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Série : NCIS
Création : 29.08.2007 à 18h49
Auteur : dineka38
Statut : Terminée
« Fic' trouvée sur ncis-bluelight. Ecrite par JuliannaAlemara. » dineka38
Cette fanfic compte déjà 120 paragraphes
Sans donner davantage d’explications sur ce qu’il voulait dire, Tyler raccrocha, ne laissant guère le temps à Abby de lui demander une quelconque explication.
Gibbs, Di Nozzo et McGee étaient sur le chemin du retour. Tandis que Tony et Timothy espéraient de tout cœur rester en vie jusqu’à la fin du trajet, comme à chaque fois, Jethro choisit d’allumer la radio. Il espérait ainsi éviter les questions de ses agents auxquelles il n’avait soit pas envie de répondre, soit aucune réponse à donner. Une émission particulièrement stupide fut subitement interrompue pour un flash info. Le programme du jour importait peu aux trois agents, jusqu’à ce que la journaliste commence à parler.
« Ici, Anna Bartley. La rédaction vient d’apprendre une bien triste nouvelle dans l’affaire Lydia Shepard, cette jeune femme de vingt ans retrouvée morte dans une salle de cinéma. Comme vous le savez, la directrice du NCIS Jen Shepard, qui n’est autre que la tante de la victime, est à l’heure actuelle soupçonnée de ce meurtre. Toujours est-il que, si c’est elle, elle a encore frappé. En effet, Moira Sanders vient d’être retrouvée dans son appartement, gravement blessée … »
Gibbs accéléra brusquement. Une expression furibonde était apparue sur son visage. Anna Bartley ! Ce nom, il n’allait pas l’oublier de si tôt, oh ça non ! Cette journaliste risquait de faire foirer son enquête, à toujours fouiner partout ! Et pour couronner le tout, il n’avait toujours pas réussi à joindre Jenny sur son portable ! Elle connaissait pourtant l’importance de la règle : « ne jamais être injoignable ». Songeant à la directrice, il accéléra encore davantage. Il voulait voir clair dans tout ça ! Ca faisait presque deux jours entiers qu’il avançait dans le brouillard, et ça l’agaçait au plus haut point. Il voulait en finir, savoir si Jen avait vraiment quelque chose à voir dans tout ça, être sûr qu’Abby et Ziva étaient en bonne santé … tout ça devait cesser !
Quelques minutes plus tard, l’agent Gibbs stoppa sa voiture dans le garage du NCIS. Sans même attendre ses subordonnés, il descendit, toujours aussi furieux. Aussitôt, il se dirigea d’un pas résolu vers le laboratoire d’Abby.
Jethro découvrit avec satisfaction que Tyler n’était pas là. En temps normal, il aurait été révolté que cette mère laisse son fils aller où ça lui chantait, sans surveillance aucune, mais là, l’absence de l’enfant l’arrangeait.
- Pourquoi avez-vous fait ça ? hurla-t-il aussitôt.
Lara Coleman se retourna vers l’agent, stupéfaite.
- Fait quoi ? Je m’occupe des empreintes que vous m’avez envoyées, où est le problème ? demanda-t-elle.
Elle paraissait si sincère. Il aurait presque pu la croire. Et son instinct lui disait qu’il devrait la croire, mais non, il refusait : elle était la seule à pouvoir être à l’origine de tout ça !
- Ne faites pas l’innocente ! grogna-t-il. Pourquoi avez-vous parlé à la presse de cette enquête ?
- Ce n’est pas elle ! protesta alors une voix d’enfant, derrière Gibbs.
L’intéressé s’arrêta aussitôt, et se tourna ver l’enfant :
- Ne me dis pas que c’est toi, Tyler, je n’en croirai pas un mot, l’informa-t-il calmement.
L’air révolté du garçon se transforma instantanément en un air profondément amusé.
- Mais non ! rit-il. Tout à l’heure, l’assistant du vieux monsieur est venu. Quand il a ouvert son sac pour y chercher quelque chose, j’ai vu qu’il avait un magnétophone.
- Palmer ?
Elle coupa la radio d’un geste rageur. Cette idiote de journaliste accusait Jen Shepard. Cette rouquine n’était qu’une imbécile : elle était incapable de mettre au point un plan aussi élaboré que le sien. Non, elle ne pouvait souffrir qu’on l’insulte de la sorte. Cette journaliste de pacotille allait payer pour ça. Elle la tuerait, mais pas comme elle avait tué Lydia. Non, cette femme ne méritait pas qu’elle se donne autant de mal pour elle. Elle subirait le même sort que Moira Sanders.
A cet instant précis, elle entendit quelqu’un ouvrir la porte. Elle reconnaissait ces pas, c’était ceux du traître. Oui, elle avait découvert ça, il y a quelques heures à peine, il l’avait trahi, il était allé rendre visite aux agents du NCIS !
- Salut ! lança-t-il.
Elle ne prit pas la peine de répondre, fit faire volte-face à son fauteuil, dégaina son arme et tira.Jen venait de s’asseoir sur le lit, elle tâchait de rassembler les éléments de l’enquête qu’elle avait en sa possession. Certes, elle n’avait aucune pièce à conviction, mais elle savait certaines choses sur la vie de Lydia. Peut-être cela suffirait-il pour avoir une piste. Elle ne pourrait rien prouver, mais elle pourrait guider Jethro dans la bonne direction si elle trouvait le coupable. Comment le guiderait-elle ? Elle l’ignorait encore. Le temps que cette histoire n’était pas réglée, elle devrait continuer à se terrer, pour faire croire à sa mort. C’était sa seule chance de pouvoir aller à sa guise.
En se rendant à l’hôtel, Jen était passée devant une petite boutique. Ce n’était pas une grande surface, il y avait donc fort à parier qu’il n’y avait aucun dispositif de vidéosurveillance. Elle s’en était néanmoins assurée avec moult précautions. Normalement, s’il y avait des caméras, le commerçant avait l’obligation de le signaler, mais rares étaient ceux qui le faisaient. En conséquence, elle avait ouvert la boîte à gants. Entre autres choses, elle avait trouvé un châle que Sarah mettait quelques fois. Jen détestait ce morceau de tissu, mais pour une fois, elle avait été ravie de le voir.
La directrice avait soigneusement disposé le châle sur sa tête, et couvert ses yeux d’épaisses lunettes de soleil. Ainsi, on ne pouvait distinguer que très peu de son visage, et nul n’aurait été en mesure de la reconnaître, hormis Gibbs, mais elle doutait fort qu’il songe à faire des courses compte tenu des circonstances. C’est ainsi déguisée qu’elle était entrée dans le magasin.
A son grand soulagement, elle avait pu constater l’absence de caméras. Pourtant, un mauvais pressentiment l’avait poussée à ne pas dévoiler son visage. Elle s’était donc dirigée vers le rayon des colorations, puis vers d’autres, et avait fait quelques achats : une teinture noire, une bleue, des lentilles de couleur noire, un pantalon en faux cuir, une veste dans la même matière, un haut noir, bordé d’une petite dentelle, et enfin un sac en toile noir. Elle avait déjà des bottes noires qui feraient l’affaire. D’un pas qui se voulait calme et naturel, elle s’était alors aventurée près de la caisse, avait réglé ce qu’elle devait, et avait quitté le magasin. Elle avait veillé à garer sa voiture assez loin et avait donc du remonter la rue à pieds. Après avoir rejoint son véhicule, elle avait fait route vers l’hôtel le plus proche, s’était enregistrée sous un faux nom, et voilà où elle en était maintenant.
Jen se souvenait très nettement d’un lieu où Lydia aimait se rendre. C’était une boîte de nuit où elle avait de nombreux amis, autant dans le personnel que dans les clients réguliers. C’était par là qu’elle allait commencer. Elle tâcherait de faire parler quelques unes des connaissances de Lydia. Qui sait, peut-être auraient-elles quelques confidences à lui faire ? Résolue, la directrice se leva de son lit, mit ses différents achats dans le sac fourre-tout, et quitta l’hôtel dans la tenue qui lui était jusqu’alors coutumière.
La boîte de nuit n’était qu’à quelques rues de son hôtel, Jen choisit donc de s’y rendre à pieds. En route, elle s’arrêta aux toilettes publiques. Une femme toute de cuir vêtue en sortit. Elle avait de longs cheveux noirs, parsemés de quelques mèches bleu vif. Ses yeux étaient, eux aussi d’un noir intense. Son teint semblait cadavérique, probablement à cause du maquillage assez macabre. Un tatouage papillon ornait sa poitrine que laissait largement apparaître son décolleté.
Jen ne se sentait pas à l’aise dans cette tenue, mais c’était le seul moyen, et elle était prête à tout pour obtenir des réponses. Elle se dirigea d’un pas résolu vers la boîte de nuit. Il n’était que 16h, mais Lydia disait que la journée, le Midnight Club faisait office de bar. Elle pouvait donc aller y boire un verre, sans risquer d’éveiller les soupçons.
La directrice prit une profonde inspiration, et poussa la porte du club. A l’intérieur, l’éclairage était blafard. La pièce principale n’était éclairée qu’avec des spots, et pour cause, elle était dénuée de fenêtres. Un globe tournant était suspendu au plafond. « Typique des boîtes de nuit », songea Jen.
- Je vous sers quelque chose ?
Jen se retourna vivement. L’homme qui avait parlé devait avoir une quarantaine d’années. Il s’agissait probablement du barman, compte tenu de la nature de ses propos. Pourtant, il n’y ressemblait en rien. En fait, elle trouvait qu’il ressemblait plutôt à Gibbs avec quelques années en moins, et cette pensée l’amusa un peu. Il avait les cheveux coupés assez courts, bruns. Son visage était anguleux, ses yeux d’un bleu intense.
- Oui, un whisky s’il vous plait !
- Bien, m’dame ! répondit jovialement l’intéressé.
Pour le moment, tout se passait bien. Sa voix était posée, elle ne tremblait pas. Il n’y avait donc aucune raison que le barman ait des soupçons sur la nature de sa visite.
- J’ai entendu dire que cet endroit se transformait en boîte de nuit, le soir ! lança-t-elle pour engager la conversation.
L’intéressé esquissa un sourire amusé, tandis qu’il posait le verre de whisky face à Jen.
- Vous n’êtes pas du coin, vous ?
Ca ressemblait plus à une affirmation qu’à une question, mais la directrice ne se laissa pas démonter, et continua, comme si elle agissait de façon tout à fait naturelle :
- Non, ça se voit tant que ça ?
- Eh bien … disons que dans le quartier, tout le monde le sait. Personne ne se pose plus la question depuis un p’tit moment ! Qui vous en a parlé ?
- La curiosité est un vilain défaut, vous savez, sourit Jen.
Le barman soutint son regard, mais il ne répondit pas.
- C’est Lydia, avoua-t-elle alors. Lydia Shepard.
L’homme se rembrunit. Bingo ! Elle allait pouvoir avancer. Maintenant, c’était à son tour de se montrer curieuse.
- Vous ne semblez guère l’apprécier, remarqua-t-elle.
- Oh non, ce n’est pas ça. Lydia était tout à fait charmante.
- Etait ? releva Jen, feignant l’ignorance.
- Vous n’êtes pas au courant ? La presse ne parle que de ça pourtant ! s’étonna l’intéressé.
- Je ne lis jamais la presse. Je suis un papillon de nuit, et il est difficile d’acheter un journal à vingt-trois heures, mentit-elle.
L’homme grimaça un sourire. Il ne semblait pas disposé à plaisanter, Jen supposa donc qu’il était assez attaché à Lydia.
- Lydia a été tuée, il y a deux jours, annonça-t-il, maussade.
Jen joua alors la comédie. Lydia, morte ? Elle l’ignorait. Comment était-ce possible ? Elle qui était si douce …
- Les journaux racontent que c’est sa tante qui l’aurait assassinée ! Je ne la connais pas, mais si j’étais à la place des flics, je n’aurais pas commencé par là !
La directrice haussa les épaules.
- Je ne connaissais que très peu de choses de la vie de Lydia. On s’entendait bien, rien de plus. Je lui fournissais la marchandise, continua-t-elle de mentir.
- Elle se droguait encore ! J’en étais sûr ! maugréa l’homme.
Jen dut faire un effort pour masquer sa surprise. Lydia s’était déjà droguée ! Elle n’en avait jamais rien su. Elle savait que sa nièce avait des fréquentations peu recommandables, mais elle n’avait jamais pensé qu’elle se serait laissée aussi facilement influencée.
- J’ignorais qu’elle avait tenté d’arrêter.
- Oh, elle avait réussi ! Jusqu’à ce que tout ça lui tombe dessus.
- De quoi voulez-vous parler ?
Elle lut le nom du barman sur l’étiquette de son tablier.
- Terry, s’il vous plait. J’aimais bien Lydia, j’aimerais savoir.
- D’accord, mais il faut que ça reste entre nous.
- Bien entendu, à qui irais-je le répéter ? Comme vous l’avez dit, je ne suis pas du coin.
L’intéressé hocha la tête.
- Il y a quelques semaines, Lydia a commencé à se comporter différemment. Elle était toujours inquiète, toujours à regarder derrière son épaule. Un soir, elle était ivre, et elle m’a tout raconté. Elle était traquée par un type. Elle avait l’air persuadé que ce gars était payé par quelqu’un qu’elle appelait ‘La beauté de la vengeance’, jamais su qui c’était !
Jen reprit un verre de whisky, et parla de choses et d’autres. Il ne fallait pas qu’il se doute de quelque chose. Finalement, elle le remercia pour son accueil, et annonça qu’elle passerait peut-être ce soir-là.
- D’accord ! Mais je ne veux pas de saloperies, ici ! l’avertit-il.
- Je comprends, je n’en avais pas l’intention. A plus tard.
A peine Jen avait-elle fermé la porte que le barman décrochait le téléphone.
- Il y a une femme qui pose un peu trop de questions. Elle fournissait Lydia en drogue.
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