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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 10.02.2014 à 15h45
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est la suite de "Fuir pour vivre ensemble" » fefile
Cette fanfic compte déjà 160 paragraphes
Elle posa la main sur son ventre, plus qu'inquiète pour son mari. Dorothy tenta de la calmer.
« Rien ne dit qu'il soit gravement blessé, Michaëla. Nous ferions mieux de nous rendre à la clinique. Car je vous accompagne. »
Matthew remercia Dorothy silencieusement.
Michaëla aurait besoin du soutien de sa meilleure amie, surtout si c'était grave.
La future maman descendit seule du chariot et entra dans la clinique sans frapper. Sully s'était endormi sur la table de consultation et le Docteur Bernard lui avait enlevé la balle.
« Comment va-t-il ? »
« Il va bien, ne vous inquiétez pas. Je vais le garder à la clinique cette nuit et vous pourrez rentrer tous les deux chez vous demain. »
« Tout va bien, alors ? »
« Je viens de vous le dire. »
Il sortit par la porte entrouverte et demanda à Matthew de l'aider à transporter Sully jusqu'à la chambre.
Il s'exécuta.
Dorothy les suivit et accompagna sa meilleure amie anxieuse jusqu'à la chambre où allait être mis Sully.
Le Docteur Bernard indiqua à la jeune femme enceinte une chaise pour qu'elle reste près de son mari et il lui conseilla même de s'allonger à côté de Sully.
Elle ne voulait pas se reposer. Elle voulait juste être présente quand Sully se réveillerait.
Elle s'assurerait par elle-même de la santé de son mari et le veillerait coûte que coûte.
Elle découvrait ce qu'il avait tenu à faire en étant à la réserve avec Loren aujourd'hui.
Bien sûr, elle réalisait qu'il l'avait fait que la protéger.
Et elle comprenait pourquoi Sully avait agi ainsi. Son malaise de la veille y avait contribué.
Une balle perdue était venue se loger dans le bras de son mari.
Elle soupçonnait Ethan d'un tel acte mais bien sûr, elle ne pouvait pas le prouver !
Sully commença à se réveiller au bout de vingt minutes et chercha à se repérer.
La douleur à son bras se réveilla aussitôt.
Il fit la grimace et regarda attentivement la chambre dans laquelle il se trouvait.
Il n'était pas dans son lit, et pourtant, l'endroit lui était étrangement familier.
Puis, il tourna la tête sur sa droite et vit Michaëla assise sur une chaise endormie. Et ce fut à ce moment-là qu'il se rappela ce qu'il s'était passé.
Il avait dit à Matthew de ne pas prévenir Michaëla, et pourtant, il était heureux de de l'avoir à ses côtés.
Il s'en voulait d'avoir agi ainsi dans son dos ! Lui pardonnerait-elle ?
Elle s'était assise toute proche du lit, de sorte qu'il put attraper la main de sa femme.
Il la serra fort et elle se secoua et s'éveilla en sursaut.
« Je vais bien, Michaëla. » Lui répéta-t-il. « Mais toi, qu'est-ce que tu fais ici ? »
« Je devais voir comment tu allais et tu me dois des explications. »
« Je veux t'expliquer, mais avant, rejoins-moi dans ce lit. »
« Ce n'est pas raisonnable. »
« Michaëla, nous sommes en plein jour, mais personne ne viendra nous rendre visite. D'ailleurs, où sont les enfants ? »
« Dorothy prend soin d'eux chez nous. »
« Alors, tu peux me rejoindre. Tu as besoin de repos. »
Elle céda, ne pouvant refuser de se retrouver dans ses bras, même si elle s'en voulait de s'être endormie, alors qu'elle s'était promis de le surveiller.
Elle enleva sa robe et se coucha près de lui.
« Tu devrais te réchauffer. Tu es toute froide. »
« Sully, ne tente pas de te défiler ! Que faisait Loren à la réserve aujourd'hui ? »
« Il voulait proposer du commerce aux Indiens. »
« Il ne s'agissait que de ça ? En es-tu sûr ? »
« Il voulait aussi m'aider à contrer Ethan. »
« Il était vraiment le seul à nous aider ? »
« Non. Hank a même organisé une partie de poker pour avoir Ethan. Matthew m'avait dit qu'il y avait participé. »
Elle se retira de ses bras et se retourna de l'autre côté.
« Tu aurais pu me le dire avant ! »
Il se rapprocha d'elle par derrière et la serra contre lui.
« Je voulais juste le piéger à son tour et avoir un témoin pour sa cupidité. »
Elle ne fit aucun geste.
Il lui caressa le ventre et essaya de plaider en sa faveur.
« Je n'ai rien fait de mal, Michaëla, je voulais juste m'assurer que tu ailles bien. Est-ce normal pour un mari de se faire du souci pour sa femme ? Surtout après ton malaise d'hier ! Tu ne crois pas que je peux m'inquiéter. »
« Dois-je te rappeler qu'à cette heure-ci, tu devrais toujours être chez nous à te reposer ? »
« Non. Ce n'est pas la peine ! »
« Alors, tu peux me pardonner. Allez, Michaëla. Je t'aime. »
Il réussit à la tourner vers lui et à l'embrasser sur le front.
Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle aurait fait pareil à sa place.
Alors, elle se serra dans ses bras.
« Je t'aime, Sully. Je ne pouvais pas le supporter s'il t'arrivait quelque chose à cause de cet Ethan. Qui sait ce qui peut se passer ? Sois prudent avec cet homme. »
« Qu'est-ce que tu crois que je fais ? »
« Et c'est pour ça que tu t'es fait tirer dessus, n'est-ce pas ? »
« C'est simplement un accident, Michaëla. »
Elle fit la moue.
« Essaie de dormir, mon ange. Tu n'as plus besoin de t'inquiéter pour moi. Je suis là et je te serre dans mes bras. » Lui rappela-t-il.
Elle posa sa tête sur son torse, ayant d'autant plus besoin de sa tendresse.
« Je t'aime », lui dit-elle à son tour.
Un coup discret à la porte les tira de leur cocon intime dans lequel ils s'étaient réfugiés.
C'était le Docteur Bernard qui ne fit aucun commentaire quand il les vit dans les bras l'un de l'autre.
« Comment vont mes patients ? » Demanda-t-il pour plaisanter.
« Assez bien. » Répondit Sully.
« Je suis heureux de vous avoir tous les deux à portée de main. Je peux veiller et sur l'un et sur l'autre ici. »
« Je vous avoue que je suis plutôt soulagé d'être avec ma femme ici. Elle est venue sans attendre votre avis. »
Michaëla baissa la tête, consciente d'avoir pris des risques comme l'avait fait son mari avant elle.
Elle ne pouvait pas lui en vouloir.
« Puis-je vous examiner, Docteur Mike ? »
« Je ne veux pas être séparée de mon mari ! »
« Qui vous parle de vous séparer de votre mari ? »
« Personne. »
« Avez-vous des contractions comme hier. »
« Non. Je n'en ai plus aucune ! »
Il sortit son stéthoscope et le posa sur le ventre de sa patiente.
« Il va bien. »
« Je l'avais remarqué ! Il n'arrête pas de bouger ! »
« Votre état a été soumis à rude épreuve par ce qu'il s'est passé. Je veux que vous preniez soin de vous. Et vous Sully, je veux aussi que vous vous reposiez. »
« Qu'entendez-vous par là, docteur ? » Lui demanda Sully.
« Je dirai à tout le monde, ainsi qu'au Général Custer, que vous ne pouvez pas travailler. Et ainsi, vous resterez chez vous pendant une semaine tous les deux. »
« Je ne pourrai pas rester une semaine sans aller à la réserve. Il y a Loren Bray qui compte sur moi pour le commerce. »
« C'est un ordre, Sully. »
« Monsieur Bray comprendra que vous reportiez d'une semaine. »
« Je suppose qu'il le fera ! »
« Je sais ce que vous avez essayé de faire à la réserve, Sully et je sais aussi comment votre femme se sent par rapport à tout cela. »
« Vous êtes en train de me dire que je dois prendre soin de ma femme. »
« En quelque sorte. »
Michaëla, jusque-là silencieuse, intervint à son tour.
« Dois-je vous rappeler que je suis là ? »
« Non. Nul besoin, Docteur Mike. Dit le médecin. Ce que je dis est essentiel pour votre santé et celle de votre bébé. Sully pourrait reprendre son travail rapidement, mais je préférerais qu'il reste près de vous pendant quelques jours. Je sais que Monsieur Cooper cherche à vous blesser et je ne veux pas lui donner d'autres occasions. »
« Dans ce cas-là, je suis d'accord. »
Le Docteur eut tôt fait de repartir.
Michaëla se tourna vers son mari.
« Sully, pourquoi as-tu accepté ? »
« Cela peut faire croire à Ethan que nous avons relâché la garde. Matthew continuera de le surveiller et Ethan en arrivera peut-être à se trahir. »
« Oui, tu as raison. A nous de le tromper ! »
« Tout à fait, ma chérie ! Cela va aussi me permettre de profiter de ma femme. Que demander de plus ? »
« Je ne sais pas quoi penser de cette proposition, Sully. »
« Ça te permettra de te reposer ! Tu arrives à un moment où tu dois prendre soin de toi, Michaëla. »
« Je ne suis enceinte que de six mois, Sully et certaines femmes continuent à travailler jusqu'au bout. »
« Mais ce ne sera pas ton cas ! Tu as besoin de repos et le bébé aussi. Tu peux continuer à exercer la médecine mais réduire tes heures. »
« C'est prévu, Sully. Le Docteur Bernard sera là jusqu'à la naissance du bébé. Il m'a déjà proposé de prendre en charges mes patients quand je le souhaiterai. »
« Il est vraiment bien, ce médecin. »
« Parce qu'il a trouvé un moyen pour que tu sois avec moi pendant une semaine ? »
« Oui. Exactement. Nous pourrions peut-être en profiter pour avoir une lune de miel. »
« Je ne veux pas partir loin. »
« Qui te parle de partir loin ? Nous pouvons très bien le faire chez nous en nous confiant, Colleen et Brian à Matthew. En plus, ça servirait aussi à piéger Ethan en lui faisant croire que nous les laissons de côté. »
« Ce qui serait un peu vrai, tu ne crois pas ? »
« Non. Nous sommes encore de jeunes mariés et nous avons droit d'être ensemble mais ça ne veut pas dire que nous les laissons tomber. »
« Si tu crois que c'est la meilleure solution. »
« Ne t'inquiète pas comme ça. Beaucoup de personnes sont capables de plaider en votre faveur si besoin est. »
« Et Ethan a déjà signé des papiers. Peut-être devrions-nous écrire à ma mère ? »
« Pour quoi faire ? »
« Elle pourrait nous aider si nécessaire. »
« Elle a déjà beaucoup fait pour nous. »
« Je le sais. Mais elle m'écrit sans arrêt en me disant que, si j'ai besoin d'aide, elle peut m'aider. Ma mère veut nous épauler. »
« Tu t'es rapprochée d'elle et c'est une très bonne chose, Michaëla. Elle ne veut que ton bonheur, comme c'est mon cas. Alors, si tu crois que c'est la meilleure solution, dis-lui de venir nous rejoindre. »
« Elle aussi pourrait prendre soin des enfants pendant notre lune de miel, tant que je peux me déplacer. »
« Pas de raison de se déplacer. Nous ferons la lune de miel ici. Je t’emmènerai dans la forêt. »
« Tu crois que ce sera possible dans mon état ? »
« Oui. Ne t'inquiète pas ! Je ferai tout pour que tu sois installée confortablement. »
Elle bailla et se relaxa dans ses bras pour finalement s'endormir dans ses bras.
Sully lui embrassa le front et l'observa un long moment.
Le poids qu'il avait sur les épaules avait enfin disparu.
Il était soulagé et se détendit à son tour.
Le temps passa très rapidement pour arriver à l'heure du dîner qu'il devait passer en famille.
Colleen et Brian les rejoignirent dans la chambre de la clinique. Voir leurs parents tous les deux ensemble dans un lit leur fit une impression étrange.
Mais ils furent heureux de les retrouver quand même.
Quand Sully leur annonça qu'ils allaient passer quelques jours chez Matthew, ils furent satisfaits.
Colleen savait que c'était ce qu'il fallait au Dr Mike car elle avait compris que son père biologique était derrière la blessure de Sully et elle ne lui pardonnerait pas.
Ethan n'allait pas s'en sortir aussi facilement aux yeux des enfants. Colleen avait bien l'intention de ne pas aller avec son père la prochaine fois.
Matthew, lui, voulait qu'ils continuent à faire comme si de rien était avec Ethan et il le ferait comprendre à Colleen.
L'heure n'était pas à ça.
Aucun besoin pour eux de s'inquiéter le Docteur Mike et Sully ?
Ils avaient besoin d'être tranquilles.
Il emmena son frère et sa sœur immédiatement chez lui.
Sully soupira. Il avait compris que Colleen en voulait à Ethan.
Il devrait peut-être lui parler. Mais il savait d'avance qu'il n'arriverait pas à la convaincre.
Ils avaient trop souffert à cause de cet homme et rien de ce qu'il pouvait leur dire ne changerait rien à la situation.
Michaëla regarda ses enfants partir.
Sully et elle devaient rester à la clinique pour la nuit.
Grace passa les voir pour constater par elle-même comment ils allaient et les rassurer à propos des enfants.
RobertE passerait le voir le lendemain chez Matthew pour voir si tout allait bien.
Michaëla en fut soulagée et se lova à nouveau dans les bras de son mari. Il l'embrassa sur le front.
« As-tu vu la réaction de Colleen ? »
« Oh non. Tu ne vas recommencer à t'inquiéter. »
« Sully, je parle sérieusement. Colleen pense qu'Ethan est responsable de ce qu'il t'est arrivé. »
« Chut. Je ne veux plus rien entendre. »
Il posa ses lèvres sur les siennes pour la faire taire.
Le lendemain matin, Sully se réveilla avant sa femme et alla de lui-même chercher le petit-déjeuner au restaurant de Grace.
Le Docteur Bernard lui en avait donné l'autorisation.
Il revint et trouva Michaëla dans la même position que quand il l'avait quittée.
Il répugnait à la réveiller. Elle avait tellement besoin de repos. Il la regarda silencieusement et commença à l'embrasser dans le cou.
Elle était tellement attirante qu'il n'avait pas pu s'empêcher et c'était aussi une manière pour lui de se faire pardonner tout le souci qu'il lui avait causé la veille.
Elle ouvrit les yeux, encore alourdis de sommeil, et lui sourit délicieusement.
Elle le trouvait si séduisant quand il agissait ainsi.
« Tu as faim ? » Lui demanda-t-il.
Se sentant prise en faute, car elle se souvenait qu'elle n'avait pas beaucoup mangé la veille, elle baissa la tête en acquiesçant.
Il l'obligea à le regarder dans les yeux et lui dit :
« Je suis heureux que ce soit le cas ! N'oublie pas que tu dois nourrir deux personnes ! »
Elle lui sourit devant autant de prévenance et dégusta son petit-déjeuner en compagnie de son mari.
Si la semaine qu'ils allaient passer ensemble se déroulait ainsi, cela lui allait à merveille et elle savait que Sully ferait tout pour que ce soit le cas.
En fait, en prenant une telle décision, le Docteur Bernard leur avait fait une fleur, car, après toutes les épreuves qu'ils avaient traversées, ils avaient besoin de cela.
Et Sully n'avait pas fini d'être prévenant !
Il alla chercher le chariot chez RobertE et fit le nécessaire pour s'assurer que Michaëla soit installée confortablement.
Il n'avait rien oublié.
Il alla ensuite chercher sa femme et la souleva dans ses bras pour la soulever jusqu'au chariot.
Après l'avoir installée, il engagea les chevaux vers chez eux. Il se permettait de se retourner de temps en temps pour regarder sa femme. Elle ne le voyait même pas faire !
Elle se sentait bien !
Arrivés chez eux, elle le laissa encore une fois agir à sa guise. Cela lui faisait du bien !
Il la porta au lit. Il passa le moins de temps possible dans l'étable et revint vers son épouse.
Elle était étendue de son côté du lit et l'attendait apparemment. Il se glissa à ses côtés.
Ils savaient tous les deux qu'ils pouvaient être tranquilles et prendre du temps ensemble.
Sully embrassa Michaëla avec passion. Encore une fois, il éprouvait le besoin de se faire pardonner. Pourtant, elle ne lui en voulait plus du tout.
Elle n'avait pas souhaité que son mari soit blessé mais elle appréciait de se retrouver avec lui à la maison.
Elle posa la main sur son ventre, puis elle s'assit en cherchant quelque chose des yeux.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » Lui demanda Sully.
« Où est ma trousse ? »
« Qu'est-ce que tu veux faire ? »
« S'il te plaît, je ne me fatiguerai pas inutilement. »
« Puisque tu insistes ... »
Il se leva et lui apporta sa trousse. Il se doutait un peu de ce qu'elle voulait faire.