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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 10.02.2014 à 15h45
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est la suite de "Fuir pour vivre ensemble" » fefile
Cette fanfic compte déjà 160 paragraphes
De leur côté, Michaëla et Sully étaient loin de penser que Matthew allait enfin trouver un moyen de mettre Ethan hors de nuire.
Ils étaient au rez-de-chaussée et Sully préparait amoureusement un dîner des plus succulents …
Michaëla était assise et l'admirait en silence.
Elle bénissait Dieu de lui avoir permis de rencontrer un homme aussi beau et aussi prévenant.
Le bébé bougeait dans son ventre et elle entra en communication avec lui.
« Ton papa est vraiment très beau quand il travaille et qu'il cherche à me faire plaisir. Tu auras le meilleur papa que je connaisse. »
Sully se retourna vers sa femme après avoir rajouté un petit peu de sel à son ragoût.
Il se concentra sur son épouse et l'admira en silence, bien conscient qu'elle en avait fait de même il y a quelques secondes. Elle avait la main sur son ventre arrondi et le caressait.
Ses yeux étaient fermés, mais elle ne dormait pas.
Elle semblait plutôt concentrée à parler ou à penser à autre chose. Il devina ce qu'elle devait être en train de faire.
Cela avait beau ne pas être la première fois qu'il la surprenait à faire ça, il continuait de trouver cette manière de parler à leur bébé très attendrissante.
Il la ramena malgré lui dans le présent en s'approchant plus près d'elle.
En voyant une ombre devant elle, Michaëla sursauta et rouvrit les yeux.
« Sully, tu ne devrais pas plutôt surveiller ta préparation à laquelle, je te répète, je n'ai pas eu le droit de participer. »
« Ma femme devrait être au lit en train de se reposer. Il a fallu que je la porte ici parce qu'elle voulait être près de moi …
… Je suis plutôt heureux d'être près de toi, moi aussi. Que faisais-tu à l'instant ? »
« Rien. »
« Si tu es fatiguée, je peux te ramener au lit. »
« Non. »
« Je sais que tu veux rester près de moi. Alors, peut-être pourrais-tu me dire ce que tu racontais à notre bébé. »
« Rien. »
« Michaëla, tu ne sais pas mentir. »
« D'accord, je lui disais quel papa formidable tu serais avec lui. »
« Tu aurais dû lui dire comment sa maman était magnifique. »
« Comment peux-tu me trouver magnifique ? Je suis grosse comme une barrique ! »
« Tu n'es pas grosse. Tu attends un bébé, je te rappelle. Je te l'ai déjà dit. Tu resteras toujours belle à mes yeux. »
« Tu ne sais pas mentir toi non plus. »
« Mais je ne mens pas. »
Elle se leva pour échapper à son regard perçant si sincère et amoureux. Elle ne se sentait plus aussi désirable que le jour de leur mariage.
Ce ventre arrondi n'était pas ce qui la gênait le plus. C'était la promesse de la vie.
Non ! Ce qu'elle craignait le plus était de perdre l'amour de son mari en prenant des rondeurs.
Pourtant, elle connaissait assez son mari pour savoir qu'il ne l'abandonnerait pas comme ça.
Ne venait-il pas de lui dire qu'il la trouvait belle ?
Sully se rapprocha d'elle par-derrière, ne voulant pas qu'elle se mette à déprimer de son état, alors qu'ils allaient bientôt agrandir leur famille.
« Je t'aime et tu es belle, aussi belle que le jour de notre mariage. »
Il la tourna vers lui et lui souleva le visage pour la regarder dans les yeux.
« C'est la vérité. Tu es et tu resteras toujours la plus belle du monde à mes yeux. »
Il l'embrassa tendrement sur la bouche, pour qu'elle ne réponde pas, puis il la souleva pour la ramener sur la chaise où elle était assise auparavant.
Elle caressa son ventre et rentra à nouveau en communication avec son bébé.
« Quand je te disais que ton papa était merveilleux. Il serait même capable de me faire croire que je ne suis pas grosse. »
Ce qu'il vit danser dans les yeux de sa femme à ce même moment le fit sourire, mais il décida de ne pas intervenir.
Il continua de se concentrer sur la cuisine et la laissa se réfugier à l'intérieur d'elle-même.
Quand le déjeuner fut prêt, Sully alla vers la table et mit le couvert. Michaëla revint aussitôt au présent, avec un sourire très séduisant dirigé vers son mari.
« Qu'y-a-t-il, Michaëla ? »
« Rien. Je t'aime. »
Finalement, elle avait réussi à se convaincre que Sully l'aimait plus que tout au monde.
Elle eût une pensée pour sa mère. Elle allait peut-être lui dire de venir pour la voir. Elle ne savait pas pourquoi mais elle avait envie d'avoir sa mère près d'elle.
Elle se posait des questions sur la relation qu'entretiendrait sa mère avec Sully.
A Boston, tout avait fini par s'arranger, mais en serait-il de même à Colorado Springs ?
D'après les lettres qu'elle lui avait envoyées, sa mère semblait enfin avoir compris à quel point elle tenait à Sully.
Elle chassa cette pensée et se concentra sur son époux qui lui parlait et dont elle n'avait pas entendu le traître mot.
« Michaëla ? »
« Qu'est-ce que tu dis ? »
« Je te demandai si tu voulais un nouveau morceau de tarte en dessert. »
Elle se lécha les lèvres et répondit positivement.
Il savait qu'elle s'inquiétait à propos d’Élisabeth.
Il n'avait aucun moyen de la distraire de ses idées, alors il la laissa tranquille et le dîner qu'ils partagèrent fut silencieux.
Michaëla le laissa faire la vaisselle et alla s'asseoir dans un fauteuil d'elle-même.
Elle prit un livre et essaya de se concentrer dessus.
Elle ne parvint pas à le faire.
Sully ne pouvait pas la laisser comme ça alors qu'ils étaient censés être ensemble et vivre une sorte de lune de miel.
« Ne t'inquiète pas à propos de ta mère. Elle a compris que je tenais à toi et que je voulais que tu sois heureuse. Tout se passera bien avec elle ! »
Elle voulait s'en convaincre, vraiment. Elle devait bien reconnaître que sa mère avait bien changé.
Elle sourit à Sully et lui fit confiance.
Il s'agenouilla face à elle et lui prit la main. Il l'embrassa tendrement. Il avait bien une idée en tête, mais il ne savait pas s'il pouvait la mettre en pratique tant qu'il n'aurait pas d'avis médical favorable.
Le Docteur Bernard vint leur rendre visite pour examiner sa patiente.
« Que faites-vous au rez-de-chaussée ? N'êtes-vous pas censée vous reposer au lit ? »
« Je ne voulais pas rester au lit toute seule à l'étage, pendant que mon mari préparait à manger. »
« Vous n'avez fait aucun effort ? »
« Non. Ne vous inquiétez pas. Je l'ai portée à chaque fois. »
« Très bien, Sully, cela me rassure. »
Il se concentra sur son examen.
« Me permettez-vous d'emmener ma femme en ballade en forêt demain ? »
« Bien sûr. En prenant soin d'elle ! »
« J'ai déjà tout prévu. Je ferai suivre des couvertures pour l'installer confortablement. »
Michaëla ouvrit la bouche, prête à intervenir, mais Sully ne lui en laissa pas l'occasion.
« Je suppose que ma femme n'est pas très heureuse de m'entendre dire ça, mais ce que je veux, c'est prendre soin d'elle. Vous êtes d'accord, Docteur ? »
« Absolument, Sully. Si vous voulez aller en forêt tous les deux, c'est la seule solution. »
« Merci. »
Sully fut heureux de l'appui du médecin. Cela décida Michaëla à se plier à leur décision commune. S'ils étaient d'accord pour mettre un plan en action sans qu'elle donne son avis, elle n'avait qu'à s'y plier sans rien dire.
Sully accompagna le médecin jusqu'à la porte en lui serrant la main, puis il se tourna vers sa femme.
Elle était toujours dans son fauteuil pour ne pas attirer les foudres de son mari, mais elle semblait encore contrariée.
« Tu as besoin qu'on s'éloigne un peu de la maison. Nous ne serons pas loin d'ici. »
« Si tu le dis. Tu as juste pris la décision sans me consulter, mon cher mari. »
« Tu refuserais de passer du temps avec moi ? En serais-tu capable ? »
Il la mettait face à une question qui allait de soi.
« Bien sûr que non ! Je veux passer du temps avec mon mari. »
« Content de te l'entendre dire car je peux t'annoncer d'ors et déjà que s'il avait fallu, je t'aurai enlevée. »
« Tu oserais faire ça à ta femme, celle qui porte ton enfant ? » Plaisanta-t-elle.
« Non. Je savais que je trouverai un moyen de te convaincre. »
« Tu savais ça ? »
« Et comment si cela n'est pas trop indiscret ? »
« Tu n'as jamais pu me dire non ! Même le jour où je t'ai demandé en mariage ! »
« Tu crois ? »
« Oh oui. J'en suis même sûr. Comment as-tu pu me dire oui ? »
« Je t'aimais déjà et je ne m'imaginais pas mariée à un autre homme. »
« Ah oui ? »
« Oui. En douterais-tu ? »
« Non, pas du tout ! »
« Tu te rappelles de comment tu m'as demandée en mariage ? Et te souviens-tu comment tu m'as embrassée ? »
« Je t'ai embrassée ? Je croyais que c'était toi qui m'avait embrassé ? »
« Tu te souviens ? »
« Bien entendu ! »
Elle se rapprocha de sa bouche pour lui faire voir qu'elle n'avait pas oublié. Le baiser qu'ils partagèrent fut très prometteur et aurait pu finir dans un instant coquin au lit.
Mais Sully ne comptait pas faire l'amour à sa femme à ce moment-là. Bien sûr, il n'y avait plus aucun risque pour le bébé.
Mais il voulait un moment plus romantique.
Il arrêta le baiser et la souleva dans ses bras pour la porter dans leur chambre.
Michaëla se sentit déçue.
Après la discussion qu'ils venaient d'avoir, elle avait du désir pour son mari, mais, encore une fois, Sully avait arrêté de lui-même cet instant romantique.
Elle soupira et se laissa aller dans ses bras.
Peut-être qu'elle arriverait à ses fins en forêt ?
Il avait entendu son soupir et il sourit pour lui-même. Son plan marchait.
Ainsi, elle serait plus détendue pour leur escapade du lendemain. Il la posa sur le lit.
« Madame Sully, il est temps pour vous de dormir. Je veux que tu sois en forme pour demain. »
« Monsieur Sully, que prévoyez-vous avec votre femme demain ? » Osa-t-elle demander.
« Rien ! Qu'elle se repose et qu'elle profite. Cela te va-t-il comme programme ? »
« Mon mari est bien mystérieux. Si tu crois que je n'ai pas vu ton sourire tout à l'heure .. »
« Quel sourire ? Aller. Tu dois dormir ! »
« Seulement après que tu m'aies rejointe. »
« Tu es impossible ! » Dit-il en souriant.
Il se retourna afin de cacher son nouveau sourire, qui apparaissait sur son visage.
Le fait qu'elle veuille être près de lui n'était pas pour lui déplaire et lui prouvait bien qu'il avait raison de prévoir un moment amoureux en sa compagnie.
Il enleva ses vêtements et se coucha à ses côtés.
L'attitude coquine de Michaëla refit surface. Elle se pelotonna contre lui et passa ensuite sa jambe par-dessus la sienne et commença à le caresser d'une manière sensuelle.
Elle n'avait pas abandonner son envie de faire l'amour avec son mari.
« Sois sage ! » Murmura-t-il à son oreille.
Elle ne l'écouta pas et lui grignota l'oreille. Puis, elle embrassa son cou et passa ses mains sur la surface de son torse.
Elle était bien décidée à la torturer pour obtenir satisfaction. Elle voulait lui donner du plaisir et en recevoir à son tour et elle savait qu'elle y parviendrait.
« Michaëla ... » Tenta-t-il de résister.
« Tais-toi. »
Elle se releva deux minutes pour enlever sa chemise de nuit. Il était tellement content de la voir si entreprenante que Sully se releva pour aller la rechercher.
S'il devait lui faire l'amour, ce serait avec toute sa tendresse et pas autrement !
Il commença à l'embrasser tendrement en petits baisers déposés sur son visage.
Il descendit petit à petit vers sa poitrine. Il l'embrassa ensuite ses seins après l'autre et lécha son nombril.
Elle plongea ses mains dans les cheveux et laissa échapper un gémissement de désir.
Sully se leva sur ses coudes pour l'observer attentivement.
Puis, il mit leurs parties intimes en contact.
« Sully ... »
Il entra en elle avec une infinie douceur et commença une danse d'amour douce, qui les entraîna dans un monde où ils étaient seuls tous les deux.
Les gémissements et les cris de plaisir résonnèrent dans la chambre pendant un moment avant de laisser place à des respirations saccadées de tous les deux.
Sully se mit sur le côté, puis il posa la tête de sa femme sur son épaule.
Elle s'endormit quelques minutes plus tard, en sécurité dans les bras de son mari.
Sully, quant à lui, la veilla et fut heureux de constater que le sourire qui avait apparu sur son visage ne s'effaçait pas.
De son côté, Ethan était parti de chez Matthew en lui promettant de partir le plus tôt possible.
Matthew savait qu'il ne tiendrait pas parole.
Il le suivit de loin à nouveau.
Il vit son père se diriger vers la réserve. Qu'allait-il y faire ?
C'est là qu'il se rappela que c'était certainement à cause de lui que Sully avait été blessé. Ce qu'il allait entendre allait le convaincre de cela totalement.
Ethan se dirigea vers Nuage Dansant sans savoir si celui-ci avait de réelles relations amicales avec Sully.
Heureusement, ce dernier avait eu le temps de mettre son frère Cheyenne dans la confidence. Ce dernier jouerait son rôle à merveille.
« Bonjour. Je vous ai vu il y a quelques jours en compagnie de Sully, l'agent Indien. Vous le connaissez bien ? »
« Un peu, il nous met en relation avec les habitants de Colorado Springs afin que nous fassions du commerce avec eux. »
« Il est très serviable avec vous, mais n'est-il pas absent depuis quelques jours. »
« Nous ne l'avons pas vu depuis deux jours, ce qui est contraire à ses habitudes. Peut-être est-il malade ? »
« Non. Il n'est pas malade ! Il est parti en lune de miel avec sa femme ! »
« Je ne le savais pas ! »
« Vous l'aimez beaucoup ? »
« Non, pas vraiment. Je ne le connais pas bien personnellement. »
« Alors, je vous ai rendu service en le mettant hors-service pour quelques jours. »
A ce moment-là, Matthew, qui avait eu le temps d'aller chercher des témoins pour témoigner contre Ethan, fut choqué d'entendre cela de la part de son père.
Bien sûr, il le savait mais cela ne l'aidait pas.
« Qu'avez-vous fait pour le mettre hors d'état de nuire ? »
Nuage Dansant essayait de le pousser à la confession.
« Je lui ai tiré dessus. Cet homme n'est pas le mieux placé pour vous venir en aide. »
« Vous croyez ? »
« Si je vous le dis ! »
Ethan jubilait. Il avait réussi à abattre une carte en sa faveur en parvenant à blesser Sully, il allait passer à l'étape suivante.
Élisabeth, qui faisait partie des témoins, était horrifiée.
Elle se retenait d'intervenir en faveur de son gendre, car elle avait appris grâce à Matthew que c'était un piège.
La suite devait se dérouler dans le saloon de Hank, qui allait convaincre Ethan de jouer au poker.
Matthew et Élisabeth seraient assis à une table non loin d'eux pour les écouter.
Ethan donnait rendez-vous à Nuage Dansant avant de partir.
« Je reviendrai ce soir. Je vous apporterai de l'argent qui vous permettra d'acheter de la nourriture en ville. »
Il mentait. Il n'avait pas du tout l'intention de leur donner quoi que ce soit et ce soir-là, il leur ferait comprendre qu'il s'était tout simplement servi d'eux pour se débarrasser de Sully.
Ainsi, il pourrait avoir une raison supplémentaire de porter plainte contre Sully et obtenir à nouveau la garde des enfants, mais il n'y parviendrait peut-être pas.
C'était sans compter sur Matthew, qui se méfiait des actes de son père et sur Sully, qui avait agi dans l'ombre bien avant d'être blessé.
Ethan ne savait pas ce qui l'attendait.