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Série : NCIS
Création : 26.05.2011 à 00h26
Auteur : pleckyhabs
Statut : Terminée
« Gibbs a deux morts à expliquer et il devra envoyer un membre de l'équipe sous couverture pour résoudre l'enquête. J'attends vos commentaires! » pleckyhabs
Cette fanfic compte déjà 7 paragraphes
SOUS COUVERTURE
Un jeune sous-marinier se regarde dans le miroir de sa cabine à bord du SS Ronald Reagan accosté au port de Norfolk. Il met ses vêtements tranquillement en ne dévisageant pas son image. Une aiguille traverse son bras nu. Il replace sa chemise, s’allonge et attend la mort. Au même moment, dans le stationnement de la base de Norfolk, un officier se rend à sa voiture après son quart de travail terminé. Il marche d’un pas rapide car il sent une présence. En déverrouillant sa voiture, il aperçoit un reflet dans la vitre. Il se retourne et trop tard, l’individu l’agresse et le laisse au sol.
CHAPITRE 1
Le NCIS est présent à bord du SS Ronald Reagan car un capitaine de corvette a été retrouvé mort dans sa cabine allongé sur son lit. L’équipe de l’agent spécial Gibbs a reçu l’appel et s’est rendue rapidement à Norfolk.
Tony : Ça semble un suicide patron.
Gibbs :Oublies pas mes règles Dinozzo!
Tony : Comme la dixième qui dit de ne jamais rien prendre pour acquis, mais il y
a une seringue à côté du corps et il est dans ses habits de parade.
McGee :Il y a une lettre d’excuse aussi.
Gibbs :Dinozzo, emballe-moi tout ça et fait les croquis. McGee je veux le nom de la victime.
McGee :Tout de suite, je vais chercher mon scanneur d’empreintes. Il s’agit du capitaine de corvette Carl O’Brien.
Gibbs :McGee et Ziva, trouvez ses compagnons de chambre et interrogez chacun d’eux. Ducky, l’heure du décès?
Ducky :Pas plus de 4 heures Jethro. Il n’y a aucune marque apparente sur le corps. On dirait bien un suicide.
Gibbs :J’ai un drôle de sentiment Ducky, ce capitaine de corvette cache quelque chose.
Ducky :Mr.Palmer, aidez-moi à transporter ce pauvre jeune homme. Nous continuerons notre travail de retour à Washington.
Le téléphone cellulaire de l’agent Gibbs sonne.
Gibbs :Ducky ce capitaine ne voyagera pas seul car on a une autre victime dans le stationnement de la base. Dinozzo et McGee prenez vos affaires, on y va! Ziva tu reste ici pour finir les interrogations, on te reprendra plus tard.
Lorsqu’ils arrivent dans le stationnement d’un immeuble de la base, le cadavre git sur le sol près d’une voiture.
Ducky :Il a plusieurs coupures au thorax assez profondes, probablement faites avec un couteau. D’après la position de son corps, il a été interpellé, il s’est retourné et l’agresseur l’a violemment atteint avec son arme. Il a perdu son sang très rapidement.
Gibbs :Dinozzo, occupe-toi de la voiture, voit si c’est la sienne. Il faut aussi la remorquer jusqu’à notre garage au NCIS. McGee je veux l’identité du cadavre ensuite il faut trouver le couteau.
McGee :(plaçant un doigt sur la vitre du scanneur) Il s’agit de Charles O’Brien colonel à la base de Norfolk. Patron, (hésitant en regardant Gibbs) c’est le père du capitaine de corvette!
Tous les agents ainsi que Ducky et Palmer restent figés et bouche bée devant la victime quand soudain Tony brise le silence et dit : Gibbs, tu vas avoir une tâche de moins à faire, t’as plus besoin d’appeler le père du jeune O’Brien. On entend alors un TONY!!!
Ducky et Palmer s’occupent du nouveau cadavre pour le transporter lui aussi au NCIS. Les agents finissent de récolter les indices sur la scène mais personne ne retrouve l’arme du crime. C’est une journée qui débute de façon étrange.
CHAPITRE 2
A L’OPEN SPACE
Au plasma, on peut voir les photos des victimes.
McGee :A droite, il s’agit du jeune O’Brien. Il a 22 ans et il est fils unique. Il vit sur la base avec son père lorsqu’il n’est pas affecté à bord d’un sous-marin. Sa mère est décédée il y a quatre ans. Il y a aucun manquement à sa feuille de route.
Ziva : Ses copains de chambre disent qu’il se faisait facilement des amis, il était toujours bien entouré. Il y avait un autre marin qui je crois semblait plus proche de la victime, il ne voulait pas vraiment parler mais il a dit qu’il paraissait nerveux depuis quelques temps et il cachait aux autres ou il allait lorsqu’il était en permission.
Gibbs :Fouillez dans son passé et essayer de savoir ce qu’il a fait depuis qu’il est à terre. (Le téléphone sonne et l’agent Gibbs répond)
Abby :Descend me voir Gibbs j’ai quelque chose pour toi!
AU LABO
Gibbs :Qu’est-ce que tu as Abby?
Abby:Regarde ce spectre, j’ai trouvé des traces de chlorydrate d’hydroxyzine dans son sang. (Observant la réaction de son patron bien-aimé)
Gibbs :Tu sais très bien que ça ne suffit pas, d’autres informations?
Abby :Le chlorydrate d’hydroxyzine ou l’Atarax si tu préfères est un anxiolytique contre entre autre l’anxiété, il réduit la communication entre les cellules nerveuses et (Gibbs lui coupe la parole)
Gibbs :Il y a trop d’informations que je ne comprends pas, pourquoi tu me dis tout ça?
Abby :Et ta culture personnelle, il faut que je m’en occupe de temps en temps!
Gibbs :Je n’ai pas le temps maintenant et la lettre?
Abby :Bon, bon! (amusée) j’ai analysé la lettre et c’est bien son écriture. Il dit qu’il est désolé et que…. Une lettre comme on en écrit si on pense au suicide.
Gibbs :Beau travail Abby et la seringue retrouvée près du corps?
Abby :C’est curieux, j’ai essayé de trouver des empreintes mais rien, elle est propre. Mon spectro de masse analyse les traces des substances qui se trouveraient à l’intérieur.
Gibbs :Je vais voir Ducky. Si tu as du nouveau appelle-moi!
SALLE D’AUTOPSIE
Ducky :Jethro, je t’attendais!
Gibbs :Tu connais la cause de la mort du jeune O’Brien Ducky?
Ducky :Crise cardiaque. C’est un peu inhabituel de mourir comme ça si jeune. Il n’avait aucune marque de violence ou de blessures récentes sauf quelques cicatrices qui sont là depuis plusieurs années et cette tache bleutée faite par une aiguille.
Gibbs :Abby a trouvé des traces d’Atarax dans son sang.
Ducky :C’est étrange car d’après son dossier médical, il ne souffrait pas d’anxiété. Il ne buvait probablement pas beaucoup car son foie est sain. On en prescrit pour les personnes sujettes à des rechutes d’alcoolisme. Je vais appeler le médecin de la base.
Gibbs :Et le père?
Ducky :Ce sera mon prochain cas!
Gibbs :Je retourne à l’open space. Tiens-moi au courant!
A L’OPEN SPACE
McGee :On a téléphoné pour vous patron! C’est le directeur Vance, il veut vous voir!
Tony : J’ai fait les recherches sur la voiture et c’est bien celle du colonel O’Brien. Il n’a pas de trace de sang à l’intérieur ni d’empreintes qui ne sont pas les siennes ou celle de son fils. Ducky a raison, il était à l’extérieur de celle-ci et devait vouloir ouvrir sa portière à l’instant où il s’est fait tuer.
Ziva sort du MTAC et descend à son bureau.
Ziva : J’ai parlé à plusieurs marins du SS Reagan et deux d’entre eux l’on vu dans un bar de Georgetown avec un individu que eux ne connaissaient pas. Ils en ont fait une description et je l’entre dans la base de données.
McGee :Patron, je ne sais pas tout ce que le jeune O’Brien a fait durant son séjour à terre, le SS Reagan est accosté depuis deux jours, mais selon son relevé bancaire, il a sorti une grosse somme d’argent. Je peux même confirmer qu’il a fait beaucoup de transactions ces derniers temps.
Gibbs :Ziva allez avec McGee à ce bar et voyez s’il y a des caméras de surveillance.
McG/Ziv:On y va!
Tony : Gibbs penses-tu comme moi que le fils était dans un foutu pétrin et qu’il en a parlé à son père. Lui, il a essayé de l’aider mais il y a laissé sa vie. Je me demande s’il savait que son fils était mort?
Gibbs :Demande à Ducky, il va surement lui poser la question! (un demi-sourire sur son visage) Il parle toujours à ses cadavres.
AU BAR DE GEORGETOWN
Ziva et McGee interroge le barman qui lave des verres derrière son comptoir.
McGee :Avez-vous aperçu cet homme ces deux derniers jours dans votre établissement? (il lui montre la photo du marin)
Barman:Vous savez, il y a tellement de monde qui entrent et qui sortent, on ne reconnait pas tous les visages à moins que ce ne soit des habitués. Ce gars ce n’était pas un habitué c’est certain!
McGee :Possédez-vous des caméras de surveillance?
Barman:Oui.
Ziva : On voudrait les enregistrements des deux derniers jours.
Barman :Je vais aller les chercher.
AU LABO D’ABBY
Abby et McGee travaillent sur les bandes de caméra de surveillance quand Gibbs entre dans le laboratoire.
Abby :C’est bien que tu sois là, cela fait des heures que McGee et moi ont visionne les bandes vidéos et on voit bien le fils O’Brien avec un gars mais celui-ci est toujours de dos et impossible de savoir qui il est. Par contre, il semble qu’ils s’échangent un colis.
McGee :Il devait l’acheter ce qui expliquerait le montant d’argent dans son compte. Pensez-vous qu’il transigeait de la drogue patron?
Abby : (un signal sonore retentit) Mon spectro a fini l’analyse du contenu de la seringue. C’est étrange elle est complétement vide et propre. Il ne voulait pas qu’on découvre ce qu’il s’est injecté. Il a peut-être jeté celle qu’il a utilisée et a mis celle-ci près de lui.
McGee :Il n’y avait pas d’autre seringue dans la chambre!
Gibbs :C’est peut-être un autre marin qui est venu et a échangé les seringues. On retourne à l’open space, Abby tu m’avertis s’il y a du nouveau.
A L’OPEN SPACE
Tony : Ah, vous voilà! On a trouvé le couteau dans un bac à ordure situé trois bâtiments plus loin que la scène de crime. Il était taché de sang. Abby devrait le recevoir bientôt. Ducky a fait l’autopsie du colonel et c’est bien les coups de couteau qui ont tué notre deuxième victime.
Gibbs :McGee voit avec Ziva les dossiers médicaux de tous les marins à bord du sous-marin, surtout ceux qui semblaient proche du jeune O’Brien. Il faut résoudre le mystère du supposé suicide. Dinozzo voit ou en est rendue la recherche sur l’individu du bar de Georgetown.
Chacun continue de recueillir les informations afin de résoudre l’affaire du suicide. Gibbs est convaincu que c’est à partir de celle-ci qu’il résoudra le meurtre du colonel. Lorsqu’il en a parlé au directeur Vance,celui-ci était en désaccord car le secrétaire d’État est bien plus soucieux de la perte d’un colonel que d’un simple sous-marinier.
En fin de journée, il y a enfin de nouvelles informations sur les recherches des cas O’Brien.
McGee :Patron, il y a effectivement un marin du SS Reagan qui possède une prescription d’Atarax. Il se nomme Peter Mcenzie et Ziva est partie à Norfolk pour le ramener ici et l’interroger. (Abby arrive au même moment)
Abby :Gibbs, c’est bien le sang de la victime sur le couteau mais aucune trace de celui qui s’en est servi, il a probablement pris soin de mettre des gants. J’essaie de trouver le propriétaire de l’arme car c’est celui d’un marine et elles sont répertoriées dans la base de données de la Navy. Je fais une recherche avec les officiers de la base de Norfolk. Ducky croit que le tueur et sa victime pouvait peut-être se connaitre.
Gibbs :Et toi Dinozzo, tu as quelque chose à rajouter?
Tony : Bien, la recherche sur le gars qui transigeait avec notre jeune O’Brien est Mathias Smith. Je le fais rechercher car on dirait qu’il a disparu dans la nature. Il a démissionné de son emploi d’officier de la marine il y a trois jours patron.
Gibbs :Va avec McGee chez lui, peut-être qu’il y est allé.
A la demeure de Mathias Smith, Tony et McGee entre à l’intérieur et découvre un univers d’armes et de munitions sur les murs. Il y a de vrais armes mais aussi des affiches. McGee va vers l’ordinateur et inspecte le disque dur.
McGee :Tony, appelle Gibbs, je crois que ce n’est pas de la drogue que le jeune O’Brien transigeait mais des armes. Il y a des messages entre Smith et O’Brien qui date du soir de leur rencontre à Georgetown. J’amène le portable au labo, il y a peut-être d’autres informations cachées dans les fichiers. (Tony prend son cellulaire)
Tony : Gibbs, on n’a pas trouvé le gars, on dirait qu’il n’a pas mis les pieds chez lui depuis plusieurs jours mais en revanche il y a beaucoup d’armes et McGee a des trucs intéressant sur son portable.
Gibbs :Prenez les photos de l’intérieur de la maison, regardez s’il n’y aurait pas d’autres pièces à conviction à emballer et revenez au NCIS. Je ne crois pas qu’il reviendra chez lui.
Tony : C’est bon patron!
A L’OPEN SPACE
Ziva est de retour de Norfolk avec le capitaine de corvette Peter Mcenzie. Gibbs s’apprête à l’interroger avec Ziva dans la salle d’interrogation.
Gibbs :Vous connaissiez bien le capitaine de corvette Carl O’Brien?
Peter : (hésitant) Oui!
Gibbs :Vous possédez une prescription d’Atarax, je veux savoir pourquoi?
Peter : Avant d’entrer dans la marine, je buvais toute mes payes et j’étais en boisson plus souvent qu’à jeun. J’ai décidé de me prendre en main et j’ai dû avoir recours à ce médicament pour contrôler d’éventuels rechutes. La marine m’a permis de retrouver une vraie vie. J’ai eu une deuxième chance.
Ziva : Quelle était votre relation avec lui?
Peter : On s’entendait très bien. Quand on sortait en permission, on y allait toujours ensemble mais (il fixait la table à présent et avait de plus en plus d’hésitation dans sa voix) depuis quelques temps il ne voulait plus que je sois avec lui.
Gibbs :Depuis combien de temps?
Peter : Depuis un mois environ. Il a changé d’attitude. Je ne le reconnaissais plus. Il disait qu’il s’achetait des trucs très dispendieux et il aimait ça. Puis trois jours avant que vous ne retrouviez mort, il ne me parlait plus.
Gibbs :Ou étiez-vous au moment de sa mort.
Peter : A mon poste. Quand je suis revenu dans ma cabine, il y avait une enveloppe sur le plancher qui avait mon nom dessus. Je l’ai ouverte et là j’ai compris qu’il voulait se suicider. J’ai entré dans sa cabine mais trop tard. Quand j’ai vu la seringue, j’ai paniqué et je l’ai changée pour une neuve. Vous comprenez, il m’avait volé ma prescription et je ne voulais pas qu’il soit accusé de vol. Il est mort mais au moins on ne se souviendra pas de lui comme un voleur.
Ziva : Avez-vous encore cette lettre.
Peter : Oui, je serai accusé de meurtre?
Gibbs :Si votre témoignage est véridique et que vous n’étiez aucunement impliqué dans celui-ci, vous serez sûrement blanchi. Par contre, j’aimerais que vous restiez à Washington si on a de nouveaux indices dans l’enquête.
Gibbs n’était pas satisfait, même s’il confirmait maintenant le suicide, cette mort cachait probablement un secret qui avait un lien avec la mort du père il en était assuré. Il fallait maintenant se tourner vers le décès beaucoup plus violent du colonel O’Brien.
CHAPITRE 3
Gibbs est au MTAC avec Vance et le secrétaire d’État pour expliquer pourquoi l’enquête sur le colonel O’Brien n’est toujours pas conclue. Son cellulaire sonne et c’est Tony qui qui demande de descendre à son bureau.
Tony : Je te présente le colonel Arthur Conroy basé lui aussi à Norfolk. Il veut parler à mon chef d’équipe et je crois que c’est toi! (Gibbs sourit en s’adressant au colonel)
Gibbs :Je suis l’agent spécial Leroy Jethro Gibbs, vous voulez me parler?
Conroy :Oui mais pourrions-nous aller dans un endroit plus tranquille?
Gibbs :Je vais avec le colonel dans la salle de conférence, je ne veux pas être dérangé.
Agents :Compris patron!
DANS LA SALLE
Gibbs : Je vous écoute. Pourquoi êtes-vous venu me voir?
Conroy :J’ai reçu ce message par le courrier express ce matin (il lui montre le papier). J’ai besoin de votre aide!
Gibbs :C’est une lettre de menace contre vous!
Conroy :Pas seulement contre moi. J’ai reçu un appel téléphonique à mon bureau et la voix disait de bien surveiller ma fille. Elle n’a que 6 ans vous savez!
Gibbs :Pourquoi voudrait-on s’en prendre à vous?
Conroy :Je suis un ami très proche du colonel Charles O’Brien. On travaillait ensemble depuis plusieurs années. Je connaissais aussi son fils Carl. C’était un bon garçon très ambitieux. Depuis quelques mois il s’était transformé, il était toujours renfermé. Son père s’est vite aperçu de quelque chose mais Carl ne voulait pas qu’il intervienne dans son problème. J’ai su qu’il était un intermédiaire entre le patron et son fournisseur d’armes. Il volait des armes à la marine et les redistribuait au fournisseur. Au début c’était seulement pour deux ou trois larcins mais il était de plus en plus pris dans ce mauvais pétrin. Il a fini par l’avouer à son père il y a quelques jours. C’est Charles qui m’en a parlé. Il avait dit à Carl qu’il m’en parlerait de toute façon. On serait deux à l’aider. Il n’en pouvait plus et il s’est suicidé mais je suis sûr qu’ils ont tué Charles. Ils savent que je suis impliqué, je ne sais pas comment mais ils veulent me faire souffrir. Vous devez protéger ma fille. Je suis sûr qu’ils s’en prendront à elle.
Gibbs :Nous pouvons vous garder vous et votre fille à Washington car j’ai l’impression que votre demeure est surveillée et vos lignes téléphoniques sont probablement sur écoute. Est-ce qu’il y a des nouvelles personnes qui vous côtoient dans vos bureaux?
Conroy :Je ne sais pas, je n’y ai pas fait attention. C’est hors de question que je quitte mon poste, je dois reprendre mon travail comme d’habitude. De plus, ma fille va dans une école très stricte, exclusivement féminine tant au niveau des professeures que des élèves. Je ne veux pas qu’elle s’absente et prenne du retard dans ses études.
Gibbs :Je dois discuter de tout cela avec mon directeur. Nous prendrons les mesures nécessaires pour veiller sur vous et votre fille.
AU BUREAU DE VANCE
Gibbs :Directeur, il se pourrait que ceux qui menacent le colonel Conroy soient aussi impliqués dans le meurtre du colonel O’Brien. On doit le surveiller et protéger sa fille. Si nous allons à Norfolk, nous serons sur place pour continuer l’enquête et on trouvera, j’espère, de nouvelles pistes.
Vance :Je suis d’accord pour que vous continuiez cette opération à Norfolk mais comment aller vous faire pour surveiller le père et sa fille.
Gibbs :Je peux me faire passer pour un officier en service dans le même bureau que le colonel. Il faudrait que Ziva aille à l’école de la fille comme remplaçante à son professeure.
Vance :Elle n’est pas vraiment qualifiée pour enseigner, il y a la scientifique Miss Scuito qui pourrait bien devenir institutrice pour l’enquête.
Gibbs :J’y ai pensé mais ça peut devenir dangereux.
Vance :(prenant le téléphone pour parler à sa secrétaire) Faites venir Miss Scuito dans mon bureau SVP!
Abby :(elle ouvre la porte en fixant Gibbs) Qu’est ce qui se passe, il y a un problème avec moi?
Vance :Non, nous avons besoin d’une professeure pour enseigner à de jeunes filles dans une école très traditionnelle. Nous pensons que vous pourriez faire ce travail. Vous serez la professeure de la fille d’un colonel. Elle a 6 ans et nous croyons que son père pourrait nous permettre de résoudre le meurtre du colonel O’Brien.
Gibbs :Tu sais Abby, on te surveillera. Il y a toujours des risques mais j’ai confiance en toi.
Abby :Je peux t’aider Gibbs et je ferai ce que tu me demanderas (elle était excitée à présent).
Gibbs :Nous partons pour Norfolk demain matin très tôt. Soit prête et n’oublie pas que ton look gothique ne sera pas bienvenu dans l’école.
Abby :Tu ne me reconnaitras pas Gibbs!
A L’OPEN SPACE
Gibbs a réuni ses agents pour leur faire part de leur départ pour Norfolk et leur implication ainsi que celle d’Abby dans l’enquête.
Tony : Tu ne trouves pas ça risqué pour Abby cette couverture patron!
McGee :Pourquoi ce n’est pas Ziva qui serait la professeure? (Il n’aimait pas du tout l’idée qu’Abby participe à l’enquête)
Gibbs :Ziva sera dans l’école et elle sera affectée à la cuisine comme aide-cuisinière. Elle sera là si ça tourne mal mais on ne change rien du plan, ce sera Abby sous couverture et c’est tout. Soyez prêt, avec tout l’équipement dans le camion, on part demain matin à 7 heures. Je vais mettre au courant le colonel Conroy.
A NORFOLK
L’équipe de Gibbs s’est installée dans les quartiers de la police de la base de Norfolk. McGee installe les ordinateurs qui serviront à visualiser Gibbs dans les bureaux de la base. Tony sera en communication avec Ziva pour savoir si tout va bien à l’école et il est déjà en poste à la résidence du colonel Conroy.
Abby :Gibbs, qui viendra me reconduire à l’école?
Gibbs :McGee ira avec toi. Pour les instructions c’est simple. Tu agis comme d’habitude avec ton air espiègle et enjoué les élèves t’adoreront. En passant, tu fais très institutrice dans tes nouveaux habits.
Abby :Merci, je suis ravie de ton compliment. Allez viens McGee, je ne veux pas être en retard!
McGee la pousse à l’écart pour pouvoir lui parler sans que les autres entendent.
McGee :Abby, j’ai peur pour cette couverture, je n’aime pas ça. Tu n’es pas entrainé pour ça. (Abby perçoit la crainte de Timothy)
Abby :Toi tu vas sur le terrain tous les jours pendant que je suis dans le labo en me rassurant que tout ira bien. Tu as peur pour moi, c’est gentil McGee mais tout ira bien. Gibbs a confiance en moi, toi as-tu confiance?
McGee :Bien sûr que oui!
L’agent et la scientifique montent dans la voiture et se rendent à l’école rencontrer la directrice de l’établissement. Après avoir donné les détails de la mission d’infiltration, la directrice va présenter Miss Scuito à sa classe. McGee retourne aux quartiers de la police et informe Ziva que la cuisinère de l’école attend sa venue. Pendant ce temps, Gibbs se rend avec le colonel à son lieu de travail. Tout est en place pour l’enquête sous couverture.
CHAPITRE 4
La première journée d’école d’Abby s’est très bien déroulée. Tony s’est mis en contact avec Ziva et elle a dit qu’à la cafétéria les élèves de Miss Scuito l’adoraient.
Ziva : Tony, j’espère que ça ne durera pas trop longtemps cette couverture. J’en ai assez de travailler dans une chaleur étouffante et de servir des repas à des filles hystériques. Ça crie et jase sans arrêt. J’ai mal à la tête. Abby a été invitée par la directrice à demeurer chez elle le temps de l’enquête.
Tony : Ici, tout va bien aussi. Je n’ai vu aucune personne rôdée dans le voisinage et autour de la maison. Tu reviens au quartier général?
Ziva : Oui j’arrive après ma corvée de chaudrons.
Tony : (souriant en s’imaginant Ziva et les chaudrons) Je vais appeler McOrdi pour savoir comment s’est déroulée la journée de Gibbs.
McGee :Une journée ordinaire Tony. Toutes les personnes qui sont entrées dans le bureau étaient reconnues dans la base de données. Aucun individu ne travaillant pas avec le colonel n’a été en contact avec lui.
Tony : Je suis sûr que quelque chose se prépare. On verra demain.
Le lendemain, tous les membres de l’équipe retrouvent leur poste respectif. Il est environ 11.30 heures et les repas seront bientôt servis. Trois individus entrent dans l’école, ils se dispersent et vérifient les corridors. Soudain, un homme entre dans la classe de Miss Scuito, se dirige vers elle et montre une arme. Les filles sont figées et certaines pleurent. Il pointe son fusil vers Abby et lui ordonne d’amener la fille du colonel en avant de la classe. Elle n’a pas le choix, elle prend la fillette et la protège de son corps.
Abby : Ne lui faites pas de mal.
Homme :J’en ai aucunement l’intention pour l’instant. Elle est trop précieuse. (il informe ses acolytes qu’il a trouvé la fille). Allez ma belle (en s’adressant à la fillette) on sort en silence.
Abby : Elle est traumatisée, laissez-la. Je ne vous la donne pas.
Homme : (nerveusement) Alors tu viens et tu te tais.
Les fillettes restées seules sortent en courant de la classe et alertent les autres professeurs. C’est le chaos total à présent, toutes les filles de l’école veulent sortir ou se cacher au fond des classes. La directrice va chercher Ziva et lui explique qu’une professeure a vu un homme sortir de la classe de Miss Scuito et il est parti avec une des filles et l’institutrice. Ziva sort de l’établissement pour retrouver Abby mais il est trop tard. Elle se rend à la classe pour voir s’il n’y aurait pas d’indices et appelle Tony.
Ziva : Un homme est entré dans l’école et a pris Abby et la fillette. Je n’ai pu rien faire, ça s’est passé trop vite. Il savait ce qu’il faisait et ou la classe se situait car personne n’a trouvé sa présence louche. Je vais interroger les autres professeures pour avoir d’autres indices. Qu’est ce j’ai fait! Gibbs et McGee voudront me tuer. Pourtant j’allais vérifier souvent si tout était correct! Mais là c’était l’heure des repas et… (elle était boulversée)…comment on va les retrouver?
Tony : Je ne sais pas Ziva mais je contacte McGee et on verra pour la suite. En attendant, prend les dépositions. Peut-être que ceux qui ont fait ça ont déjà communiqué avec le colonel.
Au bureau du colonel, celui-ci reçoit un appel téléphonique d’un homme qui dit avoir enlevé sa fille. Gibbs essaie avec McGee de savoir d’où provient l’appel mais il raccroche trop tôt. Cependant ni un ni l’autre n’est au courant pour Abby. C’est Tony qui annonce la nouvelle à Tim. Celui-ci est très affecté et il comprend sa réaction. Il sait bien que Timothy est très attaché à la gothique et soupçonne McGee d’être toujours amoureux d’elle.
McGee :Je savais que ce n’était pas une bonne idée cette couverture.
Tony : Tim, je sais que tu es inquiet mais crois-moi, ce n’était pas mauvais comme plan. Si l’homme n’a pas parlé d’Abby c’est que ce n’était pas dans ses intentions de la capturer. Elle a juste voulu protéger la fillette et je l’a comprend, j’aurais fait la même chose.
McGee :Gibbs s’en vient directement ici. Il va donner les autres directives lorsque Ziva et toi vous serez de retour aux quartiers de la police.
Tony : J’arrive le plus tôt possible et je communique avec Ziva.
Avant que Gibbs ne parte du bureau, un autre appel informe l’officier mais le message est trop court pour être retracé.
Voix : Le jeune O’Brien est mort sans avoir effectué le dernier vol et cette arme j’en ai besoin. Puisque le colonel O’Brien et vous avez décidez d’intervenir dans cette affaire et qu’il ne reste que vous, je veux que vous commettez le vol d’un Tango 51 et que vous le donniez à mon fournisseur. Un autre appel sera fait pour le lieu de rencontre. Si vous ne le faites pas, vous ne reverrez plus votre fille.
Conroy :Je veux m’assurer qu’elle va bien! (la voix avait raccroché)
Gibbs : Restez près du téléphone et appelez moi dès que vous aurez les indications du lieu de rencontre.
Gibbs arrive au quartier général et apprend qu’Abby a aussi été enlevée. Il est furieux mais de toute façon McGee est tellement abattu que ce n’est pas le temps de croire qu’elle peut-être morte. De toute façon, son instinct lui dit qu’elle ne s’est pas fait tuer. Il faut maintenant attendre. Ziva vient près de son patron, il la regarde et dans ses yeux elle voit qu’il ne pense pas que c’est de sa faute. Elle se sent moins coupable mais elle a besoin d’être réconfortée. Tony la prend dans ses bras et ça lui fait du bien.
DANS UN VIEUX BÂTIMENT
L’homme pousse Abby et la fillette dans un vieux garage et dit à un de ses amis de rester Pour monter la garde. Il sera avec le patron et il ne veut pas d’ennuis. La fillette regarde Abby effrayée.
Abby: Ça va s’arranger, ça va aller. Il faut trouver un moyen de sortir d’ici. Vient dans mes bras, tout ira bien. Je vais penser à quelque chose, tu verras.
Fille : Je m’appelle Amélie.
Abby: C’est un très joli nom. Moi c’est Abigail mais je préfère Abby.
Fille : Pourquoi on est ici, qu’est-ce que j’ai fait de mal?
Abby: Tu n’as rien fait ma chouette. Ces hommes veulent quelque chose de ton papa. Il faut que tu m’aide. J’ai une idée pour attirer l’homme derrière la porte mais quand je te le dirai, tu sortiras et je veux que tu coures sans regarder derrière toi. Tu me suivras dans le bois. C’est bien compris.
Fille : Oui Abby!
Abby cogne à répétition dans la porte avec ses poings et crie pour faire venir le garde. Il entre très en colère et dit : Ça suffit, je ne veux pas d’ennuis. Abby s’approche de lui, elle en est tellement près, à rendre McGee jaloux, mais il le faut.
Abby: (d’une voix douce et charmeuse) Tu m’attire. Tu es tellement fort et beau, et j’aime les hommes virils. Veux-tu voir mes tattoos, j’en ai un dans le dos qui… l’homme remonte tranquillement le gilet de la scientifique et au même moment elle lui donne un coup de genou dans ses parties sensibles et pendant qu’il se plie en deux elle lui assène un coup de pied au visage. L’homme tombe au sol et Abby donne le signal à Amélie : COURT! COURT VITE!
Elles s’enfuient dans le bois et grimpent la falaise sans regarder derrières elles. Le garde réussi à retrouver ses esprits et appelle du renfort. Ils sont deux qui pourchassent leurs prisonnières. Amélie est épuisée.
Fille : Je ne peux plus courir Abby, je suis fatiguée.
Abby: N’arrête pas, on y est presque je vois une route plus haut, court, court!
Les hommes se rapprochent et Abby aperçoit de plus en plus la route. On y est! se détournant pour voir derrière elle, mais il n’y a plus d’Amélie. Elle a disparue. Elle n’a pas été prise car elle entend les hommes qui courent encore. Merde, elle l’a perdue. (elle s’effondre sur l’asphalte et des larmes coulent sur ses joues)
Une voiture passe dans le chemin et le conducteur et sa passagère remarque Abby. Il immobilise son véhicule et la dame va vers l’inconnue. Les hommes qui pourchassent la scientifique remarquent l’automobile et rebrousse chemin.
Dame : Qu’avez-vous mademoiselle? Etes-vous blessée?
Abby : Non ça va! (en s’essuyant les yeux) Je voudrais téléphoner, possédez-vous un cellulaire?
Dame : Vous pouvez appeler, le voici! (Abby compose le numéro de Timothy)
Abby : (en pleurs à nouveau) Tim, je l’ai perdue. Je ne sais pas où elle se trouve mais ils l’ont pas!
McGee :Abby! Abby, explique-moi! Où es-tu? Tu n’as rien?
Les autres agents veulent aussi entendre la conversation et Gibbs dit à McGee de mettre le cellulaire sur main libre. Il demande à Abby où elle se trouve.
Abby : Je ne sais pas Gibbs. (il entend la voix de la dame)
Dame : Nous sommes à 2 km de la borne 87 sur la route 465.
Gibbs : Restez là nous arrivons tout de suite.
Au même moment le cellulaire de Gibbs sonne et c’est le colonel Conroy qui a reçu les indications pour la rencontre avec le fournisseur.
Conroy :Il veut que je sois près du parc de Norfolk dans une heure avec l’arme. Le fournisseur sera là.
Gibbs : J’ai retrouvé ma scientifique qui était sous couverture. Elle vient de s’échapper du garage sur la route 465 à 2 km de la borne 87 où elle était détenue avec votre fille.
Conroy : Et ma fille?
Gibbs :Abby l’a perdue de vue. Elle est probablement cachée dans les bois. Nous sommes en route et allons entrer à l’intérieur.
Conroy :Et la rencontre avec le fournisseur?
Gibbs : Ne faites rien pour l’instant, nous voulons arrêter toute la cellule criminelle. Je vous contacterai plus tard.
Les agents retrouvent Abby sur la route et s’apprête à faire irruption dans le garage. Ils descendent la falaise et encerclent le bâtiment. A l’intérieur, les hommes se préparent à s’enfuir mais ils sont arrêtés et menottés.
Tony : (se tournant vers Gibbs) Selon ses papiers d’identités, celui-ci est Mathias Smith.
Smith :Ce n’est pas moi qui a tué le colonel O’Brien. J’ai juste entendu la conversation entre lui et son fils lorsqu’ils étaient dans le bureau de la base. Je n’étais que le fournisseur.
Ziva : Et voici le colonel Price.
Gibbs :Vous êtes accusé de meurtre avec préméditation et votre carrière est finie.
Lorsque l’équipe de Gibbs ramène tout le monde aux voitures, le colonel Conroy se trouve sur le bord de la route. Il regarde le colonel Price dégouté de ses gestes et s’adresse à Ziva qui garde le suspect.
Conroy :Vous avez trouvé ma fille?
Ziva : La police de la base est en route pour mener les recherches dans le bois. Nous espérons la trouver avant la nuit.
Abby s’approche du colonel.
Abby : Je suis désolée, (les larmes aux yeux) je croyais qu’elle me suivait toujours.
Gibbs : Abby, McGee va t’accompagner au quartier général. Dans la salle où l’on est installé, il y a un sofa-lit ou tu pourras t’allonger. Tu es fatiguée, tu dois te reposer.
Abby : Je vais bien Gibbs, je veux participer aux recherches. (la police de la base arrive au même moment)
Gibbs : McGee amène Abby.
McGee :Oui patron!
Au quartier de la base, Abby s’endort rapidement et McGee se connecte par radio pour connaître le déroulement des recherches. Il jette un œil sur sa gothique préférée de temps en temps.
Abby : (très agitée) NON! Amélie NON! (elle se lève d’un coup sec, toute en sueur)
McGee :Abby, tu as fait un cauchemar. Nous ne l’avons pas encore retrouvé.
Abby : C’est affreux, elle était inerte dans un trou.
McGee :Ce n’est pas réel. Tu peux te recoucher.
Abby : (regardant Tim) J’ai peur.
Timothy s’allonge à ses côtés et la laisse se blottir contre lui. Elle est rassurée et replonge dans un sommeil réparateur. Trente minutes plus tard, McGee entend à la radio que la fillette est saine et sauve. Elle était dans un creux d’arbre mort. Il réveille Abby pour lui annoncer la bonne nouvelle. Enfin, le meurtre du colonel O’Brien est résolu.
Toute l’équipe retourne à Washington. Gibbs est assis à son bureau. Il écrit une lettre au marin Peter McEnzie lui expliquant que malgré le fait qu’il ne voulait pas qu’on se souvienne de Carl O’Brien comme d’un voleur, il en était un.
Fin