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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 06.11.2014 à 14h50
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Cette histoire se passe de nos jours ... » fefile
Cette fanfic compte déjà 267 paragraphes
« Pourquoi ça ?! »
Question idiote, pensa-t-il. En effet, il avait déjà entendu dire que les femmes sur le point de donner la vie le faisait pour savoir, s'il s'agissait vraiment de cela ou d'une fausse alerte. Donc, Michaëla cherchait à savoir si leur fille allait naître ou non.
Il n'avait pas à s'inquiéter pour l'instant car rien n'indiquait vraiment qu'elle allait accoucher maintenant.
Il pensa à l'ironie de la situation et de ce qu'ils avaient parlé la semaine précédente. Malgré les souffrances de l'accouchement à venir, Michaëla ne voulait pas de péridurale.
À cause de son expérience malheureuse, elle avait peur de recourir à l'anesthésie et elle voulait ressentir toutes les contractions pour être sûre que tout se passera bien.
Il se secoua, il ne fallait pas qu'il pense à cela et qu'il se concentre sur sa femme qui avait besoin de lui. Avec des gestes tendres, il passa une éponge sur le corps de son épouse.
« Ça fait du bien ? »
« Oui, ça me détend, surtout grâce à tes gestes. »
Il se pencha pour l'embrasser sur la bouche mais il s'arrêta au dernier moment quand une pensée lui vint.
« Je suis désolé d'être parti comme ça sans te laisser l'occasion de t'expliquer. À cause de moi, tu as dû venir jusqu'ici et faire toute cette marche à pieds. »
« Je n'ai pas eu besoin de tant marcher que ça. Ne te sens pas coupable. Rien n'indique que ... »
Elle se stoppa au moment où une autre contraction vint lui couper la respiration.
« Elle n'est pas plus forte que les précédentes, mais je ferai certainement mieux de sortir de là. » Dit-elle.
Il l'aida à sortir, à se sécher, et à mettre une robe ample et ils se dirigèrent vers le lit. Elle n'eut pas le temps d'arriver jusqu'au lit qu'elle se figea sur place quand un liquide coula entre ses jambes.
Sully entoura sa femme dans ses bras quand elle se cramponna à lui. La flaque d'eau qu'il y avait sous elle était assez conséquente sans même qu'elle lui dise ce qu'il se passait. Sans un mot, il la soutint pour la guider vers le lit.
Elle se laissa conduire, ne sachant pas comment engager la conversation et surtout rassurer Sully.
Dès qu'elle fut allongée, Sully chercha son portable mais il fut déçu quand il vit qu'il était éteint et qu'il ne se rallumait pas. Il n'avait plus de batteries.
« Tu as pris ton portable ? »
« Non, je l'ai laissé à la maison. Je pensais que nous pourrions partir tout de suite. »
« C'est de ma faute, encore une fois. »
« Non, le bébé a juste décidé de sortir et nous ne pouvons rien y changer. Étant donné que ton portable n'a pas assez de batteries, je crois que nous allons devoir nous débrouiller seuls. »
« Tu veux que je t'aide ? » Demanda Sully d'un air ébahi.
« Oui. Je ne peux pas marcher jusqu'à la clinique de Nuage Dansant et je ne me vois pas me débrouiller toute seule. Il faut que tu m'aides. »
« Nous n'avons pas le choix. »
Il s'assit aux côtés de sa femme et prit sa main dans la sienne.
« Je ne sais pas si j'y arriverai, Sully. Je ne sais pas si j'aurai la force. »
« Si, tu l'auras. Tu es la femme la plus forte que je connaisse. J'avais juste imaginé les choses autrement. Oiseau Blanc aurait été là à t'aider et je serai resté à tes côtés à t'encourager. »
« Je crois que la question de la péridurale ne va plus se poser. » Dit-elle presque en souriant mais son sourire se transforma vite en grimace sous l'effet d'une contraction.
« Je ne pensais qu'elle se déciderait aujourd'hui. » Dit-elle.
« Si elle commence déjà à n'en faire qu'à sa tête, je crois que nous aurons fort à faire. » Plaisanta Sully.
« Oui, je le crois. »
Elle ferma les yeux sous l'effet d'une nouvelle contraction. En tant que médecin, elle savait très bien que la perte des eaux accéléraient le processus de l'accouchement mais elle ne se sentait pas prête.
Sully avait bien sûr compris tous les doutes en la regardant mais il ne se sentait pas forcément l'âme d'une sage-femme. Il aurait préféré qu'elle soit sous la responsabilité d'Oiseau Blanc, en qui il avait toute confiance, plutôt que sous la sienne à lui.
Il n'avait pas le choix, comme il l'avait dit, mais il ne savait pas comment il allait pouvoir attraper le bébé sans trembler.
Le silence avait empli la pièce alors que Michaëla endurait des contractions plus fortes et qu'elle se retenait de crier pour ne pas faire peur à son mari.
Mais, étant donné l'intensité des contractions, ainsi que la rapidité du travail, elle savait qu'elle ne pourrait pas se retenir longtemps.
Sully avait plongé ses yeux dans les siens. Il suivait chacune de ses souffrances silencieuses mais il ne connaissait pas la manière de les réduire.
Trois heures passèrent ainsi sans aucune parole ni aucun cri. Mais Michaëla n'en pouvait déjà plus et elle se mit à pleurer quand une contraction très forte et douloureuse la prit.
« Je n'y arriverai jamais. Dit-elle entre ses dents serrées. J'ai trop mal et je suis trop fatiguée. »
« Tu es la plus forte des femmes. Je sais que tu y parviendras. »
« Oh, non, encore une autre ! »
« Si tu dois crier, cris, c'est mieux que de le garder à l'intérieur. »
Prenant son mari au mot, elle laissa échapper un long cri de douleur, qui en aurait effrayé plus d'un, sauf Sully, bien décidé à la laisser faire comme elle le voulait.
Chapitre 68 : La naissance
Les choses s’accéléraient, Michaëla le sentait. Les contractions succédaient aux contractions sans lui laisser beaucoup de répit.
Elle ne pensait pas avoir si mal mais elle se dominait du mieux qu'elle pouvait devant Sully. Elle aurait été malheureuse sans lui pour l'aider.
Son soutien l'aidait à mieux supporter ces contractions douloureuses et fréquentes. Son regard ne lâchait pas celui de Michaëla et il voyait bien qu'elle souffrait de plus en plus mais il n'avait aucun moyen de la soulager ni de l'apaiser.
« Sully, il faudrait trouver des linges ou des couvertures pour le bébé, ainsi qu'un ciseau. Je crois que j'en ai un dans mon sac. »
« Tu crois que c'est pour bientôt ? »
« Je pense, oui … je ne sais pas ! »
Elle lâcha un autre cri déchirant pendant que Sully cherchait ce qu'elle lui avait demandé. Il eut vite fait de trouver et revint à ses côtés, incapable de l'écouter crier et pleurer sans réagir.
En effet, Michaëla avait laissé des larmes de peur se détacher de ses yeux et elle criait sans arrêt.
« Tout va bien se passer, Michaëla. » Dit-il.
Elle ne répondit pas et posa ses mains sur ses épaules, comme pour chercher un appui.
« Il faut que tu mettes un linge sous mes jambes pour récupérer le bébé. »
« C'est le moment, alors ? » Demanda un Sully paniqué, ne sachant pas réellement s'il allait pouvoir attraper le bébé.
Elle ne lui répondit pas verbalement mais il eut une confirmation quand il vit qu'elle attrapait ses genoux et se mettait dans une position presque assise pour pousser.
Sully attrapa un oreiller et le mit derrière son dos pour qu'elle puisse s'y appuyer si elle le souhaitait.
La première poussée n'avait pas été très efficace mais elle recommença en se concentrant sur les yeux bleus de son mari.
Elle se sentait au bout du rouleau et elle ne pensait pas avoir la force de continuer longtemps.
Une autre contraction la frappa et elle perdit toute confiance en elle.
« Je n'en peux plus, je n'en peux ! Je n'ai plus la force de continuer ! »
« Tu peux le faire ! Tu es la femme la plus forte que je connaisse ! »
Elle secoua la tête et cria « Sully !!! » sous l'effet d'une nouvelle contraction.
« Tu peux le faire ! Pousse ! Pousse fort ! »
En se concentrant à nouveau sur son mari, elle suivit ses encouragements et poussa de toutes ses forces, toujours en attrapant ses genoux avec ses mains.
« Michaëla, tu perds du sang ! » S'alarma-t-il quand il vit que le linge se tâchait de sang.
« C'est normal … les capillaires du col de l'utérus … aaaaaah !!!!! »
Elle sentait que la tête du bébé s'engageait réellement et de la douleur que cela créait. Elle se contrôla et fit de son mieux pour essayer de faire sortir la tête mais elle dut s'y reprendre à trois pour y parvenir.
Sully faisait tout pour l'encourager, déjà stupéfait et admiratif devant la force et la ténacité de son épouse.
Elle avait mal et elle faisait de mieux pour se contrôler et pour faire sortir leur fille. Il ne savait pas s'il pourrait faire face à sa souffrance encore longtemps.
« La tête ! Je vois la tête ! » S'exclama Sully.
Il était aussi excité qu'un enfant à ce moment-là mais sans le savoir cette seule phrase donna un courage supplémentaire à sa femme.
Elle était parvenue à faire sortir la moitié de la tête du bébé et elle se mit en condition pour réussir à faire sortir l'autre moitié dans sa prochaine poussée.
Elle prit une grande et profonde respiration et poussa à nouveau de toutes ses forces. Malgré la douleur, elle se contrôla et parvint à faire sortir la tête du bébé.
La plus grande partie du travail était fait, il ne restait qu'à faire passer les épaules, mais avant cela, Sully devait tourner la tête du bébé dans la bonne direction.
Elle n'eut pas besoin de le guider dans ce mouvement, car elle mit ses mains entre ses jambes et le fit d'elle-même, puis elle recommença à pousser.
Elle avait l'impression que cette poussée n'avait pas été très efficace et elle en eut la confirmation quand elle entendit la voix affolée de son mari.
« Ça ne vient plus ! Ça ne vient plus ! »
« Le cordon ombilical ? »
« Il l'étrangle. »
« De quelle couleur est la tête ? »
« Le cordon l'étrangle ! »
« De quelle couleur est la tête ?! Est-ce qu'elle est bleue ?! »
« Non, rose, plutôt rouge, je dirais. »
« Alors, il ne l'étrangle pas. Tu vas mettre tes doigts à l'intérieur le long de son cou. Des clampes, deux ! Fais-le ! »
Il soutint son regard puis se concentra sur sa tâche.
« Maintenant, tu vas couper. »
Il se mit à douter. Et s'il faisait une erreur qui serait fatale, soit à Michaëla, soit à sa fille ?
« Sully, coupe le cordon ! » Il hésitait toujours.
« Sully, regardes-moi ! Coupe et le bébé sortira. »
Il n'avait pas le choix. Ce fut donc avec des doigts tremblants qu'il s'acquitta de sa tâche, puis il regarda avec beaucoup de tendresse et d'amour sa femme qui poussait pour une dernière fois.
Un long cri lui échappa, puis une seconde de silence s'en suivit pendant que Sully attrapait tant bien que mal leur bébé.
Leur fille se mit à pleurer, arrachant des larmes de joie à ses parents.
Sully l'enveloppa du linge qu'il avait à proximité tout en affichant un sourire joyeux et amoureux. Michaëla reprenait son souffle et tendait les bras pour prendre leur fille dans ses bras.
Elle se sentait mieux, comme libérée. Il allait falloir expulser le placenta dans quelques minutes mais ce serait bien moins difficile que ce qu'elle venait de faire.
Sully lui donna le bébé tout en s'assurant grâce à ses yeux que Michaëla allait bien.
« Ma Katie, notre Katie ! Tu es enfin là ! » Dit-elle.
Ils avaient choisi ce prénom il y avait quelques semaines et Michaëla était heureuse de rendre hommage à la mère de Sully. Le jeune papa était très touchée par ce diminutif utilisé instantanément par sa femme, qui lui prouvait qu'elle était très heureuse et qu'elle ne lui en voulait pas pour la façon très particulière dont elle avait accouché.
Après avoir expulsé le placenta et avoir pris du repos, Michaëla se demanda comment elle et Sully allaient pouvoir rentrer chez. Mais la question eut vite une réponse quand Nuage Dansant vint les chercher.
Ils présentèrent Katherine Élisabeth Sully à toute leur famille et tous les amis la semaine suivant. Tout le monde fut heureux d'accueillir ce bébé qui n'avait pas beaucoup de cheveux si on la comparait avec ses parents.
FIN.