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Série : Un Paso Adelante
Création : 14.08.2006 à 19h18
Auteur : micro
Statut : Terminée
« Roberto croit aimer silva mais très vite il ce rend compt que c'est marha » micro
Cette fanfic compte déjà 58 paragraphes
Il s'approcha d'elle à pas de loup, de peur de la déranger dans ses étirements. Etendue en écrasement facial, elle avait posé la totalité de son buste au sol et son ouverture de hanche maximale laissait entrevoir un grand écart parfait. Ses pieds sublimement pointés, elle étirait ses bras vers l'avant comme pour atteindre un être invisible qui la pousserait à la souplesse. Roberto ne put se lasser d'admirer l'élasticité de ce corps de danseuse qui laissait entrevoir quelques muscles saillants et joliementt dessinés. Il s'assit face à elle sans un bruit, observant chacun des traits de la belle danseuse et remarqua son sourire satisfait et ses yeux fermés. La souplesse semblait procurer à Marta une pleinitude infinie et un épanouissement total. Ce n'était pas totalement une femme telle Silvia qui se tenait devant lui, mais plutôt une jeune fille dynamique et accomplie, forte sous certains jours mais dont la fragilité apparente donnait envie de la prendre dans ses bras pour la protéger.
Elle ouvrit finalement les yeux, releva la tête et posa le menton au sol pour mieux l'observer, sans pourtant changer de position. Il lui prit alors tendrement les mains et l'attira vers lui. Les jambes de la jolie danseuse roulèrent doucement sur le sol, elle passa par un écart facial sans la moindre résistance et se retrouvant allongée sur le ventre, referma derrière elle ses jambes musclées. Prenant finalement appui sur ses mains, elle releva son buste et cambra son dos pour arriver à la hauteur du beau brun assis face à elle. Leur regard se confondirent et elle faillit se noyer dans ces yeux sombres et ténébreux. Tant de tendresse et d'intensité semblait se dégager de son être, elle le reconnaissait à présent sous un autre jour. elle fut prise d'une irrésistible envie qu'il la prenne dans ses bras et qu'il la serre contre lui, mais n'en fit rien, profitant de la calme communion qui paraissait s'être installée entre eux depuis quelques secondes. Leurs lèvres s'attirèrent tels deux aimants et elle voulait ce qu'il désirait, elle comprenait dès lors ce qu'il attendait d'elle, ce qu'il ressentait pour elle. Elle se laissa aller, mais le bruit d'une porte claquante la ramena à la réalité : ils avaient pris du retard dans leur chorégraphie et une histoire d'amour naissante ne ferait que les handicaper. De plus, même si le beau brun semblait à présent plus libéré actuellement, rien ne lui garantissait que ses sentiments pour Silvia n'existaient plus... La peur s'empara donc brutalement de Marta et elle se recula, repliant ses genoux sous elle et soupirant.
Marta (se levant finalement) : Il faut que tu t'échauffes aussi, il nous reste beaucoup de travail ...
La déception qu'elle put lire sur le visage de Roberto déchira son âme. Il se pinça les lèvres, lui lança un dernier regard plein d'intensité et reprit finalement son aspect trop fier qu'elle exécrait.
Roberto : D'accord, mais ne compte pas sur moi pour effectuer ce que tu viens de faire. Je ne suis pas franchement un adepte des rapports aussi intimes avec le sol... A moins que tu m'aides...
Il lui adressa sur ces mots un clin d'oeil charmeur qui la fit fondre. Il n'y avait pas de doute : son attitude prétentieuse mettait la jolie danseuse hors d'elle, mais la troublait également.
Debout derrière les vitres de la salle de danse, Silvia observait la scène avec un regard empli de tristesse. Elle avait bien remarqué les regards lourds de sous-entendu que Roberto lançait à Marta et elle ne pouvait s'empêcher de regretter qu'ils ne soient pas pour elle. Elle n'avait jamais aimé quelqu'un autant que lui et de savoir que ce n'était pas réciproque lui serrait le coeur...
Voix : Tu sais que ce n'est pas bien d'espionner les autres ?
Silvia eut un sursaut et se tourna brusquement en direction de la personne qui se trouvait derrière elle. Elle n'eut même pas la force de sourire lorsqu'elle reconnut Pedro.
Pedro : Allez, ne fais pas cette tête ! Des garçons, il y en a plein les rues !
Silvia replongea son regard vers la salle de danse où Roberto et Marta semblait y prendre beaucoup de plaisir à danser ensemble.
Silvia - à mi-voix- : Oui mais mon coeur n'est pas avec eux...
Pedro : Tu n'aurais jamais dû t'attacher à lui, je t'avais bien dit qu'il y avait de fortes chances qu'il te fasse du mal.
Silvia : Je regrette sincèrement de ne pas t'avoir écouté, tu peux me croire...
Pedro - attristé pour son amie - : L'amour est l'un des nombreux sentiments qu'on ne peut contrôler, ce n'est pas de ta faute.
Silvia détacha son regard de la salle et le fixa avec de petits yeux embués de larmes. Pedro se sentit fondre et la prit dans ses bras. Il voulait la protéger, empêcher ce mal-être qui coulait en elle comme le sang dans ses veines et lui redonner son sourire si chaleureux.
Pedro - la serrant tendrement - : Je suis là moi, ne l'oublie jamais...
Silvia : N'en doute surtout pas. Tu es la seule personne que je garderais toujours avec moi Pedro... La seule...
Elle plongea son regard dans le sien quelque secondes et le temps sembla se figer. Dans les bras de son ami, elle se sentait bien et tous les sentiments de peine déchirante semblait l'avoir abandonné. Elle aurait voulu que ce moment-là ne s'arrête jamais et serra Pedro plus fort encore. Celui-ci posa sa tête contre son épaule et esquissa un sourire mystérieux...
Dans la salle de danse...
Marta - riant - : Si tu savais à quel point tu as l'air ridicule dans cette position !
Roberto lui jeta un regard noir et se releva. Son grand écart avait en effet complètement raté.
Roberto : Si tu m'aidais aussi...
Marta - souriante - : Tu ne vas pas bouder, si ?
Roberto soupira d'un air exaspéré et tourna la tête en direction du couloir. C'est alors qu'il vit Silvia enlacée dans les bras de Pedro, les yeux un peu rougis. Et malgré lui, il ne put s'empêcher d'être jaloux... Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Il aimait Marta, c'était certain mais... aimait-il aussi Silvia finalement ? Ce n'était pas normal, il venait de rompre avec elle et ses regards enflammés avec Marta s'opposaient complètement à cette réaction.
Marta : Youhou ! Roberto ! Je suis là !
Roberto détacha à contre-coeur son regard du couloir et le posa sur la jolie balerine qui semblait s'impatienter légèrement. Pour la première fois, il ne ressentit rien à son égard, à son plus grand étonnement. Que lui arrivait-il à la fin ??
Au même moment, dans le couloir...
Silvia serrait Pedro de plus en plus fort, comme si elle avait peur qu'il ne s'échappe. Celui-ci ne l'en empêchait pas et se contenta d'entourer doucement la taille de son amie de ses bras protecteurs.
Silvia - voix faible - : Je suis si contente de te connaître mon Pedro, tu n'imagines pas à quel point...
Pedro ne répondit pas et l'embrassa sur le front avec une extrême douceur. Ils se détachèrent l'un de l'autre quelque instant plus tard, et ce, bien à contre-coeur. Silvia essuya les larmes qui coulaient sur ses joues et adressa à Pedro un visage rempli de tendresse, bien que très triste.
Silvia - hésitante - : Euh Pedro... Je sais que ce n'est pas vraiment le moment mais...
Pedro - souriant - : Tu veux savoir si j'ai parlé à Lola, c'est ça ? Non, pas encore.
Silvia : Je ne voudrais pas te forcer la main, si tu n'en as pas envi, je comprendrais. Tu fais tellement de choses pour moi que je m'en veux de t'avoir demandé ça...
Pedro : Tu voulais aider une amie, moi aussi je comprends. De toute façon, je le ferais, je te l'ai promis.
Silvia - se remettant à pleurer - : S'il y a bien une chose que j'ai appris ces derniers temps, c'est que les promesses ne sont rien que des mots... Ca n'a pas d'importance...
Pedro : Pour toi peut-être mais pour moi c'est beaucoup plus que ça. Si je le promets, je le fais, c'est tout.
Silvia essuya à nouveau ses larmes avec sa manche et esquissa ce sourire chaleureux qui n'était réservé qu'à lui. Leurs regards se croisèrent encore une fois avec autant de tendresse que seuls les véritables amis pouvaient se donner, si ce n'était plus...
Pedro - voix rassurante - : Tu devrais aller te coucher. Une longue journée nous attends demain et j'ai bien l'impression que les profs ne vont pas nous faire de cadeaux !
Silvia : Oui, tu as sans doute raison... Je vais y aller... Bonne nuit...
Elle tourna les talons mais, à peine eut-elle fait 3 pas, qu'elle retourna se jeter dans les bras de Pedro. Celui-ci ne fut pas très surpris par son geste et l'enlaça avec toute la douceur et l'affection qu'il pouvait lui donner.
Silvia - dans un murmure - : Merci Pedro... Je t'aime...
Elle se détacha alors de lui et tourna les talons pour rejoindre les escaliers. Pedro la regarda s'éloigner, les pensées un peu confuses. Ses deux derniers mots l'avaient complètement troublé. Pourquoi lui avait-elle dit "Je t'aime" ? Etait-ce par pure et simple amitié ? Ou alors... Un baillement le coupa dans ses réflexions et il préféra donc aller se coucher lui aussi. Après tout, la nuit porte conseil, non ?
Les yeux cernés du jeune musicien et les longs sillons qui parcouraient son visage trahissaient plus que de l'insomnie : des larmes avait certainement creusé ses traits en déferlant en torrent durant une bonne partie de la nuit. Pedro n'eût guère besoin d'explications pour comprendre : Lola avait mis fin sa relation avec Jero afin de pouvoir en entamer une autre... Mais cette belle brune qui brisait sans le vouloir des coeurs le méritait-elle ? Il se tourna alors vers Roberto qui feignait d'observer la chorégraphie de la classe supérieure, mais son regard demeurait vague et presque froid. Le beau paraissait refermé sur lui-même, ne souhaitant visiblement pas afficher la souffrance qui le traversait. Il avait pourtant passé la soirée à répéter en compagnie de Marta, cette ballerine qu'il qualifiait de "femme de sa vie". Un éclair illumina brusquement son esprit et il se rappela le coup d'oeil que son ami lui avait lançé la veille, alors que Pedro et Silvia se trouvaient dans les bras l'un de l'autre. Serait-il possible que Roberto soit revenu sur sa décision ?
Pedro : Aller les mecs, arrêtez de vous morfondre et venez donc prendre un petit déjeuner à la cafétéria.
Jero : Désolé, je n'ai pas très faim...
Roberto : Moi non plus...
Pedro : On dirait des loques, des serpillères humides qui ne veulent même plus être mobilisées !
Jero : Ce n'est pas en nous insultant que tu nous tireras de notre déprime !
Pedro (élevant la voix) : Mais reprenez-vous ! Etes vous des hommes ou ressemblez vous aux femmes qui vous mettent dans cet état ?
Cette remarque fit l'effet d'une gifle à Roberto qui releva fièrement la tête. Après tout, son ami n'avait-il pas raison ? Comment lui, un beau brun ténébreux et musclé, pouvait-il en être réduit à se morfondre pour une femme ? Ou deux dans sa situation... Il sourit et se résolut à demander plus tard conseil à Pedro, lui qui savait toujours quoi faire dans les situations desespérées. Jero en revanche ne réagit pas et une larme perla même au coin de son oeil vitreux.
Jero (ironiquement) : C'est bien à toi de me remonter le moral, tiens ! Ma copine... (il s'arrêta instantanément afin de corriger son erreur mais la douleur déformait son visage) Lola te fait les yeux doux depuis quelques temps et c'est pour cette raison qu'elle m'a jeté. Moi je suis fou d'elle alors que toi... Toi tu pourrais avoir toutes les filles que tu désires sans même savoir ce que c'est que de tomber amoureux !
Pedro (désolé) : Jero...
Jero (l'interrompant) : Laisse moi tranquille, je ne veux pas de ta compassion, ni rien qui vienne de toi !
Il s'éloigna à grands pas, refoulant difficilement un lourd sanglot et se précipita dans sa chambre afin de mieux dissimuler sa peine.
Tout allait pour le mieux... Du moins, c'est ce que Pedro essayait de se dire mais il savait malgré tout que ce n'était pas la vérité. Son amour pour Lola était bien réel mais avec tous ces rebondissements, il n'en était pas ressorti aussi intact qu'il le croyait. Et puis toutes ces questions qui tourbillonnaient dans sa tête à l'en rendre fou... Il pensait à Silvia, à Jero... En revoyant le visage déconfit de ce dernier, il ne put s'empêcher de repousser Lola. Celle-ci n'eut pas l'air de comprendre sa réaction et lui jeta un regard étonné.
Pedro - d'un air désolé - : Excuse-moi Lola, mais je ne suis pas sûr que ce soit une si bonne idée finalement...
Lola - surprise - : Tu... Quoi ?
Pedro la regarda tristement mais Jero était son ami et gâcher quelque chose d'aussi précieux lui était impossible. Ses parents lui avaient toujours appris que l'amitié était le sentiment le plus fort qui existe et ils avaient parfaitement raison. Les amis étaient toujours là dans les moments difficiles tandis que l'amour les rendaient souvent bien pires encore...
Pedro : Ne m'en veux pas Lola mais j'étais venu dans l'intention de mettre un therme à nous deux tout à l'heure et tu m'as pris au dépourvu...
Lola - des larmes perlants au bord de ses yeux - : Pourquoi ? Tu n'es pas amoureux de moi, c'est ça ?
Pedro - abattu - : Non, au contraire, je t'aime Lola mais je ne peux pas...
Lola : Bien sûr que si tu peux ! J'ai tout laissé tomber pour toi, ne me fais pas ça !
Pedro : Tu n'aurais pas dû... Ma décision est prise, je... Je préfère que nous restions amis...
Lola - en pleurs - : PEDRO !
Mais celui-ci avait déjà quitté la chambre, la tête haute malgré la douleur qui lui écorchait le coeur. Il aimait Lola mais ce qu'il s'était passé ces derniers jours lui avait bien prouvé qu'ils n'étaient pas fait pour être ensemble...
Quelque part dans l'école...
Roberto marchait en sifflotant joyeusement. Pedro était vraiment un ami pour lui, même son meilleur... Il retrouvait toujours le sourire et la joie de vivre grâce à lui et heureusement qu'ils partageaient la même chambre sinon il n'aurait pas fini de déprimer ! A cette pensée, Roberto baissa la tête en souriant et ne fit pas attention à ce qu'il se passait devant lui. Il ne tarda pas à rentrer de plein fouet dans quelqu'un.
Roberto - énervé - : Mais c'est pas vrai ! Tu ne pourrais pas faire attention où tu marches ?
Voix : Si tu regardais devant toi peut-être que ça ne serait pas arriver non plus, tu ne crois pas ?
Roberto leva la tête brusquement et tomba nez-à-nez avec Silvia, qui se massait le coup. Comme à son habitude, elle souriait gracieusement.
Roberto - un peu gêné - : Silvia ! Désolé, je ne t'avais pas reconnu...
Silvia - souriant toujours - : Je m'en suis bien rendue compte !
Elle le regarda tendrement mais il fut surpris de constater qu'elle ne le faisait pas de le même façon qu'avant... Roberto se sentit soudain redevenir triste. Pourquoi tout était si compliqué dans sa vie ? Il aimait Marta comme jamais il n'avait aimé personne mais le reste de ses sentiments pour Silvia s'accentuaient de jours en jours...
Silvia : Roberto ?
Roberto - sortant de ses pensées - : Désolé, je... J'étais ailleurs.
Silvia : Tu n'étais pas si rêveur avant. On dirait que Marta a des effets très positifs sur toi.
Roberto - se renfermant légèrement - : On dirait oui...
Silvia : Je suis heureuse pour vous, sincèrement. Même si ça n'a pas marché entre nous, je vous souhaite beaucoup de bonheur. Tu le mérite...
Roberto : Silvia, il faut que...
Silvia - lui posant un doigt sur la bouche - : Chuuut... Je sais ce que tu vas me dire et je ne t'en veux pas. Je fais ce que je peux, tu sais, mais tirer un trait sur nous deux est vraiment très dûr pour moi. J'ai besoin de temps Roberto...
Elle déposa un baiser sur sa joue et s'en alla. Roberto la regarda jusqu'à ce qu'elle disparaisse de son champs de vision. Elle n'avait pas compris ce qu'il avait voulu lui dire et d'une certaine manière, il en était soulagé...