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Après la pluie

Série : Gossip Girl (2007)
Création : 16.05.2013 à 22h45
Auteur : katido 
Statut : Terminée

« Et si tout avait été différent ? 500 % Blass avec des pointes de Serenate et un peu de NJBC » katido 

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Para 34

Dimanche 14 avril 2013 : 02h17

Nate se lava les mains et regagna le salon.

Tous les autres étaient partis.

- Alors, quand est-ce que tu vas lui faire ta demande  ? l'interrogea son meilleur ami en tirant une dernière bouffée sur son cigare.

Le jeune responsable du Spectator lui jeta un regard incrédule.

- Pas à moi Nathaniel  ! s'exclama le brun avec un sourire en coin.

- C'est si évident  ? demanda-t-il en reprenant une gorgée du scotch de vingt-cinq ans d'âge que le jeune père avait sorti de sa cave pour l'occasion.

Le liquide glissa le long de sa glotte, brûlant un peu son œsophage mais laissant un goût agréable sur ses papilles.

- Pour ton meilleur ami en tout cas. Pour ta future fiancée, je ne sais pas.

- Moi non plus, je ne sais pas.

- Ne me dis pas que tu hésites  ? Je parie que tu as déjà fait ajusté le bague de la famille Archibald à son doigt.

- Sur la bague, non. Mais sur la manière, oui.

Il posa le verre sur la table en face de lui et s'absorba quelques instants dans ses pensées. Il avait envisagé plusieurs moyens de faire sa demande à la belle blonde qui partageait ses nuits et sa vie.

- Peut-être que je pourrais organiser un vol en montgolfière ... ou faire illuminer un building

- Ou utiliser ton journal pour éditer un numéro spécial avec tous les moments que vous avez partagés depuis la maternelle, commenta Chuck.

Nate se tourna vers son ami. Il ne savait pas s'il ironisait ou pas, c'était parfois très difficile à dire avec lui, mais l'idée lui plaisait beaucoup.

- Je disais ça comme ça, déclara ce dernier en levant les mains.

Il ôta ses mocassins d'un mouvement de pied, utilisant ses orteils pour se déchausser et se mit plus à l'aise sur le sofa. Il était vraiment fourbu et l'alcool assimilé par son organisme alourdissait ses paupières.

Monkey en profita pour se faufiler auprès de lui et il caressa affectueusement le crane du cabot qui prit lui aussi ses aises sur les coussins.

Le smartphone de son ami résonna et Chuck sut que sa sœur était l'identifiant aux fossettes qui se creusèrent sur les traits d' l'héritier Archibald, laissant apparaître de petites rides aux coins de ses yeux clairs qui pétillèrent.

- Allô  ?

Le jeune homme se leva et s'éloigna pour répondre en toute intimité.

- Comment ça s'est passé  ? Questionna S, curieuse de savoir si la machination de Blair avait porté ses fruits.

- Très bien, l'informa-t-il. Je crois qu'on peut dire que la mission est réussie. Il n'a pas eu le temps de se faire de la bile, on l'a gardé bien occupé et je dirais même qu'il s'est amusé.

*****


katido  (22.06.2013 à 12:51)

 

Samedi 13 avril 2013 : 21h00

La sonnette de la porte d'entrée retentit et Chuck alla ouvrir au futur parrain de son fils.

Mais lorsque le panneaux de bois tourna sur ses gonds, il eut la surprise de constater que Nate n'était pas seul sur le seuil.

- Tu ne pensais pas qu'on allait vous laisser fêter la naissance de mon petit-fils sans nous  ? s'insurgea Bart devant la mine étonnée de son propre fils.

Il pénétra dans la demeure suivi de Cyrus, Harold et Roman.

- Ce n'est pas moi qui ai vendu la mèche, se défendit Nathaniel.

Les hommes investirent les lieux sans vraiment demander l'avis du propriétaire.

- J'ai amené une de mes meilleures bouteilles, annonça Bass Senior en déposant un Macallan de trente ans d'âge sur la table basse.

- Et moi les cigares, déclara Harold en ouvrant une boîte de Cohiba qu'il plaça à côté du whisky.

- J'ai les jetons, déclama Roman en brandissant les pièces de plastique coloré.

- Et moi les cartes, renchérit Cyrus.

- Monsieur Chuck, je vous laisse pour ce soir, intervint Dorota. Les toasts au saumon fumé sont préparés dans le frigidaire. Ils sont tout frais et n'attendent que vous.

- Magnifique  ! s'exclama le petit homme chauve en se dirigeant déjà vers la cuisine pour faire le service. Le met s'accorderait parfaitement avec le scotch pure malte.

Les hommes prirent rapidement place autour de la table de la salle à manger tandis que Nate procurait un verre à chacun, que Roman remplit tour à tour.

- A Henry, déclama Harold avec enthousiasme.

- A Henry, reprirent en cœur les invités surprises.

Chuck jeta un regard en coin à Nathaniel qui fit semblant de ne pas comprendre derrière le récipient ou dansait le liquide ambré.

Le jeune père suivit le mouvement et avala une goulée d'alcool à la santé de son fils. Ce qui mit ses papilles en joie et lui arracha un peu la gorge. Juste ce qu'il fallait.

Son père n'avait pas menti, c'était de loin une de ses meilleures bouteilles. Réservée pour les grandes occasions. Et il n'en voyait pas de meilleures.

A tous les coups, c'était une idée de Blair  ! Elle avait mobilisé les troupes pour qu'il ne passe pas la soirée seul à ruminer.

Elle atteint son but. La partie de poker prit rapidement une tournure des plus sérieuses, chacun des protagonistes aimant gagner, mais néanmoins bon enfant et Chuck passa un très bon moment sans même noter le temps qui passait.

*****


katido  (22.06.2013 à 12:53)

 

Dimanche 14 avril 2013 : 02h32

- Moi aussi je t'aime, répondit Nate avant de raccrocher.

Il revint dans la pièce où il avait abandonné son meilleur ami et ne put s'empêcher de s'attendrir un peu en le découvrant profondément endormi sur la canapé, Monkey recroquevillé tout près de lui.

Il s'empara de la couverture jetée sur le dossier du fauteuil qui se trouvait à côté et en couvrit Chuck qui remua légèrement mais sans émerger de ses songes.

Il éteint la lumière et quitta la maison de ses amis, prenant soin de refermer la porte à double tour grâce à son jeu de clefs pour les cas d'urgence.

*****


katido  (22.06.2013 à 12:57)

 

Dimanche 26 mai 2013 : 10h42

Dorota Khicholvsky se leva et gagna le micro non loin de l'autel, un peu nerveuse mais ravie de se trouver là. Elle inspira fortement en défroissant la feuille qu'elle tenait dans sa main et l'apposa sur la tribune derrière laquelle le pasteur l'avait invitée à prendre place.

Du coin de l’œil elle perçut le signe discret de son époux qui lui témoignait son soutien, Léo installé sagement sur ses genoux. Anna se redressa, radieuse et fière, pour écouter sa mère.

- Nous prions pour les enfants

- Qui mangent avant de se mettre à table

- Qui effacent les zéros sur leur carnet de notes

- Qui ne trouvent jamais leur chaussette

- Nous prions pour ceux

- Qui regardent fixement les photographes derrière des fils barbelés

- Qui ne peuvent jamais courir dans les ruelles avec de nouvelles baskets

- Qui n'ont pas de nourriture dans leur assiette

- Pour ceux qui sont nés dans des lieux fréquentés par la misère et la mort

- Qui ne vont jamais au cirque

- Qui vivent dans un monde dont personne ne veut

- Nous prions pour les enfants

- Qui nous offrent des baisers à la confiture et des bouquets de pissenlits

- Qui nous étreignent hâtivement et oublient l'argent pour la cantine

- Et nous prions pour tous ceux

- Qui n'auront jamais de dessert

- Pour ceux qui n'emmènent jamais leur nounours avec eux

- Et qui voient leurs parents les regarder mourir

- Nous prions pour ceux qui n'ont pas de pain à voler

- Pour ceux qui n'ont pas de chambre à ranger

- Qui ne peuvent orner aucun mur de leurs dessins

- Pour ceux dont les monstres ne sont pas seulement imaginaires

- Nous prions aussi pour les enfants

- Qui dépensent tout leur argent de poche en un seul jour

- Qui font un caprice devant une pâtisserie

- Et picorent ensuite du bout des lèvres

- Pour tous ceux qui aiment les histoires de fantômes

- Qui cachent leurs vêtements sous leur lit

- Et refusent de prendre leur douche

- Pour ceux que la petite souris consolera d'avoir perdu une dent

- Et n'aiment pas qu'on les embrasse devant tout le monde

- Ceux dont les adultes ne comprennent pas les chagrins

- Et ceux dont les sourires nous attendrissent

- Nous prions pour les enfants qui font des cauchemars éveillés

- Qui ne mangent jamais à leur faim

- Qui n'ont jamais été chez le dentiste

- Et ne seront jamais des enfants gâtés

- Pour ceux qui vont au lit sans manger

- Et qui s'endorment en pleurant

- Pour tous ceux qui vivent, qui bougent, mais qui n'ont pas d'avenir

- Nous prions pour les enfants

- Qui aimeraient être portés dans les bras

- Et pour ceux qui ne peuvent vivre autrement

- Ceux pour qui nous ne renoncerons jamais

- Et ceux aussi que la chance a déshérités pour toujours

- Nous prions pour tous ces enfants que nous étouffons d'amour

- Et ceux qui tendent désespérément la main pour qu'on la prenne.

Dorota replia soigneusement la feuille entre ses doigts et la glissa dans la poche de son manteau en se dirigeant vers sa place tandis que toute l'assistance restait silencieuse.

L'employée se sourit intérieurement quand elle constata que chacun semblait se recueillir, même Monsieur Chuck et vit son mari lui lancer un clin d’œil approbateur.

Elle avait été enchantée quand Miss Blair – elle ne parvenait toujours pas à l'appeler Madame Blair même si elle était mariée – avait émis l'idée de faire baptiser Henry.

Monsieur Chuck avait tiqué un peu mais il n'y avait rien qu'il puisse refuser à sa charmante et adorable épouse. Et même s'il était athée, il se rappelait parfaitement avoir prié Dieu pour qu'il n'emporte pas la femme de sa vie comme il avait emmené leur premier bébé.

Aussi ne fut-il pas trop difficile à convaincre de procéder à la cérémonie qui ferait entrer son fils dans le royaume du Seigneur lorsqu'il quitterait celui de Manhattan. Dans un temps extrêmement long et bien après lui-même, espérait-il de toutes ses forces.

En cet instant, il ne pouvait éviter de songer à cet autre fils qu'ils avaient perdu et voulait croire qu'il était également dans un endroit serein, à l'abri des tourments de la vie humaine. Les mots que Dorota avait choisis n'étaient évidemment pas fortuits.

La bonne femme avait toujours affiché sa foie sans malgré tout en faire étalage et il n'ignorait pas qu'elle avait été ravie et honorée quand Blair lui avait demandé de participer à la cérémonie en lisant un texte selon son libre-arbitre.

La brune avait toute confiance en sa fidèle employée et amie, qui était véritablement une deuxième mère pour elle. Elle savait que Dorota ferait le bon choix et ne prendrait pas son implication dans la vie spirituelle du nourrisson à la légère.

Henry avait un mois à présent et ses parents s'émerveillaient chaque jour de la manière dont il découvrait le monde autour de lui et interagissait avec son entourage.

Blair ne put réprimer un sourire à la manière dont leur fils avait profondément bouleverser leur quotidien depuis leur retour à la maison, à leur sortie de la maternité, qui lui semblait si loin déjà.

*****


katido  (22.06.2013 à 13:02)

 

Jeudi 19 avril 2013 : 14h30

La jeune maman était plus que soulagée de quitter la clinique privée. Les trois derniers jours avaient été plus faciles car elle avait enfin été libérée des «  chaînes  » qui la reliaient à tous les appareils médicaux en unité de réanimation.

Cependant, rien ne valait un chez soi et elle aspirait à retrouver ses petites habitudes et ses effets personnels. Y compris et surtout les bras de son mari pour s'y blottir avant de dériver vers le sommeil.

Elle l'observa qui couvait des yeux leur nouveau-né, installé dans le Maxi-cosi, bien arrimé par les sangles au siège auto qui dénotait quelque peu dans la limousine. Il ne semblait pas s'en soucier ou s'en formaliser le moins du monde. Qui aurait pu imaginé un jour que Chuck Bass transformerait le véhicule grand luxe en une voiture familiale  ?

Il avait fait sécuriser le minibar en y apposant une serrure dont il s'assurerait que son fils n'ait pas la clé avant ses dix-huit ans accomplis minimum et avait également fait modifier le capitonnage pour pouvoir y ranger les couches, lingettes et tout autre article imaginable, nécessaires aux voyages avec enfants en bas âge. Il avait même fait intégrer un freezer pour y conserver le lait, le jus de fruit ou les panades à venir.

Henry remua et il posa une main rassurante sur son bedon. Le bébé réagit immédiatement à son contact, tout comme il le faisait depuis l'intérieur de son utérus et donna un coup de pied dans le vide. Autant pour sa vessie, se dit-elle avec une certaine gratitude.

Elle rencontra le regard noisette de son époux et y lut un véritable apaisement de les voir tous réintégrer leur domicile. Elle se pencha vers l'avant et caressa sa pommette. Elle aussi était réconfortée de savoir qu'elle pourrait partager leur lit cette nuit et que tout se finissait bien.

Elle ne l'avait pas avouer pour ne pas le perturber plus qu'il ne l'était déjà mais elle avait eu peur. Peur que leur enfant ne voie pas le jour. Quand le médecin avait annoncer une césarienne en urgence, elle s'était raccrochée à la main de l'homme de sa vie de toutes ses forces.

Elle avait bien conscience d'avoir raté une partie importante de la venue au monde de leur fils, surtout la partie qui consistait à l'accueillir. Elle n'avait pas été la première à le prendre dans ses bras, ni à établir un contact avec lui, mais son père l'avait fait.

Comme toujours, Chuck avait pallié à sa défaillance. Quand elle était trop faible pour faire face aux événements, il était toujours là pour veiller sur elle. Et maintenant également sur leur plus grand trésor. Elle remerciait le ciel chaque jour de l'avoir mis sur sa route.

Elle repensait parfois aux rêves de la petite Blair et à la manière dont elle s'était amouraché de Nathaniel Archibald, le prince parfait qui aurait dû faire de sa vie un conte de fée. Elle n'avait jamais envisagé, pas une seule seconde, accorder une seule chance à Chuck Bass, prince des ténèbres, roi de la dépravation et de tout ce que la morale sanctionnait âprement.

Et pourtant, sans lui, elle serait perdue. Sans lui, sa vie n'aurait aucun sens. Il était le seul capable de la voir telle qu'elle était et de l'aimer comme elle était, sans condition, sans qu'elle ait besoin de faire de concessions, ni avec les autres, ni avec elle-même.

Elle pouvait tout lui dire, tout lui raconter, tout lui confier, ses craintes les plus folles, ses idées les plus noires, ses envies les plus farfelues, ses fantasmes les plus excentriques. Et même sa vie, elle pouvait la remettre entre ses mains les yeux fermés. Il prendrait soin d'elle, d'eux, sans jamais faillir à la mission qu'il s'était fixée  : la rendre heureuse. Et il le faisait, pour sûr  !

Et pour ça, il lui suffisait tout simplement d'être elle-même et c'était ça, le véritable miracle des contes de fées. Trouver un être qui vous comprenne et vous complète parfaitement, sans rien demander en échange qu'un peu d'amour, qu'elle lui offrait bien volontiers et sans aucune réserve.

- Je t'aime, chuchota-t-elle à son oreille avant de déposer un baiser sur sa joue.

Il tourna la tête et ses lèvres rencontrèrent les siennes. Elle les goûta avec délice.

Il l'embrassa voluptueusement et passa une main autour de se hanches.

Dieu qu'il aimait cette femme, sa femme. Pouvait-on seulement se sentir aussi heureux qu'il l'était en ce moment  ?

Aucune drogue, aucun alcool, n'avait jamais eu cette puissance. Il aurait pu affronter tous les tourments de l'enfer pour seulement quelques secondes de cette plénitude.

A bien y réfléchir, il avait pratiquement affronter les tourments de l'enfer pour en arriver là. Il avait atteint le fond des abîmes avant de pouvoir accéder aux portes de l’Éden, avec elle à ses côtés.

Arthur ouvrit la portière et il déclipsa le porte-bébé de son socle pour l'emmener à l'intérieur de leur demeure. Blair glissa son bras sous le sien pour rejoindre les marches du porche tandis que le chauffeur se chargeait de son bagage.

Dorota, comme elle l'avait fait quelques jours plus tôt pour le retour de Chuck, n'attendit pas que le couple arrive à la porte pour ouvrir celle-ci et plongea sur Blair avec effusion.

Après quelques embrassades et couinements – dont certains en polonais – devant le bébé, Henry fit enfin son entrée dans sa maison, accueilli également par Monkey qui se demandait bien à quoi rimait tout ce tintamarre autour d'un gnome qui viendrait, pour sûr, bousculer son quotidien si bien huilé avec son maître.

Les derniers jours avaient déjà étés quelque peu chamboulés et l'animal sentit d'instinct que les règles allaient changer encore et que leur routine s'en ressentirait. Il renifla le petit être à l'odeur étrange, mélange de celles des propriétaires des lieux et l'adopta dans la seconde comme Chuck lui tapotait le flan en lui expliquant que cette petite chose était ce qu'ils avaient de plus précieux.

*****


katido  (22.06.2013 à 13:05)

 

Dimanche 26 mai 2013 : 10h42

Après quelques instant, le pasteur remercia Dorota pour son intervention et invita l'assemblée à s'approcher pour procéder au baptême de l'enfant.

Serena et Nate promirent d'aider ses parents à prendre soin de lui et de le guider sur le chemin de la vie spirituelle.

Chuck se demanda avec ironie si sa sœur faisait bien la différence entre «  spirituelle  » et «  spiritueux  » mais faisait pleinement confiance à Blair pour bien mettre les choses au clair avec sa meilleure amie quand à ce qu'elle attendait d'elle et à l'attitude qu'elle devrait avoir avec leur fils.

Il devait reconnaître que sa sœurette s'était largement assagie, à son instar et qu'elle avait trouvé un équilibre dans sa vie depuis qu'elle travaillait au Spectator et que sa relation avec Nathaniel était stable.

Ce dernier avait suivi son conseil et lui avait fait sa demande par l'intermédiaire d'une édition spéciale comportant tous les bons moments qu'ils avaient eu ensemble (parfois – souvent - même tous les quatre) depuis la maternelle.

Sa sœur avait fondue en larme et accepter sans attendre qu'il passe à son annulaire gauche la bague des Vanderbilt qui se transmettait de génération en génération.

Anne avait bien été obligée de se rendre à l'évidence que la jeune femme détenait la clef du cœur de son fils et avait finalement accepter l'idée que l'extravagante Serena Van Der Woodsen faisait le bonheur de celui-ci et serait sa bru d'ici peu. Elle priait certainement pour que la jeune femme blonde ne jette pas la honte et le discrédit sur sa famille par son attitude frivole à l'avenir.

Bien entendu Anne Vanderbilt Archibald pensait son petit garçon innocent comme l'agneau qui vient de naître. Elle aurait certainement fait un attaque si elle avait su combien de fois il était à l'origine ou avait participé à l'état second dans lequel Serena s'était parfois retrouvée.

Chuck, pour sa part, s'était déjà assuré de faire bien comprendre à Nate qu'aucune substance planante ne serait tolérée en présence de son rejeton. Le fils du Capitaine était sommé de les garder sous clef pour son usage exclusif et serait tenu personnellement responsable si d'aventure le sien devait faire l'expérience d'une drogue quelle qu'elle soit lorsqu'il serait sous son toit et ce, jusqu'à sa majorité, voir même au-delà.

D'accord, il était mal placé pour exiger de telles choses après l'adolescence qu'il avait lui-même vécue. Mais peut-être était-ce le contraire justement. Il préserverait son héritier de suivre le même parcours que lui. Il ne permettrait pas qu'il se conduise comme il l'avait fait, ni qu'il ait le même comportement autodestructeur.

Et pour y remédier, puisque prévenir valait mieux que guérir, il commencerait par lui apprendre à s'estimer à sa juste valeur et à être fier de lui en lui témoignant lui-même du respect et de l'affection. Il construirait une relation solide avec son fils et ne laisserait personne lui faire croire qu'il ne méritait pas d'être aimé.

Il se promit solennellement de ne jamais lui mentir sur les choses importantes qui pourraient le blesser ou le tenir à l'écart de sa vie et de toujours lui faire savoir qu'il était sa priorité, bien avant ses affaires ou n'importe quel contrat juteux.

Le pasteur versa l'eau sur la tête d'Henry puis l'essuya avec un tissu blanc et la cérémonie prit fin sur une dernière prière à laquelle Chuck associa leur premier enfant. Il n'avait jamais été homme de foi mais il convenait que par moment, il était utile de pouvoir se raccrocher à l'espoir d'une instance supérieure qui pouvait protéger son fils non-né dans le monde où il évoluait à présent.

Il aimait à croire que l'enfant en formation qui n'avait pas eu l'occasion de naître sur cette terre jouissait d'une paix éternelle et aurait à cœur de veiller à ce que rien de grave n'arrive à son petit frère.

Chacun des convives se dirigea bientôt vers la sortie, Chuck et Blair en tête avec Henry qui babillait gaiement dans les bras de sa maman.

*****


 


katido  (22.06.2013 à 13:06)

 

Para 35

Samedi 30 mars 2019 : 15h24

Serena Van Der Woodsen s'avança au bras de son père au milieu de l'allée bordée de lys blanc dans sa robe écrue, création Waldorf, bien évidemment, cintrée à la taille pour mettre en évidence son corps élancé. Ses cheveux avaient été savamment coiffés en un chignon sophistiqué d'où s'échappaient quelques boucles blondes.

Nate retint sa respiration en la voyant apparaître et s'approcher. Ils y étaient enfin, là où ils devaient, le moment précis où tout se mettait en place comme ça aurait toujours dû l'être. Il était amoureux de la belle blonde aux longues jambes galbées depuis aussi longtemps qu'il s'en souvenait, même s'il n'avait pas toujours pu, su, exprimer ses sentiments comme il l'aurait fallu, ou voulu.

William lui donna la main de sa fille, elle était rayonnante et encore plus belle que l'ancien capitaine de lacrosse l'avait jamais vue. Mais il ne s'attendait pas à autre chose de la part de Serena Van Der Woodsen.

Cette dernière se tourna vers Blair pour lui abandonner son bouquet. Du coin de l’œil, il perçut un bref instant le regard de la demoiselle d'honneur, mais ce n'était pas à lui qu'était destiné ses iris enflammés.

Il n'avait certainement jamais généré une telle fièvre en elle. Pas plus qu'elle n'avait jamais été à l'origine de la passion qu'il ressentait dans son cœur en ce moment précis. S'ils s'étaient aimés, avec Blair, ça n'avait jamais égalé ce qu'il éprouvait pour la belle blonde qui se tenait devant le pasteur, à ses côtés.

Tout comme celui de la brune battait à l'unisson avec celui de Chuck.

Le brun ténébreux, témoin de Nate, ne pouvait totalement se focaliser sur la cérémonie qui se déroulait sous ses yeux. Il avait beau faire des efforts pour se concentrer sur les vœux que prononçait son meilleur ami et qu'il connaissait pour en avoir eu une lecture en primeur, il ne pouvait empêcher son esprit de revenir à la discussion qu'il avait eu la veille avec son épouse, ni à celles qu'ils avaient eu à son retour de Toronto, il y a déjà plusieurs mois.

*****


katido  (23.06.2013 à 14:32)

 

Jeudi 18 octobre 2018 : 23h57

Chuck débarqua du jet alors que la rampe d'escaliers était à peine posée au sol. Il était impatient de se retrouver chez lui, dans leur lit et de pouvoir la prendre dans ses bras. De sentir la chaleur de son corps tout contre le sien et de respirer l'odeur de ses cheveux.

Le contrat qu'il venait de signer était juteux et il valait largement la semaine qu'il venait de passer sur le sol canadien. Cependant rien ne valait le prix de s'éloigner de sa famille pendant sept jours entier.

Heureusement, sans décalage horaire avec Manhattan, il avait également pu converser avec son fils par webcam.

Il était toujours autant étourdi par le temps qui passait si vite (Sauf quand il était loin de sa famille et qu'il semblait se dérouler en slow motion, juste pour augmenter sa torture)

Henry allait bientôt fêter son sixième anniversaire et il n'avait rien vu passer. Le petit schtroumpf grandissait à une allure prodigieuse.

Il sourit en se remémorant le cadeau qu'il avait demandé, et obtenu, la dernière fois qu'ils avaient célébré sa naissance dans un lieu plus qu'insolite pour eux. Il revoyait encore la tête de la brune incendiaire.

*****


katido  (23.06.2013 à 14:33)

 

Samedi 14 avril 2018 : 15h26

Blair retroussa son nez de dégoût en étudiant méticuleusement la surface de la table devant laquelle ils étaient installés.

- Il faudra que je dise à Dorota de brûler nos vêtements lorsque l'on rentrera  ! Cette odeur de friture ne partira jamais, bougonna-t-elle entre ses dents.

- Blair, s'il te plaît. Ça ne me plaît pas plus que toi d'être ici, mais c'est ce qu'il souhaitait.

- Je me demande bien pourquoi  ! Franchement, qu'est-ce que j'ai raté dans son éducation pour qu'il nous fasse atterrir ici  ?

Son mari lui décocha son petit rictus personnel et ça l'irrita au plus haut point.

Comment pouvait-il supporter ça avec autant de désinvolture  ? C'était incompréhensible.

Elle savait parfaitement le dégoût que lui inspiraient de tels lieux. Et pourtant il restait là, stoïque, pendant que leur tympans étaient percés par les cris des petits monstres infernaux, parmi lequel, le leur  !

Elle espérait simplement qu'aucun d'eux n'attraperait la dysenterie ou une autre infection intestinale, voir une affection cutanée, étant donné le manque d'hygiène plus qu'évident dans cet endroit qui aurait pu avoir la renommée d'un laboratoire d'étude des germes et microbes en tous genres.

Elle imaginait sans encombre qu'ils seraient tenus pour responsables de l'épidémie qui se propagerait à travers l'UES après leur visite ici. Heureusement qu'ils avaient les moyens de s'attacher les services des meilleurs avocats de tout New York.

Comment s'étaient-ils retrouvés dans cette galère déjà  ?

Ah oui  ! Tout était de la faute de Chuck, bien entendu  !

Il avait cédé au caprice de leur fils qui souhaitait fêter ses cinq ans dans cet endroit immonde. C'était ce qu'il avait demandé comme cadeau d'anniversaire, même s'il était bien entendu que ses parents ne se contenteraient pas de ça.

McDonald's, rien que le nom la faisait frissonner d'horreur.

- Je te promets qu'on n'en n'a plus pour longtemps, assura Chuck pour l'apaiser quelque peu.

Il fut tenté de prendre sa main par dessus la table mais y renonça à l'idée de toucher la surface graisseuse. Au lieu de ça, il se contenta d'observer leur fils qui riait en glissant dans les boyaux de plastique de l'aire de jeu toute proche, avec ses copains.

Il pouvait bien endurer quelques heures parmi les prolétaires pour lui. Il ne comprenait toujours pas d'où lui était venue cette idée saugrenue. Henry avait été habitué au standing auquel il avait droit et appartenait. Leur fils était en général assez réservé quand il s'agissait de fréquenter des lieux communs au petit peuple. Ils n'avaient en rien raté son éducation comme le prétendait à présent Blair.

Mais encore, les enfants avaient besoin de faire leurs expériences par eux-mêmes et si le petit chenapan avait tant insisté pour venir, dans ce Mac Do précisément et pas un autre, c'est qu'il devait y avoir une bonne raison aux yeux du petit gnome.

L'heure du «  gâteau  » vint enfin et tous les gamins rappliquèrent comme un seul homme lorsqu'une jeunette déposa le plateau sur la table. Elle entonna un chant en l'honneur d'Henry, reprit en chœur par ses camarades avant de lui souhaiter un bon anniversaire et de déposer un bisous sur sa joue.

Les yeux de Chuck s'agrandirent de surprise et d'effroi au contact physique qu'elle avait établi avec leur enfant et il sentit Blair se raidir sans même la regarder. Il ouvrit la bouche pour la rabrouer en même temps que son épouse, prête à incendier la jeune-fille d'à peine seize ans pour avoir osé toucher leur fils.

Elle allait faire virer cette gamine en deux temps, trois mouvements  !

- Comment ... s'écria-t-elle.

Elle fut abruptement coupé dans sa tirade par un mouvement de main de Chuck qui lui fit signifiait de tenir sa langue.

Elle se stoppa net, interloquée et choquée par la détachement de son mari face à cet acte odieux et criminel. Ses pupilles se dilatèrent encore quand elle suivit du regard ce qu'il lui indiquait.

Elle étouffa un hoquet de surprise et d'indignation en voyant le visage de son fils qui irradiait de joie alors que la jeune employée conversait avec lui comme si elle le connaissait, tout en coupant une part du gâteau.

Elle en resta estomaquée et chercha une réponse dans les yeux de Chuck qui lui, ne détachait pas son regard de leur fils, qui affichait un sourire jusqu'aux oreilles.

Après avoir servi chaque petit monstre, l'adolescente releva la tête et Blair cligna plusieurs fois des paupières. Les traits de l'employée ne lui étaient pas inconnus à elle non plus, mais elle ne parvenait pas vraiment à les situer sous sa casquette et son uniforme.

- Monsieur et Madame Bass, les salua la jeunette au milieu du tumulte, qui disparut en même temps que les fourchetées dans les bouches des enfants réunis pour l'occasion.

- Héléna, répondit son mari en hochant la tête.

Blair l'imita, se rappelant à présent parfaitement d'où elle la connaissait, ainsi qu'Henry.

Elle était la fille d'une des femmes de ménage du Palace et avait brièvement travaillé comme étudiante dans les cuisines pendant les vacances de Noël. Le garçonnet appréciait particulièrement les chocolats chauds qu'elle lui préparait à chaque fois qu'il le lui demandait.

La brune se tourna vers son époux, complètement abasourdie. Elle le vit faire un clin d’œil complice à Henry derrière le dos de l'employée qui s'en retournait à son service.

Elle n'arrivait pas à y croire. Comment leur rejeton de cinq ans avait-il pu savoir où la jolie jeune-fille travaillait  ?

- J'ai mené mon enquête, répondit-il en haussant les épaules, quand elle lui posa la question.

Chuck tenta de se retenir de rire mais n'y parvint pas vraiment.

Blair lui asséna un regard assassin.

- C'est ton fils, sans l'ombre d'un doute  ! cracha-t-elle, atterrée et totalement sous le choc du comportement de son petit garçon.

C'était encore un bébé  ! Son bébé.

- C'est notre fils, la corrigea-t-il.

Un rictus estampillé «  Chuck Bass  » avait reprit place sur son visage.

- Je suis Henry Bass  ! clama le chenapan en question avec le même petit sourire au coin des lèvres, enrobées de crème pâtissière.

Blair roula des yeux au ciel mais ne pu empêcher l'ombre d'un sourire sur sa bouche également devant le but manifestement atteint par Henry, très content de lui-même d'avoir gagné un baiser de la part d'Héléna.

Nul doute qu'il avait hérité de leur caractère et de leur attrait pour les machinations, sans parler du charme de son père.

*****


katido  (23.06.2013 à 14:34)

 

Vendredi 19 oct 2018 : 00h34

La limousine se gara le long de trottoir et Chuck en descendit tandis qu'Arthur s'occupait de son bagage.

- Bonne nuit Monsieur, dit le chauffeur après avoir déposé sa valise au-dessus des marches du perron.

- Bonne nuit Arthur, le salua le propriétaire de la demeure.

Elle serait bonne, assurément. La meilleure depuis six longues nuits sans elle.

Il glissa sa clef dans la serrure et entra silencieusement dans la maison endormie. Il poussa un soupire d'aise d'être enfin chez lui.

Chez lui, pas dans une suite cinq étoiles avec room service, mais tout simplement chez lui, là où il devait être, avec sa famille. Ces mots n'avaient jamais eu autant de signification que depuis qu'ils vivaient là, avec Blair.

Blair.

Il ôta sa veste et ses chaussures et attaqua la montée des marches qui menaient à leur chambre deux par deux. Mais avant de s'y rendre, il fit un détour par celle de leur fils.

Henry était bien entendu au pays des songes à cette heure de la nuit et il s'approcha précautionneusement pour ne pas le réveiller. Le petit homme ressemblait à un ange et enlaçait son lapinou.

Chuck ne pu résister à la tentation de relever une mèche de ses cheveux, de couleur identique aux siens.

- Papa, tu es là, murmura l'angelot d'une voix ensommeillée en soulevant péniblement une paupière.

Le jeune homme se mordit la lèvre inférieure.

- Oui, c'est moi, chhuuut, rendors-toi, répondit-il en l'embrassant sur le front.

Le polisson agrippa plus étroitement son doudou et frotta sa joue contre l'oreiller pour reprendre son rêve là où il l'avait laissé.

Le jeune père quitta la pièce, non sans se retourner une dernière fois sur le seuil, sa silhouette, dessinée dans l'embrasure de la porte, projetant une grande ombre sur le sol.

Il se dirigea ensuite vers sa destination première. Il tourna doucement la poignée et pénétra dans leur chambre. Il s'arrêta un instant, subjugué par la vision qui s'offrait à lui. Il pouvait distinguer le corps parfait de Blair allongée sur le lit grâce à la lumière des bougies disséminées ça et là.

- Bonsoir, susurra-t-elle en levant ses yeux de biche sur lui.

Il déglutit et la rejoint sur le matelas en une fraction de seconde, ses lèvres dévorant déjà les siennes.

- Tu m'as manqué, chuchota-t-il contre la peau de son cou alors que sa bouche descendait vers la vallée de ses seins, mis en valeur par le déshabillé noir en dentelle qu'elle portait et que les mains expertes de Blair dénouait sa cravate, puis s'insinuaient sous sa chemise.

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katido  (23.06.2013 à 14:36)

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