au repos. Maintenant ils procédaient à un examen complet de ses blessures, il souffrait, et poussait des grondements à chaque fois qu’il était touché, sa dose de morphine avait été volontairement abaissée pour l’examen. Les médecins étudièrent scrupuleusement chacune de ses lésions, chaque hématome, ils testaient ses reflexes. Mais arrivé à ses jambes, Michaela, ne sentit même pas de crispation de sa main quand ils appuyaient sur les hématomes, discrètement elle fit signe à ses collègues de recommencer, rien, puis ils lui demandaient si il sentait quelque chose quand ils lui piquèrent la cuisse et le pied avec un stylet, rien, il ne réagissait pas. Elle le vit ouvrit son œil, la chercher du regard et se mettre à paniquer, et d’une voie rauque et faible. « Micha…que… » « Doucement Sully, ne t’agite pas, on va refaire des tests. » Elle regarda ses collègues, ensemble ils avaient étudié les images du scanner, ils s’attendaient à quelque chose de la sorte, les nerfs de ses jambes pouvaient avoir souffert des chocs répétés sur cette partie de sa colonne, et la poche de fluide n’arrangeait rien en faisant pression dessus. « Sully, est ce que tu peux essayer de bouger tes jambes ou tes pieds ? » Elle vit son visage se crisper, il essayait, mais rien, elle vit une larme roulée sur sa joue. Sully y mettait toute son énergie, il essaya d’oublier la douleur, mais il ne sentait plus ses jambes, il avait peur et un cri lui sorti de la gorge. « Non…Mi… Non… ! » Michaela pleurait, mais elle devait être forte pour lui, elle essuya rapidement ses larmes. « Calme toi, doucement, ne t’agite pas » Il avait ouvert son œil, elle voyait son regard perdu, paniqué. « Que ?… » Et il fut pris d’une quinte de toux due à l’irritation dans sa gorge, Michaela lui donna un peu d’eau et ses collègues réajustèrent la dose de morphine de sa perfusion.
Puis le Docteur Burke, prit la parole. « Sully, il semblerait que vos jambes soit paralysées, mais pour nous cela doit être réversible et due à la poche de fluide qui fait pression sur votre colonne, nous l’avons vue au scanner. Pour l’instant, étant donné l’état d’épuisement dans lequel vous êtes, nous ne pouvons faire de ponction ou toute autre intervention. Demain, nous vous ferons passer un nouveau scanner, pour l’instant il faut vous reposer et prendre des forces. Nous allons vous faire apporter un repas adéquat. » Puis il regarda sa collègue qui avait des cernes sous les yeux. « Michaela, je pense que tu vas vouloir continuer à t’occuper personnellement de notre patient, je te demanderais quand même de laisser notre équipe prendre le relais de temps en temps pour que tu t’accorde du repos et du temps pour toi.» Michaela allait protester mais la petite étincelle dans l’œil de Sully et la pression sur sa main lui firent comprendre qu’il approuvait cela. William continua « Et vu que c’est toi qui l’as pris en charge à son arrivée, je vais te demander de venir signer les documents de son dossier. »
Le lendemain, à son retour des examens, Sully avait été transféré dans la chambre prison de l’hôpital. O’Connor était arrivé avec une dizaine de policiers, furieux et mal aimable, pour récupérer un prisonnier qui, pour lui, tentait de se soustraire à la justice. Il avait hurlé sur les infirmières qui procédaient au débranchement du moniteur de la perfusion de Sully pour son transfert et arracher l’aiguille du bras de Sully. Heureusement à ce moment là Michaela était sortie de l’hôpital pour aller donner des nouvelles à Hanna et William avait géré la situation avec l’équipe de sécurité.
Depuis une semaine maintenant, Sully était installé dans cette petite pièce sans fenêtre et sans décoration, les toilettes et la douche étaient directement dans la pièce et se fermaient par un rideau translucide, sa porte était une grille qui permettait au policier qui était de garde de le surveiller en permanence. Il était obligé de se conformer au règlement du pénitencier et il avait à la cheville gauche une chaine qui le retenait à son lit. Il ne pouvait avoir de visite que sur autorisation du juge. Michaela avait remercié William de l’avoir mise en médecin référent sur les documents de l’admission de Sully, cela lui permettait un droit de visite constant, après bien sure une fouille minutieuse dans le sas de sécurité attenant à la chambre de Sully.
Lors de sa première visite, O’Connor furieux avait voulu la faire sortir de la chambre par la force, il savait maintenant qu’elle était la petite amie de son suspect, Sully avait voulu protester, et il l’avait violement bousculé en lui frappant l’épaule blessée, il ne supportait pas de s’être fait avoir. Mais la direction du pénitencier avait donné raison à Michaela.
Elle avait fait modifier son emploi du temps aux urgences, elle avait prit toute les gardes de nuit et avait donc ses journées de libre. Elle pouvait faire une visite quotidienne à Sully, elle y allait en début d’après midi et en profitait pour lui apporter des biscuits et de la compote que Grace préparait pour son ami. Sully avait refusé qu’on lui rebranche la pompe à morphine, mais Michaela savait qu’il souffrait encore, presque chaque mouvement qu’il réalisait, faisait apparaître des gouttes de sueur sur ses tempes. Nuage Dansant lui avait donc préparé des mélanges de plantes qu’elle lui faisait prendre en infusion. Il ne sentait toujours pas ses jambes, mais ses autre blessures guérissaient bien, les hématomes sur sont visage étaient désenflés, il pouvait ouvrir ses deux yeux, sa gorge n’était plus irritée. Ce matin, un des amis kinésithérapeutes de Michaela devait venir l’aider à faire des exercices pour son épaule convalescente et effectuer des massages pour garder le tonus musculaire de ses jambes. Malgré des demandes répétées au juge, l’équipe médicale n’avait pas obtenu l’autorisation de déplacer régulièrement Sully au centre de rééducation, tous ses soins devaient avoir lieu dans sa chambre et chaque intervention était limitée par le temps accordé par le juge.
En arrivant à la porte du sas de sécurité, elle croisa l’aide soignante qui s’occupait des repas des malades, le plateau qui sortait de la chambre de Sully était intact, Michaela la regarda d’un regard inquiet. « Bonjour Docteur Quinn, j’espère que vous aurez plus de chance que moi pour faire manger notre patient aujourd’hui, habituellement il n’a pas grand appétit mais là, il n’a même pas touché à son dessert ce midi, c’était pourtant de la mousse au chocolat. Il a l’air plutôt morose, je n’ai même pas eu de sourire quand je lui ai dit bonjour. Et il est tout pâle, lui un si bon gars, quand on voit comment il a aidé le neveu de ma voisine quand il a fait ses bêtises l’an passé, ça se peut pas qu’il ait fait ce dont on l’accuse, ce n’est pas juste qu’il soit là.» « Merci de si bien vous occuper de lui Louise, je vais essayer de voir ce qui lui arrive et je vous tiendrez au courant en partant. »
Après avoir été fouillée, Michaela fut autorisée à entrer dans la chambre. Cet après midi, c’était un gardien plutôt sympathique qui était là, lui au moins n’avait pas les mains baladeuses, ne collait pas son nez en permanence sur les barreaux pour voir ce qui se passait et ne tapait pas sur la grille lorsque Michaela embrassait Sully.
Sully avait son lit en position assise et il semblait dormir, il n’avait pas tourné la tète lorsqu’elle était entrée dans la chambre, doucement elle s’approcha du lit, elle vit qu’il ne dormait pas mais il regardait dans le vide immobile. « Bonjour Sully, que ce passe t’il ? Louise m’a dit que tu n’as rien mangé à midi. Il y a eu un problème avec le kiné ? Parle-moi. » Doucement elle posa sa mains sur son épaule et il tourna la tête. Ses yeux exprimaient toute sa colère et son désespoir. « Michaela, va t’en, je n’ai pas envi qu’on s’occupe de moi, laisse moi tranquille ! Je n’ai pas besoin de ta pitié ! » Et il tourna à nouveau la tète de l’autre coté. « Te laisser tranquille ! Pas sans explications de ta part ! Tu as le droit d’être déprimé ou fatigué, mais je t’interdis, tu entends, je t’interdis de baisser les bras ! Et crois-moi mais ce n’est pas de la pitié que je ressens là, mais de la colère ! » Sully la regarda de nouveau, elle était vraiment furieuse, il vit aussi qu’elle devait être épuisée, elle avait des cernes noirs sous ses yeux. Il savait qu’elle travaillait toutes les nuits afin de pouvoir passer tous ses après midi avec lui et le remplacer auprès d’Hanna un weekend sur deux. Elle ne l’abandonnait pas et se battait pour lui, pour que même captif, il ait les meilleurs soins, alors il se décida à parler. « Ce matin, quand le kiné est venu, O’Connor était aussi présent avec l’autre garde, ils n’ont pas arrêté de faire du bruit, de taper sur les barreaux, ils n’ont pas voulu me détacher la cheville pour que Kevin puisse mobiliser ma jambe correctement, ils rigolaient… j’en peux plus Michaela,… Et pour couronner le tout, quand Kevin est partit, O’Connor m’a remit ce document du juge. » Et il tendit un courrier du tribunal. « Tu savais que le secrétaire du juge était en famille avec O’Connor, c’est son cousin, je l’ai entendu le dire au gardien en rigolant… » Michaela avait commencé à lire le document et elle avait les larmes aux yeux. « Sully, dit moi que ce n’est pas vrai, le juge demande ton retour en prison dans deux jours. Mais tu es trop fragile et tu dois pouvoir continuer tes soins… » Et elle se mit à trembler de colère. « Tu vois, Michaela, ils ont gagné, y’a plus rien à faire, maintenant oubli moi, laisse moi pourrir dans cette prison, part refaire ta vie, tu mérite mieux qu’un prisonnier infirme… »
Michaela avait l’impression que sa tète allait exploser, elle cherchait une solution, pour le faire sortir d’ici et ses paroles défaitistes la mettaient hors d’elle, soudain elle eu une idée, Rebecca, oui cela pouvait l’aider, il fallait qu’elle la contacte de toute urgence. Mais avant elle devait le motiver pour qu’il ne sombre pas dans le désespoir. « Ecoute, Sully, on va faire un pacte, si j’arrive à te faire sortir d’ici pour que tu bénéficies de soins adéquats, tu va me faire la promesse d’arrêter de t’apitoyer sur ton sort et de te battre, et aussi que quoi qu’il arrive par la suite tu te mettes dans la tète que je ne te quitterais pas à cause de quelque chose que tu n’as pas fait. Regarde moi, dans les yeux et dit moi que tu à compris ce que je viens de te dire ! » Sully ne l’avais jamais vu dans un tel état, elle était furieuse, en colère, mais dans ses yeux il pouvait voir tant d’amour qu’il était bouleversé. « Oui… Mais comment ? » « Le comment c’est pour moi ! Maintenant, je te laisse, je t’ai apporté un gouter et de l’infusion, je les pose sur ta table de chevet, sert toi si tu veux. A demain … » Elle lui déposa un rapide baisé sur les lèvres et quitta la chambre sans se retourner, elle avait des larmes plein les yeux et elle ne voulait pas qu’il la voit s’écrouler.
Elle sortie de l’hôpital aussi vite qu’elle le pu et une fois assise dans sa voiture, elle éclata en sanglots, elle avait besoin d’exprimer sa colère et sa fatigue. Puis elle rentra chez elle pour contacter sa sœur.
Michaela était épuisée mais heureuse, la semaine passée avait été remplie de stress mais cela avait bien valu la peine.
Après avoir passée deux bonnes heures au téléphone avec Rebecca, les deux sœurs avaient sollicité l’aide de Robert. Il avait contacté ses relations au travers du pays, son intégrité et sa bonne réputation lui apportait une crédibilité importante et grâce à ces simples appels il avait déjà obtenu que Sully reste à l’hôpital et puisse bénéficier de visites régulières et sans entraves pour sa rééducation.
Lorsqu’il était arrivé par avion le lendemain, il avait passé la nuit avec Matthew pour étudier tous les documents sur les produits toxiques de la « Martin Compagnie » et les analyses de sang enfin finalisées par le laboratoire de Boston qu’il avait apporté avec lui. Ensemble, ils avaient eu un rendez vous avec l’inspecteur Mac Kay et le procureur. Les prélèvements de sang effectués sur Sully par l’équipe scientifique allaient être à nouveau analysés pour avoir des preuves officielles du fait qu’il avait été drogué pour annihiler sa volonté. Puis ils avaient étudié les rapports médicaux des collègues de Michaela sur son agression et l’état de santé de Sully ainsi que les traitements préconisés.
Ils avaient aussi été un peu fouillé dans la vie de l’inspecteur O’Connor, ils voulaient savoir pourquoi il s’acharnait autant sur Sully. Ils avaient fait une découverte étonnante. L’ancêtre de l’inspecteur était sergent à l’époque où l’ancêtre de Sully était agent indien, ils avaient eu de nombreux différents sur le traitement des indiens et un jour le sergent fut renvoyé de l’armé car il avait violé une jeune indienne et que l’ancêtre de Sully l’avait découvert et fait jugé. Depuis la famille O’Connor entretenait la haine envers la famille Sully. Etant parti très jeune de Colorado Spring, Sully n’avait pas eu connaissance de cette histoire.
Ils avaient été aussi recueillir le témoignage de Sully, Robert voulait avoir l’intégralité de l’histoire, racontée en directe par le principal acteur, il avait mené un interrogatoire éreintant pour Sully. Plusieurs heures durant, il lui avait posé des questions de plus en plus poussées, le faisant détailler le moindre geste, répéter l’ensemble des mots. Il ne voulait avoir aucun point de doute, aucune approximation, il était très exigeant mais Sully appréciait cet homme et il faisait son possible pour le satisfaire malgré la fatigue et la douleur. Il avait même fini par indiquer le nom de ses agresseurs à la prison, il avait jusqu’à présent refusé de le divulguer de peur qu’il y ai des représailles sur Jason mais Robert lui promit que dans la mesure du possible et si cela n’intervenait pas négativement dans son dossier, il ne donnerait pas les noms à la justice.
Fort de l’ensemble de leurs études, les deux avocats avaient obtenus un rendez vous avec le juge et face à leurs arguments il avait été dans leur sens.
Sully allait bénéficier d’une libération sous caution et sous conditions en attendant son procès dont la date était fixée au douze mai.
Il allait devoir porter un bracelet électronique et ne pourrait quitter son domicile que pour des raisons médicales, lors de chaque déplacement il devrait être menotté et son emploi de temps devait être communiqué au plus tard la veille pour que les déplacements soient autorisés.
Michaela avait, en attendant que la date de sortie soit validée, préparé leur appartement en fonction des besoins médicaux de Sully. Elle avait transformé la chambre d’amis et sa salle de bain, en suite médicalisée avec un lit électrique, un fauteuil de repos et avait fait adapter un fauteuil dans la douche. Avec Horace, ils avaient fait procéder à la remise en service de l’ascenseur privatif de l’appartement de Sully, une facilité qu’il avait concédé à Abigaël, dont il ne c’était jamais servit mais que Horace faisait quand même entretenir. Elle lui avait également loué un fauteuil roulant ultra léger et très maniable et déplacé quelque meubles afin d’en facilité le passage dans toutes les pièces.
Sully voyant que Michaela mettait tout en œuvre pour tenir sa promesse, s’imposait de faire de son mieux pour tenir la sienne. Il se forçait à manger un maximum de ses plateaux repas, il faut dire qu’avec l’exercice que lui faisait faire Kevin, son appétit était revenu proportionnellement à ses forces. A sa demande, il lui avait fait travaillé son autonomie, pouvoir effectuer un maximum du quotidien sans être dépendant, il réussissait maintenant à sortir de son lit pour aller avec un fauteuil prendre sa douche ou aller aux toilettes et tous cela malgré la douleur de ses côtes et ses doigts cassés.
Sully entendait du bruit dans le couloir, il reconnu la voie de Matthew, celle de Robert et aussi celle de Michaela, la grille de sa chambre s’ouvrit et l’officier technicien en charge du paramétrage des bracelets électronique entra avec son chariot de matériel et deux autre policiers. La pièce étant exiguë, Michaela était restée dans le sas, elle lui fit un petit signe et lui envoya un baisé, il lui répondit avec un sourire. Elle était merveilleuse, têtue, tenace mais c’est comme cela qu’il l’aimait, SA Michaela, dans quelques heures, il pourra la serrer dans ses bras librement dans l’inimitée de leur appartement… L’officier le fit revenir à la réalité. «Monsieur Sully, je vais procéder à l’installation du bracelet et vous en expliquer le fonctionnement, ensuite mes collègues ici présents, vont vous mettre les menottes et vous conduire chez vous, ils verrouilleront le système en partant et demain une autre équipe viendra vous chercher et se sera la même routine jusqu’au procès. »
En arrivant à l’appartement Sully eu la surprise d’y trouver tous ses amis réunies pour son retour, et surtout il y avait Hanna. La petite fille sauta sur les genoux de son papa dés qu’il eu franchit le pas de la porte, elle le couvrit de bisous et de câlins. Michaela lui avait expliqué que son papa était encore fragile et la petite était aussi douce qu’un papillon. Et surtout elle sentait si bon, Sully était comme dans un rêve.
Grâce avait préparé un buffet froid pour tous le monde, en fin d’après midi chacun commença à repartir chez soit. Robert pris l’avion pour Boston en attendant de revenir avec Rebecca pour le procès. Myra c’était proposée pour raccompagner Hanna chez ses grands-parents, il y avait école le lendemain… La petite fille avait pleurée mais Sully, lui avait fait comprendre qu’il avait besoin de repos pour retrouver des forces et pouvoir à nouveau courir avec elle.
Michaela finissait de ranger la cuisine, Sully était sur la terrasse, il profitait du grand air tout en caressant la tète de Wolf que Brian avait rapporté, en proposant de continuer à s’occuper de ses sorties quotidiennes. Après avoir passer plus d’un mois enfermé à l’hôpital ou en prison Sully avait besoin d’air, de sentir l’odeur de la nature. Michaela sentait l’air frais de cette fin avril entrer dans l’appartement, le soleil se couchait et la silhouette de Sully, assit dans son fauteuil, était baignée d’un halot de lumière. Elle savait qu’il n’était pas encore sortie d’affaire ni d’un point de vu médical, ni pour la justice, mais elle était enfin pleine d’espoir, elle l’avais vu heureux cet après midi, il avait même plaisanté quand il l’avais vu se servir une troisième part de gâteau.
Doucement elle s’approcha de lui une couverture dans les mains, mais il l’avait entendu et il tourna son fauteuil pour lui faire face, un immense sourire aux lèvres. Il était magnifique, leur relation physique manquait à Michaela, elle savait que médicalement rien ne l’empêchait mais elle ne savait pas si il était prêt psychologiquement, elle était émue et se mit à rougir. « Sully, je t’ai apporté une couverture pour pas que tu attrapes froid… » « Michaela, viens assis toi sur mes genoux, je veux te serrer dans mes bras en regardant ce coucher de soleil. Tu as l’air épuisée. » Michaela ne pu résister à cette invitation, elle s’assit délicatement sur lui, il tourna son fauteuil face au soleil et il prit une de ses mèches de cheveux qui tombaient sur les cotés de son visage, ne la quittant pas des yeux, il joua doucement à la caresser entre ses doigts. Michaela ne pu résister plus longtemps, elle approcha sa bouche de la sienne et elle l’embrassa passionnément jusqu’à ce qu’ils se séparent à regret pour reprendre leurs souffles. Ils restèrent une bonne heure enlacés sous la couverture à écouter la nature. Puis Michaela aida Sully à se changer et à se coucher dans la chambre d’amis. Il avait entendu qu’elle était de repos le lendemain et il lui fit promettre de rester au lit le matin, il pouvait se débrouiller seul pour se préparer pour aller au centre de rééducation, surtout avec l’installation si bien pensée qu’elle avait préparée. Se sachant réellement épuisée et très tentée par une grasse matinée, elle céda volontiers, lui disant cependant qu’elle viendrait le rejoindre pour la pause déjeuner et voir si tous se passait bien.
Au centre de rééducation, Sully avait retrouvé Anthony, le jeune garçon continuait la rééducation de sa jambe et il retournerait bientôt à l’école à temps complet. Kevin ayant vu qu’ils se connaissaient les faisaient travailler ensemble, aussi bien dans la piscine d’eau des sources chaudes qu’aux autres exercices et cela finissait souvent en partie de rigolade quand ils se lançaient des défis. Brian passait voir ses amis après l’école, la présence des deux garçons remontait le moral de Sully, voir Anthony se battre si courageusement pour remarcher normalement et y arriver, était pour lui comme une lueur d’espoir pour retrouver ses jambes.
Michaela venait déjeuner avec eux presque tous les midis, Sully avait reprit du poids, et les muscles de ses bras et de son torse se dessinaient à nouveau. Plusieurs fois elle était arrivée lorsqu’il faisait des exercices et elle l’avait observé en cachette, torse nu avec juste son bandage pour ses cotes, il était magnifique et il ne comptait pas ses efforts.
Malgré les différents massages répétés sur son dos et ses jambes, il ne les sentait toujours pas, cependant le scanner de cette semaine, montrait une nette résorption de l’hématome interne faisant pression sur sa colonne.
Michaela c’était arrangée pour être là le soir avec lui, lorsqu’il rentrait, il était épuisé. Un soir, il c’était même endormit sous sa douche, causant la plus grande des frayeurs à Michaela lorsqu’elle l’avait entendu chuter.
Ce soir, il était rentré quelque minutes plus tard, il l’avait surprise en lui offrant un bouquet de fleurs, les deux agents qui l’accompagnaient avaient accepté de faire un détour par un fleuriste qui faisait du service au volant.
Michaela le regardait, il était comme tous les soirs depuis son retour, sur la terrasse à regarder le soleil se coucher. Sans un bruit, elle se rapprocha de lui puis aussi douce qu’une plume, elle releva ses cheveux et elle déposa de doux bisous dans son cou, le long de sa mâchoire avant de venir s’asseoir sur ses genoux et prendre sa bouche dans un baiser passionné. Depuis plusieurs jours elle avait envie de lui, elle avait décidée de tenter sa chance ce soir, le bouquet de fleurs était certainement un signe de sa part. « Oh, Sully, si tu savais comme je t’aime, j’étais si seule sans toi, sans tes douces caresses, tu me manque mon amour… » Elle lui prit à nouveau ses lèvres, mais il se recula. Il avait un regard inquiet, elle s’y attendait… « Michaela, je ne sais pas si… si, je peux… » Il ne fini pas sa phrase, elle lui posa la main sur sa bouche. « Chut, mon amour, ne soit pas inquiet, médicalement, normalement rien ne s’y oppose. Laisse-moi, t’aimer, s’il te plait, fait moi confiance… » Il ferma les yeux, pris une grande inspiration, elle le sentit trembler de tout son corps. « Michaela, je t’aime et je te fais confiance… » Ses yeux brillaient et il s’approcha d’elle pour l’embrasser passionnément, en caressant voluptueusement son dos et ses fesses. Puis, il l’empêcha de se lever et il les conduisit tous les deux dans leur chambre, elle l’aida à s’installer sur le lit, doucement délicatement, elle lui défit ses vêtements, puis elle fit de même avec les seins, délicatement elle vient se positionner au dessus de lui. Ses longs cheveux détachés vinrent lui caresser la poitrine, et Michaela commença à embrasser son torse, passant délicatement sa langue sur ses tétons, doucement puis de plus en plus fort, il sentit qu’il était toujours un homme et qu’il pouvait la satisfaire. Lorsqu’elle vient l’embrasser, il la plaqua contre lui et lui caressa les fesses doucement mais fermement, elle sentie son désir qui grandissait contre ses cuisses. Elle perçue son message et doucement elle se positionna pour qu’ils soient unis dans le plaisir. Elle s’assit sur lui et commença de doux mouvements de va et vient. Elle le voyait, les yeux brillant de plaisir, de joie aussi, savoir qu’il pouvait toujours avoir une relation charnelle avec elle. Ils atteignirent le sommet de leur plaisir ensemble et elle alla aussitôt se blottir dans ses bras, elle remonta la couette, et tous les deux épuisés s’endormir.
Au petit matin, Sully fut réveillé par une drôle de sensation, une brulure ou plutôt un picotement dans son gros orteil gauche. Michaela dormait blottie contre lui, sa tète posée sur son torse une de ses jambes par-dessus les siennes. Il se concentra et essaya de bouger sa jambe, rien, il avait du rêver. Il ne se rendormit pas, il en profita pour la regarder dormir, elle était magnifique, sa peau si douce, ses courbes si parfaites. Il l’observa, elle semblait un peu plus rebondie que lorsque qu’ils étaient à la maison en février. Ses seins étaient un peu plus ronds et ses hanches légèrement plus dessinées, cette fois le stress semblait lui avoir ouvert l’appétit.
Il fut sortie de sa rêverie par la sonnerie du réveil, enfin presque car la sentir se réveiller dans ses bras était le paradis pour lui.
Michaela sortait des toilettes pour la deuxième fois en même pas deux heures, Charlotte l’avais vu passer en courant et maintenant elle la regardait inquiète pour son amie qui était bien pâle. « Michaela, tu devrais rentrée chez toi te reposer. » « Merci Charlotte, mais je ne peux pas, j’ai déjà soldé tous mes congés pour être avec Sully ou Hanna, et ça va passer, c’est juste que… tu vois la maman du petit garçon que je viens de recoudre, eh bien elle a due se renverser sa bouteille de parfum sur elle ce matin, c’est terrible…J’ai fini avec lui, Lydia a prit le relais pour les papiers, je vais boire un peu de tisane, ça va passer… » Soudain Michaela vit Charlotte se mettre à rigoler, elle ne comprenait pas. « Oh, non Michaela, je ne crois pas que ça va passer, enfin pas avant quelques mois. » Michaela la regardait avec des yeux ronds comme des soucoupes. « Charlotte, je ne te comprend pas que veux tu dire ? » « Michaela, tu es médecin, je crois ! Que dirais tu à une patiente, fatiguée, qui a pris du poids, avec un appétit ravageur et des nausées ? » Soudain Michaela comprit ce que son amie voulait dire, instinctivement, elle posa sa main sur son ventre. « Non Charlotte, ce n’est pas possible, avec Sully on a toujours fait attention, on a prit nos précautions… » « Ah bon ? T’en es sur à 100%, pas d’exception ? Jamais, pas d’accident ? » Elle vit Michaela devenir toute pâle, prête à s’évanouir, rapidement elle la rattrapa et l’installa sur une chaise toute proche… Michaela avait les larmes aux yeux « Si Charlotte, je me souviens, le soir de mon anniversaire, je voulais tout oublier, et on l’a fait sans protection, oh mon dieux … enceinte, je suis enceinte, je croyais que ça ne serait jamais plus possible… après … » Et elle s’écroula en pleurant de joie dans les bras de Charlotte. « Michaela, je crois qu’à la pause, une prise de sang s’impose… Viens sèche tes larmes et je crois que ce soir tu va rendre Sully le plus heureux des hommes. »
Sully avait parlé à Kevin de la drôle de sensation qu’il avait eu ce matin, il lui avait demandé si il avait fait quelque chose de particulier avant et devant l’embarra de Sully, Kevin lui avait accordé un sourire complice et lui avait dit que les meilleurs massages étaient aussi ceux fait dans l’intimité et qui procuraient du plaisir.
Toute la matinée Sully avait été dans la piscine d’eau des sources chaudes, avec des flotteurs tout autour de lui, il c’était efforcé de rester immobile sur le dos le plus longtemps possible. Après le repas auquel Michaela n’avait put venir, il était dans une salle de massage avec Kevin, il lui appliquait sur les jambes et le bas du dos, une boue mélangée avec des herbes que Nuage Dansant avait préparée selon une recette ancestrale. D’un coup, le petit picotement revint dans son orteil, Kevin s’empressa d’activé le massage et la sensation s’amplifia, montant doucement dans toute la jambe et dans le bas de son dos, cela faisait mal, comme des milliers de fourmis mais c’était si bon, Sully respirait entre ses dents se mordant les lèvres pour ne pas hurler de joie ou de douleur, il ne savait pas… Il souriait et grimaçait à la fois, Kevin avait appelé son assistant et tous les deux le soutenaient et massaient activement ses deux jambes et le bas de son dos. Au bout d’une bonne demi-heure les fourmis disparurent, laissant un Sully épuisé, haletant, en sueur. Les deux kinés arrêtaient les massages, l’assistant alla lui chercher de l’eau, et Kevin commença des tests. Sully sentait ses jambes, elles étaient lourdes et molles, mais Kevin lui dit qu’il fallait qu’il continu à travailler pour les remuscler et réapprendre à marcher. Il arrivait facilement à bouger les orteils gauches et comme un enfant avec un nouveau jouet, il les faisait bouger en souriant et rigolant… Michaela était une magicienne, elle avait avec sa douceur fait revenir ses jambes, il l’aimait, il voulait passer le reste de ses jours auprès d’elle.