HypnoFanfics

One Shoot

Série : NCIS
Création : 02.11.2008 à 15h29
Auteur : AbbyCath 
Statut : Terminée

« ici, vous pourrez publier des "petites fictions", c'est à dire qui ne devront pas dépasser 2 voire 3 paragraphes. alors, à vos claviers... » AbbyCath 

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Le soir avant de repartir, Mc Gee regarda ses messages électroniques lorsque il tomba à terre .

Ziva: Sa va Mc Gee?

Mc Gee: Abby à un...

Tony: Un quoi?

Mc Gee:Bébéetjesuissonpère

Ziva resta la bouche ouverte et Tony tomba à son tour par terre.

 

Fin.


missncis  (15.02.2009 à 18:03)

7 notes, 5 lettres et 1 changement dans la vie

 

Tant d'années ont passées depuis la dernière fois. Tant d'années sans en approcher. Ça me paraît incroyable quand j'y pense.

Pourtant c'est vrai. Sa mort m'a fait tout arrêter.

Et maintenant? Je ne sais pas.

Il est là. Il m'attire, mais le reste me repousse.

Quelle idée aussi! Enquêter sur des musiciens! Un marine tuer avec une corde de piano.

Et ce piano au centre de la pièce du conservatoire, il me rappelle tant de souvenirs.

Les leçons. Au début toutes les semaines, puis tous les jours, sans que personne ne le sache. Je voulais garder ça secret. J'avais des cours de piano deux fois la semaine et tout le monde pensais que j'avais des cours de rattrapage en anglais le reste du temps. Ce n'était pas mon point fort alors personne n'a jamais été vérifié. Et j'ai pris plus de cours que prévu, tous les jours après l'école. Mon vieux professeur avait accepté sans problème cette clandestinité.

Quand j'aurais eut acquis un bon niveau je leur aurais avoué. Je voulais lui faire une surprise, être capable de jouer ses morceaux préférés au piano. elle aurait été si heureuse, si fière! Mais je n'en ai jamais eut l'occasion. Elle est morte avant que je puisse lui faire part de mes progrès. Et j'ai tout arrêté.

Le veuvage n'a pas réussi à mon père. Envoyé en pension et en camps de vacance, on ne se voyait plus, on ne se parlait plus. La seule fois où on a pris des vacances ensemble il m'a oublié à l'hôtel pendant deux jours, tout ça pour une femme! Et si il n'avait pas reçu la note exorbitante quand se serait-il souvenu de moi?

Je l'ai revu il y a quelques semaines. On verra bien ce qu'il en sortira.

 

***

 

Enquête bouclée. Histoire d'argent, encore. La corde de piano était le seul truc sous la main, aucun rapport avec la musique, juste une coïncidence.

Ziva a joué. Elle nous a fait une petite démonstration au conservatoire. D'après el maestro elle a un très bon niveau, mais ne sera pas le prochain Mozart.

Elle m'a pris à l'écart ensuite, pour me demander de l'imiter. J'ai refusé, à l'aide d'une pirouette. Qu'est-ce-qu'elle croyait? Que j'allais me ridiculiser devant eux? Hors de question!

Mais maintenant que tout est fini, je me pose des questions. Suis-je encore capable de jouer? Quel est mon niveau? Que penseraient-ils s'ils savaient que je joue?

Ces questions repassent en boucle dans ma tête depuis près d'une semaine. J'ai besoin de savoir.

 

Alors je suis revenu. Il est deux heures du matin et je suis dans le conservatoire.

Je ne devrais pas être là. J'ai trafiqué la serrure pour entrer. C'est illégal, je le sais. Il n'y a pas de caméras, heureusement pour moi.

Je rejoins la pièce où se trouve le piano sans problèmes. Je veille à bien refermer la porte derrière moi. je m'approche. Je l'effleure en en faisant le tour. C'est un magnifique piano à queue.

Finalement je m'installe et ôte mes gants en cuir. De longues minutes passent avant que j'ose appuyer sur une touche. Le son cristallin d'un si résonne dans l'espace cloisonné. Je lève mes mains et m'abandonne au piano.

Les débuts sont difficiles mais bientôt les automatismes reviennent. Les minutes puis les heures s'égrainent sans que j'en ai conscience.

C'est la première fois que je joue depuis près de 25 ans. Je me sens merveilleusement bien. C'est comme si je n'avais jamais arrêté. Et j'aimerai que ça ne s'arrête jamais.

 

***

 

Il est 7H30 quand j'arrive. Les professeurs doivent toujours être là avant leurs élèves, il leur faut donner l'exemple. C'est vrai qu'aujourd'hui j'aurais aimer dormir plus longtemps, profiter de ma matinée. Mais ce n'est que demain soir que je pourrais me reposer. Et puis quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu.

Je suis le premier, hormis le concierge qui dort sur place. À 75 ans bien tassé, il refuse de quitter son poste d'homme à tout faire. C'est un musicien dans l'âme lui aussi.

Il somnole, assis à son bureau. Je n'ai pas le courage de le réveiller. J'allume les lumières et m'élance dans le couloir.

Soudain je distingue des sons qui rompent le silence ambiant. Je continue ma marche pour m'approcher d'eux. Je tend l'oreille. C'est du Vivaldi que j'entends, remarquablement interprété.

J'accélère le pas. Je ne connais aucun élève ayant ce niveau. J'ignore qui joue, mais cette personne a du talent, peut-être un manque de pratique, mais un don, c'est indéniable.

Je suis tout prêt de l'origine de la mélodie, quand elle s'arrête. Je me met à courir vers la salle où se trouve le piano. J'ouvre la porte à la volée. Personne.

Je fais le tour de l'étage sans rien trouver. Finalement je retourne à l'entrée. Je réveille Joe, toujours endormi.

- Qu'est-ce-que... Monsieur?

- Réveillez-vous Joe!

- Je suis réveillé, monsieur!

- Vous n'avez vu entrer personne cette nuit?

- Non.

- Et partir?

- Non plus.

- Logique! Vous ne risquiez pas!

- Pardon!?

- Non, rien.

- Je suis désolé de m'être endormi.

- Ce n'est pas grave.

- D'habitude ça n'arrive pas. Seulement là je... Il y avait cette si belle musique!

- Alors vous avez entendu!

- Oui, mais je croyais que c'était mon imagination!

- Non, il y avait bien quelqu'un ici cette nuit. Un pianiste virtuose, je peux vous le dire. J'ai connu beaucoup de très bons musiciens dans ma vie, mais jamais avec un tel niveau, je peux vous l'assurer. Cette personne a du talent, un véritable don!

Les premiers élèves du conservatoire passent la porte à la suite de ces paroles.

 

***

 

Un peu plus et je me faisais prendre! Je n'ai pas vu le temps passer.

J'ai put me cacher dans un réduit près de la porte avant que l'homme revienne voir le dormeur. J'avais put lui échapper avant, mais là, je suis coincé.

J'entends toute leur discussion

Heureusement pour moi, des élèves passent la porte. En dix minutes, ils ont envahi le conservatoire.

Je sors de ma cachette discrètement et me mêle à eux. Je sors sans être inquiété.

 

Ce que j'ai entendu tourne dans ma tête. Je suis doué apparemment. Je n'en reviens pas!

Moi qui suis du genre exubérant, je prend pourtant la décision de tout garder pour moi. Personne ne doit savoir, ce sera mon petit secret.

Je manque de pratique au piano, alors talent ou pas talent, j'ai du boulot!

Je n'ai pas le temps de continuer mes réflexions que mon portable sonne, c'est le patron. Je décroche.

- DiNozzo!

- On a marine mort.

- J'arrive!

Et c'est reparti pour un tour. Le piano attendra.

Mais je sais déjà une chose, c'est qu'il va y avoir encore de nombreuses nuits pendant lesquelles le concierge risque de s'endormir.


Gwenetsi  (23.01.2010 à 17:59)

Je continue sur ma lancée avec un OS totalement différent. Dîtes-moi si ça vous plait.

 

***

 

Et si… des pensées de l’Opération Domino étaient connues

Michelle Lee

J'ai trahi.

Je m'appelle Michelle Lee et j'ai trahi mon pays. J'ai trahi le N.C.I.S. J'ai trahi mes amis, mes collègues, tous ceux qui avaient confiance en moi. Mais surtout, j'ai trahi Gibbs. Et ça, c'est la pire des choses!

Après ces quelques mois passés en sa compagnie, sous ses ordres devrais-je dire, je m'étais attachée à lui. Pourtant je ne lui ai pas fais confiance. Il me l'a fait remarquer. Et maintenant il ne peut plus me l'accorder. Qui pourrait lui reprocher ? Pas moi, de toute façon.

Là alors qu'il me retient, son bras enserrant mon cou, je sais que j'ai eut tord de faire ce que j'ai fait. Je crois que j'en ai toujours eut conscience, et si tout était à refaire j'agirais différemment. Je suppose, en tout cas. Comment savoir ?

Seulement voilà, il est trop tard. Celui qui a enlevé Amanda me tient en otage, Gibbs lui fait face, blessé. Comment cela va-t-il finir ?

Je pense à Amanda. A cet instant, je suis certaine qu'elle est saine et sauve, ils l'ont trouvé, sans doute Tony et Ziva. Je ne saurais dire comment, mais je le sais, c'est une certitude. Maintenant tout doit se finir.

Gibbs me fixe, nos regards se rencontrent, à ce moment je sais. Je hoche la tête, imperceptiblement.

Et puis, je sens ces trois coups qui me martèlent le corps, l'un après l'autre. Je m'effondre au sol, l'autre est déjà mort, ça aussi j'en suis sûre. Je suis entrain de mourir, je le sens.

C'est ainsi que cela devait se terminer, sinon quoi ? La prison à perpétuité ? La condamnation à mort ? Là, j'aurais au moins rattrapé un peu mes fautes. La mort de deux traîtres pour deux innocents ou presque. La seule que je n'ai pas trahie, c'est ma famille, c'est Amanda, car c'est pour elle que j'ai fait tout ça.

Gibbs s'approche. Il est debout, il me regarde. Il est temps. Et puis le noir, total, absolu. Je ne suis plus.


Gwenetsi  (31.01.2010 à 14:13)

Leroy Jethro Gibbs

Elle me fait signe. Je comprends aussitôt et je tire, trois fois. Trois coups qui semblent s'étirer à l'infini dans cet espace cloisonné. Fermé comme une prison. Comment cela aurait-il put finir autrement ?

Traître. C'est ainsi qu'on la désigne désormais. Comment en parler différemment ? Elle le mérite dans un sens et c'est sans doute mieux pour elle. Mais elle ne mérite pas de mourir ainsi.

Elle est entrain de quitter ce monde et pourtant je ne dis rien. Elle est morte quand je m'abaisse à sa hauteur. Elle est morte quand je lui ferme les yeux. Elle est morte quand je lui prends sa plaque. Sa plaque!?

C'est une preuve que jusqu'au bout elle était pour la justice, malgré ces actes.

Et puis il y a Amanda. La plaque dans la main, je sais déjà comment je vais lui présenter Lee. Comme un traître et comme un héros.

Car c'est avec ce signe de tête qu'elle l'est réellement devenue, une héroïne. Preuve qu'elle sait qu'elle n'aurait pas du agir comme ça. Cela montre qu'elle voulait racheter ses fautes.

Je serre ma main sur la plaque. C'est fini. Elle n'est plus.


Gwenetsi  (31.01.2010 à 14:34)

Voilà le dernier de la série de trois OS sur les pensées des agents lors de l'opération Domino. Ils vous ont plu?

 

***

 

Anthony DiNozzo

Trahir ! Comment a-t-elle osé!? Comment l’idée a-t-elle même put l’effleurer!? Plus que trahir son pays ou que trahir le NCIS, rien n’est pire que de trahir Gibbs ! Cela me parait totalement inconcevable ! Alors, comment a-t-elle put!?

La question n'est peut-être pas comment, mais pourquoi. Pourquoi a-t-elle agit comme elle la fait ? Pour sauver celle qu'elle considère comme sa fille. Pour cela, elle était prête à tout. Mais si elle avait demandé de l'aide, si elle nous en avait parlé, nous aurions certainement put agir. Enfin, comment savoir ce qui aurait put se passer ?

Je lui ai demandé des comptes, je ne suis pas le seul, les autres aussi sont allés vers elle, ou elle est allé vers eux. Elle s'est expliquée avec moi, mais cela n'a rien changé, si ce n'est me mettre plus en colère. Je sais que Gibbs a du être hors de lui quand il a compris, pire que moi, c’est sûr. Il est toujours là quand on a besoin d'aide, alors devoir accepter qu’on ne la lui ait pas demandée, c’est devoir accepter un échec.

À présent qu’elle est morte, je ne sais plus quoi penser. Quand j'ai su ce qu'elle avait fait, j’étais hors de moi. Je lui en voulais à un point que je n'aurais pas pensé possible. Mais maintenant...

Maintenant, il y a Amanda, cette petite fille qui n’a rien demandé. Elle est là, avec moi et Ziva. Elle dessine, en s'appliquant bien. Elle a vécu tellement de choses horribles ces derniers mois. Je repense à tous ces émotions qui m’ont envahies, ces décharges de haine et de violence face à la trahison, cette adrénaline qui m’a submergée quand il a fallut la sauver, et cet attendrissement maintenant quelle est à côté de moi, si innocente.

Et puis il y a cette phrase : « Elle est où Michie ? ». Cette phrase m’assomme, violemment, d’un seul coup. Je ne pensais pas que cette simple phrase me ferait cet effet là. Je la regarde, sans savoir quoi répondre. Ziva me fixe. Échange fugace impliquant là question, que lui dire?, dans un flot de sentiments contradictoires. Ziva lui répond et Gibbs arrive. Je n’ai pas su répondre, que dois-je en conclure ?

Oui, je ne sais plus où j’en suis. Lee a fait du mal, elle a eut de nombreux tord, mais je ne peux pas lui enlever la cause de sa trahison. Elle a voulut sauver Amanda. Il n’y avait rien qui ressemble à de la trahison là dedans, juste de l’amour. Et elle a fait confiance à Gibbs, sur la fin. Cela rajoute à sa défense.

Maintenant je comprends. Je n’accepte pas, mais je comprends. Je sais que je n’accepterai jamais, mais qu’est-ce-que ça change ?

Aujourd’hui j’ai compris la mince frontière qui sépare la confiance de la trahison, l’amour de la haine.


Gwenetsi  (31.01.2010 à 14:39)

Et si... une journée avec l'agent McGee nous était rapportée

Il y a des jours comme ça ou tout va de travers. Il y a des journées où rien ne va, des journées qui sont avec ou sans. Et l'agent spécial du N.C.I.S. Timothy McGee commençait sérieusement à se dire que c'était un jour sans.

Il y avait d'abord eut son réveil qui n'avait pas sonné. Il s'était donc levé à l'heure où, d'habitude, il partait au bureau. Il avait les yeux bouffis de sommeil d'avoir veillé, jusqu'à une heure avancée de la nuit, pour continuer son nouveau roman. Son éditrice le harcelait au téléphone depuis maintenant deux semaines pour qu'il lui fasse parvenir son nouveau chapitre. Il avait du se résoudre à se mettre au travail, la veille au soir, pour clore ledit chapitre.

Après avoir veinement écouté du jazz et fait de l'écriture libre, dont il avait d'ailleur détruit le résultat, au vu de ce à quoi il avait aboutit, il avait tourner en rond pendant plusieurs heures, dans son appartement, à la recherche de l'inspiration. Il s'était résolu à aller se coucher, sans avoir avancer son texte d'une seule ligne, lorsqu'il s'était rendu compte que ses idées sur les personnages de l'agent McGrégor et de la laborantine Amy finissaient invariablement d'une façon qui aurait fait palir d'envie DiNozzo, ou bien d'ahurissement Abby. Bien qu'il soupçonna qu'avant d'avoir eut le temps de le découvrir, de réagir et de faire disparaitre son corps, Gibbs se serait chargé de lui à sa manière, certainement aidé de Ziva qui avait plus d'expérience et d'idées sur la façon de tuer quelqu'un avec tout et n'importe quoi. Au mieux, Ducky aurait réussi à le faire interner, et il aurait terminer sa vie bourrer de médicaments à chanter en boucle la chanson de Tom Lehrer sur les éléments.

C'était à ce moment là qu'il s'était jurer de ne plus boire aucune boisson caféinée après 19H, l'issue étant plus ou moins synonyme de "mort prochaine" dans la pluspart des cas. Hors, il tenait à conserver ce qui lui restait encore d'intégrité physique et mentale.

Il pensait à cela en s'habillant. Il avait tendance à attirer les "soucis" depuis hier soir. Il n'aurait pas le temps de prendre une douche ni un petit déjeuner. Mais il se dit que de toute façon, qu'il se soit levé à l'heure n'aurait rien changé au vu du continu goutte à goutte qui lui parvenait aux oreilles de la salle de bain, et de la sensation d'humidité qui ne le quittait pas depuis qu'il avait ouvert les yeux. Il retint un juron en découvrant son appartement en partie innondé, et maudit le plombier qui devait passer depuis une semaine pour la "légère fuite" de son lavabo.

Il prévint le concierge de l'immeuble du dégat des eaux, en allant vers sa voiture, priant pour qu'elle démarre sans problème, que tout soit réglé à son retour et que Gibbs ne le tue pas à son arrivée. Il demandait un miracle, et Dieu était le mieux placé pour qu'il l'obtienne.

Il eut envie d'éclater de rire quand le moteur rugit et qu'il s'engagea dans le trafic, plutôt conséquent à cette heure, sans rencontrer d'obstacles. Il revit ce jujement à la baisse dès qu'il eut dépassé le bout de la rue et qu'il fut arrété par un embouteillage monstre, dut aux voitures encastées les unes dans les autres, au croisement, causé par un déréglement des feux de signalisation. Il n'était alors qu'au deuxième carrefour.

Dans l'impossibilité de bouger, il envoya un message au bureau pour dire qu'il serait en retard. Il savait qu'en arrivant, il aurait droit au regard lourd de sens de Gibbs et aux reproches d'Abby, qu'il devait aidé le matin même pour une histoire de logiciel informatique dernier cri qu'elle n'arrivait pas à installer. Le pire restant les moqueries ininterrompues de Tony auxquelles il ne couperait pas. Le tout mis l'un dans l'autre, étant vraiment ce qu'il appréhendait le plus.

Quand la route fut enfin dégagée et qu'il put repartir, il osa jeté un oeil au tableau de bord, afin de consulter l'heure. Il le regretta amèrement et se dit que le temps d'arriver il pourrait directement repartir, si la journée continuait ainsi. Il aurait sans doute mieux fait de rester chez lui et de trouver une quelconque excuse pour ne pas venir au boulot.

Il arriva enfin au NCIS, et fut aussitôt demandé dans le bureau du directeur pour réparer son ordinateur, qui plantait pour la troisième ce mois-ci. Il supposait qu'Abby n'était pas étrangère à cela. Elle n'avait toujours pas digéré le fait qu'il est séparée l'équipe, c'était dix-huit mois auparavant, et le lui rappelait régulièrement. Tony n'avait vu aucune difficulté à l'aider dans sa démarche et Vance devait encore se demander qui avait acheté cent boites de cure dents à son nom et les avaient fait livrer au bureau. Ils avaient ralentit après que Gibbs leur ait fait la leçon quand il avait découvert qu'une bimbo siliconnée avait demander, à Mme Vance, à voir "Léontounet" à son domicile. Sa femme avait alors fait chambre à part pendant pusieurs jours, avant qu'il ne réussisse à la convraincre que tout n'était qu'un coup monté. Il avait ensuite gardé un oeil sur DiNozzo, mais n'avait jamais eut de preuves contre lui, et aucun soupçon envers Abby.

Quand il termina enfin, il était deux heures de l'après-midi et il n'avait toujours rien mangé. Il dut se contenter d'un sandwitch acheté au distributeur. À noté qu'il avait du supplier Ziva de lui faire de la monnaie -elle n'avait pas appréciée ce qui arrivait à son personnage dans son livre, et il avait eut le malheur de dire qu'il avait travaillé dessus en prévenant de son retard. Elle était la seule avec Tony à en avoir, et il était totalement proscrit de lui demander quoique ce soit, il avait déjà de la matière pour ses moqueries, pas la peine d'en rajouter. Il avait tout de même du promettre à la jeune femme de lui faire lire ses prochains chapitres pour qu'elle l'autorise, ou non, à les inclure dans la version définitive de son prochain roman.

En arrivant au labbo, un coup de poing dans l'épaule l'accueillit, tandis que la voix d'Abby résonnait dans ses oreilles en le menaçant de tous les mots du monde pour arriver seulement maintenant. Là, il commmit la pire erreur de sa vie en lui repprochant d'avoir planter le PC de Vance, et par conséquent de l'avoir obliger à le réparer. L'arrivée impromptue de Gibbs lui sauva la vie et accessoirement lui permit de changer de sujet. Le patron ne réprimanda la jeune femme que pour la forme, il aurait menti en prétendant ne pas agréer aux frasques des deux compères.

Il passa le reste de son après-midi à installer le logiciel récalcitrant et diverses mises à jour. Chacune nécessitait plusieurs essais car tout ce qu'il tentait avait une facheuse tendance à se solder par un echec. Abby en vain même à déclarer qu'il avait la poisse, il fut alors convaincu que c'était désespérément une journée sans.

Il fut infiniment soulagé lorsque Gibbs les autorisa à partir. Il avait le moral frisant le zéro absolu, le dernier acte de cette tragédie étant la somme astronomique qu'il allait devoir debourser, non pas pour réparer, mais pour changer totalement la plomberie de son appartement.

Il ouvrait sa voiture lorsque une tornade brune se jetta sur lui et l'enlaça. Claquant deux bises sonores sur ses joues, Abby lui glissa "un merci pour ton aide" à l'oreille et s'éloigna sans lui laissé le temps de réagir, lui laissant un sourire béat sur les lèvres. Finalement ce n'était peut-être pas une si mauvaise journée...

 

***

 

J'espère que ce petit OS vous a plus. Petit délire de moi à la veille des vacances! Dîtes-moi ce que vous en pensez.

 


Gwenetsi  (01.04.2010 à 18:37)

Je continue ma série d'O.S. "Et si..."

Donnez moi votre avis.

 

Et si... un agent très spécial nous faisait des confidences 

On peut dire sans conteste que l'équipe phare du NCIS est celle de l'agent spécial Leroy Jethro Gibbs. On peut dire aussi que c'est la meilleure, que nulle autre ne peut l'égaler. Pourtant on ne peut pas dire qu'elle soit blanche comme neige. Chacun de ses membres a des secrets, des cadavres dans le placard, selon l'expression. Et je les connais tous, du moins tous ceux que quiconque a put entendre, ou être mis au courant dans l'enceinte du N.C.I.S.

Vous me direz ils ont leurs secrets comme tout le monde. Oui c'est vrai. Et ce n'est pas moi qui irait leur reprocher cela.

Non. Je souhaiterais vous parlez d'autre chose, quelque chose de totalement différent.

 

J'aimerais vous faire part d'une de mes réflexions au sujet de la relation plus que complexe de deux agents de l'agence. Laquelle? Celle d'Anthony DiNozzo et de Ziva David.

Je crois que de toutes les relations que j'ai put connaître jusqu'à ce jour, c'est à eux que revient la palme. Et je peux vous dire que j'en ai connu! Amour, amitié, haine, rancune, vengeance, etc. il y en a pour tous les goûts.

La leur, et bien... je ne sais toujours pas comment la définir.

Ils sont plus que des amis, sans pour autant être des amants.

 

Ils se confieraient mutuellement leur vie sans hésitation. Ils se font confiance et s'apprécient. Chacun est là pour l'autre. Ils s'épaulent dans les moments difficiles.

Ceux-ci ont été nombreux et autant de défis à relever. Mais ils ont tout su dépasser, la mort de Jenny Shepard, celle de Michael Rivkin, leurs déboires sentimentaux, leurs problèmes familiaux également. Bien que, dans ce dernier cas, Gibbs soit le principal acteur du soutien apporté.

 

Je crois pouvoir affirmer que vous connaissez cette relation, même si vous n'en saisissez pas toutes les facettes, tous les détails. Alors je ne vais pas m'étendre sur ce sujet.

 

Je vais vous parlez d'autre chose. Oui, je sais, je me répète. Alors cette fois je vais aller droit au but.

Je souhaiterais envisager la relation de Tony et Ziva du point de vue amoureux.

Vous me trouvez trop direct?

Vous avez raison!

 

Qu'ils finissent ensemble, vous êtes nombreux à en avoir envie, nombreux à y penser. Après tout ce sont des âme-sœurs, n'est-ce-pas!?

Mais je crains que ce ne soit pas d'actualité.

Non pas que je sois contre, au contraire, mais le chemin pour y parvenir est, ou plutôt sera, long. Il faudra du temps.

Pourquoi? Et bien, je pourrai vous définir les différentes étapes, nécessaires à cet aboutissement, afin de vous expliquer, non?

 

Tout d'abord les sentiments de ces deux jeunes gens doivent changer, évoluer, s'approfondir. Ils ne sont pas encore assez fort, assez amoureux finalement.

Lorsque que se sera le cas, chacun devra prendre conscience de ses sentiments, les reconnaître.

Puis il leur faudra les accepter...

...avant de les faire partager.

Cette dernière chose sera sans doute la plus difficile pour eux. Ils ne sont pas coutumiers des confidences.

Ils vont devoir s'apprivoiser sur ce terrain. "Être un couple" n'est pas quelque chose qu'ils connaissent, qu'ils maîtrisent. Alors avant qu'ils soient capable de se dire "je t'aime"...

Bref, vous m'avez compris.

 

Il faudra du temps pour parvenir à ce résultat, beaucoup de temps.

Plus tard il leur faudra faire accepter cette relation aux autres. Gibbs et sa célèbre règle n°12 ne seront peut-être pas le principal obstacle. Je pense plutôt que les directeurs Leon Vance et Eli David seront les véritables problèmes. Dans quelle mesure? Je ne peux et ne veux pas spéculer sur ce sujet.

Il n'en reste pas moins que lorsque Tony et Ziva auront surmonter, dépasser tout ça, ils pourront vivre pleinement leur relation.

Alors à ceux qui les envisagent marier, parents... je vais sans doute vous décevoir, mais ce n'est pas pour demain. Il faudra sans doute une année, au minimum, pour qu'ils reconnaissent leurs sentiments l'un pour l'autre. Les faire partager prendra peut-être autant de temps. Je ne formule que des hypothèses, entendons-nous bien, mais suis-je vraiment si loin de la vérité? Je ne le crois pas.

J'espère de tout cœur qu'ils finiront ensemble, mais je ne puis dire quand.

Si vous le souhaitez je vous tiendrais au courant de l'évolution de leur relation.

Semper fidelis mes amis.

 

Signé: Un agent très spécial

 

Verdict?


Gwenetsi  (11.05.2010 à 18:29)

Et si... l'amour faisait sa loi

 

Il ne savait pas exactement quand ses sentiments avaient commencé à changer. Pourtant le fait est qu'ils avaient changé.

Il ne s'en était pas aperçu au début. Et puis il avait commencé à la regarder différemment.

Il ignorait les autres femmes, il ne voyait plus qu'elle. Il adorait la voir sourire, il ne supportait pas de la voir triste. Il voulait la protéger à chaque instant, la prendre dans ses bras, la faire rire...

Il avait fallut des semaines, peut-être des mois pour arriver à ce stade, mais il ne lui fallut qu'une fraction de seconde pour le comprendre.

 

La prise de conscience fut terriblement douloureuse. Se rendre compte que l'on tient à quelqu'un beaucoup plus que l'on n'est supposé le faire, et qui paraît inconcevable depuis toujours, est extrêmement déstabilisant.

Au début, il fit comme si de rien n'était. Il tenta d'ignorer la vérité, mais il échoua.

Alors son comportement changea. S'il ne pouvait pas revenir en arrière, ce n'est pas pour autant qu'il irait en avant.

Il devint insupportable.

 

On lui reprochait souvent d'être irritant, énervant, voir exécrable.

Il le devint encore plus.

Seulement ce ne fut pas qu'à l'encontre de la jeune femme, cela concerna tout le monde. Au fil des jours, cela s'accentua et l'ambiance s'en ressenti.

Après un sermon de la part de chacun, il dut se résoudre à changer de tactique. Mais aucune ne convenait, il ne pouvait ni ignorer, ni oublier la réalité.

Alors bientôt, il n'en resta plus qu'une qu'il fut bien forcer d'adopter.

Il admit ses sentiments pour elle.

 

Les accepter fut tout aussi douloureux que d'en prendre conscience. La transition fut d'autant plus difficile qu'ils s'accentuaient et se renforçaient avec le temps. C'était de pire en pire et cela le déboussolait.

Tous les instants de sa vie était rythmés par elle, pour elle.

Il ne vivait plus.

 

Ou alors seulement quand elle était là.

Elle ne s'était rendu compte de rien. Personne ne s'était rendu compte de rien d'ailleurs. Son existence toute entière reposait sur ce mensonge, cette absence de vérité.

Il en aurait presque pleurer.

Presque.

 

Elle ne l'aimait pas. Elle le considérait comme un ami tout au plus. Il l'avait rapidement compris et admit. Mais il espérait quand même que cela change un jour.

Il faillit être découvert quand sa jalousie pris le dessus. La voir avec un autre homme était un supplice. La seule remarque qu'il osa faire sur le sujet lui valut sa colère.

Par la suite, il fit attention. Il s'obligeait à détourner son regard quand il sentait ses émotions prendre le dessus. Il avait toujours su joué la comédie. Il s'était toujours caché derrière un masque.

Alors il continuait, il dissimulait tout ce qu'il refusait de faire partager. Il tentait désespérément d'échapper à la réalité.

Avec elle, le masque devint un alias.

 

Il n'avait plus l'air du gamin, du clown fidèle à ses amis et à son travail. Il était ce clown et ce gamin.

L'homme sensible et mature, qu'il avait toujours été au fond de lui, disparut au plus profond de son être, avec celui amoureux d'une princesse d'orient.

Le personnage qu'il était devenu monopolisait son attention. Il faisait tout pour cela.

Mais l'amour qu'il portait à la jeune femme le minait. Il le détruisait à petit feu.

Alors celui qui sommeillait en lui, la véritable personne qu'il était, laissa la place à une infinie tristesse.

Il devint un clown triste et passa dans le royaume des ombres.

 

Sans que personne s'en aperçoive, il commença à dépérir. Son état physique et mental se dégrada. En peu de temps, le jeune homme sombra.

Il n'était plus que l'ombre de lui même. D'apparence inchangée, intérieurement il n'était plus qu'un champ de ruines. Il perdit le goût de la vie sans même s'en rendre compte. Et quand ce fut le cas, il était trop tard.

Il n'avait jamais eut de tendance suicidaire, mais cet amour sans retour l'amena à y penser.

Vivre ou mourir?

 

Il choisit de vivre.

Ni pour elle, ni pour eux, mais à cause de l'image qu'ils avaient de lui. Ils s'en seraient voulu et n'auraient pas compris. Hors il ne voulait ni fournir des explications, ni les faire culpabiliser.

Alors il vivait, ou plutôt il survivait. Et s'il refusait à se donner la mort, il ne faisait rien pour remonter la pente. Il s'enfonçait plus profondément chaque jour, chaque heure, chaque seconde. Le résultat serait finalement le même.

Il allait mourir, tôt ou tard.

 

Il attendait. Si, par quelque miracle, elle devenait amoureuse de lui, il surgirait du néant. Il sortirait enfin son âme de l'obscurité dans laquelle elle était plongée. Mais dans le cas contraire, il finirait par quitter ce monde.

Elle avait sa vie entre ses mains, qu'elle le veuille ou non. Mais elle l'ignorait, alors quelle importance.

Il se tenait à la frontière entre deux mondes.

Il attendait. 

 

OS plutôt noir j'en conviens.

Donnez moi votre avis.


Gwenetsi  (11.05.2010 à 18:34)

Et si... l'alcool mettait deux agents dans une situation difficile

 

Tony se réveilla avec difficulté, l'esprit embrumé.

La première chose qu'il remarqua c'est qu'il n'était pas chez lui.

La seconde, que l'environnement où il se trouvait n'avait rien à voir avec l'appartement d'une de ses connaissances.

Et la troisième, qu'il tenait une forme chaude serrée dans ses bras.

 

Il était incapable d'ouvrir les yeux ou de bouger quoique se soit pour l'instant, alors il se concentra pour se souvenir de ce qui lui était arrivé.

Il lutta longtemps contre les vapeurs d'alcool avant que tout lui revienne.

 

C'était le soir, il était avec Abby, Ziva et Tim dans un bar.

Ils avaient discuter, bu aussi, beaucoup.

Le bleu et la laborantine étaient parti, le laissant seul avec sa coéquipière.

Tous deux avaient prolongé la soirée.

Ils avaient quitté l'endroit passablement éméchés, mais encore assez lucide pour réfléchir et savoir qu'ils étaient incapable de conduire.

Enfin ils le croyaient.

Ils étaient partis à pieds et ensuite...

Ensuite ils...

 

NON! Ils n'avaient pas fait ça!

 

Tony ouvrit les yeux en grand, avant de les refermer aussitôt aveuglé par la lumière.

Ce bref sursaut n'eut pour seul effet que de rappeler à son bon souvenir sa gueule de bois, et à la forme chaude de se blottir encore plus près de lui.

Il avait la bouche encore trop pâteuse pour pouvoir prononcer ne serait-ce qu'un seul mot.

Et la flottée de jurons qu'il voulait débiter resta coincée dans sa gorge, avec le goût amer d'une mauvaise surprise.

Il n'avait plus aucun doute à présent, ils l'avaient fait!

 

C'était pourtant contraire à tous ses principes, à tout ce que Gibbs lui avait enseigné.

Gibbs!

Pourvu qu'il ne sache rien ou il ne donnerait pas cher de sa peau!

 

Mais enfin, qu'est-ce-qui lui avait pris?

Ou plutôt, qu'est-ce-qui leur avait pris!

Il se souvenait qu'ils avaient chaud tous les deux, et qu'ils avaient donc chacun enlevé leur veste.

Mais ils s'étaient arrêté là, pas vrai?

Non?

Ils étaient sous l'emprise de l'alcool aussi.

Oui, mais cela n'excusait en rien ce qu'ils avaient fait!

 

Enfin, il fallait bien se l'avouer, ils avaient totalement dérapé!

La jeune femme contre sa poitrine, la tête nichée dans son cou était là pour le lui rappeler.

D'ailleurs les souvenirs de la soirée lui revenait à présent bien nets.

 

Ils avaient fait ça en plein milieu du parc d'Anacostia, par 10°C et devant une patrouille de police qui plus est!

Mais bordel, qu'est-ce-qui leur était passé par la tête!

 

La réponse vint immédiate.

Il fronça les sourcils.

Au lieu d'expliquer une expression à l'israélienne, il l'avait mis en pratique.

Mais elle était d'accord, hein!

Il n'était pas le seul fautif dans l'histoire!

Pourtant cela ne les excusaient pas.

D'ailleurs les policiers qui les avaient cueilli avaient le même avis.

La preuve, ils les avaient gentiment conduis dans une cellule, d'un commissariat de quartier, pour qu'ils puissent dégriser, et accessoirement éviter qu'ils recommencent ce genre de chose.

 

Et dire que c'était leur jour de congé!

Ils risquaient fort de ne pas en profiter.

 

Ziva remua dans ses bras.

Elle se réveillait à son tour.

Tony respira un bon coup avant d'ouvrir de nouveau les yeux.

Les sourires goguenards qu'affichaient les flics en passant devant eux confirma son impression, ils n'étaient pas sorti d'affaire.

 

Il maudit mille fois leur situation avant de regarder la jeune femme.

Il allait maintenant devoir lui expliquer pourquoi ce qu'ils avaient fait les avait conduit en cellule.

Cette fois il jura pour de bon, mais qu'est-ce-qu'ils leur était passé par la tête?

 

Enfin, c'est vrai, il fallait avoir un grain pour piquer une tête dans le Potomac à trois heures du matin!

Ou alors il fallait être soul et avoir la ferme intention d'expliquer en long en large et en travers toute les subtilités de l'expression « prendre un bain de minuit » à sa coéquipière!

 

Il jura de nouveau, mais qu'est-ce-qu'il leur avait pris de faire ça!

 

***

 

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Gwenetsi  (20.05.2010 à 17:28)

Voilà une suite à mon OS précédent. A noter que je n'ai eut aucun retour sur mes derniers OS. je dois supplier pour ça?

 

***

 

Dire que Gibbs était furieux eut été un doux euphémisme. Il était hors de lui.

Être appelé un de ses rares jours de congé pour venir chercher ses deux agents en cellule ne lui convenait absolument pas. Rajouté à cela la cause de leur enfermement: une baignade dans le fleuve a une heure indue en plein Washington, et il avait tout simplement vu rouge.

 

Que Tony fasse des conneries passe encore, il y été habitué, ou tout du moins peu surpris. Mais que Ziva le rejoigne dans ses frasques, pire qu'elle en soit une des principales actrices, cela il ne le tolérait pas.

 

Quand il débarqua au commissariat, son regard noir sidéra les hommes de loi présents et fit taire les toutes les conversations, dont nombre d'entre elles avaient pour sujet les deux agents. Ils avaient fait sensation apparemment.

 

L'un des deux officiers de patrouille qui les avait ramassé, et l'avait également prévenu, le conduisit aussitôt à leur cellule.

Gibbs n'avait pas eut a prononcé un seul mot, ce qu'il dégageait de colère contenue valait tous les discours du monde. L'officier l'avait reconnu dès son entrée, alors qu'il n'avait rien dit et qu'il ne connaissait que sa voix.

 

 

Tony n'était pas encore totalement réveillé. Ni Ziva d'ailleurs, elle se trouvait toujours contre lui en tentant vainement de retrouver ses esprits. Il est vrai que le martellement continu dans son crane associée à la lumière diffuse de la petite pièce n'aidait pas.

 

Les agents des force de l'ordre ne cessaient de faire des allers et venues devant eux. Les sourires narquois et les remarques acerbes qui se présentaient à eux dès que les deux agents ouvraient les yeux rajoutaient à leur situation. Autant dire que tous deux rêvaient de disparaître suite à leur mémorable soirée.

 

Après cette rapide introspection, Tony était intimement convaincu que rien n'aurait put aggraver la situation, que cela ne pouvait pas être pire. Mais il revit son jugement à la baisse lorsque le visage bien connu de son patron entra dans son champs de vision.

 

Gibbs était au commissariat. Le constat fut amer.

Pas qu'il n'aurait pas du s'en douter, après tout il fallait bien que quelqu'un vienne les chercher après leur arrestation, mais il aura sincèrement préféré que les policiers choisissent d'appeler quelqu'un d'autre. C'est vrai, son répertoire contenait d'autres numéros, celui de Gibbs n'était pas le seul!

 

 

On lui ouvrit la cellule mais Gibbs ne bougea pas d'un centimètre, il resta dans l'embrasure de la porte et se contenta de jeter un regard assassin à Tony. En la secouant d'ailleurs légèrement, le jeune homme invitait doucement sa compagne à ouvrir les yeux et à émerger totalement de l'état comateux dans lequel elle venait de plonger.

 

Celle-ci sortit de sa torpeur et ouvrit finalement un œil en direction de la porte. Son cerveau enregistra la présence de son patron sans pour autant délivrer le message lui commandant de réagir.

À l'inverse, la jeune femme se pelotonna un peu plus contre le corps chaud de son coéquipier, dans la ferme intention de repartir au pays des rêves.

 

Le « Ziva, on a un problème. » chuchoté à son oreille lui fit en revanche plus d'effet qu'une douche glacée. Tony ne disait jamais cela, ou alors il temporisait ce genre de phrase par un « je crois ». le « on a un problème » murmuré avec une pointe d'inquiétude réussit à déclencher l'alarme dans son esprit.

 

Elle ouvrit grands les yeux une fraction de seconde avant de porter une main à sa tête et de faire une grimace. Sa gueule de bois, ses souvenirs de la soirée, l'endroit où elle se trouvait, avec qui et la présence silencieuse de Gibbs venaient de lui revenir à la figure tel un boomerang lancé à pleine vitesse. Ses pensées suivirent le même cheminement que celles de Tony un peu plus tôt et elle jura en hébreux.

 

Tony constata qu'elle était réveillée et reporta son attention sur Gibbs.

- Patron?

- DiNozzo.

La voix était aussi tranchante qu'un rasoir. Ziva en prit conscience et quitta les bras protecteurs et rassurants de son partenaire pour se tourner vers elle.

 

Tony afficha une moue contrite avant d'ouvrir la bouche.

- Je peux tout t'expliquer!

Force était de constater qu'il prenait tout sur lui, mais au regard qui glissa sur elle, Ziva comprit que cet élan chevaleresque, ni toutes les explications qu'ils pourraient fournir, ne changeraient strictement rien à l'attitude de leur chef d'équipe, et surtout au sort qu'il leur réservait.

 

L'ambiance était électrique et la tension palpable. Le tout diminua quand l'officier se mit à parler:

- Les papiers pour leur sortie sont sur mon bureau. Si vous voulez bien m'y accompagner, un de mes collègues va se charger de vos agents.

Il ouvrit la marche, aussitôt suivit par un Gibbs à l'aura assassine.

 

Tony se leva et pris quelques secondes pour se stabiliser avant d'aider Ziva à en faire de même.

Un policier les conduisit à l'accueil et leur remit leurs affaires alors que leur patron revenait.

Tony ouvrit la bouche pour parler, mais un regard meurtrier l'en dissuada.

 

Il pensa avec soulagement que ni lui, ni Ziva n'avait été jusqu'à se déshabiller totalement avant de se mettre à l'eau, quand Gibbs leur signifia d'un hochement de tête qu'il n'était pas question qu'ils enfilent leurs vestes et leurs chaussures. Il leur désigna à la place la sortie du doigt.

 

Tony aurait tout donné pour qu'il leur hurle dessus plutôt que de subir cette humiliation publique, et de ce qu'il pouvait en juger, Ziva était du même avis. Car c'est dans le plus profond silence et sous les regards scrutateurs de toutes les personnes présentes qu'ils quittèrent les lieux.

 

***

 

Gibbs leur désigna l'arrière de son véhicule et s'installa au volant. Il démarra et quitta les lieux pour s'enfoncer à toute vitesse dans la circulation de Washington.

Ce ne fut qu'une fois qu'il eut passé le coin de la rue que, timidement, les conversations reprirent dans le poste de police.

 

Les fenêtres avant grandes ouvertes refroidissaient rapidement l'habitacle et ses occupants. Si l'on avisait les vêtements encore humides que portaient les deux fautifs et leurs tremblements ininterrompu, on pouvait facilement présumer qu'ils risquaient de tomber malade. Pourtant cela ne changea en rien la conduite du chauffeur qui poursuivit sa route comme si de rien n'était.

 

Il déposa les deux agents aux abords du Potomac, à l'endroit même où ils s'étaient fait prendre. Il les laissa là, pieds nus dans l'herbe, leurs affaires à la main et entreprit de faire demi-tour.

Tony l'interpella avant qu'il ne quitte les lieux.

- Tu ne vas pas nous laissez là! On est à je ne sais pas combien de bornes de chez nous!

- À ton avis DiNozzo!

Le ton était dur, une pointe railleur.

Ziva prit la suite de son partenaire.

- Gibbs! Tony a raison, vous...

Celui-ci ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase.

- David, une remarque peut-être?

- Oui, je...

- Si vous avez put venir jusqu'ici, alors vous êtes capables de faire le trajet en sens inverse.

Sur ce il s'en alla.

 

Tony jeta un coup d'œil à sa compagne. Ils étaient bons pour regagner leurs domiciles à pieds.

Gibbs avait conservé leurs clés de voiture, et il n'étaient, de toute façon, toujours pas en été de reprendre le volant.

Les bruits de la ville lui déchiraient le crâne. Il prit un instant sa tête entre ses mains dans un vain espoir que cela cesse. Finalement, il passa ses affaires. Ziva l'imita.

 

- Tu crois qu'il va nous en vouloir longtemps? s'enquiera-t-il.

- À ton avis!?

- Ben on n'est pas sorti de l'auberge!

Et tous deux prirent la direction de leurs appartements respectifs, cheminant ensemble sur une partie du trajet. Leurs visages restèrent fermés et, en partie à cause de l'expression qui les avait conduit à cette situation, pas un mot ne passa leurs lèvres.

 

Quand ils reprirent le boulot, ils constatèrent soulagés que personne n'était au courant de leur petite mésaventure.

En revanche, ils regrettèrent amèrement qu'il soit venu les chercher et ils se demandaient s'il passerait l'éponge. Quoiqu'à l'éclat dans ses yeux, quand il s'adressait à eux, ils doutaient que cela arrive un jour.

 

Tony ajouta mentalement une règle à toutes celles que Gibbs leur avait enseigné. Une qu'il plaça devant toutes les autres. Une qui disait: « Ne jamais mettre Gibbs en colère! ».

Puis il jura de nouveau, se demandant encore une fois ce qu'ils leur étaient passé par la tête.


Gwenetsi  (31.05.2010 à 18:35)

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