Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Jeunesse et protection des mineurs
Cette fanfic ne convient pas aux lecteurs de moins de 16 ans. Elle peut contenir des passages où la violence est suggérée, utiliser un langage susceptible de choquer ou comporter des scènes de sexe non explicites.
Ce pop-up te demande, lors de ta première connexion sur cette fanfic, de certifier que tu es âgé de plus de 16 ans pour pouvoir la lire. Si tu valides, ce pop-up n'apparaîtra plus. Si tu annules, ce pop-up réapparaîtra lors de ta prochaine visite.
Nous comptons sur ta franchise pour cliquer sur le bouton approprié :
Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 28.11.2012 à 14h45
Auteur : myra15
Statut : Terminée
« ceci est le volet 5 des aventures du Dr Michaela Quinn et de l'adorable Sully » myra15
Cette fanfic compte déjà 284 paragraphes
Sully sourit et se cala pour servir de coussin à sa femme adorée.
"Hum ! j'écoute ! "
Michaela sourit et lut "nous venons de marier Marjory. Ce fut une belle fête ! Mais est ce cela le mariage ? Tout ce monde qui vous entoure et vous félicite ? Joyce me dit que le vrai mariage c'est après, quand on se retrouve seule avec un homme ! moi cela ne me fait pas rêver. Marjorie nous a dit à Joyce et à moi qu'elle savait comment cela allait se passer.....
Il la porterait sur le lit, lui enleverait ses vêtements de mariée en l'embrassant et la déshabillerait. Elle a dit qu'elle avait hâte d'y être et qu'elle nous raconterait.
Je réfléchis à tout cela. Un homme que j'ai juste cotoyer et qui m'a offert une bague va entrer dans ma chambre, s'y installer, mettre du désordre et me déshabiller.....
Sully souffla à son oreille "c'est comme cela que tu voyais les choses le soir de notre mariage cheyenne ???? eh Fleur de feu ?"
Michaela rougit et leva un doux regard vers lui, heureuse de voir qu'il se détendait. Elle avait choisi ce passage coquin pour lui faire oublier ses soucis.
Elle soupira et poursuivit. "Me déshabiller parce qu'il est mon mari ? me mettre toute nue à sa merci ? Marjorie nous a dit qu'ensuite il nous caresserait et que..... Oh j'ai trop honte et je ne peux pas écrire cela .... Je pense donc que je ne suis pas faite pour le mariage ! je veux mon intégrité et mon indépendance et je ne veux pas qu'un homme pose ses mains sur ma peau nue..... Joyce se languit de savoir ce que Marjorie va nous raconter prochainement. Je plains ma soeur livrée à cet Evrett que je n'aime pas du tout. Papa et Maman ont dit qu'elle était trop jeune à 17 ans pour se marier mais elle a dit qu'elle partirait avec lui sans se marier car il y a deux ans qu'elle l'aime et Maman lui a fait des reproches en disant que dans notre société il fallait se tenir correctement...."
Sully éclata de rire "tu étais déterminée à ne jamais te marier ! je n'aurais eu aucune chance à cette époque ! Tu avais quel âge ? "
Michaela sourit rêveuse "environ 15 ans et je voulais devenir médecin. Me marier voulait dire renoncer à mes rêves d'exercer la médecine...."
Elle baisa l'intérieur du poignet fort et sécurisant de son mari "et puis je ne savais pas que tu existais, que je serai folle de toi et que je n'aurai plus peur que tu me déshabilles. Tu n'es pas un homme inconnu comme les autres toi ! tu es mon Petit félin et mon amour pour toujours ! "
"crois tu que si je t'avais rencontrée à l'époque j'aurais pu te faire changer d'avis ?'"
Michaela sourit "j'étais une petite cruche naive et butée sur mes études ! mais avec ton charme et ton regard..... vas savoir ce qui ce serait passé !"
Sully émoustillé "on peut lire encore un passage ?"
Michaela tourna les pages du deuxième carnet bleu pendant que Sully caressait doucement le ventre rebondi de sa femme et murmurait "bébé, nous nous renseignons sur ton adorable Maman qui était trés têtue dans sa jeunesse".
Michaela le taquina "tu n'as pas honte de faire cela à ton enfant ?"
Sully "non non ! sa maman est merveilleuse et ..... continues s'il te plait .... c'est un bonheur pour moi de te découvrir ainsi ! "
Michaela toussota "voilà Joyce est mariée ! elle rayonnait dans sa splendide toilette. Jim ne lachait pas sa main. Avant de s'échapper avec lui elle m'a dit à l'oreille "ce sera encore mieux que le mariage de Marjory. Je l'aime Miky pour toute ma vie ! "
Elle a de la chance. Jim est adorable et la mange des yeux. Il a l'air si doux tandis que... David semble un animal empaillé ! je signe et persiste. Froid, distant, hautain, sa main moite ne quitte pas ma taille.... et je déteste cela ! Pourquoi n'ai je pas l'enthousiasme de ma soeur et de Joyce ? je n'aime pas David et j'ai peur de notre mariage, de notre vie commune..... je sais que j'ai fait une bêtise d'accepter sa proposition. Dans deux jours, il part à la guerre et je ne devrais pas avoir les vilaines pensées que j'ai à son égard. J'espère que lorsqu'il reviendra il ne voudra plus de moi ! je m'en fiche de rester vieille fille pourvu que je puisse exercer la médecine.... "
Sully caressa tendrement les beaux cheveux dorés "tu semblais prise au piège ce jour là ! et pour employer les mots que tu emploies lorsque tu parles de ton fiançé ..... tu devais vraiment te sentir trés éloignée de lui. Pauvre chérie qui a été contrainte par la suite de l'épouser pour sauver l'honneur de Marjorie ! "
Il prit tendrement le doux petit visage entre ses mains et légèrement embrassa les lèvres roses qui s'entrouvirent.
"Sully ! fais moi un vrai baiser ! tu pourrai me faire la danse de l'amour doucement aussi ?"
Sully la regarda au fond des yeux "Michaela tu dois être sage. Je vais te faire l'amour avec mes baisers mais tu dois te ménager. Le bébé sera là dans un mois environ et tu t'es trop démenée pour moi. "
Et il la couvrit tendrement de baisers et de caresses sur tout le corps en murmurant des mots d'amour. Il ne voulait pas céder à son désir personnel car elle devait prendre soin d'elle et de la petite vie qu'elle portait. Il serait amoureux fou, tendre et sage.
Et son feu follet ne pourrait rien contre sa détermination qui lui coûtait beaucoup.
Il était 7 heures moins le quart et Loren balayait son porche avant d'installer les caisses de fruits et légumes. Il était de très mauvaise humeur et avait passé une nuit de chien ! Dorothy s'était moquée de lui en refusant de lui faire une tisane de camomille car elle allait chez ses amies Mary et Liz et qu'elle passerait la nuit à la pension.
Jake était sur le pas de sa boutique, les cheveux en bataille, et l'air pas frais du tout. L'oeil était éteint et un rictus déformait sa bouche. Hank les salua d'un geste désinvolte de l'autre côté de la rue. Il avait l'air en pleine forme.
Matthew et Daniel bavardaient avec le cocher de la diligence dans laquelle avaient pris place deux fermiers qui allaient à Manitou. Un petit groupe sortit de la pension et se dirigea vers le bureau d'Horace. Loren cligna des yeux et fronça les sourcils car Liz et Mary accompagnées de Dorothy entouraient Marjorie et Térésa.
Marjorie était vêtue comme un homme, un grand chapeau enfonçé sur sa tête. Les yeux bleu pâle pétillaient de malice. Térésa marchait timidement à ses côtés appuyée sur son bras.
Jake passa nerveusement sa main dans les cheveux et fixa sa fiançée "que faisait elle de bon matin avec la tornade rousse ?"
On entendit Horace rouspéter dans son coin et Myra sortit en vêtements de voyage et courut embrasser les deux autres jeunes femmes qui venaient vers elle !
Hank tira nerveusement sur son cigare et posa sa tasse de café brûlant sur le rebord de la terrasse du saloon. "que se passait il ? où allaient ces femmes ?'
Ingrid se rapprocha de Matthew qui la prit par la taille. Daniel prit tendrement Marjorie dans ses bras et se pencha pour déposer un baiser discret sur les lèvres souriantes de "sa femme" "prends soin de toi mon amour ! tu vas me manquer ! tu as l'adresse de Godmann si vous avez besoin ! "
Elle sourit et poussa Térésa dans la diligence et aida Myra à s'y installer. Elle sourit à Mary, Liz et Dorothy qui agitaient déjà les mains.
Mary dit à haute voix en prenant appui sur Daniel '"n'oubliez pas la laine pour le bébé ! Loren n'a rien reçu et nous sommes à court Liz et moi !"
Loren blémit et ses mains se crispèrent sur le manche de son balai.
Jake courut en titubant vers la diligence "Térésa, où vas tu ? ne me laisses pas ? je t'aime ! "
Marjorie le repoussa fermement et faillit l'envoyer au sol "pas lavé, pas rasé, à peine décuité et vous osez proclamer votre amour ?'
Horace faisait mille recommandations à sa femme sur un ton larmoyant qui énerva Marjorie "elle ne part pas pour l'enfer Horace, arrêtez un peu vos simagrées !"
Hank fit deux pas vers le milieu de la route et dit "alors les filles, on va s'envoyer en l'air à Denver ou ailleurs ?"'
Il était trop près de Marjorie qui le gifla à toutes volées "voilà pour toi proxénète ! "
et elle dit au cocher "partons s'il vous plait ! la route est longue ! "
La diligence s'ébranla. Daniel et les femmes cachaient leurs sourires amusés. Mais des quolibets montaient vers Hank qui avait reçu une claque d'une femme au milieu de la rue.
Il s'énerva "arrêtez ! vous voyez pas qu'elle est folle ! elle s'habille en homme et court les routes comme un mec !"
Il regarda Daniel d'un air provocant mais le "mari de Marjorie" se détourna en faisant comme s'il ne l'avait pas vu. Il marcha d'un air offusqué vers le saloon en caressant sa joue ....
Un peu plus tard dans la matinée, Dorothy bavardait avec le révérend à l'intérieur de la boutique de Loren. Ce dernier rangeait et Timothy le taquinait en disant que c'était la caverne d'Ali Baba.
Le révérend avait pris une Bible dans les mains et la feuilletait "Loren ? je n'y crois pas un exemplaire pour 5 euros ! "
Dorothy intervint dans la conversation "Révérend, voiçi un bon de réduction de 10 %! "
Le révérend la remercia et dit "à ce prix je les prends :! il y a si longtemps que les fidèles ont une bible pour deux.3
Loren allait répliquer lorsque Sully entra en saluant tout le monde . Il déposa une liasse de billets devant Loren et dit "je voudrai de la farine, de l'avoine, et de la viande."
Loren resta un peu interdit. Le révérend fit remarquer que cette somme importante devait correspondre à un salaire.
Sully répondit sobrement" les cheyennes meurent de faim ! je ne peux pas supporter çà !"
Dorothy lui tendit un bon de réduction "Sully, vous avez 10% de réduction"
Sully la remercia et dit à Loren séchement "donnez moi de la nourriture avec cette somme ! "
Dorothy et Le révérend firent la remarque qu'en ville ils ne manquaient de rien et qu'il était dommage que les cheyennes manquent de tout.
Loren étonnement calme et muet aida Sully à charger les sacs et les caisses sur le chariot.
Un cheyenne entra en ville à cheval et se dirigea vers le jeune homme tandis que Loren marmonnait "que fait cet indien hors de la réserve ?"
Sully grimpa sur le chariot et partit vers la pension de famille "Andrew, Nuage Dansant a besoin de vous de toute urgence ! "
Andrew sauta à ses côtés avec sa sacoche médicale et ils partirent aussi vite qu'ils le purent vers la réserve....
Lorsqu'ils arrivèrent Nuage dansant les amena vers un groupe de jeunes cheyennes inanimés couchés sur le sol....
Un bruit de roues se fit entendre et un chariot déboucha dans le village. Michaela arrivait en compagnie de Colleen et de Brian ....
L'indien était passé à la maison croyant y trouver Sully et MIchaela avait été mise au courant. Elle avait insisté pour venir et Colleen Brian et Bébé Loup l'avaient accompagnée....
Sully se précipita sur sa femme pour la prendre dans ses bras et lui aider à descendre. Il la gronda gentiment mais déjà elle se hâtait au chevet des malades.
Elle demanda à Colleen du carbonate et de l'ammoniaque. Andrew cherchait dans sa trousse pour chercher les mêmes produits.
NUage dansant inquiet lui demanda s'ils étaient empoisonnés. Michaela répondit que oui car ils étaient ivres morts. Sully posa la question de savoir ce qu'il fallait faire. Andrew dit qu'ils allaient les aider à éliminer l'alcool bu en grande quantité.
Michaela et Andrew se regardèrent inquiets et Michaela dit "il faudrait de l'eau chaude, du sel, des racines de saule afin de les faire boire en grande quantité ! "
Nuage dansant était désolé et s'approcha de son ami pour lui dire qu'il regrettait de leur avoir laissé les bouteilles et de ne pas l'avoir écouté lors de sa précédente mise en garde.
Sully le réconforta du mieux qu'il put. Nuage dansant dit qu'il avait appris que les jeunes ivrognes avaient fait du troc avec l'homme du saloon !
Sully eut un haut le coeur et se promit d'aller trouver Hank dés que Michaela serait retournée se reposer....
Sully entra d'un pas décidé dans le saloon et se dirigea l'oeil noir vers le comptoir sur lequel Hank était appuyé d'un air nonchalant en train de siroter un whisky avec son ami Jake déjà passablement éméché.
Sully dit d'un ton sec "Hank, je veux te parler ! je te demande d'arrêter de vendre ton "tord boyaux" aux cheyennes. Cela les conduit au coma éthylique !"
Hank leva un sourcil surpris et eut un sourire ironique "pas besoin de te souhaiter le bonjour pas vrai ? t'as la tête des mauvais jours ! c'est quoi çà un coma éthi... je ne sais plus ? Ils m'ont maigrement payé pour cela alors je n'ai pas de compte à te rendre !"
Sully tapa du poing sur le comptoir ce qui fit sursauter Jake perdu dans ses nuées alcoolisées "tu profites des indiens, de leur faiblesse et tu les empoisonnes, tu les tues à petit feu ! "
Hank eut un rire mauvais et dit "attends !" et prit une boite en bois dont il vida le contenu sur le comptoir. Il y avait des montres, des bagues, des bijoux, des colliers en perles ...
"Tu vois avec quoi ils m'ont payé , c'est qui qui profite de la misère de l'autre ? hein ? Ils ont dû prendre tout cela à des colons scalpés ou des diligences attaquées ?"
Jake tendit son verre et dit "cela n'est pas profiter des autres mais récupérer son propre bien ! les sauvages ont dû tuer pour se procurer cela ..."
Et il posta un souhait à un ami invisible et vida son verre avant de le remplir de nouveau "d'ailleurs la vie est plus facile avec l'eau de feu comme ils disent ! tu te sens rudement bien tu sais ?"
Sully plongea son regard bleu océan qui prenait la teinte de l'eau sous la tempête, dans le regard pâle de Hank et murmura entre ses dents "je te préviens que si un cheyenne vient à mourir ou si une bagarre éclate entre les ivrognes, tu auras affaire à moi et je te ferai boire ta réserve de tord boyaux ! "
Hank soutint le regard coléreux et dit calmement "un accord est un accord ! t'as qu'à en parler à ton patron !"
Sully prit le barman par le col de sa chemise "que veux tu dire par là ?"
Hank se dégagea doucement et poursuivit "vas voir Hazen, il est chez Loren ! il a tout organisé ! "
Sully sortit d'un pas rapide et poussa d'un geste impatient les battants de la porte du saloon. Il se dirigea à grandes enjambées vers la boutique de Loren.
Il n'eut pas à aller aussi loin car Hazen marchait à sa rencontre sans l'avoir vu pour l'instant ....
En voyant Sully venir droit sur lui, l'air farouche et le regard fixe et coléreux, Le responsable des Affaires Indiennes du Colorado tenta la plaisanterie.
"Alors Agent Sully ? vous avez mis les peintures de guerre ??"
Sully l'invectiva et lui reprocha d'avoir mis sur pieds un troc immonde entre Hank et les jeunes indiens. Hazen ironisa en disant que Hank avait besoin d'une petite motivation pour entrer en contact avec les indiens et que la priorité était d'établir des échanges amicaux entre les deux communautés.
Sully rétorqua que l'alcool était un poison violent pour les indiens. Hazen exaspéré maintint sa position sans tenir compte de la colère de Sully qui augmentait.
Hazen tenta de raisonner le bel homme en disant "vous savez notre mission d'agent indien est difficile, périlleuse même car nous risquons notre vie à tous les instants ! nous ne savons jamais quand nous allons recevoir une flèche empoisonnée ! Il n'y a rien de déloyal à échanger quelques bouteilles de whisky ! calmez vous ! "
Sully répliqua séchèement "ce que je sais c'est que vous détournez la marchandise destinée aux indiens pour votre profit personnel ! "
Hazen "Nos salaires ne sont pas à la hauteur des risques encourus Sully! nous devons nous trouver une compensation et vous pouvez ainsi tripler vos revenus ! ce n'est pas négligeable ! "
Sully posa sa main sur le poignet de Hazen et celui ci eut l'impression d'être pris dans un étau "vous jouez avec le feu ! les indiens ivres peuvent s'attaquer aux blancs et provoquer un véritable carnage ! "
Hazen eut le sourire de quelqu'un qui a réponse à tout "eh bien dans ce cas, vous ferez intervenir l'armée pour les maitriser ! "
Sully approcha son visage de celui d'Hazen sans lâcher le bras de ce dernier "c'est votre but n'est ce pas ? vous les poussez à bout pour justifier l'intervention et le massacre de l'armée ? "
il le fixa un moment sans mot dire et poursuivit "vous allez avoir affaire à moi ! où est la viande ? je veux la viande compris ?"'
Hazen ne souriait plus, apeuré par la force physique de cet homme athlétique et déterminé et murmura "je vais envoyer un télégramme à Kansas City immédiatement ! "
Sully murmura lentement, les dents serrées "vous avez intérêt ! les cheyennes s'impatiennent et moi aussi ! "
Et il lâcha sa proie pour partir à grandes enjambées.....
Daniel avait apporté des légumes et des oeufs du ranch et Carmen avait fait du pain. Elle était d'ailleurs venue en ville avec Carlos et ils mangeaient avec Liz, Mary et Ingrid et ses petits frères.
La mexicaine trouvait amusant que sa soeur soit partie à la barbe de Jake avec Marjorie qu'elle aimait beaucoup pour son franc parler et sa simplicité lorsqu'elle venait au ranch.
Daniel avait porté des provisions au camp indien sans passer par la ville. Mais tous les convives furent d'accord pour dire que quelque chose de grave allait se passer, quelque chose qui risquait de faire voler en éclats la sérénité de la petite ville !
Marjorie et ses amies chantaient à tue tête dans la diligence qu'elles étaient seules à occuper depuis la descente des autres passagers à Manitou !
Térésa s'émerveillait de se sentir aussi bien sans surveillance familiale et Myra soupirait d'aise loin de l'emprise de son mari. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas agi seule sans l'emprise d'un homme : avant Horace, Hank lui imposait sa loi... et maintenant ..... elle était là avec deux amies et elles s'amusaient gentiment !
Lorsqu'elles arrivèrent à Denver, Marjorie prit un buggy pour les conduire à l'hôtel de New york et demanda une grande chambre pour trois !
Ses deux compagnes observaient les lieux impressionnées mais Marjorie dit à l'employé de l'accueil que tout était à sa charge et qu'elles avaient hâte de se reposer. Il leur octroya la grande chambre du troisième étage qui comportait deux grands lits et une salle d'eau.
Myra et Térésa s'émerveillaient de tout et un grand moment plus tard, trois splendides jeunes femmes descendaient prendre le repas dans la grande salle.
Marjorie envoya un message par un groom à Kelly Godman et à son mari Brett responsable des travaux de la voie ferrée pour Denver. Elle avait un rapport à lui remettre de la part de Sully et Daniel lui avait conseillé d'informer Brett et sa femme de leur présence à Denver. On n'était jamais assez prudent !
Aprés un peu de repos, elles partirent joyeusement à la découverte de la vie et n'oublièrent pas d'acheter de la laine pour le bébé de Michaela. Marjorie acheta des babioles pour ses amies :un petit chapeau à chacune et les deux autres jeunes femmes confuses et heureuses en profitèrent pour acheter sur les conseils de la tornade rousse un joli caracot de soie avec la culotte bouffante assortie.
Elles plaisantèrent à ce sujet et s'installèrent dans le jardin d'un salon de thé pour siroter un bon thé à la menthe. Mais leur attention fut attirée par un remue ménage sur le trottoir devant l'établissement.
Une très jeune femme brune élégamment vêtue se disputait avec un homme plutôt trapu et fort qui portait des favoris et qui l'avait prise par le bras.
Marjorie se leva comme piquée par un scorpion "encore un homme qui casse les pieds ! je vais lui aider ! "
Et elle marcha d'un pas décidé vers le couple. En s'approchant de lui, elle s'aperçut que la petite jeune femme était Mary la femme de John Derby, le médecin qui avait remplacé Michaela ! et l'homme était..... O Connor ! "
"Bonjour vous deux ? il y a un problème que je veux aider à résoudre ?'
Mary la regarda avec des yeux pleins de soleil et lui sauta au cou "Marjorie ! quel bonheur ! "
Mais Marjorie ne répondit pas et regardait d'un air glacial le sergent en civil qui se demandait d'où sortait ce diable roux ! il devait avoir des hallucinations. C'est vrai qu'il avait bien bu pour arroser sa journée de liberté et puis il était tombée sur cette sale indienne qui lui plaisait.... et cette folle de Colorado Springs venait tout gâcher !
Marjorie d'un ton sec entama la conversation "inutile de dire bonjour à un rustre comme vous ! que voulez vous à mon amie ? et que faites vous ici ?"
O Connor la regardait avec colère.... Une idée venait de germer en lui. La rousse volcanique devait avoir un autre tempérament que la gamine pleurnicharde et indienne de surcroit ! pourquoi ne pas la séduire et lui rabaisser son caquet ?
"Il y a malentendu Madame Marjorie ! je voulais offrir un thé à Mme Derby pour bavarder un moment avec elle ! elle a mal pris ma proposition ! vous savez au fond elle n'est qu'une indienne déguisée en grande dame, tandis que vous ...'
La gifle partit aussitôt "vous êtes un malotru Sergent et je ne manquerai pas d'en informer Wellington ! j'exige que vous fassiez des excuses. Madame Derby est une dame convenable et je ne vous demande pas vos origines qui sont sans doute plus que sordides Sergent ! allez exécution ! "
O Connor fut bien contraint de s'excuser platement car un petit groupe s'était formé autour d'eux , heureux d'une distraction contre un ivrogne militaire sans doute mais ivrogne tout de même !
Il partit précipitamment. Marjorie invita Mary à se joindre à elles et elles bavardèrent un moment. Mary voulait les inviter pour le soir mais Marjorie dit qu'elles voulaient se promener et découvrir Denver car elles restaient peu de temps dans cette ville.
Il fut convenu que le jour de leur départ, elles viendraient déjeuner chez Mary et John et elles se séparèrent sur cette belle promesse.
Le soir, les trois jeunes femmes allèrent manger au restaurant près de la rivière. Elles choisirent un emplacement discret protégé par une pallissade d'un côté et de l'autre une petite haie d'arbres plantés dans des grands pots.
Elles mangeaient des écrevisses que Marjorie faisait découvrir à ses compagnes. Myra se demandait comment elle, la petite fille pauvre, qui avait été prostituée et soumise à Hank pendant des années, pouvait être assise dans ce bel établissement avec une bourgeoise de Boston et une institutrice lettrée bien évidement.
C'était un rêve. Marjorie avait dit à Térésa de ne jamais juger les gens sur ce qu'ils semblaient être mais plutôt sur ce qu'ils étaient au fond de leur coeur et Térésa avait découvert dans Myra une jeune femme de son âge, qui avait beaucoup souffert à cause des hommes mais qui avait une volonté de s'en sortir et de se réaliser elle même, ce qui était tout à fait nouveau pour elle.
Térésa ne savait pas comment remercier Marjorie de lui avoir donné confiance en elle. La rousse volcanique lui avait dit qu'elle ne devait qu'à son intelligence et son instruction son poste d'institutrice et que c'était bien d'être indépendante d'un homme
. Ses deux compagnes avaient été un peu outrées de l'entendre parler ainsi mais Myra trouva dans l'ambiance de leurs conversations le courage de dire que Preston insistait lourdement pour l'embaucher à la banque pour recevoir les clients et que bien entendu Horace freinait des quatre pieds pour l'empêcher d'accepter.
Marjorie posa la question essentielle '"est ce que tu aimerai travailler à la banque Myra ? avoir ton salaire, rencontrer du monde, les renseigner ?"
Myra les yeux brillants dit "oh oui ! c'est pour cela que j'aime aider Horace au bureau de télégramme. J'apprends même à les envoyer mais j'ai des progrès à faire car il n'est jamais content ! "
Marjorie regarda Térésa en souriant et dit "alors fonces ! acceptes la proposition de Preston et tu seras heureuse ! "
Térésa encouragea sa nouvelle amie et dit qu'elle se sentait de mieux en mieux à Colorado Springs. A aucun moment, elle ne fit allusion à Jake....
Marjorie leur fit signe de se taire tout d'un coup. Là bas, à l'entrée de la salle, deux hommes venaient d'apparaître et se dirigeaient vers la table qui se trouvait de l'autre côté de la haie.... L'un était élégamment vêtu et Marjorie eut un peu de mal à reconnaitre Wellington et l'autre était .... O Connor !!!! Ils étaient accompagnés de deux créatures assez voyantes que Marjorie annonça à ses amies comme des demi mondaines....
Elle expliqua rapidement de qui il s'agissait et elles tendirent l'oreille toutes les trois.
Les hommes commandèrent leurs menus et du vin en grande quantité. Puis Wellington demanda à ces demoiselles de s'absenter un instant pour se refaire une beauté.
Les trois amies n'osaient plus respirer et écoutaient le moindre bruit qui venait vers elles.
O Connor dit " j'ai eu des nouvelles de Hazen ! il affame les indiens qui se saoulent ! bientôt ils feront des bêtises et nous pourrons leur régler leur compte ! "
Wellington qui devait être en train de déguster son vin, fit claquer sa langue et répondit "beau travail ! il ne nous reste plus qu'à patienter un peu ! et que devient l'agent Sully dans tout cela ?'
O Connor dit "il met des batons dans les roues ! mais je me charge personnellement de lui comptez sur moi ! je le déteste ! "
Wellington répondit "je sais que je peux vous faire confiance ! il disparaitra avec ses cheyennes adorés ! "
Ils rirent et plaisantèrent en rappelant les deux filles qui le rejoignirent.
Comme ils ne connaissaient pas Myra et Térésa car ils les avaient peu cotoyées à Colorado Springs, Marjorie demanda à ses amies d'aller régler leurs repas et leur donna l'argent. Puis elles convinrent d'un signe pour que Marjorie put partir de la table.
Térésa quitta son châle noir et le donna à Marjorie qui le drapa sur ses cheveux trop reconnaissables. Les deux femmes partirent régler et Térésa fit un signe de la main à Marjorie tout en surveillant la table des militaires.
Mais le vin coulait à flot entre les quatre convives et les deux hommes étaient en train de peloter leurs compagnes. Marjorie s'éclipsa et elles soupirèrent de soulagement une fois dans la rue
Une fois à l'hôtel, Marjorie écrivit un petit mot et demanda à ce qu'il soit porté à l'aube au sergent Mac Kay le plus discrétement possible.
Le groom crut qu'il s'agissait d'un rendez-vous amoureux et l'assura de sa discrétion en lui lançant un regard appréciateur.....
Les trois amies parlèrent longuement de ce qu'elles avaient entendu au restaurant. Elles décidèrent de ne rentrer que le lundi matin à Colorado Springs afin d'en apprendre davantage.
Térésa dit que le lundi matin, le révérend devait réunir les enfants pour leur faire passer un "examen-concours sur un sujet donné". Il s'agissait d'écrire sur l'indépendance des Etats Unis avec des questions d'histoire. Le gagnant du concours organisé dans plusieurs états pourrait effectuer un voyage à Washington.
Mais l'institutrice ne devait pas surveiller les épreuves ! ce qui arrangeait merveilleusement Marjorie, excitée à l'idée d'en apprendre davantage pour aider son beau frère et protéger ainsi la sérénité de sa petite soeur !
Elles s'endormirent bientôt, épuisées et contentes.............
Elles s'étaient amusées dans la salle d'eau et prenaient leurs petits déjeuners coquettement vêtues lorsque Mac Kay déboula en compagnie de Colchise. Eastwood était resté au campement militaire afin de garder O Connor à l'oeil car le sergent pensait que si Marjorie voulait le voir de toute urgence, c'était bien à cause de son cher ennemi juré.
Marjorie et ses amies entrainèrent Mac Kay dans le jardin pendant que Colchise observait les alentours.
Une fois mis au courant, il dit qu'il fallait que Marjorie aille toute seule voir Wellington pour lui parler de la conduite inqualifiable de O Connor vis à vis de Mary.
Mac Kay pensait que Wellington se moquait de la jeune femme mais cela permettrait à Marjorie de "prendre un peu la température" ! Elle accepta. Il dit aussi que bientôt elles allaient être suivies discrètement par Colchise déguisé pour ne pas être reconnu ainsi que par Eastwood. Car Mac Kay sentait le danger et ne voulait pas que la charmante rousse qui le tenait sous son charme affronte quoi que ce soit de désagréable.
Il disparut comme il était venu, en coup de vent..... Les jeunes femmes allèrent rendre visite à Godman et lui remirent le rapport confié par Sully. Puis elles le mirent au courant de ce qui se tramait et il dit qu'il ferait sans doute le chemin avec elles jusqu'à Manitou très certainement pour aller voir Gary et les avançées du chantier.
Pendant que ses amies flanaient avec Kelly Godman qui leur faisait visiter la ville, Marjorie se rendit au camp militaire et demanda à voir le général Wellington de la part de Madame Marjorie Simon !
Bientôt elle fut mise en présence du militaire qui semblait fatigué par ses excès en tout genre de la veille mais qui afficha un sourire immense qui n'atteignait pas ses yeux mais Marjorie avait vu cette attitude.
Il regardait comme un prédateur cette joie proie parfumée dont la robe froufroutait lorsqu'elle s'avança vers lui un sourire séducteur aux lèvres et la main tenue pour recevoir un baise main.
Wellington essaya de se sentir à l'aise avec cette femme qui avait toutes les manières d'une grande bourgeoise de Boston habituée à fréquenter le beau monde.
"Madame ! quel bonheur de vous revoir ! vous êtes de plus en plus séduisante ! et je garde un souvenir émerveillé de mon séjour dans votre Etablissement ! "
Marjorie planta son regard bleu pâle dans les yeux du militaire et sussura "dites pension de famille Général, je ne suis pas une demi mondaine ! je vous remercie de m'accorder un peu de votre temps si précieux mais je tenais à vous faire part amicalement de certain évènement qui donne une mauvaise image de l'armée et de votre régiment en particulier ! "
Wellington ne quitta pas la petite main gantée et conduisit sa visiteuse jusqu'au fauteuil où il l'aida à s'installer, s'enivrant du délicieux parfum sensuel qu'elle portait avec classe et que ne ressemblait pas aux essences écoeurantes dont s'arrosaient les femmes qu'il fréquentait habituellement.
Tout à coup, il eut envie d'épouser cette femme raçée et à l'aise en toutes circonstances..... tandis que lui. Elle pourrait lui être utile dans ses projets de grimper dans la hierarchie à Washington.
Il décida donc de jouer le jeu de la séduction.
"que puis-je pour vous chère amie ? pourquoi vous être présentée sous le nom d'un homme dont vous n'êtes pas l'épouse ?"
Marjorie le regarda franchement "pour voir si vous étiez ouvert à tout contact sans à priori Général ! mais je savais que vous êtes un homme de coeur et vous ne m'avez pas déçue !
Wellington jubilait. Ses petites affaires avançaient bien et il en oubliait la différence d'âge qu'il y avait entre eux deux. Et puis cela ne mettrait que plus de chic dans leur couple.