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Série : NCIS
Création : 18.01.2012 à 21h55
Auteur : Sudena
Statut : Abandonnée
« J'ai écrit cette fic selon un angle très différent d'ici: le défi est de mêler des univers totalement différent. Contrainte pspéciale: chaque chapitre est basé plus ou moins sur une chanson. » Sudena
Cette fanfic compte déjà 6 paragraphes
Le Noceur
"La voiture avançait dans la pénombre humide: l'homme avait choisi son quartier..." Francis Cabrel
Comme chaque nuit désormais, il avait trouvé sa cible. Souriant aux passants s'inclinant respectueusement devant lui, il roulait tranquilement dans cette fin de nuit, sûr de le trouver au bar minable où cet impie venait chaque soir de permission...
Qui le trouverait après? Certes pour la première fois il affronterait un militaire et les Etats Unis n'llaient pas laisser sans réagir le meurtre d'un des leurs en plein Washington mais d'ici qu'ils puissent remonter jusqu'à lui il serait loin...
Non: sa seule inquiétude était que pour lui il s'agissait d'un jour sans lendemain et que quels que fussent ses futurs voyages, il reviendrait quoi qu'il en soit au temps présent, mais il ne craignait malgré tout rien: il savait qu'il était invincible et il accomplirait, dans son futur à lui, dans le passé d'autruit, le dessein du Seigneur dont il était le bras armé: le seul vrai représentant de Saint Pierre...
Voilà le bar en vue. L'éclairage public est toujours allumé et personne ne rôde aux alentours... Cette petite idiote lui avait facilité la tâche: comme tant d'autres avant elle, elle se tairait à-jamais, terrassée par la terreur que son saint châtiment provoquait toujours chez les mécréants!..
Après cette nuit, il faudrait aller plus loin: il s'accordait cinq jours d'ultime entrainement avant d'accomplir son Ultime Châtiment, son oeuvre historique qui anantirait toute velléité de révolte et ramènerait les hommes égarés sur le chemin de la Vraie Vérité...
Il gara sa voiture juste devant le bar, ramenant son long manteau sur ses épaules. Son crucifix brilla de mille feux lorsqu'il entra, et la terreur qu'il lut dans le regard de l'homme lui procura une nouvelle fois cette joie intense qu'il resentait toujours dans ces moments-là.
Il expliqua succintement son oeuvre à ces deux agneaux de Satan, puis il brandit des saints sabres qui aspirèent lumière et espoir dans le bar. Un simple coup croisé et l'home fut découpé tandis que son rire dominait les hurlements de sa compagne terrifiée. Satisfait, il reprit sa voiture...
Déjà vu
"Cette impresion de déjà vu, d'être déjà passé par là: [...] était-ce en rêve, était-ce en vrai?" Michel Sardou
Gibbs, Tim, Tony et Ziva tentaient d'interroger Chloé, la petite amie du marine Trevor Hurland, coupé en trois à l'arme blanche. La malheureuse était manifestement devenue folle: ses cheveux avaient totalement blanchi, ses yeux étaient écarquillés et elle parlait par saccades.
"Puni pour nos pêchés... Il nous a puni pour nos pêchés...
- Quels pêchés? demanda Gibbs
- Orgueil... Je laissais le bar ouvert pour l'avoir à nous touts seuls... Il lui a... C'était un châtiment.
- Qui? demanda Mc Gee ce qui provoqua un frisson de terreur chez la jeune femme
- Il était horrible... Noir! Tout noir!
- Il était de race noire?
- Non! Tout noir! Le noir de l'Enfer!! Il y avait que... Ses lunettes... Son crucifix... Ses dents... Ses sabres!!!
- Etait-il étranger? osa Gibbs, la jeune femme aprouva frénétiquement
- Du nord, j'en suis sûre... Mais je comprenait tout, je ne sais pas pourquoi!.. Le châtiment... Le Saint Châtiment!!."
Perplexe mais se doutant qu'ils n'n tireraient rien de plus, ils la laissèrent aux infirmiers.
"Si j'en juge par vos pupilles écarquillées, vous avez eu le peur de votre vie avant que celle-ci ne vous ait été prise mon jeune ami. Je m'étonne d'ailleurs de la force qu'a dû avoir votre assassin...
- Du nouveau Ducky?
- Ah Jethro. C jeune homme a été coupé en trois par deux lames tranchantes identiques, peut-être bien des sabres, mais ce qui m'étonne c'est qu'il a reçu ces deux coups en même temps. Il faut une force colossale pour découper un homme en deux par le buste, et pour le faire à deux endroits en même temps, la force requise est au-dessus de toute mon expérience. Si je n'étais pas aussi sceptique quand à ces choses, je dirais même que le force nécessaire est...
- Inhumaine?
- Surnaturelle..."
"Interpol a lancé un avis de recherche il y a une semaine sur un homme grand portant un crucifix , des lunettes rondes et deux sabres pour un meurtre identique perpétré il y a une semaine à Paris, et sous les indications d'une femme elle-aussi choquée au point d'en avoir perdu la raison...
- Je suis en train de consulter les archives de plusieurs pays depuis plusieurs années pour voir s'il n'y a pas eu d'faires semblables... renchérit Ziva
- Tu fais comment? interrogea Tony
- Les morts par sabre, ça n'es pas fréquant, et ce partoût dans le monde: je lance juste une recherche ciblée sur les affaires non-résolues avec quelques mots clefs dont "sabre": je te garantis que le nombre est restreint...
- DiNozzo, descend aux archives du NCIS: regarde dans tous les dossiers, Mc Gee, allez l'aider!" ordonna Gibbs
Les deux agents se regardèrent, déconfits, mais Gibbs était trop agité pour accepter de discuter...
Le soir, Tony et Mc Gee se résolurent à passer une nuit blanche et à continuer leurs recherches. A vrai dire, bien qu'aucun ne veuille l'avouer, ils avaient tous les deux une désagréable sensation de déjà vu que raisonnablement ils chassaient (une affaire pareille, même seulement évoquée, ils ne l'auraient pas oubliée!) mais qui revenait les hanter comme un mauvais venin...
Le lendemain, quand Gibbs et Ziva revinrent, il n'y avait toujours pas le début d'une piste pour retrouver le meurtrier de ce marine...
Vers dix heures, Tony et Tim, résignés et épuisés, se résolurent à abandonner provisoirement leurs recherches et remirent les papiers dans les dossiers. C'est là que quelque-chose se passa, qui fit écho à la recherche que Ziva avait machinalement reprise...
On n'oublie rien...
"On n'oublie rien de rien: on s'habitue, c'est tout..." Jacques Brel
"Y a quelque-chose qui cloche Tony...
- Quoi? Tu t'es endormi en sursaut Mc Pionceur?..
- Eh arrête, j'ai pas fermé l'oeil de la nuit et tu le sais!"
Tony s'avança à quelques centimètres du visage de son ami.
"C'était une boutade Mc Nerveux... Donc, mis à part le fait qu'on ait dû passer la nuit dans cette cave malodorante à rechercher un mirage, qu'est-ce qui cloche?
- Ca... répondit Tim en lui montrant un papier; Le rapport d'autopsie de la femme d'un marine, tuée il y a cinq ans exactement de le même façon que notre macchabée, dans un bar où tous les autres clientssont morts de plusieurs coups de poignards à jet.
- C'est impossible! s'exclama Tony; Un rapport comme celui-là on ne m'aurait pas loupé, pas tous les deux quand-même!..
- Non. approuva Mc Ge d'un ton sentancieux; D'autant moins que je ma rappelle très bien des dossiers que nous avons consultés à ce moment-là..
- Ah oui?
- Oui: on s'en était donné dix à examiner avant d'aller manger un peu. Et celui-ci n'en faisait pas partie...
- T'es sûr que tu n'as pas mélangé? demanda Tony sans conviction
- Les dates concordent et nous faisions par ordre chronologique: je te dis que ce dossier n'était pas là hier...
- Mais alors qui a pu le remettre: je me souviens que rien n'avait été dérangé quand nous sommes revenus, et nous avions fermé la porte à clef..."
Les deux amis se regardèrent en fonçant les sourcils: quelque-chose était en trin de dépasser leur entendement...
Ziva imprima rapidement ses feuilles et ferma précipitemment l'ordinateur. Les mots lui manquaient pour décrire ce qu'elle ressentait: le bon se situant entre "perdue" (mais elle ne l'était pas encore) et "incrédule" (mais elle était plus que ça). Elle regarda Gibbs à la dérobée: il parraissait normal quoiqu'énervé del'vancée nulle de l'enquête et de l'absence totale de suspect. Mais quelque-chose se passait qui défiait la raison élémentaire... Elle réfléchit. Elle ne pouvait pas décemment demander derechef des explications à son patron: il n'était manifestement pas d'humeur et elle-même était très peu sûre d'elle. Il fallait parler à quelqu'un de confiance et vérifier si elle était décidément folle ou si quelque-chose de vraiment anormal se passait. Au fond d'elle, elle connaissait parfaitement l'identité de ce "quelqu"un". Elle se leva précautionneusement.
"Du nouveau Ziva?
- Non, rien de plus qu'hier. répondit-elle d'une voix qu'elle-même jugeait fausse; Je vais voit où en sont Tony et Mc Gee."
Elle sortit au plus vite.
Tony et Tim avaient finalement pris une décision: mauvaise plaisanterie ou phénomène incompréhensible, il fallait être fixé! Aussi prirent-ils précautionneusement le dossier suspect, décidés à en faire examiner l'authenticité par Abby. Mais lorsqu'ils arrivèrent devant l'ascenceur ils faillirent se heurter à une Ziva manifestement ausi troublée qu'eux.
"Ziva?
- Ah vous tombez bien...
- Qu'est-ce que tu fais là.
- Vous allez où?"
Ils calmèrent la cacophonie et Ziva consentit, au grand étonnement des deux hommes, à leur donner une explication.
"Ce matin, j'ai relancé de zéro la recherche que j'avais déjà faite hier, avc le même logiciel et les mêmes mots clefs. Sauf que cette fois je suis tombé sur pas moins de trois affaires semblables dont une..."
Elle montra la feuille imprimée.
"C'était en France avec deux soldats américains tués par des poignards à jet...
- Attend Mc Gee: t'as vu la date?"
Ziva adressa un regard de remerciment à son ami.
"C'était pendant que le patron!..
- Il n'aurait pas pu passer à-côté de ça. affirma Ziva
- Sauf si ça ne s'était effectivment jamais passé... Ziva, tu as bien dit que hier la même recherche n'avait rien donnée...
- J'en suis sûre à cent pour cent.
- Il faut absolument avoir des explications..."
Ils lui racontèrent leur découverte.
"Vous pensez qu'on devrait... En parler à Gibbs? osa timidement Ziva
- Allons voir Abby d'abord." suggéra Mc Gee avec assez de conviction
Ils suivirent son conseil et quelques minutes plus tard la laborantine, jusque-là tenue à l'écart faute d'éléments scientifiques à vérifier, mettait en marche son cerveau et ses machines.
"Le papier et l'écriture sont authentiques. dit-elle; Vous êtes sûrs que vous ne vous êtes pas trompés cette nuit?
- Sûrs et certains. répondierent d'une même voix Tony et Tim
- Bon bon... N'empêche que c'est bizarre ce que vous me dites là: un dossier ou une recherche ne peuvent pas apparaître comme ça par magie...
- C'est bien pour ça qu'on a fait appel à tes talents je te signale." dit Mc Gee
Abby sourit, flattée, puis porta son attention sur l'ordinateur.
"Nous allons faire la même recherche que toi Ziva, mais je doute que..."
Elle s'interrompit brusquement.
"Tony... Quand tu était à Baltimore, tu n'as jamais eu d'affaire de ce genre?..
- Si ça avait été le cas, je pense bien je m'en serais souvenu quand-même... répondit-il en riant; Abby se décomposa de plus en plus
- Pourtant tu es cité nomément comme étant le policier qui a constaté le décès de Mélanie Thornhoom, il y a neuf ans, décédée exactement comme notre marine..."
Mc Gee et Ziva se tournèrent vers lui. Sa surprise était tellement flagrante et son désarroi tellement sincère qu'aucun n'eut le coeur de lui faire une blague ou de lui poser la moindre question. Tim lui donna une tape sur le bras pour lui signifier qu'ils étaient dans le même camp.
Tous les quatre restèrent de longues minutes comme paralysés, complètement stupéfaits et perdus par es événements. Et au fond d'eux, ils commencèrent à ressentir une vraie peur...
La Peur
"La peur: elle fait l'amour avec l'horreur..." Johnny Hallyday
L'homme était satisfait: les seuls témoins qui auraient pu le dénoncer avaient été pris d'une terreur telle que la plupart en étaient devenus fous. Et la seule qu'il avait épargnée avait, ele, ressenti certainement une haine trop profonde pour pouvoir un jour entraver son travail: comme tous les français son excessivité l'aveuglait. Elle ignorait seulement que ce faisant la Sainte Cause n'était pas, n'était plus, menacée. Il se sentait à présent assez fort pour accomplir son Ultime Oeuvre, mais quelque-chose le troublait encore, qu'il lui fallait aller vérifier sur place... Il ne put retenir un ricannement en pensant à sa tactique pour repérer ses adversaires potentiels: se tenir deboût, prêt à agir, et attendre qu'on lui tire dessus. Chaque impact de balle lui procurait un plaisir que les impies auraient dit météphysique, mais il aimait par-dessus tout voir la terreur de ces gens de rien lorsqu'ils constataient que leurs balles n'avaient aucun effet sur lui, que ses plaies cicatrisaient ausitôt. Eux étaient en-revanche vulnérables à ses poignards et se vidaient lentement de leur sang sans que nul ne songe à les sauver...
Le petit homme brun revenait au bureau plein d'espoir mais anxieux. L'affaire qu'il lorgnait depuis des années était sur le point d'être conclue mais c'était précisément à ces moments-là qu'elle tournait généralement à la catastrophe, et chaque fois à cause de lui!.. Il voyait mal comment empêcher que ça se reproduise mais il n'allait certainement pas rester à trembler et à prier pour que cet idiot ne fasse pas des siennes. En tendant l'oreille, il l'entendit ronfler. D'ordinaire cela l'aurait mis hors de lui mais pour le moment (à condition que ses ronflements soient un peu moins bruyants!..) c'était mieux qu'il en soit ainsi...
"Ziva!"
L'appel était strict et l'israëliene sentit son malaise augmenter de plus en plus. Elle, Tony, Tim et Abby se figèrent, ne sachant pas par où ni comment commencer. Pourtant il allait faloir lui dire ce qu'ils savaient et ne s'expliquaient pas... Gibbs entra en trombe dans le labo et fonça sur l'israëlienne.
"Vous pensez sincèrement que je ne m'en rendrais pas compte?..
- Gibbs: il n'y a rien d'autre qui vous semble très bizarre dans cette histoire? En dehors même du fait que deux marines ont été tués lors d'un massacre qui vous a totalement échappé quand vous étiez en mission avec Jenny?.."
Gibbs se détendit. Oh que oui il avait senti que quelque-chose ne tournait pas rond dans cette enquête: ces impressions de déjà-vu qu'il avait régulièrement sans rien de rationnel sur quoi les appuyer, ensuite ces recherches qui du jour au lendemain avaient changé du tout au tout, ensuite ces meurtres que Ducky avait lui-même déclaré nécessitant une force quasisurnaturelle, enfin l'attitude de ses agents qui montraient clairement qu'ils ne compenaient pas plus que lui... Il jeta un coup d'oeil à l'ordinateur, croisa le regard perdu de DiNozzo et comprit immédiatement ce qu'il signifiait car _même s'il ne l'aurait jamais avoué_ il avait eu le même quand il avait rouvert l'ordinateur de Ziva et qu'il était tombé sur les nouveaux résultats de sa recherche...
Mc Gee tenta de lui expliquer la situation, en insistant beaucoup sur le fait que ni lui ni Tony n'auraient pu passer à-côté d'un tel dossier s'il avait été présent la veille au soir...
"Il faut procéder par ordre. dit-il enfin; Mc Gee, dans nos souvenirs et je dis bien dans nos souvenirs, de quand date le plus ancien meurtre?
- D'il y a une semaine; Un homme coupé en deux sous les yeux de sa femme à Paris, d'ailleurs si mes souvenirs sont bons elle est le seul témoin vivant à n'être pas devenu fou...
- Bon. Ziva, DiNozzo, partez à paris et interrogez ce témoin. pendant que vous y êtes renseignez-vous de plus près sur toutes les affaires de ce genre perpétrées en Europe ces vingt dernières années...
- A tes ordres patron." répondit Tony sortant enfin de sa léthargie
Depuis qu'il vient chez nous
"Quand nous faisons l'amour, dis-moi à qui tu penses..." Dalida
Tony et Ziva s'attendaient à trouver une femme éplorée à qui explicattions, condoléances et compassion pourraient à-peine soutirer un indice qui eut seulement confirmé la justesse des déductions qu'à l'agence ils avaient faites... Ils s'étaient aussi imaginé et avaient profondément espéré une force émanant d'elle ayant permis à la victime de surmonter sa terreur et qui leur aurait livré un portrait-robot fiable e clair... Et quoiqu'ils le redoutaient ils s'étaient mis en situation d'affronter une malheureuse rendue folle par la terreur, les cheveux blanchis par la peur et qui parlerait pas momosyllabes ou sinon même par borborygmes... Mais jamais ils n'auraient pensé devoir affronter le refus total et absolu, consient et fanatique de collaborer en quoi que ce fut...
Et il avait recommencé! Maudit garçon de bureau!! Ses ronflements envahissaient la rédaction et il ne savait que trop _son prédécesseur en avait fait l'expérience_ que lui donner des vitamines, loin de le réveiller, redrait ses ronflements plus énergiques encore. Le courrier en retard s'accumulait, mais s'il le réveillait et qu'il le renvoyait chez lui il aurait toujours à gérer cet horrible chat, cette mouette infernale et ce en priant pour que rien dans la rue ne fasse vibrer l'instrument, ou qu'il n'allait pas, en pasant, tenter une nouvelle greffe-cactus... Que faire?.. Le réveiller et lui permettre de cuisiner en lui rendant ses ouvre-boite? Cette option le désespérait mais c'était peut-être, à tout prendre, la moins risquée... A moins que... Mais oui: ses spécialités! Si monsieur de [...] sentait sa morue aux fraises, son emental fourré à la confiture d'abricots, ses huitres au chocolat ou une autre de ses horreurs, les contrats lui passeraient une nouvelle fois sous le nez (dans le meilleur des cas)!.. Que faire mais que faire?..
"Cela faisait longtemps qu'il venait chez nous. dit mme Samuelson; Nicky avait insisté pour venir en France et s'établir ici...
- Et que s'est-il passé? demandé Tony, un peu décontenancé
- Je l'aimais bien moi! s'exclama la veuve avec colère; Il avait quinze ans de moins que nous alors vous pensez que je me sentais à l'abri! Il était fantaisiste, rigolo: l'hôte idéal quoi!
- Et comment cela a-t-il pu tourner à ce que?.. mais Ziva interrompit
- A quoi ressemblait-il? mais la veuve semblait à-peine remarquer leur présence
- Pourtant je sentais que quelque-chose clochait... Si j'avait été moins aveugle aussi, après dix ans de mariage! Nicky cherchait tous les prétextes pour rester seul avec lui, et même ses caresses avaient changé... Et c'est alors que le Sauveur est arrivé!..
- Qui? demandèrent les deux agents à qui manifestement un détail avait échappé
- Il a tout dit! Tout!! Ah, Nicky était terrifié, mais il a été puni par où il avait pêché! Il s'est comporté comme un impie et le Serviteur du Seigneur a débarrassé le monde de cet être indigne, fils de Satan, qui pendant dix ans avait partagé ma couche et à qui, pauvre sotte, j'avais donné toute ma confiance!.."
La veuve s'interrompit, une lueur extatique et folle brillait au fond de son regard. Ziva et Tony s'échahgèrent un regard un rieu inquiet: qu'est-ce que tout cela pouvait bien signifier?..
"Madame, excusez-moi, mais pouvez-nous vous décrire cet homme qui a selon vous débarrassé le monde d'un impie?... osa prudemment Ziva
- Vous faites partie de la justice des hommes: la Vérité vvous échappe complètement... Non! _son regard était devenu dûr et froid comme de l'acier_ Je ne vous dirai rien qui pourrait vous permettre de retrouver le Sauveur..."
Son regard fut attiré par létoile de David que portait l'israëlienne et devint semblable à celui d'un serpent.
"Juive!" siffla-t-elle
Dans quelques mois, la France allait s'embraser et commencer une épopée de vingt six ans d'où elle devrait sortir changée à-jamais... L'homme sentait bien que des changements se faisaient, que le peuple criait... Mais son amour l'empêchait encore de s'engager pour cette cause qu'il aimait et à laquelle son meilleur ami aspirait. Il errait à l'orée des bois, comme souvent perdu dans ses pensées, son oeil unique fixant ce lieu, témoin de tant de jeux d'enfants...
Les trois hommes marchaient dans la forêt, un pestait, un autre tremblait de peur, le troisième ne pensait à rien...
Nota: tout mon "décor" est en place: les univers sont tous évoués: reste maintenant à me les faire croiser... J'espère ne pas être trop maladroit, mais la "partie introduction" est définitivement terminée...