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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 07.07.2016 à 14h44
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est la réécriture de la saison 6 à partir de l'épisode "Le réconfort des amis" dans l'hypothèse où Michaëla parvienne à garder son bébé. » fefile
Cette fanfic compte déjà 243 paragraphes
Ce qui aurait pu emmener un affrontement entre la mère et la fille fut stoppé par l’arrivée d’une nouvelle patiente. Il s’agissait de Becky.
Colleen, qui descendait de l’étage à ce moment-là, fut choquée de la voir en compagnie de sa mère.
Élisabeth, Rebecca et Marjorie se retirèrent pour s’occuper des autres malades situés à l’étage.
Andrew, lui, rejoignit très vite sa collègue et sa chère amie. La situation devenait compliquée. Il fallait faire preuve de professionnalisme et ne pas se laisser envahir par les sentiments personnels.
Il est clair que Michaëla avait du mal à ne pas se laisser envahir. Il était très difficile pour elle de soigner Becky, sachant que sa fille était près d’elle.
De toute façon, il n’y avait pas grand-chose à faire. L’impuissance commençait à la gagner. Il y avait déjà eu des victimes et elle savait qu’il y en aurait d’autres.
De plus, le train ne circulait pas et le pénurie de médicaments n’allait pas tarder. Pour ne rien arranger, Preston souhaitait qu’Andrew arrête de s’impliquer autant pour ne pas emmener l’épidémie dans son Château des Sources.
Andrew se fichait de ses menaces. Il ne souhaitait pas abandonner Michaëla. Peu importe ce que Preston pourrait en penser.
Colleen, elle, restait au chevet de sa meilleure amie. Elle prenait soin d’elle, lui parlait de ses projets, et même de son amour naissant pour Andrew.
Personne ne s’attendait à la suite. L’objectif des deux médecins était de faire en sorte que les patients restent en vie jusqu’à la fin de l’épidémie.
Mais, pour Becky, les choses s’étaient aggravées rapidement, leur laissant craindre le pire.
Andrew et Michaëla faisaient de leur mieux et la femme médecin se posait des questions sur une technique malheureusement peu connue et donc encore expérimentale.
Fallait-il ou non intuber Becky ? Le doute était en elle. Andrew pensait qu’il ne fallait pas en venir là, l’intubation pouvant entraîner une pneumonie mais il reconnaissait la compétence de Michaëla et était prêt à la soutenir si elle décidait de la pratiquer.
Michaëka hésitait aussi et avait choisi de ne pas utiliser cette technique, mais le pire arrivait. Becky se mourrait et ils ne pouvaient rien faire.
Colleen était anéantie. Elle parlait à sa meilleure amie, la suppliant de rester avec elle, mais il était trop tard. Becky rendit son dernier souffle sans qu’aucun des deux médecins ne puissent faire quelque chose.
Les larmes coulaient sur les joues de Colleen et sur celle de sa mère, toutes deux à cause du chagrin que cela représentait.
Les parents de Becky furent eux aussi anéantis et décidèrent d’appliquer les conseils des médecins et d’enterrer au plus vite leur fille.
Michaëla, Andrew, Élisabeth et Daniel accompagnèrent Colleen jusqu’au cimetière pour la soutenir pendant que Marjorie veillait sur les patients.
Daniel et Matthew encerclaient la jeune femme. Elle continuait à pleurer et ne semblait pas se rendre compte des choses qui se passaient autour d’elle.
Son impuissance et sa douleur refirent surface au moment où elle lançait une pelletée de terre sur le cercueil de son amie. Elle éclata en sanglots et s’agenouilla au sol. Soulevée par Daniel, elle fut transportée au Château, où Andrew prendrait soin d’elle par moments.
Bien sûr, le docteur envisageait de continuer à aider Michaëla, tout en veillant à ce que Colleen reprenne des forces et surtout qu’elle se remette de ses émotions.
Tout aurait bien pu se passer si Élisabeth n’avait pas pris sa fille à partie. Elle pensait que Michaëla était responsable.
« Elle n’aurait jamais dû être confrontée à cela aussi jeune ! »
Élisabeth était injuste. Colleen avait tout de suite voulu être présente auprès de sa mère quand elle avait su qu’une épidémie se déclarait en ville.
Michaëla ne lui répondit pas, préférant ignorer les critiques de sa mère. Elle avait autre chose à faire qu’à l’écouter.
D’ailleurs, elle prit soin de retourner à la clinique pour s’occuper de ses autres patients. Bien sûr, elle était triste de la mort de Becky, mais elle n’avait pas le temps de s’arrêter sur cette tristesse.
Ce n’était pas le moment de s’apitoyer sur son sort alors que des malades comptaient sur elle. Elle devait continuer à se battre et elle allait être servie …
En rentrant dans la clinique, elle ressentit une grande lassitude l’envahir et le bébé lui donna un coup de pieds. Elle était épuisée mais elle n’avait pas le temps de se reposer.
Elle se parla à elle-même.
« Il faut que je tiennes le coup. Je t’en supplie, mon amour, accroches-toi, maman se reposera plus tard. »
Marjorie descendait à ce moment-là et entendit les paroles de sa sœur. Elle devait à tout prix la convaincre de se reposer. Ce ne serait pas facile, elle connaissait l’entêtement de Michaëla. Mais si elle pouvait faire quelque chose pour elle, elle le ferait.
Elle n’eut pas le temps de parler avant qu’Élisabeth ne recommence à s’en prendre à Michaëla.
« Pourquoi tu l’as laissée être auprès de toi. Elle est beaucoup trop jeune ?! »
Et voilà, elle recommençait mais Marjorie n’allait pas la laisser faire.
Le réveil pour Sully avait été soudain. Il avait vu Michaëla pleurer toutes les larmes de son corps, allongée à l’arrière du chariot.
Il savait qu’il s’agissait d’une vision du futur et il en avait fait un constat, Michaëla avait besoin de lui et il ne pouvait pas la rejoindre !
Il avait pu s’occuper de sa fille dès son réveil. Cela lui apportait l’apaisement dont il avait besoin. Katie parlait dans son langage de bébé et l’occupait.
Il était content de retrouver le lien qu’il avait avec sa fille. Il aurait juste voulu que ce soit dans d’autres circonstances. Ses sourires et ses rires l’aidaient à ne pas se laisser envahir par la culpabilité.
Katie l’obligeait à rester à la grotte et à ne pas rejoindre Michaëla et se mettre en danger. Elle avait tellement grandi. Il posa un baiser sur sa joue de bébé.
Brian s’était réveillé un peu plus tardivement, un peu désorienté et un peu perturbé par ce changement dans ses habitudes.
Lui aussi aimait être avec son père et il pouvait lui apporter son soutien quand il le jugeait nécessaire. Cela se faisait avec des gestes mais aussi avec des mots que Sully avait besoin d’entendre.
Et en le voyant dès qu’il était sorti de la grotte, il avait compris que son père avait des idées noires. Daniel n’était pas encore venu le voir et ils savaient tous deux qu’ils n’allaient pas arrêter de poser des questions sur ce qu’il se passait en ville.
« Tu te réveilles tard aujourd'hui. »
« Je suis désolée, papa. »
« Tu avais certainement besoin de récupérer. »
Brian ne répondit pas. Il n’avait pas apprécié de se réveiller aussi tardivement et il ne voulait pas rajouter à la peine de Sully qu’il sentait anormalement triste.
La situation était exceptionnelle pour eux. Loin de la ville, la seule personne à pouvoir leur apporter des nouvelles était Daniel, absent ce matin-là.
La matinée s’étirait en longueur sans aucun signe de Daniel et cela augmentait l’angoisse de Sully. Brian avait pris le relais auprès de Katie.
Sully allait et venait en se demandant ce qui avait pu retenir Daniel. Toutes sortes de choses passaient dans sa tête et il avait beau essayer de lutter de toutes ses forces pour penser à autre chose, rien n’y faisait.
Son angoisse était sur le point de devenir insupportable quand Daniel vint enfin. Son visage était grave et Sully sut immédiatement que cela n’allait pas emmener de bonnes nouvelles.
Son cœur battait la chamade pendant que son meilleur ami embrassait Brian et Katie et l’entraînait à l’écart.
« Qu’est-ce qu’il se passe, Daniel ? Michaëla ne va pas bien ? »
« Becky vient de mourir. »
« Colleen va bien ? »
« Oui, ça ira. Andrew fait de son mieux pour la soutenir et il aide Michaëla autant qu’il le peut. »
« Et Michaëla ? »
« Elle fait face mais sa mère est sur son dos sans arrêt. Pour elle, Colleen n’aurait pas dû être confrontée à cela si jeune. »
« Colleen n’aurait jamais laisser tomber sa mère en pareille situation. Je suis sûr que Michaëla n’aurait pas pu la faire écouter si elle l’avait voulu. »
« Je le sais, mais tu connais Madame Quinn mieux que moi. »
« Elle aime bien faire savoir son opinion. Je ne suis pas sûr que Michaëla ait besoin de cela en ce moment. »
« Je vais continuer à prendre soin d’elle, tu peux compter sur moi. »
Sully devait faire avec cette décision. Bien sûr, Daniel serait capable de faire en sorte de veiller sur Michaëla mais elle n’écoutait personne.
« Nous ferions mieux de rejoindre Brian pour le rassurer. Il sait très bien que sa mère est fatiguée. »
Sully acquiesça, sachant très bien que Brian faisait de son mieux pour se montrer optimiste pour ne pas lui faire de peine.
« Comment va maman ? » Fut d’ailleurs sa première réponse.
« Elle va bien. »
« Tu en es sûr ? »
« Oui. Andrew l’aide de son mieux. »
« Et Colleen ? Et Matthew ? »
« Matthew va bien. Colleen, elle, est triste du décès de Becky mais avec l’aide de Matthew et d’Andrew, elle ira mieux. Tu n’as pas à t’inquiéter pour elles. »
« Dites à maman et à Colleen qu’on pense à elles. »
« Je n’y manquerai pas et je reviendrai demain pour vous informer de l’évolution de la situation. L’Armée est très occupée par l’épidémie en ce moment. »
Daniel sous-entendait que Sully n’avait pas à s’inquiéter pour l’Armée. Elle ne viendrait pas le chercher tout de suite.
Sully essayait de trouver un moyen de faire savoir à Michaëla qu’elle ne devait pas baisser les bras et surtout ne pas écouter sa mère.
Il n’y avait aucun pour le moment, Daniel étant le seul lien qu’ils avaient.
Mais lui pouvait apporter son soutien, c’était pas mal.
Michaëla était en train se reposer un peu à l’extérieur pendant que Marjorie s’occupait des patients, quand Daniel arriva en ville. Il descendit de cheval devant le clinique et se dirigea vers elle.
Il savait qu’elle avait besoin de se rassurer sur le sort de Sully et des enfants. Il alla s’asseoir aux côtés de son amie, inquiète et silencieuse, qui semblait attendre qu’il prenne la parole. Son cœur battait à tout rompre.
Il connaissait son inquiétude et il devait vraiment la rassurer. Il savait que son meilleur ami était inquiet pour elle, même si elle essayait de faire bonne figure, la fatigue se lisait sur son visage.
« Sully va bien, ainsi que Katie et Brian. »
« Il sait pour Colleen ? »
« Je le lui ai dit. Brian est bien sûr très triste de ce qu’il s’est passé. Tous deux veulent que vous preniez soin de vous. »
Michaëla esquiva ce conseil. Elle ne pouvait pas se permettre de penser à elle dans la situation dans laquelle ils se trouvaient.
Marjorie sortit à ce moment-là de la clinique. Elle faisait de son mieux, ayant vite acquis les qualités qui pouvaient faire d’elle une infirmière. Sa capacité d’adaptation avait permis à Michaëla de s’appuyer sur elle.
Mais Marjorie devait elle aussi faire face aux remarques de sa mère mais elle ne se laissait pas faire. Marjorie avait du répondant.
Élisabeth arrivait justement dans leur direction pour avoir une conversation sérieuse avec Marjorie, sans se douter une seconde que cela allait tourner court.
En effet, Marjorie ne se sentait pas bien depuis quelques jours mais voulait continuer malgré tout à aider sa sœur.
« Tu es là ? Je te cherche partout. » Dit tout de suite Élisabeth.
« Comme vous le voyez, mère. Que me voulez-vous ? »
« Ta conduite est inqualifiable. Toute la ville est au courant de ta liaison avec Loren Bray. Est-ce que tu te rends compte que tu es la risée de Colorado Springs ? »
« Je m’en fiche, mère. Je n’ai jamais été aussi heureuse qu’en ce moment. »
« Mais tu n’es pas mariée ! »
« Qu’est-ce que cela change ? »
« Ce n’est pas possible que tu vives avec Loren sans mariage ! »
« Je fais ce que je veux ! J’ai passé l’âge de me laisser dicter ma conduite. Je l’ai fait pendant des années avec Everett, alors qu’il allait voir des prostituées. Il est hors de question que ça recommence. »
« Tu ne peux pas vivre comme ça ! »
« Qu’est-ce que je viens de vous dire ?! Maintenant, si vous permettez, je vais aller voir les patients de Michaëla. »
Sur ce, sans attendre d’autres paroles de la part de sa mère, elle fit demi-tour pour rentrer dans la clinique, suivie de près par Michaëla et Daniel.
Michaëla voulait éviter d’affronter sa mère, n’ayant aucune envie de répondre et surveiller sa sœur qui avait fait voir des preuves de faiblesse pendant sa discussion avec leur mère.
Daniel avait aussi compris que Marjorie était fatiguée et il se félicita de les avoir suivies toutes les deux quand Marjorie fit un malaise.
Il put d’ailleurs la rattraper avant qu’elle ne chute au sol et l’emmena vers une chambre libre. Michaëla fit rapide pour réagir en saisissant son stéthoscope pour constater ce qu’elle redoutait. Sa sœur avait la diphtérie.
Élisabeth attendait à l’extérieur de la pièce pour en savoir plus, se retenant de dire quelque chose à Michaëla, ayant compris que la situation était grave.
Le doute n’était pas permis. Marjorie présentait tous les symptômes d’une diphtérie. Le poids retombait sur les épaules de Michaëla qui se sentait coupable de la situation.
Élisabeth comprit au regard de sa benjamine que la situation devenait grave pour la famille. Marjorie était malade à son tour et elle risquait de mourir.
Toutes les pensées concernant sa vie personnelle non conforme aux attentes de sa mère. Personne ne pouvait faire quoi que ce soit contre cette maladie et Michaëla se sentait désarçonnée.
jusqu’à maintenant, elle était restée éloignée de ses patients, même s’il était difficile de faire face à certains décès. Elle avait été ébranlée par la mort de Becky mais elle avait réussi à passer au travers, ne s’autorisant pas le droit de pleurer.
Ses nerfs étaient à fleur de peau au moment où elle se trouvait en face de sa mère. Élisabeth dut le comprendre.
« Elle est malade ? »
« Oui. »
Ces quelques mots suffirent pour décrire la situation. Et Michaëla devait aussi prévenir Loren. Il était important que Marjorie ait son soutien. Rien ne pourrait l’arrêter.
Elle laissa Andrew avec sa sœur et Collen vint vite lui prêter main forte. Sans demander quoi que ce soit, Colleen rejoignit Andrew.
« Où est votre mère ? » Lui demanda Andrew.
« Avec ma grand-mère. Je suppose qu’elle va aller annoncer à Loren la nouvelle. Maman va vouloir que Loren soit auprès de sa sœur. »
« Vous vous sentez assez en forme pour reprendre le service. »
« Je ne peux pas laisser maman se débrouiller toute seule. Elle se fatigue de plus en plus avec le temps. Il va falloir essayer de la convaincre de se reposer. »
« Plus facile à dire qu’à faire. »
Colleen acquiesça, ne sachant pas ce qu’elle pouvait faire de plus pour sa mère. Andrew, lui, en avait peut-être une idée. Il fallait juste qu’il trouve un moyen d’en parler avec la personne qu’il fallait.
Pendant ce temps-là, Michaëla se dirigeait d’un pas lent et avec le cœur lourd vers le magasin de Loren.
Le commerçant était en train de servir des clients dans son magasin et il fut tout de suite conscient que quelque chose de grave quand il vit le visage de Michaëla.
Dorothy se trouvait dans les parages et fut immédiatement à ses côtés pour écouter ce que Michaëla avait à dire.
Elle attendit qu’il en ait fini avec son client avant de prendre la parole.
« Que se passe-t-il, docteur Mike ? »
« Marjorie a la diphtérie. »
« Est-ce que je peux aller la voir ? »
« Je suis venu vous le dire pour cela. Elle a besoin de vous, Loren. »
« Votre mère. »
« Elle est avec nous mais vous avez le droit d’aller voir Marjorie. »
« Vas-y, Loren, je m’occupe du magasin. » Dit Dorothy pour influencer Loren.
Son beau-frère avait le cœur lourd et ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour Marjorie. Certaines personnes étaient déjà mortes de la diphtérie, cela pouvait arriver à Marjorie aussi.
Michaëla faisait bien voir de quel côté elle était en accompagnant Loren à la clinique, même si elle ne se sentait pas très bien pour affronter sa mère.
Mais sa sœur avait besoin de soutien dans l’épreuve qu’elle traversait et elle n’allait pas lui refuser cela. Peu importe ce qu’Élisabeth allait en penser, il fallait apporter du soutien à Marjorie.