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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 28.09.2012 à 19h29
Auteur : myra15
Statut : Terminée
« voici le quatrième volet de ma très (trop) longue histoire » myra15
Cette fanfic compte déjà 273 paragraphes
Sully dormait avec application tourné vers la place de Michaela. Elle l'observa un grand moment, redessina du regard les traits du visage doux et viril magnifique même en l'absence de l'Océan de tendresse du regard. Puis ses yeux se portèrent sur les épaules larges et musclées, sur le torse sur lequel frisait une légère toison.
Elle souleva le drap pour continuer son examen. Le ventre était plat et les hanches étroites. Regarder le bas ventre la remua profondément et elle continua en tenant toujours le drap en l'air par suivre la ligne des jambes fines et musclées.
Soudain, elle eut envie de le caresser mais de ne pas le réveiller. Son index releva une mèche ondulée qui cachait le front, puis il partit à l'assaut de l'ossature du visage dont il dessina le contour.
Sully respirait toujours calmement ! Elle osa continuer et posa ses doigts sur une clavicule. La peau était chaude et douce et encore bronzée. Ils coururent dans la toison jusqu'au nombril.
Elle avait repoussé le drap pour mieux l'admirer. Soudain, elle se rendit compte que quelque chose avait changé plus bas que la taille et elle se dit qu'il avait dû sentir les caresses dans son sommeil et elle rougit de plaisir de l'avoir tout à elle presque en "son absence ".
Elle releva les yeux et rencontra un regard coquin, émoustillé et un océan de désir. Il sourit "je t'ai bien eue pas vrai ? Prise en flagrant délit de désir de son mari ! Hum ! mais tu as dit que je devais profiter de poser les yeux et les mains sur toi avant que tu sois grosse comme une baleine ! "
Michaela se jeta sur lui "je n'ai jamais parlé de baleine ! tu n'as pas honte ! "
Sully l'attira plus prés contre lui et dit "je n'ai honte de rien quand il s'agit de toi et là puisque tu as commencé, tu vas continuer Feu Follet ! "
Elle rougit violemment et dit "j'ai carte blanche ?'"
Sully attira son visage vers le sien et les lèvres chaudes et masculines murmurèrent "tu as tout ce que tu veux ! "
Michaela se mit à caresser son mari qui bascula sur le côté pour ne pas l'écraser. Ses mains coururent le long de son dos et pétrirent les fesses dures et hautes.
Le baiser s'intensifiait de plus en plus et bientôt il perdit la tête "j'ai rêvé de te faire l'amour toute la nuit et cela m'a coupé le sommeil "
Michaela dit "pourquoi ne m'as tu pas réveillée ?"
Sully trop occupée par la découverte du corps de son épouse chuchota "je voulais te laisser te reposer ! "
Michaela murmura "je suis reposée maintenant et je t'en prie aimes moi ! "
Il ne résista pas à cette invitation et bientôt elle participa avec beaucoup d'enthousiasme à ce qu'elle appelait pudiquement "sa danse de l'amour !"
Leur toilette fut un moment trés doux et le petit déjeuner fut pris en tête à tête ce qui ne leur arrivait que trés rarement.
Entre deux bouchées de la délicieuse brioche qu'il mangeait en la savourant, Sully dit "j'adore cette chambre ! parce qu'elle connait tous tes rêves d'enfant et de jeune fille et aussi parce que les murs sont si épais que personne ne nous entand pendant ..... nos activités amoureuses " ajouta t il l'oeil coquin et le sourire ravageur ! "
Michaela sourit et répondit "tu es d'un pratique parfois ! ainsi tu crois que cette chambre t'a dévoilé tous mes secrets ?"
Sully dit "je me demande si la jeune fille que tu as été est aussi coquine et enthousiaste que mon Feu Follet rien qu'à moi ?"
Michaela rougit et dit "tu ne connais pas tous mes secrets et je vais t'en faire voir un...."
Elle se leva, alla à la grande armoire imposante, ouvrit les deux immenses battants et se pencha comme si elle voulait entrer à l'intérieur.
Sully qui ne voyait plus que les fesses de sa femme à travers la robe de chambre sourit et secoua sa tête et il dit "que cherches tu ? un trésor ?"
Elle ressortit ébouriffée et rieuse en brandissant un petit carnet à la couverture bleue "tu vois, déjà le bleu était ma couleur préférée"
Elle se plongea dans le carnet et tourna quelques pages et lut à haute voix : "
"il neige, il fait froid, j'ai fini de réviser et demain c'est l'examen! j'ai peur ! mais je me sens heureuse dans mon coeur et je me pose une question trés importante : où est celui que j'aimerai plus que ma vie ? Certainement pas parmi ces étudiants prétentieux qui rient de moi et de ma vocation ! Comment est il ? Que fait il en ce moment ? Est ce que je le connais déjà ? je ne pense pas car aucun garçon de mon entourage mérite que je m'y attache. Mon cousin reste mon cousin et il ne sera jamais rien d'autre. Il dit que j'ai raison de vouloir être médecin et qu'il faut bousculer la condition des femmes. Il dit que j'aimerai un homme bon et aussi large d'esprit que moi bien que je sois d'une éducation étriquée dont il dit que je dois me débarasser. Mais où est mon prince à moi rien qu'à moi ???????
Il me faut aller dormir pour pouvoir passer l'examen l'esprit clair et ensuite mon diplôme en poche, je pourrai chercher l'homme que j'aimerai toujours."
Sully avait les larmes aux yeux en l'écoutant car Michaela était trés émue en lisant ces quelques lignes tracées à la veille de son dernier examen pour obtenir son doctorat de médecine.
Il lui tendit les bras et l'embrassa tendrement sur la tempe ! Il était d'une curiosité attendrie et murmura "tu me le fais lire ton journal de jeune fille ???"'
Michaela rougit et dit "non pas pour le moment car certains passages te sembleraient......
"me sembleraient????"
"trop coquins pour la jeune fille studieuse que j'étais !"
Sully éclata de rire "je sais que tu es coquine et même pire que çà, alors il n'y a que moi qui puisse lire cette prose ! "
Mais Michaela ne voulait pas donner le carnet au grand curieux qui lui faisait du charme. Elle répondit par une pirouette "je l'emmène à la maison et si tu es sage, je te lirai des passages ...."
Sully essaya une nouvelle fois le pouvoir de son charme pour avoir accés à ce qui excitait sa curiosité "je ne vois pas pourquoi je dois être sage pour lire des coquineries ...."
Mais rien n'y fit et Michaela dit qu'il fallait que ce soit elle qui les lise avec lui car elle lui expliquerait le contexte. Malgré cette explication tirée par les cheveux, Sully resta intrigué et dit "peux tu me donner la date du passage que tu viens de me lire ?"
Michaele plongea son nez dans le carnet et dit "25 février 1860 le soir aprés le repas"
Sully resta pensif et dit "hum! et ce fameux cousin ? tu ne m'en as jamais parlé !"
Michaela eut l'air triste tout à coup "il s'appelait Bob et il était le fils de la soeur de Maman. Il avait trois ans de plus que moi et il a été tué en 1863 durant la guerre civile. Ma tante est morte de chagrin et mon oncle s'est tué en escaladant une montagne je ne sais trop où ! je n'aime pas trop en parler. Il était gentil avec la gamine têtue que j'étais et sa fiançée est rentrée au couvent ! "
Sully venait d'avoir la réponse à la question qu'il avait failli poser "avait elle été amoureuse de ce cousin ? " mais ce dernier était fiançé lors de sa mort.
Il caressa le dos de sa femme et dit "habillons nous et descendons maintenant. Nous devons faire un tour dans le passé de Maman et puis il faudra préparer les valises...."
Il sourit à l'idée de préparer les valises pour retourner à Colorado Springs.
Une heure plus tard, bien emmitouflées, Mary et Michaela tenaient chacune un bras de Sully pour s'avancer vers la maison où la mère de ce dernier avait véçu dans la solitude.
L'appartement était une seule grande pièce coupée en deux par un rideau cousu par Mary afin d'isoler le coin repos et vêtements.
Il restait peu de choses car deux malles moyennes contenaient ses quelques habits et ses souvenirs (livres, dés, aiguilles à tricoter et à coudre et le nécessaire à broder)
Sur le sommier il ne restait que le matelas et deux piles de draps, couvertures et courtepointe.
Mary dit qu'elle voulait donner tout cela à sa voisine qui avait quatre enfants et qui vivait petitement depuis le décès accidentel de son mari.
Elle alla taper à la porte de cette personne qui lui ouvrit avec un sourire un peu triste.
"Jane, bonjour, je voudrai vous donner les draps et les couvertures pour les enfants car je n'emporte que le minimum. Jane eut un regard plein de larmes et dit "alors c'est décidé, vous partez ? "
Mary se pendit au bras de Michaela et de Sully : oui, je vous présente mon grand fils et ma fille chérie son épouse ! "
Michaela se sentit toute émue de l'aveu de sa belle mère et l'embrassa sur la joue.
Jane prit les couvertures et les draps et sortit en remerciant.
Sully demanda à sa mère ce qu'elle comptait faire du sommier, de la table et des deux chaises et de l'armoire sommaire.
Mary dit "je vais les laisser là car je ne peux pas les emmener ! "
Michaela dit "pourquoi ne pas les donner à Jane avec votre vaisselle ; cela lui rendrait service.
Un moment aprés, Sully avait fait glisser l'armoire et aidé Jane à réorganiser son petit appartement. Michaela en profita pour examiner les enfants et dit que la personne qui viendrait chercher les valises apporteraient des médicaments et un sirop pour l'enfant qui avait la toux.
Ils rentrèrent à la maison. Mary se tenait aux bras de ses enfants et serrait un peu plus fort celui de sa belle fille "cela me fait tout drôle de laisser ce que j'ai mis des années à amasser ! "
Sully la rassura en lui disant que dans le Colorado il lui ferait des meubles à son goût. Mary soupira "ainsi tu es comme Papa! tu aimes travailler le bois ! "
Michaela dit "vous verrez la maison familiale. C'est lui qui a fait les plans et qui l'a construire ! une pure merveille !"
Sully rougit, heureux de la complicité des deux femmes "tu sais Mam (il reprenait ses anciennes habitudes) MIchaela est toujours heureuse de ce que je fais, aussi tu jugeras par toi même ! "
Le repas de la mi journée fut gai malgré la prochaine séparation. Elisabeth avait invité Tom, Maggy, Beth et toute leur famille.... Tout se passa dans la simplicité.
Puis on sonna à la porte et le facteur remit un télégramme pour Monsieur et Madame Sully. Il venait de Joyce et de son mari Jim "suis muté comme Ambassadeur au Canada. Lettre attend à Colorado Springs ! savions pas où vous étiez ! baisers !"
Sully regarda Michaela d'un regard triste et dit doucement "si Jim part, qui va prendre l'Aménagement des territoires de l'ouest ???"
Michaela comprenait l'inquiétude de son mari car cela risquait de changer des choses pour les territoires indiens. Elle dit "attendons de voir leur lettre pour avoir plus d'informations.
James qui apparemment savait quelque chose dit "ainsi il n'a pas pu refuser ! A Washington, il y a quelques jours, il m'avait dit qu'il comptait refuser ce poste dans la mesure du possible tant qu'il n'avait pas bien mis en place l'aménagement des territoires indiens. Il t'a écrit ! Ne t'inquiétes pas trop car il a peut être proposé quelqu'un qui a la même vision des choses que lui ...."
Rebecca discutait avec Mary et lui expliquait les actions de Jim dans l'ouest car Mary avait eu l'occasion de rencontrer ce dernier et Joyce avant le mariage de son fils et de Michaela !
Elle dit à son fils "chaque chose en son temps ! dans quelques jours tu sauras et tu aviseras! ne gâches pas l'instant présent en famille ! "
Cette réflexion fut prononcée sur un ton gentil et tendre mais assez ferme et Michaela se dit que la maman de Sully avait du caractère et elle aima cela.
L'aprés midi les enfants, Daniel et Rebecca qui servaient de chaperons, sortirent un moment pour retrouver Andrew et faire une dernière petite ballade dans Boston. Le soupirant de Colleen était invité au souper qui se déroulerait plus tôt afin que tous puissent se reposer avant le départ du lendemain matin.
James et Sully allèrent chercher les malles de Mary et portèrent les médicaments à Jane. Puis avec les gendres de Beth ils portèrent tous les bagages à la gare afin de les faire enregistrer pour le train du lendemain.
Chacun n'aurait qu'un petit bagage avec le nécessaire pour le long trajet du retour.....
Elisabeth attendit que la petite famille fut au complet pour dire que dans un mois jour pour jour elle partirait à Washington avec James et Rebecca.
Elle en profita pour inviter Andreww à venir aussi souvent qu'il le voudrait lui rendre visite. Elle fermerait la maison
Tom, Maggy, Beth et leurs enfants continueraient à y vivre à leurs guises car Elisabeth avait un confiance immense dans cette famille qui faisait partie de sa vie depuis des années.
Andrew accepta et dit que le lendemain soir, il viendrait passer un moment et Elisabeth l'invita pour un souper informel afin de se sentir moins seule malgré la présence de James et Rebecca.
James partirait sans doute une dizaine de jours avant les deux femmes enfin il ne savait pas trop encore car il attendait des lettres du gouvernement !
La soirée se passa gentiment mais avec beaucoup de nostalgie et Marjorie qui elle était la seule à être folle de joie de repartir en compagnie de Daniel proposa un petit récital au piano avec Michaela.
Ils chantèrent des chansons accompagnés par les deux musiciennes. Colleen restait dans le fauteuil, les yeux plein de larmes, serrant trés fort la main d'Andrew qui tenait la sienne !!!!
Mary et Elisabeth échangèrent quelques paroles à ce sujet.
Le moment de se séparer pour la nuit arriva et Andrew porta la main de Colleen à ses lèvres longuement, le regard perdu dans les jolies yeux marrons de l'adolescente qui retenait ses larmes avec difficulté.
Tout le monde partit se coucher et une fois dans la chambre, MIchaela se laissa tomber dans le grand fauteuil et resta un grand moment rêveuse à regarder les belles flammes qui dansaient avec insousciance dans la cheminée de marbre !
Sully se déshabilla sans parler. Il voulait lui laisser le temps de dire au revoir à la maison de son enfance et de ses années d'études. Il respectait son silence et vint seulement s'asseoir à ses pieds sans bruit pour regarder lui aussi le foyer.
Un moment plus tard, il sentit les mains de Michaela dans ses cheveux. Il ne bougea pas appréciant la caresse. Elle se pencha vers lui "bien sûr que j'ai du chagrin car je quitte à nouveau ma maison natale. Mais cette fois je suis sereine et heureuse. La dernière fois où je suis partie d'ici c'était le soir de mon mariage avec David et j'avais peur. Un grand froid habitait mon coeur ! maintenant, je pars ma main bien au chaud dans la tienne, heureuse et comblée par ton amour et par cette espérance de vie que je porte en moi. Nous emmenons ta Maman avec nous et nous reverrons ma mère à Washington ! De plus je vais retrouver ma clinique et notre maison.
Sully se tourna et l'embrassa longuement, tendrement "veux tu que je t'aide à te préparer pour la nuit ?"
Ella hocha la tête affirmativement. Il reprit son rituel pour ôter les petites bottines, les bas, les jupons.... Il défit la robe, le caracot, la culotte bouffante. Elle ne voulait que la robe de chambre et il lui aida à l'enfiler. Puis il défit les épingles à cheveux et brossa avec soin la longue chevelure qui crissait sous le passage de la brosse.
Ils se sentaient bien sans besoin de parler... Puis Sully la prit dans ses bras et l'allongea sur le lit, elle quitta sa robe de chambre et dit "je ne veux pas faire l'amour, mais je veux dormir bien serrée dans tes bras, pour me souvenir de cette dernière nuit dans cette chambre où j'ai tant rêvé de toi sans te connaître ! "
Sully dit "tu veux me lire un passage de ton journal ?"
Michaela prit le petit carnet bleu et ouvrit à un endroit et lut "10 mai 1958 "aujourd'hui pour la première fois j'ai disséqué un cadavre masculin et je ne me suis pas évanouie ! trés intéressant. Le cadavre avait 44 ans mais était encore bel homme !!!! j'aimerai que mon futur époux ressemble à cette victime d'accident quand il aura son âge ! "
Sully dit "tu as des idées macabres, tu opéres un mort et tu penses à moi ! brr tu me fais froid dans le dos ! "
Michaela espiègle "tu veux savoir ce qu'il y a dans le petit carnet ? Faudra que tu t'habitues à des réflexions de ce genre. Mon côté scientifique ne m'enlève pas mon romantisme ! mais rassures toi tu seras beaucoup plus beau à 44 ans !!!"
"attends pour me faire pardonner " 21 avril 1958 c'est le printemps ! j'aimerai aller me ballader au bord de l'Océan avec mon fiançé mais le hic c'est que je n'ai pas de fiançé ! enfin pas pour l'instant ! mais où est celui qui acceptera que sa femme pratique la médecine. Tous les hommes de mon entourage me regarde comme une pestiférée, mais je n'abandonnerai pas ! quitte à ne jamais me marier! je veux soulager la souffrance des êtres vivants ! "
Sully dit "là tu es un peu plus romantique..." et il la prit dans ses bras pour l'embrasser tendrement en caressant le petit ventre qui devenait de plus en plus rond.
MIchaela se cala contre la poitrine de Sully et parcourut du regard sa chambre "oui elle est la même depuis des années et pourtant depuis que tu y as pénétré elle a un charme, une chaleur qui lui manquaient cruellement. Je te remercie et je veux te dire que je t'aime infiniment.... Peut on dormir maintenant ? Je me sens fatiguée, triste, et impatiente ! "
Sully baisa doucement les jolies lèvres roses "dors mon amour, moi aussi je suis impatient de rentrer chez nous mais tellement heureux de connaître ton petit refuge féminin pendant tout le temps où je ne te connaissais pas. "
Il la couvrit avec tendresse et la berça un moment dans ses bras, caressant légérement son bras nu et profitant du joli corps doux et souple lové contre lui.
Le lendemain matin ils ne trainèrent pas dans le bain et un moment plus tard ils rejoignaient la petite famille pour le petit déjeuner. Les bagages étaient descendus et installés dans les voitures qui avaient été louées pour les emmener vers la gare.
Elisabeth affichait un sourire contrit et semblait trés triste. Si triste que Sully lui demanda de partir avec eux à Colorado Springs en disant que Maggys se chargerait de faire suivre ses bagages.
Mais Elisabeth dit qu'elle ne voulait pas encombrer et qu'elle allait d'abord à Washington et qu'elle avait pour mission de tenir compagnie à Andrew !
Tout le monde semblait content même si Brian regrettait de laisser Jessica à qui il avait promis d'écrire. Marjorie resplendissait de joie et avait déjà pris son thé et sa brioche.
Maggy apporta deux grands paniers contenant de la nourriture pour le voyage en cas de famine pour la future maman. Michaela serra sa nourrice sur son coeur et éclata en sanglots. Sully ne dit rien et attendit que Maggy embrasse la jeune femme et la conduise vers lui pour lui confier sans mot dire.
Colleen avait les yeux rouges car elle avait pleuré mais elle tentait d'afficher un sourire de circonstance. Liz lui dit qu'elle lui écrirait pour lui parler des conversations échangées avec Andrew.
Puis tout le monde grimpa dans les voitures et aprés un dernier geste d'adieu à Tom, Maggy, Beth et leurs enfants, ils prirent le chemin de la gare de Boston.
Brian qui n'avait pas regardé la façade de l'immense édifice lors de son arrivée, observa les grands piliers qui grimpaient vers le ciel et le fronton de la gare ornée d'une horloge géante.
Le vestibule était gigantesque. Des centaines de personnes affluaient dans un sens ou dans un autre, selon qu'ils se dirigeaient vers les quais ou qu'ils se répandaient vers la grande ville...
Cet espace immense accueillait des milliers d'hommes pour les disperser dans toutes les directions la minute suivante.
A l'intérieur, le gamin leva la tête et eut le vertige tellement la verrière qui abritait les quais semblait suspendue dans le ciel :
Une odeur de courants d'air, de fumées blanches et noires se mêlait à celle caractéristique du charbon.
La main serrée dans celle de son père (il n'avait pas d'autre refuge lorsqu'il abordait une nouveauté) Brian regarda la locomotive le long de laquelle ils marchaient.
Avant la mise en marche, les purgeurs étaient ouverts. La vapeur siffla au ras du sol en un jet assourdissant. Les fumées accrues s'élargirent dans un grand voile noir.
James avait retenu deux compartiments de six personnes chacun en première classe afin que Michaela et les enfants fassent le voyage à l'aise avec le moins de fatigue possible.
Michaela embrassa son beau frère, Rebecca et sa mère pour les remercier de tant prendre soin d'elle et de sa famille. Elisabeth avait des larmes dans les yeux et énergiquement dit qu'il fallait se dire au revoir car le train n'allait pas tarder à partir.
Ce fut un petit remue ménage entre les deux compartiments. Les jeunes couples adultes étaient installés d'un côté avec Mary et les quatre adolescents avaient un coin bien à eux.
James sauta sur le quai en promettant d'écrire à Sully dés qu'il saurait quelque chose au sujet des territoires indiens. Il aida son épouse et sa belle mère à le rejoindre.
Tout à coup ils furent bousculés par un jeune homme éssoufflé qui affichait un immense sourire de contentement. Il n'avait pas raté le train et il sauta dan le wagon.
Andrew salua rapidement la petite famille d'un geste et d'un sourire et se précipita auprés de Colleen qu'il serra dans ses bras trés fort sans oser un autre geste. Il lui tendit un paquet bien enveloppé et une boite de confiseries.
"j'ai pensé que les fleurs n'étaient pas de mise pour ce long voyage mais un peu de lecture et de quoi grignoter pourraient vous faire plaisir ma douce Colleen. Je vous écris dés ce soir.
Matthew entraina Brian et Ingrid dans le couloir et tapota l'épaule d'Andrew au passage.