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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 28.11.2012 à 14h45
Auteur : myra15
Statut : Terminée
« ceci est le volet 5 des aventures du Dr Michaela Quinn et de l'adorable Sully » myra15
Cette fanfic compte déjà 284 paragraphes
Grâce, les yeux écarquillés regardait le couple qui s'installait à l'écart sous l'ombre des arbres au bout de la terrasse. Elle n'en croyait pas ses yeux ! Marjorie et Hank !
Ce dernier semblait promener une déesse tellement il était fier de lui et il sembla même à l'amie de Michaela que Hank avait grandi soudainement. C'est le moment où Dorothy déboucha de la rue en lisant une lettre qu'elle tenait dans les mains.
Grâce lui fonça dessus, heureuse de trouver enfin quelqu'un avec qui partager son étonnement, sa stupeur même ! "Dorothy ? vous avez vu qui est là avec Hank ?"
Dorothy le nez plongé dans son courrier répondit "bonjour Grâce ! Myra sans doute ?"
Grâce lui pinça le bras et répliqua "ouvrez vos yeux Bonté divine !"
Dorothy, surprise par le ton de son amie, leva les yeux, avança légérement sa tête en signe d'étonnement et murmura tout bas comme si elle avait découvert un secret d'état " Mince alors ! Marjorie ! "
Grâce ne put continuer leur conversation car Hank, un sourire merveilleux aux lèvres agitait la main pour l'appeler. Elle y alla le plus vite possible sans en avoir l'air "Bonjour Grâce ! belle matinée n'est ce pas ? pouvons nous avoir un bon café bien chaud comme vous savez si bien le faire et deux parts de tarte s'il vous plait ?"
Amusé par l'étonnement de la propriétaire du restaurant et très fier de lui, il ajouta "merci d'avance Grâce " avec un sourire charmeur !
Elle hocha la tête et fit demi tour toute bouleversée. Que dirait Michaela si elle voyait çà ? Liz risquait de s'étouffer de colère ! Mary éclaterait de rire à son habitude en disant que Marjorie avait toujours un lapin à sortir de son chapeau de magicienne !
Dorothy qui avait tout entendu s'approcha et lui dit "je n'en crois pas mes yeux ! que se passe t il ? elle a rompu avec Daniel ?"
Marjorie consciente de l'effet que produisait sa présence aux côtés du barman leur adressa un petit signe de la main et un sourire amical. Puis elle se tourna vers Hank "bon le café est commandé ? de quoi voulez vous me parler Hank ?"
Il bafouilla et cela mit Marjorie en joie et elle le fixa sans sourire, une lueur moqueuse dans les yeux.
"et bien ? enfin ! je veux dire ! je crois que notre dispute a assez duré ! je ne suis pas fier de moi mais bon ces cheyennes causent des complications et on ne sait jamais ce qu'ils vont faire !"
Marjorie démarra au quart de tour "des complications ? démarrer au quart de tour ?" Mais Hank, vous faites partie de ceux qui ont créé d'énormes complications pour rien, pour quelques malheureux qui avaient faim et qui se sont vus spoliés de nourriture par plus gras qu'eux et plus ivrogne qu'eux ! "
Il rougit sous l'accusation. Elle continua "votre tord boyaux comme dit mon beau frère est un poison pour eux et vous jouez les pauvres "volés" alors que vous étiez un assassin, un voleur, un dévaliseur même d'objets sacrés ....!"
Elle avait monté le ton et elle commençait à prendre des couleurs sous la colère qui grandissait en elle. C'est le moment choisi par Grâce pour venir déposer les assiettes contenant les parts de tarte à la pomme et les tasses de café.
Elle eut un demi sourire en voyant la gêne, le mutisme de Hank toujours prompt à se moquer ou à hurler de colère.
Marjorie se contint à grande peine le temps que Grâce s'éloigne. Puis elle se pencha vers Hank par dessus la table. Elle sentait la chaleur du café dont l'arôme lui chatouillait les narines. Mais elle ne se laissa pas distraire par cela.
Hank voyait de près les magnifiques prunelles bleu pâle et les petites taches de rousseur très rares qui parsemaient le joli visage féminin qui avait tourné au rose bien vif sour l'effet de l'emportement. Les yeux pâles lançaient des éclairs "vous êtes vous demandé une petite seconde Hank ce qu'il advenait de Petite Rosée qui vous faisait tourner la tête il n'y a pas si longtemps ? bien sûr que non! vous pensez à encaisser encore et encore et trouver des combines pour vous enrichir .... Pour quoi faire ? pour qui ? qui voudrait d'un barman proxénète ? pas même vos filles ! "
Il était suffoqué ! elle sifflait entre ses dents et il finit par dire "Marjorie vous ressemblez à un crotale comme çà ! "
S'il pensait détendre l'atmosphère, il avait perdu. Elle se leva, et tendit la main vers lui prête à le gifler. Et pourtant elle ne le fit pas "j'ai envie de vous tourner la plus belle claque de votre vie mais tout compte fait, je ne veux pas me salir la main ! "
Elle allait partir. Il ne le voulait pas ! Il se leva et saisit le poignet fin et délicat et le serra "je vous en prie Marjorie, accordez moi une petite seconde, rien qu'une et ne vous faites pas remarquer ! j'ai quelque chose à dire ! je suis sincère ! écoutez moi ! je vous en prie ! "
Le ton de voix poli et presque implorant la calma et elle s'assit à nouveau et marmonnant "j'écoute ! faites vite ! "
"Je voudrai réparer mes bêtises ! aidez moi ! que puis je faire pour la tribu de Petite Rosée ?"
Marjorie sentit sa colère s'essouffler. Qu'avait il dit ? que voulait il faire ?
Elle demanda "répetez pour que je comprenne que je ne rêve pas ! "
Hank la regarda droit dans les yeux et elle comprit qu'il ne mentait pas. "je veux réparer mes bêtises et aider Petite Rosée et son peuple ! "
Marjorie se pencha vers lui et sans rire "eh bien allez vendre votre tord boyaux à O Connor ! il cherche des noises aux cheyennes ..... c'est une belle façon de prouver votre bonne volonté ! "
Et elle se leva pour s'en aller fièrement vers la boutique de Loren. Hank se leva aussi, passa la main dans ses longs cheveux pour les repousser en arrière et cria à son intention "comptez sur moi Madame Marjorie ! "
Grâce et Dorothy se regardèrent éberluée tandis que la rousse intrépide passa à côté d'elles en leur souriant et en murmurant "bonne journée, à plus tard ! "
Elle fit quelques pas en réfléchissant à tout ce que Hank lui avait dit et ne vit pas Preston qui arrivait à grandes enjambées et qui la heurta violemment !
Le banquier allait râler et époussetait déjà du revers de la main le devant de son costume lorsqu'il reconnut la personne qui "avait osé le bousculer" !
"Marjorie ! quel bonheur de vous voir de si tôt ! je vous offre un café ?"
Marjorie détourna la tête pour ne pas rire car il lui semblait que ses pensées étaient inscrites sur son visage " ils vont finir par me faire détester le café ! "
"Je vous remercie Preston, j'ai déjà pris le café ce matin et j'ai à faire ! je vous souhaite une bonne journée..."
Elle allait poursuivre son chemin mais le banquier lui saisit le bras "Marjorie je vais inaugurer mon agence bancaire et j'aimerai quelques conseils de votre part pour que tout soit chic et ait un air de Boston ! "
Marjorie sourit ironiquement "demandez à Grâce, elle a le don de savoir recevoir ! et nous sommes à Colorado Springs pas à Boston, il ne faut pas trop en faire ! "
"Merci Marjorie ! puis je vous accompagner un instant pour profiter de votre compagnie ?'
"Preston ! j'ai cru comprendre que vous veniez déguster votre café chez Grâce ! je ne veux pas vous retarder et je suis moi même en retard ..."
Une voix profonde et trainante se fit entendre "je vous avais dit de ne pas vous approcher d'elle ! "
Preston perdit son sourire lorsqu'il vit la haute stature de Hank s'interposer entre Marjorie et lui-même . Il regarda Marjorie et dit "vous n'allez pas me dire que vous fréquentez ce personnage ?'
Avant que Hank ne s'énerve, Marjorie posa sa main sur son bras et répondit suave "ce personnage comme vous dites est Monsieur Hank Lawson et il est de mes amis ! bonne journée à tous les deux ! "
Et elle s'éloigna les laissant ahuris. Preston la trouvait bien trop "culottée" pour une grande dame et Hank jubilait. Il faisait partie de "ses amis".
Il ignora superbement le banquier et poursuivit son chemin vers le saloon en sifflotant.
Sully était venu prendre Michaela pour aller déjeuner chez Mary en famille. Il se sentait tendu. Le message des Esprits n'était pas clair et la présence de O Connor qui l'agressait lui laissait présager des ennuis. Il ne pensait pas être attaqué physiquement mais il se disait que les Esprits avaient voulu ainsi le mettre en garde contre le danger éventuel que couraient les cheyennes....
Ils étaient tous à table : Colleen et Andrew, Matthew et Ingrid, Marjorie et Daniel, Liz et Mary, Brian et eux deux. Il raconta sa visite à la réserve et aussi l'impression qu'il avait que O Connor et Corbeau Rouge se connaissaient...
Brian dit "tu devrais le suivre Papa et ne pas te montrer lorsque tu vas à la réserve ! "
Mary dit que cela était une bonne idée mais comment faire ? Elle suggéra à son fils de se rendre à la réserve ouvertement puis de dire qu'il devait s'absenter pour le chantier du chemin de fer et repartir...... et revenir sur ses pas pour voir discrètement comment les choses se présentaient......
Tous approuvèrent. Puis Michaela dit que Danse avec les loups pourrait rentrer à la réserve à condition de prendre des précautions dès le lendemain matin. Andrew dit qu'il donnerait des consignes à Nuage Dansant et Mary dit que c'était là une bonne occasion pour Sully d'accompagner le jeune médecin !
Daniel et Marjorie semblaient d'accord et se préparer pour leur voyage à Denver car ils voulaient être rentrés pour la naissance qui devait sans doute avoir lieu dans une bonne quinzaine de jours.
Liz dit que Mary et elle même avaient organisé une petite fête pour le surlendemain dans le pré devant la maison de Michaela et Sully en l'honneur de cet enfant à venir et tant désiré.
Sully dit que ce jour de fête serait parfait pour rendre visite à la réserve et il fut convenu que Danse avec les Loups resterait un jour de plus à la clinique...
Sully était anxieux et Michaela décida que le soir même, elle lui lirait un passage amusant de son journal intime et lui ferait écouter le coeur du bébé....
La fin de la journée se passa sans incident notable et Marjorie avait mis "son mari" et "son beau frère" de l'épisode "café avec Hank et son conseil de refiler le tord boyaux à O Connor et ses hommes ! "
Cela amusa tout le monde mais Sully replongea bien vite dans son inquiétude.
Ils étaient enfin arrivés à la maison. Matthew voulait montrer à Sully un article paru dans le Denver Times qui faisait allusion à la paix qui régnait dans la région grâce à la présence de l'armée et à son efficacité.
Michaela préféra monter dans leur chambre car elle avait quelque chose à faire qui ne pouvait pas attendre;
Colleen emporta Missou dans ses bras et la petite chatte ronronnait de plaisir car elle adorait ce rituel de caresses et de bisous dans les bras de sa jeune amie. Elle savait qu'elle se coucherait là où cela lui plaira car Colleen ne lui refusait rien. Elle soupira d'aise à cette idée et les petites griffes sortirent de satisfaction de leurs petits étuis...
Bébé Loup se faisait le plus petit possible et se glissa comme une ombre dans les escaliers derrière Brian qu'il dépassa bientôt pour attendre le garnement dans sa chambre dont il avait ouvert la porte avec son museau.
Wolf se sentit seul. Son ami était occupé avec Matthew mais Elle était montée. Il se faufila discrétement sous la table et rampa tout le long de l'escalier pour arriver en haut en même temps que Michaela.
Elle caressa le dessus de la tête du loup et lui laissa le passage. Il alla s'allonger devant la cheminée, le ventre du côté des flammes que Sully avait attisées avant de redescendre fermer la maison et parler avec son fils ainé.
Bientôt son ronflement de contentement donna une vie au silence de la pièce rompu seulement par le craquement des branches qui se consumaient....
Michaela prépara son petit carnet bleu et prépara sa surprise..... Elle avait peur de ne pas avoir assez de temps mais elle arriva au bout de son projet et s'installa dans le fauteuil près de l'âtre et attendit.
Un bruit léger lui indiqua que son mari quittait ses chaussures dans le couloir. La porte s'ouvrit sans bruit... Elle se mordit les lèvres pour ne pas sourire et ferma à demi ses paupières afin d'observer l'homme qu'elle adorait...
Sully entra et vit qu'elle était immobile dans le fauteuil, Wolf à ses pieds. Ils dormaient tous les deux car rien ne bougea à son entrée dans la pièce. Il sourit.
Il quitta sa chemise et la posa sur le dossier de la chaise prévue à cet effet. Il quitta ses colliers et sa petite pochette qu'il pendit soigneusement à la colonne du pied du lit. Il quitta son pantalon.
La chaleur de l'âtre l'atteignit. Les flammes dansaient encore plus joyeusement pour mettre des ombres tendres et mystérieuses sur la musculature parfaite du corps athlétique.... Il brossa ses cheveux rapidement et s'avança pieds nus sur la fourrure qu'il avait offert à sa femme pour leur mariage et se pencha au dessus de la jolie tête dorée.
Michaela eut beaucoup de mal à ne pas sourire et à ne pas bouger. Sully se pencha un peu plus et ses lèvres effleurèrent les siennes tendrement et il murmura tout bas "Fleur de feu ne m'a pas attendu ! elle était trop fatiguée ! tant pis ! "
Elle ouvrit les yeux et rencontra un regard tendre et moqueur "comment tant pis ???"
Il rit "je savais que tu faisais semblant de dormir ! je te connais comme ma poche !"
Elle se leva pour se jeter dans ses bras et il se rendit compte à quel point elle était belle et désirable.
Elle portait le déshabillé bleu pâle en soie brodé par Mary pour leur mariage. Bien sûr, elle n'avait pas pu le fermer et lors de son mouvement, il s'ouvrit et révéla un petit ventre rond et rose à la peau douce et une poitrine gonflée à souhait qui semblait de nacre.
Les longs cheveux dorés croulèrent sur les épaules parfumées de cette essence précieuse qu'il avait achetée pour elle un jour, il y a bien longtemps à Denver.
Il murmura "comme tu es belle, douce, magnifique ! j'ai une chance inouie tu es ma femme et tu portes notre enfant ! "
Il la souleva dans ses bras pour l'installer confortablement contre les oreillers et il aperçut sur la table de nuit le petit livre secret et se réjouit en cachette de ce qui allait suivre : la lecture des secrets de la Chanson de son coeur ! "
Michaela était d'humeur mutine car elle voyait que son plan marchait : son mari se détendait un peu dans toute cette douceur dont elle l'enveloppait. Elle lui avoua qu'elle avait envie de danser l'amour avec lui...
Il répondit qu'il n'en était pas question et qu'elle devait se ménager mais qu'elle aurait droit à des caresses et des baisers autant qu'elle en voudrait.
Elle tendit la main vers son livret et l'invita à venir près d'elle. Sully s'installa à plat ventre pour la regarder lire. Il était appuyé sur ses avant bras et il souriait de toutes ses dents "tu es si belle lorsque tu lis quelque chose que je reste là pour t'adorer et t'admirer ! "
Elle se pencha pour lui donner un baiser et toussota avant de commencer :
"quelle nuit ! pour la première fois Papa m'a autorisée à pratiquer l'accouchement toute seule. Bien sûr il était là tout près de moi mais il m'a dit qu'il me laissait faire et n'interviendrait que si le besoin s'en faisait ressentir. Il a dit que je devais m'habituer à me débrouiller seule dans cette situation car on ne savait pas ce que l'avenir nous réservait !"
Tout s'était bien passé mais avait été long car la jeune accouchée attendait son premier enfant. je mis beaucoup de temps à la rassurer, à la calmer en lui disant que tout allait bien se passer et que très bientôt elle serrerait son enfant dans ses bras...."
Elle regarda son mari. Il sourit sans parler. Des étincelles brillaient dans ses yeux. Il hocha la tête pour lui demander de poursuivre.
Elle reprit "enfn l'enfant arriva aux premières lueurs de l'aube et je coupais le cordon soigneusement. J'avais oublié Papa tant j'étais absorbée par mon travail, ma relation avec la jeune femme .... Il n'avait rien dit et n'était pas intervenu. Je compris que plus tard qu'il était fier de ce que j'avais fait ! "
"Ce soir, je pense à la naissance de ce petit Jim et je m'interroge sur moi même !
Je suis parvenue à mener cette mise au monde dans de bonnes conditions. Mais est ce que mon tour viendra ? Est ce que moi aussi je donnerai le jour à un petit être poisseux et chaud qui sera né de mon amour pour un homme ? est ce que je serai capable de devenir mère et d'être une bonne maman ? D'abord il faudrait que je trouve l'homme qui me fera cet enfant ! Existe t il tout près de moi ou très loin ? Comment est il ?"
Sully remua d'impatience et dit tout doucement pour ne pas rompre la magie de l'instant "hum ! çà m'intéresse ! comment tu me voyais ?"
Elle lui tapa gentiment sur la main qui remontait le long de ses cuisses sous le déshabillé.
"certainement pas aussi déluré que toi ! " dit elle en riant
Sully rit aussi "déluré moi ? je t'en prie continues ! "
Elle reprit sa lecture "je pense qu'il est plus grand que moi, bien bâti, avec un sourire merveilleux, une grande douceur et en même temps une grande force virile...."
Elle regarda son mari d'un air taquin et continua "il sera gentil, prévenant, amoureux bien entendu et me laissera beaucoup de liberté ! sinon je ne peux pas l'épouser ! "
Sully n'y tint plus et se releva pour s'asseoir en tailleur au milieu du lit "ben dis donc tu veux te marier et tu veux ta liberté ! tu as dû faire peur à tous les garçons de Boston ! mais moi je n'ai pas peur de toi !!!!
Il se pencha vers elle, l'enferma dans une bulle de tendresse qui émanait de ses yeux couleur de l'océan sous le soleil, calme, paisible mais il était brûlant de tendresse et d'amour !
"il n'y a que moi qui pouvais t'épouser et te laisser libre ! çà s'est sûr Chanson de mon coeur ! Mais je n'ai pas toutes les qualités que tu attendais ! "
Michaela caressa le doux visage viril où la barbe commençait à piquer et dit en lui donnant un baiser sur le nez "si si si ! c'est tout à fait toi ! doux, prévenant, amoureux, plus grand que moi ! je pourrai ajouter patient, intégre passionné par tout ce qu'il fait .... je t'aime tant et tu es ma cerise sur le gâteau ! "
Sully ouvrit des grands yeux curieux "Cerise sur le gâteau ?"
Michaela rougit en pensant aux taquineries de ses soeurs, de Joyce, de Dorothy, de Grâce et d'Oiseau Blanc avant son mariage. Elles disaient que Sully était un homme fort et gentil et que Cerise sur le gâteau il était magnifique physiquement ! Elle était allée trop loin, il allait demander des explications car elle voyait une lueur curieuse et amusée dans son regard profond comme l'océan !
Sully dit doucement mais fermement "pourquoi m'appelles tu Cerise sur le Gâteau ?"
Michaela sourit et l'embrassa avant de poursuivre dans un souffle "parce que je t'aime, parce que tu m'aimes et qu'en plus tu es magnifique ! "
Elle intensifia son baiser afin de couper court à d'autres questions éventuelles. Il fallait l'entrainer sur le chemin de la tendresse pour lui faire oublier de poser encore et encore des questions car sa curiosité s'était réveillée. Et puis il fallait qu'il se détende, qu'il oublie les tracas et O Connor ......
Sully quitta soigneusement le déshabillé et elle apparut nue dans toute la beauté de sa grossesse qui touchait à sa fin. Soudain elle prit conscience de sa nudité et se cacha avec ses mains;
Sully enleva ces dernières et dit "laisses moi admirer la femme de ma vie qui porte notre enfant ! tu es merveilleuse ! "
" ne te moques pas s'il te plait. Je suis grosse, vilaine, enceinte depuis 10 ans, lourde, maladroite et peut être que je ne remaigrirai plus jamais ! une horreur ! un tonneau ! "
Il l'embrassa et caressa son ventre "tu es belle, tu portes notre enfant et dans quelques jours tu le tiendras là dans tes bras ! tu reprendras ta taille de jeune fille et tu n'es ni un tonneau ni une horreur ! je ne veux pas que tu parles ainsi de mon Feu Follet ! "
Durant les minutes suivantes, on n'entendit que le ronflement doux et régulier de Wolf, les crépitements du foyer et les gémissements de bonheur de Michaela qui fondait sous les caresses amoureuses de son mari.
Il la regarda l'oeil brillant et il dit "il est temps que tu prennes un peu de repos maintenant ! "
Comme pour lui donner raison, le ventre de Michaela s'agita et une petite bosse apparut. "tu vois ! le bébé aussi veut du repos, il vient de nous le dire ! "
Michaela lui demanda de prendre dans sa trousse médicale le stéthoscope et l'appliqua sur son ventre. Elle tendit les deux branches à son mari qui les porta à ses oreilles.
Il resta attentif un grand moment. Puis un sourire émerveillé s'épanouit sur son visage et ses yeux brillèrent de larmes contenues " j'entends notre bébé ! il est là et je suis le plus heureux des futurs papas de pouvoir le "rencontrer " de cette façon ! "
Michaela lui caressa la joue et répondit "dans quelques jours tu l'auras dans tes bras et tu sauras si c'est une fille ou un garçon ..."
Sully répondit sans hésiter "ce sera une petite fille aussi belle que toi et aussi têtue !"
Michaela répondit "je n'en suis pas si sûre ! nous verrons bien ! "
Sully décida qu'il fallait prendre du repos et l'installa du mieux qu'il put et la recouvrit tendrement avec le drap et la couverture car le temps était encore frais. Puis il éteignit la lampe et se glissa près d'elle.
Ils restèrent un instant dans la pénombre à écouter battre leurs coeurs. Sully prit la parole "je te remercie de ce moment de douceur avec notre enfant et aussi merci pour tes confidences sur le premier accouchement que tu as réalisé ! je t'aime ma fleur de feu ! "
Michael se tourna pour se mettre en chien de fusil, position bien commode pour reposer son gros ventre. Sully se lova contre elle et embrassa son cou et ses cheveux "moi aussi je t'aime ma Petite Cerise sur le gâteau, mon Petit félin adoré !"
Elle s'endormit rapidement et Sully adressa une prière muette aux Esprits pour que les prochaines semaines soient paisibles et douces à la future maman !
Il se dit qu'il avait la chance d'avoir une famille et des amis qui lui tenaient chaud au coeur et il remercia les Esprits pour ce cadeau inestimable.
Puis doucement, il glissa vers le monde des rêves qui restèrent doux et agréables toute la nuit.
Le jour commençait à poindre lorsque Sully se réveilla. Toute la maisonnée dormait encore à poings fermés. Il baisa tendrement la joue de sa femme qui reposait en souriant. Il se souleva et s'installa confortablement contre les coussins et observa leur chambre, leur nid d'amour : le grand miroir sur pieds renvoyait l'image d'un homme atlhétique et musclé adossé à un panneau de lit décoré de plumes indiennes et cet homme semblait détendu..... Sully se sourit à lui même et porta son attention sur la petite coiffeuse de sa femme sur laquelle il reconnut le flacon de parfum qu'il lui avait offert, la brosse dont il se servait pour peigner les longs cheveux dorés, le petit coffre à bijoux qu'il lui avait offert au dernier Noël..... il y avait tant de souvenirs à eux deux !
Le jour grandissait à travers la fenêtre aux jolis rideaux blancs qui donnait sur la colline. Il semblait l'appeler. Bientôt il n'y tint plus !
Il se leva, prit un pantalon propre, une serviette, passa dans la salle de bain récupérer son savon et torse et pieds nus descendit sans bruit suivi de Wolf qui avait enfin fini de "roupiller" comme un bébé chien !
Ils sortirent tous les deux dans la cour, heureux et complices. Le loup caressa de sa truffe la main de son ami et son regard joyeux semblait dire "tu te rappelles quand on se réveillait tous les deux sous ton appentis ?"
Sully frictionna le coup de l'animal, et s'élança en courant vers l'endroit où il avait interrogé les Esprits. Il allait se laver dans le cours d'eau qui visitait aussi son ancien appentis.
Wolf démarra aussitôt en gambadant autour de son ami, la langue en drapeau. il faisait le fou et des ronds autour de Sully qui faillit glisser sur l'herbe trempée par la rosée.
Ils arrivèrent au bord du ruisseau et sans attendre, Sully quitta le pantalon et avança avec précaution dans l'eau fraiche à souhait. Il frissonna. Puis il mouilla ses jambes, sa poitrine et sa nuque. Il avançait doucement dans l'eau, sentant les cailloux rouler sous ses pieds et l'eau froid lécher les chevilles, les genoux, les cuisses..... Il frissonna lorqu'elle atteignit son ventre et se laissa glisser dans l'onde vivifiante.
Il passa sous l'eau et Wolf gémit d'inquiétude. Mais l'instant d'après son ami était debout au bord de la mousse pour se savonner et se frictionner énergiquement sans oublier la longue chevelure.
Puis il disparut encoe sous la surface de l'eau et le loup inquiet n'hésita pas à sauter dans une gerbe de gouttelettes tournant pour essayer de retrouver le "disparu !"
Ce dernier émergea un peu plus loin et Wolf nagea vers lui en gémissant de joie. Sully prit la grosse tête à la fourrure trempée dans ses mains et murmura en riant :
"Wolf, mon ami, mon amour de loup ! tu te rappelles le matin du jour où j'ai épousé Fleur de Feu ? nous étions dans la rivière près de mon appentis et je t'ai dit que nous allions avoir une maison, une famille ..."
Le loup lui décrocha un coup de langue amical "et bien Wolf, tu vas avoir un enfant à garder et à protéger. Les Esprits te l'ont confié. Dans leur message, tu courais auprès de lui ! je compte sur toi Wolf et veille aussi sur elle quand je ne suis pas là ! "
Le loup dont le regard reflétait une grande gravité semblait avoir compris l'état d'âme de son ami. Ils échangèrent un regard intense et cet instant contenait toute l'éternité !
Sully baisa le sommet du crâne trempé de l'animal et sortit lentement de l'eau. On aurait dit un Dieu des eaux qui naissait lorsqu au fur et à mesure le corps fin, racé, musclé revêtu d'un habit de lumière liquide qui scintillait à chaque mouvement , émergea de la rivière.
Wolf, rapide comme l'éclair était déjà sur la berge et remuait la queue affectueusement ! Il était heureux, ils vivaient leurs anciennes habitudes sans témoin, rien que tous les deux seuls !!!
Les rayons de soleil caressèrent chaudement et impudiquement le corps splendide de l'homme qui s'ébroua de concert avec son ami loup ! Sully frissonna et saisit la serviette pour se sécher rapidement.
Puis il courut dans l'herbe fraiche et perlée de rosée pour se réchauffer. Wolf en fit autant..... Puis il revint enfiler le pantalon, passa sa main dans ses cheveux humides et se dirigea vers leur maison.