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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 28.09.2012 à 19h29
Auteur : myra15
Statut : Terminée
« voici le quatrième volet de ma très (trop) longue histoire » myra15
Cette fanfic compte déjà 273 paragraphes
Une petite heure plus tard, elle ouvrit de grands yeux reposés et afficha une mine toute rose. Elle avait envie de repartir à l'aventure et demanda une nouvelle promenade.
Du haut de la terrasse, Sully avait repéré une petite plage de sable et de galets qui n'était pas trés éloignée et lui proposa de s'y rendre. Elle accepta avec enthousiasme et décida de glisser sa main dans la grande main chaude de son mari, tenant le manchon de l'autre côté.
Il sourit, étonné qu'une femme si instruite, si belle s'amuse de choses aussi simples avec une joie d'enfant. Elle dit que le seul moyen de ne pas vieillir trop vite était de profiter de la vie en la regardant avec des yeux d'enfant.
Des algues se mouraient sur les galets et les rochers leur faisant comme un pelage doré. Des mouettes étaient posées sur des rochers à demi immergés, attendant un hypothétique signal de leurs semblables qui planaient dans le ciel !
Le soleil baissait doucement et emprisonnait encore les flots tranquilles dans les mailles d'un filet aux anneaux d'or imaginaires.
Michaela se serra contre Sully et lui dit "j'aimerai me souvenir de ce parfum d'iode, de cette image calme et irréelle avec ce filet d'or sorti d'un conte de fée"
Sully la serra contre lui "j'aimerai aussi me souvenir de tout cela en gardant la chaleur de ce soleil hivernal sur ce paysage, la luminosité, tout ce qui pour moi symbolise l'attente impatiente de l'arrivée de ce bébé qui grandit doucement en toi, Chanson de mon Coeur ! "
Michaela sourit et eut un petit frisson. Sully la conduisit vers une voiture fermée qui attendait près de l'auberge où ils avaient mangé car il ne voulait pas qu'elle prenne froid. Elle se laissa faire. Une fois installée sur les coussins confortables elle dit simplement avec tendresse "tu te préoccupes toujours de moi et tu dévances mes désirs ! quel bonheur de se laisser porter comme cela par l'homme que l'on aime ! je comprends mieux ta Maman lorsqu'elle parle de ton père, s'il était comme toi !!!!"
Et la voiture les ramena en ville et ils descendirent devant la maison d'Elisabeth. Cette belle et grande demeure bourgeoise et pourtant simple n'impressionnait plus Sully car il savait qu'elle avait un coeur qui battait trés fort pour chacun des membres de la famille.
Brian avait reçu encore une lettre de Loren qui disait que tout allait bien. Il avait vu Oiseau Blanc qui parlait de Missou et de Bébé Loup qui allaient trés bien ! "
Andrew s'échappa pour aller se préparer car bien entendu James l'avait invité au théâtre avec la petite famille. Daniel dit que le jeune homme était tout triste à l'idée de voir Colleen partir dans deux jours et il avait promis d'écrire encore plus souvent. Matthew taquina sa soeur qui sirotait son thé à la menthe en disant qu'Horace allait devoir embaucher du personnel rien que pour livrer le courrier de Mlle Colleen !
Cette dernière, les yeux dans le vague semblait triste. Elisabeth lui dit qu'elle inviterait souvent Andrew tant qu'elle serait à Boston et qu'elle lui demanderait de venir la voir à Washington si Colleen s'y rendait au printemps.
Mary dit à celle qu'elle avait adoptée comme sa petite fille qu'elle lui aiderait à la maison pour qu'elle ait le temps de bien étudier et d'écrire à Andrew car il fallait qu'elle pense à devenir un bon médecin.
Brian s'assit sur les genoux de Mary et lui demanda si elle lui ferait trés souvent des Cookies car son Papa disait qu'ils étaient délicieux.
Marjorie dit ensuite à la mère de Sully qu'elle comptait sur elle pour l'organisation de la pension de famille car elle devait avoir de bonnes idées.
Rebecca ajouta en plaisantant que si Mary comptait payer son loyer à Colorado Springs, elle allait pouvoir aussi gagner beaucoup d'argent !!!!
Tous rirent beaucoup et décidérent de passer à table un peu plus tôt afin de se préparer tranquillement pour se rendre au théâtre.
Sully aida MIchaela pour sa toilette et il y mit toute sa tendresse. Revêtue de son caracot préféré et de sa culotte bouffante (les dessous magiques comme elle les appelait) elle s'assit pour attendre Maggy qui devait venir la coiffer.
Elle avait un peu mal dans son dos et le bébé donnait des coups de pieds mais elle voulait aller au théâtre avec sa famille et elle décida de ne pas donner du souci à Sully.
C dernier fut bientôt prêt et il lui demande si elle avait encore besoin de lui. Elle lui répondit qu'il n'avait qu'à descendre retrouver les hommes de la maison dans le salon....
Il accepta mais il se posa des questions et lorsqu'il rencontra Maggy dans le couloir, il lui fit part de ses inquiétudes et lui demanda d'observer son épouse et de lui dire ce qu'elle en pensait. Maggy promit tout ce qu'il voulait car elle était fascinée par ce bel homme doux et viril dont Michaela était toute la raison de vivre. Pour cela elle l'aimait beaucoup et il lui inspirait confiance.
Elle rentra dans la chambre et trouva Michaela calée dans le grand fauteuil qui l'attendait patiemment.
Elle dit taquine en observant la jeune femme "alors on flâne ou on rêve ? il est vrai que l'homme de ta vie est encore merveilleux ce soir et que tu préférerais sans doute le garder avec toi sous les couvertures plutôt que d'aller au théâtre !"
MIchaela murmura "j'ai envie d'aller au théâtre tu ne peux pas savoir ! mais je me sens un tout petit peu fatiguée et je n'ai rien dit à Sully !"
Maggy sourit largement et répondit "il m'a dit qu'il te trouvait un peu fatiguée ce soir et m'a demandé de veiller à ton confort ! ce n'est pas Tom qui ferait cela ! aprés toutes ces années de mariage......."
Elles éclatérent de rire et Maggy fit remarquer que ce soir encore elle portait les beaux dessous de son mariage et elle demanda curieuse et attendrit "est ce qu'ils ont un effet particulier sur Sully ?"
Michaela rougit et dit "oh oui ! la première fois où il les a vus, il les a trouvés splendides et il n'arrêtait pas de caresser le tissu ! "
Maggy éclata de rire "il a caressé seulement le tissu ? tu es amusante toi ! comment a t il fait pour te faire un bébé s'il se contente de caresser seulement le caracot ???"
Michaela rouge comme un coquelicot qui vient d'éclore fut prise d'un fou rire et Maggy la gronda "ne bouges plus ! on ne va jamais y arriver ! tu as un mari splendide et amoureux. Profites ma fille c'est un don du ciel ! "
Les hommes étaient dans le salon et James et Daniel aidés de Matthew taquinaient Sully qui était splendide en costume sombre avec une chemise blanche et son noeud papillon blanc.
James disait "je me demande pourquoi tu ne t'habilles pas tous les jours ainsi ? tu impressionnerai favorablement l'armée et les femmes de Colorado Springs ! "
Daniel ajouta "mais il faudrait une chemise un peu moins blanche pour aller dans les fourrés avec les indiens ou .... Michaela !"
Matthew dit "c'est vrai Papa! tu devrai mettre un jour la veste en daim et le lendemain cela ! les gens ne sauraient jamais à quel Sully ils auraient à faire ! "
Daniel et James donnèrent une bourrade à Sully et ce dernier rentra dans leur jeu dit "toi Matthew, tu ne pourrai pas te rouler dans les foins avec ton costume de ce soir ! tu ferai craquer toutes les coutures ! "
Matthew rougit violemment et éclata de rire pour dissimuler sa gêne !
Sully regarda avec amusement Daniel "et toi tu parles de fourrés ? il est vrai que ta tornade rousse doit avoir de belles occupations à te proposer dans les fourrés ! mais je crois qu'elle aime mieux ta chemise de cow boy que ton costume ! c'est plus facile à enlever !!!'" et il éclata de rire.
"et si on demandait à notre cher Délégué du gouvernement comment il passe son temps les aprés midis d'hiver avec sa Rebecca ?"
Ils éclatèrent tous de rire et Brian arriva en courant des cuisines en disant "les filles arrivent, chut !!!"
Elisabeth et Mary descendaient l'escalier vêtues toutes deux de toilettes chics et noires agrémentées d'un simple collier. Elles avaient beaucoup de classe, une avec ses cheveux auburns mêlés de fils blancs et l'autre toute menue avec une chevelure blonde où se perdaient les mèches qui marquaient l'outrage du temps.
Sully s'avança pour embrasser sa maman qui resplendissait mais Brian fut plus rapide que lui et dit "Granny ! tu es trés jolie et toi aussi Grand Mère ! on peut être vieilles et jolies ! "
Matthew le bouscula "non on peut être grands mères et jolies ! "
Ingrid et Colleen apparurent souriantes et sûres d'elles. Elles portaient toutes les deux des robes parmes et s'étaient coiffées de la même manière : un joli chignon simple qui laissait échapper des boucles couleur de chataigne pour l'une et dorées pour l'autre. Elles semblaient trés complices.
Enfin, Michaela et Marjorie descendirent le grand escalier. Michaela portait une robe verte en satin qui mettait en valeur les cheveux relevés qui cascadaient en boucles libres sur son épaule. Marjorie avait choisi une robe mordorée presque assortie à sa chevelure et elle avait opté pour un chignon.
Les hommes applaudirent en souriant et tendirent les manteaux à ces dames. Tom introduisit Andrew que l'on n'avait pas entendu arriver à cause du brouhaha qui régnait dans le salon et tous partirent au théâtre pour passer leur dernière soirée bostonienne.
Il avait fallu deux grandes voitures pour transporter toute la famille à travers les rues décorées encore de sapins de Nöel et débarassées de la neige. Des reverbères les éclairaient. Tout semblait irréel pour Ingrid, Matthew, Colleen et Brian habitués aux rues sombres de Colorado Springs.
Malgré l'heure tardive et l'air frisquet, le centre ville de Boston semblait vivre comme en plein jour.
La jeunesse était avec les deux grand mères dans la voiture qui ouvrait la marche. Andrew servait de guide et les deux dames renchérissaient certaines de ses explications.
Ils avaient quitté Beacon Hill, quartier chic et huppé mais le centre ville valait le déplacement. Jamais les enfants n'avaient vu la ville le soir tard et ils ouvraient tous de grands yeux.
Elisabeth dit qu'ils allaient au théâtre mais que certaines personnes se rendaient à l'opéra qui n'en était pas trés éloigné, ce qui expliquait une circulation dense de voitures fermées et de buggies.
Lorsqu'ils s'arrêtèrent devant un immense bâtiment illuminé sur le parvis duquel une foule bigarrée et remuante s'agitait, Brian ouvrit des yeux immenses. Jamais il n'avait vu une aussi grande "maison" et Elisabeth lui expliqua que dans ce cas on disait un bâtiment ou un édifice.
Des reverbères encore plus nombreux que dans les rues éclairaient la place nettoyée de toute trace de neige. Ils s'avancèrent joyeusement vers le hall d'entrée et Brian prit la main de ses deux grand mères pour se rassurer tout en ayant l'air de se sentir trés à l'aise. Il avait deux cavalières, un point c'est tout !
Ils pénétrèrent dans le hall d'entrée immense décoré de statues qui rappelaient la vocation de l'édifice : la musique, la danse, le chant, la comédie étaient représentés par des personnages en marbre immenses et Brian restat bouche bée sans poser de question.
Mary lui expliqua ce que chaque statute représentait et Ingrid et Matthew écoutèrent attentivement.
Colleen bénéficiait des connaissances d'Andrew qui ne la quittait pas d'une semelle et qui avait posé sa main sur celle gantée que la jeune fille appuyait sur son bras.
Rebecca et James saluaient quelques connaissances. Marjorie bien accrochée au bras de son cavalier préféré lui faisait visiter les lieux.
Sully et Michaela étaient arrêtés devant le grand escalier à double révolution et la jeune femme expliquait à son mari l'architecture en lui indiquant les décorations du plafond et des murs. Elle savait que cela intéressait Sully qui aimait comprendre toutes les constructions.
Sur un signe de James, la petite troupe s'élança dans les escaliers en marbre dont Matthew caressa au passage la rampe pour découvrir ce matériau froid et chic. Mais les enfants n'étaient pas au bout de leurs surprises.
Ils occupaient deux balcons au premier étage pas trés loin de la scène. Ces loges avançaient un peu sur le vide et le parterre du rez-de-chaussée et Matthew se pencha en avant.
Brian demanda à Sully "tu crois que c'est solide ce balcon ? ce n'est même pas en bois !"
Sully lui répondit que c'était encore plus solide que si c'était construit en bois et il lui fit remarquer tous les grands lustres qui descendaient du plafond qui semblait suspendu trés haut vers le ciel. Il lui expliqua que l'ensemble du théâtre était éclairé au gaz et Brian ne se montra pas rassuré et saisit la main de son Papa.
Sully se pencha pour caresser la joue de l'enfant et lui promit que toute la soirée se passerait bien.
Il avoua "tu sais moi aussi c'est la première fois que je vais au théâtre ! lors de notre voyage de noces à Denver, j'ai emmené ta maman à l'opéra et ce n'était pas tout à fait pareil ! "
Brian voulut savoir la différence entre un théâtre et un opéra et Sully lui donna les explications nécessaires. Puis il voulut savoir pourquoi ce n'était pas pareil !
Sully répondit "ici c'est une grande et belle ville et tous les bâtiments sont en pierre et somptueux. L'Opéra de Denver est beaucoup moins luxueux mais j'ai passé une excellente soirée avec ta maman ! "
Michaela dont Sully tenait la main dans la sienne et la serrait de temps en temps sourit. Sully était un adorable papa qui prenait du temps pour chacun de ses enfants !
Brian dit inquiet "tu sais il parait que la pièce de ce soir est un drame d'amour ! comment l'amour peut il ête un drame Papa ?"
Sully dit "l'histoire que les artistes vont nous jouer ce soir est celle d'un beau garçon amoureux d'une jeune fille trés belle mais qui appartient à un clan opposé au sien. Ils se marieront en cachette et pour s'échapper elle fera croire qu'elle est morte. Il se tuera et elle aussi. "
Brian soupira "'c'est pas gai cette histoire, il parait que c'est un anglais qui a écrit la pièce, il s'appelait Shapeare ! "
Sully le reprit "l'auteur s'appelait Shakespeare et il est mort il y a bien longtemps ! son histoire s'appelle Roméo et Juliette et se passe pratiquement à la renaissance en Italie !"
Brian répliqua "c'est pas gai et en plus c'est où l'Italie ?"
Daniel qui était à côté de l'enfant dit "James te montrera la carte de l'Europe demain et l'Italie ! c'est un beau pays mais qui est trés loin d'ici !
Brian soupira de résignation et dit encore à l'oreille de son père "tu aimes toi cette histoire avec tous ces morts ? comment ils vont faire pour tuer les artistes ! "
Sully lui expliqua que c'était comme un jeu et Elisabeth qui était dans la loge à côté vint lui prêter des jumelles de théâtre toutes petites. Sully lui expliqua comment cela fonctionnait et l'enfant dit que si la pièce l'ennuyait il s'amuserait à regarder ailleurs avec les jumelles.
Sully lui recommanda de ne pas faire de bruit. Les lumières s'éteignirent et trois coups retentirent......
Brian vit un petit carré en bois au milieu du devant de la scène et demanda ce que c'était. Sully lui expliqua avec beaucoup de patience que c'était la cachette du souffleur.
Il fallut expliquer à Brian ébahi que le souffleur avait le texte de la pièce sous les yeux et qu'il était là pour aider, pour souffler les répliques si jamais l'artiste avait un trou de mémoire.
Cela amusa beaucoup l'enfant qui porta les jumelles à ses yeux pour observer.
Le grand rideau rouge s'entrouvit lentement et pour Ingrid, Colleen et Matthew un monde nouveau apparut à leurs yeux.
Andrew avait profité de la pénombre pour prendre la main de la petite jeune fille et la portait à ses lèvres tendrement. Un délicieux frisson de plaisir bouleversa Colleen !
Matthew prit Ingrid par la main et s'entraina à avoir autant d'aisance chic que le prétendant de sa soeur.
Michaela sourit à Sully et ce dernier porta le poignet de sa femme parfumé et satiné à ses lèvres pour un long et tendre baiser. Michaela le regarda les yeux brillants et elle lui dit que la pièce allait commencer par une fête.
Sully se pencha vers son oreille et lui dit "c'est la première fois que je vais au théâtre dans un lieu aussi chic et cela je te le dois encore ma Fleur de Feu !"
Elle répondit "mais j'aimerai bien mieux entre dans la forêt, prés de la cascade et seule avec toi ! "
Et tous se perdirent dans le spectacle. Pourtant Sully que ces grandes élocutions ne passionnaient pas, passa beaucoup de temps à observer le doux profil fin de son épouse qui suivait l'action avec un sourire de plaisir.
Ses yeux caressaient les belles boucles dorées qui cascadaient du sommet de sa tête et son regard glissait le long des épaules dénudées par un beau décolleté qui mettait en valeur la jolie poitrine gonflée de son épouse. Le reste dissimulé par la robe, lui seul le connaissait et il sourit de contentement....
Le spectacle ne fut interrompu que par l'entracte pendant laquelle ces messieurs allèrent chercher des rafraichissements pour leurs compagnes. Ingrid et Colleen se dirent mutuellement qu'elles rêgvaient et qu'elles jouaient à la princesse.
Mary avait les yeux qui brillaient de joie et Elisabeth éclatait de bonheur.
Marjorie quant à elle s'était installée de telle manière que Daniel s'enivrait à loisir de son capiteux parfum et du froufroutement de sa toilette. Elle sentait le trouble du bel homme et en jouissait intensément.
La famille rentra heureuse de sa soirée et tout le voyage du retour se passa à échanger des impressions et à poser des questions.
Andrew rebroussa chemin une fois arrivé à la maison d'Elisabeth et il partit avec un buggy vers sa demeure;
Pendant le trajet, Michaela confortablement installée dans les bras de son mari somnolant paisiblement et une fois la porte d'entrée fermée, Sully la prit dans ses bras, souhaita bonne nuit à tout le monde et gravit les escaliers avec son doux fardeau sous le regard attendri de leurs mamans respectives....
Michaela tombait de sommeil. La promenade au grand air, les préparatifs pour aller au théâtre et aussi le besoin incessant qu'elle avait de sommeiller ces derniers temps l'avaient épuisée.
Sully la posa délicatement dans le fauteuil et quitta son propre manteau, sa veste, son gilet, sa chemise et son noeud papillon. Il fit sauter les souliers et enleva ses chaussettes.
Torse nu, avec ses colliers indiens et vêtu seulement de son pantalon, il se sentait mieux pour jouer à la dame de chambre de son adorable feu follet.
Il ôta le petit chapeau qui l'amusait beaucoup, puis le manteau. Il s'agenouilla devant elle et comme à son habitude, saisit les petites bottines sur ses genoux pour les délacer. Ses mains se firent caresse pour grimper le long des petites jambes fines et dérouler les bas de soie. Il massa tendrement les pieds mais il sentit qu'il fallait faire vite car Fleur de feu ne tenait plus debout.
Il se souleva un peu de façon à la prendre contre sa poitrine et défaire les boutons qui se trouvaient derrière le corsage de la robe verte comme une prairie sous la rosée. Il baisa les tendres épaules et fit glisser les manches.
Michaela avait le nez contre la clavicule de son mari et se délectait de l'odeur chaude et masculine qu'elle dégageait. Elle la picora de baisers ensommeillés et dit qu'elle voulait dormir là et maintenant contre son oreiller préféré.
Sully défit les boutons de nacre du caracot et s'émerveilla encore de la beauté du corps de son épouse. Il murmura "tout à l'heure au théâtre je te regardais et je me disais qu'aprés ton décolleté il n'y avait que moi qui connaissais ton corps spendide ! "
Michaela ouvrit un oeil coquin et dit "tu n'as pas suivi la pièce correctement ? et moi qui t'ai emmené au théâtre ! "
Sully dit "j'ai aimé la pièce parce qu'elle parlait d'amour mais j'avais un spectacle tellement doux à côté de moi. De plus tu étais trés occupée et moi j'ai savouré comme une gourmandise la vue de tes beaux seins nacrés et je pensais à ce qui cachait sous ta robe "
Michaela lui donna une petite tape sur la joue et sourit "tu sais je vais devenir de plus en plus grosse et difforme ! alors profites de me regarder avant qu'il ne soit trop tard ! aprés tu ne voudras plus poser les yeux et les mains sur moi ! "
Sully sourit coquin et tout émoustillé dit "donc il faut que je profite de poser les yeux et les mains sur toi ! oh que j'aime cette invitation et je ne vais pas m'en priver !"
Il la fit se lever pour faire glisser la robe, et les jupons sur le sol. Il ôta le caracot avec douceur mais impatience. Il la souleva pour la sortir du piège froufroutant qui jonchait le sol et la porta sur le lit ouvert par Maggy en début de soirée.
Il l'installa confortablement et entreprit de se débarasser de la culotte bouffante en picorant le petit ventre de légers baisers qui ressemblaient à la caresse d'un papillon.
Il se souleva pour quitter son pantalon et son sous vêtement et quand il revint une petite seconde plus tard, Michaela dormait en chien de fusil le sourire aux lèvres !
Il embrassa tendrement l'épaule nue, se glissa contre elle pour épouser son corps de haut en bas et tira sur eux les draps et les couvertures.
"Dormez bien mes amours ! faites de beaux rêves ! "
Et il s'enivra du doux parfum qu'il lui avait offert et qui faisait une seconde peau à la femme de sa vie.....
,Sully ne dormit pas trés bien cette nuit là ! MIchaela bougea beaucoup dans son sommeil. Puis il avait envie de lui faire l'amour mais ne voulait pas la réveiller car elle semblait vraiment épuisée. Il se sentait impatient de reprendre le chemin du Colorado et cependant il craignait la longueur du voyage pour sa petite femme.
Il avait hâte de retrouver les grands espaces, les cheyennes, sa liberté de mouvements et quand il y réfléchissait même Hank et Jake lui manquaient !
Cela le fit sourire dans l'intimité de la nuit et de la chambre. Cette chambre avait l'avantage à ses yeux d'étouffer grâce à ses murs épais les gémissements et les cris d'extase lorsqu'il aimait Michaela. Cette pensée lui donna des idées coquines qui empêchèrent son sommeil.
Bref! il tournait en rond dans sa tête et en plus il était excité à l'idée de faire découvrir à sa mère une nouvelle contrée et un nouveau mode de vie. Il savait que le lendemain matin elle serait émue de quitter son petit appartement pour partir vers l'inconnu même en compagnie de son fils et de sa famille.
Finalement, il pensa à Wolf et à un de ses campements solitaires dans la forêt et il finit par s'endormir vers le petit matin.....
Michaela avait dormi comme une marmotte malgré tous les mouvements qu'elle avait fait dans la nuit. Elle se réveilla fraîche et dispose et tourna la tête vers son mari.
Elle lui trouva un petit air fatigué et se leva sans faire de bruit puis enfila sa robe de chambre. Elle attacha rapidement ses cheveux avec un ruban et se glissa hors de la chambre comme une petite souris habituée des lieux.
La maisonnée dormait encore et elle alla aux cuisines faire du café. Puis elle prit des brioches fraiches (sans doute faites par les enfants de Beth pour les invités) et elle remonta dans sa chambre et posa son plateau sur une petite table.
Elle quitta la robe de chambre et en tenue d'Eve se glissa vers son Adam Chéri.