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Série : NCIS
Création : 02.11.2008 à 15h29
Auteur : AbbyCath
Statut : Terminée
« ici, vous pourrez publier des "petites fictions", c'est à dire qui ne devront pas dépasser 2 voire 3 paragraphes. alors, à vos claviers... » AbbyCath
Cette fanfic compte déjà 54 paragraphes
Une soirée
Suite à une fic' de Gwenetsi "7 notes, 5 lettres..." que j'ai adoré, je me suis fait un petit délire... Bon, je vous laisse juger de l'heure à laquelle j'ai écrit ^^
Dans un bar de Washington D.C. Un concours était organisé par le gérant du bar. Deux pianos étaient disposés sur la mini-scène. Chacun était assis à une table, contemplant son verre, discutant avec ses amis, ne sachant quoi faire, ils étaient tous là pour écouter un peu de musique. Qui les changerait de d’habitude. De la musique comme on en fait plus. Presque personne n’ose s’aventurer dans ce genre de musique, puisqu’elle n’est plus d’actualité. Et pourtant certains ne peuvent s’empêcher de jouer. Pour le plaisir des oreilles. D’écouter ces merveilleuses mélodies que tout le monde connait, parfois il leur arrive même d’en inventer. Cela vient naturellement. Comme si c’était inscrit dans leur veine.
C’est dans ce bar là, que la plus performante équipe du NCIS avait décidé de se rendre, après une enquête assez compliquée. L’italien avait un peu fait la tête quant au choix de ses amis. Il savait très bien qu’il y avait ce concours dans ce bar. Mais il n’avait pas pu refuser étant donné que son patron était de la partie. Il n’allait pas commencer à faire comme lui quand même. C’est ainsi que Gibbs, Tony, Ziva, McGee, Abby, Ducky et Palmer se retrouvèrent au comptoir en train de boire un verre ou deux. Soudain, une musique retentit. Un premier pianiste s’essaya sur l’un des pianos. La musique était douce, légère, elle vous emportait loin de là où vous vous trouviez. Puis elle se changea en une musique à la limite de la tristesse. Répétitive, comme quelque chose d’inaccessible et de magnifique. A la fois rêveuse, vous donnant des envies de vous évader vers d’autres comtés bien plus belles que là ou vous vivez. C’était magique.
Tout le monde arrêta sa conversation et se tourna vers le jeune qui venait de faire rêver tout le monde. Sans aucun bruit, il se leva et regagna sa place. C’est alors que Tony prétexta aller aux toilettes pour se rendre sur la scène en toute discrétion. Il caressa lentement les touches du piano. C’était une sensation qu’il n’avait pas ressentie depuis bien longtemps. De toute façon, il s’en fichait, puisque ce soir, il jouait non pas pour lui-même, mais pour ses amis.
Une première note se fit entendre, une note aigue. Puis une autre, chacune s’accélérant. La rapidité avec des doigts du prodige était impressionnante. La musique était rapide, mais non saccadée, elle était agréable et remplie de bonheur, de joie. Puis elle devint grave et moins forte, on entendait à peine les notes. La musique devint sombre, lugubre, macabre, mortelle. Puis crescendo elle monta dans les aigus, comme si le pianiste retrouvait le sourire, d’ailleurs, c’est ce qu’il se passait. Le virtuose souriait. Il était heureux. La musique s’adoucit, pour devenir romantique. S’ensuivirent des petits passages rapides et saccadés, suivis de silences très brefs. C’était visiblement comme s’il cherchait à fuir à quitter ce qu’il voyait. De crescendo rapide vers les graves, tel un nouveau drame se passant, une perte, un manque, le moment dura plus longtemps cette fois-ci. Une fois de plus, la joie reprit le dessus. Il allait tellement vite, que l’on aurait pu croire qu’il avait quatre mains.
Il était très concentré sur ce qu’il faisait. Il n’aperçut même pas les regards des personnes dans la salle le fixant. Les gens, le regardait d’un air surpris, charmé, compréhensif. Nul besoin d’être pianiste pour comprendre ce que le pianiste ressentait en ce moment. Il faisait un rapide tour de sa vie.
La musique s’arrêta. Le jeune transpirait. Mais son visage arborait un bonheur intense. Il était content et fier de ce qu’il venait de faire.
Les applaudissements de six personnes dans le fond de la salle se firent entendre. Des applaudissements bien mérités. Un micro était sur pied, le jeune pianiste le saisit.
« Voilà, j’espère que cela vous aura fait plaisir. Et ce que je viens d’exécuter n’est écrit sur aucune partition. Je voulais tout simplement rendre un hommage. Merci de m’avoir écouté et bonne soirée. »
Puis il descendit de la scène, rejoignant les six personnes qui l’avaient applaudit quelque instant plus tôt. Personne n’osait parler. Bizarrement, c’est Ducky qui brisa le silence.
« Pour une soirée, c’est une sacrée soirée ! »
The End
Auteur : Titefofole
Correcteur : Mamynicky
Ecrit : 01.10.10 à 03 :31 sur Playing Love
Et me voilà de retour!
Nouvel OS qui fait suite à un autre "Et si... l'amour faisait sa loi" que vous trouverez en page 2.
Donc voilà une suite possible avant que je poste celle de Modus Vivendi. Et vive les coms!
***
Quand l'amour fait sa loi
On dit plein de choses sur l'amour, sur le bonheur. On dit plein de choses sur les sentiments, sur les émotions. On dit plein de choses sur les silences, sur les paroles.
On dit plein de choses et pourtant on ne dit rien.
On ne dit pas à quel point on peut se sentir seul au milieu de la foule. On ne dit pas à quel point on peut se sentir mort alors qu'on est bien vivant. On ne dit pas à quel point on peut se sentir ignorant sur ce qui est d'ordinaire évident.
On ne dit rien et pourtant on dit tant.
La vie est une infinité de choses. Chacun la définit à sa manière.
Pour lui, elle n'était rien. Elle ne l'était plus. Il ne se souvenait pas comment elle avait été.
Pour lui, elle était si dure, si difficile. Elle était comme ça au quotidien, chaque seconde, chaque instant.
Pour lui, elle était l'opposé de ce qu'elle était pour les autres.
Parce qu'il était en marge du monde. Parce qu'il était à la frontière de la vie et de la mort. Parce qu'il était était dans son univers.
Parce qu'il l'aimait. Et parce que cet amour était à sens unique.
Cela durait depuis des mois, des années peut être. Il ne savait plus, il ne savait pas. Il l'aimait, c'était le plus important. C'était tout ce qui compte.
Cela ne pouvait pas durer. Il le savait. Il l'avait compris depuis longtemps.
Et ce jour là, au moment où il ouvrit les yeux, il sut que c'était terminé, d'une manière ou d'une autre.
Il dormait peu. Il se couchait tard et mettait plusieurs heures à trouver le sommeil. Quand il y arrivait.
Ses pensées étaient tournées vers elle, l'empêchant de dormir. Ça lui était égal, parce que c'était elle qui occupait son esprit.
Les rares heures ou minutes de sommeil qu'il prenait ne le reposait pas. Et quand bien même il dormait suffisamment, il se réveillait aussi fatigué que la veille.
Il se leva comme il le faisait tous les jours et s'habilla rapidement. Il flottait dans ses vêtements. Cela faisait un moment qu'ils étaient trop grands pour lui.
Il ne se regardait plus dans le miroir. Il savait à quoi il ressemblait. Il avait perdu du poids, beaucoup trop. Il avait dépérit en peu de temps, trop peu.
Il n'aurait pas du être vivant. Il aurait du être mort depuis longtemps. La science aurait été incapable de l'expliquer si cela s'était su. Il était hors des normes, dans les plus mauvais sens que pouvaient avoir ces termes.
Il attrapa son arme et sa plaque en même temps que ses clés. Il ne mangerait pas ce matin, comme tous les autres jours. Il ne mangerait pas non plus ce soir. Seul le déjeuner échappait à cette habitude car il se trouvait à ce moment là en compagnie des autres.
La vérité, pourtant, c'est qu'il ne nourrissait plus. Hormis en présence de ses amis, il n'avalait jamais rien. Il n'en était pas capable.
Sa journée il l'avait passé égal à lui même. C'est en tous cas ce que vous diraient les autres. Son équipe, sa famille, ses amis, c'était la même chose pour lui.
Aucun d'eux n'était en mesure de dire qu'il avait changé.
Le soir il rentrait, après avoir travaillé le plus tard possible. Il s'asseyait dans le noir sur son canapé. Et il pensait à elle.
Ce qu'elle avait fait ce jour là, ce qu'elle avait dit, ce qu'elle portait, la façon dont elle l'avait envoyer balader...
Il finissait par se lever et se diriger vers la salle de bain. Il prenait une douche glacée. Le froid lui permettait de l'oublier quelques instants. Trop courts ou trop longs, selon l'angle où on se plaçait.
Il gagnait ensuite sa chambre et s'allongeait sur le lit. Il ne l'ouvrait plus depuis tant de temps.
Pourtant, ce soir là, il ne fit pas comme d'habitude.
Ce soir là, lorsqu'il rentra chez lui, il alluma la lumière.
Ce soir là, il sortit de son sac la petite pizza qu'il s'était acheté au coin de la rue.
Ce soir là, il prit une douche chaude.
Ce soir là, il se coucha tôt.
Ce soir là, il s'endormit avec de la nourriture dans l'estomac.
Ce jour là, elle l'avait regardé autrement.
Un simple regard alors qu'ils étaient dans l'ascenseur. Un simple regard qui aurait put paraître insignifiant si il ne la connaissait pas aussi bien.
Il savait identifier ce regard. Il avait eut le même un jour, il y a une éternité. Ce jour là, il avait comprit qu'il l'aimait.
Et il y avait quelques heures, elle avait comprit qu'elle l'aimait.
Il savait que cela prendrait du temps avant qu'elle arrive au même point que lui. Mais il patienterait. Ils avaient le temps.
En attendant, il allait se remettre sur pieds. Bientôt personne ne serait en mesure de dire qu'il avait frôlé l'autre monde.
Il attendait.
Nouvel OS en attendant que je poste la suite de Modus Vivendi (j'ai quelques imprévus dans l'histoire à régler).
Bon c'est vrai que j'ai exagéré le caractère de Tony, mais je pense que c'est quelque chose de tout à fait probable.
J'attends vos avis!
Personne
La pire maladie n'est ni la lèpre ni la tuberculose, mais le sentiment d'exclusion.
Mère Thérésa
Il voudrait hurler, crier, clamer haut et fort qu'ils ont tord. Mais il en est incapable. Il n'arrive pas à leur dire la vérité.
Cela résoudrait pourtant tant de problèmes. Tous les problèmes?
Tony reste passif alors qu'Abby le bourre de coups de poing dans la poitrine. Il ne réagit pas plus quand Ducky la détache de lui pour l'entraîner à l'écart, posant sur lui des yeux exprimant le reproche. Il reste immobile alors que Jimmy passe près de lui sans le voir, le bousculant au passage. Il est impassible quand le directeur lui décoche un regard assassin. Il ne bouge pas quand le médecin vient les voir pour leur annoncer qu'ils sont toujours entrain de les opérer.
Finalement Tim les rejoint, le bras en écharpe, de nombreuses contusions sur le visage. Il ignore totalement son coéquipier pour se diriger vers les autres. Il était à l'extérieur quand ça c'est produit. Il a eut beaucoup de chance.
Le docteur revient. Ils sont vivants, leur état est grave, mais ce sont des battants. Il s'en sortiront. Ils l'espèrent.
Tony reprend pied et quitte les lieux sans que personne ne cherche à le retenir. Ils voient passer Ziva et Gibbs dans l'autre sens à toute allure. Il les ignore ostensiblement.
Comment pourrait-il leur expliquer que ceux qu'il était censé protéger sont entre la vie et la mort? Un marine et sa femme que l'explosion de leur maison a faillit tuer. Ils croient tous qu'il les a quitté pour passer un coup de fil, que c'est sa négligence qui est responsable du drame.
Pourtant, la vraie raison c'est qu'il y avait deux bombes et qu'il était entrain de désarmer l'une d'elle. Il avait supposer qu'il y en a avait une autre dans l'habitation en découvrant celle sous un banc du jardin. Et faisant fit de ses ordres, le couple était rentré dans son domicile pour la chercher.
Il ne pouvait pas quitter son poste sans quoi celle qu'il avait devant lui les condamnait.
Il a des notions en la matière, faibles, mais quelques unes. Il était rapidement arrivé à la conclusion qu'il ne pourrait pas la désarmer à temps. Alors il avait courut, le plus loin possible, pour la balancer dans le lac tout proche.
Au moment où l'eau s'élevait dans les airs, projetés par l'onde de choc, la maison se faisait soufflait par la seconde explosion.
Ils vont l'apprendre, dans peu de temps sans doute. Mais le mal est fait, il se sent coupable. Il sait que ce sentiment le poursuivra toute sa vie, s'additionnant aux autres du même acabit.
Les gens ne cherchent jamais à connaître sa version. C'est toujours comme ça. Il passe pour le méchant de l'histoire et à force il finit par s'en convaincre.
Pourtant il aimerait qu'on lui demande ce qu'il s'est passé au lieu de l'accuser. Pour une fois, il aimerait qu'on lui fasse confiance.
Mais il s'est fait une raison depuis le temps, personne n'a confiance en lui.
Alors il marche sans se retourner, quittant l'hôpital.
Personne ne viendra voir si, lui, il va bien. Personne ne viendra lui demander si il veut en parler. Personne ne viendra, car personne ne veut savoir. Il est le bouc émissaire, c'est plus simple.
C'était comme ça quand Gibbs était parti pour le Mexique. Abby, Tim et Ziva lui avait reproché de l'imiter et en même temps de ne pas être lui. Ducky était trop en colère pour se soucier du monde qui l'entourait. Jenny se reposait sur lui, très affectée par ce départ. Il n'y avait que Jimmy qui avait put l'aider quand il bloquait sur une affaire, mais ça se limitait à ça.
Personne n'était jamais venu voir si il était affecté par ce départ ou ses nouvelles responsabilités.
De même, lorsque Gibbs était rentré, il ne s'était pas soucié une seule seconde de son agent. Il avait reprit sa place comme si de rien n'était, comme si ces mois d'absence n'avaient jamais existé. L'équipe, tout à son bonheur de le retrouver avait agi de la même manière. Et lui dans tout ça? Ils s'en fichaient.
Encore une fois, il s'était retrouvé seul.
Et ce n'était pas les seuls exemples. Quand il était revenu du porte-avion, personne ne lui avait parlé de ce qu'il s'était passé. Pourtant l'explosion qui avait blessé Ziva, c'était important, non? Gibbs ne lui avait pas non plus fait confiance lors de l'opération Domino. Il savait qu'il pourrait encaisser, lui pardonner. Pas une seule seconde, il n'avait pensé au mal que ça lui ferait. Il savait seulement qu'il passerait l'éponge comme toujours.
Sauf qu'ils ont tous tord.
C'est vrai qu'il ne leur fait aucun reproches, mais c'est parce que c'est ce qu'ils attendent de lui. Il ne fait jamais de vagues auprès d'eux. Il prend tout sur lui. C'est comme ça. C'est ce qu'ils veulent.
Alors quand un problème arrive, c'est sur lui que se tourne leur colère. C'est plus simple à gérer quand il y a quelqu'un. Il a accepté ce rôle parce que c'est la seule chose qu'ils lui offrent.
Se sont-ils déjà inquiétés pour lui? Il n'en sait rien.
Les gens ne se sont jamais souciés de lui, tout au long de sa vie. C'est comme ça depuis la mort de sa mère, et il n'a aucun souvenir prouvant le contraire avant.
Arrivé en retard lui permet d'attirer l'attention, il a au moins le sentiment qu'on s'intéresse à lui. C'est pour ça qu'il parle tant. C'est pour qu'on le remarque.
Seulement ce n'est jamais plus que de l'attention. La véritable inquiétude, le véritable souci envers lui n'existe pas. Ou en tout cas, il n'en a jamais eut la preuve.
Parfois, il pense qu'il s'agit de ça, mais pas une seule fois il n'a eut une certitude.
Il prend la direction de son appartement, à pied. Il n'y sera pas avant plusieurs heures, mais ça lui est égal. Il n'a personne qui l'attend. Il n'y a jamais personne.
Et surtout, il n'y aura jamais personne.
Il le sait. Ça a toujours été comme ça. Ça le sera toujours.
Il s'est fait une raison.
Voilà la suite de l'OS précédent. Je poursuis dans la déprime.
Tony laisse tomber son sac au sol dès qu'il a passé la porte de chez lui. Il ne prend pas la peine d'allumer la lumière de son appartement. Les éclairages de la rue lui permettent à peine de distinguer les formes qui l'entourent mais ça lui suffit. Il veut rester dans la pénombre.
Il jette sa veste sur le canapé et se dirige vers sa chambre. Pieds nus, en pantalon et T-shirt, il s'allonge sur le lit. Les bras en croix, il ferme les yeux. Pour la première fois depuis des années, une larme roule sur sa joue.
Ces derniers temps, tout s'est aggravé. Cela ne le surpend pas, mais ça lui mal quand même.
Il a vu arriver Franks et sa famille. Il a vu l'affection que porte Gibbs à son mentor, Amira et Leyla. Il a vu celle pour son père, Jackson. Il a vu celle pour Abby et Ziva. Il a même vu celle pour Tim et Ducky, ou encore Jimmy.
Mais il n'a pas vu celle pour lui.
Il a aussi vu son père, venu seulement parce qu'il est ruiné. Pas une seule démonstration d'amour n'a transparu. Lui, il l'a aidé, parce que ça reste son père, parce qu'il veut encore croire que les choses changeront. Cela viendra, il doit s'en convaincre.
Un jour, Ziva l'appelera lui, si elle a besoin d'aide, et pas celui parti au Mexique. Un jour, Abby lui fera par de ses problèmes, au lieu de les taire. Un jour, Tim viendra lui demander son avis sur un sujet personnel. Un jour, Ducky lui demandera si il a besoin d'aide pour quoique se soit. Un jour, Gibbs sera fier de lui.
Un jour, il recevra autre chose que des reproches. Un jour, cela arrivera, n'est-ce-pas? Il ne sera plus seul. Il veut y croire. Pourtant, au plus profond de lui, il sait que ce n'est pas le cas.
Il le sait car aujourd'hui, il s'est attiré leur colère.
Encore.
Tim a eut une proposition de travail pour faire parti d'un nouveau service informatique de pointe, où il est presque impossible d'avoir une place. Et iI lui a demandé quand est-ce-qu'il partait.
Il voulait juste savoir si il allait accepter, c'était une pique, c'est tout. Ce n'était pas pour se débarrasser de lui, ou par jalousie. Mais eux, c'est ce qu'ils ont compris. Ça a alors été le début d'un flot de reproche en tout genre et de la part de tous.
Pourtant, il n'est pas jaloux, lui aussi a eut des propositions, bien qu'ils ne le savent pas. C'est vrai qu'il aurait pu mal le prendre que lui accepte alors qu'il a toujours refusé de partir, mais ce n'est pas le cas. Ce n'est pas celui d'Abby non plus. Parce qu'ils se plaisent au NCIS, dans leur nouvelle famille. C'est d'ailleurs pour ça que Tim a également refusé de partir.
Sauf que mal est fait.
Encore et toujours des reproches. Il pensait pourtant que ça c'était amélioré. Il a eut tord. De nouveau.
Il essuie la larme sur sa joue. Elle restera la seule, l'unique. Il a mal, mais pas encore assez pour que ses soeurs l'accompagnent.
***
Plutôt court je sais. Dès que j'ai une illumination je vous fais la suite et une fin digne de ce nom. En attendant... des coms? Que je ne déprime pas moi aussi!
Voilà un OS pour me faire pardonner l'attente de ma fic. J'y réutilise des termes du site fanfiction.net où vous pouvez me retrouvez, mais pas besoin de connaître pour comprendre et apprécier.
***
Fanfiction mode d'emploi
...ou comment expliquer (en partie) le fonctionnement de Leroy Jethro Gibbs
Définition
Fanfiction : Récit fictif sur une série. Synonyme : épisode virtuel.
Gibbs : Homme à l'âge indéterminé (ne pas spéculer sur le sujet pour conserver son intégrité physique), en parfaite santé (ou presque, a besoin de lunettes à cause de sa presbytie), accro à la caféine (café noir sans sucre), agent spécial du Naval Criminal Investigative Service (abrégé N.C.I.S.), ancien sniper des marines au grade de sergent artilleur (on reste toujours marine selon lui), suit cinquante et une règles dans la vie (écrites contrairement aux rumeurs), actuellement célibataire (a été marié quatre fois).
Point commun : Tous deux ont besoin d'être expliqué.
Les découvrir
Fanfiction : La première rencontre a lieu par hasard ou à la suite de recherches.
Gibbs : La première rencontre a lieu par hasard, à la suite de recherches ou (plus généralement) sous la contrainte.
Point commun : La première rencontre est décisive. Nos choix futurs de les revoir sont déterminés à ce moment précis.
Avant eux (titre, statut, auteur, série, genre/pairing, personnage, résumé, saison, disclaimer et note de l'auteur)
Fanfiction : Des précisions sont apportées sur le récit, avant lui.
Gibbs : Père : Jackson Gibbs, pilote. Mère : décédée, aucune autre information.
Point commun : À prendre absolument en compte pour les éclairer.
Titre
Fanfiction : Inscription à son début pour en annoncer le contenu.
Gibbs : Deux exemples : Agent spécial ou Deep Six.
Point commun : Ne permet pas de se faire une idée précise de ce qui nous attend, pour le meilleur …ou pour le pire!
Statut
Fanfiction : Indique si elle est en cours d'écriture ou terminée.
Gibbs : Vivant.
Point commun : Peut changer à tout instant.
Auteur
Fanfiction : Son créateur.
Gibbs : Erreur! C'est McGee l'auteur de Deep Six, pas lui.
Point commun : Mais puisque je vous dit que ce n'est pas Gibbs l'auteur!
Série
Fanfiction : Nom de la série correspondant à l'univers de la fanfiction.
Gibbs : Nom donné à l'enfilade de café qu'il ingurgite et aux enquêtes successives qu'il dirige.
Point commun : Permettent de situer le sujet et d'amorcer un début d'explication.
Genre/Pairing
Fanfiction : Romance, drame, aventure, humour, policier...
Gibbs : Synonyme : humeur.
Point commun : Changeant, mais l'un moins que l'autre.
Personnage
Fanfiction : Personne mise en action.
Gibbs : L'est dans le roman Deep Six.
Point commun : Synonymes.
Résumé
Fanfiction : Présentation sommaire du récit, avant goût.
Gibbs : Se reporter à la définition.
Point commun : Fortement conseillé avant de les aborder.
Saison
Fanfiction : Permet de situer le récit.
Gibbs : Sa tenue vestimentaire ne prend pas en compte le changement de saison, son humeur non plus.
Point commun : Aucun rapport.
Disclaimer
Fanfiction : Avertissement de l'auteur pour préciser que l’univers et les personnages de la série sur laquelle il écrit ne sont pas sa propriété.
Gibbs : Avertissement nécessaire avant de l'affronter pour éviter toute dégradation de son intégrité physique et mentale. Tout le monde tient à les conserver pleinement.
Point commun : Problèmes avérés dans un futur (très) proche en cas de son non respect. Les autres agents du NCIS tiennent à rapeller qu'il faut enregistrer sur vos téléphones le numéro des urgences et de l'hôpital psychiatrique le plus proche, si ce n'est pas déjà fait.
Notes de l'auteur
Fanfiction : Précisions variées à son sujet.
Gibbs : Ne prend que rarement (jamais?) en compte les notes de service et celles du directeur (le service compta attend toujours la visite de l'agent Gibbs au sujet d'amendes pour excès de vitesse à répétition).
Point commun : Importantes, elles ne sont pas prises en compte à leur juste valeur. Elles sont dans certains cas, sans intérêt.
Les types (drabble, OS, ship, slash)
Fanfiction : Il en existe plusieurs la définissant sur sa taille et son contenu.
Gibbs : Homme, caucasien, 175-80 cm, 75 kilos, yeux bleus, bonne constitution physique.
Point commun : C'est la première impression qui fait tout.
Drabble
Fanfiction : Récit de cent mots seulement.
Gibbs : Il sait parler?
Point commun : Soit on comprend tout, soit on comprend rien.
One Shot (O.S.)
Fanfiction : Récit court de quelques paragraphes, un seul chapitre.
Gibbs : Devise du sniper (Semper Fidelis est la devise de tous les marines).
Point commun : C'est court à chaque fois et ça laisse sur sa faim.
Ship
Fanfiction : Récit sur la romance de deux héros devant obligatoirement aller ensemble pour l'auteur.
Gwenetsi (06.11.2010 à 14:17)
Gibbs : C'est pas un bateau ça?
Point commun : Vous croyez franchement qu'il y en a un?
Slash
Fanfiction : Récit axé sur la relation homosexuelle de deux personnages.
Gibbs : Au vu du nombre de ses relations (quatre mariages, nombre indéterminé de compagnes), de l'échec de celles-ci (trois divorces, nombre indéterminé de séparations), et de son célibat (encore), un changement d'orientation sexuelle n'est pas à écarter.
Point commun : Il est aimé ou haït, pas de juste milieu.
Prologue
Fanfiction : Prélude de l'histoire, avant-propos.
Gibbs : Coup de téléphone annonçant une enquête.
Point commun : Le début des ennuis généralement.
Histoire
Fanfiction : Les deux sont synonymes.
Gibbs : Suite à des menaces, dont je tairai la nature et la provenance (noter tout de même l'odeur de café qui se dégage de la lettre de menace de mort), je me vois dans l'incapacité de vous expliquer de quoi il retourne pour le sujet.
Point commun : Impossible à donner, se reportez à l'explication ci-dessus.
Épilogue
Fanfiction : Conclusion de l'histoire, ce qu'il se passe, s'est passé après l'histoire.
Gibbs : Toujours en vie, donc aucun. Possibilité de donner ceux de ses enquêtes et ex-femmes. Ça intéresse quelqu'un?
Point commun : Aucun.
Review(s)
Fanfiction : Commentaire(s) laissé(s) par le lecteur d'une fanfiction où il exprime à l'auteur son avis sur ce qu'il vient de lire.
Gibbs : Félicitation(s) adressée(s) à ses agents pour les féliciter de leur travail.
Point commun : Dans les deux cas, attendu(s) fébrilement.
Postérité
Fanfiction : Donnera, ou non, l'envie de lire les autres écrits de l'auteur ou les fanfictions de la série.
Gibbs : Donnera, ou non, l'envie de le revoir, décision sans appel (aucun revirement connu à ce jour quelle que soit la décision).
Point commun : On notera qu'il s'agit d'envie, pas de besoin.
Postérité de ces indications
Fanfiction : Éclaircissement probant de vos futures lectures.
Gibbs : Aucune, personne n'arrive à le cerner (psys inclus... surtout les psys!).
Point commun : Oubli de toutes ces indications quelques minutes après avoir fermé cette page.
***
Désolé, de vous poster la fin de cet OS seulement maintenant, mais j'ai pas mal de bugs informatiques, c'est d'ailleurs pour ça qu'il n'était pas entier.
Votre avis?
Salut tout le monde!
En attendant de pouvoir poster ma nouvelle fic, voici un petit OS. Le sujet était imposé (par mon cher souffleur d'idée!) et voilà ce que ça a donné.
Je vous préviens tout de suite, c'est du pur délire!
***
Course poursuite
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Jean de La Fontaine
- Oliver! cria Ziva. Reviens ici tout de suite!
- Non, je les rendrais pas!
- Oliver! gronda Abby. J'ai passé l'âge!
- M'en fiche! Vous me rattraperez pas de toute façon!
- C'est ce que tu crois!
Reconnaissant la voix de son grand-père, Oliver leva les yeux.
Sanglé à son jet-pack, Tim se rapprochait de lui à toute allure. Le gamin avisa la ruelle autour de lui. Ziva et Abby allait en tête de la fine équipe. Tony suivait en poussant Jethro, lequel râlait qu'il n'avait pas besoin d'aide pour avancer. Il n'avait pourtant plus grande force dans les bras, et la batterie de l'engin étant à plat...
Oliver avait fuit la maison où se trouvait Ducky, Palmer et le reste de la famille après avoir commis son crime. Les aînés s'étaient alors lancé à sa poursuite.
L'objet du délit? La pair de lunette de Ducky, sans laquelle il ne pouvait rien voir. Le plus que centenaire n'était plus en mesure de se déplacer seul, et surtout pas sans elle. Palmer, sourd comme un pot depuis longtemps, était chargé de veiller sur le patriarche et les petits et arrières petits-enfants de la troupe. Les parents avaient parfaitement organisé leur coup pour avoir la paix toute la journée, aux dépends des grands-parents. Ceux-ci coursaient actuellement le pire garnement de la bande.
Oliver avait parié avec ses cousins qu'il était capable de voler la précieuse pair de binocle que portait Ducky. Il n'avait en revanche absolument pas prévu de se faire courser par ses nounous du jour.
Les anciens membres du NCIS avaient de la ressource malgré leur âge. Il commençait à se rendre compte.
Tim descendit bloquer la rue en face du jeune garçon. Ziva fut la première à les rejoindre. Abby suivait, la main sur la perche soutenant sa perfusion. La vieille femme avait gardé son look gothique malgré le passage du temps. Elle avait fini par être totalement dépendante du CafPow. Les médecins avaient depuis longtemps renoncé à l'en faire décrocher.
Tony stoppa le fauteuil de Gibbs derrière les deux femmes. Il râlait toujours. Il faut dire qu'avec l'âge il n'avait pas perdu son sale caractère. C'était même l'inverse. Toute la famille connaissait ses fameuse règles.
- Oliver, ça suffit, cracha Tony.
Le gamin lui fit une moue moqueuse, digne de la sienne. En maugréant, Tony réajusta son dentier qui avait tendance à partir dès qu'il parlait.
- T'as pas de leçon à me donner papy! clama Oliver.
Le gamin était encore pire que lui. Il avait de qui tenir cependant. Ses parents étaient respectivement les enfants du couple Tim-Abby et de lui et Ziva. Ajouté à ça Gibbs comme mentor et le cocktail était explosif!
McGee s'avança pour l'attraper. L'enfant esquiva l'attaque et l'informaticien termina à plat ventre sur le sol, entraînant sa femme dans sa chute. Sous le poids de son engin, il était incapable de se relever.
La perfusion d'Abby se détacha de son bras en lui arrachant un petit cri de douleur. La pochette de CafPow plana un instant dans les airs avant de finir sur Ziva. Sous le choc, sa perruque brune s'envola, révélant un crane presque lisse où dépassaient de rares cheveux blancs.
Tony s'élança à son tour. Il fut brutalement interrompu dans son élan par le craquement retentissant de son dos. Il gémit laissant échapper sa mâchoire artificielle sur le sol.
Profitant de la tragédie et du fou rire inextinguible d'Oliver, Gibbs l'attrapa par le bras et le plaça d'autorité sur ses genoux. Il récupéra les lunettes et les glissa dans sa poche.
Toujours aussi tordu de rire, le garçon essayait vainement de reprendre son souffle.
- Ah ces jeunes, soupira Jethro en contemplant la scène, c'est plus ce que c'était!
***
Je vous avais prévenu, du délire avec un grand D!
Je vous remet le sujet : Les membres de l'équipe ont 90 ans et pourchassent un "suspect". Gibbs est en fauteuil roulant, Tony a un dentier, McGee se déplace grâce à un jet-pack de son invention, Abby est sous perfusion de CafPow et Ziva porte une perruque.
A noter que le coup de la perruque m'a traumatisée!
Vous en pensez quoi?
New OS sur un sujet imposé que je vous ai mis à la fin. J'espère que vous apprécierez!
***
Préparation
Les destins conduisent celui qui accepte et traînent celui qui refuse.
Sénèque
- Non, non et non! tempêta-t-il. C'est hors de question!
- Enfin Tony, rétorqua la première, ce n'est pas la fin du monde!
- Je suis d'accord, appuya la seconde, ce n'est pas si horrible que ça!
- Vous plaisantez j'espère!?
Face à leurs moues embêtées, il constata, ravi, qu'il venait de marquer un point. Ce n'était peut-être pas « horrible », mais tout de même pas évident! Il se laissa tomber sur un des tabourets du labo, tandis que le silence s'installait.
Il les vit se concerter avec inquiétude. Un sourire se peignit sur leurs visages. Il se redressa alors qu'elles se tournaient vers lui. Elles arboraient un sourire complice. Ce n'était pas de bonne augure pour lui, il le savait.
Il recula d'un pas.
Sans qu'il comprenne comment, elles le maîtrisèrent. Il se retrouva dans un corbillard rouge vif en quelques minutes, incapable de lutter. Elles à l'avant, lui à l'arrière, ils roulèrent bientôt dans la capitale.
Il resta l'ensemble du trajet à ruminer contre les responsables. Toutes les insultes qu'il connaissait y passèrent. Ce n'est pas seulement contre elles qu'il en avait. C'était aussi contre les quatre autres. L'un l'avait contraint à se retrouver dans cette situation, l'autre y échappait et les deux derniers ne pouvaient que rester à l'écart. Restaient le macchabée qui l'y avait amené avec son acolyte. Il aurait put ajouter nombre de personnes à sa liste de coupables, mais il n'en eut pas le temps. Le véhicule se stoppa, les portières claquèrent et il se retrouva sur un parking entre elles deux.
Dès qu'il vit l'enseigne du bâtiment devant lui, il blêmit. Il tenta de résister lorsqu'il se sentit entraîner vers la porte. Mais il eut beau lutter de toutes ses forces pour rester dehors, la poigne de Ziva et les manœuvres d'Abby eurent raison de lui. Il se retrouva à l'intérieur.
Escorté par les deux jeunes femmes, ils se présentèrent à la secrétaire. Il pâlit encore plus si c'était possible quand elles firent leurs demandes.
Profitant d'un moment de relâchement, il esquissa un mouvement vers l'arrière. Peine perdue, il lui fut impossible de faire un pas. À la place, il se retrouva projeter dans un couloir adjacent.
Comment se retrouva-t-il menotté sur la table? Ça il n'en savait rien. En revanche, il put aisément constater qu'elles se délectaient de la situation. Elles le regardaient fières de leur coup.
- Détachez-moi! ordonna-t-il.
- Non.
- Ziva, je ne plaisantes pas. Détachez-moi!
- Ne t'énerve pas, ça ne sert à rien. Tu ne peux pas échapper à ton destin.
- Abby! s'écria-t-il devant ses propos.
Il tenta de se redresser, mais les attaches métalliques l'en empêchèrent.
- Je ne me laisserai pas faire! prévint-il.
Elles se consultèrent du regard une nouvelle fois. Il vit Ziva acquiescer et Abby s'approcher de lui.
- On se doutait que tu allais dire ça, commença l'israélienne, alors on a pris une décision.
Abby sortit une seringue de sa poche.
- Sois tu te laisses faire, sois on t'y contraint, termina la gothique.
Tony regarda tour à tour les deux jeunes femmes et la seringue. Elles ne plaisantaient pas. Elles iraient jusqu'au bout.
- Et puis tu sais, renchérit la laborantine, Gibbs ne te lâchera pas non plus. Il nous a donné une mission, on se contente de la remplir.
Il poussa un profond soupire.
- C'est d'accord, cracha-t-il enfin.
- Vraiment? demanda Ziva.
- Pas pour tout, rectifia-t-il.
- Tu es obligé Tony, reprit Abby, c'est le strict minimum.
- Ben voyons!
- Soit ça, soit on t'endort, rappela Ziva.
- Et on ajoute quelques petites choses, renchérit la laborantine.
- Et vous y ajouteriez quoi, hein! Franchement là, c'est la totale!
- Pas tout à fait non. On t'a épargné le maillot. Ça existe aussi pour les hommes tu sais.
- Quoi! s'étrangla-t-il!
- D'accord, concéda Ziva, je ne sais pas si ça s'appelle comme ça, mais ça existe!
Il scruta leurs visages, cherchant à savoir si elles plaisantaient. À priori non, ce qui n'était pas bon pour lui. Il ferma les yeux pour se calmer. Il les rouvrit quelques secondes plus tard dans le même état d'énervement.
- OK, déclara-t-il. Je vais le faire.
Il les laissa savourer leur victoire avant de continuer.
- Mais je veux une compensation.
La joie disparu de leurs traits comme neige au soleil.
- J'y ai droit, continua-t-il.
- Tu verras ça avec Gibbs, trancha Abby.
- Tu l'as dit toi même, c'est lui qui vous a donné cette mission. Il n'a jamais dit comment vous deviez faire. Donc, vu où je suis, j'estime que c'est à vous de me donner quelque chose.
- Tony... commença l'israélienne.
- Ziva, coupa-t-il, il veut que je me travestisse! Tu ne t'attendais pas réellement à ce que je me laisse épiler, maquiller et habiller sans rien dire!
- Non, mais je l'espérais.
- Et tu veux quoi? demanda Abby.
Un sourire carnassier étira ses lèvres.
Tony se regarda dans la glace avec une grimace. Dire qu'il y a quelques heures encore, il avait tous ses poils. Mais non, on les lui avait enlevé à la cire. Bordel, ça lui avait fait un mal de chien! Elles l'avaient traité de douillet. Et il ne pouvait même pas dire qu'il aurait bien voulu les y voir. Elles l'avaient déjà fait, forcément. Pendant toute l'opération, il était resté attaché, pour qu'il ne s'enfuit pas. Tu parles, pour éviter qu'il les étrangle oui! D'ailleurs, les menottes, leur avait valu quelques interrogations de la part de son tortionnaire épilateur. C'est fou ce que les mots « agents fédéraux » avaient comme pouvoir!
- Tu t'en sors? entendit-il.
Il grommela une réponse à l'adresse du salon et reporta son attention sur le lit. Elles lui avaient choisi des vêtements, des oripeaux plutôt. Hors de question qu'il enfile ça! Une jupe et un gilet noir, un débardeur rouge formaient sa tenue, sans parler des sous vêtements!
- Dépêche-toi Tony! retentit la voix de Ziva. On n'a pas toute la journée!
Résigné, il attrapa les bas résille avec une moue dégoutée. Il était en plein cauchemar.
***
- Non, trancha-t-il, ni l'une, ni l'autre.
Abby reposa les perruques sur la commode et en tira de nouvelles de son sac.
- Rose? Tu plaisantes!
- Tony, annonça sa coéquipière dans un soupire, il faut que tu te décides. Sans ça, impossible de passer au maquillage.
- Ziva! implora-t-il.
- Mais il a raison Abby, pas rose. Trouves-en une qui soit à peu près de sa couleur, ça ira mieux.
- Merci!
- Et arrêtes de bouger! Sinon je n'arriverai jamais à te faire les ongles!
Il baissa les yeux sur le vernis rouge des faux ongles. Beurk, c'était affreux. Et dire qu'il allait avoir droit au fond de teint, au rouge à lèvres, aux faux cils et au far à paupière, sans compter les boucles d'oreilles! Il ne pensait vraiment pas qu'une femme puisse mettre autant de choses sur elle. Il comprenait maintenant pourquoi il leur fallait du temps pour se préparer!
***
Il sortit de l'appartement d'un pas mal assuré. Comment pouvait-on marcher avec des talons aiguilles de dix mètres de haut? C'était inhumain!
Il n'était absolument pas stable et avait déjà manquer plusieurs fois de s'effondrer dans les escaliers, le passage obligatoire pour s'y habituer selon les filles! À son avis, c'était plutôt pour se foutre de sa gueule.
Monter dans la voiture ne fut pas un problème, mais il se demanda tout le trajet comment il ferait pour descendre!
Les repas gracieusement offerts pour le mois à venir et les soirées promises n'étaient rien à côté de ce qu'il endurait. Il aurait du voir plus grand.
Lorsqu'il entra dans la boite, son impression de la journée s'accentua. Il vivait un enfer!
Des regards appréciateurs étaient lancés à la nouvelle arrivante. McGee se concentra sur l'écran. Grande, brune, plutôt bien foutue apparemment, même si elle était de dos et qu'il ne voyait pas tout, elle avait l'attention générale. Lorsqu'elle se tourna légèrement, il eut un choc.
Impossible, c'était impossible! Ça ne pouvait pas être Tony! Le sourire ravageur qu'il, qu'elle avait été pourtant bien signé DiNozzo.
- Fermes la bouche le bleu, dit-il sans attirer l'attention, t'as l'air d'un idiot!
Comment savait-il?
***
Tony repéra un groupe avec qui il pourrait s'intégrer. Il avança sans se départir de son sourire.
- Alors Gibbs, la vue te plait? demanda-t-il. Tu me dois un service maintenant!
Il n'attendait pas de réponse. D'ailleurs, il se doutait qu'il n'en aurait pas. Abby lui avait juré qu'elle immortaliserait la tête des deux hommes quand ils le découvriraient. Il avait hate de voir ça. Finalement, elle n'était pas si mal que ça cette journée!
***
Ziva se mordait la lèvre pour ne pas éclater de rire. La tête de Gibbs était impayable, encore plus que celle de Tim.
- Patron... commença l'informaticien, sans parvenir à aller plus loin.
- Je sais McGee, répondit-il, je sais.
Son visage était pâle comme un linge. Il était choqué, dans tous les sens du terme. Jamais il ne s'en remettrait! Et c'est sûr qu'après ça Tony avait le droit de lui demander n'importe quoi. Impossible de faire pire, n'est-ce-pas?
***
Sur un autre site où je poste mes fics, j'ai proposé aux lecteurs de me dire ce qu'ils voulaient qu'il arrive à notre chère équipe du NCIS et de le faire sous forme de One Shot. Vous venez d'en lire un.
Sujet de Deydy: Un jeune marine est découvert mort à la sortie d'une boite, son compagnon dans un état critique. Tony doit alors infiltrer la boîte de nuit. Pour cela, il doit se travestir. Abby et Ziva le prépare à cette mission (épilations, maquillage...).