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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 06.11.2014 à 14h50
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Cette histoire se passe de nos jours ... » fefile
Cette fanfic compte déjà 267 paragraphes
Avec sa peur des derniers jours, elle n'avait pas vraiment réalisé le jour qu'il était, mais Sully, oui !
Grace s'approcha d'eux en chantant « Joyeux anniversaire », tout en se rapprochant de la table.
« Comment tu as fait ? »
« C'est mon secret ! »
Grace se pencha vers eux afin de murmurer. « Vous parlerez de tout cela entre vous plus tard. Pour l'instant, vous pourriez profiter de cette occasion. »
La lumière se ralluma et le couple s'aperçut que beaucoup de monde les regardait et que trois personnes s'approchaient d'eux avec un cadeau dans les mains.
Il s'agissait de Matthew, Colleen et Brian qui voulaient offrir quelque chose à leur mère.
Son anniversaire prenait bien trop d'importance aux yeux des autres mais elle aurait pu s'attendre à cela de la part de son mystérieux mari.
C'était le premier anniversaire qu'elle passait à Colorado Springs en compagnie des enfants et de Sully et bien sûr, il avait voulu qu'il soit marqué dans sa mémoire.
En plus de savoir que David allait devoir passer en justice, elle avait maintenant trouver une famille avec Sully et les enfants.
La plupart de sa famille Bostonnienne vivait maintenant auprès d'elle et elle s'en sentait heureuse.
Il restait une inconnue, à savoir quand et comment Sully avait pu organiser cela et elle en eut la réponse sans équivoque en regardant sa mère et Loren.
Elle décida une bonne fois pour toutes de laisser le passé dormir et de se consacrer au futur, tout en se promettant de poser des questions à Sully plus tard. Elle dut se résoudre à ouvrir les cadeaux.
Chapitre 65 : Les cadeaux
Michaëla avait été surprise par les présents offerts par ses enfants à l'occasion de son anniversaire. Tous avaient cherché à lui faire plaisir et ils avaient réussi.
Brian et Colleen lui avaient offert un beau collier en or avec un cœur en pendentif.
Matthew, lui, avait fait l'effort d'offrir une belle robe pour le bébé à venir.
Sully, lui, avait acheté une bague en or avec l'inscription je t'aime à l'intérieur.
Après avoir passé la soirée à recevoir tous les présents de ses ami(e)s, Michaëla se sentait toute émue et de plus en plus sereine.
Elle se trouvait même stupide d'avoir passé son temps enfermée après sa sortie de l'hôpital au lieu de profiter de l'amitié qui l'entourait. Son cœur était rempli de tendresse et d'un sentiment de bonheur infini.
Alors qu'il revenait chez eux, Sully passait son temps à lui lancer des coups d’œil afin d'arriver à déterminer son état d'âme.
Il avait hâte d'être arrivé pour réellement la prendre dans ses bras et le regarder dans les yeux, pour y lire ce qu'elle éprouvait. Ses attentions envers sa femme étaient toujours présentes. Il ne pouvait pas la laisser monter l'escalier menant à leur chambre sans poser la main derrière son dos pour la soutenir.
Il avait même du mal à s'empêcher de la soulever de temps à autre pour l'aider à monter. Ce n'était pas le cas ce soir car elle voulait parvenir en haut toute seule.
Cependant, Sully lui ouvrit la porte de leur chambre et l'inviter à y rentrer avec elle, puis il la referma après être entré lui-même.
Tout de suite, il la tourna vers lui pour la regarder dans les yeux et enfin savoir si elle était totalement remise.
« Merci. »
Ce simple mot le rassura sur son état d'esprit. Il chercha quand même à approfondir le sujet.
« De quoi ? »
« De t'être rappelé du jour de mon anniversaire et de m'avoir fait ce magnifique cadeau. Toutes ses personnes qui voulaient savoir comment j'allais m'ont rappelé que le plus important est de vivre dans le présent et d'attendre le meilleur pour l'avenir et non plus de revivre le passé. »
« Le passé est le passé, Michaëla. Nous avons tous les deux vécu des choses horribles avant de nous connaître mais le fait de se rencontrer quand aucun de nous ne croyait plus en la vie nous a sauvé. »
« Ça m'a sauvé moi alors que je voulais en finir avec la vie ! »
« Tu m'as sauvé aussi, plus que tu ne l'imagines et aujourd'hui, tu m'offres la possibilité d'être heureuse avec notre fille qui arrivera bientôt. »
« Ces derniers temps n'ont pas été faciles, après ton arrestation et ce qu'a fait O'Connor mais il ne faut pas que cela nous empêche d'être heureux. »
Cette phrase laissa de l'espoir à Sully, celui de revoir le sourire de sa femme, celui de la voir rire à nouveau. Il avait de la culpabilité pour ce qu'il s'était passé et s'en sentait responsable.
Il espérait que les prochains mois allaient être plus tranquilles pour permettre à Michaëla de vivre sereinement la fin de sa grossesse. Il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour que ce soit le cas et il savait qu'il pouvait compter sur le soutien de ses amis.
Michaëla le fit revenir au présent en lui parlant de sa mère.
« Maman avait l'air contente de nous voir ensemble. »
« Elle avait besoin d'être rassurée sur ton état de santé. Quand je lui ai parlé de ce que je voulais faire pour ton anniversaire, elle m'a beaucoup aidé et c'est elle qui a tout organisé. Je ne savais même pas qui exactement elle avait invité au restaurant de Grace et que ton gâteau arriverait de cette manière-là. »
Elle fut surprise par cette révélation. Elle ne s'attendait pas à ce que Sully fasse appel à sa mère.
Bien sûr, elle réalisait que Sully n'avait pas pu rester de marbre face sa réaction.
Elle s'était enfermée dans sa peur sans voir que son mari essayait de tout faire pour la sortir de là, allant même jusqu'au point de refuser que sa mère vienne la voir.
Son cœur allait éclater sous l'amour que cet homme lui offrait. Ce qui importait n'était pas les cadeaux reçus mais le geste que Sully avait fait.
Elle avait tout de même une question en tête. Alors qu'elle se trouvait encore à l'hôpital, Nuage Dansant leur avait dit que Mac Kay avait aidé Sully.
Elle y réfléchissait beaucoup ces derniers temps. Mac Kay n'avait pas pu aider Sully seul, il avait forcément fait appel à un avocat. Et si tout revenait ?
Elle avait retrouvé son mari et leur vie quotidienne venait simplement de reprendre. Elle ne voulait pas que cela s'arrête.
Sully dut sentir son changement d'humeur et de pensées, car il se rapprocha à nouveau d'elle et la prit dans ses bras.
Il y avait une sorte de sixième sens en lui qui lui disait qu'elle avait peur que tout recommence.
Il est vrai qu'il se croyait à l'abri alors que ce n'était pas le cas. Il était loin de se douter que tout cela allait revenir au moment le plus inopportun.
« Mon ange, à quoi tu penses ? »
« Rien. Ne t'inquiètes pas. »
« Oh si, justement. Tu viens de penser à quelque chose qui t'effraie. »
« Je te dis que non ! Je vais aller me coucher parce que je suis fatiguée. Cette soirée a été fatigante. »
« Tu ne t'en sortiras pas comme ça ! »
Alors qu'elle se dirigeait vers leur lit, Sully la rattrapa par la main pour qu'elle le regarde dans les yeux.
« A quoi tu penses ? »
« Et si tu n'étais pas libre ? »
« Quoi ?! »
« Si tout cela n'était qu'un ramassis de mensonge. Si la justice revenait vers toi pour t'accuser de fuite. »
« Il ne se passera rien de tout cela. Mac Kay m'a aidé. »
« Ce n'est qu'un militaire, pas un avocat. Il n'a pas pu obtenir ta libération. »
« Un avocat l'aura aidé, c'est tout ! »
« Et si ce n'était pas le cas. Que se passerait-il ? »
« Tu vas t'enlever cette mauvaise idée de la tête une bonne fois pour toutes. Si j'étais toujours recherché, tu crois vraiment que j'aurai pu passer la soirée en ta compagnie sans me faire arrêter ? »
« Il n'y avait que des amis avec nous, ils n'auraient pas pu te dénoncer. »
« Tu ne sais pas si quelqu'un ne l'aurait pas fait ! »
« Si je le sais ! »
« J'ai l'intention de passer la fin de soirée avec une femme insouciante et libérée et pas avec une femme inquiète. Tu dois croire que rien ne va venir troubler notre bonheur présent. »
Le bleu de ses yeux plongé dans ses yeux l'hypnotisait encore plus que d'habitude. Elle y trouva ce qu'elle y cherchait.
Peut-être Sully avait-il raison ?
Il n'y avait peut-être rien à craindre du côté de la justice. Elle se jura de profiter de chaque moment passé en compagnie de son mari pour pouvoir s'en servir si besoin était.
Et même si le besoin n'était pas là, elle ne pouvait que se réjouir d'être avec Sully et de lui faire partager le bonheur qu'elle ressentait en attendant leur fille.
Chapitre 66 : L'imprévu
Deux mois et demi étaient passés, deux mois soumis à haute tension. Michaëla n'avait pas pensé avoir raison à ce point et pourtant, cela n'avait pas été le cas.
Sully avait poursuivi pour délit de fuite et ils avaient découvert ce que Mac Kay avait fait pour eux. Même s'il avait réussi à innocenter Sully pour le vol, il n'avait pas à la libérer sans décision du tribunal.
Mais Mac Kay n'avait pas pensé que l'un de ses supérieurs allait découvert que Sully avait été libéré par erreur et qu'il allait s'en servir contre lui.
Mais le futur papa avait fait face avec courage et détermination à cette épreuve et avait dit au tribunal ce que O'Connor lui avait fait subir. Il s'en était sorti avec une peine de prison d'un mois avec sursis.
Ils n'avaient été séparés que pendant une semaine, pourtant cela avait suffit pour que Michaëla commette des imprudences en compensant l'absence de son mari en travaillant d’arrache-pied.
Elle s'en voulait d'avoir réagi comme ça, alors quand elle l'avait retrouvé, elle avait accepté de passer du temps avec lui et ils étaient partis en lune de miel à Denver.
Élisabeth avait tenu à leur payer ce séjour et ils avaient pu se réjouir de leur bonheur d'être bientôt parents.
Revenus chez eux, leur vie quotidienne avait repris normalement sans aucuns soucis sauf ce jour-là.
Enceinte de huit mois et demi maintenant, Michaëla se rappelait la scène qui les avait opposé et elle admettait que Sully avait eu raison.
Elle voulait que Brian continue des études normales et Sully lui avait dit que c'était à lui de décider de son avenir.
« Il pourra choisir ce qu'il veut plus tard, mais il peut avoir une scolarité normale. »
« Brian avance plus vite que les autres enfants et il veut devenir journaliste. Il y a une école de journalisme à Denver. Ce n'est pas loin, il pourrait revenir de temps en temps. »
« Non. Il finira sa scolarité avant d'y aller. »
« Il faut que tu te décides de tout à sa place. Pourquoi tu ne laisses pas Brian être Brian. Est-ce que tu vas te comporter comme ça avec notre fille et ne pas écouter ce que je dis ? »
« Il a le temps ! »
Et elle n'en avait pas démordu. Sully avait quitté la maison en se désolant de l'entêtement de sa femme.
Sa colère retombée, Michaëla se dit qu'elle avait exagéré et qu'elle aurait dû essayer de retenir Sully.
Elle le cherchait partout, avait même essayé de l'appeler mais son portable ne passait pas, là où il était.
Malgré sa grossesse avancée, elle décida de se rendre au seul endroit où elle pensait qu'il s'était réfugié.
Après un appel à Nuage Dansant, elle en fut assurée. Sully s'était rendu dans la cabane où O'Connor lui avait tiré dessus.
Il devait être désespéré parce que Nuage Dansant lui avait dit que Sully avait les larmes aux yeux quand il était passé. Elle s'en voulait tellement que cela avait influé sur son état.
Elle avait quelques contractions mais elle n'y faisait pas assez attention et ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait sans que cela soit significatif.
Alors, elle se dirigea vers cette cabane en marchant en espérant que Sully allait lui pardonner son coup de tête – celui d'une femme en fin de grossesse qui avait juste peur de perdre son fils s'il s'éloignait d'elle.
Son cœur battait plus fort au fur et à mesure qu'elle s'approchait de cette cabane.
Sully ne l'avait pas vue arriver, car il essayait de soigner une blessure qu'il s'était faite bêtement. Heureusement qu'il y avait de l'eau et quelques tissus dans cette cabane.
En sortant de chez lui, assez énervé, il s'était tordu la cheville mais il n'avait pas encore senti la douleur.
Maintenant qu'il se calmait, la douleur s'était réveillée. Ce fut surpris quand il entendit la porte s'ouvrir. Il se retourna et vit immédiatement sa femme. Il n'était pas fier de la voir en face de lui mais il ne put s'empêcher d'aller vers elle quand il vit qu'elle soutenait son gros ventre.
« Qu'est-ce que tu fais là ?! »
« Je suis venue te chercher. J'ai été stupide et je comprends ce que tu as voulu dire. Est-ce que tu vas rentrer ? »
« J'avais besoin d'être seul et j'ai réussi à me faire mal à la cheville. Je ne sais pas si je pourrai marcher dans la forêt longtemps. »
« Je vais essayer de te soigner. J'ai emmené ma sacoche avec mes ustensiles. »
« Tu n'aurais jamais dû venir dans ton état ! »
« Je vais très bien, Sully. Ne t'inquiètes pas. »
« Oui, bien sûr, j'allais te le dire ! Tu arrives ici, la main en bas du ventre et il ne faut pas que je m'inquiète ! »
« On ne va pas encore se disputer, Sully, s'il te plaît. »
« Non, bien sûr que non. Et plutôt que de m'enfuir et de me réfugier ici, j'aurai dû écouter tes arguments. Je suis sûr qu'il y a une raison pour laquelle tu as réagi comme ça. »
« Brian grandit trop vite et j'ai peur de le perdre s'il part à Denver. »
« Nous ne le perdrons pas. Brian tient à nous, Michaëla, il faut que tu t'en rendes compte. »
« Est-ce que tu m'en veux ? » Elle parlait tout en soignant sa cheville amoureusement.
« Non. Je comprends ce que tu ressens. Mais tu n'aurais jamais dû venir ici ! »
« J'ai bien fait, apparemment et vu l'état de ta cheville, il est hors de question que tu marches. »
« Qu'allons-nous faire ici tous les deux ? »
« Tu pourrais peut-être me donner un baiser, par exemple ? »
« Ou t'obliger à t'allonger. Quelle imprudence as-tu commis là, Michaëla Quinn-Sully ! Tu sais très bien que tu dois éviter tout déplacement dans ton état. »
« Je vais bien, Sully, et j'ai hâte que notre fille pointe le bout de son nez, de voir à quoi elle ressemble. »
« Tu en as encore pour deux semaines, il me semble. »
Sous le regard amoureux de son mari, elle s'allongea sans demander son reste, ce qu'il trouva suspect.
Il se retint pour l'instant de lui poser des questions parce qu'il comprenait qu'elle avait besoin d'être près de lui et que rien ne pouvait l'en empêcher.
Et puis, il y avait toujours le possible recours au téléphone portable. La main toujours posée sur son ventre, elle suivait les mouvements de son bébé qu'elle trouva plus bas que d'ordinaire, puis elle leva les yeux sur le regard de son mari, appuyé sur son coude, et occupé à détecter la moindre de ses expressions.
« Tu te rappelles de la dernière fois que nous avons passé du temps ici ? »
« Je devais me cacher et tu avais besoin de te reposer comme aujourd'hui, il me semble ! »
« Tu ne vas pas m'en vouloir d'être venue te rejoindre alors que j'avais besoin de te ... »
Elle s'arrêta d'elle-même et ferma les yeux, ressentant cette même douleur qui l'avait obligée quelques minutes auparavant.
« Ça va ? » Lui demanda Sully.
« Oui, bien sûr, pourquoi ça n'irait pas. »
Chapitre 67 : Le moment arrive
Sully avait comme l'impression que sa femme venait de lui mentir sur son état actuel. Elle semblait vraiment mal à l'aise mais il ne savait pas comment l'aider.
Il y avait ce doute en lui. Il avait besoin de savoir si Michaëla allait bien pour de bon.
Son cœur de futur papa fit un bond quand il vit qu'elle se levait.
« Où vas-tu ? »
« Prendre un bain, pourquoi ? »
Il ne comprenait pas la raison pour laquelle son épouse voulait prendre un bain à cette heure-ci, mais il décida de se lever et de la suivre, alors que ce pressentiment qu'il avait depuis quelques heures ne partait pas.
Il se sentait coupable de l'état de sa femme. C'était à cause de lui qu'elle avait dû marcher avant et qu'elle n'était pas bien. Le peu qu'il pouvait faire était maintenant de veiller sur son bien-être. Il s'occuperait donc de tout son confort.
Ce fut lui qui fit couler l'eau du bain et il aida Michaëla à se glisser dans la baignoire en essayant de capter une fois de plus son regard pour avoir des réponses à ses questions silencieuses. Mais il n'en trouva aucune.
« Si tu me disais réellement ce qu'il se passe ! »
« Tu ne devrais pas marcher, ta cheville ne va pas guérir si tu ne t'écoutes pas les ordres de ton médecin. »
« Ne changes pas de sujet, tu veux ! Je te parle de toi, pas de moi. Dois-je deviner ce qu'il se passe ? Il s'agit du bébé ? »
« Peut-être, je ne sais pas ! »
« Tu as des contractions ? »
« J'en ai déjà eu cette semaine et cela n'a eu aucune conséquences sur notre bébé. C'est pour cela que je prends un bain. »