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Série : NCIS
Création : 30.11.2008 à 17h13
Auteur : miramar
Statut : Terminée
« Cet épisode se passe au cours de la saison 6, il évoque la tolérance qu’on peut avoir à l’égard du monde, ses amis se ennemis et les gens qu’on ne connait pas, il est déconseillé aux gens qui jugent s » miramar
Cette fanfic compte déjà 131 paragraphes
Flashback :
**** : toujours aussi têtue, à ce que je vois ! tu l'auras choisit, mourir comme une trainé, c'est tout ce que tu mérites !
Elle ouvra vers lui des yeux tristes, elle ne pouvais plus faire le moindre geste, le moindre son, la moindre pensée, mourir, oui c'est tout ce qu'elle espérait, la mort la délivrerait de ce qui la tiraillait, elle le vit regarder autour de lui, la ruelle était sombre, le ciel nuageux avait fait avancer les pendules, il faisait nuit noire avant l'heure, aucune voiture ne passait, ils étaient seuls, comme dans son appartement, bizarrement, elle se dit que toute sa vie, elle était seule même entourée par la foule
**** : une inconnue retrouvée au coin d'une rue sombre, inidentifiable, pas d'empreintes (il avait chauffé la lame de son couteau au feu de son briquet et entreprit de bruler chacun de ses bouts de doigts) pas de papiers, plus de cette belle peau blanche (il mit la lame brulante ensuite sur le reste de son corps, chaque centimètre carrée de sa peau, il voulait la marquer comme un trophée) et plus de visage (il approcha la lame de sa tête mais se ravisa en voyant ses yeux brillants le fixer)
**** : le visage n'existe déjà plus ! Ironisa-t-il en constatant les contusions multiples qui le couvraient
Il crut déceler un petit sourire se dessiner sur ses lèvres meurtries ce qui finit par le faire entrer dans une rage folle
**** : pourquoi souris-tu ? Hein ! Tu ne sais pas que tu ne ressembles plus à cette jolie sainte ni touche qui narguait les hommes avec son petit voile et ses tenus ? Arrête ça ! Arrête de sourire ! Tu es morte ! Tu n'es plus qu'un fantôme !, Demain, quand on te trouvera, on dira que tu n'étais qu'une une prostituée, une fille des rues, qui n'a eu que ce qu'elle méritait.
En disant cette dernière phrase, il enfonça son couteau dans la poitrine de la pauvre jeune fille dont le sourire ne quittait toujours pas le visage déformé, il la considéra encore, et vit la vie la quitter avant de reprendre son fourgon et partir
Meriem : le reste vous le savez mieux que moi ! Finit-elle d'une voix enrouée par l'émotion
McGee : patron !
Tony : encore le bleu ! fit-il en se levant énervé
McGee : j'ai les mandats !
Ziva : les mandats ?
Gibbs se leva et alla déposer un baiser paternel sur le front de la jeune femme qui lui sourit tristement, il se dirigea ensuite vers la porte
McGee : j'ai réussis à prouver que le docteur Stevens n'était pas là où il disait être le jour du crime !
Gibbs : allons-y ! ordonna-t-il à l'intention de ses agents
Ils le suivirent laissant Meriem dans la salle de réunion, elle se leva et arriva aux portes de l'ascenseur au moment où elles se fermaient, elle mit sa main entre elles, ce qui les ouvrit
Meriem : qui vous a dit que je parlais de Clarck ?
Ziva : comment ça ? Tu parlais bien d'un collègue ?
Tony : c'était quelqu'un de la base, tu l'as dit toi-même
Gibbs : la ferme ! ordonna-t-il sur un ton menaçant en sortant de l'ascenseur
Gibbs : qui t'a fais ça, Meriem ?
Meriem : Mickey !
Tony, Ziva et McGee : qui ça ?
Meriem : Caporal Mickael Stewart ! Mon idiot d'assistant ! Finit-elle par dire
Devant l'appartement du Caporal Stewart :
Tony : je n'arrive pas à croire ça !
Ziva : quoi donc ?
Tony (en frappant à la porte) : NCIS ! Ouvrez cette porte ! ordonna-t-il
Quelques secondes passèrent, il ne semblait y avoir personne, Ziva sortit ses épingles et en un éclair la porte fut ouverte.
Ils découvrirent un appartement en ordre, propre et bien rangé, un grand écran plasma et deux ordinateurs
Tony : on est chez le bleu ! dit-il avec humour
Ziva : qu'est ce qui te chagrinait tant ? dit-elle en allant fouiller la chambre
Tony : on a rencontré cet homme, McGee et moi, c'est lui qui nous a donné la clé USB sur son travail, pour nous aider
Ziva : celle qui a mené à la piste du terrorisme, waw ! Quelle aide ! et vous n'avez rien vu venir ?
Tony : d'abord, qui "t'a" mené à la piste du terrorisme, moi je n'y ai pas cru...
Elle sortit sa tête et le fixa du regard
Tony : d'accord, j'y ai un peu pensé, mais... juste un peu, et puis tout le monde y a pensé même Gibbs, en plus il nous avait donné la clé pour l'aider, il semblait très affecté par le fait qu'elle soit soupçonnée
Ziva : moi, j'aurais su qu'il mentait ! cria-elle de la chambre, alors qu'il ouvrait les tiroirs du salon un à un.
Tony : j'espère que Gibbs le fera avoué, parce qu'ici, il n'y a rien
Ziva : mais elle l'a dénoncé ! fit-elle en revenant dans le salon
Tony : c'est la parole de la sœur d'un terroriste contre celle d'un gentil marines qui sert son pays ! pas de preuves, pas d'inculpation !
A la base militaire de Northfolk :
Le commandant : agent Gibbs, agent McGee ! fit-il en leur serrant la main
Gibbs : commandant !
Le commandant : alors, savez-vous enfin ce qui est arrivé à ce cher docteur Akram ?
Gibbs : pourquoi vous n'avez pas ouvert une enquête ?
Le commandant : pourquoi ? Cette fille avait prit un congé, ce qu'il lui était arrivé est arrivé loin de ma base et elle n'est pas un de mes hommes, alors, je ne vois pas sur quoi je dois enquêter
Gibbs : cette fille comme vous dites, c'est un docteur qui fait des recherches pour améliorer la vie de vos hommes ! Ne croyez vous pas qu'elle mérite plus d'attention ?
Le commandant : écoutez agent Gibbs, ça ne concerne pas ma base, c'est une civile qui a été agressée chez elle, cette affaire ne devrais même pas vous concerner !
Gibbs : qui d'autre sais qu'elle est encore en vie
Le commandant : personne, votre patron m'en a parlé tout à l'heure, il m'a informé de votre visite et du fait que vous vouliez parler à un de mes hommes !
Gibbs : et ça vous dérange ?
Le commandant : tous ceux qui sont sur cette base servent leur pays au prix de leur sang, je ne sais pas ce que cette... ce docteur vous a dit, mais il faudrait beaucoup plus qu'une plainte venant d'une femme au passé douteux, pour que je vous laisse ennuyer mes soldats
Dans l'appartement du caporal :
Tony : rien ! C'est plus clean que dans « c'est du propre ! »
Ziva : laisse moi deviner, encore un film !?
Tony : non, une émission où on montre les gens qui n'ont jamais nettoyé chez eux !
Ziva : comment ça peut être propre alors ?
Tony : ils vont...
Il s'arrêta en voyant Ziva lui faire signe, ils prirent leur armes et se dirigèrent vers la chambre, Ziva aurait juré avoir entendu quelque chose, ils trouvèrent un papier tombé par terre
Tony : ce n'est qu'un coup de vent !
Ziva : mais il n'y a pas de fenêtre !
Elle tapota sur les murs, un à un, et soudain le son changea, un creux, l'une des parois était une planche, elle glissa sa main et en un click, elle fit pivoter le faux mur
Tony : Gibbs ne va pas aimer ça ! dit-il en prenant son téléphone
Ziva : au contraire ! C'est la caverne d'Ali Baba
Devant eux, un mur entièrement couvert par des photos de Meriem, au laboratoire, dans le marché où elle fait ses courses, dans la mosquée, chez elle voilée ou pas, des morceaux de tissus, des stylos, des mouchoirs en soie, une écharpe, un tube de rouge à lèvre, une brosse à cheveux, une copie de son diplôme, une alliance,...
A l'unité médicale du NCIS :
L'infermière termina de changer les pansements de Meriem et quitta la chambre, la jeune femme remit son chemisier, elle prit une brosse sur sa table de chevet et entreprit de se brosser les cheveux, ce geste si simple avait toujours était apaisant pour elle
Abby : vous avez de si beaux cheveux ! lança-t-elle sur le pas de la porte
Meriem : merci ! répondit-elle d'une voix presque imperceptible, ses yeux étaient fatigués et la tristesse se lisait sur son visage
Abby avança vers elle, et lui tendit un petit livre de poche
Meriem : le Coran ? fit-elle en le prenant
Abby : il y en avait un chez vous et un autre dans votre laboratoire, je me suis dit que puisqu'ils étaient des pièces à conviction et je ne pouvais pas vous les rendre, je... en fait... je crois que ça vous manque, j'ai acheté... je veux dire...euh...
Meriem : merci Abby, c'est une délicate attention ! dit-elle en le prenant avec un sourire.
Abby resta un moment sans rien dire à la regarder brosser ses cheveux, puis elle se tourna et se dirigea vers la porte
Meriem : vous vouliez me dire quelque chose ?
Abby s'arrêta, se retourna et revint au prés d'elle, ses gestes étaient droits comme une majorette ce qui amusa la jeune femme.
Abby : je peux ? fit-elle en désignant la brosse
Meriem : allez y ! dit-elle surprise
Abby (en lui brossant les cheveux) : je ne comprends pas !
Meriem : quoi donc ?
Abby : vous êtes la personne la plus complexe que je connaisse, et Dieu seul sait combien de personne complexe je connais, ce n'est pas que j'aime ce genre de personne... c'est juste que dans mon entourage... même ici... tous ceux que...ça va ? Je ne vous ennuis pas ?
Meriem : pas le moins du monde !
Abby : ce que je veux dire, c'est que... vous êtes une scientifique ! une vraie ! Comme moi ! Vous faites des recherches, dans un domaine assez difficile, et vous êtes l'une des meilleures dans ce domaine ! et pourtant... vous êtes... je veux dire vous donnez une place importante à la ... à votre...
Meriem : à la religion ?
Elle se tourna vers elle, Abby s'arrêta et fit signe d'affirmation, un peu honteuse d'aborder un sujet aussi sensible
Meriem : asseyez-vous ! ordonna-t-elle doucement en tapotant une place sur son lit
Meriem : je suis une femme qui tout au long de sa vie, s'est battu pour vivre, contre la maladie, contre l'ignorance, contre les terroristes et contre le regard des autres, ma science, mon travail, sont ce qui me rattache à la vie, ils me permettent d'avoir une raison pour me lever le matin, pour quitter mon lit et sortir vers un monde hostile et plein de problème, d'un autre côté, mes croyances me permettent de donner un sens à cette raison, savoir que l'on fait ça pour quelque chose de plus noble que l'argent, la réussite et la reconnaissance. En quoi croyez-vous, vous ?
Abby : en Gibbs !
Meriem : et c'est une bonne chose, avoir une personne comme l'agent Gibbs dans sa vie est une chance, mais moi, j'aime à penser que ce en quoi je crois, est plus grand et plus infaillible qu'un homme qui peut me quitter à n'importe quel instant
Abby resta songeuse, elle se rappela du départ au Mexique de Gibbs, de la fois où il a faillit se faire tué à cause d'une bombe, de son départ éminent
Meriem : ne faites pas cette tête là ! il n'est pas parti, il sera toujours là pour sa petite Abby ! dit-elle en souriant ce qui rendit le sourire à Abby alors dans un élan d'affection elle la prit dans ses bras et la serra très fort, puis elle la relâcha très vite
Abby : désolée ! Je ne sais pas... mais je suis comme ça avec tout le monde... je donne des câlins à tout le monde ! j'ai oublié que vous...
Meriem : ce n'est pas grave, nous aussi on est très « câlins », et c'est plutôt agréable !
Dans le bureau du commandant :
Gibbs : fais le, DiNozzo ! dit-il sur un ton agacé avant de refermer son téléphone portable, il se pencha ensuite vers le bureau du commandant et pressa le bouton de sonnette
Le commandant : mais... qu'est ce qui vous prend ! je vous...
Un agent de la marine fit son apparition dans le bureau et sembla un peu perturbé par la tension qui y régnait.
Gibbs : faites le venir, commandant !, je suis sûr que vous avez une idée de qui je parle
Le commandant : je vous interdis de me dicter mes... commença-t-il en se levant
Gibbs se rapprocha de lui et lui dit sur un ton ferme droit dans les yeux :
Gibbs : nous parlons d'une tentative de meurtre, agression physique et sexuelle ! croyez moi, si vous continuez à couvrir vos hommes, je veillerais personnellement à ce que vous soyez accusé d'entrave à une enquête fédérale !
Le commandant : faites venir le Caporal Stewart, capitaine ! Finit-il par dire en se réinstallant dans son fauteuil
L'agent sortit quelques instants puis revint tout seul :
L'agent : le caporal Stewart s'est sentit mal dans la matinée et le médecin l'a laissé rentrer, mon commandant !
A l'unité médicale :
Abby : ... et alors je l'avais déjà mis à terre et bâillonner avec du ruban adhésif ! dit-elle en éclatant de rire
Meriem : ça devait être drôle ! Mais il en avait après Tony pourquoi ?
Abby : franchement, Tony a plus d'ennemis que les Etats-Unis ! à cause de toutes ses conquêtes ! Mais dans ce cas là précisément, c'était parce qu'il avait bien fais son travail !
Cette réflexion arracha à la jeune femme un grand sourire qui ravit Abby, mais soudain, son regard se changea
Meriem : tu dois te sentir en sécurité avec toutes ces personnes qui te protègent !
Abby : ils le retrouveront, tu verras, Gibbs le retrouvera, il les retrouve tous... tu sais quoi, tu devrais venir travailler avec nous, ils sont deux sur le terrain, et si on compte Timmy, ils sont même trois, tu viendrais travailler avec moi, tu sais, si tu en avais pas parlé, je n'aurais jamais eu une idée sur les matériaux composites, et puis j'ai vu ta méthode de travail, et tu aimes la musique à fond, je suis sûre que tu nous serais utile !
Meriem : merci Abby, mais je n'ai pas ma place dans une agence fédérale !
Abby : parce que tu en avais une, dans une base militaire !? Allez, je suis sure qui tu vas aimer !
Meriem : vous faites un travail formidable, je le sais, vous servez votre pays, mais moi aussi j'ai un pays à servir ! Finit-elle par dire en remettant son voile. En voyant la mine déçue d'Abby, elle la prit dans ses bras en souriant
Abby : tu vois, on aurait été une très bonne équipe toutes les deux... oh la la ! J'ai encore du travail ! s'écria-t-elle en se dégageant et se dirigeant d'un pas rapide vers la porte.
Abby : ah ! Tu as enfin une visite ! cria-t-elle en voyant un marines qui portait un gros bouquet de fleurs arriver dans le couloir
Meriem : ah bon ! S'exclama-t-elle de la salle de bain où elle était entrée pour ajuster son foulard.
La jeune femme sortit pour voir son visiteur et resta pétrifiée sur place
Stewart : bonsoir ma chérie !
McGee : ce matin ? ok ! le patron dit que vous de... devriez retourner au... il faut... au NICS ! cria-t-il en se tenant fermement au tableau de bord de la voiture que Gibbs conduisait à une allure vertigineuse
McGee : ils disent qu'il n'est pas revenu depuis...
Gibbs : ce matin ! J'ai entendu ! Appelle à l'unité médicale, voit s'il y a quelqu'un avec elle ?
McGee : il ne serait pas assez bête pour venir... tout de suite patron ! conclu-t-il en le voyant doubler de vitesse
A l'unité médicale :
Dans le bureau du médecin, le docteur ainsi que l'aide-soignante était inconscients par terre, le téléphone sonnait, mais personne ne répondait, dans la pièce de soin, la jeune femme jeta un coup d'œil furtif à la porte
Stewart : ils ne viendront pas, personne ne viendra, on est tous seul, comme le premier jour !
Il s'approcha d'elle doucement, elle ne fit aucun geste voyant son couteau aiguisé à travers les fleurs qu'il tenait à sa main, son regard balaya le décore de la pièce
Stewart : aucune échappatoire ! Nulle part où aller, tu croyais que je ne te retrouverais pas ?
Meriem : je ne vois pas comment tu pourrais échapper à ça ! on est dans une agence fédérale, pourquoi avoir fais tout ce chemin, pour entrer dans la gueule du loup, de toute façon, ils t'attraperont, tu...
Stewart : mais tu seras mienne ! dis ma belle, tu y crois toi au paradis ? Mais même si tu y crois, tu n'y auras pas droit... tu es impure ! tu iras tout droit là où je t'attendrais pour finir notre belle histoire. Il était arrivé à son niveau et colla sa joue contre la sienne
Stewart : mais que suis-je bête, tu m'y devanceras ! il la renifla tel un animal, elle ne bougea pas
Stewart : l'odeur de la peur, toujours aussi exaltante ! déclara-t-il en lui prenant le visage d'une main et mettant son couteau sur son coup.