HypnoFanfics

La beauté de la vengeance

Série : NCIS
Création : 29.08.2007 à 18h49
Auteur : dineka38 
Statut : Terminée

« Fic' trouvée sur ncis-bluelight. Ecrite par JuliannaAlemara. » dineka38 

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La directrice Jen Shepard était dans son bureau, en compagnie de l’agent Leroy Jethro Gibbs. Ils sortaient d’une affaire difficile et tous deux avaient besoin de souffler un peu. Ou plutôt, elle, elle avait besoin de souffler ! Car elle n’avait pas le souvenir que Gibbs ait, ne serait-ce qu’une fois, daigné faire une pause dans son travail.

 

Elle l’admirait. C’était grâce à lui qu’elle était aujourd’hui directrice ! C’était grâce à lui qu’elle était encore en vie, car qui pourrait survivre dans ce métier sans suivre les règles de Gibbs ?

 

Son mentor la regardait, une lueur de malice pétillant au fond de ses yeux couleur de l’océan.

- Qu’est-ce qu’il y a Jethro ? demanda Shepard sur un ton faussement suspicieux.

L’intéressé esquissa un sourire mais ne répondit pas.

 

Jenny s’apprêtait à lui rappeler qu’elle était sa supérieure, tout en feignant d’être fâchée, mais elle n’en eût guère l’occasion. En effet, à cet instant précis, le téléphone sonna. La directrice laissa échapper un soupir, avant d’aller répondre. Une voix qu’elle ne reconnut pas immédiatement se fit entendre à travers le combiné.

- S’il … s’il te plait, je …

C’est alors que l’intéressée réalisa qu’il s’agissait de …

- Lydia ! s’exclama-t-elle. Mais enfin calmes-toi ! Que se passe-t-il ?

 

Gibbs l’observait, elle en était consciente, elle sentait son regard posé sur elle, elle imaginait l’expression grave qu’il avait sur le visage. Mais elle n’avait guère le temps d’y penser davantage. Lydia semblait avoir des ennuis et elle devait en connaître non seulement la raison, mais aussi la nature !

- Lydia, que se passe-t-il ? répéta la directrice.

- Je … je ne peux pas t’expliquer, il arrive, il va me trouver et …

- Qui « il » ? demanda son interlocutrice, exaspérée.

- J’essaierai de te rappeler, dis bien à maman que je l’aime.

Sur ces paroles dans lesquelles perçait la panique, la jeune femme qui se trouvait à l’autre bout du fil raccrocha.

 

Jenny resta un moment debout, le combiné dans les mains. Son visage reflétait un mélange d’inquiétude et de perplexité. Ses yeux semblaient fixer un point invisible.

 

Doucement, l’agent Gibbs s’approcha d’elle. Il ne l’avait jamais vue ainsi. Vraiment ? En fait si, il l’avait déjà vue ainsi, mais elle venait à peine d’arriver au NCIS alors, elle avait beaucoup changé depuis !

- Tout va bien Jenny ? s’enquit-il.

- Oui c’est … c’était ma nièce, bredouilla la directrice. Rien d’important, je pense … enfin je l’espère.

Sa voix était mal assurée, ce n’était pas bon signe, il le savait bien ! Mais il savait aussi qu’elle ne mentait pas. Il lui avait enseigné qu’il fallait toujours être précis quand on mentait, et là elle était plutôt confuse.

- Jenny, si tu as besoin d’aide, je …

- Tu es là, je le sais Jethro, lui sourit tristement sa supérieure. Mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter, Lydia n’a jamais été une fille facile, elle a sans doute fait une bêtise, elle rentrera chez elle ce soir, quand elle ne saura pas où dormir.

 

Oui, ça devait être cela ! Mais qui essayait-elle de convaincre ? Gibbs ? Non, bien sûr que non, elle savait que ce n’était pas son ami qu’elle essayait de persuader, juste elle-même !

- Ecoute, est-ce qu’on pourrait reparler de l’affaire Stanley demain ? La journée a été longue !

 

Gibbs ne croyait pas un seul instant qu’elle était fatiguée, ou même si elle l’était, elle lui ressemblait beaucoup : son travail passait avant sa santé ! Non, c’était plus grave que Jenny voulait bien l’admettre, ou en tout cas, même si ça ne l’était pas, elle se faisait plus de soucis qu’elle ne voulait bien le dire ! Néanmoins, il ne protesta pas et quitta le bureau en adressant à sa collègue un « Au revoir madame » assez solennel.

 

La directrice soupira une fois de plus. Mais pourquoi avait-elle fait ça ? Jethro avait toujours su l’aider dans ce genre de situations. Pourquoi ne pas lui avoir fait part de ses inquiétudes ? Elle pouvait se confier à lui, elle le savait ! Et pourtant … « dis bien à maman que je l’aime », les derniers mots que Lydia avait prononcés, les mots qui résonnaient dans sa tête depuis cet étrange coup de fil, les mots qui la hantaient ! Si Lydia avait quitté la maison _ ça n’aurait pas été la première fois _ elle ne lui aurait pas dit ça ! Non, ça n’avait pas de sens, elle n’arrivait pas à y voir clair !

 

Gibbs, quant à lui, était de retour dans l’open-space. Fidèle à ses habitudes, Tony taquinait celui qu’il avait coutume d’appeler « le bleu ».

- Dis, le bleu, tu sais ce qu’on fait aux personnes comme toi dans la marine?

 

L’intéressé secoua négativement la tête, mais l’agent Di Nozzo ne continua pas sur sa lancée. Et pour cause, son patron venait de lui asséner une tape, non des plus douces, sur la tête.

- Tu ne le sais pas plus que lui, Dinozzo ! affirma-t-il sur le ton glacial qui lui était coutumier.

A cette remarque, l’officier Ziva David laissa échapper un petit rire moqueur. Gibbs la fusilla du regard mais ne dit rien. Quand la jeune femme commença à s’agiter, mal à l’aise, il détourna le regard et se dirigea, satisfait, vers le sous-sol où résonnait la musique caractéristique de …

- Abby, éteins-moi ce boucan ! grogna Gibbs.

- D’accord, d’accord, pas la peine de t’énerver ! répondit la gothique avec sa désinvolture habituelle.

Mais quand elle se retourna vers son patron, elle redevint sérieuse. Il avait l’air particulièrement soucieux. Bon d’accord, Gibbs n’était pas du genre à rire aux éclats et à faire la bise sur les deux joues … ni ailleurs cela dit … mais là il se passait quelque chose.

- Il y a un problème Gibbs ? demanda-t-elle, sans parvenir à cacher sa gaieté.

- Trouve-moi tout ce que tu peux sur Lydia Shepard ! ordonna-t-il durement.

- She …

- J’en assume l’entière responsabilité ! trancha Gibbs.

- Bon, bon d’accord ! tenta de le calmer la jeune chercheuse.

- Tu as trouvé ? s’énerva l’intéressé.

La jeune femme ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en faisant de grands gestes théâtraux.

- Gibbs, je n’ai même pas effleuré l’ordinateur, comment veux-tu que …

- Jethro, je peux te parler ? demanda alors Jenny, faisant irruption, dans la pièce.


dineka38  (29.08.2007 à 18:54)

La voix de Jenny était pleine d’émotion, ce qui ne rassura pas beaucoup l’agent Gibbs. Sans un mot, il alla vers elle et l’entraîna vers son bureau, fermant la porte derrière lui.

- Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-il avec toute la douceur dont il était capable.

Le regard de la directrice Shepard se posa sur lui, doux, triste mais il se durcit bien vite.

- Lydia a été retrouvée morte dans une salle de cinéma, annonça-t-elle froidement.

 

Si son ton était impersonnel, Jethro savait bien que ce n’était pas sans l’affecter. Tout à l’heure, elle n’avait pas réussi à se contrôler, même si elle avait retrouvé son professionnalisme entre temps. Il n’avait qu’une seule envie, l’attirer contre lui, la consoler, mais non, il ne fallait pas ! Ca représenterait beaucoup trop pour eux deux ! Avec leur passé commun, c’était hors de question. En perdant une amante, il avait gagné une amie, une amie qu’il n’était pas prêt à perdre.

- Il me semble que c’est une affaire destinée au NCIS, lâcha-t-il.

- Il me semble aussi, répondit Jenny, quelque peu décontenancée par la réaction de son ami.

 

Un silence pesant s’installa entre eux. Elle aurait aimé qu’il réagisse autrement mais savait que ce n’était pas raisonnable. Ce ne serait que souffrance inutile, et pourtant, elle aurait tellement aimé pouvoir lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur à cet instant : sa douleur, sa détresse, son besoin d’avoir quelqu’un à qui parler ! Quelque part, elle le comprenait ! Sa réaction était légitime. Oui, il avait raison d’agir ainsi. Mais …

 

Après avoir adressé un dernier regard à la directrice, Gibbs tourna les talons. Mais alors qu’il allait refermer la porte derrière lui, elle le rappela :

- Jethro … tu sais que tu n’as pas le droit de me parler de cette affaire, n’est-ce pas ?

- J’en suis conscient, répondit-il. C’est un membre de ta famille, je dois donc te considérer comme suspecte …

Il sembla hésiter un instant avant d’ajouter :

- … et sois certaine que je le ferai !

Sur ce, il sortit, laissant là une Jenny abattue, et qui plus est entièrement livrée à elle-même.

 

Sur un meuble à proximité de son bureau était posé un cadre. La photo qu’il contenait montrait une jeune femme d’une vingtaine d’années, rousse, les yeux bleus verts, et une femme un peu plus jeune que Jenny, qui lui ressemblait beaucoup. Sarah … comment allait-elle lui annoncer le décès de Lydia ? D’habitude, ce n’était jamais à elle que revenait cette tâche, et pour cause elle prenait des décisions pour l’agence, rien de plus ! Elle n’allait plus sur le terrain désormais ! Laissant une larme rouler sur sa joue, elle prit la photo de Lydia et Sarah dans ses mains. C’était sa seule famille, et pourtant elle n’en avait jamais parlé à Jethro. D’un autre côté, il n’avait jamais parlé de la sienne non plus, elle doutait même qu’il en ait une, autre que ces trois ex-femmes.

 

Quoiqu’il en soit, elle devait prévenir Sarah ! Bien sûr, elle n’y était pas véritablement obligée, puisque Gibbs le lui apprendrait de toute façon quand il irait l’interroger, mais elle connaissait suffisamment sa sœur pour savoir qu’il était préférable qu’elle le lui annonce elle-même. Sa décision était prise. Elle demanda à sa secrétaire de veiller à ce qu’on ne la dérange sous aucun prétexte et s’enferma dans son bureau. Elle prit le combiné et composa le numéro de sa petite sœur.

 

Deux voix résonnèrent à l’autre bout du fil :

« Vous êtes bien chez Sarah et Lydia Shepard, si on n’a pas décroché c’est qu’on doit être occupées, alors laissez-nous un message et nous vous rappellerons dès que possible … ou pas ! Bye ! »

Le bip caractéristique du répondeur se fit entendre.

- Sarah, c’est Jenny, je sais que ça fait un moment que nous ne nous sommes pas parlées toutes les deux, mais je dois te dire …

La voix de la directrice se brisa, mais elle poursuivit tout de même :

- …c’est très important, rappelle-moi vite !

Sur ce, elle raccrocha et alla s’asseoir sur le canapé de son bureau. Serrant un coussin contre elle, elle se mit à sangloter doucement, silencieusement, à l’insu de tous. Du moins, c’était ce qu’elle croyait.

En effet, malgré les protestations de la secrétaire, l’agent Gibbs avait entrouvert la porte et observait Jenny en silence. Il souffrait de la voir ainsi, mais que pouvait-il faire ? S’il ne la tenait pas à l’écart de son enquête, celle-ci serait confiée à quelqu’un d’autre, peut-être même laissée à l’abandon au fond d’un tiroir poussiéreux. Non, c’était hors de question !

 

Discrètement, Gibbs referma la porte et alla donner ses ordres dans l’open-space :

- Lydia Shepard, la nièce de la directrice Shepard a été assassinée, exposa-t-il d’une voix forte. Le NCIS est chargé de l’enquête mais nous ne devons sous aucun prétexte communiquer la moindre information à la directrice, elle doit être considérée comme suspecte dans cette affaire, comme n’importe qui d’autre !

Ce fut Abby, qui pour une fois ne se trouvait pas dans son labo, qui protesta la première :

- Mais enfin Gibbs, elle n’aurait jamais fait ça ! Tu le sais très bien !

- Moi ? Je ne sais rien du tout, nous n’avons aucun élément ! rétorqua-t-il, une expression indéchiffrable sur le visage. D’autres protestations ?

Tous s’abstinrent. Si Abby Sciutto ne craignait pas Gibbs, c’était bien la seule. Tous respectaient, et même aimaient profondément leur chef, mais s’opposer à lui, nul ne s’y essayait à part en cas d’extrême urgence … et là, ils ne semblaient pas juger que c’était le cas !

- Où se trouve la scène de crime ? demanda alors Ziva.

- Dans un cinéma, à San Diego ! Vous irez avec Di Nozzo ! Palmer et Ducky vous rejoindront sur place. McGee, nous allons interroger la mère de Lydia. Abby je sais que tu n’es pas habituée à procéder à des interrogatoires, mais je vais te demander d’interroger la directrice.

 

La jeune scientifique en demeura estomaquée : elle ? Interroger la directrice ? Mais enfin elle serait incapable de rester impartiale et …

- Mais enfin Gibbs …

- Toujours rechercher le pardon plutôt que demander la permission, la coupa l’intéressé.

Abby ne comprit pas bien ce qu’il voulait dire. Certes c’était l’une des règles de Gibbs, mais elle ne voyait absolument pas le rapport avec … Mais oui bien sûr, il voulait dire que …

- D’accord ! répondit-elle, avec un soudain regain d’enthousiasme.

 

Gibbs hocha la tête, l’air satisfait, tandis que sa jeune collègue quittait la pièce. Tous les autres restaient là, sans bouger.

- Qu’est-ce que vous attendez !? Au travail et tout de suite ! gronda-t-il.

Tous sortirent précipitamment, sauf McGee. Bien sûr puisqu’il faisait équipe avec Gibbs !

- Allez-y McGee, je vous rejoins tout de suite ! continua-t-il.

L’intéressé prononça quelques paroles confuses avant de disparaître à son tour. Jethro, quant à lui, se laissa aller sur une chaise, pensif. Il espérait sincèrement qu’Abby avait compris ce qu’il voulait dire. Mais bien sûr qu’elle avait compris, elle le connaissait tout de même !


dineka38  (29.08.2007 à 19:03)

Ziva et Tony venaient d’arriver sur la scène de crime. Fidèles à leurs habitudes ils se chamaillaient.

- Mais quoi ! s’exaspéra Tony. Les mannequins sont magnifiques !

- Elles sont comme toi et moi ! rétorqua Ziva. Euh … plus comme moi que comme toi en fait, mais ça n’empêche qu’elles n’ont rien d’exceptionnel !

- Oh oui, c’est vrai, elles n’appartiennent pas au Mossad, ELLES ! ironisa Di Nozzo.

Ces quelques mots lui valurent un violent coup sur la tête.

- AIEEEEEEEEEEEEEEEEUH ! grogna l’agent.

Si d’habitude c’était Gibbs qui se comportait ainsi avec lui, Ziva n’avait pas tellement l’air disposée à plaisanter aujourd’hui.

- Boucle-la Tony ! La nièce de la directrice Shepard a été assassinée, alors quitte à choisir, je préférerais que tu mattes son cadavre, compris ?

Le jeune homme ne protesta pas, ça ne semblait pas être le bon moment ! Qui sait, peut-être avait-il touché un point sensible ?! Non, en fait il savait qu’il avait touché un point sensible, ça l’apprendrait à vouloir faire le malin … ou peut-être pas.


dineka38  (29.08.2007 à 19:04)

Un officier de police, sans doute alerté par les échanges musclés des deux `amis´, vint à leur rencontre :

- Bonjour, je suis l’inspecteur Jay Burgess.

- NCIS, Agent spécial Antony Di Nozzo et voici l’officier Ziva David, se présenta Tony. Qui a trouvé le corps ?

- Un gars chargé de l’entretien du cinéma, répondit Burgess, il est là-bas, mais si vous voulez mon avis c’est un détraqué ce mec !

- Je le prends ! proposa spontanément Ziva.

La réaction de l’israelienne mit la puce à l’oreille de l’agent Di Nozzo mais il ne broncha pas, non pas devant un officier de police tout de même !

- Et qu’avez-vous à me dire sur la victime ? demanda alors Tony.

- Ses papiers d’identité étaient encore sur elle, elle s’appelait Lydia Shepard et …

- … et elle était mannequin, je sais tout ça, le coupa l’intéressé, mais qu’avez-vous à me dire sur la façon dont elle est morte, ce genre de choses !

En effet, il avait consulté le dossier de Lydia sur son PDA. Elle avait tout juste vingt ans. Elle était mannequin mais vivait encore chez sa mère. Elle n’avait jamais connu son père qui avait disparu dans la nature avant sa naissance. Sa tante était la directrice Shepard, mais ça il le savait déjà ! Sa grand-mère était internée dans un hôpital psychiatrique et … et c’était tout !

- Eh bien, il semble qu’elle ait été étranglée avec son foulard. Elle a les jambes écartées comme si elle avait été …

- Agressée sexuellement ? demanda Tony face à la gêne plus qu’évidente de son interlocuteur.

L’intéressé hocha la tête, visiblement mal à l’aise.

- Je veux voir le corps, poursuivit l’agent Di Nozzo.

 

L’inspecteur Burgess ne protesta pas et conduisit l’agent du NCIS jusqu’au cadavre de Lydia Shepard.

 

Pendant ce temps, Ziva interrogeait l’homme chargé de l’entretien. Il devait avoir une petite trentaine d’années. Ses cheveux bruns étaient désordonnés, comme s’il venait de se lever. Ses yeux étaient vides de toute expression. Quand l’agent Burgess l’avait qualifié de « détraqué », elle n’avait pas songé au fait qu’il pouvait être autiste, et pourtant c’était apparemment le cas.


dineka38  (29.08.2007 à 19:05)

- Pouvez-vous me dire comment vous avez trouvé le corps ? demanda Ziva, avec une certaine douceur.

- C’est elle qui m’a trouvé, rectifia-t-il … elle me regardait fixement … je lui ai demandé de partir, le monsieur dit que personne ne doit être là quand je nettoie … elle n’a pas répondu … elle a continué de me regarder …

- Alors vous avez averti la sécurité, n’est-ce pas ? suggéra l’officier David.

- Non … ils sont arrivés … je ne sais pas pourquoi … je n’ai pas parlé, je le jure … je … je n’ai rien dit …

- Alan, êtes-vous certain de ne pas avoir averti la sécurité ? insista Ziva.

- Oui, je le jure, je le jure … je le jure … JE LE JURE ! commença à hurler l’intéressé.

Malgré tous les efforts de la nouvelle recrue du NCIS pour calmer le jeune homme, celui-ci continuait de crier « je le jure », comme si elle l’avait accusé, ou brutalisé, ce qu’elle n’avait pas fait, ah ça non !

 

Une poignée d’officiers de police arriva, sans doute alertés par les cris de l’employé du cinéma.

- Messieurs, veuillez l’emmener ! Il faudra néanmoins qu’il se tienne à la disposition du NCIS.

Les hommes ne bronchèrent pas et firent sortir Alan du cinéma. Ziva, quant à elle, ne put réprimer un léger soupir de soulagement, avant d’aller rejoindre Di Nozzo. Il n’était plus avec l’inspecteur Burgess, il y avait donc fort à parier qu’il était sur la scène de crime.

 

En effet, elle le trouva dans la salle obscure, en train d’observer la jeune femme. Quelque soit le sermon que Ziva ait pu faire à Tony avant d’arriver là, elle fut frappée par la beauté de la jeune femme. Elle ressemblait beaucoup à la directrice Shepard, mais en plus jeune. Ses longs cheveux roux cachaient ses épaules. Ses yeux, d’un vert intense, étaient restés ouverts, personne n’avait pris la peine de les fermer. Elle avait un joli maillot rouge, en laine, avec un col en V. Un foulard noir était noué autour de son cou. Sa jupe, de la même couleur, devait sans doute lui arriver juste au-dessus des genoux. C’était difficile à dire en fait, elle avait été relevée et déchirée.


dineka38  (29.08.2007 à 19:06)

- Tony, pourquoi personne ne lui a fermé les yeux ? demanda Ziva, reprenant tant bien que mal le dessus.

- Euh … je n’en sais rien, mais il vaut mieux ne pas toucher au corps le temps que Ducky et Palmer ne sont pas arrivés.

La jeune femme hocha la tête. Mais pourquoi réagissait-elle ainsi ? Il n’y avait aucune raison, du moins elle n’en voyait aucune.

- Alors le détraqué ?

- Il ne sait rien mais ce n’est pas lui qui a appelé les secours.

- Tu es sûre ? insista l’intéressé.

- Quand je lui ai demandé, il s’est mis à hurler qu’il le jurait, comme si les prévenir aurait été mal ! expliqua l’officier David.

- Ah, tu l’as agressé c’est ça, hein ? Avoue, ton empressement n’était pas anodin ! la taquina-t-il, une lueur malicieuse dans le regard.

 

Pour toute réponse, Ziva lui asséna un coup de coude dans les côtes, ce qui eut pour effet de ramener son collègue à la réalité avec une infinie douceur.

- Personne ne m’avait prévenu que le cadavre n’était pas encore mort, plaisanta Ducky tout en arrivant sur les lieux.

- Ca ne saurait tarder, lui répondit Ziva, adressant un regard espiègle à son ami.


dineka38  (29.08.2007 à 19:07)

- Où est Jethro ? demanda Ducky, surpris de l’absence de son ami.

- Il est parti interroger la mère de la victime avec McGee, répondit Ziva.

 

A ces mots, le Dr Mallard s’arrêta net dans l’examen du corps. Jethro allait toujours sur la scène de crime avant de commencer son enquête à proprement parler, c’était une habitude à laquelle il était très attaché. Tout ça devait cacher quelque chose, enfin il le saurait bien assez tôt.

 

- Alors ma jolie, que t’est-il arrivé ? demanda-t-il au mannequin comme s’il attendait réellement une réponse.

C’était habituel chez le légiste, personne ne faisait très attention à ses petites habitudes étranges.

- Tenez, ça me fait penser à une histoire …

- Ducky, heure de la mort ? demanda alors Gibbs, arrivant derrière lui.

L’intéressé eut un léger sursaut :

- Jethro ? Mais où étais-tu passé ? s’enquit-il.

- J’avais quelque chose à faire, répondit évasivement Gibbs.

A en juger par son ton, mieux valait ne pas insister, comme toujours en soi. Néanmoins, quelque chose avait changé dans le comportement de son ami, Ducky n’aurait pas su expliquer de quoi il s’agissait, mais il le sentait.

- Qu’as-tu à m’apprendre sur ce meurtre, Ducky ? reprit l’agent du NCIS.

- Eh bien, elle est morte récemment, je dirais une ou deux heures tout au plus.

- Des traces d’agression sexuelle ?

Le bon vieux docteur haussa les épaules en signe d’ignorance.

- Tu sais Jethro, quand j’étais encore à la fac de médecine, un jour un étudiant a refusé de disséquer un cadavre parce qu’il trouvait la victime beaucoup trop belle. Sur le moment, tout le monde s’est moqué de lui et puis, un jour, alors que ça faisait plusieurs mois qu’il se donnait un mal fou pour sécher les cours d’anatomie, la police est arrivée, à la recherche d’un cadavre bien particulier : celui de la jeune femme que notre ami avait refusé de disséquer. On n’a jamais su ce qui s’était passé.

- Mais nous, on va savoir ce qui est arrivé à Lydia Shepard, et pas dans trois mois ! rétorqua Gibbs.


dineka38  (29.08.2007 à 19:09)

Sur ce, il enfila ses gants, prit connaissance des autres éléments de l’enquête, passa la scène du crime au peigne fin et ramassa quelques pièces à conviction. A la fin, sa trouvaille se résumait à un mégot de cigarette, une douille de calibre 38 et quelques empruntes partielles dont Abby ne pourrait probablement pas tirer grand-chose.

 

Sur ce, il retourna vers son vieil ami :

- Dis-moi Ducky, est-ce qu’il y a des traces de poudre sur le corps ?

- Apparemment pas Jethro, mais je ne peux pas te l’affirmer pour le moment.

- Comment ça ? demanda l’intéressé, impassible.

- J’ai retrouvé une substance poudreuse dans sa bouche, mais je ne peux pas t’en donner la nature le temps qu’Abby ne l’a pas analysée.

- Est-ce que le corps a été déplacé ? poursuivit Jethro.

- Il n’y a aucune trace sur le sol l’indiquant mais il est fort probable que oui. Personne n’avait touché le corps avant mon arrivée, et pourtant, son bras droit était dans une position qui laisse de grandes chances à une fracture.

 

Gibbs hocha la tête, visiblement satisfait (oh miracle !) et s’apprêta à tourner les talons quand un détail le frappa :

- Ducky ?

- Oui, Jethro.

- Où est Jimmy ?

- Oh, sourit Ducky, M. Palmer est resté à notre Q.G. pour une raison des plus mystérieuses, que veux-tu Jethro, il est jeune !

 

Gibbs esquissa un maigre sourire avant de rejoindre ses agents. Tony et Ziva étaient encore en train de se chamailler, pendant que McGee tentait de les séparer … sans grand succès, il fallait bien l’avouer :

- Euh patron, bredouilla Di Nozzo, réalisant la présence de son supérieur derrière lui, on a interrogé Alan, le concierge qui a trouvé le corps, il est autiste et il semblerait qu’il soit un peu dérangé, ce n’est pas un témoin fiable. Il l’a trouvé en voulant faire le ménage, il n’a même pas réalisé qu’elle était morte.

- Bon travail … Ziva, lâcha Gibbs.


dineka38  (29.08.2007 à 19:10)

L’officier David lança un regard victorieux à son collègue. Les compliments de Gibbs étaient rares, elle l’avait appris à ses dépens, alors si en plus l’un d’eux permettait de rabattre son bec à Tony … euh c’était ça l’expression ? Elle n’était plus sûre, mais bon, ce n’était pas bien grave, c’était pareil de toute façon !

 

Puis, il confia les sachets contenant les indices à McGee et lui ordonna d’envoyer ça à Abby pour qu’elle fasse les analyses. L’agent bredouilla quelques mots inintelligibles avant d’aller exécuter les ordres.

 

Pendant ce temps, Tony et Ziva avaient recommencé à se disputer au sujet des mannequins.

- Auriez-vous un problème avec le fait de devoir élucider le crime d’un mannequin, officier David ? intervint Gibbs, suspicieux.

- Non, non pas du tout, s’empressa de répondre la jeune femme, mais je trouve leur métier …

 

Alors qu’elle tentait de finir sa phrase, Gibbs avait déjà tourné les talons. Quant à Tony, il affichait un large sourire.

- Quoi !? s’énerva Ziva.

- Rien, répondit innocemment son ami, non rien c’est juste que … je me demande si la rousse qui accompagne parfois Gibbs ne serait pas mannequin, vu sa réaction …

 

Agacée, la jeune femme planta là son collègue et alla rejoindre Ducky, pour savoir s’il avait de nouvelles informations sur le corps.

- Gibbs n’a pas …

- Je … je n’ai aucune envie d’aller demander ça à Gibbs pour le moment.

Le Dr Mallard esquissa un léger sourire amusé avant de poursuivre :

- Gibbs n’est pas lui-même et j’en ignore la raison, mais s’il s’est montré un peu brutal, tenter de l’éviter n’est pas la solution.

- Ah, parce qu’il y a des solutions pour remédier à sa mauvaise humeur ! ironisa Ziva.


dineka38  (29.08.2007 à 19:11)

Pour toute réponse, le Dr Mallard émit un petit rire avant de conseiller une nouvelle fois à la jeune femme d’aller parler à son supérieur. Elle sembla s’y résoudre et tourna les talons.

 

Quand elle fut suffisamment éloignée, Ducky dit, comme pour lui-même :

- Ah Jethro ! Tu ne changeras donc jamais !

- Pourquoi devrais-je changer ? rétorqua gentiement Gibbs, arrivant derrière lui.

 

Le vieil homme feint de ne pas avoir entendu la question de son ami et commença à parler à Gibbs d’une possible symbolique dans la position du corps.

- Laquelle Ducky ? demanda Gibbs.

- Hum, ça je ne saurais te le dire pour le moment Jethro mais … il y a quelque chose qui me perturbe dans cette affaire, je pense que ça va bien plus loin qu’on ne pourrait le croire.

Gibbs ne broncha pas. Il savait que les intuitions de Ducky, bien que souvent très évasives, étaient généralement bonnes. Il allait patienter ! Ce n’était pas son fort mais avec ce bon vieux légiste, il n’y avait rien d’autre à faire.


dineka38  (29.08.2007 à 19:11)

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Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

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Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

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CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

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choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Avant-hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Avant-hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

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