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Amour et fraternité

Série : Chicago Fire
Création : 22.07.2015 à 15h12
Auteur : MissFlodou 
Statut : Terminée

« Voici comment j'imagine la suite de l'épisode 3x23 'Spartacus'. Attention ! Risque de potentiel spoilers pour ceux qui n'auraient pas vu la fin de la saison 3 ! » MissFlodou 

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PARTIE I

 

Une Cadillac Escalade déboula à pleine vitesse au bout de la rue, les gyrophares allumés. Après avoir parcouru quelques centaines de mètres , la voiture de police banalisée freina brusquement en se garant sur le côté.
Sans même attendre son arrêt complet, le passager sauta du véhicule, courut jusqu'au bâtiment le plus proche et y pénétra. Le conducteur du SUV suivit de près.
- Gaby ?!... Gaby ?! appelait le premier homme en montant les escaliers quatre par quatre.
Dans sa voix, nous pouvions percevoir un soupçon d'inquiétude. Il atteint le palier du premier étage. Il entra dans l'appartement 1C. Les lieux grouillaient déjà de policiers et de scientifiques. Il s'arrêta en découvrant les dégâts de la pièce. Il y avait une lampe et du verre brisé au sol. Tous les signes indiquaient qu'il y avait lutte. Un peu plus loin, il aperçut le corps d'une jeune femme blonde qui gisait dans son sang.
L'homme soupira lorsque son regard se posa sur elle. La jeune femme était là, de dos, assise sur le canapé. Elle avait la tête baissée et ne prêtait aucune attention au monde environnant, elle semblait avait le regard dans le vide.
- Gaby ?... répéta l'homme d'une voix beaucoup plus calme que précédemment.
Il fit le tour du canapé alors que la jeune femme se levait.
- Antonio... souffla-t-elle la voix tremblante.
Elle se laissa tomber dans les bras de ce dernier. Le frère et la sœur restèrent ainsi quelques secondes. Elle, avait calé sa tête dans le creux du cou de son grand frère ; lui, avait posé une main dans le dos de sa petite sœur et de l'autre, il lui caressait les cheveux.
Le conducteur de la Cadillac, qui n'était autre que le Sergent Hank Voight, entra dans l'appartement à ce moment.
- Ça va toi ? demanda Antonio en mettant fin à leur étreinte fraternelle.
Sa sœur opina du chef, incapable de dire le moindre mot. Elle avait les yeux rougis et luttait contre de nouvelles larmes.
- Merci d'être venu, réussir à dire la porto-ricaine.
Elle sourit timidement et faussement joyeusement. En même temps, la situation ne le permettait pas.
- Désolé de te demander ça, s'excusa Voight. Tu sais ce qui s'est passé ?
- Pas du tout, répondit-elle dans un reniflement. Quand j'ai frappé à la porte, elle s'est ouverte. Alors je suis rentré et... et... Et j'ai trouvé l'appartement dans cet état... Mais aucune trace de Matt.
Elle lutta de nouveau contre les larmes. Antonio passa son bras autour des épaules de sa sœur et l'attira vers lui pour la réconforter et la soutenir.
- Et, si ma question n'est pas indiscrète, repris Voight. Pourquoi es-tu venue voir Casey ?
- Je suis... euh... J'avais quelque chose d'important à lui dire, déclara Gabriella.
Son frère la regarda intensément mais n'ajouta aucun mot.
"Que cache-t-elle ?" pensa-t-il.
Il se promit de lui demander un peu plus tard, quand elle aurait dormi un peu et que le moment serait mieux choisi. Pour l'instant, trop de monde grouillait autour de la jeune femme, qui de plus était trop bouleversée pour se confier.
- Allez viens sœurette, je te ramène chez moi, déclara Antonio.
Le Sergent Voight leur donna son accord. De toute manière, aucun des trois je pouvait rien faire de plus ici ; seule la scientifique avait encore du travail dans l'appartement. Le reste pouvait attendre le lendemain quand chacun se serait reposait. Alors, les deux policiers et le pompier se dirigèrent vers la porte de l'appartement.
Dehors, les gyrophares de voitures de police ressortaient dans la nuit presque noire. Au même moment, à quelques mètres de là, un homme d'une trentaine d'années à la carrure imposante remontait la rue d'un pas pressé, alerté par toute cette agitation. Lorsqu'il arriva à la hauteur de son immeuble, deux jeunes policiers en uniforme l'empêchèrent de passer. Alors il s'écria :
- Laissez-moi passer ! J'habite ici !
C'est là qu'il vit trois personnes qu'il connaissait sortir de son immeuble.
- Dawson ! appela-t-il.
Antonio et Gaby se tournèrent vers l'homme qui demanda :
- Que se passe-t-il ? Où est Casey ?
Il comprit lorsqu'il vit les larmes séchées et les yeux rougis de la jeune femme.
- C'est bon Officiers, laissez-le passer, ordonna Voight.
- Severide, salua brièvement Antonio. Casey est porté disparu. Il a été enlevé.
Même s'il ne le montra pas, la nouvelle choqua et attrista Kelly. Matthew Casey n'était pas un simple collège de la Caserne 51. Il était aussi son colocataire, et surtout un très bon ami, peut-même était-il son meilleur ami.
Il n'y a même pas quelques jours, des désaccords régnaient entre le Lieutenant de l'Echelle 81 et celui du Squad 3. Un membre de l'équipe de Casey avait accusé un membre de l'équipe de Severide d'avoir esquiver lors d'un incendie. Dès lord, la tension était montée entre les deux équipes installant ainsi la mauvais ambiance au sein de la caserne. Les deux hommes avaient très récemment retrouvé leur complicité et le 51 était redevenu le 51.
- L'appartement est scellé, déclara Antonio. Je suppose que tu n'as nulle part où aller.
Severide confirma par un signe de tête.
- Alors viens chez moi, ordonna le frère Dawson. Je n'ai qu'une seule chambre d'ami mais on se débrouillera.
Sans une parole de plus, les quatre personnes montèrent dans la voiture de Voight. Le Sergent déposa ses trois passagers au domicile du Détective.
Aussitôt entrée dans l'appartement, Gaby s'enferma dans la chambre d'amis.
- Le canapé ça te convient ? demanda Antonio.
Le Lieutenant était gêné vis-à-vis du pompier.
- Oui, oui, c'est parfait. Ne t'inquiète pas pour moi, assura Severide.
Le portoricain donna alors une petite couverture et un oreiller à Kelly avant d'aller dans sa chambre. Les deux hommes s'endormirent immédiatement.
Pour Gaby, en revanche, ce fut plus compliqué. Elle se tournait et se retournait dans son lit, incapable de se détendre et de trouver le sommeil. Elle était beaucoup trop inquiète et perdue dans cette histoire. Tous les événements s'enchaînaient sans qu'elle n'ait le temps de comprendre ou de les voir passer.
Vers quatre heures du matin, elle finit par s'endormir, exténuée.

 

***


Quelques heures plus tard, alors que le soleil était déjà levé depuis longtemps, Severide et Antonio étaient dans la cuisine de ce dernier en train de prendre leur petit-déjeuner.
- J'ai entendu dire que vous aviez eu une sacrée intervention hier, commença le Détective pour briser le silence et détendre l'atmosphère.
- Oui, un gros incendie dans un entrepôt, déclara Severide. Ta sœur et moi avons été pris au piège par les flammes...
- Merci, fit Antonio.
- Pour quoi ? s'étonna Kelly.
- Pour avoir sorti ma petite sœur de là, expliqua le porto-ricain.
- Je n'ai rien fait, c'est Boden qui nous a aider.
- Mais tu l'as aidée à survivre...
Le Lieutenant du Squad 3 n'avait rien à ajouter à cela.
Le silence s'installa de nouveau entre les deux hommes.
- Comment va ta sœur ? demanda le pompier.
- Je ne sais pas trop, je ne l'ai pas encore vu, répondit le policier. Mais vu la situation, elle est bouleversée.
- À ton avis, ils se sont remis ensemble ?
Antonio haussa les épaules ne sachant quoi dire. Même si Gaby et Matt ne sortaient plus ensemble, il était évident pour tous que les deux ex-fiancés éprouvaient encore des sentiments l'un pour l'autre.
- Dis, fit Antonio. Elle t'a parlé ?
- Parlé de quoi ? s'étonna Severide. Pourquoi ?
- Elle me cache quelque chose, quelque chose qui l'angoisse.
- Elle ne m'a rien dit, déclara le Lieutenant du Squad. Cependant, hier soir, elle a quitté le bar précipitamment. Elle a dis à Otis qu'elle ne se sentait pas bien.
Les deux hommes restèrent songeurs, perdus dans leur pensées.
Quelques minutes plus tard, Gaby fit son apparition dans l'embrasure de la porte. Nous pouvions voir à ses yeux rougis qu'elle avait pleuré et à ses cernes qu'elle avait peu dormi. Elle s'approcha de l'évier et de passer un coup d'eau sur le visage. Elle voulu se redresser, mais le geste lui donna la nausée. Elle dit se tenir à l'évier le temps que la crise passe.
- Ça va ? s'inquiétèrent les garçons.
- Oui oui, répondit-elle.
Elle se redressa et se retourna brusquement.
- Tu veux manger quelque chose ? demanda son frère.
- Non merci, déclina-t-elle sèchement.
Sa réponse amena un grand froid dans la petite pièce. Gabriela jouait nerveusement avec une bague. Son frère et Severide la reconnurent immédiatement : il s'agissait de sa bague de fiançailles avec Matt. Bien qu'il connaissait déjà la réponse, Antonio questionna sa sœur, voulant l'entendre de sa bouche :
- Tu l'aimes encore ?
- Je... je... Je crois que je n'ai jamais cessé de l'aimer, avoua-t-elle.
Le policier se leva et prit sa sœur dans ses bras. Celle-ci se laissa aller dans les bras de son frère et quelques larmes s'échappèrent de ses yeux.
De son côté, Severide observait la jeune femme attentivement. Quelque chose avait changé en elle, dans son regard, son attitude... Dans ses yeux, nous pouvions lire de l'angoisse. De l'angoisse vis-à-vis de Casey me dirait-on ! Certes, il y avait cela, mais... il y avait autre chose... une autre forme d'inquiétude.
Gabriela essayait de se montrer forte. Mais Antonio et Kelly savaient que ce n'était qu'une frêle façade qui menaçait de s'effondrer à tout instant. Le pompier se promit d'être présent pour elle à tout moment. Il le devait bien à Casey. Après tout ce que ce dernier avait fait pour lui, il se devait de protéger la femme qu'aimait Matt...


MissFlodou  (22.07.2015 à 15:50)

PARTIE II

 

Quelques semaines plus tard...

- Gaby attend ! appela Antonio en courant après sa sœur.
Celle-ci ne se retourna pas pour autant, continua sa course dans les escaliers et sortit du District 21. Elle rejoignit Severide dans sa voiture. Le pompier avait accepté d'accompagner la jeune femme avant de se rendre à leur garde. Son appartement étant toujours scellé, Kelly avait emménagé chez Brett et Dawson. Il avait longuement insisté auprès de Gaby pour qu'elle accepte.
- Démarre, ordonna-t-elle en montant dans la voiture.
Severide mit le contact, desserra le frein à main et s'apprêta à démarrer. Mais c'était non sans compter sur Antonio qui sortit de nul part et s'appuya sur le capot de la voiture. Le conducteur freina brusquement pour ne pas écraser le Détective.
- Dégage Antonio ! aboya Gabriela.
- Gaby... souffla le porto-ricain en approchant du côté passager. Je te promets qu'on va le retrouver.
- Oui ! Comme tu m'as promis de surveiller ses arrières et de le protéger, rétorqua-t-elle en le fusillant du regard.
Antonio, qui ne s'attendait pas à une réplique aussi saillante, recula, déconcerté par autant de violence dans la voix de sa sœur.
Gaby fit signe à Severide qui démarra. Les deux pompiers se rendirent à la Caserne 51 pour pointer pour leur garde.
Voilà déjà trois semaines que Matt avait disparu. L'ambiance au 51 avait bien changé depuis. Elle y était si morne, si triste ; plus personne n'avait le cœur à rigoler ou plaisanter, pas même Otis et Cruz. Le Squad 3 avait abandonné leur table et passait leur temps d'attente dans la salle commune pour soutenir l'Échelle 81 qui avait perdu son Lieutenant. Hermann remplaçait Casey à la tête du Camion. Severide s'était excusé auprès d'Otis et l'avait même remercié. Personne n'osait parler du pompier disparu en présence de Gaby. Tous avait peur d'attrister la jeune femme encore plus qu'elle ne l'était déjà.
Tout le monde faisait de son mieux pour la soutenir. Tout le monde voudrait lui dire qu'il allait revenir, mais personne n'en était sur... Peut-être était-il déjà mort à l'heure qu'il était...

Plus le temps passait, plus l'état de la jeune femme se dégradait sans que personne ne puisse rien y faire. Ses amis se sentaient impuissants face au déclin de la porto-ricaine. Cela inquiétait beaucoup Severide. Il aimerait tellement pouvoir l'aider, la rassurer... Mais il ne pouvait rien faire...
Gabriela était à présent enceinte de huit semaines. Elle ne l'avait encore dit à personne, pas même à son frère. Par conséquent, elle faisait de son mieux pour le cacher. Mais elle craignait que ses sauts d'humeur et ses nausées à répétition ne la trahissent. Elle devrait leur dire pour éviter de mettre en danger ses collègues et amis ; mais elle ne savait pas trop comment s'y prendre : elle se sentait tellement perdue dans toute cette histoire. Plusieurs fois, elle avait essayé de leur en parler, mais à chaque fois, elle n'y arrivait pas, ne trouvant ni la force ni le courage pour le faire. Les autres avaient bien remarqué les changements de comportement chez la jeune femme. Son frère et Kelly avaient souvent essayé de lui extirper des informations mais à chaque fois elle se braquait et changeait de sujet. De plus, Gabriela était fatiguée et à fleur de peau. Elle mangeait peu, dormait peu...
Severide regarda Dawson se rendre dans les vestiaires de la Caserne. Il devenait urgent de retrouver Casey, urgent pour la survie de la jeune femme...
Elle ouvrit son casier pour y poser ses affaires. Une photo dépassait de l'étage supérieur ; elle l'attrapa. C'était une photo d'elle et Matt au Molly's. Elle sourit et laissa couler une larme en la voyant. Elle sursauta quand une main protectrice se posa sur son épaule. Elle n'eut pas besoin de se retourner pour savoir qu'il s'agissait de celle de Kelly. Le Lieutenant força la jeune femme à se retourner.
- Et si on ne le retrouvait jamais ! déplora la jeune femme.
- Eh... Dawson... sussura Severide en plongeant son regard dans le sien. Ton frère te l'a promis ! Il va te le ramener... En vie...
- Mais comment peux-tu en être aussi sur ! s'indigna-t-elle.
Elle poussa le jeune homme et reprit en haussant le ton :
- Hein ?! Comment tu peux en être aussi sur ?! Peut-être est-il déjà mort ! Et peut-être qu'on ne va jamais retrouver son corps !
- Eh... eh... eh... souffla le Lieutenant en attrapant le poignets de la jeune porto-ricaine qui fondit en larmes. Il ne faut surtout pas que tu perdes espoir ! Ok ?!
- Plus facile à dire qu'à faire ! rétorqua-t-elle.
- Crois-moi, il est toujours en vie, assura Kelly. Il est toujours en vie parce qu'il a quelqu'un en qui croire, en qui s'accrocher... Il a l'espoir de revoir cette personne, de la prendre de nouveau dans ses bras... Et cette personne c'est... toi...
Gabriela le regarda, étonnée.
- Il t'aime. Alors n'abandonne pas... C'est toi qui le maintient en vie...
- Merci Kelly... Merci pour tout ce que tu fais pour moi...
Pour toute réponse, l'homme l'étreignit de ses grands bras musclés. La jeune femme se détendit un peu. Avec le pompier, elle se sentait en sécurité. Elle savait que rien ne pourrait lui arriver en sa compagnie.
- Allez viens ! Il m'a semblé sentir une bonne odeur de croissants tous frais sortis du four du boulanger en passant toute à l'heure dans la salle, fit-il. Ce serait idiot de ne pas en profiter.
Il se tut, hésitant.
- Et puis... Je sais que tu n'as pas mangé ce matin... dit-il finalement.
Gabriela baissa le regard. Les deux pompiers retournèrent dans la salle, avec les autres.
- Merci à celle ou celui qui a ramené des croissants ! s'exclama Severide en attrapant deux confiseries dans le sachet.
- De rien, répondit Herrmann.
- Merci Herrmann, se corrigea le Lieutenant.
Gaby se contenta d'un petit sourire et attrapa le croissant que Kelly lui tendait. Elle le mangea à contre-cœur.
Quelques minutes passèrent sans que rien d'important ne se passe. Un calme troublant régnait dans la pièce. Le Chef Boden devait être dans son bureau à faire on ne sait quoi. Mouch regardait un match des Bears assis sur son fidèle canapé à côté de Pouch. Otis et Cruz se chamaillaient gentiment à propos d'un rien concernant une bricole. Herrmann discutait avec Chili sur le lancement d'un nouveau projet qui échouerait très certainement ; Brett les écoutait, blasée. Tony et Capp jouaient au carte sur la grande table. Severide lisait un magasine à côté de ses subordonnés, les pieds posés sur la table. Et Dawson était assise dans son coin, perdue dans ses pensées.
Soudain, sortant tout le monde de son monde, la sonnerie de la Caserne retentit suivie de l'annonce :
- Échelle 81. Squad 3. Bataillon 25. Ambulance 61. Engin-Pompe 51. Explosion due à une fuite de gaz. 1225 S. Halsted Street.
Tout le monde s'activa et sortit. Gaby se leva trop vite et en paya le prix. Elle ravala son haut-le-cœur.
- Ça va ? s'inquiéta Kelly en posant une main dans le dos de son ami.
- Oui, oui, rassura-t-elle. Je me suis juste relevée trop vite.
- Hmmm...
En soi, ce n'était pas un mensonge. Elle s'était réellement levée trop vite. Elle cachait juste une partie de la vérité. C'était tout !
Dawson et Severide rejoignirent leur camion respectif où tous les autres les attendaient.
- En voiture Dawson ! On n'attend que toi ! s'exclama Herrmann.
Gabriela grimpa dans le 81 sans un mot. Ayant toujours envie de vomir, elle garda les yeux fermés pendant toute la durée du trajet. Arrivée sur les lieux de l'intervention, sa crise n'était toujours pas passée. Cependant, elle ne dit rien. Pas le temps de faire sa chochotte, elle avait des personnes à secourir !
De son côté, Severide avait bien remarqué le malaise de la jeune femme. Il la trouvait très fatiguée et ses maux de ventre à répétition commençait sérieusement à l'inquiéter.
"Que nous cache-t-elle ?" ne cessait-il de se demander.
Le Lieutenant en avait parlé avec Antonio. Le Détective s'inquiétait également pour sa petite sœur. Celle-ci déniait ne répondre à aucune réponse des garçons.
Mais revenons-en à notre intervention. Les membres du 51 s'étaient regroupés en attendant les ordres de leur chef. Brett et Chilli rejoignirent les ambulanciers déjà présents pour s'occuper des quelques blessés qui avaient pu sortir du bâtiment. Le Chef Boden revint vers ses hommes.
- D'après un témoin, il reste deux personnes à l'intérieur au troisième étage, déclara-t-il. Je veux deux volontaires pour aller les chercher.
- Je veux y aller Chief ! s'exclama Gaby en s'avançant.
- Alors j'y vais aussi ! annonça Kelly.
- Bien, vous faites attention. Les fondations sont peu sures, informa Boden. À la moindre alerte, vous sortez. Vous cinq minutes.
- Compris Chief, firent les deux volontaires.
Ils récupérèrent le matériel -casque, bouteille d'oxygène, détecteur d'immobilité...- dont ils pourraient avoir besoin et se dirigèrent vers le bâtiment.
- Gaby, tu restes près de moi, ordonna Severide une fois pénétrés à l'intérieur.
Elle acquiesça.
Ils montèrent directement au troisième étage. Il fouillèrent le niveau de fond en comble.
- Chief ! Il n'y a personne ici ! dit Severide dans sa radio. On fouille le reste de l'immeuble.
Les deux pompiers montèrent à l'étage supérieur -le dernier- où il ne trouvèrent personne également. Ils redescendirent et continuèrent leurs recherches.
Ils atteignirent le rez-de-chaussée, bredouilles.
- Kelly... gémit Gaby.
Le Lieutenant se retourna, alerté, et vit la jeune femme se tenir à la rembarre de l'escalier et se plier en deux. Il la rejoignit précipitamment.
- Ça va ? s'inquiéta-t-il.
- Je... Je n'me sens pas bien... expliqua-t-elle difficilement. Je... vais... vom...
Elle ne put finir sa phrase... Son corps fut traversé par de violents spasmes. Elle recracha tout son petit-déjeuner. Plusieurs fois, alors qu'elle pensait que la crise était terminée, de nouveaux spasmes la traversaient. Kelly se sentait impuissant face à la détresse de la jeune femme. La porto-ricaine était au bord de l'hyperventilation. Ne supportant pas de voir son amie dans cet état, il lui attrapa les mains et la força à se redresser. Il lui caressa les poignets et plongea son regard dans le sien pour l'aider à se calmer.
- Merci... souffla Gaby.
Sa respiration était encore saccadée. Severide lui sourit.
- Allez viens, on sort.
Au même moment, dehors, deux voitures de polices débarquèrent. Les enquêteurs des Renseignement en sortirent.
- Chief ! s'exclama Antonio. Faites sortir vos hommes de là.
Boden se tourna vers le bâtiment et ordonna dans sa radio :
- Severide ! Dawson ! Sortez immédiatement !
Retournons à l'intérieur. La radio du Lieutenant grésilla et la voix morcelée de Boden se fit entendre :
- Sev... ide... aw... on ! ... Sor... imm... diat... ment...
- Chief ! On ne vous entend pas bien !
Un long Bip résonna. Les deux soldats du feu tournèrent vers l'origine du bruit. Ils virent un point rouge clignotait.
- Dawson ! À terre ! s'écria Severide.
Il se jeta au sol au moment même où la bombe explosa. Il entraîna la jeune femme avec lui et la recouvrit de son corps pour la protéger du souffle de l'explosion.
Ensuite, tout se passa très vite autour d'eux. Les fenêtres éclatèrent en mille morceaux de verre. Les portes furent soufflées. Les plafonds se fissurèrent. Des blocs de béton chutèrent. Les murs tremblèrent. Le sol de déroba sous leurs pieds...
Tout le bâtiment s'effondra dans un bruit assourdissant prenant au piège les deux pompiers qui perdirent connaissance sous cet amas de tuyauterie et de béton. Deux détecteurs d'immobilité se mirent à résonner dans ces désolants décombres.
Dehors, les membres de la Caserne 51 et des Renseignements regardaient la scène, choqués. Ils ne pouvaient qu'assister à ce spectacle sans ne rien pouvoir faire pour leurs amis devenus leur famille. Ils était coincés là, sous quelques mètres de béton. Peut-être avaient-il besoin de soin en urgence, mais il ne pouvait rien faire...
Jamais, ils ne s'étaient senti aussi impuissants...
- GAAABYYY !!!!!!! hurla Antonio.
Le Détective s'élança vers le bâtiment alors que le nuage de poussière et de fumée retombait peu à peu. Mais Capp et Cruz stoppèrent le porto-ricain dans sa course et le retinrent. Le Lieutenant se débattit en hurlant le nom de sa petite sœur... Mais en vain... Il ne pouvait rien faire...
Il se laissa tomber sur les genoux... en larmes...


MissFlodou  (29.07.2015 à 16:27)

PARTIE III

 

 

Quelques instants plus tard ; quelque part dans Chicago

- Matthew... Matthew... appelait une voix lointaine.
Le dénommée Matthew ouvrit difficilement les yeux. La lumière violente des projecteurs au milieu de la pièce sombre lui fit aussitôt les refermer. Sa tête le faisait énormément souffrir. Il avait le sentiment qu'à chaque instant un marteau venait lui frapper le crâne. Sa bouche était desséchée ; et le goût âpre et amer du sang n'arrangeait rien à l'affaire. Son corps tout entier était meurtri par les différents coups qu'il avait reçus. Pourquoi se faisait-il frapper ? Il avait oublié ; et il ne voulait pas savoir. Depuis combien de temps était-il là ? Impossible pour lui de le dire.
Tout ce qu'il voulait, c'était sortir de cet endroit, s'éloigner de ces personnes qui le maintenaient captif dans cet endroit sombre et humide. Peu importe la manière, il voulait que tout s'arrête, il ne voulait plus souffrir, sentir les coups arriver dans son ventre ou dans sa mâchoire. Il en avait marre. Plusieurs fois, il avait voulu tout t'abandonner, laisser tomber la vie... Mais à chaque fois, une petite voix le rappelait et lui ordonner de tenir, de ne pas lâcher prise. Alors, il tenait bon, se battant, s'accrochant à la vie. Cette petite voix ne cessait de résonner dans sa tête... C'était SA voix... Celle qui le maintenait en vie...
Il aimerait tellement pouvoir La revoir ; entendre son rire et sa douce voix. Il voulait pouvoir étreindre son corps parfait à l'aide de ses grands bras, poser ses mains protectrices sur son visage d'ange. Il voulait sentir son souffle chaud dans son cou, ses longs cheveux bruns venir lui chatouiller le visage, ses mains délicates passer derrière sa nuque et ses doigts fins s'agripper à ses mèches blondes. Il voulait goûter à nouveau ses lèvres sucrées et tendres...
- Matthew... reprit la voix. Je sais que tu es de retour parmi nous.
Mais pourquoi ne pouvait-il pas lui foutre un peu la paix ? Pourquoi prenait-il tant de plaisir à le torturer ? Pourquoi ne s'était-il pas contenter de lui mettre une balle entre les deux yeux comme avec Katya ?
Dans un effort qui lui parut énorme, Matthew rassembla toute son énergie, ouvrit les yeux et répliqua, lui crachant à la tête tout le sang qu'il avait dans la bouche.
- Va te faire foutre Nesbite !
Celui-ci s'essuyant le visage du revers de la main.
- Matt... Qu'est-ce que cette impolitesse ? Tu me déçois !
Matt ne répondit rien. Il aurait bien voulut, mais ça ne servait à rien. En plus, parler lui coûter beaucoup trop d'efforts. Il se contenta donc de plonger son regard dans celui de son ravisseur. Quelques minutes passèrent. Aucune parole ne fut échangée pendant ce laps de temps. Les deux hommes ne s'étaient pas lâchés du regard.
- Qu'est-ce que tu me veux ? finit par lâcher Matt.
- Je voudrais que tu regardes ça, déclara Nesbite sur un ton que Matt n'appréciait guère. Il faut que tu sois tenu au courant des actualités...
Nesbite fit signe à un des ses hommes qui entra dans la pièce tirant avec lui un poste de télévision. Matthew regarda la télé, sans trop comprendre. Qu'est-ce que Nesbite avait à lui montrer ? Matt n'aimait pas trop le sourire qu'arborait son ravisseur.
À l'écran étaient diffusées des images d'une vidéo amateur, provenant très certainement du téléphone d'un témoin. On y voyait un quelconque immeuble d'habitation d'un quartier résidentiel du centre de Chicago. Matt repéra plusieurs camions de pompiers stationnés non loin. Aucune fumée ne s'échappait du bâtiment, les soldats du feu avaient dû être appelé pour une fuite de gaz. Quelques secondes plus tard, des sirènes de police retentirent. L'angle de vue tourna vers la provenance du bruit. Deux voitures banalisées de police débarquèrent et aussitôt tous leurs passagers en sortirent. Matt reconnut chacun des membres des Renseignements ainsi que les pompiers et camions présents sur les lieux : ils venaient de la Caserne 51, Sa Caserne. Il vit le Squad 3, l'Ambulance 61, l'Engin-Pompe 51 et... l'Echelle 81... Son camion.
Soudain, une détonation retentit. L'angle de vue revint sur l'immeuble juste à temps pour voir le bâtiment s'effondrer dans un nuage de poussière...
Les membres du 51 et des Renseignements étaient rassemblés devant le Squad 3 et regardaient la scène, horrifiés...
Matt ne se préoccupait pas du bâtiment. La question qu'il se posait à l'instant était "Mais où est-Elle ?". Il La cherchait partout à l'écran. Mais il ne La trouvait pas. Son cœur se serra à cette constatation. Non ! Elle ne pouvait pas être à l'intérieur. Le pompier captif tenta de se rassurer en se disant qu'Elle devait être à l'ambulance pour aider Brett et la nouvelle ambulancière. Cependant, un autre détail lui sauta aux yeux. Severide ? Où était-il également ?
Matt n'eut pas le temps de réfléchir à la question que les images changèrent. Une journaliste apparut à l'écran. Elle se tenait debout, dos à l'immeuble qui n'était plus qu'un tas de décombres, décrivant les faits :
- Ici Margaret Watkins en direct de la Halsted Street où vient de se produire un terrible accident. Il y une demi-heure à peine, une explosion est survenue dans l'immeuble de quatre étages se trouvant derrière moi et le bâtiment s'est ensuite effondré. Les pompiers étaient intervenus sur ce bâtiment et avaient procédé à son évacuation à cause une fuite de gaz. La police est déjà sur place et mène l'enquête pour déterminer la cause de l'explosion. L'accident n'aurait fait apparemment aucune victim... Excusez-moi...
La journaliste fut coupée par l'approche d'un civil qui faisait partie de la chaîne d'information. Il chuchota quelque chose à l'oreille de sa collègue qui se tut pour l'écouter attentivement. Elle lui répondit de la même manière, il partit et elle reprit :
- Attendez ! Attendez ! Une information vient de nous parvenir ! Apparemment, deux pompiers de la Caserne 51 manqueraient à l'appel et seraient pris au piège dans les décombres de l'immeuble. Il s'agirait du Lieutenant Kelly Severide qui dirige l'unité du Squad 3...
La photo de Severide apparut en haut à gauche de l'écran. Matt sentit les larmes monter. Ce n'était pas des larmes de tristesse. Non, plutôt de colère mélangée à un peu de désespoir. Il connaissait parfaitement le nom du deuxième pompier, mais il ne voulait pas l'entendre. De toutes les tortures qu'il avait subit pendant sa captivité, celle-ce devait être la pire...
Aux grands damnes de Matt, la journaliste prononça Son nom :
- ... et du pompier candidat à l'Echelle 81, Gabriela Dawson...
Non... Pas Elle...
Le monde de Matt parut soudainement s'écrouler lorsque la photo de la jeune femme apparut à côté de celle de Severide.
Il serra les poings et essaya violemment de se défaire des rubans adhésifs qui lui maintenaient les bras attachés aux accoudoirs de la chaise. Cette agitation fut veine et ne servit qu'à entamer un peu plus la chair de ses poignets déjà bien à vif. Du sang s'échappa des plaies et coula le long de ses doigts avant de finir sa course sur le sol déjà recouvert de sang coagulé. Malgré la douleur, Matt ne s'arrêta pas pour autant.
Face à cela, Nesbite ricana. Matthew releva brusquement la tête, stoppant toute agitation, et plongea son regard dans celui de son ravisseur. Ses yeux débordaient de haine et de colère. Sans Nesbite, c'est lui qui aurait dû être au côté de Dawson pour la protéger. C'est lui, et non Severide, qui aurait dû entrer dans le bâtiment avec la jeune femme. Si jamais lui survivait, mais que Gaby, SA Gaby, ne survivait pas, il traquerait Nesbite et le ferait souffrir comme lui avait souffert à cause de lui.
- Elle est morte ! claironna son ravisseur.
Matt voulut se lever pour l'étrangler. Mais il fut retenu par ses liens. Il dut retenir un cri de douleur et ravaler un sanglot lorsque ses liens entaillèrent plus profondément encore sa chair. Il ne lâchait pas Nesbite du regard. Ses poings étaient serrés, sa mâchoire et tout le reste de son corps contractés comme jamais. Il voulait l'étriper, l'égorger...
Dans cette atmosphère explosive, les propos de la journaliste n'était qu'un fond sonore :
- Rappelons tout de même que la Caserne 51, réputée pour son esprit fraternel, familial et solidaire, a déjà été amputée, il y a tout juste trois semaines, d'un de ses membres : le Lieutenant de l'Echelle 81, Matthew Casey...
La photo de Matt apparut à son tour à l'écran, à côté de celle de Gaby...

 

***


Au même instant, de l'autre côté de l'écran, à Halsted Street, c'était le chaos moral. Personne ne savait quoi faire. Le seul ordre qui avait été donné était d'attendre les renforts.
- Severide ! Dawson ! ne cessait de répéter inlassablement le Chef Boden.
Comme tous les membres du 51 et des Renseignements, il attendait désespérément une réponse ou un signe de vie quelconque venant des deux pompiers...
Mais rien ne vint... Pas un mot. Pas un bruit de respiration dans la radio. Pas un grésillement montrant qu'on essayait de communiquer. Non. Rien. C'était le silence total...
Pompiers comme policiers se tenaient là, sous le choc, regardant les décombres, plus impuissants que jamais...
Savoir leurs amis pris au piège sous cet amas de béton armé leur était insupportable. Tous voulaient faire quelque chose, les sortir de là le plus vite possible... Mais les ordres avaient été clairs : on attendait les renforts... qui n'arrivaient pas... Mais pourquoi ne pouvaient-ils pas se dépêcher ?! Peut-être Severide et Dawson étaient-ils blessés et avaient besoin de soin en urgence ? Ou pire... Peut-être étaient-ils... morts... Ça, personne n'osait l'imaginer...


MissFlodou  (01.08.2015 à 13:59)

PARTIE IV

 

 

 

Antonio n'avait pas bougé depuis l'effondrement. Les larmes avaient cessé mais le portoricain se tenait toujours agenouillé, tête baissée. Le Détective Jay Halstead, des Renseignements également, avait posé une main réconfortante sur l'épaule de son collègue qui était aussi son mentor et surtout son ami.
- Mais qu'est-ce que vous attendez pour les sortir de là ! s'emporta soudainement Dawson.
Il dégagea violemment la main de Halstead tout en se relevant et s'approcha du Chef Boden. Voight s'approcha également comprenant les intentions de son homme.
- Nous attendons l'arrivée des renforts, répondit Boden posément.
- Et pourquoi c'est si long ? demanda le Détective de manière agressive.
- Ils font aussi vite qu'ils peuvent Tony.
- MAIS CE N'EST PAS ASSEZ ! explosa-t-il. C'est de ma sœur dont on parle.
- Antonio !
Voight se mit face au Détective, posa une main sur chacune de ses épaules et le regarda droit dans les yeux.
- Ils vont la retrouver. Ils font leur job. Fais leur confiance.
Antonio ne répondit pas. Il avait le regard dans le vide et luttait contre de nouvelles larmes.
- Halstead, appela Voight en lui faisant signe de s'approcher.
L'ancien Rangers se hâta auprès de ses collègues.
- Emmène-le ailleurs, ordonna le Sergent.
Jay s'exécuta.
- Allez viens grand frère... fit-il en s'éloignant avec Antonio.
À cet instant, les renforts arrivèrent. La rue fut bientôt inondée de pompiers et de camions rouges. Aussitôt, les secours s'organisèrent pour sortir des décombres leurs deux camarades pris au piège.


***

 

Le silence se réinstalla peu à peu. La poussière retomba. De l'eau coulait au goutte à goutte des tuyaux de plomberie cassés. Deux personnes gisaient, inconscientes, au milieu des décombres...

L'une d'elles, l'homme, ouvrit difficilement les yeux. Un bip incessant et désagréable résonnait à ses oreilles. Sa vision était floue. Il avait la tête qui tournait. Il se redressa. Des milliers de petits gravillons et d'éclats de verre tombèrent sur le sol dans un tintement aigu, accentuant son mal de tête. Il remarqua qu'il se trouvait allongé sur un corps. Il se dégagea de celui-ci et se laissa tomber sur le béton recouvert de débris. Il toussa, tentant de dégager la poussière qui lui obstruait la gorge. Il regarda autour de lui. Il ne reconnaissait rien. Tout autour de lui était... décombres.
Il se redressa brusquement. Que s'était-il passé ? Il essaya de faire définir les événements des dernières heures dans sa tête. Tout lui revint soudainement. Un appel, une intervention, une mission de sauvetage, un explosion, un effondrement, Dawson...
- Gaby ! s'exclama-t-il.
Kelly se précipita auprès du corps sur lequel il était allongé il y a peu et qui n'était autre que celui de la jeune femme. Il retira ses gants et son casque puis les jeta à côté de celui de Dawson. Son cou et son visage étaient devenue rouge à cause du sang qui s'échappait de sa tempe et de derrière son oreille. Le jeune homme ne décelait aucun bruit de respiration et les yeux de sa collègue étaient désespérément clos. Severide commença à s'inquiéter.
Le Lieutenant posa deux doigts dans le cou de la jeune femme. Il poussa un soupir de soulagement.
Elle était vivante...
Il avait senti un pouls, faible certes, mais bien présent. Il frotta sa lèvre supérieur à l'aide de sa main, se mettant au passage du sang sur le visage. Severide caressa les joues de Dawson à l'aide de ses pouces. Les paupières de la jeune femme se mirent en frémir étirant un sourire soulagé sur le visage du jeune homme.
- Gaby... appela-t-il dans un souffle à peine audible.
Elle gémit de douleur et finit par ouvrir difficilement les yeux. Elle toussa pour libérer sa gorge obstruée par la poussière. Quand sa quinte de toux fut passée, elle voulut se relever. Mais Severide l'en empêcha :
- Tu devrais éviter de bouger, lui conseilla-t-il.
Elle acquiesça et demanda :
- J'ai affreusement mal à tête. Que s'est-il passé ?
- Une explosion a causé l'effondrement de l'immeuble.
Elle se recula pour s'adosser au bloc de béton qui se trouvait derrière elle. Le geste la fit grimacer.
- Ça va ? s'inquiéta Kelly.
- J'ai mal là quand je respire...
Elle passa sa main sur ses côtes.
- Je peux ? demanda Severide.
D'un signe de tête, elle autorisa. Alors, le Lieutenant ouvrit la veste de feu de la jeune pompier puis souleva doucement son tee-shirt. Il grimace à son tour lorsqu'il vit un énorme

hématome sur le flanc droit de la jeune femme. Severide frôla délicatement la peau devenue bleue. Dawson tressaillit, serra les dents et laissa échapper un gémissement de douleur. Le jeune homme s'excusa, retira à sa main et replaça correctement le tee-shirt.
- Tu as une ou deux côtes cassées, déclara-t-il. Mais ce n'est pas le pire. Je crains que tu es une hémorragie interne.
Le Lieutenant attrapa sa radio, mais celle-ci ne fonctionnait pas. Dawson lui passa la sienne, mais ce fut le même problème. Il jeta la radio dans la cavité, pestant contre on ne sait qui on ne sait quoi.
- Putain ! Pour en rajouter ! Aucun moyen de communication avec l'extérieur ! Fais chier !
- A ton avis, il y a combien de mètre ? demanda Dawson en regardant vers le haut.
- Je n'en sais rien, quatre, peut-être cinq, répondit Severide fixant les décombres cherchant quelques chose.
- Tu ne penses pas que l'explosion est pu déclenchée un feu ?
- C'est ce que je cherchais mais je ne vois rien.
Le silence s'installa entre eux deux. Les seuls bruits perceptibles étaient la respiration deux pompiers et les gouttes d'eau qui s'écrasaient sur le sol. Lui, réfléchissait au moyen de sortir des décombres ou du moins de prévenir les secours. Elle, était perdue dans ses pensées. Sa tête et ses côtes la faisaient souffrir.
Elle s'en voulait terriblement. Tout était sa faute... Si elle... Les larmes embuèrent ses yeux. Severide les remarqua et attrapa aussitôt les mains de son amie.
- Hey... Gaby... Pourquoi tu craques ?
- J...je... Je... suis... tellement... Désolée... parvint-elle à dire ravalant un sanglot.
- Mais pourquoi ?
Le Lieutenant du Squad regardait la jeune pompier sans comprendre.
- Si tu savais comme je m'en veux, Kelly. Tout est ma faute...
Elle fondit en larmes. Oui, elle craquait. Les décombres, la fatigue, le stress, la douleur... Tout. Elle n'y arrivait plus. En plus de cela, Matt lui manquait terriblement. Elle voulait le voir, sentir ses grands bras qu'elle aimait tant autour d'elle, sentir son odeur si apaisante...
- Co... Comment ça ? demanda le jeune homme.
- Eh... Tu n'as pas à t'en vouloir, contredit Severide. Ce n'est pas ta faut...
- MAIS SI ! s'emporta-t-elle. J'aurais du vous le dire !...
- Nous dire quoi ? intervint-il. Je suis totalement perdu là... Nous dire quoi ?
La jeune femme plongea son regard dans celui du jeune homme. Elle n'avait plus le choix maintenant. Elle souffla un grand coup et se lança :
- Je suis enceinte.
La déclaration de la portoricaine laissa le grand brun sans voix. Il ne s'attendait pas du tout ça. Il la regardait avec des grands yeux ronds.
- M...m... Mais... béguéya-t-il. Euh... Mais...
Il était incapable d'aligner deux mots.
- Tu... Tu... Tu es quoi ?
- Je suis enceinte de huit semaines... répéta-t-elle honteuse.
- Mais... C'est qui le père ?
- C'est... C'est...
Elle fut incapable de dire son nom. Les larmes menacèrent de couler.
- C'est... Casey... le père ?
Sa question sonnait plus comme une déclaration. Dawson confirma d'un signe de tête, laissant couler un larme.
- Et... Je l'ai appris le soir de sa disparition... renifla-t-elle.
- Hey... Gaby...
Severide attira la jeune femme contre lui, entourant son corps de ses bras muscles. Elle s'agrippa à la veste du pompier, enfouit sa tête au creux du cou de son collègue et éclata en sanglot. Severide avait mal au cœur de voir son amie dans cet état. Il aurait préféré que ce soit Matt à sa place. Malheureusement, personne ne savait où était son meilleur ami.
Gaby avait honte. Honte de craquer comme ça, devant son collègue. Mais elle n'arrivait plus à se battre et à se montrer forte. Depuis trois semaines, elle avait gardé toutes ses émotions pour elle. Elle avait besoin d'extérioriser tout ce qu'elle ressentait. Severide l'avait bien compris et la laissait faire. Il lui frottait tendrement le dos d'une main et lui caressait les cheveux de l'autre. Ces gestes semblaient apaiser les sanglots de la jeune femme, car ceux-ci se firent moins violents et plus rares.
Quand Dawson fut totalement calmée, elle s'éloigna de Severide. D'un geste du pouce, il effaça les dernières larmes de son amie.
- Et juste Gaby... ce n'est pas ta faute... Ce n'est la faute de personne... À part de celle du poseur de bombe.
- Merci Kelly...


MissFlodou  (17.08.2015 à 17:47)

Quelques heures plus tard...

- Il me faut des lunettes thermiques ! s'écria Jeff Clarke. J'ai cru entendre des coups venant de par là !
Aussitôt, Otis lui tendit le matériel demandé. L'ancien membre de la Caserne 51 s'en saisit.
Le silence s'installa dans Halsted Street. Tous attendaient le verdict du Lieutenant du centre de secours 25. Pendant l'attente, les secondes parurent des heures. Si on tendait la main, on pouvait attraper la tension qui régnait dans l'air. Cela faisait plus de sept heures que le bâtiment s'était effondré et un peu moins de six heures que les recherches des deux disparus avaient commencée.
- Je les ai localisés ! finit par annonce Clarke.
Un soupir de soulagement échappa à chacun des pompiers. Personne n'avait la certitude que leurs deux camarades soient vivants ; ils ne savaient pas dans quel état ils allaient les retrouver. Mais rien que de savoir où ils se trouvaient les rassuraient.
Tout le monde redescendit des décombres et se dirigea vers le Chef Boden. Celui-ci se tenait debout en compagnie des quelques autres capitaines présents sur les lieux ainsi que du Sergent Hank Voight et du Détective Antonio Dawson. Ils avaient déplié sur le capot de la voiture de Boden les plans de l'immeuble.
- Chief, appela Clarke. Je les ai localisés.
Le Lieutenant du Squad s'approcha du plan et posa un doigt sur la feuille.
- Ils se trouvent ici, là où étaient les escaliers et l'entrée, à quatre mètres sous le niveau de la rue.
- Juste Chief, intervint Herrmann. Je crains qu'il n'y ait un feu électrique ici.
Le Lieutenant par intérim du 81 montra une zone sur le plan. Boden observa quelques instants les feuilles, réfléchissant aux décisions à prendre. Il devait sortir Severide et Dawson de là... Mais il ne devait pas mettre en péril la vie des secouristes.
- Ok... fit-il. Herrmann et tes hommes, vous surveillez ce potentiel feu et les potentiels départs.
- Copy that Chief ! lança Christopher.
Les membres du 81 se rendirent à leur camion pour se préparer.
- Et Clarke, reprit Wallace. Tu prends un homme du Squad 3 avec toi et vous vous frayez un chemin jusqu'à Severide et Dawson.
- C'est comme si c'était fait...
- Eh Clarke ! rappela Boden coupant l'ex-militaire dans son élan. Ramène-les... Je te fais confiance.
L'ancien membre du Squad 3 hocha la tête. Il avait autant de respect pour le Capitaine du 51 que pour le Lieutenant du Squad. C'est pour grâce à ses deux hommes qu'il avait appris à être chef d'équipe, un meneur d'homme.
Clarke de tourna vers Cruz, Tony et Capp. Il observa chacun des trois hommes. Son choix fut vite fait :
- Cruz, tu viens avec moi.
Les deux hommes revinrent à leur camion pour récupérer le matériel dont ils pourraient avoir besoin. Une fois équipés, ils retournèrent sur les décombres. Clarke se tourna vers Cruz qui hocha la tête pour montrer qu'il était prêt. Alors le Lieutenant suivi du nouveau membre du Squad s'engouffrèrent dans les décombres.
Près des véhicules, le Chef Boden s'était avancé de quelques pas vers le bâtiment. Il tenait sa radio dans sa main, non loin de sa bouche, prêt à répondre à la moindre communication.
Derrière, adossés au Bataillon 25, Antonio et Voight observaient la scène. Les autres enquêteurs des Renseignement étaient retournés au District 21. Ils ne pouvaient rien faire de plus ici.
Antonio se triturait les doigts. Il avait peur pour sa petite sœur. Il craignait qu'il ne soit trop tard. Elle et lui étaient si complices... Il ne supporterait pas de la perdre...
- Elle est vivante.
La déclaration soudaine de son supérieur surpris le portoricain.
- Je la connais peu, repris Voight. Mais je peux garantir que si elle est aussi tenace que son grand frère, il n'y a pas de souci à se faire.
Antonio sourit brièvement. Les paroles du Sergent étaient réconfortantes, mais le Détective ne serait pas rassuré tant qu'il n'aurait pas vu sa petite sœur, sa Gaby, en vie...
Les minutes s'écoulèrent sans qu'aucune nouvelle de Clarke et Cruz ne soit donnée. Par moment, on entendait un grésillement dans la radio de Boden, ou encore des bruits de respirations, de roulements de bloc de béton...
Tous ses signes témoignaient de la difficulté qu'avaient les deux pompiers à se frayer un chemin dans les décombres. Pour avancer, il devaient ramper au milieu des gravats et des éclats de verre. Souvent, un énorme bloc de béton leur bloquer le passage. Le manque d'air et la poussière les faisaient peiner, ayant du mal à respirer. Plus ils progressaient, plus les jambes et les bras se faisaient lourds.
Souvent, ils s'arrêtaient pour écouter, mais aucun bruit ne leur parvenait, mise à par celui de gouttes d'eau qui s'écrasent sur le sol, ou encore pour trouver un passage quand ils se heurtaient à un cul-de-sac.
Ils continuèrent à ramper pendant encore de longues minutes. À l'extérieur, l'attente était insoutenable. Tous trépignaient, les yeux rivés sur le bâtiment effondré...
Soudain, la radio de Boden grésilla et la voix de Clarke retentit :
- Chief ! On les a retrouvés ! Et ils sont en vie !
Des exclamations de joie retentirent. Tous étaient soulagés, Antonio le premier...

 

***



- Non ! Non ! Non ! Non ! Gaby ! S'il te plaît ! Reste avec moi ! implora Severide.
La jeune femme commençait à tourner de l'œil. Aussitôt le Lieutenant du Squad 3 se précipita auprès de son amie. Il lui tapota les joues pour la maintenir éveillée.
Ses efforts portèrent leurs fruits. Dawson rouvrit les yeux.
- J'ai trop mal... J'ai trop soif... gémit-elle.
Des larmes s'échappèrent de ses yeux et dévalèrent ses joues. Severide essuya les perles salées avec le pouce.
- Je ne sais pas si je vais y arriver...
- Eh Dawson ! fit le Lieutenant fermement. Tu vas y arriver. Tu n'as pas le choix. Tu sais pourquoi ? Parce que je sortirai pas d'ici sans toi. On va s'en sortir. Tous les deux. Tous les trois même.
Il sourit en approchant sa main du ventre de son amie sans pour autant la poser dessus. La portoricaine baissa le regard sur la main de Severide puis sur son ventre.
- Maintenant, tu ne te bats plus que pour toi. Tu te bats aussi pour ce petit être qui grandi bien en sécurité ici...
Gaby releva les yeux et les plongea dans ceux de Kelly. Un sourire timide étira son visage. Elle sentir sa vision devenir de plus en plus floue à cause des larmes qui montaient. Les paroles de Severide l'avaient touchée... Maintenant, la jeune femme ne vivait plus que pour elle. Elle portait la vie. Elle n'avait pas le droit s'abandonner, pour son enfant et pour Matt.
- Viens là...
Severide attira Dawson contre lui et la serra dans ses bras. Aussitôt la jeune femme laissa redescendre la pression et ouvrit les vannes.
Ils restèrent ainsi un petit moment. Progressivement, les sanglots de Gabriela s'étaient calmés et les larmes avaient finit par cesser.
- Bien, maintenant, faut sortir de là, lança Severide.
Sur ce, les deux pompiers se levèrent. Fin l'expression «se lever» est un bien grand mot puisque leur cavité était basse, très basse de plafond. Alors qu'elle se déplaçait, Gaby se tenait le flanc en grimaçant. Kelly avait régulièrement vérifié l'état de l'hématome ; par chance, celui-ci n'avait pas augmenté ; tout comme les plaies de la tête de la jeune femme avaient cessé de saigner.
Alors qu'ils réfléchissaient au moyen de remonter à la surface, il entendirent des bruits derrière eux. Ils se retournèrent. Ils tendirent l'oreille. Ils n'avaient pas rêvé. Deux personnes approchaient, faisant rouler des petits blocs de béton, pestant , râlant contre la difficulté qu'ils avaient de progresser.
Dawson et Severide reconnurent les voix.
- Cruz ! Clarke ! On est ici ! appelèrent-ils.
La lumière de leur lampe apparurent au détour d'un bloc de béton. En se voyant, les quatre pompiers poussèrent un soupire de soulagement. Ensuite, chacun partir à rire, les yeux se mirent à briller. Quand ils furent calmés, Clarke attrapa sa radio et annonça :
- Chief ! On les a retrouvés ! Et ils sont en vie !
Des exclamations de joie retentirent en guise de réponse...


MissFlodou  (20.08.2015 à 13:23)

Partie VI


- Chief ! Je les vois ! s'exclama Capp.
- Envoyez l'échelle les gars ! ordonna Clarke.
Les membres du 51 restés à l'extérieur s'exécutèrent.
- Honneur au dames, fit Severide en montrant la sortie.
Gaby lui sourit. Elle posa ses mains sur l'échelle et commença à la grimper, barreau après barreau. Elle fut éblouie par la lumière baissante de la fin de journée. Elle atteint le haut de l'échelle et, avec l'aide de Tony et de Capp, elle se hissa hors des décombres. Elle fut suivie par Kelly, Clarke et Cruz.
- Hey ! Dawson ! Severide ! Dans mes bras !
Herrmann ouvrit grand ses bras et étreint ses deux collègues.
- Vous avez fini de nous faire de telles frayeurs ?! reprit-il.
Il laissa les deux pompiers reprendre leur route.
- Bon retour à la surface.
- Merci Mouch.
- Félicitations les mecs ! fit Otis pour Cruz et Clarke.
Le russe passa son bras autour du cou de son meilleur ami et ébouriffant les cheveux de Dawson de l'autre. Ces brefs échanges de paroles exprimaient toute la joie et tout le soulagement que chacun éprouvait.
Tout le monde redescendit des décombres où Boden, Voight et Antonio attendaient.
- Heureux de vous revoir entiers, fit Boden en échangeant une poignet de main avec son Lieutenant.
Gaby se précipita dans les bras de son grand frère.
- Tonio... souffla-t-elle.
- Gaby... répondit-il de la même manière. Ne me refais plus jamais ça...
Il resserra son étreinte autour de sa petite sœur qui s'agrippa au tee-shirt de son grand frère. Le Détective mis fin à leur étreinte tout en gardant ses grandes mains sur les bras de la jeune femme.
- Ça va ? Tu n'as rien ? s'inquiéta-t-il. Tu n'as pas trop mal ?
- Non, non, ça va, le rassura-t-il. Juste quelques plaies superficielles et quelques côtes cassées.
Antonio embrassa Gaby puis se tourna vers Kelly.
- Merci Severide, fit le portoricaine. Merci encore.
- À croire que ça devient une habitude d'être pris au piège avec ta petite sœur, plaisanta le Lieutenant du Squad.
Antonio rit à la réplique de Severide. Les deux hommes échangèrent une poignée de main suivie d'une accolade.
- Bon, Severide, Dawson, vous allez à l'hôpital pour vous faire examiner, ordonna Boden.
- Chief...
- Il n'y a pas de mais qui tienne Kelly, reprit le Capitaine. Brett, Chili, vous les y emmenez.
- Copy that Chief ! acquiescèrent les filles.
- Les autres, on remballe tout et on rentre ! reprit le Chef.
Sur ce, chacun se dirigea vers le véhicule qu'il devait prendre. Brett prit la place conducteur et Chili la place passager de l'Ambulance 61 tandis que Severide et Dawson montèrent à l'arrière. Aussitôt, le fourgon démarra escorté par une Cadillac dans lequel se trouvaient Antonio et Voight.
Gaby s'assit sur le brancard. Elle regarda autour d'elle en souriant. La situation prêtait à rire : l'ancienne ambulancière se faisait transporter vers l'hôpital dans son ambulance. Elle en avait passait du temps dans la zone de soins, à soigner et à sauver des blessés, ou à ranger le matériel avec Shay... Toutes les deux y avaient fait leurs débuts au 51. Dawson et Shay... les deux inséparables ambulancières du 61... Mais ce temps était révolu... A croire que les deux filles n'étaient pas si inséparables que ça... La blonde était décédée et la brune était en proie de devenir pompier à l'Echelle 81.
L'Ambulance 61 arriva à Lexchor. Severide et Dawson furent immédiatement pris en charge pour le Docteur Will Halstead. Voight déposa Antonio avant de repartir aussitôt au District 21 pour commencer l'enquête sur la bombe. Le Détective rejoint. Brett et Chili dans la salle d'attente.
L'examen des deux pompiers ne dura pas longtemps. Ainsi, les cinq personnes purent retourner rapidement au 51. L'un ressortait avec quelques contusions et ecchymoses ; et l'autre avec une côte cassée. Le premier avait l'autorisation de reprendre le travail dès la prochaine garde tandis que pour la seconde, lui avait était prescrit du repos et recommandé de faire une pause. Recommandation qu'elle prendrait au pied de la lettre pour le bien de son bébé.
Les quatre personnes arrivèrent à la Caserne. Alors que les autres marrchaient vers la salle commune, Gabriela attrapa le bras de son frère, le forçant à s'arrêter et à se retourner.
- Je peux te parler ?
Severide, Brett et Chili se retournèrent à leur tour, intrigués. Kelly comprit immédiatement en croisant le regard de son amie. Le Lieutenant incita donc les deux ambulancières à reprendre leur route pour rejoindre leurs camarades, laissant les Dawson en toute intimité.
Le silence s'installa entre le frère et la sœur. La jeune femme se pinça la lèvre inférieure avec ses dents tout en se triturant les doigts. Ses yeux se mirent à briller. Elle était obligée de lui annoncer. Elle ne pouvait plus reculer. Mais elle avait peur de le faire, peur de sa réaction, peut de le décevoir...
- Hey... murmura Antonio en attrapant les mains de sa petite sœur. Qu'est-ce qui ne va pas ? C'est grave ?
- Je... euh... commença-t-elle. Tu me promets de ne pas t'énerver et de ne pas m'en vouloir parce que je ne te l'ai pas dis plus tôt ?
- C'est promis ! assura Tonio en plantant son regard dans celui de Gaby.
La jeune femme pris une grande inspiration avant de déclarer dans un souffle :
- Je suis enceinte.
Le Détective resta dans voix à cette annonce. La jeune pompier baissa le regard, trouvant que ses chaussures avaient soudainement un grand intérêt.
- Je... Waow...! Je ne m'attendais pas à ça ! C'est merveilleux !
Antonio prit sa sœur dans ses bras.
- Je suis tellement heureux pour toi, souffla-t-il. Et sache que, quoique tu fasses, tu seras toujours ma Tite Soeur dont je serais toujours fier.
Il déposa ses lèvres sur les cheveux de la jeune femme qui soupira, soulagée par les paroles de son frère.
Bien qu'Antonio connaissait déjà la réponse, celui-ci demanda :
- C'est Matt le père ?
Gaby acquiesça d'un signe de tête. Il resserra alors un peu plus son étreinte autour d'elle. La jeune femme enfouit sa tête dans le cou de son frère.
Les Dawson restèrent ainsi quelques minutes avant de rejoindre tout le monde dans la salle commune.
- Hey ! Regardez qui va là ! s'exclama Herrmann.
- Alors comme ça, un simple petite côte cassée ?! On s'attendait à plus nous. Genre un truc plus gore ! plaisanta Cruz.
- Eh non, ma petite sœur est faite en béton.
Tout le monde rit. La pression de la journée commençait à redescendre.
- Vous savez où est Boden ? demanda Gabriela.
- Dans son bureau.
- Ok, merci.
La portoricaine se dirigea vers le bureau du Capitaine. Tout le monde la regarda s'éloigner, curieux de savoir ce qui se passait. Seuls Antonio et Kelly avaient compris ce que la jeune femme allait faire.
Ils restèrent enfermés dans le bureau pendant vingt minutes. Pendant ce temps, tout le monde, dans la Caserne, essayait de soutirer des informations auprès de Severide et Antonio. Mais les deux hommes restaient désespérément muets.
Enfin, le Chief et sa subordonnée ressortirent de leur entretien et retournèrent dans la salle commune. Leur arrivée fit taire l'assemblée. Chacun se tourna vers le Chef qui se tenait debout au centre de la pièce, Dawson derrière lui.
- J'ai une annonce à vous faire, commença Boden. Dawson est mutée provisoirement à la brigade des incendies criminels.
- "Provisoirement" veut dire combien de temps, exactement ? se renseigna Herrmann.
- Entre dix mois et un an, informa le dirigeant de la Caserne 51. Après ça, Dawson reprendra son poste au 81.
- Mm... m... mais... Pourquoi ? béguéya Mouch.
- Pour des raisons person...
- Parce que je suis enceinte, déclara Dawson.
Tous les regards se posèrent sur Gaby. La jeune femme était tout autant surprise que ses collègues ; elle pour avoir parler si spontanément ; et eux par son annonce. Un silence des plus troublant régnait dans la pièce. Ce fut Herrmann qui réagit le premier. Le Lieutenant par intérim du 81 se leva et s'approcha de la jeune femme.
- Toutes mes condoléances Dawson... C'est la fin de ta tranquillité. Crois-moi, je parle en connaissance de cause.
La concernée rit.
- Mais c'est tellement merveilleux d'avoir un enfant, reprit-il. Dans mes bras Dawson.
Il la prit dans ses bras.
- C'est une excellente nouvelle, ma belle.
- Merci Herrmann, répondit-elle.
Ensuite, chacun félicita la jeune femme... chacun à sa manière...
- Juste... C'est qui le père ? demanda Mouch.
- Gaby blêmit à la question du doyen de la Caserne.
- C'est... Casey...
- Oooh... se fit entendre tout doucement.
- Ce petit être va être un dur à cuire ! s'exclama Capp.
- Pour sur, il n'y a pas de doute, certifia Tony. Quand on voir la mère et le père, ça ne peut être que comme ça.
- Mais, intervint Otis. Je croyais que vous n'étiez plus ensemble.
- C'est toujours le cas... avoua Dawson.
- Ça veut dire qu'il n'est pas au courant ? demanda Brett.
Gaby secoua la tête horizontalement. Le silence s'installa. Tout le monde était heureux et en même temps désolé pour la jeune femme.
Le ventre de cette dernière se mit à gargouiller provoquant l'hilarité chez les personnes présentes.
- Je crois que la future maman aurait faim, rit Severide.
- Et... fit-elle en baillant. Envie... de... dormir.
- Pas étonnant après la journée qu'elle vient de passer, reconnut Cruz.
- Alors, elle va vite manger en compagnie de ses camarades sur 51 et de son grand frère préféré avant d'aller prendre une bonne douche et de passer la nuit chez ce dernier, informa Antonio.
Sur ce, tout le monde se mit à table pour déguster le petit plat que Chili avait concocter...

 

***



Pendant ce temps là, alors qu'il faisait nuit noire, un homme déambulait dans les rues désertiques et sombres de Chicago. Il semblait paniqué et fuir quelque chose. Nous pouvions le voir à sa marche rapide et chaotique. Il boitait et se tenait penché en avant. Il avait un bras plaqué contre son abdomen. L'autre lui servait à se maintenir debout en s'appuyant contre les murs qu'il longeait. Il ne cessait de regardait derrière lui pour s'assurer que personne ne le suivait.
Si nous attardions quelque peu notre regard sur cet homme, nous pouvions apercevoir que ses vêtements étaient déchirés et tâchés de sang. Outre les plaies suintantes et les hématomes, son visage traduisait, en quelques grimaces expressives, toute la douleur que lui infligeait cette marche nocturne.
Si nous regardions plus attentivement encore, nous pouvions lire dans son regard un grand désespoir, un grand vide. Depuis combien de temps marchait-il dans cet état ? Et que s'était-il passé pour qu'il se retrouve amoché de la sorte ?
Il était épuisé. À chaque pas, il manquait de tomber.
Et si c'était le cas, il se relevait et reprenait péniblement son chemin. Chaque pas donnait l'impression que c'était le dernier.
À bout de force, l'homme finit pas s'écrouler sur le béton...


MissFlodou  (08.10.2015 à 20:13)

PARTIE VII

 

Quelques jours plus tard...

- CHICAGO POLICE !!! hurla le Sergent Hank Voight.
À l'aide d'un bon coup de pied, Jay Halstead défonça la porte métallique. Tous les membres des Renseignements pénétrèrent dans l'entrepôt, arme au poing, prêts à réagir la la moindre alerte.
Soudain. Un homme sortit de nulle part et ouvrit le feu sur les policiers avec un gros calibre automatique. Aussitôt, les enquêteurs se mirent à couvert derrière des voitures ou des piles de grosses caisses et répliquèrent. Bientôt, leur assaillant fut rejoint par une demi-douzaine d'acolytes. L'échange dura quelques minutes. À la fin de celui-ci, seuls deux tireurs respiraient encore, et l'un plus pour longtemps. Kevin Atwater se chargea de passer les menottes à l'autre.
Les autres empruntèrent un couloir qui menait au fond de l'entrepôt. Une porte était ouverte sur la gauche. Du bruit parvenait de la pièce adjacente. Le plus discrètement possible, les enquêteurs se plaquèrent contre le mur et approchèrent pas à pas de la porte. Juste avant celle-ci, il s'arrêtèrent. Le premier d'entre eux, Alvin Olinsky, compta jusqu'à trois avec ses doigts. Lorsque le troisième doigt fut baissé, les policiers se ruèrent à l'intérieur, arme au poing.
Des cris de panique retentirent. La pièce était sombre. Il fallut quelques minutes aux enquêteurs pour s'habituer à l'obscurité. Quand se fut le cas, ils découvrirent dans la pièce une dizaine de jeunes femmes, la vingtaine à peine pour la plupart, plus squelettiques les unes que les autres. Elles étaient effrayées, terrorisées. Leurs vêtements devenus beaucoup trop grands pour elles étaient sales et déchirés pour certains. Des patrouilleurs les prirent en charge. Toutes ces filles étaient enfin libres. Bien qu'il ne soit toujours pas appréhendé, elles n'avaient plus rien à craindre de Jack Nesbite. Elles pourraient enfin reconstruire leur vie.
Les enquêteurs continuèrent à avancer vers le fond de l'entrepôt. Ils pénétrèrent dans un bureau sur la gauche également. Une voix s'exclama :
- Détective Dawson ! Sergent Voight ! Je vous attendais ! J'ai fini par croire que vous ne viendriez jamais.
- La ferme Nesbite ! cracha Antonio.
- Oh ...! Détective, vous me voyez outré devant tant de violence, repris le concerné mielleusement. Comment osez-vous traiter un membre de votre belle famille de la sorte ?
- Nous-ne-sommes-pas-de-la-même-famille ! contredit du tac au tac le portoricain.
- Ah bon ?! Je croyais pourtant ! ricana Nesbite.
L'homme se leva de sa chaise et fit le tour de son bureau.
- Les pompiers, actifs ou retraités comme moi, sont une grande famille... se hasarda-t-il. Et il me semblait que la candidate à l'Echelle 81 de la Caserne 51 était votre petite sœur...
Antonio commençait à perdre patience.
- ... Gabriela Dawson je crois...?
À l'entente du nom de sa sœur, s'en fut trop. Mais son patron prit les devants. Voight s'approcha de Nesbite et posa un main sur son épaule.
- Je crois que le Détective tu as demandé de la fermer ! Sauf si c'est pour avouer tous tes délits. Comme ça tu auras une chance de revoir la lumière avant tes soixante ans.
- Vous n'avez aucune preuve contre moi Serg...
- Sergent ! Antonio ! appela Jay Halstead. Vous devriez venir voir ça !
- On te le laisse, fit le portoricain.
Adam Ruzek acquiesça et s'approcha de l'ancien pompier.
Voight et Dawson rejoignirent l'ancien Rangers. Celui-ci se trouvait à l'entrée d'une petite pièce sombre. Au centre de celle-ci, nageant dans une marre de sang, gisait en morceaux le cadavre de... une chaise...
- Pas besoin d'être devin pour comprendre qu'il a été séquestré et torturé ici, reconnut Antonio.
- Mais le fait qu'il ne soit pas là ne signifie pas qu'il soit mort...
Le Détective ne releva même pas les paroles de son supérieur et retourna dans le bureau où il se trouvait dernièrement. Ses deux collègues le suivirent.
- Je crois que vous arrivez trop tard, Détective, remarqua Nesbite. Le Lieutenant Matthew Casey n'est plus ici.
- Maintenant j'ai ce qui me faut.
Nesbite blêmit. Antonio sortit ses menottes, força Nesbite à se retourner et lui passa les menottes aux poignets de l'ancien pompier. Il déclara :
- Jack Nesbite, je vous arrête pur trafic d'êtres humains, fraude, enlèvement, séquestration et meurtre.
Le portoricain serra fort les bracelets et poussa Nesbite jusqu'à la sortie. Le reste de l'équipe le suivit.
Dehors, une fois les coupables embarqués dans une voiture de patrouille, la radio de Voight grésilla et la voix de l'Officier Sean Roman retentit :
- Sergent ! Vous devriez venir voir à Lexchor. Et le Détective Dawson également.
- Ok Roman, on se met en route.
Sur ce les deux concernés montèrent en voiture et prirent le chemin de l'hôpital. Arrivés là-bas, ils furent accueillis par l'Officier Kim Burgess.
- Pendant que je remplissais la paperasse pour votre suspect, Roman est tombé sur quelqu'un qui devrait vous intéresser, expliqua-t-elle.
Les trois policiers marchaient dans le couloir des soins intensifs. Ils rejoignirent Roman. Celui-ci se tenait devant la chambre 119.
- Il a été trouvé inconscient, dans un piteux état, déshydraté, côtes cassées, la total... il y a trois jours, informa le patrouilleur. Il est en soin intensif depuis. Il s'est réveillé ce matin en réclamant Gaby.
Il fit un signe de tête vers le patient qui occupait la chambre. Voight et Antonio regardèrent donc à l'intérieur. Un homme, caucasien, blond, la trentaine, le visage couvert de bleus et de coupures, était allongé sur le lit d'hôpital. Le Docteur Will Halstead discutait avec lui.
- Merci Roman, remercia Dawson. Vous pouvez retourner au District.
Le portoricain poussa la porte en verre et entre dans la chambre, suis de son patron. Leur interruption interrompit l'échange entre le médecin et son patient.
- Il est tout à vous. Nous avions fini, fit le premier.
- Merci Will, fit Antonio.
Le petit frère Halstead sortit de la chambre.
- Antonio, Voight, salua difficilement l'homme allongé sur le lit. C'est un plaisir de vous revoir.
- Le plaisir est partagé Casey, répondit le Détective.
- Vous avez chopé Nesbite ? demanda Matt en se redressant.
- Il est en route pour le District, informa Voight. Et, entre le meurtre de Katya, ton enlèvement et tout le reste, on ne va pas le revoir de sitôt. Il va passer le reste de sa vie à l'ombre.
Tous les muscles du corps de Matt se détendirent à cette annonce. Il n'avait plus rien à craindre, Nesbite ne lui ferait plus rien...
- Vous pouvez aussi rajouter la bombe sur Halsted Street, il y a trois jours, déclara Casey.
- Comment ça ?
- Le bâtiment qui s'est effondré avec Severide et Gaby dedans, c'est son œuvre, expliqua le pompier. Je me suis enfui juste après l'avoir appris.
- Merci Casey, fit Voight en sortant de la chambre, téléphone à la main.
Le Lieutenant poussa ses couvertures et se leva. Il attrapa les béquilles posées non loin du lit et s'appuya dessus pour tenir debout. Il s'approcha de la fenêtre tournant le dos au Détective.
- Comment vont-ils ? demanda-t-il après un long silence.
- Quelques constitutions et bleus, de la fatigue, une côte cassée pour ma sœur, mais ils vont bien...
Le silence reprit place entre les deux hommes. Matt fixait un point imaginaire dehors. Ses yeux s'humidifièrent. Ses mains de contractèrent sur les poignées des béquilles. Il luttait contre ses larmes. Il ne cessait de ressasser ce qui s'était passé ces dernières semaines. Il pouvait encore sortir les liens autour de ses poignets, entendre le ricanement de Nesbite alors qu'il hurlait de douleur.
Il ferma les yeux pour chasser ses mauvais souvenirs. Il s'imagina ce visage souriant qu'il aimait tant, ces yeux brillants et pétillants remplis de vie... Une larme réussit à s'échapper.
"Gaby..." pensa-t-il.
La belle portoricaine lui avait tellement manqué. C'était grâce à elle qu'il était toujours en vie à l'heure qu'il est. Il s'était accroché à la vie, s'accrochant à l'idée de pouvoir la revoir, la serrer dans ses bras. Il voulait tellement pouvoir lui dire ce qu'il ressentait.
La savoir bloquée, peut-être morte, au milieu des décombres avait été la pire des tortures pour Matt. Il avait pété les plombs, cassé la chaise, s'était défait de ses liens et avait faussé compagnie à ses ravisseurs.
Casey ravala ses larmes et demanda :
- Co... Combien de temps ai-je disparu ?
Il avait perdu toute notion du temps.
- Trois semaines.
La réponse sonna comme un coup de massue pour le blond. Trois semaines ! Trois semaines qu'il avait laissé Gaby toute seule, dans l'inquiétude de jamais le revoir !
Antonio sentit le malaise de Casey.
- Tu sors quand ? s'enquit-il.
- Je viens de signer les papiers. Will m'a passé des vêtements. Donc quand je veux, répondit Matt confus.
- Alors habille-toi. Je t'emmène à la Caserne, annonça Dawson.
Antonio attrapa les affaires du Docteur Halstead et les tendit à Casey. Celui-ci les récupéra et s'enferma dans la salle de bain. Il en ressortit quelques minutes plus tard, habillé et prêt à partir. Les deux hommes purent alors quitter l'hôpital. Ils montèrent dans la voiture de Dawson -Voight avait demandé à Alvin de la ramener à l'hôpital. Le Détective et le Lieutenant du 81 prirent la direction du centre de secours 51.
Alors que le silence régnait dans l'habitacle, Matt le brisa :
- Pourquoi sont-ils à la Caserne ? Boden ne leur a pas donné des jours de repos ?
- Ah...! Si ! assura Antonio. Mais tu les connais. Severide a refusé de les pendre. Et bien que ma sœur ait été mutée et soit en congés forcés, elle passe tout son temps à la Caserne.
- Mutée ?... Où ça ? Pourquoi ?
- Euh...
Antonio en avait trop dit.
- Gaby a été mutée au QG du Department, pour quelques mois, déclara-t-il.
- Pourquoi ?
Le pompier était perdu. Il ne comprenait rien. Une mutation temporaire ? Mais c'était quoi ce délire ?

- ...

Au même instant instant- Centre de secours 51

- Severide ! Dawson ! Le dîner est prêt ! annonça Cruz depuis la cuisine.
Le Lieutenant prit le temps de terminer de rédiger les quelques derniers mots de son rapport. Quand ce fut fait, il se leva et sortit de son bureau. Il regarda du côté de celui de Casey, voisin du sien. Il sourit. Forcément, si quelqu'un la cherchait, elle ne pouvait que se trouvait là.
Le pompier toqua à la porte. Aucun réponse. Alors, il baissa la poignet et entra dans les bureau. Il s'accroupit à côté du lit et posa sa main sur son épaule.
- Gaby ? appela-t-il.
La jeune femme maugréa et se tourna vers son interlocuteur.
- Tu viens ? incite Severide.
- Non, je n'ai pas très faim, déclina Dawson en grimaçant.
- Tu es sûre ? s'enquit-il.
- Oui, oui... affirma-t-elle. Je ne me sens pas très bien. Et puis à quoi bon manger si n'est pour tout recracher dans la minute.
Gabriela lui lança un sourire timide auquel il répondit de la même manière.
Kelly décida de ne pas plus insister auprès de la jeune femme, ça serait peine perdue de toute manière. Il la laissa tranquille. Il se leva et déposa tendrement ses lèvres sur sa tempe.
- Repose-toi, murmura-t-il. Je reviendrai te voir après.
Severide sortit du bureau en prenant soin de fermer la porte derrière lui. Il s'arrêta un instant pour lire ce nom écrit sur le verre : "Lieutenant Matthew Casey". Un mois... Bientôt un mois que le pompier avait disparu...
À Kelly aussi, Matt lui manquait énormément. Il comprenait parfaitement ce que pouvait ressentir Gaby. Mais à la différence de la jeune femme, Casey était son meilleur ami, et non le père de son enfant.
Il poussa un soupir et secoua la tête. Où était-il ?
Soudain des exclamations de voix lui parvinrent. Elles venaient de la salle commune. Il tendit l'oreille. Il ne percevait que quelques brides de paroles, mais celui lui suffisait pour comprendre qu'elles étaient joyeuses. Intrigué pour toute cette agitation, Kelly rejoignit ces camardes.
En rentrant dans la pièce, le pompier s'immobilisa. Croyant avoir rêvé, il cligna des yeux. Lorsqu'il les rouvrit, un sourire illumina son visage. Antonio était là avec...
- Matt ! s'exclama-t-il.
- Severide !
Les deux Lieutenants se serrèrent dans les bras.
- On ne peut vraiment pas se débarrasser de toi ! plaisanta Kelly en mettant fin à leur étreinte fraternelle.
- Ah... ! Ça...! Non ... Jamais... Je serais toujours là pour te pourrir la vie, répondit Casey sur le même ton.
Un fou rire unanime s'empara de toute l'assemblée.
- Ça fait plaisir de revoir vos sales têtes, admit le blond.
- À nous aussi ! Lieutenant ! fit Herrmann.
Boden alerté par les exclamations et les rires entra dans la cuisine.
- Lieutenant Casey, salua-t-il.
- Chief.
Les deux hommes échangèrent une poignée de main.
Casey parcourut la pièce du regard. Où était-elle ?
- Elle est dans ton bureau, elle se repose. Elle n'avait pas faim.
Matt se tourna vers Severide. Le brun avait compris les pensées du blond. Celui-ci remercia son meilleur ami d'un sourire et se dirigea d'un pas pressé vers les dortoir. Il traversa la pièce et s'arrêta devant la porte de son bureau. Il posa sa main sur la poignée. Il regarda à travers la vitre. Elle était là... allongée sur le flanc, dos à la porte, une main posé sur son ventre. Elle était si belle... Il aurait pu rester des heures à l'observer dormir si paisiblement.
Il souffla un grand coup. Il appuya sur la poignée. La porte s'ouvrit. Il entra.
Le Lieutenant du 81 s'approcha du lit. Gaby ne l'avait pas entendu arriver. Elle avait très bien entendu les rires et les exclamations de joie. Mais pensant qu'il s'agissait d'une nouvelle plaisanterie de Cruz et Otis, elle avait préféré de pas y prêter trop d'attention et s'était endormie.
Casey s'accroupit dos à sa belle. Il approcha une main de son visage, lui caressa sa joue et déposa tendrement ses lèvres sur sa tempe. À ce contact, elle soupira.
- Hey...! Gaby... appela-t-il d'une voix douce.
Les paupières de la portoricaine frémirent. Elle finit par ouvrir les yeux en se retournant. Aussitôt, un immense sourire illumina le visage de la jeune femme et du jeune homme.
- Matt ! s'exclama-t-elle.
Elle se jeta au cou de ce dernier, s'agrippa à son tee-shirt et enfouit sa tête dans son cou, inspirant à plein nez son odeur. . Lui resserra son étreinte autour d'elle et posa son menton sur la tête de Gaby, humant son parfum si doux et si rassurant. Aucun des deux ne voulait lâcher l'autre, le tenant fermement et tendrement, de peur de le perdre à nouveau. Leurs yeux n'humidifièrent.
Ils s'écartèrent l'un de l'autre sans pour autant mettre fin à leur étreinte. Chacun plongea son regard dans celui de l'autre. Leurs lèvres se rapprochèrent doucement jusqu'à se sceller dans un long et tendre baiser.
À bout de souffle, les deux amants furent contraints de se séparer. Leurs fronts restèrent collés et le contact visuel fut maintenu.
- Tu m'as tellement manqué, souffla Gaby.
- Je sais... Puisqu'à moi aussi tu m'as manqué...
Quelques minutes s'écoulèrent où chacun profitait de la présence de l'autre.
- Allez ! À table ! lança Matt brisant le silence.
Le blond mit fin à leur étreinte. Il se leva et souleva la femme qu'il aime telle une princesse.
- On m'a dis que tu n'avais pas faim, reprit-il. Mais j'ai aussi entendu dire que ce n'était pas bon pour les femmes enceinte, conclut-il en souriant.
Gaby le regarda étonnée.
- T... tu... Tu... est... au courant ?
- Oui, ton frère m'a tout dit, expliqua Casey.
Matt embrassa la jeune femme.
- Et tu sais quoi ?
Dawson secoua la tête.
- Cette nouvelle fait de moi l'homme le plus heureux.
Ce fut au tour de Gaby d'embrasser son homme.
- Allons manger, fit-elle. J'ai une faim de loup.
Les deux amants sourirent et regagnèrent la salle commune, elle toujours portée par lui...


MissFlodou  (31.12.2015 à 14:05)

PARTIE VIII

 

 

Quelques mois étaient passés. La vie avait repris son cours à la Caserne 51. Au plus grand bonheur de tous, et surtout de Herrmann, quelques semaines après son retour, Casey avait repris son poste à l'Echelle 81. Dawson, après quelques jours de repos forcés, avait intégrée la brigade des incendies criminelles. La portoricaine s'y ennuyait. Malgré les quelques rares sorties sur le terrain, elle passait ses journées derrière un bureau. L'action et l'adrénaline des interventions lui avaient très rapidement manqué. Elle voulait tellement recommencer ses gardes au 51. Alors dès qu'elle avait un moment, elle le passait en compagnie des membres de la Caserne et surtout de Matt.
Les deux tourtereaux étaient complices plus que jamais. Ils avaient de nouveau emménagé ensemble, tout d'abord chez Matt et Kelly ; puis le couple s'était trouvé une petite maison non loin de l'appartement qu'ils avaient laissé à leur meilleur ami.
Au début, les nuits avaient été longues et difficiles pour Matt comme pour Gaby. Le jeune homme était hanté par son enlèvement et faisait par conséquent beaucoup de cauchemars. Chaque fois que la portoricaine le sentait s'agiter dans son sommeil, elle le réveillait avec plus ou moins de difficulté, elle le rassurait et l'aidait à se rendormir paisiblement. Peu à peu, les mauvais rêves s'étaient raréfiés jusqu'à même disparaître.
À son sixième mois de grossesse, Gabriela avait arrêté de travailler. Cependant elle était incapable de rester toute la journée à la maison, à ne rien faire. Elle trouvait toujours quelque chose à faire, quelque part où aller ; souvent la Caserne. Elle avait continué ses services au Molly's jusqu'à son huitième mois. Matt ne pouvait rien faire face à l'hyperactivité de sa petite amie. S'il disait quelque chose, ça dérapait en dispute. Alors, le Lieutenant faisait de son mieux pour la soutenir.
Les futurs parents ne connaissaient pas le sexe de leur enfant. Ils avaient préféré garder la surprise.

 

***



- Salut tout le monde ! salua Gaby en entrant dans la salle commune. Dehors c'est déjà la tempête !
Elle posa son sac sur la table avoisinante.
- Hey ! Regardez qui voilà ! s'exclama Mouch.
Severide abandonna sa partie de carte avec Tony et Capp pour venir saluer la jeune femme.
- Comment va ce petit monstre ?
Le Lieutenant du Squad posa ses mains sur le ventre bien arrondi de la future maman.
- Il va bien, sourit-elle. J'ai hâte de le voir pointer le bout de son nez.
- Patience, ma jolie !... Patience ! fit Herrmann. Il te reste encore combien de temps ?
- Un peu moins d'une semaine. Donc c'est pour bientôt.
Otis entra dans la pièce, les bras chargés de paquets de pâtes.
- Salut Dawson.
- Casey ! Il y a ta belle ! s'écria Cruz en passant la porte les bras également chargés de nourriture.
À son tour, Matt entra dans la salle et rejoint directement celle qu'il aime. Les deux tourtereaux s'embrassèrent.
- Hey ! Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-il. Tu ne devais rester à la maison pour te reposer ?
- Si... mais... avoua-t-elle. J'en avais marre de tourner en rond à rien faire.
- Gaby, ce n'est pas raisonnable de sortir avec ce temps, réprimanda gentiment le blond.
- Justement, il ne vaut mieux pas que je reste toute seule à la maison. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver.
Casey n'eut rien à répondre à cela. La portoricaine avait raison sur ce coup-là. Il se contenta alors de baisser la tête en signe de défaite.
L'alarme de la Caserne retentit à cet instant.
- Ambulance 61, femme en détresse...
Brett et Chili se levèrent aussitôt et partirent pour leur intervention. Chacun reprit son occupation. Severide retourna à sa partie de cartes avec Tony et Capp. Otis et Cruz entreprirent de préparer le repas faisant grincer des dents la plupart des membres du 51. Mouch et Herrmann discutaient Bears, Bulls et Cups. Matt avait des rapports en retard, il retourna donc à son bureau, suivi par Gaby. La jeune femme s'allongea sur le lit pendant que son homme terminer ses rapports. Une fois fais, le Lieutenant vint s'allonger auprès de sa belle. Aussitôt, elle se blotti contre lui qui posa une main sur le ventre de la future maman, le caressant. Bercés par l'autre, ils s'endormirent.
Pendant les heures qui suivirent, la tempête s'intensifia. Quelques habitants du quartier étaient venus trouver refuge à la Caserne. Le Chef Boden les avaient accueillis à bras ouverts. Dehors, les vents frappaient de plus en plus fort contre les grandes fenêtres de la Caserne dans un bruit épouvantable et inquiétant. Les enfants présent dans les locaux étaient terrifiés. Chacun tentait de son mieux pour les rassurer.
Les pompiers n'avaient été appelés pour aucune intervention. De toute manière, ils leur auraient été impossible de s'éloigner à plus de deux mètres de la Caserne sans être emporter par la tempête.
La nuit tomba. La neige commença à tomber, créant un blizzard opaque. Les filles n'étaient toujours pas revenues. Elles avaient eu obligation de rester à Lexchor en attendant que les choses se calment. Tous les pompiers étaient réunis dans la salle de réunion avec Boden. Ils débriefaient de la situation. Les conditions météorologiques n'étaient pas prête de s'améliorer, bien au contraire.
- Bon, allez, à table ! annonça Boden à la fin du débriefing.
Sur ce, tout le monde se leva et quitta la salle.
- Tu viens Gaby ?
La jeune femme n'avait pas bougé. Matt lui proposa sa main pour l'aider à se lever. Elle l'accepta et se redressa. Elle voulut le remercier d'un sourire. Mais à la place, un rictus de douleur se forma sur son visage.
- Ça va ? s'inquiéta Casey.
Dawson posa son autre main sur la table et ferma les yeux. Elle les rouvrit quelques secondes plus tard.
- Oui, oui, ne t'inquiète pas, c'est rien, prétendit-elle.
Le Lieutenant n'était pas dupe. Il avait bien remarqué que la portoricaine lui cachait une partie de la vérité. Mais il ne dit rien.
Les deux amants sortirent à leur tour et rejoignirent les autres main dans la main.
Tout le monde était déjà installé autour de la grande table. Les deux retardataires s'apprêtèrent à faire de même quand une douleur vive tirailla le bas-ventre de la jeune femme. Elle lâcha brusquement la main de son petit ami pour porter la sienne à son ventre.
- Tu es sûre que ça ? s'inquiéta Matt en se précipitant auprès de Gaby.
- Je... aaaah... j'ai... J'ai perdu... les eaux... parvint-elle à articuler. AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHH !
Une seconde contraction traversa le corps de la jeune femme qui se plia d'avantage sous la douleur. Casey se tétanisa, les pompiers ne réagirent pas plus. Les habitants regardaient la scène comme des commères.
Severide fut le premier à réagir. Il se leva précipitamment et courut vers la garage.
- Ce n'est pas le moment de paniquer Lieutenant ! lança Herrmann.
Matt secoua la tête, essayant de de sortir de sa torpeur. Il se sentait impuissant. Il ne savait pas quoi. Gabriela se tordait de douleur au rythme de ses contractions.
- Chief, c'est impossible de sortir ! informa Severide en revenant. Les vents sont beaucoup trop forts !
- Ok...
Boden prit quelques secondes pour évaluer la situation. Après réflexion, il ordonna :
- Severide. Tu emmènes Dawson dans le bureau de Casey.
Le Capitaine posa sa main sur l'épaule de celui-ci.
- C'est le grand jour pour toi et ta belle !
Aussitôt, Kelly s'approcha de sa meilleure amie. La douleur empêchait la jeune femme de faire quoique se soit. Alors le Lieutenant du Squad passa un bras sous ses genoux, l'autre dans son dos et souleva la jeune femme. Il la porta ainsi jusqu'à au bureau de son meilleur ami. Là-bas, il déposa la jeune femme sur le lit.
Boden et Casey les suivirent. Le second avait récupéré le gros sac apporté par Gaby.
- Kelly, rapporte le maximum d'oreiller que tu peux trouver, fit Boden.
Le concerné acquiesça et sortit immédiatement. Le dirigeant du 51 fit de même et s'adressa aux personnes présentes dans les dortoirs.
- Chers habitants de Chicago. Je vous prie de faire le moins de bruit et d'agitation pour permettre à la future maman d'accoucher dans les meilleures circonstances possibles. Merci de votre compréhension.
Severide revint les bras chargés et rentra à nouveau dans le bureau, suivi par Boden. Ils s'enfermèrent et baissèrent les rideaux pour avoir le maximum de tranquillité. Dehors tous les pompiers s'étaient regroupés dans les dortoirs. Hors des locaux, le vent et la neige redoublèrent d'intensité, n'arrangeant rien à la tension qui régnait au 51.
Dans le bureau, les deux Lieutenants et leur supérieur s'affairaient avec plus ou moins d'assurance autour de Gaby. Matt s'était assis sur le bord du lit. Il caressait les cheveux de sa belle. Il lui tenait la main et lui susurrait des mots encourageants. La jeune femme hurlait de douleur à chaque contraction. Celles-ci devenaient de plus en plus régulières.
- Tiens, sers main quand tu as mal, lui dit-il.
Le jeune homme n'eut pas à se répéter deux fois. La contraction suivante arriva rapidement. Gaby n'hésita pas à exécuter le conseil de son petit ami : elle lui broya littéralement la main.
- Je crois que tu as bien fait de venir à la Caserne ce soir, tenta Severide pour détendre l'atmosphère.
Cela n'eut pas beaucoup d'effet. Gabriela voulut rire mais la douleur l'en empêcha ; à place, un rictus se dessina sur son visage crispé. Casey sourit et déposa un baiser sur le front de Dawson pour l'encourager alors qu'un énième cris de douleur échappa à la jeune femme.
Deux heures passèrent. Les pompiers étaient retournés dans la salle commune. Aucun d'eux ne lâchait la porte des dortoirs des yeux. Ils n'avaient n'avaient aucune nouvelle et ne savait pas comment se déroulait l'accouchement. Seuls les hurlements répétés de Dawson et l'absence de pleurs leur indiquaient que le bébé n'était pas encore né. Souvent, Boden sortait du bureau, s'excusait auprès des habitants du quartier et retournait dans le bureau.
Dehors, le temps ne s'était ni dégradé ni arrangé. Régulièrement, une grosse bourrasque propulsait un amas de neige contre la Caserne, faisant trembler les portes et les fenêtres.
Dans le bureau de Casey, l'accouchement s'éternisait. Dawson était épuisée. Le souffle inquiétant du vent n'aidait pas la jeune femme à se détendre.
La porte du bureau s'ouvrit. Boden pénétra dans la petite pièce et referma la porte derrière lui.
- Ça en est où ? se renseigna-t-il.
- Toujours pareil Chief, le col n'est pas assez dilaté... répondit Severide.
- AAAAAAAAAAAAAHHHHHH...
- Hey Gaby...
- Matt... C'est trop dur... Ça fait trop mal... Je... j... J'vais pas y'arriver...
- Hey... ma puce... Ne dis pas ça... Tu t'en sors très bien. Tu es une battante ! Tu vas y arriver.

Le Lieutenant dégagea une mèche de cheveux rebelle. Il essuya la sueur qui perlait sur le front de la portoricaine à l'aide d'une serviette avant d'embrasser ses cheveux bruns.
Quelques minutes, qui parurent durer une éternité pour les quatre personnes présentes dans la pièce, s'écoulèrent avant que Kelly ne prononce enfin ces mots :
- Je vois la tête !
Si la douleur n'avait pas été telle, Gaby aurait soupiré de soulagement.
- C'est bien ma belle, souffla Matt. Tu t'en sors très bien.
- Gaby, intervint Severide. À la prochaine contraction, tu pousses.
La concernée acquiesça d'un hochement de tête. Matt lui serra la main pour lui montrer qu'il était avec elle.
Au signal de Severide, Gaby poussa de toutes ses forces, broyant la main de Casey au passage.
- Encore un peu Dawson. Tu y es presque.
La portoricaine rassembla les dernières forces et poussa une dernière fois. Pour Boden, Kelly, Matt et Gaby, le temps parut ralentir. Les secondes parurent des heures... surtout pour la jeune femme...
Enfin... Des pleurs retentirent...
Severide se releva tenant dans ces bras un petit corps frêle. Il l'enveloppa aussitôt dans une serviette.
- C'est une petite fille, murmura Kelly.
Matt déposa un baiser sur le front de sa belle et se leva et s'approcha de son meilleur ami. Severide déposa alors la petite dans les bras de son père. Il ne put s'empêcher de verser une larme. Il n'avait d'yeux que pour sa fille. Il... Il était père. Il en avait tellement rêvé !
Il leva les yeux vers Gaby. La jeune femme regardait la scène. La fatigue et l'émotion étaient tellement fortes qu'une perle salée avait tracé son chemin sur la joue de la portoricaine.
Casey déposa sa fille dans les bras de sa jolie maman. Il embrassa furtivement les lèvres de cette dernière et s'allongea à ses côtés.
Boden et Severide décidèrent de sortir pour laisser la petite famille en toute intimité. À peine les deux hommes avaient passé la porte, ils furent assaillis par un amas de questions :
- Alors ? Fille ou garçon ? Comment va Gaby ? Et le bébé ?
Et tout un tas de questions similaires. Boden demanda à ses hommes de baisser le volume sonore. Enfin, le calme revenu, il prit la parole.
- Dawson vient de mettre au monde une petite fille. Vu les circonstance, l'accouchement s'est bien très bien passé. La mère et la petite se portent bien. Elles et Casey se reposent.
Des soupirs de soulagements de firent entendre.
À l'intérieur du bureau, les pleurs avaient cessé. Les jeunes parents se donner à cœur joie pour contempler leur fille endormie dans les bras de sa mère. Elle tenait l'index de son père dans ses petites mains. Elle était à la fois si belle et si fragile...

 

***



Quelques heures plus tard, les conditions climatiques revinrent à la normale. Les dé-neigeuses débutèrent aussitôt leur travail. Les personnes réfugiées à la Caserne rentrèrent peu à peu chez elles. Brett et Chili purent enfin revenir au 51. Mais elle ne purent y rester que quelques minutes à peine. Les deux ambulancières repartirent à Lexchor, avec à bord dans leur fourgon, Casey, Dawson et leur fille...


MissFlodou  (31.12.2015 à 14:10)

EPILOGUE

 

 

Vingt-quatre heures s'étaient écoulées depuis la naissance de la petite. Casey et Dawson les avaient passées à Lexchor pour y passer les tests d'usage. Les jeunes parents n'avaient pas de souci à se faire : au vu des circonstances, la mère et la fille étaient en parfaite santé. Néanmoins, on ne pouvait pas en dire autant de la main de Casey : elle n'était pas dans sa meilleure forme.
Les médecins ne trouvaient pas d'utilité à garder la petite famille en observation plus longtemps et l'avaient autorisée à rentrer chez eux. Les jeunes parents décidèrent donc de faire un saut à la Caserne pour présenter leur petite princesse. Antonio était venu les chercher et les accompagna au 51.
- Salut tout le monde ! lança Matt en passant la porte de la Caserne.
- Hey ! Mais regardez qui voilà ! Une petite merveille ! s'exclama Herrmann.
Tous les membres du 51 s'approchèrent pour la voir la petite. Elle dormait paisiblement dans les bras de sa maman. Son papa tenait cette dernière par la taille.
Les Détectives Erin Linsday et Jay Halstead étaient également présents. Mais ils restèrent en retrait, adossés contre le plan de travail de la cuisine. La jeune femme n'avait pas consommé depuis quelques mois, mais ses yeux un peu rougis trahissait encore son manque. Le jeune homme à ses côtés avait passé un bras autour de sa taille et avait posé son menton sur ses beaux cheveux châtains.
- Qu'elle est mignonne... s'attendrit Severide.
- Tu veux la prendre ? proposa Gaby.
- Oh... euh... Non, déclina-t-il gêné. C'est... C'est ta fille...
- Mais c'est aussi ta filleul, déclara Casey.
Kelly fixa, stupéfait, les jeunes parents. Le Lieutenant du Squad reporta son attention sur la petite fille. Celle-ci s'était réveillée et regardait le jeune homme avec ses petits yeux bleu clair trop craquants.
- Prends-là, insista Matt.
Gaby posa doucement sa fille dans les bras de son meilleur ami. Les yeux de ce dernier pétillaient de joie. Il ne lâchai pas la petite du regard. Il était hypnotisé par elle, par sa beauté, par son innocence.
- Elle est ton portrait craché Gaby, fit Brett.
- Par contre, elle a tes yeux Casey, dit Chili.
- Et qui est sa marraine ? s'intéressa Mouch.
- Bah c'est toi Mouch ! plaisanta Cruz.
- Ou encore Otis ! renchérit Tony.
- Pauvre enfant ! se moqua Capp.
Cette tirade provoqua l'hilarité au sein du groupe.
- Sérieusement ? C'est qui ? demanda Antonio.
Casey et Dawson échangèrent un regard.
- C'est Erin, déclara Gaby.
Tous les regards se tournèrent vers la concernée.
La jeune Détective, qui n'avait pas bougé depuis le début, se redressa. Son regard naviguait entre Halstead et la petite famille.
- Approche-toi, murmura Jay à son oreille.
Elle se tourna vers celui-ci, les yeux brillants.
Lindsay s'avança enfin, suivi par son petit copain. Kelly déposa sa filleul dans les bras de la Détective.
La petite fixa Erin de ses petits yeux expressifs. La jeune femme fit aussitôt émerveillée. Un sourire illuminait son visage. Elle n'avait des yeux que pour la petite fille qui se trouvait dans ses bras.
Jay était heureux de voir celle qu'il aime aussi souriante et de voir ses yeux si pétillants. Il approcha sa main de la petite qui lui attrapa le doigt.
Ceci sonna comme un déclic pour le couple de policiers. Leurs regards se croisèrent ; leurs yeux exprimaient la même chose : ils voulaient un enfant...
- Comment s'appelle cette jolie petite princesse ? demanda Boden.
Gabriela récupéra sa fille des mains de Erin.
- Elle s'appelle Leslie... déclara-t-elle. Leslie Kelly Casey...

THE END


MissFlodou  (31.12.2015 à 14:16)

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