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Série : NCIS
Création : 01.07.2010 à 11h44
Auteur : michou15
Statut : Terminée
« Tout d’abord je tiens à préciser que le titre de cette fiction a été emprunté à une fiction du même titre, écrite par Lili59 sur le quartier de Gossip Girl, et ce avec son accord. » michou15
Cette fanfic compte déjà 30 paragraphes
Cette fiction se rapproche davantage du genre suspense, et se situe après les épisodes 1 et 4 de la saison 7. Ainsi elle sera centrée sur le personnage de Ziva David et son évolution suite à ce qu’elle a vécu en Somalie, notamment au travers de sa relation avec son père qui y aura un rôle important (attention risque de spoiler, la saison 7 n’ayant pas été diffusée en France).
Les personnages et les univers que j’utilise ne m’appartiennent pas et je ne tire aucun profit pécuniaire de la publication de cette fic. Certains faits sont issus de ma propre interprétation, si bien qu’ils n’ont pas tirés de la série proprement dite.
Je préfère écrire cette fiction seule, mais par contre j’accepterais avec plaisir tout commentaire, exprimant votre opinion sur la fiction, ou autre bien sûr.
Fictions déjà écrites : I can’t be your heroe sur le quartier de Gossip Girl (une suite est en court d’écriture)
La pièce était sombre, l’unique fenêtre ne laissant pas la lumière entrer suffisamment. Elle se trouvait assise sur une chaise, ligotée, au centre de cette pièce, attendant avec peur et angoisse. L’air était sec tandis que la poussière rendait sa respiration difficile et saccadée.
La scène changea, elle se trouvait désormais dans une pièce totalement noire, debout avec les bras attachés au dessus d’elle par une corde nouée à un crochet. Elle reçut soudainement plusieurs coups au visage, puis à l’abdomen. La torture recommençait.
Tout devint flou puis la scène se métamorphosa encore une fois. Cette fois ci rien ne se distinguait de la pénombre excepté une forme qui flottait devant ses yeux. Les contours se précisèrent et le visage de Saleem Ulmaan apparut devant elle, mais il n’exprimait rien hormis son regard qui était plein de haine. Ses traits se modifièrent alors pour prendre ceux d’Eli David. Elle laissa échapper un hoquet de surprise, tandis que l’expression du patron du Mossad n’était que colère. Soudainement une main surgit de l’ombre pour la frapper mais ce n’était plus Eli David qui se tenait devant elle, mais Michael Rivkin. Il céda lui encore sa place à Saleem, puis encore à Eli. Le manège continua tel un cauchemar sans fin.
Ziva David se réveilla dans un sursaut tandis que les visages flottèrent un instant devant ses yeux. La jeune femme secoua la tête puis se leva pour se poster devant la fenêtre de sa chambre. Elle resta là un instant profitant des premières lueurs du jour pour observer la rue. Celle-ci était calme, seuls quelques matinaux faisaient leur jogging, alors que d’autres rentraient chez eux après une nuit de travail à moins que ce ne soit de fête. Les pensées de la jeune femme se tournèrent petit à petit vers son cauchemar. Cela faisait plusieurs semaines qu’elle rêvait de Saleem et de ce qui s’était passé en Somalie, mais jamais son père n’était encore apparu. Ziva remarqua que ses mains tremblaient tandis que des larmes coulaient sur ses joues. D’un geste rageur elle les essuya puis regarda l’heure. Elle serait en avance au bureau aujourd’hui.
Ziva David se précipita dans l’ascenseur avant que les portes ne se referment. Elle tomba nez à nez avec son patron, Jethro Gibbs. Elle se plaça à ses côtés, tout deux fixant délibérément les portes.
_ Un problème de réveil Agent David ? Gibbs avait prononcé ses paroles sans un regard pour la jeune femme, elle tenta alors de lui mentir,
_ Je me suis levée tôt pour . . . pour faire un jogging, mais il a été plus court que prévu. Gibbs hocha la tête sans un mot, Ziva poursuivit,
_ Et vous ? Pourquoi êtes vous aussi matinal ?
Les portes s’ouvrirent à cet instant si bien que Gibbs, un demi-sourire sur les lèvres, sortit tout en répondant,
_ La même Ziva, la même ! L’agent lui emboita le pas, souriant également sachant que son patron n’avait pas cru un mot de ce qu’elle avait raconté.
Un peu plus d’une heure plus tard Dinozzo et McGee débarquèrent tout en discutant avec animation. Visiblement les deux acolytes étaient encore en désaccord, cependant l’expression de Tony montrait qu’il s’amusait de la situation. Il lança un regard à Ziva, s’attendant à ce qu’elle les interroge sur le sujet de leur conversation, mais la vue de sa mine fatiguée détourna l’attention de Dinozzo de McGee.
Tous deux s’installèrent, Tony ne quittant pas du regard la jeune femme, qui pourtant resta concentrée sur son travail. Il lança alors de façon anodine,
_ La nuit a été courte on dirait ! Ziva leva un regard vers lui ; regard qui se voulait incendiaire mais Tony lui fit son plus sourire. Il allait lançait une nouvelle pique lorsque Gibbs revint à son bureau, un café à la main. Il remarqua le même air fatigué et voulut lancer également une remarque à son boss, qui le prit cependant de court,
_ Pas de commentaires Dinozzo ! Met toi au travail tout de suite, nous avons toujours cette affaire sur les bras et je ne veux pas que l’on trouve un énième corps aujourd’hui. C’est clair ?
_ Oui Boss !
Gibbs n’eut cependant pas le temps de s’asseoir que le téléphone sonna annonçant la découverte d’un nouveau corps.
Le NCIS arriva sur la scène de crime quelques minutes plus tard. Elle était déjà occupée par la police et les légistes, mais surtout par les journalistes qui se passionnaient pour cette affaire macabre. Le lieu où se trouvait la victime, un garage abandonné, ne laissait aucun doute sur le fait qu’il s’agissait du même tueur qui sévissait depuis plusieurs semaines. Si la victime était une femme de marine cela serait une certitude. Ducky qui était déjà affairé sur la pauvre femme fut le premier à commenter l’étrange, mais non surprenante, similitude de la scène de crime avec les précédentes : même lieu abandonné et délabré, même mise en scène et même victime. En effet celle-ci était une femme, assise sur une chaise de bois placée au centre du garage, pieds et mains liés par du fil de fer qui lui avait rongé les membres jusqu’à l’os alors qu’elle tentait surement de se débattre. Sa gorge était tranchée au niveau de la jugulaire tandis que sur sa poitrine deux marques de sang laissées supposer que le tueur lui avait tiré dessus.
McGee s’était approché de la victime afin déterminer son identité à l’aide de son nouveau gadget. Quelques minutes lui suffirent pour avoir un résultat qui sembla le surprendre.
_ On a un nom McGee ?
_ Oui patron il s’agit d’Elena McKenzie, naturalisée américaine depuis 4ans suite à son mariage avec Rob McKenzie.
_ McKenzie est un marine ? Gibbs s’attendait déjà à une réponse positive tant la scène de crime parlait d’elle-même.
_ Et bien oui et non ça dépend de quel McKenzie vous parlez patron. Toute l’attention se tourna sur McGee, intriguée par ce qu’il venait de dire. Ce fut Tony qui le poussa à continuer,
_ Abrège le bleu, on n’a pas la journée !
_ Ce n’est pas Rob McKenzie qui est marine comme on pourrait le penser, mais bien Elena elle-même qui l’était.
Le regard de Gibbs se posa sur le corps mutilé d’Elena et imagina la marine qui se debattait avec la force et la determination qui l'avait surement conduite à faire ce metier.
Pendant ce temps Ziva et Tony prenaient en photo les indices et la scene de crime, Ducky lui s'affairait avec Palmer a transporte le corps de la victime. La chaise se retrouva alors vide donnant l'impression de troner au centre de la piece. L'agent David avait surtout l'impression que cette chaise la narguait si bien qu'elle ne parvenait pas à en détourner le regard. Dans un souffle de vent elle se retrouva quelques mois plus tôt en Somalie, assise sur cette meme chaise, pieds et poings lies. Il fallut que Dinozzo lui secoue l'epaule pour qu'elle revienne sur terre.
_ Ziva! Ziva! La jeune femme reagit enfin,
_ Quoi? Son ton etait neutre, sa voix presque ailleurs.
_ Et bien je ne sais pas ce que tu as fait cette nuit mais faudrait songer à dormir!
_ Dormir? Ah oui c'est donc ca que j'avais oublié! Merci pour le conseil je tacherais de m'en souvenir.
Elle s'ecarta sur ces mots et reprit son travail. Tony n'etait cependant pas dupe, il avait surpris le regard de la jeune femme au moment où ses yeux s'étaient poses sur la chaise. Cette chaise qui l'avait lui même renvoyer en Somalie l'espace de quelques segondes. En tout cas il avait bien remarqué le changement d'attitude de Ziva depuis le début de cette affaire.
Toute l'équipe se tenait étroitement dans l'ascenseur, et ce dans un silence presque oppressant. Gibbs etait entierement concentre sur la nouvelle victime se demandant si l'assassin avait fait une erreur ou s'il jouait avec eux. Pourquoi avoir tué une marine alors qu'il ne s'en prenait qu'aux proches?
Tony ne quittait pas des yeux la nuque de Ziva, la jeune femme se tenant juste devant lui, sûrement un peu trop près pour Dinozzo. L'agent David ne semblait toujours pas être revenu à Washington, son esprit dérivait inlassablement. Seul McGee semblait insouciant, quoique déjà prêt à aller taper sur son ordinateur le nom d'Elena McKenzie afin de voir si son nouveau programme d'identification serait efficace.
Les portes s'ouvrirent finalement dans un bruit de carillon. L'equipe sortit de la cabine dans un même mouvement, Gibbs toujours devant laissant ses agents batailler tels des enfants. Ziva s'imposa et s'extirpa d'entre les portes. Pourtant elle eut a peine le temps de laisser choir son sac que le directeur Vance apparut à l'étage lui ordonnant de venir dans son bureau. Tony ne manqua pas l'occasion d'enfoncer le clou,
_ Ca a un rapport avec tes activites nocturnes?
Ziva lui accorda un sourire forcé, mais il voyait bien qu'elle se demandait pourquoi Leon souhaitait la voir. Gibbs se posa la meme question. La jeune femme monta les escaliers quatre a quatre et s'engouffra dans l'embrassure de la porte.
Leon Vance prit le temps de s'installer derriere son bureau tout en enjoignant l'agent David a s'asseoir avant de prendre la parole. La jeune femme avait toujours pensé que le directeur avait un côte enigmatique qui imposait le respect, cependant a ce moment là Il ne semblait pas à l'aise. Il changea en effet de position à plusieurs reprises, lancait des regards derrière lui.
_ Agent David ... Si je vous ai demandé de venir ici c'est que je voudrais aborder avec vous un sujet important. La jeune femme posa sur lui un regard interrogateur ne sachant a quoi s'attendre. De plus elle ne savait expliquer pourquoi mais elle presentait une presence supplementaire qui la mettait mal à l'aise. Voila depuis votre intégration en tant qu'agent et votre demission du Mossad vous avez coupe tout contact avec votre père.
Leon Vance n'eut pas le temps de poursuivre que Ziva lui coupa la parole,
_ Pardonnez moi directeur mais je ne pense pas que les relations entre mon père et moi même ne soient votre affaire.
_Certe mais votre integration au NCIS n'a pas ete vu d'un tres bon œil au Mossad, il est donc nécessaire que vous en parliez avec votre père.
_ C'est lui qui vous a demande de me parler? Ziva emit un petit rire presque sacarstique. C'est sur que c'est mieux que d'en parler soit meme avec sa fille! A votre avis directeur il est trop lâche ou se sens coupable?
_ Ne me manque pas de respect Ziva! Une voix sortit de l'arriere du bureau, puissante et grave. A ce son la jeune israelienne blemit puis se retourna, Mais puisque tu poses la question ni l'un ni l'autre. Par contre je veux te ramener à la maison.
Le regard de Ziva se posa sur son père, entre stupeur et colère. Le directeur lui même sembla interloqué par la dernière parole d'Eli David. Visiblement il n'avait pas évoqué ce point avec son ami.
Eli se tenait maintenant aux côtes de sa fille bras tendus avec un air jovial.
_ Alors on n’embrasse pas son père?
Ziva se leva d'un bond et contourna son siège. Avant de se diriger vers la porte d'un pas précipité elle lui lança d'un ton amer,
_ Sors de ma vie père! Elle sortit du bureau en trombe.
Pendant ce temps l'équipe menait l'enquête afin de déterminer si l'assassin avait fait une erreur en tuant Elena ou si au contraire il y avait une logique.
_ Patron, j'ai accédé au dossier d'Elena McKenzie. McGee l'envoya sur le plasma pour que son patron puisse également le voir. Les trois hommes se levèrent et se placèrent devant l'écran. Elena s'est engagé en tant que marine il y a 4an, quelques semaines après sa naturalisation. Il ya deux ans elle a été intégrée à un groupe de marine délocalisés dans les forces de l'ONU, elle a alors été casque bleu.
_ Exactement comme les marines dont les femmes ont été assassinées. Tony revint derrière son bureau et entama une recherche tandis que McGee poursuivit son exposé.
_ Comme les marines dont on à découvert les corps de leurs femmes, elle est partie en mission au Kosovo peut avant l'indépendance. Ils étaient tous dans la même équipe.
_ Exact! Tony envoya à son tour des données sur le plasma. C'est le dossier de l’équipe qui a été envoyé en mission au Kosovo, 7marines dont Elena McKenzie. 4 ont déjà subi la sentence de mister Vendetta, plus Elena. Mais ce qu'il y a de vraiment intéressant c'est qu'Elena n'est pas la seule femme de l'équipe. La photo d'une jeune apparue sur l’écran, Vanessa Abrams marine depuis 6ans, elle faisait partie des casques bleus partis en Irak puis a intégré l'équipe envoyée au Kosovo.
Gibbs réfléchit un instant, mais fut interrompu par une bourrasque israélienne qui venait de sortir du bureau du directeur. La colère transparaissait sur son visage mais sa précipitation laissait deviner sa peur, son inquiétude. Gibbs comprit aussitôt alors que la voix d'Eli David résonna dans les bureaux du NCIS,
_ Ziva!
Ziva David passa la dernière porte et déboucha sur l'étage, souhaitant mettre le plus de distance possible entre elle et son père. Elle n'avait plus eu de nouvelle depuis sa démission hormis la venue de l'agent du Mossad, alors elle devait l'avouer sa venue l'intriguait voir l'inquiétait. La colère la gagnait peu à peu obscurcissant sa vue, la coupant du monde autour. Elle n'entendit pas l'interpellation de son père, ne vit pas les mines étonnées des agents. La jeune femme fixa son attention sur les escaliers, son but, sa sortie de secours. Si elle les atteignait elle pourrait s'enfuir. Pourtant comme une furie Eli David se matérialisa derrière elle et l'empoigna par le bras la forçant à se retourner. La colère, la stupeur et la peur aussi réveilla son instinct acquis au Mossad, celui qui lui signalait un danger et la forçait à se défendre. Sa main droite se porta alors instinctivement sur la crosse de son arme qui n'avait pas eu le temps de ranger tout à l'heure en arrivant à son bureau, comme la procédure l'exigeait. Dans un tour de reins elle se retrouva face à son père qu'elle fit heurter le mur le canon de son arme sur le front.
A cet instant Gibbs, toujours devant le plasma fit un pas en avant, mais resta sur place observant avec attention la scène. Il intima Tony à la même attitude alors que l'agent s'apprêtait déjà à venir en aide à son amie, ou peut être à la contenir. Car tous savait que l'israélienne pouvait agir sur un coup de colère sans réfléchir aux réelles conséquences.
Le regard de la jeune femme était brûlant, son expression figée dans un rictus de colère et de haine. Eli ne fit pas un geste et planta ses propres yeux dans ceux de sa fille, il ne connaissait pas cette attitude, cette peur qui émanait d'elle. Peut être avait elle vraiment changé et comme Leon l'avait laissé entendre été traumatisée par son épreuve en Somalie. Durant son étude il n'avait pas remarqué que la pression du canon de l'arme s'était renforcée sur son front, les yeux de da fille n'étaient plus que deux feintes. Dans un murmure rauque elle l'avertit une dernière fois,
_ Sors de ma vie, je ne veux plus te voir. Sa fierté reprenant le dessus Eli tenta une énième provocation,
_ Tu n'oserais pas ma fille.
L'expression de Ziva se figea encore, mais cette fois ci une lueur de peine apparut dans ses yeux alors qu'elle appuya sur la détente dans un geste lent et délibéré. Eli écarta le bras de la jeune femme vers le plafond mais aucune détonation ne parvint, l'arme s'était enrayée. Sans un dernier regard Ziva dévala enfin les escaliers et s'enfui vers l'ascenseur. Elle s'engouffra entre les portes qui se refermèrent sous les regards inquiets et ahuris de ses coéquipiers.
Ziva chercha fébrilement ses clés enfouies au fond de son sac. Ses mains et ses lèvres tremblaient tandis qu’elles tentaient de retenir le trop plein d’émotions qui la gagnait. Quelques minutes plus tard elle pénétra dans son salon, et se sentit affreusement seule face à son destin, face à ses problèmes. Tout se mélangeait dans sa tête, les images de son cauchemars revenaient par intermittence, celles de son père debout face à elle alors qu’elle pointait le canon de son arme sur son front.
La jeune femme secoua la tête afin de chasser ses pensées noires. Cela ne dura pas longtemps car aussitôt elle se demanda comment elle en était arrivée là ? Elle venait de menacer son père de son arme et avait appuyé sur la détente poussée par une force animale, la vengeance. Et si son arme ne s’était pas enrayée, si son père n’avait pas réagi ? Elle serait devenue un assassin, un assassin de sang froid.
Pourtant elle avait ressenti le besoin de se défendre sentant le danger que représentait la présence de son père. Ziva ne pouvait s’empêcher d’associer Eli à son expérience en Somalie le rendant responsable de tout cela. Mais surtout elle lui en voulait de ne pas avoir levé le petit doigt pour la sortir de là, il aurait laissé mourir sa propre fille. Sans l’intervention du NCIS elle n’aurait pas tenu encore longtemps. Et voilà qu’il se pointait ici même sous prétexte qu’il voulait la ramener à la maison. La colère la gagna encore une fois alors que la jeune femme faisait les cents pas dans sa cuisine. Cela aurait pu l’étonner qu’elle ne parvienne pas à garder son calme mais elle avait compris depuis quelques semaines que ses nerfs n’étaient plus ce qu’ils étaient. Dans une volonté de se calmer elle se prépara un café noir et décida de prendre une douche le temps qu’il soit prêt.
Ziva pénétra dans la cabine de couche et reçu aussitôt un jet d’eau chaude sur le corps. La chaleur la gagna instantanément détendant muscles et esprit, si bien qu’un sentiment de lassitude s’empara d’elle l’obligeant à baisser la garde. Les larmes roulèrent aussitôt sur ses deux joues tandis que des sanglots s’échappèrent de sa gorge. Elle ne put bientôt plus contenir ce torrent de larmes alors que la douleur l’empoigna au creux de son ventre pour remonter dans sa poitrine et éclater comme une boule de feu. Les pleurs se firent plus violents, elle se sentait seule, affreusement seule pour faire face à tout cela. Mais à qui pourrait-elle se confier, qui pourrait partager ce fardeau ?