La chambre de Max
Il est couché sur son lit, il dort d'un sommeil agité,gémit.
Un flash lumineux: on entre dans son rêve. Tout est confu, flou. Des silhouettes courrent, se bousculent, il y a des explosions de lumière blanche, on entend des cris.
Un autre flash, Max s'est réveillé, en nage. Il se redresse d'un mouvement brusque, l'air hagard. Il respire difficilement, il tremble. Brusquement il se lève, enfile un sweat et ses chaussures et sort par la fenêtre.
Polgarah (13.05.2006 à 17:43)
La chambre de Liz
Elle dort. On entend frapper au carreau de sa fenêtre, doucement, mais avec insistance.
Elle finit par se reveiller, allume sa lampe de chevet, regarde l'heure. Elle réalise d'où vient le bruit qui l'a reveillé et aperçoit Max.
Elle se lève aussitôt et va ouvrir la fenêtre.
Liz: Max?...Qu'est ce qu'il y a?
Max: Il fallait que je te vois.
Liz: Il est 3 heures du matin.
Max: Je sais, mais ( il passe une main tremblante sur son front ) ...il fallait que je te vois.
Liz: ( le regarde, inquiète ) Tu es tout pâle, entre...et dis moi ce qui se passe...
Max passe par la fenêtre. Liz lui prend la main.
Liz: Tu es glacé. Qu'est-ce qui t'arrive, Max?
Max: ( tremblant ) Je ne dors plus....Chaque fois que je ferme les yeux, je vois...( il secoue la tête, ferme les yeux )
Liz: Quoi? Qu'est ce que tu vois?
Max:( ouvrant des yeux qui semblent ne rien voir ) Des combats....
Liz: Quoi?
Max: On se bat dans les rues...il y a des cris, des blessés, des morts...
Liz: ( le prenant par les épaules, elle le fait assoeir sur le lit et s'accroupit pour le regarder dans les yeux ) Max, Max, ce n'est qu'un cauchemar !
Max: ( il la regarde aussi ) Non, ce que je vois... c'est bien réel ( il frissonne, secoue la tête) bien réel...
Liz: ( pose une main sur sa joue ) Max... ces combats. Ils ont lieu...( elle hésite, puis pointe son doigt vers le ciel )
Max: ( dans un soupir ) Oui...
Liz: Comment sais-tu que ce que tu vois est vrai?
Max:Je le sais...parce que j'ai peur. ( il baisse la tête ) J'ai si peur.
Liz: ( elle prend son visage dans ses mains , lui relève doucement la tête ) De quoi as-tu si peur Max?
Max: ( il la regarde, au bord des larmes ) De te perdre.
Liz: Oh! ( elle caresse sa joue puis s'assoie sur ses genoux et l'enlace ) Je suis là Max, je suis là...
Ils s'embrassent. Max la serre dans ses bras, douloureusement. Il tremble toujours.
Liz: ( elle répéte ) Je suis là...
Max:( respire profondément ) Pardon Liz. Je suis désolé...
Liz: ( s'écarte légèrement pour le regarder ) Pourquoi?
Max: Je te réveille en pleine nuit, je te fais peur...je suis désolé.
Liz: Voyons Max, je suis toujours là pour toi...je t'aime, tu te rappelle?
Max: ( avec un pauvre sourire ) Oui. ( il baisse les yeux ) Il vaut mieux que j'y aille.
Liz: Où ça?
Max: Je dois voir Michael. Il faut que je sache si lui aussi...
Liz:...S'il voit les mêmes choses.
Max: Oui ( il se lève doucement, Liz glisse de ses genoux )
Liz: Et si c'est le cas?
Max: ( il serre les machoires, secoue la tête. Il essaye de sourire, secoue à nouveau la tête ) Il faut que j'y aille.
Il s'éloigne d'elle sans la quitter des yeux, arrive à la fenêtre, hésite, puis se décide à sortir.
Liz: (se précipitant et lui prenant la main ) Max, attend ! Avant que tu partes, tu dois me faire une promesse.
Max: Une promesse?
Liz: Oui. Une promesse solemnelle.
Max: ça a l'air sérieux...
Liz: ça l'est.Tu dois promettre et jamais, jamais, tu ne pourras revenir sur cette promesse.
Max: ( sérieux ) Je t'écoute.
Liz: Tu as confiance en moi?
Max: ( avec un demi sourire ) Plus qu'en moi même, tu le sais bien.
Liz: Alors, promet moi!
Max: ( qui attend la suite ) Quoi ?
Liz: ( têtue ) Promets moi !
Max: Enfin Liz, je ne peux pas te promettre quelque chose si je ne sais pas de quoi il s'agit.
Liz: Mais tu as confiance en moi?
Max: ( un peu perdu ) Oui, mais...
Liz: Pas de mais. Promets moi.
Max: ( il la regarde, sourit malgré lui devant son air déterminé ) D'accord, je promets.
Liz: Et tu tiendras ta promesse...toujours?
Max: (à nouveau sérieux ) Oui, toujours.
Liz sourit et l'embrasse très tendrement. Elle le serre contre elle.
Max:( il parle en lui caressant les cheveux ) Puis-je savoir ce que je t'ai promis?
Liz: ( elle s'écarte de lui et le regarde intensément ) Tu viens de promettre solemnellement que rien jamais, jamais, ne nous séparera plus.
Max: ( les yeux pleins de larmes ) Liz...( il la prend à nouveau dans ses bras, enfouit son visage dans ses cheveux et chuchote) Merci.
Liz: ( étonnée ) De quoi?
Max: ( il la regarde intensément à nouveau ) De si bien me connaître.
Ils se sourient, le coeur au bord des yeux. Puis Max hoche lentement la tête,caresse doucement sa joue
Max: J'y vais.
Il se détourne lentement, passe la fenêtre, se retourne pour la regarder encore pui attrappe l'échelle.
Liz: ( passe la tête par la fenêtre ) Tu m'appelles?
Max: Bien sûr.
Liz: Et n'oublie pas ta promesse.
Max: Aucun risque . ( il la regarde encore puis descends )
L'appartement de Michael
Michael est assis sur son canapé, en sueur, les yeux fixé dans le vide.
On entend la porte s'ouvrir doucement. Il se lève d'un bond, la main levée, prêt au combat.
Max: ( entrant et l'apercevant ) Michael, c'est moi!
Michael: ( il baisse le bras ) Max? Qu'est ce que tu fais là? Tu ne dors pas à cette heure?
Max: Toi non plus on dirait
Michael: Je suis un peu stressé en ce moment. ( il hausse les épaules ) J'ai du mal a dormir.
Max: Oui. ( il s'approche ) Et chaque fois que tu arrives à t'endormir, tu rêves. Le même rêve, encore et encore.
Michael: ( le regardant d'un air méfiant ) Et qu'est ce que je vois?
Max: La même chose que moi: des combats... ( dans un souffle ) la guerre.
Michael: ( secouant la tête ) Ce n'est qu'un rêve!
Max: Tu sais bien que non.
Michael: ( se lève, furieux ) Je n'en sais rien OK ! Et toi non plus!
Max: Michael...
Michael: On n'en sait rien! ( il marche de long en large, comme un animal en cage ) Rien du tout.
Max: ( il s'approche, arrète le va et vient de Mickael en lui prenant le bras) Michael..
Ils se regardent. Max est calme. Michael semble à 2 doigts de se jeter sur lui; puis, petit à petit, il s'effondre, se laisse tomber sur le canapé. Max s'assoit à côté de lui, silencieux. Ils restent ainsi un moment, têtes baissées, puis Max se met à parler lentement.
Max: Ce rêve...Michael, nous faisons tous les deux le même rêve chaque nuit, depuis...
Michael: ...3 nuits
Max: Ce n'est pas un hasard, et ça ne peux plus durer. On doit comprendre.
Michael: Comment?
Max: Ensemble. ( il se lève ) Allons voir Isabel.
Michael: Il est 5 heures du matin. Jesse ne va pas apprécier.
Max: Si elle fait les mêmes rêves que nous, il sera sans doute content de nous voir.
Michael: Oui, peut-être bien.
Max: ( déterminé ) On doit savoir.
L'appartement d'Isabel
Isabel est assise sur le canapé, en pyjama, cheveux ébouriffés, yeux hagards. Jesse est à ses côtés l'air perdu. Il lui tient les mains.
Jesse : Isabel, ça ne peut plus durer. Il faut appeler Max.
Isabel: ( elle crie ) Non!
Jesse: Mais enfin, tu ne dors plus. Je ne sais pas ce que c'est, mais ça me dépasse. Max saura quoi faire.
Isabel: Non! ( elle ajoute plus doucement ) Non. ( elle passe la main sur son visage,essaye de sourire ) C'est fini! On n'a qu'à aller se recoucher.
Jesse: Même si tu arrives à te rendormir, tu vas te remettre à hurler et à te débattre. Isabel, je t'en prie!
On frappe à la porte d'entrée Isabel se lève d'un bond, comme un ressort qui se détend, l 'air affolé.
Jesse: ( se lève aussi ) Je vais voir qui c'est.
Isabel: ( dans un murmure ) Non.
On frappe à nouveau. Jesse va à la porte, regarde par le juda et pousse un soupir de soulagement. Il ouvre grand la porte. Max et Michael entrent.
Jesse: Content de vous voir.
Max: ( il a aperçoit Isabel qui le regarde les yeux écarquillés ) Isabel... (Il fait un pas vers elle. Elle recule. Il s'imobilise, lui sourit tristement. Il répéte doucement) Isabel...
Brusquement, elle laisse échapper un sanglot. De grosses larmes coulent sur ses joues. Max fait un autre pas vers elle, ouvre ses bras. Elle s'y précipite.
Max: ( Il la berce doucement en répétant ) Isabel...
Jesse est à côté de Michael, l'air désemparé. Il regarde Max consoler Isabel.
Jesse: Oui...bien content de vous voir. Je ne savais plus quoi faire. Elle ne dort plus depuis...
Michael: ( l'interrompant ) 3 nuits
Jesse : Comment tu le sais?
Michael: C'est pareil pour nous!
Jesse :Tu veux dire que Max et toi, vous...
Michael: C'est pareil, je te dis. On fait tous le même rêve , sans arrêt, depuis 3 nuits.
Jesse: Qu'est ce que ça veut dire?
Michael: On n'en sait rien.
Isabel se dégage des bras de Max. Elle le regarde, suppliante.
Isabel: Qu'est-ce qu'on va faire Max?
Max regarde tour à tour Isabel et Michael, se décide à parler.
Max: Ce rêve , ce que nous voyons...c'est réel.
Michael: ( très vite ) On n'en sait rien.
Max : ( catégorique ) Bien réel... En fait, je pense que quelqu'un cherche à nous prévenir.
Jesse: ( perdu ) Quoi?
Michael et Isabel l'ignorent , ils font face à Max.
Michael: Nous prévenir de quoi?
Max: La guerre...
Michael: ( l'interrompant ) Bon sang, Max, pour autant qu'on sache, notre monde d'origine est en guerre depuis 50 ans !
Max: Quelque chose est arrivé. Quelque chose de nouveau. Je le sens, et vous aussi.
Isabel: Non.
Max: Ce rêve est un appel.
Isabel: Non.
Michael pince les lèvres, ne dit rien.
Max: ( s'approche d'eux,les regarde tour à tour dans les yeux ) Nous devons y répondre.
Michael: Comment?
Max: Les communicateurs.
Isabel: Non, il ne faut pas.
Michael: De toute façon, ça ne marchera pas. Il faut être 4 pour les activer, tu te rappelles?
Max: Je sais.
Michael: ( soulagé ) Donc, on ne peut pas!
Max: Liz!
Michael: Quoi?
Max: Liz peut nous aider.
Isabel: Non,non,et non. Il ne faut pas.
Max: Isabel, on n'a pas le choix.
Isabel: Pourquoi?
Max :Parce que si ça continue, nous allons tous devenir fous. Regarde nous: on ne dort plus, on ne vit plus.
Ils se regardent tous les 3, douloureusement.
Max: Nous devons répondre.
Isabel: Mais si...si...
Max : (lui prend la main ) Isabel moi aussi, j'ai peur. Mais on n'a pas le choix: nous devons savoir ce qui se passe là haut.
Isabel acquiesse lentement, à regret.Elle se retourne vers Jesse qui se rapproche d'elle, terriblement inquiet.
Michael: Alors? Comment on fait?
Max:Toi et moi, on va passer à la banque prendre les communicateurs. Isabel, tu vas chercher Liz. On se retrouve près de la grotte des incubateurs.
Jesse: Et moi? Qu'est ce que je fais?
Isabel: Tu vas travailler.Tu plaides l'affaire Harvey aujourd'hui.
Jesse: Tu plaisantes? Tu veux que je fasses comme si de rien n'était alors que vous, vous allez communiquer avec votre planète.
Michael: C'est pas dit que ça marche.
Jesse: Et si ça marche, justement?
Max: Si ça marche, nous saurons ce qu'il en est. ( il ajoute à regret ) Et nous devrons prendre une décision.
Jesse: ( encore plus inquiet ) Quelle décision?
Max: ( évite son regard ) Nous verrons quand nous en saurons plus.
Isabel: ( avec un sourire forcé ) On y va. (à Jesse qui proteste) On y va, et on revient tout te dire. ( elle regarde Max avec insistance )N'est ce pas?
Il acquiesse.
Max: (à Jesse ) On appelle dès qu'on sait quelque chose.
Il fait signe à Michael et ils sortent.
Isabel passe dans la chambre pour se changer. Jesse reste seul au milieu du salon, complètement perdu.
La chambre de Liz
Elle est assise sur son lit, habillée, son portable posé à coté d'elle. Elle attend . Le téléphone sonne. Elle décroche aussitôt.
Liz: Oui?
Max et Michael sont dans la voiture de Max. Michael conduit, Max téléphone à Liz.
Pendant la conversation, on passe de l'un à l'autre.
Max: C'est moi!
Liz: Est-ce que ça va?
Max: On a besoin de toi, Liz!
Liz: Bien sûr.
Max: ( esquisse un sourire ) Isabel va passer te prendre, elle t'expliquera.
Liz: Pas de problème, je vais inventer quelque chose pour mes parents.
Max: A tout de suite alors.
Liz: Oui ( elle raccroche, prends son sac et se précipite hors de la chambre )
La rue devant le Crashdown
La voiture d'Isabel est garée devant le Crashdown. Elle attend Liz. Elle est trés pâle.
Liz sort du café, traverse la rue. Elle va monter coté passager mais se ravise en voyant les yeux cernés d'Isabel.
Liz: Tu veux que je conduise? Tu as l'air épuisé.
Isabel: ( dans un soupir) Oui ( elle passe sur le siége passager) Merci!
Liz: ( s'installe au volant ) De rien! Où allons nous?
Isabel: A la grotte des incubateurs.
Liz: ( démarre ) D'accord... pourquoi ?
Isabel: ça fait 3 nuits que Max, Mickael et moi ont fait le même rêve... On voit...
Liz: Des combats ?
Isabel: Comment tu le sais?
Liz: J'ai vu Max cette nuit. Il m'a tout raconté.
Isabel: ( un peu surprise) Oh!
Liz: Il a dit que ça devait venir de... là-haut .
Isabel: Oui, il pense que c'est une sorte de message et que nous devons y repondre.( elle secoue la tête )
Liz: Comment?
Isabel: En utilisant les communicateurs.
Liz: ...C'est pour ça que vous avez besoin de moi?
Isabel: Oui. On doit être 4 pour les activer. Et comme Tess n'est plus là...
Liz: ( lentement ) D'accord!
Elles se taisent, chacune perdue dans ses propres pensées.
Le désert au pied de la grotte
La voiture de Liz et Isabel arrive prés des rochers. .
La voiture de Max est déjà garée là. Max et Michael attendent, appuyés au capot. Ils tiennent chacun un des communicateurs, qu'ils regardent sans vraiment le voir.
Liz gare la voiture. Les 2 filles descendent . Max s'approche de Liz.
Max: ( montrant le communicateur ) On va essayer de les réactiver. Peut-être pourrons nous communiquer avec Antar.
Liz: Oui, Isabel m'a expliqué ton idée. ( elle se rapproche d'avantage et baisse la voix ) Elle m'a dit que tu voulais que je prenne la place de Tess.
Max: ( parle tout bas lui aussi ) Non! Je veux que tu prennes la place qui est la tienne : à mes cotés.
Liz: ( elle sourit ) D'accord!
Max lui prend la main . Tous les 4 s'éloignent des voitures et se rapprochent des rochers.
Ils se placent 2 par 2. Isabel et Michael , Max et Liz joignent leurs mains qui tiennent les communicateurs, comme ils l'avaient fait la première fois.
Ils se concentrent. Les communicateurs se mettent à bourdonner, puis émettent un flot de lumière bleue. L'air grésille et une image se forme. L'être est humanoïde, sans âge, cheveux blancs. Il a un long cou et des yeux entièrement noirs ( cf Valendra ) Il porte une longue robe en tissu brillant.
L'alien: Si vous recevez ce message, c'est que vous avez entendu notre appel et que vous avez su comment y répondre. Je n'en attendais pas moins de vous, votre Majesté. ( il s'incline légèrement ) Vous ne vous souvenez probablement pas de moi. Je suis Enoha, Servant du Trône d'Antar, et j'ai une grande nouvelle. Kivar, l'usurpateur, est vaincu. Vos partisans ont gagné: La guerre est enfin terminé...
Max et Liz echange un bref regard . Isabel a un hoquet et manque lacher le communicateur . Mickael le retient, les machoires sérrées.
Enoha: J'ai été à l'origine du projet qui nous a permis de vous faire renaître sur Terre et de vous garder à l'abri du conflit durant toutes ses années. C'est un honneur pour moi que de venir chercher ce qui a été préservé tout ce temps.
L'activation des communicateurs va nous permettre de générer un vortex inter-dimentionnel. Il sera opérationnel dans 2 heures terrestres. Nous pourrons alors vous rejoindre. ( il s'incline à nouveau ) A bientôt, votre Majesté.
L'image disparait, les communicateurs cessent de rayonner .
Tous les 4 restent un moment immobiles, les yeux encore fixés sur l'endroit où l'image se trouvait.
Puis Liz et Max se tournent l'un vers l'autre, se regardent sans parler, les mains toujours jointes sur le comminicateur. Liz est calme, Max sans expression.
Isabel: ( lachant le communicateur, elle se tourne vers Max l'air farouche ) Je ne veux pas.
Michael, qui était resté comme pétrifié, sursaute en entendant sa voix et se tourne aussi vers Max.
Max: ( soupire, écarte ses mains de celles de Liz et s'avance vers sa soeur) Je sais.
Isabel: ( secoue violemment la tête ) Je ne veux pas!
Max: ( il la prend par les épaules, plonge son regard dans le sien ) Isabel, personne ne t'obligera à faire ce que tu ne veux pas faire.
Michael : Tu en es sûr de ça Max ? Tu as entendu ce qu'il a dit: ils viennent nous chercher.
Max: Oui , j'ai entendu. ( il lache Isabel ) Mais, après tout, c'est pour ça qu'ils nous ont créés.
Isabel: Je ne leur appartiens pas! Je n'irais pas.
Max: ( regarde sa soeur avec tendresse ) Je sais. ( il soupire à nouveau, regarde un instant Liz qui ne le quitte pas des yeux, puis à nouveau Isabel et Michael.Il se tient très droit, très Zan ) Nous avons 2 heures devant nous.
Michael : Pour fuir ?
Max: Pour prendre une décision.
Michael secoue la tête, l'air désemparé. Isabel va parler, mais sursaute car son téléphone se met à sonner. Elle le sort de la poche de sa veste. C'est Jesse.
Jesse: ( il est toujours dans l'appartement, il n'a pas été travaillé ) Isabel, tout va bien? Vous avez réussi?
Isabel: ( dans un souffle ) Oui...
Jesse: ( suppliant) Isabel ! ( il passe une main tremblante dans ses cheveux ) Je suis à la maison. Où es-tu? qu'est-ce que...?
Isabel: ( elle regarde Max ) Ne bouge pas. J'arrive. ( elle raccroche , remet lentement le téléphone dans sa poche, sans cesser de regarder Max)
Max: ( approuve de la tête, regarde Mickaël, sort son propre téléphone de sa poche et le lui tend ) Appelle Maria. Va lui parler.
Michael : Lui parler!!!
Max: Oui.
Michael soupire.
Max: Allez! Faites votre choix... et soyez de retour dans 2 heures.
Tous les 2 le regardent, incertains.
Max: Il le faut. ( ils font mine de parler, mais il lève une main, impérieux, pour les faire taire ) Quelque soit votre décision, elle sera respectée. ( Isabel pince les lèvres. Michael va dire quelque chose mais Max l'interrompt, encore très autoritaire ) Je suis le roi ! Et je dis qu'il en sera ainsi.
Michael: ( surpris par le ton de la voix de Max ) D'accord!
Isabel regarde son frère, hésitante. Il se tient toujours très droit. Elle hoche la tête, acceptant son autorité.
Isabel: ( à Michael ) Allons-y. Je te dépose chez Maria.
Ils s'éloignent, sans un regard en arrière. Michael téléphone à Maria.
Max est toujours immobile, les yeux dans le vague.
Liz se rapproche de lui, lui prend la main. Il semble se réveiller à son contact. Il la regarde, à nouveau lui-même. Il ouvre la bouche mais n'arrive pas à parler.
Liz: Toi, tu l'as déjà prise, ta décision... n'est-ce pas ?
Max: Je n'ai pas le choix.
Liz: Je sais.
Max: Isabel ne rentrera pas. Michael non plus. Il ne reste que moi.
Liz: Je sais.
Max: Des millions de vies sont en jeu. La guerre dure depuis si longtemps, depuis trop longtemps. ( il secoue la tête, accablé et répète d'un ton totalement différent de tout à l'heure) Je suis le roi, il faut...( il n'arrive plus à parler, ferme les yeux un instant puis il la regarde, le visage défait ) Je suis désolé.
Liz: Ce n'est pas grave.
Max s'est figé, il ne comprend pas.
Liz: ( d'un ton calme) Ce n'est pas grave...puisque tu m'as fait une promesse.
Max: Liz !
Liz: Une promesse solemnelle.
Max: Mais, Liz, je dois rentrer.
Liz: Je sais ! ( elle hausse les épaules ) Je pars avec toi .
Max: ( il n'ose pas y croire ) Tu ne peux pas.
Liz: Bien sûr que si: je pars avec toi.
Max: Je ne peux pas te demander ça. Il te faudrait abandonner tout ce qui fait ta vie: ta famille, tes amis... ton monde même.
Liz: ( pose une main sur sa joue ) Max, c'est toi ma vie. Je ne peux pas, je ne veux pas vivre sans toi. ( il veut parler, mais elle met sa main sur sa bouche pour l'en empécher et ajoute d'un ton sans appel ) Je pars avec toi !
Elle l'enlace. Il résiste un instant puis se laisse aller contre elle. Ils s'embrassent tendrement.
Max: ( il parle dans un souffle ) Liz !...Sur Antar, ils ont rejeté mon fils parce qu'il était entièrement humain. ( il secoue lentement la
tête ) Peut-être qu'ils ne voudront pas...
Liz: ( elle rit ) Aucune importance. Ca m'est bien égal d'être considérée comme la reine d'Antar ou comme ton animal de compagnie: je veux juste être avec toi. Je t'aime.
Max hoche doucement le tête. Ils s'embrassent encore.
La maison de Maria
La voiture d'Isabel s'arréte, Michael descend. Isabel redémarre aussitôt.
Maria est sur le perron. Elle attend Michael, l'air visiblement inquiet.
Maria: Qu'est-ce qui se passe ?
Michael: La guerre est finie !
Maria: ( perdue ) La guerre ? Quelle guerre ?
Michael: Notre guerre. Kivar a perdu. Max a gagné: il est de nouveau roi.
Maria: ( abassourdie ) Comment tu sais ça ?
Michael: On nous a contacté.
Maria: Quand ?
Michael: Ce matin.
Maria:... Et alors ?
Michael: Ils viennent nous récupérer... dans 2 heures.
Maria: ( trés pâle ) Donc... vous repartez ?
Michael: Isabel reste. Max part...je crois.
Maria: Et toi ?
Michael: ( il la regarde, très raide ) ça dépend !
Maria: ( s'avance vers lui ) Michael !!
Michael: ( il recule, toujours crispé ) Ecoute Maria, ça fait des semaines que tu as rompu avec moi. Tu n'arrêtes pas de dire que tu ne veux plus de moi.
Maria: Michael !!
Michael: Alors voilà: si c'est vraiment ce que tu veux, je peux sortir de ta vie...pour toujours.
Maria s'avance encore. Il recule à nouveau.
Maria: Je ne veux pas que tu partes.
Michael: Mais tu ne veux pas de moi !!
Maria: ( elle lève les bras au ciel ) C'est compliqué. Par moment, je ne sais plus où j'en suis.
Michael: ( têtu ) Tu as 2 heures pour te décider. si tu ne veux pas de moi, j'irai avec Max.. il aura sûrement besoin de moi, lui.
Maria: ( elle s'approche de lui, les yeux pleins de larmes ) J'ai besoin de toi Michael.
Michael ne recule pas cette fois. Elle s'approche encore, pose sa main sur sa poitrine, se soulève sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres.
Maria: Pardonne moi Michael. Reste avec moi
Il la prend dans ses bras, ferme les yeux pour l'embrasser.
L'appartement d'Isabel
Jesse ne tient pas en place. Il se lève, s'asseoit, regarde sa montre.
La porte d'entrée s'ouvre. Isabel entre. Il va vers elle, la serre dans ses bras avec un soupir de soulagement.
Jesse: Isabel ! J'ai cru...Est-ce que ça va ?
Isabel: Oui... Non !! Max avait raison: ce rêve était un appel de notre monde.
Jesse: ( lentement ) Vous avez pu y répondre ?
Isabel: ( hoche la tête ) La guerre sur Antar a pris fin. On vient nous chercher, dans moins de 2 heures.
Jesse: ( affolé ) Tu veux dire que tu pars ?
Isabel: Non !! Ma place est ici... avec toi.
Jesse la prend à nouveau dans ses bras, elle éclate en sanglots.
Jesse: Je ne les laisserais pas t'amener, Isabel. Je ne sais pas comment, mais...
Isabel: ( elle s'écarte de lui, secoue la tête ) Ils ne m'améneront pas. Max ne le leur permettra pas. ( ses larmes redoublent ) Mais lui... il va repartir. Je le connais. Il est le roi. Pour notre monde, pour nous, il va repartir.
Jesse ne sait pas quoi dire face à sa détresse. Il la serre encore contre lui.
Elle se dégage à nouveau.
Isabel: Je dois y retourner.
Jesse: Pourquoi ?
Isabel: Max nous l'a demandé... Et puis, je veux au moins lui dire adieu.
Jesse: Je viens avec toi.
Isabel lui sourit à travers ses larmes. Ils sortent ensemble.
Prés de la grotte des incubateurs
Max et Liz se sont assis à l'arrière de la voiture de Max. Ils attendent, sans parler, cramponnés l'un à l'autre.
Doucement d'abord, puis crescendo, un bourdonnement commence à se faire entendre. L'air vibre. Le vortex commence à se former prés des rochers.
Liz et Max se regardent puis sortent lentement de la voiture. Ils observent le phénomène.
On entend des bruits de moteur. La voiture d'Isabel arrive, suivie par celle de Maria. Elles se garent prés de celle de Max.
Les 2 couples descendent de voiture, les yeux rivés sur le vortex qui continue à se former.
Max: L'heure approche. ( il s'avance vers les 2 couples. Liz ne le quitte pas d'un pas ) Nos choix sont faits.( il a un sourire sans joie ) Je pars.
Isabel: ( les yeux pleins de larmes ) Je reste.
Max hoche gravement la tête, regarde Michael.
Michael: Si tu as besoin de moi...
Max: Non, Michael. Tu as déjà sacrifié ta vie, ton autre vie, pour moi, mon autre moi. Ca suffit.
Michael: ( baisse la tête, se tourne vers Maria qui lui prend la main sans rien dire ) Je reste.
Max va parler, mais le vortex qui est à présent terminé s'éclaire soudainement. Des silhouettes se matérialisent à l'intérieur.
Il s'agit de deux polymorphes sous leur aspect d'origine. Ils sortent du vortex, se plaçent chacun d'un coté, leurs yeux immenses fixés sur le groupe.
Sans un mot, instinctivement, Max Isabel et Michael font un pas en avant , s'interposant entre aliens et humains.
Le vortex s'éclaire à nouveau. Deux nouvelles silhouettes apparaissent : Enoha et un autre alien légèrement plus petit, aux cheveux orangés. Eux aussi sortent du vortex. Ils s'avancent vers le groupe. Enoha est trés digne. L'autre alien sourit à Max.
L'alien: Zan ! Heureux de te rencontrer vraiment cette fois !
Max: ( un peu surpris, puis comprenant ) Larek ?
Larek: Bien sûr. Je n'aurais manqué ça pour rien au monde.
Enoha: ( l'interrompant d'un geste ) Avant toute chose, nous devons vous authentifier.
Larek approuve de la tête.
Enoha fait signe à un des polymorphes. Celui-ci s'approche de Max, léve une main qu'il passe devant son front. Le sceau royal y apparait briévement. Le polymorphe salue Max.
Enoha: ( s'incline ) Votre Majesté !
Larek sourit.
Le polymorphe passe à Isabel, faisant apparaitre briévement le sceau royal sur son épaule. Il salue à nouveau.
Enoha: ( s' incline encore ) Princesse Valendra !
Larek semble ravi.
Le polymorphe passe à Michael qui le regarde avec méfiance mais ne dit rien. Le sceau royal apparait aussi sur son épaule.
Le polymorphe salue encore.
Enoha: ( s'incline ) Général Rath !
Larek lui fait un clin d'oeil.
Pendant tout ce temps, les 3 humains échangent quelques regards, mal à l'aise mais déterminés à rester quoiqu'il arrive.
Enoha: ( satisfait ) C'est bien !
Le polymorphe reprend sa place prés du vortex.
Enoha: ( à Max, avec un léger rictus ) Evidemment, aprés sa trahison, vous avez répudié Dame Ava. Vous n'êtes donc plus que trois.
Pendant qu'il parle, le deuxième polymorphe s'est approché à son tour de Max qu'il salue. Avec une soudaine rapidité, il tend sa main vers Liz qui est juste derrière lui. Le sceau royal apparait aussi sur son épaule. Max, qui s'est retourné pour protéger Liz l'aperçoit.
Max: ( abasourdi ) Mais qu'est-ce que...?
Liz ouvre de grands yeux. Elle regarde fixement son épaule d'où le sceau s'est effacé, puis Max. Tous la regardent.
Max: ( au polymorphe qui salue Liz ) Comment est-ce possible ?
Le polymorphe: ( il hausse les épaules) Elle est celle que vous avez choisi.
Larek: ( jovial ) Donc, nous avons une nouvelle reine !
Enoha: ( indigné, fait un pas vers Max ) Une humaine ? Majesté, cela ne se peut pas. Le Conseil d'Antar n'acceptera jamais...
Max: ( lui fait face, de nouveau altier, le regard durci, le ton sans appel ) Pourtant , il en sera ainsi. C'est ma volonté.
Enoha soutient son regard un instant puis céde.
Enoha: ( s'inclinant légérement ) Comme vous voudrez votre Majesté. Mais cela créera des difficultés.
Larek: Zan en a l'habitude.
Enoha regarde encore un instant Liz que Max a pris par la main. Il soupire.
Enoha: Il nous faut partir à présent. Le vortex ne peut être maintenu ouvert trop longtemps. ( il fait un geste, les invitant tous les quatre à avancer ) Nous devons procéder aux transferts.
Isabel et Michael regardent Max, un peu inquiets.
Max: ( qui tient toujours la main de Liz s'avance vers Enoha, toujours autoritaire ) Je pars avec vous, Liz aussi. Isabel et Michael restent.
Enoha: ( indigné ) Comment ? ( s'adressant directement à Isabel et Michaël ) Mais votre place est sur Antar, auprés de votre peuple, auprés de votre roi !
Isabel: ( pâle mais décidée ) Ma place est ici. ( malgré elle, elle regarde Jesse )
Enoha: ( qui a suivi son regard ) Ainsi, princesse, une fois encore, vous êtes préte à trahir votre frère pour un homme.
Max: ( s'interposant ) ça suffit ! Elle ne me trahit pas. Elle reste avec ma bénédiction.
Enoha: ( s'en prenant à Michael ) Et vous, général, vous dont la fidélité est légendaire sur notre monde, vous allez aussi abandonner votre roi ?
Michael:( regarde Max ) Je suis prêt à le suivre.
Max: ( s'interposant encore ) J'ai dit ça suffit ! Aucun d'eux ne m'abandonne. Je ne veux pas qu'ils perdent tout à nouveau à cause de moi. Ils restent ici.
Larek: ( riant ) Franchement, Enoha, ça ne te suffit pas ? Si on arrêtait là ?
Enoha: ( toute tension disparue de son visage ) Oui, je crois que le Conseil sera convaincu.
Max: ( perdu ) Convaincu de quoi ?
Larek: ( toujours riant ) Que vous êtes bien ceux que vous avez été. Chacun de vous. Non seulement vous portez l'ADN de Zan, Valendra et Rath, mais vos réactions montrent que l'essence de chacun d'eux vit en vous.
Enoha: Oui, la lignée royale a été préservée. Antar va pouvoir renaître. Grâce à vous tous.
Max: Je vous ai dit qu'Isabel et Michael...
Larek: ( l'interrompant ) Du calme, mon ami. Tout va bien. Aucun de vous ne va être obligé de quitter la Terre.
Max: Comment ?
Enoha: En réalité, nous ne sommes pas venus vous chercher, vous. Je vous l'ai dit dans mon message, nous sommes venus récupérer ce qui a été préservé si longtemps en vous.
Max, Isabel et Michael se regardent, perdus.
Max: Je ne comprend pas.
Michael: ( méfiant ) Quest-ce que vous voulez ?
Liz: ( dont le regard s'éclaire ) L'ADN ... ils viennent récupérer l'ADN extra-terrestre. ( à l'adresse des deux aliens ) N'est-ce pas ?
Larek: Aussi futée que jolie cette petite humaine. Excellent choix, Zan mon ami.
Enoha: (s'incline légèrement vers Liz ) Oui, nous venons récupérer l'ADN d'origine. ( à Max ) J'ai dit que le Conseil d'Antar n'accepterait jamais une reine humaine. En réalité, il n'accepterait pas d'avantage un roi hybride.
Michael: Mais alors, pourquoi tout ce cirque. Pourquoi nous avoir créés ?
Larek: Pour sauver la famille royale, il fallait la recréer loin d'Antar et de Kivar. Pour que vous puissiez survivre sur Terre, il fallait réaliser cette hybridation qui a été votre protection.
Enoha: C'était un projet audacieux, quasi désespéré, avec de nombreuses incertitudes... mais Kivar est défait et vous êtes en vie.
Nous avons préservé la lignée royale.
Max: Qu'attendez-vous de nous ?
Enoha: Nous alllons prélever votre ADN que nous purifirons de tout élément humain. Ainsi nous pourrons réaliser des clones parfaitement conformes aux originaux.
Michael: Et votre Conseil attendra sagement 40 ans qu'ils soient prêts ?
Enoha: Non, cette fois nous n'aurons pas à réaliser d' hybridation contre nature. Il s'agira de clonage direct. Cela prendra à peine un mois.
Michael: Waou ! On n'arrête pas le progrès.
Enoha: Nous voudrions aussi réaliser un enregistrement de vos mémoires.
Isabel: Vous voulez effacer nos souvenirs ?
Larek: Non, juste réaliser une copie.
Enoha: Je suis certain que leurs Altesses voudront tout savoir de la vie sur Terre, cette vie que leurs doubles hybrides ont connus.
Je crois même que cela leur sera profitable.
Les trois couples échangent un bref regard.
Max: Comment allez-vous procéder ?
Enoha: Par le vortex, nous pouvons accéder à notre monde, y effectuer les prélévements et les enregistrements, puis vous ramener.
Max et Liz se regardent à nouveau, Jesse se rapproche d'Isabel, Maria prend le bras de Michael.
Larek: ( se veut rassurant ) Cela ne prendra que quelques heures.
Michael: Et qu'est-ce qui nous prouve qu'une fois que vous aurez ce que vous voulez, vous vous donnerez la peine de nous ramener?
Enoha: Je suis un Servant du Trône d'Antar. Même si le Conseil refuse de vous reconnaitre, pour moi vos personnnes sont sacrées.
Michael: Alors là, je suis convaincu.
Max:Michael arrête s'il-te-plait.Tu ne crois pas que s''ils le vooulaient ils pourraient nous amener de force? ( à Enoha ) Nous allons vous faire confiance.
Michael grimace. Isabel jette un regard à Jesse.
Larek:(s'avance vers les humains) J'attendrais ici avec vous.(à Michael qui est toujours méfiant) Je suis le souverain d'un monde important.On ne m'oubliera pas ici.
Max: Merci mon ami ( se tourne vers Liz, prend brièvement sa main qu'il serre dans la sienne, puis se tourne résolument vers Enoha ) Allons-y.
Enoha opine, fait signe de le suivre. Max et Enoha pénètrent dans le vortex qui s'illumine. Leurs silhouettes disparaissent.
Michael:(à Maria) Je reviens.
Maria hoche la tête sans rien dire. Isabel serre Jesse dans ses bras il est incapable de parler.
Michael et Isabel rentrent à leur tour dans le vortex et disparaissent. Les deux polymorphes les suivent.
Le vortex s'efface comme soufflé à la base. Les trois humains ont un mouvement de panique.
Larek: Ne vous inquiétez pas. Simple économie d'énergie; il se reformera dans quelques heures.
Maria et Liz se sont rapprochées l'une de l'autre.
Liz passe son bras autour des épaules de Maria. Jesse ne peut quitter des yeux l'endroit où Isabel a disparu.
Larek:Bon il n'y a plus qu'à attendre.( Il va s'asseoir sur les rochers )
Maria ne peut retenir un sanglot.Liz la serre contre elle.
Sur Antar
Enoha et Max sont dans une pièce de forme hexagonale aux murs métalliques, tourné vers le vortex qui occupe la partie centrale. Michael et Isabel apparaissent dans le vortex, en sortent lentement. Max prend la main de sa soeur, se tourne vers Enoha. Celui-ci s'incline légèrement.
Enoha: ( fait signe de le suivre ) Par ici votre Majesté.
Ils passent tous les quatre dans la pièce attenante.Elle est plus grande, les murs semblent fait de nacre irrisée. Deux polymorphes sont installés à une sorte de bureau très épuré, noir, couvert de touches lumineuses et d'écrans de contrôle. Derrière eux se trouvent quatre box séparés par de grandes tentures translucides, dans chacun se trouve un long siège métallique, une espèce de moniteur avec des tas de fils et de manettes. Un polymorphe attend dans chacun des box. Tous ça fait très hôpital version alien.
Enoha: Tout est prêt.
Max s'avance mais Michael s'interpose.
Michael:Je commence.
Enoha:C'est sans danger.
Michael:On va voir ça.
Il se prete au jeu du polymorphe qui l'installe sur le siège, fixe un bandeau métallique sur son front, le relie au moniteur, fait quelques réglages. Max et Isabel le regarde. Il fait le brave mais n'en mène pas large.
Le polymorphe continue à effectuer ses prélèvements sans dire un mot.
Enoha: ( à Max et Isabel montrant les autres box ) Si vous voulez bien.
Max acquiesse. Isabel et lui se dirigent chacun vers un des box. Un polymorphe s'occupe de chacun d'eux.
Dans le désert
Liz et Maria se sont assises sur les rochers toujours serrées l'une contre l'autre.
Jesse: (à Larek) Vous étiez un ami de Max?
Larek: De Zan.Oui.On se connait depuis notre enfance.
Jesse: Et...Isabel?
Larek: Valendra?
Jesse: Oui ( il répète, réveur ) Valendra. Comment...comment était-elle?
Larek: (sourit) Royale! Parfois glaciale, parfois terriblement sensible ( il regarde Jesse avec un léger rictus ) Vous n'avez pas choisi la facilité mon ami ( il regarde aussi Liz et Maria ) Aucun de vous en fait.
Maria: (qui renifle) Mais...ça en vaut la peine?
Larek: C'est à vous de me le dire.
Liz: (catégorique) Oui.
Larek: (il rit puis redevient sérieux) Désormais vous allez être seuls.
Liz: (toujours catégorique) Non. Nous serons ensembles.
Larek: C'est vrai mais...ce monde restera votre ennemi.
Maria:On a l'habitude.
Larek: (Les regarde avec respect ) Oui.
Jesse: (hausse les épaules) On fera attention.
Liz et Maria approuvent en silence.
La nuit est tombée.Le vortex se reconsitue, tous s'en approchent.
Isabel apparait la première soutenue par un polymorphe.Elle semble épuisée.
Jesse se précipite la prend dans ses bras.
Jesse:(au polymorphe) Qu'est-ce que vous lui avez fait?
Larek: Ce n'est rien. L'enregistrement des données mémorielles est un peu éprouvant c'est tout.
Isabel: Je vais bien ( elle se laisse aller dans les bras de Jesse ) C'est juste cette sensation d'avoir la tête vide.
Larek: Après une nuit de sommeil, il n'y paraîtra plus.
Le vortex s'illume à nouveau, Max et Michael apparaissent, se soutenant l'un l'autre. Liz et Maria s'avancent aussitôt.
Maria: Michael est-ce que ça va?
Michael: ( lâche Max et passe son bras autour des épaules de Maria ) C'est finit. On est libre.
Liz à pris Max dans ses bras, ils se regardent sans parler.
Le polymorphe attend près du vortex.Larek fait face aux trois couples.
Larek: Cette fois, nous devons nous séparer pour de bon. (Il s'incline vers Isabel) Bonne chance dans cette vie princesse, puissiez-vous être heureuse.
Isabel:(lui sourit, regarde un instant Max puis dit à Jesse) On rentre chez nous.
Jesse regarde Max qui fait oui de la tête.Serrant Isabel contre lui,il s'éloigne en direction des voitures.
Maria: (à Max ,suppliante) On peut y aller nous aussi?
Max: Bien sûr.
Maria: ça va allez pour vous deux?
Liz: Oui ne t'inquiète pas.
Michael regarde Larek, esquisse une sorte de salut militaire, Larek sourit, s'incline à nouveau.
Michael et Maria s'éloignent à leur tour en direction des voitures. Celle de Jesse démarre suivie peu après par celle de Maria.
Larek: (à Max qui s'appuit toujours sur Liz) Cette fois je doit te quitter mon ami. ( à Liz ) Prenez soin de lui jeune dame.
Liz: J'y compte bien.
Larek: ( à Max ) Et toi Zan, laisse tes amis veiller sur toi, n'essaye pas encore de tout contrôler. ça t'a attiré trop d'embêtements.
Max: On dirait.
Larek s'incline à nouveau puis pénètre dans le vortex suivi par le polymorphe, il se retourne pour un dernier regard puis disparrait.
Le vortex s'efface à nouveau laissant place au silence. Liz soutient touours Max.
Max: Cette fois, tout est fini.
Liz: Non Max.Tout commence.
Elle lui sourit, il approuve gravement.Ils s'embrassent.
Liz: On rentre.
La maison des Evans
La voiture de Max conduite par Liz s'arrête dans l'allée. Max somnole côté passager. Liz descend l'aide à faire de même, ils se glissent sans bruit par la fenêtre de la chambre de Max.
Liz fait asseoir Max sur le lit, elle l'aide à retirer ses chaussures et son sweat. Il dodeline de la tête, ses yeux se ferment.
Liz: ( le pousse doucement pour qu'il s'allonge ) Il faut que tu te repose.
Max: ( retient sa main ) Liz! ( elle se penche vers lui ) Je n'ai pas envie que tu partes.
Liz: ( souriante ) Mais je n'en ai pas l'intention.( elle se redresse, ôte son blouson et ses chaussures ) Fais moi une place.
Max: ( la prend dans ses bras ) Liz, je...
Liz: ( pose sa main sur sa bouche ) Ne dis rien, repose toi Max, tu n'en peux plus.
Max: Mais je...
Liz: On a tout le temps à présent Max, on parlera demain, dors.
Max approuve, ses yeux se ferment, il la serre un peu plus dans ses bras, soupire doucement puis s'endort.
Liz reste un moment les yeux grands ouverts, une main posée sur la poitrine de Max qui se soulève doucement. Elle sourit.
THE END
Polgarah (13.05.2006 à 17:44)
Tres jolie histoire, emouvante et tout, on s'y croirait...
joey13 (17.05.2006 à 14:26)
tres sympa cette fin alternative, en plus elle n'est pas tirer par le cheveux...et avec Maria qui reste avec mickeal...
titounette (17.05.2006 à 15:53)
j'ai adoré vivement une autre fanfic comme ca
lizevans (19.05.2006 à 20:33)
Vivre ou survivre
La chambre de Max
Max et Liz sont couchés dans le lit de Max. Il est allongé sur le dos, elle a la tête au creux de son épaule. Le soleil entre à flots par la fenêtre.
Max se réveille, perçoit la présence de Liz qu’il regarde avec tendresse, n’osant pas bouger. Finalement il ne peut s’empêcher de repousser une mèche de cheveux qui lui cache une partie du visage. A son contact, Liz ouvre les yeux, elle sourit.
Liz : Bonjour Max. Tu as bien dormi ?
Max acquiesce sans rien dire
Liz : ( caresse sa joue) Oui, tu as meilleure mine.
Max ne dit toujours rien. Il la regarde intensément, presque avidement. Elle rit, se soulève légèrement et vient poser ses lèvres sur les siennes. Lentement, tendrement, il répond à son baiser. Ses bras se referment autour d’elle.
La porte de la chambre de Max s’ouvre Diane Evans entre.
Me Evans : Debout Max, tu vas être en retard. ( apercevant Liz et Max ) Oh mon Dieu ! Max !! ( elle se retourne et crie) : Philip ! Philip !
Max : ( qui s’est écarté de Liz ) Maman !
Me Evans : Philip !
On attend des pas. Philip Evans entre dans la chambre.
M. Evans : Max ! Mais qu’est-ce que....?
Max : ( très vite ) Papa, Maman, ce n’est pas ce que vous croyez, on n’a rien fait de mal ( il repousse les draps ) Regardez… On a juste dormi ensemble.
.
M. Evans : Juste dormi ensemble ?? Max, voyons !
Liz : C’est ma faute ! Je n’ai pas voulu le laisser hier soir mais il était si mal en point !
Mme Evans : ( entre colère et inquiétude) Comment ça ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
M. Evans : (avance d’un pas ) Avant tout, levez-vous tous les deux.
Max et Liz s’exécutent. Max tout penaud, Liz calme.
M. Evans : Maintenant, expliquez nous ce qu’il s’est passé.
Max : Isabel, Michael et moi, nous avons été contactés.
M. Evans : Par qui ?
Max : Des gens de notre monde d’origine. Ils voulaient nous rencontrer.
M. et Mme Evans échangent un regard inquiet.
M. Evans : Qu’est-ce qu’ils voulaient ?
Max : Nous annoncer que la guerre était enfin terminée, et reprendre….
Mme Evans : ( pousse un cri ) Mon Dieu, Max ! Non, ils ne vont pas vous emmener.
Liz : C’est ce qu’on a cru Mme Evans, et on a eu aussi peur que vous.
Max : Mais, en fait, ce n’est pas nous qu’ils voulaient.
M. Evans : Qu’est-ce qu’ils voulaient ?
Max : L’ADN alien.
M. et Mme Evans : Quoi ?
Liz : Vous savez que Max, Isabel et Michael sont des hybrides, mi-alien, mi -humain. Ils ont été crées à l’origine pour préserver la famille royale d’Antar.
M. Evans : Oui vous nous l’aviez expliqué.
Mme Evans : Mais j’avoue que ça reste flou.
Liz : L’hybridation était un camouflage pour que tous passent inaperçus et puissent survivre sur Terre en attendant la fin de la guerre.
Max : Mais la guerre finie, ils n’ont pas voulu de copies hybrides, ils ont voulu recréer les originaux.
Liz : Alors ils sont venus pour prélever l’ADN alien.
M. Evans : Et c’est tout ? Je veux dire, ils n’ont pas l’intention de…
Max : De nous reprendre ? Non. Nous sommes des hybrides, nous n’avons pas notre place sur Antar. En fait, nous n’avons notre place nulle part.
Mme Evans : Max, je t’interdis de dire ça. Je sais parfaitement, moi, où est ta place. ( elle s’avance vers lui et le prend dans ses bras ) Elle est ici. Tu es mon fils, notre fils.
Max : ( il la regarde les larmes aux yeux, regarde son père qui approuve) Maman, Papa…
Mme Evans le ré-attire contre elle, le serre possessivement.
Liz : C’est pour ça que je n’ai pas pu le laisser hier soir… J’avais eu si peur de le perdre.
Mme Evans regarde Liz, lui sourit, comprenant ses sentiments.
M. Evans : Bon ( il soupire) Liz, descend avec Diane finir de préparer le déjeuner. Je dois parler à Max.
Liz : ( regarde Max qui hoche la tête) Oui M. Evans.
Elle sort avec Mme Evans.
M. Evans : Max, je comprends ce qui vous à pousser à faire…ce que vous avez fait.
Max : On n’a rien fait de mal papa.
M. Evans : Max, Max, tu as toujours été un garçon responsable. Réfléchis, ne crois-tu pas que les choses auraient pu facilement dégénérer ?
Max : ( tête baissée) Si.
M. Evans : Max, qu’éprouves-tu exactement pour Liz ?
Max : Je l’aime.
M. Evans : Et ??
Max : Je veux vivre avec elle pour toujours.
M. Evans : Alors peut-être est-il temps de passer au stade suivant de votre relation…de manière officielle. ( il regarde longuement son fils) Je ne voudrais pas que tu fasses avec elle les mêmes erreurs qu’avec Tess.
Max : ( il sursaute comme s’il avait reçut un coup et murmure ) Oui, tu as raison papa.
M. Evans lui tapote doucement l’épaule sans rien dire.
La voiture de Max
Max conduit, il ramène Liz au Crashdown. Il se tait, mâchoires crispées. Liz le regarde, légèrement inquiète.
Liz : Ton père t’a passé un savon ?
Max : Pas vraiment ; Il voulait juste… ( il soupire, arrête la voiture en face du Crashdown, se tourne vers elle ) Liz ! Mon père a raison, je n’aurais jamais du te demander de rester avec moi hier soir. C’était stupide et irresponsable.
Liz : Max ! Je voulais rester. En fait, même si tu ne me l’avais pas demandé, je serai resté avec toi. J’avais besoin d’être près de toi.
Max soupire à nouveau, secoue la tête.
Liz : ( se rapproche de lui, prend son visage dans ses mains et l’embrasse doucement ) Qu’est-ce qu’il y a Max ?
Max : Je ne sais plus très bien où j’en suis.
Liz : C’est normal. Tout va trop vite. D’abord, tu retrouves ton fils et puis tu le perds à nouveau. Et je sais que ça restera pour toi une blessure à tout jamais. ( il la regarde douloureusement ) Ensuite la guerre sur ta planète se termine et on t’annonce que tu ne rentreras jamais.
Max : Liz, je n’ai jamais voulu rentrer.
Liz : Je sais ça Max, mais c’est quand même toute une partie de ta vie qui disparaît. Pas étonnant que tu te sentes perdu ! ( elle lui caresse la joue ) Mais je vais te dire, moi, où tu en es. ( elle le regarde intensément ) Tu es ici, avec moi. Je vais sans doute te paraître égoïste mais je suis soulagée de savoir qu’on ne risque pas de venir t’arracher à moi… Et je respire mieux depuis que Tess est sortie définitivement de ta vie, de nos vies.
Max hoche doucement la tête.
Liz : En fait, Max, je suis heureuse parce ce qu’à présent, tu es à moi, rien qu’à moi.
Elle caresse à nouveau sa joue puis l’embrasse longuement. Enfin, elle s’écarte de lui.
Liz : Il faut vraiment que j’y aille, je suis déjà en retard.
Max : Oui, moi aussi, ma mère m’attend.
Liz : Tu passes tout à l’heure, je finis vers 13 heures.
Max : D’accord.
Liz sourit, sort de la voiture et commence à traverser la rue. Brusquement, elle se retourne et revient.
Liz : ( se penchant par-dessus la portière ) Au fait : j’ai adoré dormir dans tes bras.
Max lui sourit, un peu penaud quand même. Elle repart.
Un motel prés de Roswell.
Deux hommes discutent. Un militaire ( Major Carlson voir 4 extra terrestres et un couffin ) et un simple civil.
Carlson : Nous avons pu retrouver ceci dans les décombres de la base la nuit dernière. Je tenais à vous le montrer.
A la télé, il passe la cassette enregistrée par les parents d’Isabel.
Le civil : Est-ce que c’est elle, la chose qui a détruit la base ?
Carlson : C’est possible, oui. ( il jette encore un coup d’œil à l’enregistrement ) L’Unité Spéciale peut-elle régler cette histoire ?
Le civil : Cette Unité n’existe plus, Major. Cette réunion non plus d’ailleurs.
Carlson : ( sourit ) Bien sûr… Mais, pouvez-vous faire le nécessaire ?
Le civil : C’est pour ça que vous nous avez contacté ?
Carlson : J’ai perdu beaucoup de bons éléments. ( il rembobine puis remet en route l’enregistrement ) Alors, même si nos supérieurs ne le prennent pas au sérieux, même s’ils préfèrent parler de terroristes que d’aliens, cela ne doit plus jamais arriver.
Le civil : Q’attendez-vous de nous exactement ?
Carlson : Je veux que ces créatures ne puissent plus jamais nuire à personne.
Le Crashdown début d’après-midi.
Liz sert les clients. Max est au comptoir, il boit un café.
Liz va vers lui.
Liz : Encore là Monsieur ? Auriez-vous le béguin pour une serveuse ?
Max : ( sourit ) C’est ce que tout le monde dit.
M. Parker ( arrive les mains pleines de courrier, passe en revue les différentes lettres et soupire ) Toujours rien ! ( à Liz ) Ce sera pour demain.
Max : Ton père attend quelque chose d’important ?
Liz : ( un peu mal à l’aise ) Des nouvelles de l’université.
Max : ( la gorge serrée ) Oh !
Liz : (grimace un sourire) Encore quelques jours et il va craquer.
Max : Pas toi ?
Liz : ( hausse les épaules ) Je ne sais pas trop…
Max : Liz… si j’allais avec toi à l’université ?
Liz : ( une lueur dans le regard ) Vraiment ? Tu voudrais ?
Une cliente : Melle, s’il vous plait !
Liz : ( sourit à Max ) Je reviens tout de suite.
Liz se dirige vers la cliente qui lui tend son ticket et quelques billets. Quand leurs mains se frôlent, Liz voit un flash : la cliente dans une ruelle, un homme armé la menace d’un revolver et tire
La cliente sort du restaurant. Liz va vers Max, bouleversée.
Max : Ca ne va pas ?
Liz : La femme qui vient juste de sortir.
Max : Qu ‘est-ce qu’elle a ?
Liz : Elle va se faire tuer.
Max : Comment ça ?
Liz : Je l’ai vu.
Max : Tu es en train de me dire que tu vois l’avenir ?
Liz : ( hoche vigoureusement le tête ) Viens, on va la suivre.
Elle prend Max par la main et l’entraîne dehors. Ils voient la femme dans la ruelle en train d’ouvrir sa voiture. Soudain un voleur caché derrière une poubelle l’agresse, saisit son sac à main et pointe une arme sur elle.
La cliente : Non ! Au secours !
Liz : Max !
Max fait un geste, le revolver saute de la main du voleur et les alarmes des voitures se mettent à sonner. Le voleur s’enfuit.
Liz : ( à Max ) Reste pas là, rentrons.
La chambre de Liz
Liz rentre en coup de vent, suivie par Max. Elle se retourne vers lui, effrayée.
Liz : Qu’est-ce qui m’arrive Max ?
Max : ( embarrassé ) Tes pouvoirs se développent, je suppose.
Liz : Mais voir l’avenir ? Aucun de vous ne voit l’avenir ?
Max : Liz, je ne sais pas quoi te dire…( il s’approche d’elle, la prend dans ses bras ) Mais quoi qu’il arrive, on est ensemble pour l’affronter.
Liz se serre contre lui. Il lui caresse les cheveux.
Liz : Ca me fait peur Max.
Max : Je comprends, je suis désolé.
Liz : De m’avoir sauvé la vie ?
Max : Non ! D’en savoir si peu sur ces changements qui te bouleversent…Mais je suis là Liz, je suis là.
Liz : ( se dégage doucement de ses bras, le regarde au fond des yeux ) Max ! Tu étais sérieux tout à l’heure ? Tu veux venir avec moi à l’université ?
Max : Je n’ai jamais été aussi sérieux. Je veux être avec toi, Liz.
Elle sourit, puis l’enlace et l’embrasse longuement, intensément.
Soudain, elle perçoit un nouveau flash Elle voit Max et Isabel se faire tuer, un e balle en pleine tête.
Elle lâche Max et se recule, respirant difficilement. Max la regarde, inquiet.
Max : Qu ‘est-ce qu’il y a ?
Liz : ( les yeux élargis d’horreur ) Isabel et toi, vous allez vous faire tuer !
L’appartement de Michael
Réunion générale. Michael, Maria, Valenti, Kyle, Isabel et Jesse écoutent. Liz et Max racontent.
Liz : C’était terrible. Je les ai vu se faire tuer !
Maria : Qui ?
Liz : Max et Isabel.
Michael : Je rêve souvent qu’on nous tire dessus et je ne vous appelle pas.
Max : C’est différent . Liz a des prémonitions par… contact humain. Elle a vu une femme se faire tuer par un voleur. On l’a suivi et on a pu la sauver.
Jesse : Tu penses que ça peut vraiment arriver ?
Max : Je pense qu’il faut prendre ça au sérieux.
Michael : Bon alors : Où, quand et par qui ?
Liz : Je ne sais pas. J’ai juste vu une fusillade.
Valenti : Il va nous falloir plus de précisions.
Kyle : Où étais-tu quand tu as eu les flashs ?
Liz : Dans ma chambre.
Kyle : Tu as dis qu’ils étaient provoqués par un contact humain.
Liz ( embarrassée, évite de regarder Max ) Oui, je…j’avais un contact humain.
Maria : Et ben dis donc !
Isabel : ( essayant de ne pas sourire ) Il vaut mieux se concentrer sur ce qu’on va faire.
Max : ( gêné ) Oui.. On doit être sur nos gardes. Et Liz et moi, on va essayer de…
Kyle : Provoquer d’autres flashs ?
Max : ( hausse les épaules, embarrassé ) On n’a pas le choix, je crois.
Isabel : Prévenez-nous dès que vous avez du nouveau.
Kyle : ( avec un clin d’œil à Max ) C‘est un sale boulot, mais il faut bien que quelqu’un le fasse !
Max ne dit rien, passe un bras autour des épaules de Liz. Ils sortent.
Michael : ( à Valenti ) Vous y croyez, vous ?
Valenti : S’il y a une chose que j’ai appris avec vous, c’est qu’incroyable ne fait pas parti de votre vocabulaire.
Michael : Alors, c’est quoi ? Le FBI ?
Valenti : Ou l’armée. Après tout, le nouveau crash et la destruction de la base de Rodgers ont sans doute ré-attirer l’attention sur Roswell.
Michael regarde Maria qui s’est rapprochée de lui, apeurée.Il la prend dans ses bras.
Jesse tient la main d’Isabel.
La chambre de Liz
Max et Liz sont couchés sur le lit de Liz. Ils s’embrassent, essayant de provoquer d’autres flashs.
Liz se redresse soudain, excédée.
Liz : Rien, je ne vois rien.
Max : Calme-toi. Tu es trop tendue. ( il essaye de la reprendre dans ses bras mais elle se lève)
Liz : Je dois voir ce qui va arriver. Max : c’est ta vie, vos vies à Isabel et à toi.
Max : ( se lève aussi ) On va y arriver.
Liz : ( soupire profondément ) Oui !
Elle va jusqu’à la porte, tourne la clef, revient vers Max qui la regarde sans comprendre ce qu’elle fait.
L’air décidé, Liz se rapproche et commence à déboutonner la chemise de Max.
Max : Qu’est-ce que tu fais ?
Liz : ( elle a ouvert la chemise et tente de la lui retirer, il ne se laisse pas faire ) Max, tu te souviens quand nous avons trouvé les communicateurs ?
Max : ( il a légèrement reculé ) Oui.
Liz : Plus nous étions proches, plus les flashs étaient précis. ( elle se blottit contre lui, caressant sa poitrine)
Max : ( lui prend les mains ) Non, Liz.
Liz : Je dois savoir !
Max : ( lui tient toujours les mains, plonge son regard dans le sien ) Liz… je t’en prie.
Liz ( les larmes aux yeux ) Max !
Max : ( l’attire contre lui, la serre dans ses bras pour l’empêcher de bouger ) Calme-toi, Liz. Laisse aller ta pensée. On va réussir.
Liz sanglote, se cramponne à lui.Ils s’embrassent longuement.
Brusquement, Liz a un flash. Elle revoit Max et Isabel se faire tuer. Elle voit aussi un militaire donner l’ordre de tirer à des agents du FBI. Elle recule.
Max : Tu as vu quelque chose ?
Liz : Je t’ai revu te faire tuer. Mais il y avait autre chose : un homme. Je l’ai déjà vu.
Max : Où ?
Liz : Ici, au Crashdown. C’est ce militaire qui a tenté de faire tuer les Griffin.
Max : Le Major Carlson ?
Liz : Oui. C’est lui qui va vous tuer Isabel et toi.
Dans le désert.
Réunion générale.
Michael : Donc, c’est cette ordure de Carlson qui est derrière tout ça ?
Liz : Oui, je l’ai vu.
Maria : Mais pourquoi ?
Valenti : Ca a sûrement un rapport avec la destruction de la base de Rodgers.
Maria : Mais comment ont-ils fait le rapprochement avec vous deux ?
Michael : ( à Isabel ) Ils ont du récupérer la cassette de tes parents.
Isabel : Quoi, ça va être de ma faute ?
Michael : J’ai pas dis ça.
Maria : ( fait les gros yeux à Michael ) C’est pas de chance, c’est tout.
Valenti : Nous devons trouver un plan.
Michael : Il faut buter ce type !
Max : Michael !
Michael : Ne commence pas, Max Ce type est un assassin. Il a voulu tuer Conny et son père. Maintenant, il s’en prend à vous deux. Je ne le laisserai pas faire.
Max : Bien sûr qu’on ne va pas le laisser faire. Mais, nous, nous ne sommes pas des assassins.
Michael : Qu’est ce que tu veux faire, alors ? Fuir ?
Max : Non, si nous fuyons, nous devrons fuir toute notre vie.
Michael : Alors quoi ? Tu ne veux pas tuer cette ordure. Tu ne veux pas fuir. En fait quoi Max ? On accepte notre sort ?
Max : (le regard durci ) Oui !
Tous le regardent, essayant de comprendre. Michael est sur le point d’exploser.
Max : C’est fini ! Ils savent qui nous sommes. C’est ce qu’on a toujours craint. A présent, nous n’aurons plus de répit sauf… s’ils nous croient mort.
Jesse : … S’ils pensent avoir réussi à vous éliminer..
Max : Exactement. Isabel et moi on doit mourir officiellement.
Isabel : Max, tu te rends compte de ce que ça veut dire ?
Max : (baisse la tête) Oui. Ca veut dire que nous devrons disparaître, changer d’identité.
Isabel : Ca veut dire quitter Roswell pour toujours !
Max : C’est le prix à payer pour rester en vie.
Maria : C’est pas juste
Kyle : Et c’est pas gagné. Je veux dire : comment leur faire croire qu’ils ont réussi ?
Michael : ( Regardant Liz ) Si notre boule de cristal pouvait être plus précise et nous dire quand.
Liz : Je suis désolé, je ne sais pas.
Isabel : Ne le laisse pas te culpabiliser surtout. Sans toi, nous n’aurions aucune chance.
Kyle : Ce qu’il faudrait, c’est reprendre le contrôle des événements.
Maria : Mais comment ?
Valenti : ( à Liz ) Vous dites que vous avez vu des agents du FBI ?
Liz : Ca y ressemblait en tout cas.
Valenti : Carlson a du contacter des anciens de l’Unité Spéciale de Pierce pour faire la salle besogne. Ca va nous servir.
Michael : Vraiment ?
Valenti : Je dois pouvoir entrer en contact avec eux.
Jesse : Vous voulez les infiltrer ?
Valenti : Oui, ils connaissent ma réputation et celle de mon père avant moi, comme chasseur d’aliens. Si j’entre dans leur jeu, on peut peut-être reprendre le contrôle comme dit Kyle.
Max : C’est trop dangereux, vous avez déjà trop perdu à cause de nous. Je ne veux pas que vous risquez votre vie.
Valenti : Max, écoutez-moi. D’après Liz, Isabel et vous allez être abattus par des tireurs. Ca peut être n’importe où, n’importe quand. On n’a aucun contrôle sur les événements
Michael : Parce que vous croyez que vous pourrez contrôler l’Unité Spéciale, les chasseurs d’aliens.
Valenti : Cette unité n’existe plus.
Isabel : Elle a pourtant l’air bien active.
Jesse : Jim a raison, Isabel. Cette façon d’agir, d’utiliser des tireurs pour vous exécuter, ça fait … plutôt brouillon.
Valenti : Exactement : c’est une tentative désespérée. L’unité n’existe plus. Ils n’ont plus les moyens de vous capturer pour leur expérience, alors ils veulent vous éliminer purement et simplement.
Maria : Ce sont des malades.
Michael : Il faut les buter !
Max : Arrête, Michael ! (il soupire, puis, à Valenti) Quel est votre plan ?
Valenti : Je vais les contacter, leur dire que j’ai enfin des preuves que vous êtes un alien, et leur demander de l’aide pour vous éliminer.
Michael : Vous trouvez qu’ils ont besoin d’aide ?
Valenti : Je vais leur proposer une autre méthode : quelque chose de plus discret qu’une fusillade.
Kyle : Une bombe sous le capot, par exemple.
Jesse : Vous voulez provoquer un faux attentat ?
Valent : Un vrai. Il faut qu’il soit sûr de vous avoir éliminé.
Maria : C’est … plutôt dangereux non ?
Isabel : Max et moi, on doit pouvoir se protéger.
Jesse : Tu en es sûre ?
Liz : ( à Max ) Ton champ de force résisterait à une explosion ?
Max : Avec l’aide d’Isabel, je pense, oui.
Liz pose une main sur son bras, pince les lèvres
Valenti : Puisqu’on ne sait pas de combien de temps on dispose, il faut agir tout de suite. Michael, voulez-vous m’aider ? J’ai des photos de Max du temps où je le filais. Il faudrait les modifier.
Michael : Pas de problème. De toute façon, je vous accompagne.
Valenti : Je dois y aller seul..
Michael : Je me ferais discret, mais je vais assurer vos arrières ( il regarde Max qui approuve )
Valenti : Bon d’accord. Allons-y..
Michael serre la main de Maria dans la sienne, grimace un sourire puis part avec Valenti.
Maria : ( à Max ) Et nous, qu’est-ce qu’on fait ?
Max : ( à Kyle et à Maria ) Vous deux, vous n’êtes pas dans leur collimateur. Vous ne changez rien à vos habitudes. ( à Isabel ) Toi et moi, il faut qu’on se fasse discrets, qu’on évite les lieux trop exposés et…qu’on prépare notre départ. Si ça marche, nous quitterons Roswell discrètement et … chacun de notre coté.
Isabel : Je ne peux pas croire que ça finisse comme ça.
Max : ( la regarde tristement ) On n’a pas le choix.
L’appartement de Jesse et Isabel
Isabel marche de long en large dans le salon. Jesse la regarde.
Isabel : Qu’est-ce qu’on va faire ?
Jesse : On attend que Michael et Valenti….
Isabel : Non ! Après. Qu’est-ce qu’on va devenir ?
Jesse : ( soupire ) Je ne t’en ai pas encore parlé, mais un de mes amis m’a proposé un poste à Boston.
Isabel : Boston ?
Jesse : Oui, un gros cabinet Après ta …mort, je peux accepter Tout le monde comprendra que je quitte Roswell. Tu me rejoindras sous ta nouvelle identité.
Isabel : C’est tout simple alors ?
Jesse : ( il rit ) Oui. Il faudra juste attendre un peu pour nous remarier.
Isabel : Se remarier ?
Jesse : Bien sur. C’est une histoire classique : un jeune veuf inconsolable rencontre une très jolie femme ressemblant légèrement à son ancienne épouse… Cette très jolie femme est très déterminée à ramasser les miettes de son cœur ( il la prend dans ses bras, le sourire enjôleur ) Il succombe et ils se marient très vite.
Isabel : ( rit malgré elle ) C’est une histoire classique ça ?
Jesse : Absolument !!
Il l’embrasse puis la serre contre lui. On voit dans son regard qu’elle doute et qu’elle a peur.
Le terrasse de Liz.
Liz allume des bougies.
Max déroule et installe une couverture rouge sur le sol.
Max : J’ai repensé à ce qui est arrivé. On a sauvé la vie de cette femme.
Liz ( sourit ) Oui… je sais.
Max : Et …j’ai eu un sentiment bizarre.
Liz : Comment ça ? ( préoccupée, elle avance vers lui mais il se retourne vers le barbecue, ne la regarde pas )
Max : Je ne sais pas. J’ai l’impression que je dois m’arrêter là, que je n’ai nulle part où aller… Mais peut-être, peut-être que c’est ça que je ferais quand j’aurais quitté Roswell : aider les autres.
Liz : Comme Tom Joad dans « Les raisins de la colère » . Faire de bonnes actions tout en ignorant la loi ?
Max ( sourit puis se tourne vers elle ) Mais sans toi, je ne peux rien faire du tout.
Ils se regardent un moment puis Liz fait un pas vers lui.
Liz : Je ferais n’importe quoi…si ça veut dire être avec toi.
Max sourit. Puis il se retourne à nouveau et soulève le couvercle du barbecue.
Max : C’est un truc que j’ai appris dans Superman. On va voir si ça marche vraiment.
Liz l’observe, curieuse. Il prend un morceau de charbon et referme sa main dessus. Il le serre fort et une énergie blanche et lumineuse émane de son poing.
Après un moment il essuie la substance obtenue avec les pans de son tee-shirt. Il se tourne lentement vers Liz marche vers elle et se met à genoux. Il lui tend le diamant obtenu.
Liz : Oh Max…
Max : Ils nous prennent notre chez nous Liz. Ils veulent nous tuer, et ils le peuvent. Mais quand je regarde dans tes yeux, je ne ressens pas de colère …ou bien de vide…J’ai l’impression d’être le semi-humain le plus heureux de la planète. Tu es pure et tu… tu es vraie et… tu es réelle. Aujourd’hui, c’est la seule chose qui semble importante. Je veux vivre avec toi Liz…pour toujours.
Liz : Ce ne sera peut-être que pour quelques jours.
Max : Alors nous vivrons ces quelques jours…( il met le diamant dans la paume de Liz et referme sa main autour) comme autant de vies bien remplies. ( il la regarde, finalement, il dit très tendrement) Liz Parker. Veux-tu m’épouser ?
Liz ( s’agenouille à son tour et sourit ) Oui.
Max (sourit presque douloureusement l’attire à lui et l’embrasse puis se recule un instant) Quand tout sera réglé.
Liz hoche la tête. Ils s’embrassent à nouveau.
Le motel près de Roswell.
Michael surveille Valenti qui frappe à un des bungalows, un dossier à la main.
Un homme en costume trois pièces noir ouvre Valenti entre.
Michael se rapproche discrètement
Dans la pièce, Carlson est assis à un bureau.
Valenti : Agent Dunbar, merci de me recevoir ( il lui serre la main )
Dunbar : Shérif Valenti, permettez-moi de vous présenter le Major Carlson de l’armée de l’air.
Valenti : ( salue Carlson ) J’ai été le shérif de Roswell pendant de nombreuses années, comme mon père avant moi. Mais je ne le suis plus. Comme lui, j’ai perdu mon poste à cause d’eux.
Carlson : Eux ? De qui voulez-vous parler ?
Valenti : Les aliens. ( Carlson et Dunbar le regardent fixement ) Mon père les a traqués sans relâche depuis le crash de 47. En vain. Il n’a jamais rien pu prouver. Ca l’a rendu fou.
Dunbar : Shérif Valenti …
Valenti : ( l’interromps ) J’ai perdu mon poste à cause d’eux, mais je n’ai jamais abandonné. J’ai continué à chercher des preuves…et il s’est enfin trahi.
Dunbar : De qui parlez-vous ?
Valenti : Max Evans. Il se fait passer pour un lycéen, mais ça ne colle pas. ( il rit, l’air un peu dément ) C’est un mali n. Jamais de faux pas, jamais de preuves…jusqu’à l’autre soir.
Il ouvre son dossier et montre une photo de Max et Liz.
Dunbar : Qui est la fille ?
Valenti : Sa petite amie. Il la tient par la peur. Je n’ai jamais pu lui faire dire quoi que ce soit. Mais ce n’est plus la peine à présent.
Il pose d’autres photos. Max et Liz se disputent. Max utilise ses pouvoirs pour faire exploser des pots de fleurs d’une allée. Liz a l’air effrayé.
Carlson et Dunbar regardent les photos, puis se tournent vers Valenti..
Valenti : Il s’est trahi, enfin ! Nous allons pouvoir l’arrêter, le faire parler, lui faire dire où sont les autres.
Dunbar : Hélas Shérif, je crains que ce ne soit pas aussi simple.
Valenti : Comment ça ?
Dunbar : Notre Unité a été dissoute. A mon grand regret, le gouvernement a mis un terme à la chasse aux aliens.
Valenti : Mais, les preuves…
Carlson : Vous n’êtes pas le seul à avoir des preuves Shérif. Regardez !
Carlson lui montre la cassette.
Valenti : C’est sa sœur, Isabel Evans ! ( à Carlson ) Avec ça, nous allons pouvoir…
Dunbar : ( secoue la tête ) Non, Shérif. Inutile de nous leurrer. Personne ne nous prendra au sérieux. Ou alors, pas avant des mois, voire des années.
Valenti : ( fou de rage ) Non, ne me dites pas qu’ils vont encore s’en tirer. Ce sont des monstres.
Carlson : Nous en sommes conscients. J’en suis particulièrement conscient depuis la destruction de la base de Rodgers.
Valenti : ( le regard dur ) Donc, il y a bien eu un nouveau crash…et ce sont eux qui ont détruit la base.
Carlson : …pour nous empêcher d’étudier le vaisseau, faisant des dizaines de morts. Oui Shérif, ce sont des monstres.
Valenti : ( parle lentement, durement ) Ils tissent leur toile, détruisant tout ce qui se trouve sur leur chemin. ( il semble prendre une décision ) Nous ne pouvons pas les laisser continuer !
Carlson : Nous ?
Valenti : Vous et moi. Nous devons faire quelque chose.
Dunbar : Et…que suggérez-vous Shérif ?
Valenti : Tuons cette vermine.
Carlson ( intéressé ) Vous êtes sérieux ?
Valenti : Absolument. ( à Dunbar ) M’aiderez-vous ?
Dunbar : Que voulez-vous faire ?
Valenti : ( respire profondément ) Mon fils Kyle travaille dans un garage. Il sait que je surveille les Evans depuis longtemps, alors il me dit toujours quand il a affaire à eux.
Dunbar : Et ?
Valenti : Max Evans doit lui amener sa voiture pour une révision aujourd’hui.
Carlson : A quoi pensez-vous ?
Valenti : Fournissez-moi une bombe et je me charge de la placer sous sa voiture. Nous n’aurons plus qu’à le
suivre, attendre un endroit isolé, et la question sera réglée.
Dunbar : Vous oubliez sa sœur.
Valenti : Non, ils seront tous les deux dans la voiture.
Carlson : Comment le savez-vous ?
Valenti : Mon fils m’a dit qu’Evans a beaucoup insisté pour avoir la voiture pour 13 heures afin de pouvoir amener sa sœur à Santa Fé.
Carlson et Dunbar échangent un long regard.
Valenti : Tout ce que je vous demande, c’est de me fournir les explosifs. Je me charge du reste.
Dunbar : Non, Shérif, nous agirons ensembles.
Carlson : Nous allons faire notre travail : nous allons défendre notre pays, notre planète même.
Valenti hoche gravement la tête.
On voit Michael à l’extérieur, grave, mâchoires crispées.
Le garage de Toby
Max et Isabel arrivent, déposés par Jesse qui repart aussitôt après avoir embrassé Isabel.
Jesse : ( il essaye de ne pas avoir l’air trop inquiet ) A ce soir.
Isabel ( un bref sourire ) Je t’appelle, promis.
Max est entré dans le garage. Il reprend les clefs de sa voiture, règle la facture à Kyle.
Kyle : ( à voix basse) On dirait que tu vas encore devoir changer de voiture.
Max : ( grimace un sourire ) On dirait.
Kyle : C’est pas drôle, désolé. Je crois que je suis un peu nerveux.
Max : Oui, moi aussi.
Kyle : Faites attention à vous.
Max hoche la tête, a un sourire sans joie, puis monte dans sa voiture.
Il la sort du garage. Isabel monte. Il s prennent la route de Santa Fé.
Valenti et Dunbar les suivent à distance, dans une fourgonnette noire. Dunbar conduit.
Max : Ca va ?
Isabel : Jusqu’ici, oui.
Max : Tout va bien se passer.
Isabel soupire, pas rassurée.
Ils roulent un moment, toujours suivis par la fourgonnette La route est déserte.
Dunbar : ( à Valent ) C’est encore loin ?
Valenti : Juste après ces virages.
Max : (Isabel ) On y est. Accroche-toi.
Valenti : C’est ici. Sortez-les de la route.
Dunbar commence à doubler la voiture de Max, fait une embardée, percute la voiture lui faisant quitter la route et dégringoler en contre-bas du talus.
Dans la voiture, Max a lâché le volant et s’est rapproché d’Isabel qu’il a prise dans ses bras. Il a formé son champ d’énergie qui les enveloppe. Ils sont ballottés mais saufs.
Dunbar a arrêté la fourgonnette. Valenti et lui descendent. Valenti tient la télécommande de la bombe.
Dunbar : ( regarde la voiture au fond du fossé ) Maintenant !
Valenti déglutit, pâle, et appuie sur la télécommande. La charge explose.
Max et Isabel sont toujours serrés l’un contre l’autre. Le champ d’énergie crépite, absorbant la déflagration. Max transpire à grosses gouttes.
Valenti et Dunbar contemplent la voiture en flammes. Dunbar, l’air satisfait, Valenti mâchoires crispées. Les flammes sont éblouissantes, très hautes. Ils reculent vers la fourgonnette.
Dunbar : C’est fait !
Valenti : Oui…
Dunbar : Des regrets, Shérif ?
Valenti : ( secoue la tête ) Non, j’ai fait ce que je devais faire.
Dunbar sourit et hoche la tête.
En contre-bas, dans la voiture en flammes, Isabel se sert de ses pouvoirs pour éjecter la portière. Elle et Max sortent du brasier, se glissent derrière des rochers non loin de la voiture. Max coupe le champ d’énergie et s’effondre, complètement vidé. Isabel a passé un bras autour de ses épaules. Elle le serre contre elle.
Valenti qui a jeté un dernier regard en contre-bas revient vers Dunbar.
Valenti : On devrait y aller.
Dunbar approuve.
Valenti va pour monter dans la fourgonnette quand il entend le bruit d’un revolver qu’on arme.
Il se retourne lentement. Dunbar braque son arme sur lui.
Dunbar : Désolé Shérif. Ca n’a rien de personnel.
Valenti a pali. Dunbar s’apprête à tirer mais un éclair blanc le projette violemment en arrière. Il s’effondre.
Michael : ( s’avance ) J’ai bien fait de me méfier de ce gars là.
Valenti : Michael, sans vous…
Michael : C’est la deuxième fois que je vous sauve la mise. C’est en train de devenir une très mauvaise habitude.
Valenti : Merci, Michael !
Michael : ( grave ) Pas de quoi, Shérif. ( il regarde le corps de Dunbar ) Bon, on en fait quoi ?
Valenti : Le plus simple st de le descendre dans le brasier. Si vous pouvez le rendre non identifiable…
Michael : ( hoche la tête puis prend Dunbar par les épaules pendant que Valenti le prend par les pieds ) C’est qu’il est lourd, l’animal !
Ils descendent dans le fossé, portant le corps.
Max et Isabel les entendent arriver, jettent un coup d’œil prudent, puis sortent de derrière les rochers.
Max : Qu’est-ce qui s’est passé ?
Valenti : Il a voulu me tuer. Sans Michael, j’étais mort.
Isabel : Ces types sont vraiment des malades.
Michael : ( à Max ) Calme un peu les flammes, qu’on puisse mettre le corps dans ta voiture.
Max s’exécute. Les flammes diminuent. Valenti et Michael mettent le corps dans la voiture. Michael ravive les flammes.
Max : ( visiblement inquiet, à Michael ) Ca va ?
Michael : Pas de problème. Mais c’est pas fini. ( à Valenti ) On va aller voir Carlson.
Max : Pourquoi ? On s’en tient au plan. On part.
Isabel : Max, si Dunbar ne revient pas, Carlson va se douter de quelque chose.
Valenti : On doit savoir si Dunbar a agi de sa propre initiative ou sous les ordres de Carlson..
Michael : Vous voulez parier ?
Max : ( lentement ) Et ça change quoi ?
Michael : Rien. De toute façon, il faut les arrêter.
Max : Michael !
Michael : Ca suffit Max ! Ce type est un tueur. Moi, je ne vais pas le laisser continuer.
Valenti : Il a raison Max. Ca va trop loin. Qui nous dit qu’il ne va pas s’en prendre à Kyle, à Jesse ou à Liz ?
Max : ( soudain pâle, regarde un instant le brasier ) Je viens avec vous.
Michael : Non, pour ça au moins, on s’en tient au plan. Liz vous attend. Vous allez vous planquer au motel.
Max : Michael !
Michael : Fais-moi confiance, bon sang !
Max : J’ai confiance en toi, Michael, mais j’ai peur.
Michael : De ce que je peux faire ?
Max : J’ai peur pour toi.
Michael : ( grimace ) T’inquiètes pas. Ca va aller.
Max : Mais…
Michael : Pas de mais..
Valenti : Max, avant de partir, assurez-vous que la voiture ne puisse plus être identifiée. Il ne faut pas qu’on la relie à vous.
Max regarde Valenti, hoche la tête avec réticence. Max et Michael se regardent un long moment.
Max : ( pâle ) Très bien. ( il s’avance vers Michael et le prend dans ses bras ) Fais bien attention à toi.
Michael : ( embarrassé, plutôt raide ) Ca va aller.
Il se dégage, fait signe à Valenti. Tous les deux remontent le talus.
Isabel s’est rapproché de Max. Elle pose une main sur son épaule. Max regarde Michael s’éloigner.
Un peu plus loin sur le bas-coté de la route
Liz attend près de la voiture de Maria. Elle regarde fréquemment sa montre.
Max et Isabel arrivent.
Liz : Vous êtes en retard. J’étais inquiète.
Isabel : Il y a eu un contre-temps. On te racontera dans la voiture.
Max : ( tendu ) Oui, il ne faut pas rester ici.
Liz : ( elle regarde Max, toujours inquiète ) D’accord.
Ils montent dans la voiture. Liz prend le volant. Max s’assoit à coté d’elle, Isabel derrière.
Dans la fourgonnette du FBI
Michael : ( à Valenti qui conduit ) Il faut passer à mon appartement. Je dois prendre un masque.
Valenti : Que voulez-vous faire ?
Michael : Je vais prendre l’apparence de Dunbar.
Valenti : ( le regarde, étonné ) Vous pouvez faire ça ? Comme Nasedo ?
Michael : Pas aussi bien, mais je l’ai déjà fait. Ca fera illusion le temps nécessaire.
Valenti : Très bien.
Le Motel
La fourgonnette se gare devant le bungalow de Carlson. Michael, qui a pris l’apparence de Dunbar, et Valenti descendent. Ils frappent à la porte puis entrent.
Carlson les attend. Il regarde Valenti, un peu surpris de le voir.
Carlson : Des problèmes ?
Michael : Non. Tout a bien fonctionné. A l’heure qu’il est, il ne doit plus rester grand chose d’eux.
Valenti : J’ai écouté la fréquence de la police en venant. Apparemment, ils n’olt pas encore retrouvé la voiture.
Carlson : ( à Michael ) Je peux vous parler une minute.
Michael : ( à Valenti ) Shérif, vous voulez aller vérifier où en est la police de Roswell ?
Valenti acquiesce et ressort.
Carlson : Qu’est-ce qu’il fit encore là ? Je croyais qu’on était d’accord pour ne pas laisser de témoin génant.
Michael : On était pas sûr.
Carlson : Comment ça ?
Michael : Moi, je savais que vous n’êtes qu’un assassin. J’aurai dû parier, j’aurai gagné. Enfin, maintenant ( il
passe une main devant son visage, faisant réapparaître le masque qu’il retire ) On est fixé.
Carlson a reculé, il prend son arme.
Michael lève la main et le projette contre le mur. Il reste assommé. Valenti est accouru au bruit de la bagarre. Il regarde Carlson affalé sur le sol.
Valenti : Vous l’avez… ?
Michael : Pas encore. Mais il faut faire quelque chose. Si on le laisse en vie, il continuera à tuer.
Valenti : D’abord, fouillons la pièce et rassemblons toutes les preuves.
Ils s’exécutent, récupèrent la cassette, les photos truquées et différents papiers qu’ils mettent en vrac dans un carton qu’ils ont récupéré.
Valenti : ( satisfait de la fouille ) Je crois qu’on a tout.
Michael : ( regarde Carlson ) Alors, on fait comment ? Si j’utilise de mes pouvoirs, l’autopsie va ré-attirer l’attention sur les aliens. On utilise son arme ?
Valenti : ( regarde longuement Michael ) Max a raison, Michael. On n’est pas des tueurs.
Michael : Max a tord. On doit s’en débarrasser une fois pour toutes.
Valenti : Oui, mais on ne va pas le tuer.
Michael : ( dubitatif ) Non ?
Valenti : On va juste faire en sorte qu’il ne nuise plus à personne.
Michael fronce les sourcils, attendant la suite.
Valenti : ( avec un sourire sans joie ) Vous allez utiliser vos pouvoirs Michael.
Un autre Motel sur la route de Santa Fé
La voiture de Maria est garée devant une des chambres.
Isabel et Liz sont assisses sur le lit. Max est à la fenêtre, l’air grave, les yeux dans le vague.
Liz le regarde, pince les lèvres.
Isabel : ( se lève, prend son portable ) J’ai promis à Jesse de l’appeler. Je sors deux minutes.
Liz hoche la tête. Max ne dit rien, toujours perdu dans ses pensées.
Isabel sort. Liz se lève et se rapproche de Max.
Liz : Max, arrêtes ça tout de suite.
Max : ( sursaute ) Quoi ?
Liz : Arrêtes ! ( elle le regarde dans les yeux ) Rappelle-toi ce que t’a dit Larek : fais confiance à tes amis.
Max : Mais j’ai confiance en eux ; C’est juste que…
Liz : Que tu veux tout contrôler !
Max : ( secoue la tête et soupire ) J’ai peur pour Michael.
Liz : ( se rapproche encore, lui prend le bras et le tire vers elle ) Viens !
Max : Où ça ?
Liz le guide jusqu’à un fauteuil, le fait asseoir et se pose à cheval sur ses genoux. Il se laisse faire sans trop comprendre.
Liz : ( lui caresse les cheveux puis la joue ) Je crois qu’il faut que je vérifie ton avenir.
Elle commence à l’embrasser. Il est d’abord assez raide, puis il fond sous ses baisers. Elle finit par se reculer un peu pour reprendre son souffle. Il la regarde, inquiet.
Max : Tu as vu quelque chose ?
Liz : Rien du tout. Pas de fusillade. Pas de Major. Pas de FBI.
Max : Tu es sûre ?
Liz : Ca mérite de re-vérifier. ( elle recommence à l’embrasser )
Isabel rentre dans la chambre. Elle les regarde avec un sourire en coin.
Isabel : ( sur le ton de la conversation ) Du nouveau à venir ?
Liz : ( se tourne légèrement vers elle sans lâcher Max qui ne sait pas quelle attitude adopter ) Tout a l’air calme.
Isabel : Tant mieux !
Liz : ( se retourne vers Max, l’œil malicieux ) Je vérifie encore ?
Max lui fait les gros yeux puis sursaute quand son téléphone sonne. Il le récupère difficilement dans sa poche car Liz reste sur ses genoux.
Max : Oui ?
Michael : C’est fait !
Max : ( inquiet ) Comment ça c’est passé ?
Michael : Pas au téléphone. Bougez pas, on arrive. ( il raccroche )
Max reste le téléphone à la main, incapable de bouger.
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lizevans (28.05.2006 à 20:50)
Michael : Pas au téléphone. Bougez pas, on arrive. ( il raccroche )
Max reste le téléphone à la main, incapable de bouger.
Liz : Ca va ?
Max : ( il referme son téléphone ) Je ne sais pas. Michael n’a rien voulu dire au téléphone. Ils nous rejoignent.
Isabel : Il était comment ?
Max : Egal à lui-même.
Isabel soupir. Liz sourit doucement à Max, lui caresse à nouveau la joue puis se lève. Il se lève aussi, retourne
regarder par la fenêtre.
La fourgonnette du FBI se gare devant le motel. Elle est maintenant de couleur verte. Michael et Valenti descendent et entrent dans la chambre.
Max s’avance vers eux.
Max : Est-ce que ça va ?
Michael : Oui, c’est fini Max.
Isabel : Et Carlson ?
Michael : On s’en est occupé.
Max le regarde sans oser poser la question qui lui brûle les lèvres, puis se tourne vers Valenti.
Valenti : Il est vivant, Max.
Isabel : Mais alors ce n’est pas fini, il va…
Michael : Il est vivant, mais il ne nous causera plus d’ennui.
Max : Qu’est-ce que… ?
Michael : ( se tapote le crane ) J’ai fait en sorte qu’il nous oublie.
Max écarquille les yeux.
Valenti : L’idée est de moi, Max. Michael a provoqué une hémorragie cérébrale.
Max : Vous l’avez rendu fou ?
Michael : Ce type était déjà fou, Max, fou furieux. On a juste fait en sorte que sa folie ne fasse pas d’autres victimes. ( il regarde Max durement, d’un air de défi. )
Max : ( soutient son regard, l’air triste, puis soupire, hoche la tête ) Merci Michael. Tu as fait ce qu’il fallait.
Michael : ( grimace un sourire ) Vous n’avez plus à fuir Isabel et toi.
Isabel : ( qui pleure de joie, se jette dans les bras de Michael ) Merci, Michael. ( elle se rappelle Valenti et le serre également dans ses bras ) Merci.
Valenti : ( gêné ) Ce n’est rien.
Michael : C’est pas tout. On a récupéré chez Carlson tout ce qui concerne la question alien. C’est dans la camionnette. Faudrait faire le tri.
Max : D’accord. Fais-le.
Michael : ( le regarde, surpris ) Qui ? Moi ?
Max : Il faut que je raccompagne Liz. Alors, à moins que tu ai besoin de moi…
Michael : ( lentement ) Donc, tu me laisses faire ?
Max : Si tu veux bien.
Michael : ( grimace ) Pas de problème. (à Valenti ) Vous me donnez un coup de main ?
Valenti : D’accord.
Max prend la main de Liz qui le regarde, plutôt étonnée de son attitude.
Max : ( à Isabel ) Tu veux qu’on te dépose ?
Isabel : Je vais appeler Jesse pour qu’il vienne me chercher. En attendant, je vais regarder ces dossiers.
Max : D’accord. A plus tard.
Il sort tranquillement, entraînant Liz qui ouvre de grands yeux.
Dans la voiture de Maria.
Max conduit. Liz le regarde, un léger sourire aux lèvres.
Liz : Je suis très fière de toi.
Max : ( lui jette un rapide coup d’œil ) Vraiment ?
Liz : Oui ! Laisser Michael s’occuper tout seul de ces dossiers, c’est…
Max : Inattendu ? Inespéré ?
Liz : C’est… très bien.
Max : Ce n’est pas toi qui m’a dit que je ne devais pas essayer de tout contrôler et que je devais faire confiance à mes amis ?
Liz : ( sourit ) Si, si.
Max arête la voiture devant le Crashdown, se tourne vers Liz. Il soupire, fouille dans ses poches et lui tend un écrin.
Liz le prend, les yeux brillants. Elle l’ouvre. Il contient une bague à l’air ancien sur laquelle est monté le diamant que Max a fait pour elle.
Liz : Oh, Max, elle est magnifique...Je n’en reviens pas que tu ais eu le temps de le faire monter.
Max : La bague était à ma grand-mère. Je l’ai …bricolée.
Liz : Façon extra-terrestre ?
Max hoche la tête. Liz la passe à son doigt, l’admire puis embrasse Max.
Liz : Je t’aime.
Max a un pauvre sourire.
Liz : ( le regarde attentivement ) Mais je n’aime pas cet air-là.
Max : Quel air ?
Liz : Je te connais, Max. Qu’est-ce qui te tracasse ?
Max : ( baisse la tête ) Nous avons remporté une bataille. ( il relève la tête, la regarde dans les yeux ) Mais la guerre n’est pas finie. Elle ne le serra jamais.
Liz : ( sérieuse ) Je sais.
Max : Il y aura toujours du danger.
Liz : Je sais.
Max : Et ce danger, nous devons l’affronter ensemble Michael, Isabel et moi.
Liz : Tu oublies tes amis.
Max : Non, mais ce que je veux dire : c’est que plus que jamais, nous devons rester proches les uns des autres…Ca veut dire rester ici, à Roswell.
Liz : ( comprenant où il veut en venir ) C’est ça qui te tracasse, Max ? Cette stupide histoire d’université ?
Max : Je ne peux pas quitter Roswell en les laissant.
Liz : Max !
Max : Et… je ne veux pas te priver de tes rêves.
Liz : ( elle rit ) Mais tu ne me prives pas de mes rêves, Max. ( elle plonge son regard dans le sien ) Tu les réalises.
Il la regarde intensément, presque douloureusement.
Liz : ( rit à nouveau ) Max ! J’étais prête à m’enfuir au bout du monde avec toi. J’étais même prête à quitter ma planète avec toi. Crois-tu vraiment que ce sera difficile de rester tout simplement ici avec toi ?
Max : Mais Harvard, c’est ce que tu as toujours voulu …
Liz : ( balaye cette idée d’un geste et se rapproche de lui ) C’est toi que je veux Max.
Il veut parler mais elle l’en empêche en l’embrassant. Finalement elle s’écarte de lui, sort de la voiture, fait le tour pour ouvrir la portière de son coté et lui prend la main, le tirant pour qu’il sorte à son tour.
Liz : On y va.
Max : ( sortant de la voiture ) Où ça ?
Liz : On va annoncer notre mariage à mes parents.
Max : Quoi ? Maintenant ?
Liz :Oh ! oui. Pas question que je te laisse repartir avant. Sans ça, tu vas encore trouver un tas de mauvaises bonnes raisons d’y renoncer. ( elle le regarde en fronçant les sourcils et le tire à sa suite )
Max : ( sourit de la voir si décidée) Tu es sûre ?
Liz : ( s’arrête et le regarde ) Absolument !
Max lui sourit. Ils traversent la rue main dans la main.
THE END
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lizevans (29.05.2006 à 20:18)