HypnoFanfics

Explain me if you can

Série : NCIS
Création : 01.07.2010 à 11h44
Auteur : michou15 
Statut : Terminée

« Tout d’abord je tiens à préciser que le titre de cette fiction a été emprunté à une fiction du même titre, écrite par Lili59 sur le quartier de Gossip Girl, et ce avec son accord.  » michou15 

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Gibbs pénétra dans le bureau de Léon Vance en trombe alors qu’il venait d’y rapatrier Eli David.

_ J’espère que tu as une bonne explication Léon ! Il vaudrait même mieux qu’elle soit excellente ! Gibbs appréciait en effet peu ce genre de surprises surtout si elles devaient conduire à ce genre d’incidents.

_ Bonjour Gibbs.

Eli qui se tenait assis près de la table trônant dans le bureau du directeur venait de se lever afin de saluer celui qui lui avait volé sa fille. Celui-ci l’ignora superbement étant d’humeur massacrante.

_ Il me semblait pourtant Léon que nous étions convenus au fait qu’il ne devait pas mettre les pieds ici. Or il est ici dans nos bureaux mais en plus on nous en fait la surprise !

_ Je ne pouvais pas refuser une visite diplomatique du chef du Mossad, Gibbs.

_ Vraiment ? Et qu’est ce que l’agent David a à faire avec le chef du Mossad ?

Eli intervint à cet instant dans la conversation,

_ C’est mon agent en plus d’être ma fille ! J’ai le droit de lui parler !

Gibbs se tourna vers celui qu’il ignorait jusque là,

_ Ce n’est plus votre agent il va falloir vous y faire. Quant au fait que c’est votre fille permettez-moi d’en douter Eli David ! Quel genre de père abandonne sa fille entre les mains de terroristes ?

_ Vous m’accusez Gibbs ?  

Le chef du Mossad s’était relevé de son siège s’incriminant contre les paroles de Jethro. Celui-ci détourna son intention de lui pour reprendre sa conversation avec le directeur,

_ Si ton visiteur souhaite parler avec l’agent David cela doit se faire en dehors des bureaux Leon.

_ Tu sais pertinemment Gibbs que Ziva refusait tout contact avec Eli.

_ Ce n’est pas mon problème ! J’ai une enquête à mener et sûrement pas besoin que les pères viennent jouer les troubles fêtes ! Gibbs se retourna vers Eli, Je ne veux pas vous voir traîner dans ses bureaux Eli David, et je ne saurais que vous conseillez de ne pas chercher à vous retrouver seul avec l’agent David.

_ Pas la peine de jouer les Saint Bernard Gibbs, ma fille peut très bien se défendre toute seule. Cette dernière parole agaça Gibbs,

_ Parce qu’elle est censée avoir besoin de se défendre contre son père ? Qu’avez-vous l’intention de faire Eli ? La ramener de force en Israël ? Gibbs s’approcha un peu plus du chef du Mossad jusqu’à se retrouver nez à nez avec lui, Que je ne vous y prenne même pas Eli David ! Sa voix résonnait comme un avertissement, voire une menace. Il avait bien l’intention de ne pas laisser Ziva entre les griffes de ce père indigne. Jethro lança un dernier regard au directeur puis se dirigea vers la sortie. Ce n’est qu’une fois la main posée sur la poignet de porte qu’Eli sortit de son silence,

_ J’ai besoin de parler à ma fille Gibbs, je dois lui parler !

Un mélange de supplication et de désespoir semblait émaner de la voix du père de Ziva, cependant Gibbs ne se laissa pas attendrir et sortit dans un claquement de porte sonore.


michou15  (13.07.2010 à 10:59)

La soirée était déjà entamée lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent dans un bruit de carillon, Ziva se faufila en travers l’entrebâillement avant même qu’elles ne soient ouvertes totalement. Elle promena son regard sur les locaux, qui étaient déjà pratiquement vides, pourtant elle remarqua une petite lueur émanant du bureau de Gibbs. Il avait du décider de travailler tard, ce qui, elle ne savait pas réellement, l’arrangeait ou non. La jeune femme s’avança prudemment, sa présence n’étant peut être pas requise, mais son patron ne manifestant aucune réaction, elle s’assit derrière son bureau tout en allumant l’ordinateur. Un regard en coin en sa direction lui indiqua que Gibbs avait remarqué sa présence, pourtant elle ne savait pas ce qu’elle devait faire ou dire. S’excuser pour la scène de tout à l’heure ? Pour sa perte de sang froid ? Ou au contraire ne rien dire et laisser l’orage venir à soi ?

Gibbs semblait être en arrêt comme attendant une phrase, un mot, une supplication de la part de la jeune israélienne, afin d’être sûr. Sûr qu’il pouvait lui faire confiance, sûr qu’elle était toujours la même. Mais surtout il attendait qu’elle se décide enfin à parler, à s’exprimer sur ce qui lui a fait perdre son sang froid et la tourmentait depuis son retour. Ziva remarqua cette attente mais ne put prononcer que ces quelques paroles,

_ Je suis désolée pour ce qui s’est passé. Il n’aurait pas du être ici, cela ne se produira plus.

Jethro Gibbs hocha la tête tout en fermant les paupières à demi signe qu’il acceptait les excuses mais surtout signe qu’il comprenait la réaction de la jeune femme. Il se contenterait de cela pour l’instant lui laissant encore le temps de comprendre elle-même ce qu’elle ressentait avant de pouvoir en parler. Il leva alors la tête et leurs regards se rencontrèrent, l’un bienveillant, l’autre reconnaissant.

C’est à ce moment là que Dinozzo choisit de faire son entrée. Gibbs et Ziva retournèrent leur attention à leur travail respectif, tandis que Tony s’installa lui-même derrière son bureau, une tasse de café à la main. Ziva comprit alors que toute l’équipe était là, cherchant inlassablement une erreur qu’aurait pu faire l’assassin afin de le coincer. Sans un regard pour son coéquipier, qui ne la quittait pas des yeux, elle demanda où en était l’enquête. Timothy qui arrivait justement, lui fit un topo bref,

_ On suppose donc qu’il va chercher à s’attaquer à la deuxième femme faisant partie de l’équipe. Il envoya sur le plasma une partie de son dossier, Vanessa Abrams.

Tony prit alors le relai relançant sûrement un débat que les trois hommes avaient du interrompre par la pause café,

_ On a tenté de la joindre, mais impossible de l’avoir. Nous devrions aller voir ses proches, ses supérieurs afin d’avoir davantage d’informations.

_ Vous n’avez pas essayé de tracer son téléphone ?

McGee lança un regard éteint à sa coéquipière,

_ Malheureusement il est éteint, donc impossible de le localiser ! J’essaye donc de passer par sa carte bancaire, mais pour l’instant rien !

Ziva émit une autre interrogation,

_ Chercherait-elle à se cacher ?

_ De quoi ?

Gibbs entra alors dans la conversation, répondant à Dinozzo,

_ Du tueur ! L’affaire est dans tous les journaux, elle a dû faire le rapprochement.

_ Le rapprochement avec un événement qui pourrait conduire quelqu’un à les éliminer ?

Gibbs regarda Ziva et opina,

_ Exact ! Il se tourna vers l’agent Dinozzo, Essaye d’en savoir plus sur leurs activités au Kosovo. Tu iras demain matin à la première heure avec Ziva à la base de rattachement de l’équipe. Essayez d’en apprendre un maximum.  L

es deux coéquipiers croisèrent leur regard mais les baissèrent aussitôt. Leur collaboration allait être compliquée.


michou15  (15.07.2010 à 10:17)

Le petit matin venait à peine de se lever, alors que l’équipe avait travaillé durant une bonne partie de la nuit. Le silence régnait dans la voiture, seul le ronronnement du moteur résonnait inlassablement dans l’habitacle. Dinozzo avait un mal fou à rester concentrer sur la route, cherchant quelque chose à dire, un regard qui pourrait l’encourager, mais son esprit était vide. Ou plutôt tellement de questions s’y entrechoquaient qu’il ne savait pas ce qu’il pouvait dire ou non.

Ziva elle avait le regard perdu dans la contemplation du paysage, s’attardant parfois sur un abribus, la façade d’un immeuble aux pierres blanches, une démarche mal assurée d’une femme endimanchée. Elle s’accrochait au détail, le détail l’empêchait de penser, chassait ses pensées. La jeune femme aurait aimé pouvoir ne plus penser et alors pouvoir renvoyer ces images qui revenaient incessamment là où elles devaient être, aux oubliettes. Ziva sentait que son coéquipier cherchait une faille qui lui permettrait d’aborder le sujet qui le taraudait. S’inquiétait-il ? Elle ne voulait pas le savoir, car cela aurait revenu à ce qu’elle s’inquiète elle-même. Elle préférait affronter ce silence plutôt que ses questions qui pourraient être les siennes.

La voiture s’engagea dans une allée surveillée puis s‘immobilisa devant un portique. Une fois les vérifications d’usage faites, elle s’engagea dans la base militaire puis s’immobilisa à nouveau.  Les deux coéquipiers sortirent instantanément du véhicule, comme à la recherche d’oxygène. Leurs regards se croisèrent alors à nouveau, par-dessus le toit de la voiture, mais aucun mot ne sortit de leur bouche. Il aurait brisé l’instant or Tony n’avait pas vu depuis longtemps cette lueur dans les yeux de la jeune femme. Cela remontait à ce sombre jour en Somalie alors qu’elle l’avait reconnu assis en face d’elle entre les mains des terroristes. Cette lueur était la faille qu’il recherchait, mais avant qu’il ne puisse la saisir, on vint à leur rencontre.


michou15  (20.07.2010 à 10:18)

Une tasse de café a la main, Gibbs se tenait assis à une terrasse, semblant profiter des lueurs du soleil. En réalité il attendait celui qui lui avait donne rdv, il attendait Eli David. Il ne savait pas réellement pourquoi il avait accepté, après tout il n'avait rien à voir avec cet individu, mais quelque chose dans la voix d'Eli l'avait intrigué: se pouvait-il qu'il regrette?Il pensa alors à Ziva et se dit que la jeune femme ne pourrait pas faire aussi facilement qu'ils ne l'avaient imaginé l'impasse sur tout ça.

La silhouette imposante du chef du Mossad apparut au coin d'une rue. Pressé et tendu il s'assit en face de Gibbs dans un raclement de chaise. Les deux hommes se toisèrent, commandèrent un autre café, s'affrontèrent du regard encore un moment. L'un semblait patient, l'autre s'agitait avec empressement. Eli prit enfin la parole alors Gibbs avait décidé d'observer un couple d'amoureux,

_ Gibbs vous devez comprendre que je dois absolument parler à ma fille.

_ Vous tenez absolument à ce qu'elle vous tue? Jethro semblait amusé mais la mine résignée de son interlocuteur l'incita à l'écouter. C'est pour vous faire pardonner au moins tout cela?

_ Ziva doit savoir certaines choses. Gibbs posa un regard interrogateur sur Eli mais celui ci ne souhaita évoquer de quoi il s'agissait exactement, De ce qu'un père doit dire a sa fille.

Le silence s'installa à nouveau tandis que tous deux s'observaient. Jethro ne savait quel crédit accorder exactement aux paroles d'Eli, mais ne pouvait s'empêcher de penser que Ziva avait droit d'avoir les réponses à ses questions même si elle le refusait. Peut être que c'est de cela que dépendra sa sortie du tunnel.

_ Soyons clair Eli, on va faire cela à ma façon. Pas de coups foireux, et surtout vous la laissez parler. N'oubliez de mettre votre fierté au placard, ce qu'elle a sur le cœur n'est surement pas en votre faveur.

_ Et ca ne va pas aller en s'arrangeant...


michou15  (22.07.2010 à 17:47)

Sway, The Perishers

L’ascenseur n’avait jamais parut aussi petit et oppressant aux yeux de Tony. A moins que ce ne soit ce silence, toujours le même qui s’installait entre Ziva et lui lorsqu’ils se retrouvaient tous les deux. Ce silence est maintenant lourd, pourtant aucun des deux ne l’a vu s’immiscer entre eux. Tel un voile léger il s’est glissé dans les conversations, entre deux regards pour devenir un mur presque infranchissable. Ce qui embêtait le plus Tony c’est qu’il avait l’impression que sa coéquipière faisait tout pour entretenir ce silence. Alors il se rendait compte que malgré qu’il soit allé en Somalie pour elle, leur relation était définitivement pourrie par la mort de Rivkin, et cela le rendait dingue. Dingue et triste.

Ils se tenaient côte à côte dans la cabine de l’ascenseur. Si proches, si loin. Leurs épaules se frôlaient presque, un pas à gauche ou à droite et ils se toucheraient. Un mouvement de tête à gauche ou à droite et ils se retrouveraient nez à nez, collés l’un à l’autre. Pourtant, ils étaient immobiles, le mur dressés entre eux, toujours plus haut, toujours plus infranchissable. Et soudainement le mur explosa en milles morceaux . . .

Ziva appuya d’un point rageur sur le bouton d’arrêt de l’ascenseur. Le noir tomba sur la cabine qui s’immobilisa aussitôt. Etonné Dinozzo posa un regard d’incompréhension sur la jeune femme. Embarrassé aussi, il chercha une plaisanterie qui ne vint pas.  Tout son esprit était figé sur une image, celle de ce petit bout de femme qui se tenait devant lui, la tête droite et fière, mais le regard apeuré et les mains tremblantes. Il sentit comme une sensation étrange au creux de son ventre, un fourmillement indescriptible qui laissa ensuite place à l’envie de protéger, de rassurer Ziva. Il allait ouvrir la bouche, dire ces paroles qui étaient coincés dans sa gorge depuis un moment, mais l’israélienne ne lui en laissa pas l’occasion,

_ Ecoute Tony, je sais que mon attitude est bizarre et que tu t’inquiètes. Je vois que tu attends quelque chose qui pourrait t’encourager  à parler, à me faire parler, mais moi je reste fermée. Elle ferma les yeux un instant, cherchant comment expliquer, comment s’exprimer. Puis elle les rouvrit d’un battement de paupières et plongea son regard dans celui de Dinozzo, Ce n’est pas ta faute, ce n’est pas toi le problème. Ne crois pas que t’en veuilles pour quoique ce soit, bien au contraire je te suis reconnaissante, et à McGee et Gibbs. Mais à toi surtout je te suis reconnaissante. Sa voix se précipita comme si ses paroles ne demandaient qu’à franchir ses lèvres, sachant qu’elles ne se rouvriraient pas de si tôt, Mais j’ai besoin de temps, pour parler. Je ne sais plus où j’en suis, c’est comme si le monde continuait à tourner, mais sans moi. La venue de mon père n’arrange rien.

Cette dernière phrase mourut dans un murmure, le silence s’installa à nouveau mais cette fois ci il n’était pas oppressant. Il résonnait comme une libération, comme une trêve après s’être tant livré. Tony et Ziva ne se quittèrent pas des yeux pour autant, leurs corps se rapprochèrent l’un de l’autre, imperceptiblement, leurs mains se cherchèrent sans se trouver. Et aussi soudainement qu’elle avait appuyé dessus, Ziva déclencha le bouton d’arrêt. L’ascenseur se remit en branle laissant Dinozzo ébranlé. Un bruit de carillon retentit tandis que Ziva se hissait déjà au dehors de la cabine, Tony sur ses talons, un maigre sourire sur les lèvres.

A peine arrivèrent-ils à leurs bureaux respectifs que Gibbs fit son apparition, demandant à l’agent David de le suivre. Titillés par la curiosité, McGee qui se trouvait également à son bureau, et Tony les suivirent, tout en se lançant des regards interrogateurs. Timothy pouvait presque y lire les reproches de son coéquipier quant à son ignorance de la situation, mais il devait avouer que l’attitude du patron était pour le moins étrange ce qui avait de quoi susciter l’inquiétude. Au contraire Ziva restait calme, comme si la situation était des plus normales, à moins que ce ne soit pour se rassurer elle-même, ou prouver à Gibbs qu’elle lui faisait confiance. Celui-ci espérait que ce qui attendait la jeune femme n’ébranlerait pas trop cette confiance car il y tenait plus qu’il ne l’imaginait. Les quatre agents débouchèrent devant la salle d’interrogatoire. Dinozzo, rassuré de voir qu’il ne s’agissait que d’un témoin, voulut s’y engager par habitude de mener les interrogatoires mais Gibbs l’arrêta d’une main autoritaire,

_ Pas toi Dinozzo.

D’un signe de tête il désigna Ziva et lui ordonna de rentrer dans la salle. La stupeur se lut sur le visage de la jeune femme mais elle ne posa pas de questions. Dans un dernier regard pour son patron elle ouvrit la porte et la referma derrière elle. Aussitôt Gibbs l’enferma à clé tandis que la culpabilité se peigna sur son visage. Ayant comme un mauvais pressentiment Tony se dirigea avec empressement dans la salle adjacente, la salle d’observation.

Ce qu’il y vit le laissa bouche bée d’incompréhension. Ziva se tenait face à son père qui visiblement l’attendait.


michou15  (25.07.2010 à 20:19)

Ils tenaient assis, face à face, emmurés dans leur silence, s’affrontant du regard. Ziva ne décolérait pas, elle ne pouvait croire que son patron ait consenti à ça, c’était totalement impossible. Eli, lui, cherchait inlassablement une parole qui lui permettrait d’engager la conversation, pourtant rien ne venait. Alors il subissait le regard dur de sa fille, contrôlant son envie de la frapper pour son manque de respect car il savait au fond de lui, non sans regrets, qu’il méritait tout cela.

Le regard de la jeune fille se posa sur la caméra, et repéra qu’elle était éteinte. Il y avait-il pour autant quelqu’un derrière la vitre ? Elle l’espérait car être seule dans une pièce si petite avec son père ne lui inspirait guère confiance. Les images de son cauchemar n’étaient jamais loin. Son père remarqua son regard et saisit la perche au vol pour enfin sortir de son silence,

_ Nous sommes seuls Ziva, et nous devons parler. Nous parler.

En réalité ils n’étaient pas seuls puisque Gibbs se trouvait derrière la vitre les observant avec attention. Il voulait s’assurer que rien ne puisse arriver à Ziva, sa confiance en Eli David étant très limité, mais il était également curieux de ce qu’ils pourraient se dire. Peut être craignait-il que l’agent David ne pardonne à son père et ne reparte en Israël, à moins qu’il ne craigne que cette discussion achève définitivement celle qu’il considérait maintenant comme sa fille. Il voulait la protéger mais l’avait précipité dans les bras du loup. Gibbs n’était pas seul non plus. Alertés par les récriminations de la jeune femme, et de ses tambourinements à la porte, Abby l’avait rejoint lui et les deux autres agents. Si l’un affichait un certain calme et détachement, l’autre ne tenait pas en place et ne cessait de faire part de ses inquiétudes à haute voix. Son patron ne pouvait plus nier l’évidence, Tony Dinozzo était foutrement amoureux de l’israélienne. Il s’était douté de ce sentiment entre eux lorsqu’il avait tué Rivkin tout d’abord, puis lorsqu’elle était partie, mais surtout lorsque Tony avait pris en charge l’opération de vengeance, transformée en opération de sauvetage, en Somalie. Pourtant il avait voulu croire que les événements avaient provoqué cela, cependant maintenant cela lui paraissait bien ancré chez son agent. Qui sait où ça va les conduire ?

Jethro reporta son attention sur père et fille qui avait enfin décidé à parler.  C’était animé et ponctué de coups sur la table, que ce soit le plat de la main ou le point.

_ Tu ne peux pas continuer à me battre froid Ziva. Je comprends ce que tu ressens mais je reste ton père. La jeune femme se leva de son siège et planta ses yeux dans ceux de son géniteur,

_ Que sais-tu de moi ? Que sais-tu de ce que je ressens pour oser prétendre me comprendre ? Eli ne répondit rien, laissant sa fille prendre l’avantage, Tu n’as jamais été abandonné par ton père, jamais été trahis par ta famille ou par celle que tu as aimé. Non jamais !

Ziva faisait les cents pas dans la pièce, ressemblant à un lion en cage, la crinière folle. En effet la jeune femme sentait la colère monter en elle comme un geyser, elle était prête à exploser, prête à faire mal. Parce que la colère fracasse, elle anéantit la personne contre laquelle elle est dirigée, mais elle anéantit aussi la personne qui la porte en elle. Et ça Ziva David ne le savait pas encore. Un regard sur ce père déplorable, dont l’attitude était davantage celle de la victime que du coupable, lui permit de donner une dernière impulsion à cette colère qui vint résonner sur les quatre murs de la pièce.

_ Moi j’ai connu tout ça ! J’ai été trahie par Michael ! J’ai été trahie et abandonné à mon sort par mon père ! Et d’ailleurs ça a toujours été comme cela, toute ma vie j’ai été trahie par ceux que j’aimais le plus, toute ma vie j’ai été abandonné par ma propre famille, quant ce n’était pas moi qui était obligée de la trahir, de l’abandonner. Les yeux de Ziva se remplirent de larmes, signe des premiers ravages faits par la colère en elle. Elle les contint et regarda encore ce père, avachi sur son siège, cherchant sûrement une parole pour s’expliquer, se faire pardonner. Celles qu’il parvint à trouver ne furent pas les bonnes,

_ Mais tu étais agent du Mossad, tu devais obéir !

_ Il est là le problème père ! Elle avait craché ce mot comme on crache un pépin indésirable. Tu m’as toujours considéré comme un agent du Mossad. J’appartenais au Mossad avant d’être ta fille, je n’avais même pas droit à un traitement de faveur.

_ Parce que c’était ça que tu voulais ? Du favoritisme ? Tu es une femme Ziva, tu devais te battre plus que les autres, montrer l’exemple. Je ne pouvais pas aller en ta faveur sans te porter préjudice aux yeux des autres agents.

_ Alors tu voulais me protéger ? L’ironie suintait de toutes parts, sa voix était cassante. Laisse moi te faire remarquer qu’en ne voulant pas faire de favoritisme, pour protéger ta fille, tu l’as envoyé entre les mains des terroristes. Et tu l’y as laissé ! La jeune femme avait martelé ses paroles d’un point rageur sur la table.

_ Ne me fais pas passer pour coupable ! Tu as souhaité y aller toi-même, pour terminer le travail de Rivkin !

_ Bien sûr ! Parce que c’était la seule manière d’échapper à ton regard accusateur ! D’éloigner tes reproches silencieux ! Déjà que tu ne me regardais pas comme ta fille, qu’est ce que je saurais devenue si tu ne me considérais même plus comme un agent ?

_ Arrêtes ! Ne te fais pas passer pour plus victime que tu ne l’es.

Eli baissa la tête, se dérobant de la vue de sa fille.


michou15  (29.07.2010 à 11:50)

La colère de Ziva gronda plus fort, plus violemment. Son père ne reconnaissait pas ses erreurs, ne voulait pas voir les ravages qu’il avait faits. D’une main forte, elle fit basculer la chaise sur laquelle son père était assis vers elle, et se planta devant lui l’obligeant à la regarder.

_ Regardes moi ! Regardes ce que tu as fait de moi ! Les larmes qu’elles contenaient depuis trop longtemps roulèrent doucement sur ses joues. Tu as fait de moi un assassin, capable d’organiser la mort de son propre frère, capable de pointer son arme sur son propre père, et de tirer. Ziva se détourna pour chercher le soutien du mur. Elle s’y appuya, sentant ses jambes flageoler, puis continua, Tu as fait de moi un assassin . . . un assassin prit à son propre piège. Regarde moi, je ne suis plus la même, je le sais, je devrais m’en réjouir et pourtant ça m’effraie. Mais regarde moi bon sang, je tremble de peur. Ma carapace était en train d’exploser et je ne peux rien faire pour me protéger, car tu ne m’as jamais appris à être humaine !

Eli David posa son regard sur cette fille qu’il ne reconnaissait plus, Gibbs détourna la tête comme si les larmes de son agent étaient trop intimes, Dinozzo s’approcha un peu plus de la vitre comme voulant la traverser pour être plus elle de celle qu’il souhaitait dorénavant protéger. Ziva David n’était plus celle qui refoulait ses larmes au creux de sa gorge, ni celle qui faisait taire d’un regard assassin, non Ziva David se redécouvrait, se métamorphosait. Seulement pouvait-elle y arriver seule ? Et ce à quel prix ?

Eli se leva et s’approcha d’elle, un peu brusque, même un peu gauche. Comment fallait-il s’y prendre pour consoler une fille que l’on découvre ? Mais cette fille là ne voulait pas de sa pitié, de sa compassion. Ziva le bouscula sans ménagements, il se retrouva dos contre la vitre, sa fille à quelques centimètres de son visage. Elle ne contrôlait plus rien, il ne contrôlait plus rien. Alors elle parla, il parla, ils parlèrent dans un tourbillon de mots, de phrases,

_ Je te hais pour ce que tu es . . .

_ Je dois t’avouer quelque chose . . .

_ Je te déteste pour ce que tu as fait de moi . . .

_ Tu vas m’en vouloir . . .

_ Je ne te comprendrais jamais . . .

_ Je t’ai menti Ziva . . .

_ Je t’en veux de m’avoir abandonné . . .

_ Je t’ai menti sur la mort de ta mère.

La bouche de Ziva se figea sur les derniers mots qu’elle venait de prononcer, son visage passa de l’ahurissement, à la surprise puis à l’incompréhension. Son père voulut lui prendre le bras mais elle se dégagea d’un geste vif, alerte, alors il continua son aveu sachant que cela détournerait sa fille de lui, à jamais,

_ Ta mère n’est jamais morte Ziva. Je t’ai fait croire à sa mort, comme à tout le monde, mais en réalité elle est vivante. Vivante et ici. Elle vit ici aux Etats-Unis.

Ziva demeura immobile, son regard planté dans celui de son père. Une douleur intense vint la prendre au plexus, sa respiration devint saccadée tandis que la colère se matérialisa en elle. Sauvage et libératrice la jeune femme ne chercha même pas à la contenir. D’un mouvement rapide elle bloqua Eli David contre la vitre, les mains à sa gorge. Le chef du Mossad se faisait attaquer pour la deuxième fois par sa fille, mais cette fois ci il ne chercha pas à se débattre.

_ Laisse moi t’expliquer Ziva.

Les secondes semblaient s’égrenaient lentement sans que personnes n’interviennent, mais soudainement la porte s’écrasa contre le mur tandis que Dinozzo et McGee surgirent dans la pièce. L’un et l’autre empoignèrent Ziva par la taille, tentèrent de l’éloigner d’Eli, mais leur coéquipière tenait bon transformée par la colère, la haine.

_ Ziva arrête ! Calme toi bon sang, tu n’es pas celle qu’il a voulut faire de toi alors arrête ça !

_ Tu ne veux pas le tuer Ziva !

La jeune femme sembla revenir à elle, comme après un long sommeil. Le réveil fut cependant plus violent. Elle lâcha Eli, s’écarta avec véhémence, lança un dernier regard à celui qui venait sûrement de porter le dernier coup qui allait l’achever, puis elle quitta la pièce en courant.


michou15  (29.07.2010 à 21:08)

Les couloirs défilaient sous ses yeux, les murs rouges tremblaient alors qu’elle s’y cognait par moment. Ziva David courait en travers les bureaux du NCIS, bousculant passants, coéquipiers et même le directeur Vance.  

Anthony Dinozzo était sur ses talons mais elle ne semblait ni l’entendre, ni l’avoir remarqué, pourtant l’agent l’exhortait de s’arrêter. La fuite prit des airs de course poursuite entre les deux agents, chacun accélérant l’allure à chaque pas, même si ils ne semblaient pas avoir un but précis, comme s’ils tournaient en rond dans les bureaux du NCIS.

Mais Ziva savait exactement où elle voulait déboucher et alors que la porte menant aux escaliers de services apparut, elle sut qu’elle arrivait au but. La pression au creux de sa poitrine s’intensifia, accentuant son sentiment d’urgence, son besoin de fuite. La vue de la porte lui fit également reprendre ses esprits si bien qu’elle remarqua enfin le pas lourd qui la poursuivait. Elle l’identifia instantanément et fut tenté un instant à stopper sa course pour laisser Tony la rattraper. Pourquoi ? Elle ne savait pas exactement mais elle sentait que la présence de son coéquipier devenait de plus en plus vitale pour elle-même. Elle ne l’admettait pourtant pas totalement. Sa main se posa sur le battant de la porte qui s’ouvrit dans un claquement sonore, tandis que la jeune femme s’engagea dans les dédales des escaliers.

Elle ne s’arrêterait pas, la fuite était son seul recourt. Toujours sur ses talons Dinozzo s’engagea lui aussi à la suite de Ziva, tandis que la jeune femme dévalait les marches, sautant parfois des paliers avec dextérité. Tony mit un instant à s’adapter, laissant sa coéquipière prendre de l’avance, c’est pourquoi il tenta à nouveau de l’exhorter de s’arrêter. Mais une fois le rythme prit, il reprit cette course poursuite qui n’était pas vraiment une. Son esprit vagabondait en même temps qu’il anticipait les obstacles, et Tony se disait qu’il y avait bien que l’israélienne pour l’entraîner dans ce genre de situations. D’ailleurs maintenant qu’il y pensait il ne savait pas ce qui l’avait poussé à la suivre ainsi, si ce n ‘est que leur échange ce matin même dans l’ascenseur l’avait chamboulé et qu’il voulait pouvoir recréer cet instant.  En outre là voir aussi démunie face à son père avait fait naître un énième sentiment à son égard, comme un serrement au creux de la poitrine mais il ne parvenait pas à y mettre un nom. S’il avait cru pendant un long moment, après leur retour de Somalie, que Ziva lui échappait définitivement, notamment en tant qu’amie, il était maintenant persuadé que quelque chose était né entre eux suite à cette mésaventure. Et contre toute attente, Tony en était le premier surpris, il voulait tâter, connaître ce quelque chose. Enfin pour l’instant il s’agissait de la rattraper or la jeune femme venait de déboucher dehors. Si les calculs de Dinozzo étaient bons, la porte de sortie menait droit sur le parking si bien que si la jeune femme atteignait sa voiture avant qu’il ne la rattrape il n’était pas près de la revoir.


michou15  (31.07.2010 à 11:48)

La chaleur happa Ziva David alors qu’elle s’extirpait au dehors du bâtiment. Une chaleur étouffante qui lui fit ralentir son allure. Elle en profita pour repérer sa voiture étant désorientée par l’angle de vue du parking, quand la porte par laquelle elle venait de sortir claqua à nouveau contre la pierre.

Elle tourna à demi sa tête en direction de Tony et l’aperçut se tenant immobile à quelques mètres d’elle alors l’indécision prit possession de son esprit alors qu’elle s’apprêtait à continuer sa fuite. La vue de Dinozzo, planté sur ses deux pieds malgré son souffle coupé, les épaules droites et le regard profond fixé sur la jeune femme avait quelque chose de sécurisant qui l’attirait inexorablement. Les défenses de l’israélienne ne pouvaient tenir indéfiniment, elle l’avait constaté tout à l’heure dans l’ascenseur, et voilà qu’à nouveau elle souhaitait se retrouver au creux des bras protecteurs de Tony, la tête posée sur sa poitrine. Elle comprenait que cette fuite, ce silence ne servait à rien mais malgré cela elle ne pouvait se résigner alors elle sortit de sa torpeur pour s’engager en direction de sa voiture. Cependant Dinozzo trouva cette fois ci les mots pour l’arrêter. Il les cria en travers le parking, brisant le silence dans lequel il était plongé,

_ Tu n’es pas obligé de vivre ça seule Ziva.

 Il attendit un instant pour voir si ses paroles conduisaient à une réaction de sa coéquipière. Celle-ci stoppa son pas mais continua à lui tourner le dos, alors Tony s’approcha doucement d’elle, ni trop près pour ne pas la brusquer, ni trop loin pour qu’elle puisse sentir sa présence.

_ Nous sommes là avec toi Ziva. Je suis là.

Elle baissa doucement la tête, il imagina quelques larmes sur ses joues. Puis soudainement elle fit demi-tour sur elle-même pour venir se loger avec force contre Tony se délestant d’un poids définitivement trop lourd à porter toute seule. Il la reçut dans ses bras comme un impact en pleine poitrine, qui se fit plus léger à mesure que la jeune femme se laissait aller. Il put alors entendre quelques sanglots étouffés. Ziva n’avait pas fui, et elle acceptait enfin de partager sa peine.

Still in love song, The Stills


michou15  (31.07.2010 à 18:14)

Ils se tenaient assis côté à côté à même le sol, dos contre le mur. La chaleur les étouffait mais ils ne la ressentaient pas, comme s’ils se trouvaient ailleurs, entre deux mondes. Ils savaient tout deux que cet instant avait fait naître quelque chose de nouveau dans leur relation, avait créé un lien qui serait définitivement indéfectible. Ils ne songeaient pas à de l’amour, non, mais plutôt à une confiance sans failles, une solidarité mutuelle. S’il était évident qu’ils pouvaient compter l’un sur l’autre depuis la mission organisée par Dinozzo pour sauver Ziva, aujourd’hui ils peuvent surtout être là l’un pour l’autre. Comme des partenaires. Bien sûr subsistaient en eux un doute quant à la réelle nature de leurs nouveaux sentiments, Ziva ne s’était jamais montré aussi faible devant un homme et se demandait ce que cela impliquerais, tandis que Tony se demandait pourquoi le contact de la jeune femme lui devenait autant indispensable de même que sa présence. En réalité ils ne comprenaient tout simplement pas pourquoi ils se sentaient aussi bien ensemble.

Après ces quelques minutes d’accalmie, Tony décida de briser le silence afin de poser cette question  qui le taraudait tant,

_ Que comptes-tu faire concernant . . . ta mère.

Il avait prononcé ce dernier mot dans un murmure de peur qu’il ne rouvre la plaie béante de la jeune femme. Il lui lança un regard furtif s’assurant de sa réaction. Ziva resta impassible, elle était plongée dans ses pensées cherchant ses derniers souvenirs à celle qui était sa mère. Le flot d’image revint à la surface la happant aussi sûrement que la houle d’une mer déchaînée.

_  Quand j’étais petite, l’été, quand les journées étaient trop chaudes pour sortir, ma mère et moi on s’installait dans le jardin à l’abri des oliviers. On était assis à même l’herbe, on observait le ciel quand il y avait des nuages et on décryptait leurs formes. La jeune femme se tut un instant laissant les souvenirs revenir à elle, J’aimais plus que tout me blottir contre elle, l’odeur de l’herbe fraîchement coupée emplissant ma tête. C’était notre moment à toutes les deux. Un jour elle venue me chercher dans ma chambre, elle semblait précipitée. Elle m’a entraîné dans le jardin, m’a forcée à m’asseoir à côtés d’elle et nous sommes restée là pendant plusieurs heures. Je m’étais finalement endormie contre elle, mais quand je me suis réveillée plus tard dans la soirée j’étais toute seule. Pourtant cela ne m’a pas inquiété, j’étais trop petite pour m’inquiéter. Les sanglots lui nouèrent la gorge mais elle termina son récit, Le lendemain Eli m’a annoncé que ma mère était morte dans un accident à la voiture piégée. Il m’a menti et elle, elle m’a abandonné !

_ Peut-être qu’Eli l’a obligé à quitter l’Israël, à ne pas avoir de contacts avec toi.

Ziva sembla méditer cette possibilité alors que le silence s’installa. Tony observa du coin de l’œil ce visage fascinant. Il exprimait tant de détermination, de force que le voir aussi ravagé semblait être une illusion. Il se rappela la première fois qu’il l’avait vu. Malgré la colère et la douleur face à la mort de Kate, il n’avait pas pu s’empêcher de constater la délicatesse de ses traits et surtout leurs finesses, comme si on les avait tracés aux pinceaux fins, de façon minutieuse. Il sourit à ce souvenir tandis que Ziva le tira de sa rêverie,

_ Je ne sais pas quoi penser. Est-ce que je dois en vouloir à mon père de m’avoir caché ça, ou en vouloir à ma mère de ne s’être jamais manifestée ? Elle devait forcément savoir que j’étais aussi aux Etats Unis, elle aurait pu me contacter, nous étions loin de l’Israël, loin d’Eli. Aurait-elle au moins souhaité me contacter ? La jeune femme eut un petit rire rauque qui sonna comme un sarcasme, Il semblerait que ma vie ne soit basée que sur des mensonges. Ma vie elle-même est un mensonge . . . Comment pourrais-je me reconstruire avec ça ?!

Elle baissa la tête en signe d’affaissement, mais Tony trouva une fois de plus les mots,

_ Quelques soient les vérités que tu vas découvrir, tu es et tu resteras Ziva David. Et crois moi c’est comme ça qu’on l’apprécie. Surtout avec ses lapsus mémorables.

Le rire de la jeune femme résonna cette fois ci tristement, mais elle riait quand même. Les regards des deux coéquipiers se croisèrent alors qu’ils étaient assis épaules contre épaules, pourtant aucune gêne ne vint briser l’instant. Chacun sourit et sut qu’il était temps de retourner au bureau. A moins de vouloir obliger Gibbs à venir les chercher, ce qui serait purement suicidaire.

 


michou15  (01.08.2010 à 18:51)

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