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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 10.02.2014 à 15h45
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est la suite de "Fuir pour vivre ensemble" » fefile
Cette fanfic compte déjà 160 paragraphes
… Figurez-vous que nous avons trouvé un moyen de parler tous les deux. »
« Et qu'avez-vous décidé sans même que je sois au courant ? »
Ne se laissant pas monter sur les pieds par une intervention aussi directe, Dorothy rentra dans son jeu.
« J'ai pensé que vous deviez être ensemble un moment. Vous en avez besoin. »
Sully la regarda pour voir quelle réaction elle allait avoir face à cette proposition. Comme il s'y attendait, elle ne semblait pas vouloir être avec lui.
Il ne comprenait pas pourquoi elle réagissait comme ça.
Il fit un signe de tête à Dorothy et souleva sa femme dans ses bras.
Ce fut ce moment-là qu'il vit les enfants qui descendaient pour les rejoindre.
« Sully, qu'est-ce que tu fais ? »
Il ne répondit pas et partit sans faire attention à ses protestations. Elle était surprise par ce qu'il faisait.
Il l'enlevait pour pouvoir passer du temps avec elle.
Il n'avait pas trouvé un autre moyen pour être avec elle.
En secret, Matthew, mis au courant par Dorothy avait préparé le chariot. Quand elle arriva, toujours dans les bras de son mari, elle s'aperçut du nombre important de provisions qu'il y avait à l'arrière.
Tout avait été prévu, des ouvertures et un matelas confortable pour Michaëla.
Sully voulait certainement passer plusieurs heures en sa compagnie.
Même si elle ne savait pas quel effet ferait sur son état, elle se réjouissait de pouvoir passer du temps avec lui.
Elle l'aimait et il était peut-être de lui prouver un peu plus.
Une fois installée dans le chariot, toujours aidée par son mari, elle se tourna vers lui et lui sourit largement.
C'était une première depuis la veille.
Sully fut soulagé de la voir aussi souriante.
C'était la Michaëla qu'il aimait et qu'il voulait retrouver.
Elle se rappela à ce moment-là qu'ils n'avaient pas encore pu avoir une lune de miel tous les deux et que c'était certainement l'occasion d'en avoir une.
Elle se tut et ne dit plus rien pour voir jusqu'où Sully était capable d'aller.
Il s'arrêta devant une grotte.
Il la souleva et l'emmena à l'intérieur puis alla chercher leurs provisions dans le chariot. Il avait pensé à tout, même à faire suivre son arc pour aller chercher du gibier.
Mais avant tout, il voulait rester près d'elle.
Elle le regarda revenir auprès d'elle. Sa chemise bleue comme ses yeux, ses pantalons en peaux de daim, son regard plein d'amour surtout, la mettait dans tous ses états.
Il se dégageait de lui un tel amour pour les autres quels qu'ils soient.
Tout avait été si difficile entre eux dès le début de leur relation, et pourtant, ils s'aimaient très fort.
Elle tendit la main vers lui.
Elle comprenait enfin pourquoi elle était mal à l'aise face aux avances du Docteur Williams.
C'était parce qu'il n'y avait pas de place pour un autre homme dans sa vie.
Sully l'observait pendant qu'il s'installait à ses côtés et qui la prenait dans ses bras, comme elle en faisait la demande silencieusement.
Elle se tourna vers lui et l'embrassa langoureusement sur les lèvres. Depuis leur retour de Boston, elle avait eu très peur de fois une telle attitude à ses yeux.
Il ne la trouvait que plus touchante quand elle réagissait comme ça. Il se recula de lui-même au bout d'un moment pour pouvoir plonger son regard dans le sien.
A ce moment-là, les mots n'avaient plus leur importance. Ils se comprenaient sans même se parler.
Quand elle n'avait pas de soucis à se faire pour la clinique ou les enfants, elle était tellement amoureuse de lui.
La première nuit qu'ils avaient passé ensemble, en tant que mari et femme, avait été magique, aussi magique leur première fois qu'ils avaient fait l'amour.
Mais il y avait eu au fond de leur tête cette inquiétude pour les enfants. Et là, il avait réussi à lui faire oublier ce qu'ils avaient vécu la veille avec le docteur Williams.
Les éléments du temps se déchaînaient à l'extérieur. Le vent s'était levé et la pluie commençait à tomber.
Heureusement, Sully avait pensé à faire suivre du bois sec. Il pouvait donc allumer un feu car il savait que l'orage n'allait pas tarder à se calmer dans quelques minutes.
Quand elle entendit le tonnerre gronder, Michaëla se réfugia un peu plus dans les bras de son mari.
Mais elle se sentait plus en sécurité dans la grotte à ce moment-là que la veille dans la clinique.
Elle avait presque envie de ne plus retourner travailler.
Sully dut deviner ce qu'elle avait en tête car il lui dit :
« Tu ne dois pas abandonner ton métier à cause de ça. Tu as tellement traversé d'épreuves pour y arriver. »
« Je me rappelle avoir douter de moi juste avant de partir à Boston. »
« Et tu te rappelles ce que je t'ai dit ? Que tu n'allais pas perdre ta clientèle en partant ! Tu n'as pas pu encore le vérifier. »
« Si j'ai pu et je t'avoue que tu avais raison. »
« Alors, tu vois, il n'y aucune raison de douter de toi. Être médecin, c'est ce que tu es, pas seulement ce que tu fais. Et c'est pour cela que je t'aime, pour ce que tu es : une femme forte qui a su s'imposer dans un milieu réservé aux hommes. »
« Tu as raison, je le sais. »
« Ne doute pas de toi et de tes capacités car tu es bien plus compétente que certains de ces Messieurs soi-disant respectables. »
Elle baissa un peu la tête, toujours un peu gênée quand Sully lui parlait avec autant d'amour.
Elle finit par se lever et faire semblant de fouiller dans leur sac pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur.
Sully s'était rendu compte de son émoi car il savait qu'elle était bouleversée. Il ne voulait pas la voir abandonner son métier aussi facilement.
Il avait eu besoin de lui dire tout ça.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« Je cherche quelque chose. »
« Ce ne serait pas ça que tu cherches. » Dit-il, en brandissant devant ses yeux sa brosse à cheveux. « Je l'avais cachée dans mes sacoches pour pas que tu me la prennes. »
Il la conduisit devant le feu pour le voir mieux, la fit asseoir, alors qu'il s'installait à ses côtés.
Il replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille tendrement.
« J'adore ta chevelure. J'aimerai effectuer cela tous les jours. » Dit-il en commençant à brosser tendrement. « Ils sont si doux et ils sentent si bon. Tes cheveux sont magnifiques autant que toi. »
Elle était un peu gênée par ses paroles, mais en même temps, elle se sentit bénie de Dieu de l'avoir auprès d'elle.
Elle était sûre d'être aussi rouge qu'une pivoine.
Elle était tellement timide par moments.
Il laissa la brosse de côté et déposa un baiser sur sa joue et commença à descendre dans son cou.
Il la chatouilla délicatement.
Elle appréciait ses attentions et en profitait au maximum.
« Je t'aime. » Lui dit-elle.
« Je t'aime aussi. »
Il l'embrassa encore plus profondément et en profita pour la coucher sur le matelas qu'il avait déposé là, se laissant emporter par sa passion pour sa femme.
« Tu as faim ? » Lui demanda-t-il, reprenant pied dans la réalité.
« Peut-être. »
Elle roula des yeux pour lui faire comprendre qu'elle avait peut-être faim de nourriture ou peut-être d'autres choses.
Il alla chercher un petit bout de tarte aux pommes que Colleen avait préparé pour eux.
Comme d'habitude, elle se laissa séduire par ce dessert si savoureux. Sully la regarda se régaler.
Il avait volontairement interrompu leur moment coquin car il s'était convaincu qu'il avait tout son temps pour l'aimer.
Mais elle, elle regrettait que Sully n'ait pas un peu plus poussé son jeu de la séduction.
Elle réalisait qu'elle avait besoin de vivre un moment tel que celui-ci avec son mari.
Après les attentions peu appropriées de cet homme qui l'avait harcelé, l'amour de son époux et sa tendresse étaient tout ce dont elle avait envie.
Elle en avait véritablement besoin. C'était même presque vital.
Alors, ce fut à son tour de le séduire.
Elle releva ses cheveux et l'embrassa dans le cou.
Il appréciait ce contact et en était heureux. Mais il doutait toujours.
Était-ce le bon moment ?
Peut-être.
Pourquoi n'avait-il pas pu plus prouver à sa femme son amour ? Leur mariage s'était fait dans l'urgence.
Leur lune de miel avait été écourtée parce qu'ils devaient se préoccuper de Colleen. Heureusement, il avait trouvé le moyen d'être avec elle.
Il se laissa charmer par son épouse et lui fit l'amour tendrement.
Enlacés, ils attendaient que leur respiration redevienne normale .
« Qu'avons-nous fait ? » Demanda-t-il.
« Rien de mal, Sully. »
« J'aurai dû te résister. »
« Oh non, alors. Je t'aime et j'en avais autant envie que toi. »
« Tu n'es pas raisonnable ! »
« Si, je le suis. Je ne veux plus que mon mari se sentit inférieur aux autres hommes. Tu es différent et c'est pour ça que je t'aime si fort. »
Ce fut à son tour de baisser les yeux et de se sentir embarrassé.
C'était quelque chose qu'il n'avait pas assez entendu.
Son enfance avait été malheureuse, son adolescence, il l'avait passée en errance à la recherche d'une solution pour vivre par lui-même.
Et son début de vie d'adulte avait été marqué par la perte de sa première femme et de sa fille.
Tout ce qu'il avait vécu aurait pu décourager n'importe quel autre homme de fonder une famille.
Ça avait été son cas ! Mais Michaëla avait tout chamboulé dans sa vie à Colorado Springs.
Leur rencontre lui avait tellement apporté de choses !
Il avait fallu qu'il traverse beaucoup d'épreuves pour en arriver là et il espérait que le bébé qu'attendait Michaëla allait lui apporter le bonheur qu'il souhaitait plus que tout au monde et auquel il avait droit.
Revenu au présent, il se tourna vers sa femme et l'embrassa tendrement, comme pour la remercier d'exister.
Elle savait à quoi il avait pensé mais elle ne pouvait engager la conversation sur ce sujet-là car elle savait qu'il ne pouvait pas en parler.
Elle le fit revenir au présent en prenant sa main pour la poser délicatement sur son ventre.
Elle aussi était heureuse de l'avoir rencontré car il avait tout chamboulé dans sa vie.
Le bébé bougeait dans son ventre à ce moment-là.
C'était une bénédiction de porter la vie.
Elle ne savait pas si lui pouvait le sentir remuer de l'extérieur mais elle savait qu'il serait content de connaître le moindre mouvement de leur bébé.
Il l'embrassa sur la joue pour lui faire comprendre qu'il était heureux qu'elle le fasse participer.
« Que dirais-tu d'une petite promenade en amoureux ? J'aimerai te montrer un endroit. »
Ce devait être quelque chose qui lui tenait à cœur et qu'il avait gardé secret jusqu'à aujourd'hui.
Elle avait tout compris.
C'était important pour lui faire découvrir maintenant.
Elle se laissa conduire par son mari sans dire un mot.
Le moment était trop unique pour dire quelque chose.
Ce n'était pas loin mais si bien gardé !
Le paysage n'avait pas été touché par l'Homme, cela se voyait. Les herbes montaient haut et la vue qui s'offrait à eux était sublime. Les montagnes au loin semblaient se fondre au soleil.
Et il y avait une cascade qui s'écoulait le long des rochers pour retomber dans une rivière aux eaux claires.
Michaëla n'avait pas envie de s'approcher pour voir de plus près car elle se croyait dans un rêve.
Comment Sully avait-il connu cet endroit ? Il n'était pas difficile de le deviner !
Il entraîna sa femme avec lui, comprenant qu'elle était subjuguée par la beauté de ce lieu.
Il la fit asseoir au bord de l'eau et la laissa reprendre conscience de la réalité.
Ce partage avait beaucoup d'importance à ses yeux.
« Pourquoi aujourd'hui ? » Demanda Michaëla.
« Je ne sais pas. J'en avais besoin, je crois. »
« Moi aussi. Nous n'avons pas été ensemble souvent depuis notre retour. »
« Je savais que tu aurais moins de temps à me consacrer en revenant ici, je l'ai toujours accepté et je ne changerai ça pour rien au monde. »
Il commença à se déshabiller devant elle et se mit nu pour prendre un bain dans la rivière.
« Qu'est-ce que tu fais ? L'eau doit être encore froide ! »
« Mais non, elle est bonne et relaxante. »
Elle enleva ses bottines pour tester la température de l'eau.
« C'est vrai qu'elle est excellente. »
« Alors, viens me rejoindre ou je te jette à l'eau toute habillée ! »
Amusée par le défi de son mari, elle eut vite fait de se mettre en sous-vêtements.
Elle le voyait nager, complètement à l'aise dans sa nudité et elle l'enviait pour cette facilité qu'il avait à être aussi libre. Elle, elle avait toujours du mal à se mettre nue devant lui, et pourtant, elle se surprenait elle-même de son manque de retenue par moments.
Sully connaissait la lutte qu'elle menait. Si seulement ses mots avaient un impact sur elle et que cela changeait son point de vue !
Il n'y avait qu'une seule solution. Il sortit de la rivière et se rapprocha d'elle.
Il l'attira contre sa peau et lui enleva ses sous-vêtements en attendant sa réaction.
Cette dernière ne se fit pas attendre. Elle rougit immédiatement.
« C'est moi, Michaëla. »
Cette phrase était tout ce dont elle avait besoin pour se sentir mieux. Elle se glissa à son tour dans l'eau, se sentant bien.
Sully savait que leur temps ensemble touchait à sa fin car lui-même avait aussi des obligations à respecter et il devait absolument être à la réserve le lendemain pour essayer de calmer le général Custer.
Michaëla aussi en était consciente mais elle savourait cet instant.
Elle pressentait un moment douloureux à venir pour l'avenir des Indiens.
Mais elle préférait oublier ce qu'elle ressentait à ce moment-là pour se concentrer sur son mari.
Justement, elle le voyait nager autour d'elle en l'éclaboussant au passage.
Au troisième éclaboussement, elle réussit à le retenir par les épaules et plonger sa tête dans l'eau. Puis, elle se mit à suivre son jeu et à nager avec lui.
Ce jeu amoureux facilita les caresses et les baisers entre eux deux.
Complètement sous le charme l'un de l'autre, ils finirent par s'unir pour une danse de l'amour très unique.
Après ce moment intime et réjouissant, ils sortirent tous les deux pour se sécher.
« Combien de temps allons-nous pouvoir profiter d'un instant comme ça tous les deux ? »
« Pourquoi tu dis ça, Michaëla ? »
« Je suis enceinte, je te le rappelle. Je vais bientôt devenir aussi grosse qu'un éléphant ! »
« Je vois ce que tu veux dire. Mais tu ne seras jamais grosse, juste enceinte. Il risque de devenir difficile pour toi de te déplacer, c'est tout. Mais nous pouvons toujours nous organiser des petits moments en amoureux à la maison. »
« Oh non, tu n'en auras pas envie. »
« Si, j'en aurais toujours envie. »
Elle fit la moue, pas convaincue par les paroles de son mari.
Enveloppée dans sa couverture, elle s'éloigna d'elle-même, ne voulant pas montrer sa déception.
Mais il n'était pas déçu !
« Tu seras toujours la même à mes yeux, n'en doute pas. »
Il alla vers elle et la tourna vers lui pour pouvoir plonger son regard dans le sien.
« C'est la vérité. »
« Ne te moque pas de moi. »
« Je ne me moque pas. Que faut-il que je fasse pour que tu me crois ? J'ai toujours trouvé les femmes enceintes très séduisantes et ce sera ton cas à toi aussi. »
« Je ne sais pas si tu le penses vraiment mais c'est très gentil à toi d'essayer de me rassurer. »
Il comprit pourquoi et que quoi qu'il dise, il ne parviendrait pas à lui faire comprendre qu'elle resterait éternellement une femme belle. Alors, il préféra se taire et laisser le temps de lui montrer que ses paroles n'avaient pas été vaines.
Il l'obligea à se lever et l'entraîna vers le chariot.
Il était temps de rentrer à la maison pour retrouver les enfants. Cependant, Sully avait un autre idée en tête.
« J'aimerai que tu m'accompagnes à la réserve demain ? »
« Pourquoi ? Quelqu'un est malade ? »