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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 10.02.2014 à 15h45
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est la suite de "Fuir pour vivre ensemble" » fefile
Cette fanfic compte déjà 160 paragraphes
« J'ai pensé que cela te ferait plaisir. »
Elle fit la moue et ne dit plus un seul mot jusqu'à ce qu'ils arrivent à leur hôtel.
J'ai réussi à la contrarier, pensa Sully.
Ce n'était pourant pas son intention.
Il pensait vraiment leur faire plaisir en lui montrant qu'il ne voulait pas forcément un garçon.
Perpétuer son nom n'était pas du tout dans ses ambitions, car il ne l'aimait pas.
Mais comment expliquer cela à Michaëla.
Elle savait qu'il n'aimait pas son prénom. Quel besoin d'aller en rajouter ?
Il préféra lui aussi se taire et ils montèrent les marches menant à leur chambre dans un silence embarrassant.
Sully avait besoin de la faire revenir au présent.
Il ne voulait pas qu'elle s'inquiète indéfiniment.
Il ouvrit la porte et posa leurs achats loin des yeux inquiets de sa femme.
« Michaëla, regarde-moi. » Dit-il en s'agenouillant devant elle.
Elle s'exécuta.
« Je te l'ai dit, mais je crois qu'il faut que je te le répète. Tu m'offres un véritable cadeau en attendant ce bébé. »
Elle allait ouvrir la bouche pour protester, mais il l'en empêcha.
« Fille ou garçon, ça n'a pas d'importance à mes yeux. Ce petit être est un mélange entre toi et moi. Te rends-tu compte que les Esprits ont bénis notre union en nous offrant cet enfant rapidement. »
Les larmes apparurent dans les yeux de Michaëla. Bien sûr, elle réalisait que toutes les femmes ne tombaient pas enceintes aussi facilement.
Oui, elle avait une chance inouïe que cela lui soit arrivé !
Plutôt que de s'en montrer contente et heureuse, voilà qu'elle se plaignait.
« Ne te sens pas coupable, ma chérie. Je peux comprendre que tu veuilles avant tout me faire plaisir. Aussi, je peux t'assurer une chose : quelque soit le sexe de notre bébé, je serai satisfait, car il sera le parfait reflet de notre amour. »
Ses mots eux seuls auraient pu suffire à la faire pleurer de joie, mais tout la bouleversait, car son intention avait pris un air si différent de celui qu'il employait souvent.
Dans sa façon de parler, il y avait cette volonté de lui montrer son honnêteté, mais il y avait aussi beaucoup de respect et d'amour.
Elle ne doutait pas un seul instant de la véracité de ses dires, car ses paroles venaient du plus profon de son cœur et c'est cela, plutôt que tout autre chose, qui l'émut le plus.
Elle était incapable de lui répondre verbalement, alors elle le fit physiquement en la prenant dans ses bras.
Cet homme était un don de Dieu.
Sully sentit les larmes de sa femme mouiller sa chemise.
Il lui caressa les cheveux dans un geste de tendresse.
Son abandon, son odeur, tout l'enivra plus qu'il ne l'aurait imaginé. Plus aucun doute ne les assaillait ni l'un ni l'autre à ce moment-là.
Ils profitaient du simple fait de pouvoir être dans les bras l'un de l'autre, sans être interrompus par quiconque.
Au bout d'un long moment, un bruit vint les surprendre et les fit rire ensemble.
Il s'agissait en fait du ventre de Michaëla qui réclamait à manger.
« Le bébé a faim ! Fit remarquer Sully. Je vais y remédier ! »
Ils n'avaient pas envie de se séparer, et pourtant, Sully ne voulait pas que sa maman et son bébé manque de quoi que ce soit, et ce fut avec plaisir qu'il sonna le service d'étage.
Sa seule volonté était de faire plaisir à Michaëla.
Il eût tôt fait de commander ce que sa femme aimait le plus en ce moment, en rajoutant à cela de la crème glacée.
Cette idée de dessert lui était venur comme ça, sans réfléchir, mais il se demandait quel effet cela aurait sur Michaëla.
Elle n'avait rien entendu.
Sully ne put résister à donner un baiser à sa femme.
En fait, leur baiser aurait encore pu durer une éternité si les serviteurs ne les avaient stoppé dans leur désir de se prouver leur réciproque.
Sully dévoila d'un grand geste le contenu de leur repas et fut heureuse de découvrir la réaction de sa femme.
Comme il s'y attendait, elle se lécha ses lèvres quand elle vit la glace. Encore un goût qu'elle partageait avec lui.
Le bébé allait être aussi gourmand que son papa et ce n'était pas pour lui déplaire.
Un autre moment arriva quand ils se donnèrent à manger l'un à l'autre. Il semblait que leur attrait l'un pour l'autre ne s'arrêterait pas.
Certaines femmes de la ville avaient dit à Michaëla qu'il fallait qu'elle profite de son amour pour Sully, car au bout d'un moment, faire l'amour avec lui allait faire partie du quotidien.
Mais plus les jours passaient, plus elle était amoureuse de lui, et elle savait qu'il avait les mêmes sentiments.
Peut-être étaient-ils l'exception ?
Elle voulait y avoir de toutes ses forces. Sully était le seul homme capable de lui offrir tout cela, et pas un seul autre homme soi-disant bien élevé, n'aurait pu lui faire vivre un tel bonheur.
Elle avait l'impression de vivre un rêve éveillé et elle avait peur de s'en réveiller.
Un baiser de Sully la fit revenir à la réalité, en un quart de secondes.
Elle était réellement en train de vivre tout cela, c'était vrai.
Elle aurait presque eu besoin qu'on la pince pour qu'elle y crois !
Matthew avait eu l'occasion de les prendre à part pour leur annoncer le départ d'Ethan.
Michaëla se demandait si ce dernier n'aurait pas été mieux en prison plutôt qu'en liberté. Qui savait exactement ce qu'il préparait ?
Et voilà que cette simple idée revenait la hanter.
Sully savait encore ce que sa femme pensait à toute autre chose qu'à lui.
Elle avait passé toute sa grossesse à s'inquiéter de ce que le père biologique de Colleen et de Brian pourraient faire et voilà qu'elle continuait !
Il était peut-être de prendre soin d'elle et de lui annoncer ce qu'Elisabeth lui avait révélé.
En effet, cette dernière, pour s'assurer de l'avenir de sa fille, avait pris les devants.
« Michaëla, tu penses à ce qu'Ethan pourrait faire. »
Elle n'en crut pas ses oreilles.
« Ta mère m'a dit qu'elle avait contacté les shérifs des villes environnantes afin de les prévenir. Elle a même écrit au Président Grant pour appuyer encore plus sa demande. S'il fait une bêtise, il fait un aller simple en prison. »
« Tu crois que cela suffira ? »
« Je ne sais pas. Peut-être. Il n'a jamais voulu aller en prison. Et Lilian est bien décidée à le laisser seul pendant quelques temps. Ta mère m'a dit qu'elle réfléchissait à l'éventualité de demander le divorce. »
« Elle irait jusque-là ? »
« C'est peut-être la meilleure chose à faire pour elle. Un tel homme ne la rendra jamais heureuse. »
« Toutes les femmes ne tombent pas sur un homme tel que toi ! »
Sully la remercia en l'embrassant sur la joue pour ce qu'elle venait de dire.
Ce qu'il lui avait dit à propos d'Ethan était pour la rassurer.
Mais il doutait. C'était étrange qu'il disparaisse ainsi sans chercher à en faire plus.
Il se secoua. Si lui aussi commençait à s'inquiéter, alors il ne parviendrait jamais à la rassurer complètement.
Ils étaient à Denver, loin d'Ethan et de ses possibles attaques.
Il voulait que le reste de leur séjour se déroulent le mieux possible. Pas besoin de penser à quelqu'un qui n'avait pas d'importance.
La suite fut plus idyllique et uniquement concentré sur leur bien et leur plaisir conjoint.
Toute inquiétude fut vite oubliée.
Les semaines passèrent trop vite à leur goût. Ils aimaient leurs moments seuls, et pourtant, ils aimaient aussi leurs enfants et partager des instants privilégiés avec eux.
Le dernier soir, Michaëla était blottie dans les bras de Sully.
Elle se sentait bien malgré son ventre arrondi.
« Pourquoi c'est déjà fini ? »
« Je croyais que tu avais hâte de rentrer à la maison ? »
« Oui, retrouver notre famille, notre confort. Bien sûr, j'aimerai avoir tout ça. Comme je te l'ai déjà dit à Boston, je veux que notre enfant naisse à Colorado Springs. »
« Nous avons tout le temps pour cela. Le bébé n'est pas encore prêt d'arriver. »
« Sauf s'il arrive plus tôt que prévu. »
« Pourquoi tu dis ça ? Tu ne te sens pas bien ? Tu as des contractions ? »
« Non. Je veux juste envisager toutes les possibilités. »
Sully ne sut pas quoi lui dire. Avait-elle un sixième sens ?
Quand ils reprirent la diligence le jour suivant, Sully ne savait toujours pas pourquoi Michaëla avait eu cette pensée ?
« Et si l'on reparlait de ce que tu m'as dit hier soir ? »
« Et alors, quel est le rapport , »
« A mon âge ... »
« Quel âge ? Tu n'es pas vieille non plus ! »
« Sully, écoutes-moi, s'il te plaît ! Il y a une possibilité réelle pour que le bébé arrive en avance et ... »
« Non, toi, écoutes-moi ! Il n'arrivera rien à notre bébé car tout se passera bien ! Je serai là pour veiller sur toi. »
« Je préfère te prévenir de ce qu'il peut se passer. »
« Il ne passera rien, car tu vas tout faire pour arriver à la fin de ta grossesse. Je vais aussi bien faire en sorte que le Docteur Bernard t'examine et te rassure sur ton état. »
Michaëla acquiesça. Bien sûr, elle se sentait prête à tout faire pour leur bébé.
Sully ne savait pas à quel point elle était capable de tout abandonner et il ne savait pas s'il pouvait y croire.
Michaëla, laisser sa clinique entre les mains, certes capables, du Docteur Bernard et ne plus se préoccuper de ses patients et de sa clinique. Non, ce n'était pas possible.
Et il ne pouvait pas lui demander cela.
Pour la rassurer et lui éviter d'être malade pendant leur voyage en diligence, il l'obligea à poser sa tête sur ses genoux et à fermer les yeux.
Elle avait besoin de se reposer. De cela, Sully était sûr.
Il déposa un doux baiser sur le front de sa femme quand elle leva les yeux vers lui.
Démontrer sa présence auprès d'elle, lui faire voir qu'il l'aimait et qu'il était là était ce dont il avait besoin.
Cela allait forcément lui manquer quand ils seraient à Colorado Springs de retour en ville et qu'elle retournerait à la clinique.
Il prévoyait déjà d'autres moments tendres avec elle et il était à nouveau prêt à l'enlever si nécessaire.
Une secousse de la diligence réveilla Michaëla, qui ne s'était endormie que depuis quelques minutes.
Comme leur voyage de retour de Boston, elle sentait une nausée arriver à grand pas.
Elle n'avait pas eu beaucoup de nausées depuis le début de sa grossesse et elle espérait que cela continuerait ainsi.
« Crois-tu qu'il soit possible d'arriver à voyager en diligence sans être malade ? » Demanda-t-elle à son mari.
« C'est difficile pour quelqu'un qui attend un bébé. Tu veux qu'on s'arrête ? »
« Non, j'aimerai trouver un moyen de ne plus être malade. »
« Tu en connais vraiment un ? »
« Non ! »
Sully se sentait mal de la voir toute pâle, mais il ne connaissait rien qui pouvait atténuer l'état de sa femme.
Elle s'était assise à ses côtés pour essayer de s'en sortir, mais c'était encore pire ainsi.
« Si c'est plus confortable pour toi, et que tu te sens mieux, tu peux remettre ta tête sur mes genoux. »
Elle s’exécuta. Sully eut alors une idée lumineuse.
Il commença à lui masser tendrement le front puis les épaules. Il quitta ensuite sa veste en peau de daim et la mit sous la tête de son épouse. La nausée qui l'avait prise s'éloignait grâce aux gestes tendres et amoureux de Sully.
« Ça va ? »
« Oui. Tu n'es pas médecin et c'est toi qui a trouvé la solution. »
« Veiller au confort de mon épouse a été la solution. »
« Merci. »
Il se pencha et lui fit un baiser sur la bouche.
« Rendors-toi ! Il y a encore pas mal de chemin avant d'arriver ! »
Michaëla se demandait comment elle avait fait pour ne pas se sentir malade à l'aller. Peut-être était-elle excitée par ce qui allait se passer.
Elle réussit à s'endormir ainsi positionnée sur ses genoux.
Sully la regarda et continua à lui apporter le confort dont elle avait tant besoin.
Le voyage se prolongea dans le silence qu'engendrait le sommeil de Michaëla.
Sully répugnait à la réveiller car elle était tellement bien installée ainsi. Pourtant, ils allaient arriver bientôt à Colorado Springs et allaient devoir affronter la foule qui les attendait pour leur retour.
Les acclamations et les félicitations iraient bon train.
Bien sûr, c'était leur deuxième mariage, mais celui-là s'était déroulé en présence de tous leurs amis de Colorado Springs.
Il leur faudrait affronter tout cela avant de pouvoir retourner chez eux pour se reposer.
Tout le monde savait, à leur retour de Boston, qu'ils avaient besoin de repos, mais ce n'était pas le cas cette fois-ci.
Bien sûr, il s'inquiétait de l'état de sa femme.
Elle sentit, dans son sommeil, l'attitude de Sully changer à son égard. Il la serrait plus fort contre lui. Oui, c'était subtile, mais c'était bien présent.
Cela eut le don de la tirer de sa léthargie, même si elle était délicieuse.
Elle bailla à plusieurs reprises et ouvrit enfin les yeux.
« Ça va ? » Demanda Michaëla à Sully.
« Oui. C'est plutôt moi qui devrait te poser cette question. »
« Pour une fois, les rôles sont inversés. Qu'est-ce qui ne va pas ? »
« Rien. Nous allons bientôt arriver chez nous. »
« Ton inquiétude a quelque chose à voir avec cela ? »
« Mais pas du tout ! Où vas-tu chercher ça ? »
« Tu ne sais pas mentir toi aussi. »
Elle voulut lever la tête de ses genoux, pour pouvoir le regarder dans les yeux pleinement. Mais il l'en empêcha.
« Non. Ne bouges pas ! Tu es bien ici ! »
Michaëla fut persuadée que Sully l'inquiétait par rapport à l'accueil qui leur serait réservé et l'effet que cela aurait sur elle.
« Je vais bien. Je me suis bien reposée grâce à toi. »
« Je le sais et je ne sais pas pourquoi tu me dis ça ? »
« Oh, si, tu le sais très bien. Arrête de faire comme si tout allait bien et que tu ne te tracassais pas à mon sujet ! »
Elle avait touché le point sensible.
« Je ne veux simplement pas que tu te fatigues. »
« Mais je ne me fatigue pas. Et tu sais pourquoi ? »
« Non. Mais je suppose que tu vas me le dire. »
« Parce que mon mari veillera tellement sur moi que je ne pourrai pas me fatiguer. »
« Il y aura plus que ton mari, tu ne crois pas ? »
« Ma mère aussi, je suppose. Quand arrivons-nous ? »
« Dans pas longtemps. »
« Alors, je ferai bien de m'asseoir et de vérifier ma coiffure, tu ne crois pas ? »
« J'aurai aimé te répondre non, mais je ne peux pas. »
Elle se redressa et lui lança un regard inquisiteur.
« Je crois que je ferai bien de défaire ton chignon. »
« Petit malin ! Tu as fait exprès de m'obliger à m'allonger sur tes genoux pour que je lâche mes cheveux après. »
« Je ne l'ai pas fait exprès ! »
« Tu as besoin de repos. »
« C'est cela, oui ! »
« Tu sais que je ne mens pas. » Dit-il en la saisissant par la taille pour la rapprocher de lui.
Elle essayait tant bien que mal de mettre de l'ordre dans ses cheveux. Il passa sa main dans sa longue chevelure, qu'elle avait finalement réussi à détacher et l'attira vers lui pour un long baiser d'amour.
« J'adore tes cheveux ! »
Pour des raisons pratiques, elle avait choisi de les porter en chignon, même si l'envie de faire plaisir à Sully ne lui déplaisait pas. Si elle pouvait lui faire plaisir ainsi, elle le faisait volontiers.
La diligence s'arrêta peu de temps après la fin de leur baiser.
Sully était quand même heureux d'être à destination et de retrouver son chez lui.
Il fut, bien entendu, le premier à descendre de la diligence.
Il tendit la main à Michaëla pour l'aider tout en se demandant où était passé le comité d'accueil.
Elle fut étonnée que lui quand elle vit que personne ne les attendait.
Où étaient passés les habitants ? N'avaient-ils pas été prévenus par télégramme ?
Que se passait-il ?
Sully fut heureux de voir Matthew arriver dans leur direction.
« Où sont tes frère et sœur ? » Demanda Sully immédiatement.
« Vous verrez ! » Fut la réponse du jeune homme.
« Qu'est-ce que c'est que ces cachotteries ? » Demanda Michaëla.
« Suivez-moi et vous saurez ! »
Matthew se révélait aussi mystérieux que Sully.
D'ailleurs, Michaëla eut une idée qui lui traversa l'esprit. Et si Sully était encore derrière cette nouvelle surprise.