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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 07.07.2016 à 14h44
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est la réécriture de la saison 6 à partir de l'épisode "Le réconfort des amis" dans l'hypothèse où Michaëla parvienne à garder son bébé. » fefile
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Quand elle revint en ville et qu’elle rejoignit la clinique, la fatigue et la lassitude s’étaient emparées d’elle.
Elle souffla et se crut tranquille quand elle s’assit pesamment sur la chaise devant son bureau. Elle s’en voulait d’avoir eu ce moment de désespoir devant son mari car c’était à cause de cela qu’il avait pris la décision de se rendre à l’armée.
Elle caressa son ventre, il fallait qu’elle réagisse pour lui éviter la prison et la solution s’imposa à elle, puisque Welland Smith venait les aider …
Perdue dans ses pensées, elle ne se rendit pas vraiment compte des bruits provenant de l’étage. Elle pensait qu’Andrew était sorti, et qu’elle pouvait se permettre d’avoir du répit avant d’avoir quelqu’un à qui parler.
Il avait entendu la porte de la clinique se refermer et savait qu’il s’agissait d’elle vu que la cloche n’avait pas sonné. Il avait décidé de la laisser un peu seul mais il décida de descendre quand elle ne le rejoignit pas, comme elle en avait l’habitude.
Il savait d’où elle revenait et cela l’intéressait de savoir où en était les accords. Il savait qu’elle en était désespérée. Il devait l’aider et essayer de la convaincre de se reposer.
Il ouvrit la porte et la vit perdue dans ses pensées.
Elle savait qu’il était là mais il comprit dans quel état elle était en la regardant dans les yeux.
« Michaëla, tout va bien ? »
« Sully veut se rendre. »
« Et c’est ça qui vous inquiète ? »
« Oui. »
« Michaëla, vous devez vous reposer. Excusez-moi de vous le dire, mais vous n’en pouvez plus. Votre bébé a besoin que vous vous reposiez. »
« Je ne peux pas, Andrew, je ne peux pas laisser Sully se rendre sans rien faire. Je ne peux pas laisser mon enfant grandir sans père. »
« Bien sûr que vous ne le pouvez pas ! Mais vous avez déjà l’idée en tête. Votre mère peut vous aider. Daniel m’a dit que vous pouviez écrire à Welland Smith pour qu’il vienne ici. Faites-le venir, Michaëla ! »
« C’est prévu. »
« Alors, faites-le ! Il lui faudra plusieurs jours pour se mettre en route, alors, profitez-en pour vous reposer. Je m’occuperai de la clinique. »
Elle savait tout cela. Et elle savait aussi qu’elle ne serait pas en mesure de se reposer tant qu’elle n’aurait pas trouvé de solution pour son mari.
Si seulement sa mère était avec elle. Elle avait vraiment besoin de soutien mais d’un soutien féminin. Heureusement, elle n’était pas passé inaperçue aux yeux des habitants et sa meilleure amie Dorothy l’avait vue.
La journaliste frappa à la porte de la clinique et entraîna Michaëla derrière elle.
Andrew fut soulagé, tant que Michaëla serait en présence de Dorothy, elle pourrait rester assise sans bouger. Elle pourrait bénéficier d’une oreille attentive.
Et cette oreille attentive, elle lui serait utile.
Michaëla se laissait emmener, il lui fallait du temps pour se remettre et pour reprendre l’attaque pour se battre.
Élisabeth écrivait à certaines personnes sans qu’elle le sache et elle faisait en sorte de les tenir au courant des avancées qu’elle parvenait à obtenir.
Daniel restait le lien et sa position de shérif lui permettait d’avoir plus de poids. Il en remerciait Sully car c’est de lui que venait cette idée.
Même si cela les plaçait dans des positions opposées car l’un représentait la Loi et l’autre était recherché, Daniel n’en avait pas abandonné son objectif.
Il était hors de question pour lui de laisser tomber son meilleur ami au moment où celui-ci en avait le plus besoin. Il fallait qu’il l’aide d’une manière ou d’une autre.
En étant présent auprès de Michaëla, il serait un appui de tout instant.
Elle avait besoin de lui comme de personne et il lui donnerait la force de se sortir de ce mauvais pas et de faire ses propositions sans état d’âme.
Si elle ne faisait pas cette proposition, elle ne se respecterait pas. Il fallait qu’elle le fasse !
Matthew souhaitait lui aussi être présent en tant qu’avocat et c’est pour cela qu’il étudiait les textes de Loi. Elle n’avait pas refusé sa présence auprès d’elle. Elle serait entourée des deux hommes. Et l’Armée n’avait que le général pour se défendre et pour faire la part des choses, il y avait Welland Smith et cela aurait un impact.
Il était plus proche de Sully que de l’armée. Et cela leur serait peut-être utile. Son coeur battait fort à cette perspective et elle ne savait pas qu’elle serait soumise à rudes épreuves le lendemain. Comment pouvait-elle faire pour parvenir à ses fins ?
Elle avait passé une nuit blanche à essayer de trouver les mots pour convaincre le général de l’armée. Mais le matin, Michaëla se leva pleine d’incertitudes quant au jour qui s’annonçait. C’était une grande bataille à mener pour elle et elle n’avait que très peu d’espoir quant à la conclusion d’un accord.
Elle connaissait l’armée et son envie de faire éradiquer les Indiens et de faire du cas de Sully un exemple. Elle ne se sentait pas très bien, son ventre lui pesait, ainsi que son estomac.
Ses nausées avaient été de retour aujourd'hui et elle n’avait rien pu garder de son petit-déjeuner du matin.
À chaque fois qu’elle essayait d’avaler quelque chose, une nausée la prenait et la rendait malade. Matthew commençait à s’inquiéter pour sa mère car il avait remarqué son teint pâle et ses tremblements. Comment allait-elle pouvoir faire face au général de l’armée ?
Il avait presque envie de tout remettre à un autre jour mais il savait très bien ce qu’elle dirait s’il lui proposait cela.
Elle voulait assister à cette réunion coûte que coûte et essayer de régler cette situation assez rapidement.
Colleen avait décidé de parler de l’état préoccupant de sa mère à Andrew pour qu’il soit au courant et prêt à intervenir face à l’urgence au cas où.
Elle savait que sa mère allait tout faire pour obtenir ce qu’elle voulait et qu’elle mettrait sa santé en péril pour cela.
Brian, lui, espérait que Matthew pourrait aider leur maman dans ses négociations.
Son arrivée en ville ne passa pas inaperçue comme Michaëla l’avait espéré. La nouvelle avait vite fait le tour de la ville.
Même Hank avait décidé de faire des siennes aujourd'hui.
« Alors, Michaëla, on va défendre les peaux rouges. »
Mais il arrêta ses remarques aussi vite qu’il les avait lancées quand il vit son visage. Elle n’était pas en état de lui répondre comme il l’avait espéré.
Il fit un clin d’œil à Loren qui s’apprêtait à lui répondre pour lui dire de se taire car il avait compris.
Dorothy aussi avait remarqué la pâleur de Michaëla et elle alla vers elle pour lui parler.
« Michaëla, vous allez bien ? »
« Oui. Mais qui suis-je pour parler au nom des Indiens ? »
« La personne la mieux placée pour cela, Michaëla. Vous êtes le seule à leur témoigner de la sympathie. Vous verrez, tout se passera bien. »
Michaëla hocha la tête, incertaine d’elle-même. Daniel arriva à ce moment-là et alla la saluer et lui glissa :
« Sully est de tout cœur avec vous. Il a confiance en vous. »
Elle le savait, elle n’avait pas besoin qu’on lui dise. Daniel oubliait volontairement de lui dire que Sully était inquiet pour sa femme et qu’il lui avait demandé de prendre soin d’elle en son absence.
Daniel se rapprocha de Michaëla pour poser une main sur son épaule. Il ne savait pas comment Sully avait pu le deviner mais il avait raison sur une chose.
Il fallait prendre soin de Michaëla et rester à ses côtés pendant cette réunion pour la soutenir.
À ce moment-là, Welland Smith arrivait par le train pour essayer de régler cette affaire. Il avait été accueilli à la gare par un jeune homme qui lui avait dit être le fils de la personne qui devait parler au nom des Indiens.
Il savait qu’il s’agissait de sauver Byron Sully et que celui-ci était recherché par l’armée. Il voulait aider ce jeune homme qui lui avait paru bien placé pour la paix.
Son cœur s’accélérait face à l’imminence de la rencontre, elle se sentait dépassée. Elle ne savait pas comment aborder certains sujets.
Et ce fut à cet instant-là que Welland Smith arrivait pour se présenter à elle. Cette femme avait du style et de la classe malgré son ventre rond.
La réunion se prépara dans l’effervescence et Michaëla se retrouva assise autour de la table sans même se rendre compte comment elle pouvait se trouver là.
Le général avait déjà exposé ses volontés, c’était maintenant à elle de les exposer.
« Le traité doit donner la liberté aux Indiens et un droit de passage jusqu’aux Territoires du Nord. »
Le général était d’accord et donc tout allait pouvoir se mettre en place, mais Michaëla avait un effet de surprise à annoncer.
« L’accord doit inscrire en lettres claires la grâce de mon époux Byron Sully. »
« Nous ne pouvons inclure le cas de M. Sully dans cet accord. Il doit être jugé. »
« Le président compte sur moi pour qu’un accord soit conclu et cela dépend de vous. »
Welland Smith s’était tourné vers le général et celui-ci était plus que content d’avoir Lune Noire et il avait déjà un plan en tête.
Michaëla avait pris le chariot pour se rendre à l’endroit où elle devait retrouver son mari pour lui annoncer la nouvelle.
Elle était impatiente, malgré son anxiété récente qu’elle pouvait encore ressentir en elle.
Sully, lui, trouvait le temps long en attendant qu’elle arrive. Il était inquiet pour elle, pour le bébé, pour tout. Peu lui importait, en fait, qu’un accord soit trouvé entre les Indiens et l’armée parce qu’il n’avait que peu d’espoir mais il la voulait en bonne santé.
Aussi fut-elle soulagée et lui aussi quand ils furent l’un en face de l’autre.
Michaëla fut attendrie par la prévenance de son mari à son égard quand il la fit descendre du chariot.
« J’ai réussi à trouver un accord. Les Indiens vont pouvoir accéder aux Territoires du Nord en toute tranquillité. »
« C’est très bien. »
Elle avait envie de lui annoncer. Il n’attendait que ça.
« Et tu es libre, Sully. Libre ! »
Il avait du mal à comprendre ce mot mais quand il en saisit la portée, il la souleva dans ses bras, et la fit tournoyer autour de lui.
« Sully, doucement, je ne suis plus toute seule. »
Il réalisa ce que cela voulait dire, et la posa à terre.
« Comment tu as fait ?! »
Elle souleva un sourcil, comme pour le mettre au défit de trouver à redire.
Elle se mit à sourire, tout était enfin réglé.
L’émotion la gagna peu à peu quand elle se rendit compte de ce qu’elle avait réussi à faire. En fait, elle avait réussi ce qu’elle voulait faire : libérer son mari.
Si elle n’avait pas réussi, il se serait rendu !
Sully la rapprocha de lui, fier d’elle. Malgré la fatigue évidente qui se lisait sur son visage, elle avait accompli ce qu’elle attendait le plus au monde.
Il l’embrassa sur le front et chercha à relever son visage pour pouvoir lui exprimer la gratitude qu’il ressentait. Elle planta ses yeux pleins de larmes dans les siens et il l’embrassa avec douceur, ayant peur qu’elle s’effondre dans ses bras.
Elle se raccrocha à lui quand elle sentit un vertige la saisir. Il y avait trop d’émotions en elle, trop de tout.
« Nous devrions aller rejoindre Nuage Dansant pour lui annoncer. » Dit Michaëla.
Elle espérait qu’en marchant, ce malaise qui la saisissait la quitterait.
Il n’en fut rien car elle titubait et s’accrocha à son mari qui s’était bien rendu compte de son mal-être.
« Ça va ? »
Elle le regarda courageusement en acquiesçant. Après tout ce combat, ce n’était pas vraiment le moment de se laisser aller.
Sully la souleva dans ses bras pour la porter vers le campement cheyenne.
Nuage Dansant les attendait avec impatience, incertain de l’accord obtenu ou non.
« Tout va bien ? » Demanda-t-il quand il les vit arriver ainsi.
« Il ne doit s’agir que de fatigue. » Dit Michaëla en regardant son mari dans les yeux.
« Michaëla a réussi à obtenir la liberté pour ton peuple et pour moi. »
Sully ne pouvait pas s’empêcher de sourire malgré l’inquiétude évidente qu’il ressentait pour sa femme.
Nuage Dansant leur indiqua un tipi pour que Michaëla puisse s’allonger mais celle-ci voulait aller voir Lune Noire pour constater son état.
« Mon malaise est passé. » Dit-elle pour les rassurer.
Sully n’eut pas d’autre choix que de la poser à terre pour la laisser agir à sa guise.
Elle alla vers le tipi du chef des Renégats et fut consterné par le visage qu’il présentait.
Il était pâle et transpirant. Cela se voyait clairement qu’il était fiévreux et que son état ne s’arrangeait pas. Sully et Nuage Dansant l’avaient accompagnée et surent que la situation était désespérée.
Mais Michaëla avait une solution pour cacher les symptômes de Lune Noire et de lui permettre de se sentir mieux quelques jours.
Elle décida de l’opérer. Même si sa rémission ne serait que temporaire, elle le faisait pour son bien, puis elle lui expliqua avoir obtenu l’accord de l’armée contre son arrestation.
Le chef en fut soulagé pour son peuple. Il voulait absolument tenir jusqu’au jour de l’échange qui devait avoir lieu dans deux jours.
Michaëla laissa les instructions à son mari et sortit du tipi.
Elle devait maintenant rentré en ville.
Michaëla se sentait toujours pas à l’aise. Elle avait fait le nécessaire pour soulager Lune Noire pour lui aider à accomplir ce qui lui tenait à cœur.
Sully la raccompagna aussi loin qu’il le put. Il lui tardait tant de la retrouver au quotidien pour prendre soin d’elle. Elle avait montré des signes de fatigue aujourd'hui, surtout après lui avoir annoncé sa liberté.
Elle ne prenait pas assez soin d’elle, c’était certain. Ils approchaient de leur maison et il allait falloir se séparer.
Elle descendit du chariot par elle-même sans attendre qu’il vienne l’aider et il sauta du cheval pour la rejoindre. Il la serra dans ses bras.
« Il faut que je rentre. Nous n’avons que quelques jours à attendre pour être ensemble. »
« Je sais. » Dit-elle.
« Tu vas bien ? »
« Oui, je suis heureuse d’avoir pu obtenir ta liberté. »
« Moi aussi. Je ne sais pas comment tu as pu y parvenir. »
« Welland Smith m’a beaucoup aidée. Le fait que tu connaisses le président nous a aidés. »
« Je lui dois beaucoup, c’est vrai et je te dois beaucoup. »
« Je souhaite autant que toi que tu reviennes à la maison. Je suis épuisée par cette lutte incessante entre l’armée et les Indiens. »
« Moi aussi, mais je crois que tu es épuisée plus que par ça. »
« Peut-être. »
« Ton malaise de tout à l’heure m’inquiète, Michaëla. Tu dois prendre soin de toi et du bébé. »
« Ne t’inquiète pas, je vais bien. »
« Je n’en suis pas aussi sûr que toi. »