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Série : Stargate : Atlantis
Création : 07.02.2015 à 14h13
Auteur : Fenrrir
Statut : Terminée
Saga sur des personnages méconnus de Stargate Atlantis
Cette fanfic compte déjà 10 paragraphes
Titre : Stargate Atlantis: Evolution
Saison : Les episodes virtuels ne suivent aucunes saisons particulières mais suivent une courbe du temps...
Personnages : Janus, Morganne, John Sheppard, Teyla, Daniel Jackson, Ronon, plusieurs personnages de ma création...
Les personnages de Sheppard, Teyla, Daniel, Janus, et Morganne ne m'apartiennent pas. Ils sont la proprieté de la MGM.
Résumé : Plusieurs milliers d'annés avant l'arrivée de l'expedition Atlantis, nous suivons la saga d'un être meconnu parmi les siens. Il sera le temoin d'un désatre parmi son peuple, ce qui le poussera à realiser l'impossible pour sa survie...
PROLOGUE
Notre histoire commence à une époque révolue. Nous gardons divers témoignages nous prouvant que l'épopée suivante qui va vous être compté est empreinte de prouesses, tant scientifiques qu'humaines.
Tout commença par une nuit étoilée dans une Galaxie proche de la nôtre, la Galaxie de Pégase sur une planète appelée Lantia, du nom de ces habitants. Ces derniers étaient venus depuis une lointaine planète nommée la Terre, présente au centre de la Voie Lactée. Ce peuple portait plusieurs noms : les Altéranes, Les Anciens ou encore les Lantiens. Sur cette planète était enfouie un joyau, plus précisément une ville entière : Atlantis. Cette dernière, en plus d'abriter le peuple qu'il l'avait bâti, disposait de merveilles technologiques qui de nos jours est encore considérée comme une grande civilisation. La cité disposait de protections exceptionnelles comme un bouclier quasi impénétrable. Elle pouvait voyager entre les galaxies grâce à ses propulseurs inter-galactiques révolutionnaires dans leur genre. C'est justement par ce procédé que ce peuple était venu dans cette galaxie. Ils voulaient reconstruire leur civilisation après un cataclysme d'ordre médical et psychique qui avait décimé une grande partie de leur peuple. Pour y échapper, certains s'étaient tournés vers l'Ascension. Ce procédé consistait pour celui qui était assez élevé physiologiquement de transformer son corps en pure énergie. Cependant cette échappatoire n'était pas réservée à tous. Bien que le voyage vers cette nouvelle galaxie naine proche de la Voie Lactée se soit déroulé sans encombre, le départ avait causé des adieux déchirants pour certains. Notamment le désir d'une Ancienne nommée Ayianna qui avait décidé de rester dans l'avant-poste présent sur Terre.
Atlantis, cité mère des Anciens, était relativement calme en ce mardi malgré la menace constante des Wraiths, une race vampirique et le plus formidable ennemi connu à ce jour de la race la plus évoluée de l’Univers connu. En effet, cela faisait maintenant plus de 99 années que les Lantiens subissaient un siège de la part de ces Wraiths, race existante par leur propre faute : des scientifiques Alterans avaient incorporés des humains. Cette race présentait des similitudes avec la leur, tant sur le point physique que mental mais d'un niveau moins évolué que le leur. Leur grand projet consistait à peupler cette nouvelle galaxie grâce à un dispositif inventé longtemps auparavant sur la planète de Dakara après le cataclysme par les rares survivants Lantiens sur une planète où vivaient des insectes voraces. Avec le temps, ces derniers se nourrirent des humains et à force d'évolution : le Wraith était né. Par mesure de protection, la cité avait été submergée sous l’eau.
Janus était un scientifique de renommer parmi les Lantiens, tant pour sa formidable intelligence que par ses expériences dangereuses sur l’espace temps entre autre. Il marchait sur la digue en compagnie de deux de ses assistantes, tout en discutant sur le futur de la Cité.
- Janus, penses-tu qu’Atlantis peut survivre à ce siège ? Le questionna Sara, une femme d’une trentaine d’année, tout en passant sa main dans ses cheveux blonds.
- Enfin Sara, répliqua Katia, femme aux cheveux roux de 25 ans. Cela va sans dire, nous survivrons à cette race même si cela nous contraint à puiser davantage en notre technologie.
- Sara, voyons comment peux-tu dire ça alors que les projets Attero et Arcturus, projets qui permettait de perturber l'hyper propulsion des Wraiths pour l'un et d'exploiter l'énergie du subespace pour l'autre, ont été des échecs selon le Haut Conseil Lantien, répondit Janus sur un ton pas très convaincu.
- Oui mais... Commença Sara.
Ils furent interrompus par le haut-parleur de la cité Lantienne : Janus, vous êtes prié de vous présenter devant le Haut Conseil.
- Ah, quand on parle du loup, dit le scientifique. Venez avec moi jusqu'à la salle d’audience mesdames.
- Avec plaisir, répondirent-elles.
Les trois collègues se dirigèrent vers le téléporteur de la digue Est, chemin le plus rapide pour se rendre à la salle de contrôle de la cité. Janus remarqua un symbole étrange au dessus de l’interrupteur bleu du téléporteur :
- Qu’est-ce que…. Se dit-il. Sara n’appuie pas, hurla-t-il.
Trop tard, l’instant d’après une explosion d’une puissance dévastatrice se déclencha… L’alarme de la cité retentit comme à son habitude lors d’un danger. Janus émergea des méandres de l’explosion. Un étranger s’approcha de lui et se mit à sa hauteur. Il lui dit :
- Alors mon brave Janus, on fait moins le malin maintenant.
Le scientifique ne put répondre à ça, il était trop sonné par l’explosion et tomba dans les vapes. En dernier recours, il s’était jeté sur Kara avec l’intention de faire barrage avec son corps aux gravats résultant de l’explosion de la zone. Avertit par l’alarme, les infirmiers Lantiens se précipitèrent sur les lieux pour secourir les éventuels blessés, Janus y comprit.
Cinq heures plus tard, Janus se réveilla dans un lit de l’infirmerie non sans douleur. En effet, il souffrait du bras gauche malheureusement toute la technologie avancée Lantienne ne pouvait rien y faire. Il se retrouva avec un bras dans le plâtre. Janus souhaitait prendre des nouvelles de ses assistantes. Il appela à son chevet un des médecins présents dans la pièce. Ce fut le responsable de l’infirmerie qui se déplaça, un homme d’un âge avancé pour qui le scientifique avait beaucoup de respect, Amelion.
- Alors Doc, rien de grave. Je pourrais sortir bientôt vu ma formidable constitution, plaisanta Janus.
Au vu de cette boutade, le médecin prit un regard grave ce qui inquiéta d’autant plus Janus.
- Comment vous dire ça… Alors voilà, cette explosion n’est pas due à un dysfonctionnement des systèmes au sein de la cité. Un des composant présent dans l’explosif est de même composition que le virus dont notre peuple a souffert il y a des millions d’années.
- Enfin, cela est impossible, s’exclama Janus. Atlantis dispose de protection contre les épidémies.
- C’est vous le scientifique pas moi, répliqua Amelion. Mais ce n’est pas tout, l’explosion a fait beaucoup de victimes. Au total, il y a eu 450 victimes dont 280 qui sont mortes directement par inhalation du virus. Janus, Sara faisait partie des victimes.
Janus resta coi à la dernière phrase du docteur.
Janus, Moros vous réclame immédiatement dans la salle du conseil, dit l’hologramme de la cité.
- Dernière chose Janus, vous êtes atteint du virus vous aussi. Mais due à votre remarquable constitution, votre corps résiste, hélas plus pour très longtemps. J’ai bien peur qu’il n’y ait qu’une seule solution pour y échapper, vous la connaissez aussi bien que moi. Sur ce, je retourne voir Kara qui est, elle, toujours en sommeil. Nous avons un fort espoir qu’elle se réveille cet après midi.
- Il me reste combien de temps ? Demanda Janus.
- Un an, répondit Amelion d’un air sinistre.
Janus tout en se remémorant ses souvenirs communs avec Sara se dirigea vers la salle du conseil.
Chapitre I. Secrets et Méfiance.
Tout en marchant et en se souvenant de Sara, le plus grand scientifique actuel Lantien se demandait comment il était possible de faire du mal à son propre peuple à travers ce bijou de technologie Altéranne qu’était Atlantis. Il ne pouvait aussi qu’être admiratif devant la construction de cet engin explosif d'un point de vue scientifique. La cité était plongée dans les profondeurs océaniques de la planète Lantia à cause de la menace des Wraiths. Elle n’en restait pas moins empreinte de beauté à l’état brut. Janus comprit qu’il lui manquait un aspect fondamentale qui la rendrait unique même si cela n’était pas sans risque : il devrait dans ce cas-là mentir au Conseil ce qui n’était pas chose aisée.
Enfin, il arriva devant les marches de la Porte des Etoiles, chef d’œuvre du peuple Lantien, où étaient présent la Salle de contrôle et bien évidemment le Haut Conseil Lantien. Il monta les marches et pénétra avec prudence dans la pièce où étaient présents les conseillers, Moros en tête. Le chef du dernier Haut Conseil Atlante lui fit signe de s’asseoir puis prit la parole :
- Comme vous le savez, un acte d’une grande barbarie a été commis en fin de matinée sur la digue Est. Comme si cela ne suffisait pas avec les Wraiths qui vont arriver très bientôt. Nous avons perdu un grand nombre de nos compatriotes, dont certains dans d’atroces souffrances. Janus, savez-vous comment cela a-t-il pu arriver ?
- Pour être honnête avec vous, je n’en ai aucune idée bien que je me souvienne d’un détail assez troublant avant que l’explosion ne se déclenche.
-Ah oui ! Lequel ? Demanda Ganos La, la seule femme institutrice présente au Haut Conseil.
- C’est ce symbole-ci que j’ai redessiné après coup dans mon lit d’hôpital.
Il sortit un bout de papier de sa poche et le présenta au Haut Conseil. Il représentait la lettre Z de l’alphabet connue par deux barres parallèles séparées par une barre perpendiculaire noire vive en plein milieu. Moros, Ganos La et le reste des conseillers se regardèrent visiblement inquiets par cette preuve la mine grave. Finalement, Moros prit la parole :
- Cette session est ajournée. Merci à vous Janus.
-Mais… Osa dire Janus. Qu’est-ce donc cette marque ? Je veux savoir.
- Cela suffit Janus, vous ne faites pas parti du Conseil. Veuillez-vous retirer.
- Bon entendu Moros, comme vous voulez.
Janus se leva et se dirigea vers la sortie quand le chef du Conseil Atlante ajouta.
- Une dernière chose, Janus. Affirmez-vous que vous avez bien détruit cette machine à remonter le temps comme on vous l’a spécifié.
- Oui bien entendu, répondit Janus avec un sourire sans se retourner.
- Parfait, nous ne voudrions plus d’incident comme l’Atero ou l’Arcturus. Ce sera tout, vous serez convoqué au besoin.
- Comme vous voudrez, c’est vous le chef.
Puis il quitta la salle en direction de son laboratoire inconnu de tous. Une fois seuls, les membres du conseil débattirent au sujet de la preuve trouvée.
- Moros, pourquoi n’avoir pas dit à Janus la vérité au sujet de la marque mais aussi du commanditaire ? Demanda Thirion, un homme métis d’une quarantaine d’années.
- Le connaissant, il aurait voulu lui parler de scientifique à scientifique et Janus est trop précieux. Nous ne pouvons pas le perdre au profit de Zirk et de ses partisans.
- Lui faites-vous confiance ? demanda Ganos La.
- Je ne sais pas trop, répondit Moros. Bien qu’il me paraisse honnête, ce sont ses expériences et ses cachoteries qui m’inquiètent le plus. Cependant, nous ne pouvons rien y faire tout comme lorsque nous avons essayé de trouver son laboratoire secret. Même pas son assistante décédée cet après-midi ne savait où il était. La seule qui reste est Kara, nous devons la surveiller de près.
- Et au niveau des Wraiths que faisons-nous ? Demanda Skar un autre conseiller.
- Tout dépendra comment se passe notre demande de paix.
Sur ces dernières paroles, ils se séparèrent pour vaquer à leurs occupations respectives. Moros se rendit à la salle de contrôle pour superviser l’arrivée possible des Wraiths suite à la demande de paix engagée avec eux. Ganos La se retira dans ses quartiers après avoir enseigné à ses derniers élèves Lantiens. Thirion et Skar partirent ensemble pour enquêter sur la preuve transmise par Janus au Conseil.
Janus avait eu très peur que le Haut Conseil ne découvre que sa machine temporelle était toujours intacte. Elle était présente ici au sein de la citée dans un lieu visible à tous. Il redescendit les marches, puis marcha dans la cité totalement plongée dans la pénombre due à l’immersion. Sans avoir de destinations précises, il finit par atterrir sur les lieux même du drame où son assistante avait perdu la vie. Il voulait comprendre ce qui s’était passé, pourquoi la protection contre les épidémies ne s’était pas déclenché et ce qu’il fallait faire pour y remédier. Etant donné que les lieux du crime n’étaient pas vides, il décida de se rendre dans son laboratoire personnel caché aux yeux même du Conseil. Janus se retourna plusieurs fois pour voir s’il était suivi. Il emprunta deux corridors qui se rejoignit à leur centre puis tourna dans le couloir donnant à son laboratoire. Il activa le mur contrôlé par résonance harmonique magnétique et il disparu aux yeux des capteurs de la cité.
Quelques heures plus tard à l’infirmerie, Kara se réveilla tout doucement, en proie à des douleurs dont elle ne connaissait pas la cause. Elle tourna la tête pour apercevoir des dizaines de médecins atlantes en effervescence.
- Mais que se passe-t-il bon sang? Dit-elle à haute voix.
Amelion, l’ayant entendue se précipita vers la jeune scientifique qui n’était pas reconnue pour sa grande patience.
- Kara, vous êtes enfin réveillée. Vous souvenez-vous de quelque chose ?
La jeune femme hocha la tête de façon négative. Le médecin en chef de la cité d’Atlantis lui narra les événements survenus durant son coma sans omettre de détails. Cependant, il ne dit mot sur l’état de santé de Janus. Tout comme son mentor, Kara éprouva une grande tristesse à la perte de sa collègue et amie. En bonne scientifique qui se respecte, elle ne comprit pas pourquoi les protocoles de sécurité ne s’étaient pas activés. Voulant trouver son professeur, elle demanda la permission à Amelion de pouvoir sortir de l’infirmerie. Il accepta à contrecœur et à condition qu’elle revienne toutes les trois heures effectuer des analyses.
Plus de deux heures plus tard, Kara ne trouvait pas Janus dans la cité. On l’avait vu pour la dernière fois au détour d’un couloir sur la digue Est. Elle se rendit sur les lieux mais se retrouva face à un mur avec d’étranges appareils qui faisait des sons étonnants. Elle se posa la question.
- Comment faire pour disparaitre soudainement ? Se demanda-t-elle.
Elle resta un bon quart d’heure à essayer de comprendre. Elle se décida à appuyer sur les appareils étranges fixés au mur les uns après les autres afin d’essayer de le traverser. Après plusieurs tentatives, il se dématérialisa par miracle face aux notes émises par les appareils. Ce qu’elle découvrit de l’autre coté fut surprenant même pour la jeune ancienne qu’elle était.
Le Laboratoire Secret de Janus avait ouvert ses portes pour Elle…
Les gardes qui surveillaient la jeune scientifique à distance ne purent que constater sa disparition au détour d’un couloir. Ils retournèrent alors bredouille faire leur rapport au Haut Conseil.
De leurs coté, les deux conseillers Thirion et Skar étaient dans les blocs de détention de la cité Altéranne pour interroger le cerveau de ce terrible attentat, le dénommé Zirk. Il avait été capturé peu de temps après. Ce dernier mesurait dans les 1m80, avec des cheveux mi-longs pour cacher à chaque fois un rictus apparaissant sur son visage. Il était habillé non pas comme tous les Altérans en habit beige mais avec une longue tunique noire parsemée de bandes écarlates aux épaules. Les voyant arrivés, il arrêta sa méditation et commença la conversation.
- Tiens, tiens… Les sbires de Moros viennent me soutirer des informations au plus extraordinaire être de tous les temps, s’exclama-t-il d’une voix caverneuse.
- SILENCE, crièrent les deux conseillers.
Zirk ne fut guère impressionné par la soudaine colère des conseillers.
- Du calme messieurs, pourquoi tant d’énervement ? Demanda-t-il.
- Pourquoi à ton avis ? A cause du meurtre de plusieurs d’entre nous dont tu t’es rendu coupable.
- Du meurtre ?! Quel meurtre ?! Ah… Vous voulez parler de ce qui s’est passé sur la digue Est ? Demanda-t-il avec un sourire narquois.
- Evidemment.
L’accusé réfléchit un moment ce qui agaça d’autant plus les conseillers, puis dit :
- Ce ne sont pas des meurtres. J’appelle ce que je fais des conversions.
- Des conversions ??? Mais tu es complètement malade, répliqua Thirion.
- Qui sont tes complices ? Demanda Skar.
- Dans peu de temps, mes complices vous seront totalement inaccessibles et tout ce en quoi vous croyez et espérez vous paraîtra futiles.
Les deux conseillers soupirèrent puis dirent :
- Il n’y a rien à faire, il refuse le dialogue. Adieu, de toute manière tu n’as aucune échappatoire.
Puis désespérés, ils quittèrent la pièce. Zirk eut un regard narquois. Il ajouta à lui-même :
- C’est ce que vous croyez.
Puis il se rassit en tailleur pour continuer sa méditation…
Chapitre II. Une nouvelle entité.
Cité d’Atlantis, Digue Est - Laboratoire Secret de Janus
Kara regarda autour d’elle dans la salle, remplie d’inventions toutes plus folles les unes que les autres : des recherches sur l’Extracteur du Point Zéro, l’Ascension, l’Arcturus et enfin le lien sub-spatial de l’Aterro. Son mentor ne l’avait pas encore remarquée, vu qu’il était totalement absorbé par ce qu’il faisait comme tout bon scientifique Lantien.
- Humm. Dit-elle en insistant sur la portée de sa voix.
Janus arrêta ce qu’il faisait, leva la tête et se retourna. Il vit son assistante présente devant lui, ce qu’il le surprit un peu se sachant à l’abri dans son laboratoire.
- Ah Kara, que fais-tu ici ? Lui dit-il. Je te croyais à l’hôpital suite à l’explosion mais tu vas bien à ce que je vois.
- Comment ça, qu’est-ce que je fais ici ? Tu disparais pendant plus de cinq heures, tu ne viens pas me rendre visite à l’hôpital et sans oublier le décès de ma meilleure amie… A ton avis comment je vais ?
Janus savait pertinemment qu’il ne fallait pas énerver son assistante quand elle était dans cet état là. Il osa répondre :
- Tu sais, je ne t’ai pas rendu visite à l’hôpital parce que…
- Oui vas-y je t’écoute et ne me mets pas l’excuse de la convocation du Grand Conseil, l’interrompit-elle.
- Vas-tu me laisser finir, répliqua t-il. Te rendre visite m’est sorti de la tête, car je pensais à plusieurs choses : pourquoi les alarmes de la cité ne se sont pas activées, je pensais à mon projet mais surtout du fait de ma maladie, je n’avais pas le temps.
Kara fut étonnamment surprise que Janus soit malade, lui qui disposait d’une formidable constitution. Il n’avait jamais été souffrant depuis qu’elle le connaissait.
- Comment ça, tu es malade ? Lui demanda-t-elle, soudainement inquiète.
- Eh bien oui pour tout te dire. Il me reste peu de temps. Nous en reparlerons une autre fois. Mais voilà, comme me l’a expliqué Amelion, celui ou celle qui a inventé ce dispositif a introduit un composant semblable au virus que nous ont envoyé nos frères il y a des millions d’années.
- Oui, mais la cité dispose de protection contre cela. Pourquoi ne se sont-elles pas activées ?
- Telle est la question et je crois avoir trouvé la réponse, répondit Janus. Je vais t’expliquer.
Kara prit une chaise, s’assit et écouta attentivement son mentor.
Janus, expliqua la non-activation des alarmes de protections de la cité car Atlantis connaissait la version originelle du virus. Elle est protégée contre celui-ci lorsqu’il à été détecté il y a des millions d’années. En revanche, celui là lui est totalement inconnu car ce virus s’est mélangé avec cette étrange énergie noire gardée dans le labo en périphérie de la cité. Donc en définitive, d’après le scientifique, ceci confirmait deux choses.
- D’un, la personne qui est le cerveau de ce dispositif est plus évoluée que toutes les personnes présentes sur cette cité. De deux, il y a un ou plusieurs traitres présents en ces murs.
- En... En es-tu sûr ? Bredouilla Kara. Je ne peux pas le croire que quelqu’un puisse faire cela à notre peuple.
- Et pourtant c’est bien le cas, très chère Kara, lui répondit Janus. Mais ne t’inquiète pas, j’ai la solution.
- Très chère ?! répliqua-t-elle en haussant les sourcils et regroupant ses bras sur ses hanches. On pouvait ainsi voire ses courbes splendides, chose rare pour une femme Altéranne.
- Alors cette solution, est-ce ton fameux projet dont tu parlais tout à l’heure, très cher ?
- Euh oui, s’empourpra Janus. Et cette solution, c’est l’Intelligence Artificielle.
- Sérieusement ?! Et comment comptes-tu faire un exploit de cette ampleur ?
- As-tu entendu parler du vaisseau Destiny ?
- Oui, toute bonne scientifique se doit de connaître ce nom quand elle rentre à l’ASL. C’est un vaisseau que nos ancêtres ont créé, peu de temps avant qu’ils partent pour la galaxie de Pégase. Il a été lancé dans le but de trouver la source d’une intelligence évoluée au bout de l’univers. D’après la base de donnée, à son bord figuraient et figurent peut-être encore les dernières avancées technologiques de notre peuple de l’époque.
- Kara, tu as très bien résumé ce vaisseau mais tu as omis de citer la chose la plus capitale.
- Ah oui et laquelle ? demanda-t-elle avec une pointe de scepticisme, démontrant que les scientifiques n’aimaient pas avoir tort.
- Son ordinateur, répondit-il.
- Pardon ?! En quoi un ordinateur peut-il être plus important que l’armement par exemple ?
- Kara, ne t’ai-je rien appris ? L’ordinateur est tout. Avec lui, vient le savoir et avec le savoir, vient le pouvoir d’évolution comme chaque être à la possibilité de le faire.
Kara marqua un temps d’arrêt, puis partit dans un fou rire.
- Qu’y a-t-il de si drôle ? demanda-t-il, ne comprenant pas tout de suite.
- Eh bien, Janus. Tu me fais plus penser à quelqu’un ayant accomplit l’Ascension, qu’à mon mentor présent en chair et en os.
- Oui… Et bien merci du compliment, finit-il par dire. Donc comme je disais, l’ordinateur est une partie du processus, mais seuls des êtres vivants doués d’intelligence et compatible avec notre ADN peuvent nous la fournir.
- Euh… Là je ne te suis plus. Quel est cet ingrédient ?
- L’âme, répondit-il.
- Attend, tu veux vraiment introduire une âme dans les ordinateurs de la cité ? Comment veux-tu faire ça ? Et est-ce bien sûr ? Sans parler de l’autorisation du Haut Conseil…
- Avant, je dois m’assurer de ton absolue confiance et loyauté. Acceptes-tu ?
- Janus, tu sais très bien que les deux te sont acquises il y a bien des années. Depuis le coup d’éclat que nous avons accompli avec Sara, paix à son âme, à bord de l’Hippaforalkus.
- Ca me rassure d’entendre ça. Donc voilà comment nous allons procéder…
Janus, vous êtes demandé en salle de contrôle immédiatement, dit l’hologramme de la cité.
- Nous reprendrons plus tard, Kara. Reste ici dans mon laboratoire. C‘est plus sûr pour toi. Je n’en ai pas pour longtemps.
- Très bien, comme tu veux. Sois prudent, lui dit-elle.
Janus se dirigea vers la sortie se demandant bien pourquoi il était demandé d’urgence. Les Wraiths peut-être…
Cité d’Atlantis - Salle de contrôle.
Janus, arriva dans la salle de contrôle et vit tout le personnel en plein activité. Il demanda :
- Qu’y a-t-il ? Pourquoi m’avez-vous demandé ?
- Nous avons détecté un vaisseau en orbite, répondit l’un des techniciens.
- Ce sont les Wraiths ? S’inquiéta-t-il.
- Non cela ne correspond pas à leur technologie. De plus, aucune fenêtre d’hyperespace ne s’est activée. Il n’est apparu de nulle part.
- Laissez moi votre place, je me dois de vérifier quelque chose.
Le technicien obtempéra tout de suite. Après avoir pianoté plusieurs minutes sur divers terminaux, Janus identifia le vaisseau. Il finit par dire :
- C’est un Jumper. Détectez-vous des signes de vie à l’intérieur ?
- Oui, je détecte un seul signe de vie, Monsieur.
Chapitre III : Echappatoire.
Cité d’Atlantis, Salle de Contrôle, Trois semaines avant l’évacuation.
Suite aux propos émis par le technicien et confirmés par Janus lui-même, tous les scientifiques présents sur la plateforme de la salle de contrôle furent sous le choc.
- Comment cela est-il possible enfin ? demanda l'un des scientifique qui n'en revenait toujours pas.
- Je suis autant sous le choc que vous, répondit un autre. Je ne l'explique pas, d'autant que nous sommes la dernière cité Lantienne de la galaxie, nous avons eu la confirmation qu'elles ont toutes été détruites par les Wraiths.
Janus ne se l'expliquait pas non plus. Il allait prendre la parole, quand il fut interrompu par le scientifique responsable des scanners orbitaux :
- Attention, le vaisseau commence sa descente dans l'atmosphère. A ce rythme là, il va finir par s’écraser sur la surface. Je détecte que ses amortisseurs inertiels se sont désactivés.
- COMMENT ? S’interrogèrent les scientifiques.
Janus reprit ses esprits. Il sut ce qu'il restait à faire.
- Essayez de garder le Droniria, lança-t-il bien qu'il trouvait ce nom ridicule pour un vaisseau ressemblant à un pot de yaourt. Je vais tenter de le sauver.
- A vos ordres, répondirent les scientifiques.
Sur ces paroles, le scientifique controversé se rendit vers le plus proche téléporteur. Il l'actionna en direction du lieu afin de sauver le minuscule vaisseau d'une déflagration atmosphérique.
Pendant ce temps, le vaisseau continuait sa descente folle en direction de l'atmosphère de la planète. La seule occupante encore en vie dans l'appareil émergea des méandres de l'inconscience pour se demander ce qu'elle faisait là. Elle essaya d'appuyer sur plusieurs boutons mais elle se rendit compte que cela ne marchait pas. Soudain, de violentes turbulences secouèrent l'appareil. L’occupante et les autres passagers inertes volèrent à l'autre bout de l'appareil percutant les parois. La locataire du Droniria s'évanouissait elle aussi à son tour... Toujours inconsciente, le vaisseau commença à se redresser. Ses amortisseurs inertiels se réactivèrent ainsi que ses propulseurs. L’appareil put ainsi franchir l'atmosphère de la planète. Il se dirigea alors à toute vitesse vers l'immense océan qui s'étendait à perte de vue. Néanmoins, ce fut de courte durée car brusquement les lumières s'éteignirent. A moins de 30 m de la surface de l'océan, l'objet le percuta de plein fouet.
De son coté, Janus sortit en trombe de la salle où il était pour se rediriger dans la salle de contrôle. Il fut accueilli avec de l'incompréhension :
- Janus, qu'avez-vous fait ? Lui demanda un des scientifiques présents.
- Pour faire simple, j'ai dirigé le vaisseau en réactivant ses systèmes avec mon esprit et le fauteuil de contrôle, lui répondit-il. Mais, avez-vous réussi à sauver le seul signe de vie du vaisseau ?
- Euh... Non, vu que nous n’en avons pas reçu l'ordre du Haut Conseil, répondit le scientifique.
- Mais dépêchez-vous de le téléporter, répliqua-t-il.
Sur ce, il poussa son collègue et prit les commandes du téléporteur de la Cité et les recalibra sur ceux du vaisseau. Il s'apprêtait à le faire quand... Un garde essaya de l'en empêcher lui disant qu'il n'avait pas le droit. Il ne savait pas qui était à bord. Il pouvait s’agir d’un Wraith. En réponse, le garde se retrouva projeté au loin à la limite de la barrière qui donnait une vue sur les escaliers de la salle de contrôle et de la porte des Etoiles. Tout le monde resta coi et n’osait bouger de peur de subir le même sort.
Janus se gratta le thorax où l'infection le rongeait avant de dire :
- Ça y est, j'ai réussi à téléporter l'occupant à l'infirmerie. Je vais y aller, mais avant permettez-moi d'utiliser les haut-parleurs de la Cité.
Ici Janus, à tous les Hauts Conseillers, merci de vous rendre dans la salle du Haut Conseil par ordre de Moros.
Il partit ensuite en direction de l'infirmerie...
Arrivé sur place, il chercha le médecin en chef, Amelion. Il le trouva devant le lit sur lequel était installé l'occupant ou plutôt l'occupante. Janus fut surpris tant il la trouvait séduisante.
Après accord avec Amelion, il se décida à entamer la conversation avec la mystérieuse invitée de la Cité Atlante.
- Bonjour, lui dit Janus
Il ne reçut comme réponse que consternation et un hochement de tête négative. Janus comprit alors qu'elle ne le comprenait pas. Il sortit donc un objet de sa poche et le déposa avec son accord sur la tempe droite de la jeune femme. Les deux interlocuteurs purent alors immédiatement se comprendre.
- Je m'appelle Janus. Je suis celui qui vous a secouru. Nous avons repêché votre vaisseau au fond de l'océan. Comment vous appelez-vous ?
- Mon nom est Elizabeth Weir, Docteur en négociation politique. Dites-moi, vous dites avoir repêché mon vaisseau… Enfin le vôtre vu l'endroit où je suppose être. Qu'en est-il de mes compagnons le docteur Zelenka et le Major Sheppard ?
Janus prit son air grave et dit :
- Elizabeth. Puis-je vous appeler ainsi ? demanda dit-il. La jeune femme hocha positivement. Vos deux compagnons n'ont pas survécu. D’après les détecteurs de la cité, ils n’étaient malheureusement pas en vie lorsque nous avons détecté votre vaisseau. Je suis sincèrement désolé, Elizabeth.
Elle prit une mine grave mais ne pleura pas. Elle semblait avoir une grande force de caractère selon Janus, qui ne put qu'être admiratif devant cette personne.
Le scientifique lui dit alors :
- Elizabeth, il faut que je vous emmène voir certaines personnes haut placées. Je pense que vous comprenez.
- Oui, bien entendu. Qui sont-elles ? Demanda la jeune femme.
- Le Haut Conseil Atlante, lui dit Janus avec un soupir ce qui fit sourire Elizabeth.
- Allons-y alors, répondit-elle...
Chapitre IV : Echappatoire
L'humaine et l'Atlante marchèrent dans la pénombre de la cité. Ils se dirigèrent vers la salle du Haut Conseil, sous le regard inquisiteur ou rempli d'espoir des autres Lantiens qu'ils croisaient. Ce détail n'échappa pas à Elizabeth. Elle demanda inquiète à Janus :
- Pourquoi me regarde-t-on ainsi ? Ai-je fait quelque chose de mal ?
- Ce n'est pas tant ce que vous avez fait qui préoccupe mes compatriotes, commença t-il, mais plus la raison de votre présence au sein de la dernière Urbem Altéranne connue à ce jour pour le moment.
- Vous voulez dire la dernière Cité, c'est bien cela ? demanda-t-elle.
- Ah oui c'est cela, répliqua le scientifique en chef Atlante. J'ai parfois un peu de mal avec votre langue et la mienne.
Ils arrivèrent enfin à un téléporteur qui les conduisit à la salle de contrôle, où était la salle du Haut Conseil mais aussi la Porte des Etoiles. Ils sortirent du téléporteur, montèrent les escaliers puis bifurquèrent à gauche en direction de leur destination. A leur arrivée, les conseillers discutaient entre eux en attendant la visiteuse tant attendue, le symbole d'espoir pour toute une race. En la voyant, ils s'installèrent tout en conviant l'humaine et le scientifique à en faire de même. Ganos La prit la parole :
- Docteur Weir, je tiens à être la première à vous souhaiter la bienvenue dans la cité d'Atlantis et ce au nom du Haut Conseil. Malheureusement, vous arrivez dans une période bien sombre. Nous sommes sur le point d'évacuer la Cité pour nous rendre vers la Terre.
- Je tiens à vous remercier, répliqua-t-elle. C'est ainsi que nous avons trouvé la Cité, lorsque nous avons franchi la Porte des Etoiles.
- Depuis la Terre ? Interrompit Moros, le chef du Haut Conseil Atlante, tout en fixant de ses yeux le scientifique en chef.
- Exact, répondit-elle
A ce moment Janus intervint :
- Vous vous rendez compte. Dans 10 000 ans, ici, cette cité sera de nouveau habitée par d'autres êtres humains.
- En espérant que la finalité ne soit pas altérée par son combat avec les Wraiths. En se battant directement avec ces derniers, le docteur Weir a peut-être construit un avenir fort différent de l'époque d'ou elle vient, répliqua Ganos La.
- Excusez moi. Mais qu'est-ce que sont les Wraiths ? demanda Elizabeth.
Le Haut Conseil Atlante lui expliqua ce qu’étaient les Wraiths. Notamment une espèce dont la technologie et le nombre pouvaient rivaliser avec les Altérans. Par conséquent, ils avaient dû immerger leur cité par mesure de protection.
- Oui. C'est ainsi que nous avons trouvé la Cité quand nous somme venus depuis la Terre. Je me demandais s'il était possible de vous emprunter un E2PZ pour combler nos réserves énergétiques.
Moros était resté calme de part la présence de l'invitée. Cependant, il continuait à fixer Janus et dit alors :
- Non ! La causalité ne se traite pas avec autant de légèreté.
- Personne ne la traite à la légère, répondit Janus.
- Vous, si ! En continuant vos expériences. Le Conseil vous aviez donné l'ordre de cesser vos activités, et nous sommes ici à converser avec un visiteur du futur. Visiteur qui a certainement utilisé la machine que vous aviez juré de ne pas construire.
Janus se leva et commença par dire :
- Nous sommes sur le point d'évacuer la Cité d'Atlantis dans l'espoir que notre race survive et revienne dans ces lieux. Et elle est revenue. C'est bien la preuve que toutes mes expériences...
- Assez ! Cria Moros tout en se levant. J'intime dès à présent l'ordre de détruire tout ce qui concerne de près ou de loin ces travaux de machine à voyager dans le temps.
Janus encaissa le coup sans broncher mais fut quand même surpris. Il pensait encore pouvoir jouer sur le fil du rasoir avec le Haut Conseil.
- Bien sûr, Madame, vous pouvez revenir sur Terre avec nous. Mais il est hors de question de rejoindre les vôtres.
Elizabeth fut déçue de la décision prise par le Haut Conseil. Elle aurait pensé les Anciens plus civilisés. Il y eut un grand silence. Moros s’apprêtait à continuer, lorsqu'il fut interrompu par un homme d'environ une soixantaine d'années mais qui en paraissait plus. Il était bien bâti et Elisabeth comprit tout de suite que c'était une sorte de militaire, tout à fait apte à commander des hommes.
-General Hippaforalkus, pourquoi interrompre cette session du Conseil à huis Clos ? S’outragea Skar.
- Sauf votre respect Conseillers, vous baisserez d'un ton lorsque j'aurais informé nos invités ici présents que vous gardez depuis plusieurs semaines le responsable de l'attentat dans nos cellules. Personne qui a tué plusieurs des nôtres, un dénommé Zirk.
- Comment ? S'interrogea Janus. Je demande à le voir immédiatement. Je veux rencontrer le responsable de ma maladie. Qui plus est mon ancien élève.
- Votre maladie ? demanda Ganas La. Ne me dites pas que vous êtes atteint du fléau de nos ancêtres.
- Si et notre temps nous est compté. General Hippaforalkus, conduisez-nous avec le docteur Weir auprès de lui.
- Nous venons aussi, dirent Ganos La et Moros.
- Très bien, fit Janus en hochant la tête.
Le petit groupe se rendit en toute hâte dans les cellules de la Cité Lantienne, situées dans la Tour Centrale. Les portes s'ouvrirent pour faire apparaître le responsable du génocide de tout un peuple... Le dénommé Zirk. Bien qu'ayant les yeux fermés dû à sa méditation, il ressentit les personnes qui entraient dans la pièce, hormis une seule. Il finit par ouvrir les yeux.
- Tiens, tiens, le grand manitou me fait l'honneur de sa présence. Excusez-moi, si je ne vous sers pas la main mais ma modeste demeure ne le permet pas.
Il posa le regard sur chacun des protagonistes présents : Hippaforalkus chez qui il éprouvait de l'indifférence, Moros qui le détestait pour la simple raison de son rang, Ganos La avec qui il éprouvait de l'indifférence bien qu'il la trouva assez séduisante, Janus dont la haine qu'il éprouvait à son égard était bien supérieure à ce qu'on pouvait imaginer. Son ancien mentor avait gardé pour lui les connaissances qu'il méritait de connaître. Enfin, il posa les yeux sur la dénommée Elizabeth Weir qu'il ne connaissait pas du tout.
- Alors c'est elle la visiteuse du futur ? Finit-il par dire.
- Comment le savez-vous Zirk ? Demanda Moros surpris par ce que savait le prisonnier.
- Moros, tu ne sais pas qui tu as en face de toi. Je suis bien plus supérieur que tous les Altérans présents en chair et en os dans cette pièce. Je viens de lire en vous comme dans un livre ouvert, répondit-il sur un ton hautain.
- Pourquoi as-tu commis ce génocide envers notre peuple, Zirk ? Demanda Janus. Est-ce parce que je ne t'ai pas enseigné ce que tu voulais?
- Pour être franc, très cher Janus, j'ai fait cette "conversion" pour le bien de mon peuple. Pour l'élever à un tout autre niveau mais aussi à cause de toi, c'est vrai.
A cet instant le général en chef des armées Altérannes bouillonnait intérieurement et il ne put plus contenir sa rage. Il s'avança vers la porte de la prison, dont les barreaux se désactivèrent les uns après les autres avec la ferme intention de lui faire regretter son acte.
- Arrêt... Commença Janus, mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase.
Hippaforalkus s'élança en direction du visage de Zirk. Son poing se heurta à un champ protecteur bien qu'il ne disposait d'aucun dispositif sur soi.
- Alors ça y est. Tu y es arrivé ? Demanda le scientifique en chef.
- Est-ce à quoi je pense ? Continua Ganos La.
- Oh oui, très chère, répondit Zirk. Voyez-vous, ce général dénué d'intelligence m'a permit d'activer le dernier pouvoir nécessaire à mon prochain stade d'évolution, l'Ascension.
Peu après, une chose étrange se produisit. Zirk effectua ce qui sembla être l'Ascension mais pas de la même façon que le reste des Altérans ou des Oris. Ces derniers étaient de couleurs pures rouges et les Altérans faisaient l'Ascension d'un blanc immaculé. Cette technique d'échappatoire ou d'évolution reflétait l'âme de la personne qui l'accomplissait. Chez Zirk, ce n'était ni blanc, ni rouge mais d'un noir profond. Toutes les lumières s'éteignirent dans la Cité, le petit groupe fut avertit par plusieurs concitoyens que des personnes avaient effectués la même chose. Janus pris la parole :
- Tout ceci est de ma faute. Si seulement j'avais été plus compréhensif. Rien de tout ceci ne serait arrivé.
- Ne vous blâmez pas, Janus, le réconforta Ganos La. Personne n'aurait pu prévoir son changement d'état d'âme et combien son cœur était rempli de haine. De plus, nous ne savons pas combien de partisans ont rejoint ses rangs.
- Ce n'est plus de notre ressort maintenant, finit par dire Moros. Nous devons nous concentrer sur les Wraiths et sur notre vaisseau de transport qui doit arriver dans l'après-midi.
- Oui c'est vrai. Espérons que nos confrères et consœurs parviendront à les maîtriser alors...
Le petit groupe se sépara pour vaquer à leur occupation avant leur évacuation. Avant de se quitter, Janus demanda au général :
- Hippaforalkus, puis-je vous demander un service ?
- Oui, bien sûr, lui répondit-il.
- Serait-il possible de vous rendre sur Taranis pour y déposer un objet précis, pas très loin de la Porte des Etoiles.
- Un objet ? Demanda le Général.
- Oui. Tenez, il est là.
Il sortit un cube pas plus gros qu'un poing qu'il confia au général Atlante.
Cité d'Atlantis, Laboratoire Secret de Janus.
Après s'être séparés des membres ayant été témoin de l'Ascension de Zirk, Janus et Elisabeth se rendirent dans son laboratoire où ils eurent une mauvaise surprise :
- Ah enfin, te voilà ! Qu'est-ce qui t'a pris autant de temps ? demanda une voix empreint de sensualité.
- Kara, je t'avais complètement oubliée. Ca va depuis tout à l'heure ? Ah, laisse-moi te présenter le docteur Elizabeth Weir qui est venue du futur à l’aide de ma machine à remonter le temps. Dans 10 000 ans, son peuple habitera cette Cité et rencontrera apparemment certaines difficultés. Sinon, te sens-tu prête ?
- Vraiment, écoute, j'ai des migraines qui commence dû au virus. Mais si tu me promets que je te reverrais un jour. Alors oui, je suis prête, répondit-elle.
- Oui, je te le promets. Je ne sais pas encore comment mais j'y serais dans un futur assez éloigné en revanche. Je pense… Si tu as déjà des migraines, nous devons faire vite dans ce cas-là.
Elizabeth qui ne savait plus trop quoi penser de ces événements osa demander :
- Janus, puis-je savoir ce que vous faites?
- Je suis en train de créer une invention qui rendra Atlantis unique. Mais mieux vaut ne pas trop m'étaler sur le sujet. Comme vous le voyez Kara n'a plus beaucoup de temps.
Elizabeth hocha la tête et se mit à l'écart tout en observant les scientifiques Lantiens. Janus conduisit Kara à l'intérieur d'un bloc de stase, mais avant il installa un capteur synaptique sur ses tempes. La jeune femme rentra alors dans le caisson non sans appréhension. Elle semblait cependant décidée, du moins, à protéger sa maison de toutes les menaces extérieures. Ce comportement démontrait une certaine loyauté et de sacrifice remarqua Elisabeth. Puis Janus appliqua un champ de force sur le caisson de stase et enclencha l'appareil. Un petit globe de couleur bleuâtre émit un laser sur la stase et disparut dans des étincelles électriques. La première partie venait de se terminer c'est à dire le transfert mémoriel psychique et physique de la personne dans le subespace. Puis le scientifique pianota sur la console Lantienne. Un petit sourire apparut sur son visage prouvant que tout se déroulait bien. Il repéra la signature énergétique de Kara et il quitta son laboratoire avec le globe en main tout en disant :
- Venez avec moi Elisabeth.
- Où allons-nous ? Demanda-t-elle curieuse.
- Dans le noyau central de la Cité d'Atlantis, l'ordinateur principal qui relie toutes les consoles entre elles.
Plusieurs minutes passèrent avant d'arriver à destination. Elle se trouvait par chance dans la Tour Centrale. Ils entrèrent sur place et aperçurent leur objectif : l'organe de contrôle de la Cité d'Atlantis. Janus, l'objet en main contenant l'essence de Kara qui luisait d'une couleur bleuâtre, s'approcha du cœur le fixa dans la machine. Un clic métallique se fit entendre signifiant que l'objet était enclenché. L'essence de Kara luisait de plus en plus fort au contact du noyau. Quand soudain, toutes les lumières s'éteignirent. Janus comprit à cet instant que venait de s’activer l'IA, prénommée Kara.
- Très chère, es-tu là ? Osa demander le scientifique.
- Bien sûr Janus. Pour répondre à ta prochaine question, sache que je me porte bien et que le Haut Conseil et leurs acolytes ne m'ont pas détecté encore et ne le feront probablement pas.
- Très bien. Peux-tu te mettre en veille jusqu’à cet après midi et mon probable départ pour la Terre ?
- Oui, mais qu'est-ce qui me prouvera ton retour comme tu me l'as annoncé tout à l'heure.
- Quand un être humain prononcera la phrase : Reversus sum Janus in urbem Atlantis Kara carrisimum. Cela sera ton signal pour te réactiver et te révéler à l'expédition d'Elizabeth.
- Compris Janus. Tu vas me manquer pendant tout ce temps. Au revoir.
- Toi aussi Kara. Je te promets sur ma vie de revenir.
Puis le silence prit place. L’IA Kara venait de se mettre en veille.
- Que faisons-nous maintenant, Janus ? Demanda Elizabeth.
- Nous allons assurer la sauvegarde de la Cité d'Atlantis en nous rendant dans la salle de contrôle énergétique.
Salle de Contrôle Energétique, Cité d'Atlantis.
Les deux protagonistes entrèrent dans la salle. Janus plein d'entrain pianota sur une console sous le regard curieux d'Elizabeth :
- Qu'est que vous faites Janus ? Demanda Elizabeth.
- Vous dites que le bouclier s'est désactivé peu après votre arrivé. Alors je dois trouver un moyen de le prolonger. Comment appelez-vous ces dispositifs montrant ainsi les trois générateurs de la Cité ?
Elizabeth fut émerveillée.
- Des E2PZ, Extracteur de Potentiel du Point Zéro, répondit Elisabeth.
- Oui, oui… Ils sont conçus pour fonctionner simultanément. Chacun disposant d'une réserve d'énergie énorme mais j'ai trouvé une façon de prolonger leur durée de vie en les faisant fonctionner de manière séquentielle.
- Sur une période de 10 000 ans, c'est possible ça ? demanda l'humaine.
- Oui, mais cela comporte un risque. Il faudrait que quelqu'un reste ici pour changer les E2PZ de place. Je vous laisserai des instructions. Au cas où l'énergie manquerait, le dispositif retenant la Cité sous l'eau se déverrouillerait et elle remonterait à la surface.
- C'est super ça, Janus. Donc je comprends que je dois choisir de rester ici pour la survie de ma future expédition. Vous venez de me redonner espoir.
Janus, vous êtes demandé en salle de contrôle, annoncèrent les haut-parleurs de la Cité.
- Venez Elizabeth, allons-y. C'est certainement notre vaisseau de reconnaissance qui revient suite à notre demande de paix.
Les deux humains se rendirent en toute hâte à la salle de Contrôle pour trouver sur place des regards remplis de tristesse et d'inquiétude. Janus demanda :
- Moros, que se passe t-il ?
- Notre vaisseau revient. Comme nous le redoutions, il essuie les tirs de l'ennemi en orbite.
Ils regardèrent tous l'hologramme montrant leur vaisseau ainsi que ceux des Wraiths.
- Il n'y arriveront pas, finit-il par dire.
- Il y a plus de 200 personnes à bord, expliqua Janus à Elizabeth.
Soudain, le vaisseau disparut des scans et tous baissèrent la tête en signe de désespoir.
- Nous devons évacuer la Cité maintenant, ordonna Moros.
Une heure plus tard dans la salle énergétique d'Atlantis.
Janus avait fini de préparer toutes ses affaires ainsi que le module de stase qui allait permettre à Elizabeth de sauver Atlantis. Il lui expliqua qu'elle allait dormir dans un monde sans rêve. Lorsqu'elle se réveillerait, elle pourrait effectuer la méthode pour échanger de place les E2PZ.
- M'accompagneriez-vous à la salle de la porte pour me dire au revoir ? Demanda-t-il.
- Mais bien sûr Janus, après tout ce que vous avez fait pour moi, répondit-elle.
- C'est tout naturel. Vous m'avez donné l'espoir en m'amenant la nouvelle que cette Cité allait survivre plus de 10 000 ans.
Elle finit par sourire. Puis elle l'embrassa sur la joue en signe de reconnaissance. Janus se rendit ainsi dans la salle qui le mènerait pour un temps vers sa nouvelle demeure. Sur le parvis, de la porte des Etoiles, l'attendaient Moros, Hippaforalkus et Ganos La.
- Es-tu prêt Janus ? Lui demandèrent-t-ils. Mais où se trouve le docteur Elisabeth Weir ?
- Oui, je le suis. Elle a été l'une des premières à franchir la porte. Allons-y. Rendons-nous sur Terre.
Le Général et les deux Conseillers franchirent la porte. Mais Janus attendit un moment en souriant à Elizabeth qui était venue assister à son départ. Il allait franchir la porte, quand un message sous forme d'hologramme apparut dans l'espace de la salle de la porte :
- Usuram reverti. Sonuerunt Janus.
- Etiam Kara.
Puis il franchit la porte vers son destin incroyable.
Elisabeth, quand à elle, se retrouva toute seule mais elle sut qu'elle avait à faire. Elle mit en sommeil la Cité en accord avec Kara. Puis elle se rendit vers son module de stase avec pour mission de sauvegarder la Cité Atlante.
Pendant ce temps, sur le Plan d'Existence Supérieur...
CHAPITRE V. UN NOUVEAU MONDE
Plan d'existence supérieur
L’agitation régnait au sein de ceux qu’on appelait les Autres. Des membres ayant effectués l'Ascension mais dont la majeure partie n'étaient pas des Anciens. Il y avaient des Nox, des Asgards, et pas de mal de Furlings. Cette "tribu" d'être élevés était très différente de leur sœurs et frères éloignés appelés les Oris. C'était principalement à cause d'un procédé que ces derniers utilisaient qu'ils refusaient d'intervenir sur les Plans d'Existence Inferieur : le drainage d'êtres moins évolués.
Bien que n'ayant plus de forme physique, les Autres avaient consenti en un besoin de réguler et de surveiller leurs membres qui seraient tentés d'intervenir. Ainsi les membres les plus anciens ayant découverts l'Ascension peu avant de partir de la Voie Lactée pour Pégase créèrent la Trinité. Elle était constituée : Athéna, originaire de la planète mère des Furlings, était une être dotée d'une grande sagesse tout en respectant son principe fondamental, le libre arbitre ; Khaleb considéré par ses pairs comme quelqu'un de froid, distant et plus apte à réprimander qu'à pardonner et enfin Freyja, qui sous sa forme physique appartenait a l'ancienne race à ce jour disparu des Asgards et dont la bonté d'âme n'avait d'égale que son discernement. A chaque fois qu'elle contemplait une "âme nouvellement né", elle voyait une des branches possible de ce que serait sa vie.
Durant des millénaires, il n'y eut pas de dangers majeurs au sein des Etres Ascensionnés jusqu'a cet événement qui bouleversa leur vision de l'Ascension. Bien qu'ayant conscience de la soudaine élévation du dénommé Zirk, ils ne s'attendaient pas à le voir apparaître sous une forme aussi sombre. Ils furent surpris lorsque la fondation qu'ils maintenaient comme étant un "restaurant" fut ébranlée et révéla ce qu'était réellement le Plan d'Existence Supérieur : "un vide absolu sur fond de nébuleuse lumineuse" ce qui pouvait laisser penser à une sensation de désespoir. Alors l'ombre s'identifia :
- Mes frères, me considérerez-vous comme un être égal à vous ou au contraire vous dresserez-vous contre moi ? Demanda Zirk en réponse aux Autres sur le qui-vive.
Il ne reçut comme seule réponse que plusieurs dizaines d'êtres ascensionnés qui se matérialisèrent devant lui :
- Tu n'a rien faire ici. Tu corrompras cet endroit comme tu as voulu corrompre Atlantis. Sache que si Janus t'en a empêché sur le plan physique, nous le ferons sur le Plan Supérieur.
- Je vous ordonne de ne plus prononcer le nom de cet être inferieur, auquel je réglerais son compte plus tard. Mais avez-vous assez de puissance pour vous mesurer à nous ? Demanda-t-il.
- Nous ? Répliquèrent-t-ils de surprise.
Soudain d'autres formes sombres émergèrent de derrière Zirk. Ils lancèrent des rayons non pas d'un blanc immaculé, ni d'un rouge vif mais d’un noir de jais d'une puissance inimaginable. Les plus faibles être ascensionnés périrent.
- Comment est...ce poss...ible ? Hurlèrent-t-il en disparaissant dans le néant.
- Ahaha ! Se réjouit Zirk. Pensez-vous que parce que vous êtes ascensionnés, vous vous croyez invincibles !
Puis le choc reprit de plus belle alors que les Autres subissaient de lourdes pertes à cause de leur faible puissance. Ils voyaient leurs proches succombés par centaines.
Le combat dura plusieurs heures ascensionnées qui se traduisaient par des dizaines d'années terrestres. Lorsqu’un éclair lumineux jaillit soudain devant la cohorte des Autres.
- Assez ! Hurla t-il. Cela suffit, tu as assez fait de carnage.
Zirk ne comprenait pas qui était le nouvel arrivant mais il se doutait qu'il était d'un tout autre calibre que la bleusaille. Il essaya de raisonner avec lui.
- Nous venons en paix mais qui es-tu d'abord ? Osa t-il demander d'un ton qui ne plut pas à son interlocuteur.
- En paix ?! Ne me fais pas rire alors que ton être, ton âme est encore plus noir que celle des Oris. Je suis Khaleb, membre de la Trinité qui régit ce domaine et ton intrusion en ces lieux est une offense qui doit être punie. Tu as été jugé et ta sentence s'effectuera à l'instant. Tu vas partir en exil pour avoir accordé l'Ascension à ceux que tu appelles "fidèles" mais aussi à cause de ce que tu as fait à ton peuple.
- "Ma sentence ? Avec toi en tant que juge ? C'est une mascarade mais auras-tu la force nécessaire de l'appliquer ? demanda-t-il.
- Jeune présomptueux, ne me provoque pas ! J’étais déjà un des Seigneurs de ces Lieux, alors que tu n'étais même pas un embryon dans le ventre de tes parents. Alors si je dis que j'ai de la puissance, j'en ai.
- Niveau arrogance, toi, tu atteins des sommets. Mais je ne suis pas l'être chétif dont tu t'imagines.
Il fit signe à ses compagnons d'attaquer ce nouveau-venu. Khaleb commença à se concentrer en mettant ses deux mains l'une contre l'autre. Il rentra dans une sorte de méditation, si bien qu'il ne perçut pas les nombreux tirs qui s'écrasèrent devant un mur immaculé d'énergie. Cet exploit était rendu possible à l’aide des autres Ascensionnés. Une chose surprenante alors se produisit : Zirk et ses semblables furent entourés d'un double champ de force qui les empêchaient de faire le moindre mouvement. Ils furent soudainement emportés au loin sur une planète. Ils étaient enfermés sous un triple champ de force continuellement alimenté par des Ascensionnés. Ils ne devraient jamais être libérés, sous peine de relâcher la plus grande menace connue.
- Ce n'...est....pas la ...fin, hurla Zirk. Son cri se répercuta au loin pour disparaître dans le néant.
- Ouf… Dit Khaleb. Nous avons réussi à l'enfermer, lui et ses comparses. Qu'est-ce que vous regardez ? En voyant son peuple le regarder. Reprenez vos occupations
Il se dématérialisa. Les Autres se dispersèrent....
Voie Lactée, Planète Terre, Pôle Nord 397 avant JC
La Terre, berceau connue de l'humanité, était une planète riche à la végétation luxuriante en cette époque. Elle allait connaître un petit bouleversement dans l'histoire de sa galaxie, la Voie Lactée. En effet, cette région était paisible jusqu'à ce que la porte des étoiles s’active. Ce dispositif circulaire constitué de neuf chevrons permettait de voyager entre différentes planètes et galaxies. Son fond bleuté accueillit l’arrivée des Lantiens, les uns après les autres, le regard perdu dans leurs pensées après l'abandon de leur maison si chère à leurs cœurs. Certains disposaient d'armes, des pistolets à énergie accrochés à leurs hanches. Dernier d'entre tous, le scientifique Janus franchit la porte qui se désactiva. Il prit bien soin de ne pas regarder en arrière quand il entendit une annonce faite par des conseillés :
"Rassemblement de tous les Lantiens près du dôme dans une heure"
- Janus ! Entendit-il derrière lui.
Alors qu'il voulait prendre part à un peu de repos avant la réunion. Il se retourna pour découvrir un de ces amis, le Général Hippaforalkus :
- Oh Hyppi ! Qu'est-ce qui t'amènes ? Est-ce à propos du service que je t'ai demandé peu avant l'évacuation ?
- Rhaa, je déteste quand tu m'appelles ainsi. J'ai un prénom tu sais. Enfin, bref… Oui c'est à ce propos de ça. J'ai réussi à mettre le dit-objet en place mais peux-tu me dire à quoi sert le petit globe ?
- Je suis désolé, Darius, mais en vérité… Et il commença à parler à voix basse de peur que le conseil soit tout proche. Bien que tu sois digne de confiance, je doute que le conseil en soit de même, mais je te le dirais si tu suis la même voie que moi. On en saura plus après le rassemblement.
- Comme tu veux mais tu as intérêt à ne rien me cacher. C'est promis ? Lui demanda-t-il.
- Oui, je te le promets Hyppi, finit-il par dire en rigolant ce qui fit sourire les Lantiens proches d'eux. Retrouve-moi près du vaisseau que j'ai construit mais mets le à l'abri s'il-te-plaît.
- Argh, t'es pas possible !
Puis il s'éloigna en maugréant. Une heure passa et Janus s’était reposé en se couchant dans l'herbe près de la porte. Il se rendit alors au rassemblement décidé par le Haut Conseil et se dirigea vers l'avant-poste Lantien qui avait été construit très longtemps avant sa naissance. Il était la seule défense de la planète maintenant qu'Atlantis était inaccessible mais personne ne savait qu'il y avait des Lantiens sur la planète Terre mis à part les Autres. L'avant Poste de forme hexagonale était vitré de tout part ce qui permettait d'avoir une vue imprenable et magnifique sur la vallée qui finissait en cascade d'eau. Les Lantiens avaient choisi ce lieu dans l'Antarctique car ils étaient à l’abri de toute civilisation. De surcroît, vu de l'espace par les multiples menaces, les vaisseaux ne les distinguaient pas nécessairement à moins d'allumer leurs détecteurs. En effet, il fallait que les ennemis des Lantiens disposassent de détecteurs assez puissants et d’assez de temps au moment de l'activation de l'avant poste pour le détecter. Ils devaient ainsi agir vite sous peine d'être détruit par les drones, une arme ressemblant à une espèce de calmars lorsqu'il n'est pas activé. Il était contrôlé par la pensée et était considéré comme l'arme la plus puissante connue du genre humain.
Janus arriva sur les lieux. La majeure partie de ses compatriotes était déjà sur place prête à attendre le discours de ses chefs sur la suite des événements qu'ils avaient décidés pour l'avenir de leur peuple. Alors Moros prit place sur un strapontin, tenu en lévitation par la technologie lantienne de telle sorte à avoir une vue d'ensemble sur son peuple. Il commença son discours :
- Mes frères, nous sommes rassemblés en cette heure funeste pour vous faire connaître la suite des événements en ce qui concerne notre peuple. En effet, nous avons dû abandonner notre maison, Atlantis, à cause de la menace des Wraiths et du virus récemment découvert pour notre sécurité non sans plusieurs zones d'ombre. Ce dernier a causé tant de pertes au sein de notre peuple, dit-il tout en regardant Janus.
A ces mots tous baissèrent la tête mais certains regardèrent le scientifique en chef. Moros continua son discours :
- C'est ainsi que plusieurs chemins s'offrent à nous qui sont les suivants : vous pouvez vous mêler aux premières tribus humaines, notre création, pour leur compter notre histoire et finir votre vie en paix ; ou vous pouvez quitter cette planète par la porte des Etoiles ; ou finalement, choisir la voie de la méditation comme l'ont fait nos ancêtres. Sachez que, quoi que vous décidiez, vous avez mon profond respect et celui des conseillers. Partez en paix, mes frères.
Dans son esprit, Janus savait vers quel chemin se tourner mais avant il devait aller voir Ganos La pour aborder un certain point. Il la trouva, malheureusement, en compagnie de Moros. Ce dernier ne l'avait jamais aimé, du fait qu'il prenait des risques inconsidérés mais il était forcé de reconnaître qu'il avait toujours agi pour le bien de son peuple. Les deux conseillers le virent arriver et stoppèrent leur conversation, pour discuter avec le nouvel arrivant :
- Janus, commença par dire Moros. J'espérais te voir avant qu'on se sépare pour te parler de certains points car je pense qu'après nous ne nous reverrons plus.
- On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve, répliqua t-il. Je répondrais à vos questions dans la mesure du possible mais après je désirerai m'adresser à Ganos La en privé, ce qui fit sourire la femme Lantienne.
- J'ai juste deux points à éclaircir avec toi. Le premier étant, qu'as-tu fait d'Elisabeth Weir vu qu'elle n'était pas au rassemblement et que personne ne l'a vu parmi tes camarades ? Et autre point, où est passée Kara, ton assistante ?
- Concernant Kara, je ne l'ai plus vu depuis l'attentat ce qui m'attriste. Mais bon, si vous suivez la voie auquel je pense, vous aurez la réponse ainsi que celle où se trouve le docteur Elisabeth Weir. Pour ma part, je suis choqué de constater qu'elle ne soit pas sur cette planète".
- Comme tu dis vrai, j'ai choisi la voie de la méditation. Et je le saurais de toute façon ce que tu me caches actuellement, si mon projet aboutit. Franchement, tu as eu de la chance d'être le plus grand scientifique Lantien car sinon je n'aurais pas supporté ton insubordination. Je vous laisse à présent. Je vais organiser les différents groupes.
- Adieu alors Moros. Je vous souhaite bon courage pour la suite, et
Il n'eut que pour seule réponse qu'un hochement de tête. Il se tourna vers Ganos La qui lui sourit.
- Janus, pourquoi tu te comportes comme ça envers Moros. Tu sais que sa patience n'est pas son fort, bien qu'il ait toujours fait passer les intérêts de son peuple avant lui. Bon qu'est-ce que tu voulais me dire ?
- C'est un sujet délicat dont je voulais te parler et drôlement hypothétique car cela dépend si tu réussis ta méditation. Promets moi que tu.... m'accorderas ton aide peu im....porte la situation et ce que j'ai pu faire ou ce que je m'apprêterai à faire dans le fu....tur.
- Janus, tu me fais peur. Tu vas bien ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Sache que je te promets sur mon âme que je t'assisterai du mieux que je pourrais. Je serais toujours avec toi dans ton cœur et que tu sera dans le miens. La vie ne nous a guère laissé de chance mais puis je savoir quel chemin tu emprunteras.
- Ganos La, je suis touché et je te remercie. Sache que j'irais apporter mon savoir aux humains. Concernant ma faiblesse de tout l'heure, c'est le virus de Zirk qui exerce une telle pression sur mon corps, que j'ai dû mal à respirer des fois. Je pense que je n'en aurais plus pour très longtemps, et pourtant j'ai tant à faire. Il faut que je te laisse ma douce amie, au revoir et porte toi bien.
- Toi aussi, essaie de t'accrocher à la vie car nous avons perdu tant des nôtres à cause de ce virus. Je ne supporterai pas de te voir partir avant moi.
Elle le regarda s'éloigner vers son destin, ne se doutant pas un seul instant qu'ils seraient liés a jamais. Les Lantiens commencèrent à se mettre en mouvement vers leur futur improbable. Certains traversèrent la porte des étoiles vers différentes planètes comme Vis Uban, des planètes Asgards et Nox, présentes dans la galaxie. D'autres, comme Moros et Ganos La se tournèrent vers la méditation dans le but de faire l'Ascension. Enfin un grand nombre se rassemblait vers les vaisseaux présents dans l'Avant-Poste, qui les emmèneraient vers les différentes peuplades humaines dans le but de leur faire profiter leur savoir en tant qu'espèce évoluée. Bien que la plupart s'étaient résignés, d'autres éprouvaient certains regrets :
- Pourquoi doit-on se rendre chez ces êtres sous-évolués pour leur enseigner " Je ne sais quoi " ? Moi je n'ai jamais voulu partir d'Atlantis et nos confrères là-haut ne peuvent pas bouger leur petit doigt pour nous aider ? dit un mécontent.
- Désobéirais-tu à un ordre direct du Haut Conseil Lantien ? Lui demanda un autre soldat.
En réponse à une réponse négative de tête, il continua.
- Je sais que bon nombre d’entre vous se posent des questions quant aux biens fondés des choix pris par le Conseil, mais c'est comme ça que fonctionne notre société. Quand à nos confrères, tu sais pertinemment pourquoi ils se refusent à intervenir. Si c’est ta manière de penser, pourquoi as-tu décidé de partir chez les humains ?
- Oui je sais, répliqua-t-il d'un ton dépité. Quel autre choix me restait-il ? Partir sur une autre planète, avec quoi comme garantie, de bien vivre ou alors la méditation avec un infime espoir d'Ascension. Moi je dis que nous pouvons retourner dans Pégase ou Andromède.
- C'est risqué Andromède, ne sais-tu pas pourquoi nous sommes parti de là bas ? Moi je dis qu'il nous faut respecter le choix du Conseil et choisir la place qui nous revient de droit alors je....
Soudain, ils furent interrompus par une voix derrière eux.
- Tout à fait, vous respecterez votre choix et celui du Conseil. Je ne tôlerais pas de désobéissance de la part de mes soldats. Maintenant, rompez.
- Oui, Monsieur, s'exclamèrent-ils.
Le général Hippaforalkus était considéré par beaucoup de ses pairs, comme le plus grand général Atlante qui ait jamais vécu. Ce dernier était au courant de ces rumeurs mais il préférait passer outre mesure et se concenter sur sa mission : protéger le peuple atlante. Bien qu'aujourd'hui cette mission était révolue, il n'en était pas moins estimé autant par le Haut Conseil Lantien que par ses propres soldats qui démontraient un sens de la loyauté hors du commun. Certains pensaient même que si le nombre et la technologie l'avaient permis, ils n'auraient pas évacués Atlantis, leur foyer.
Darius allait retourner à ses occupations lorsqu'il entendit un clappement de mains dans son dos, devinant bien de qui il s'agissait :
- Janus, vas-tu arrêter de te moquer un jour de moi ? demanda t-il.
Ayant eu pour seule réponse un petit sourire, il décida de changer de conversation.
- Alors c'est le moment de me révéler les choses dont tu m'as parlé tout à l'heure, ou faut-il que je patiente encore un peu ?
- Bientôt… Je venais te chercher pour qu'on se rendent vers notre nouveau "chez nous". Es-tu prêt ? Demanda-t-il.
- Oui, je suis prêt. Laisse-moi te conduire au vaisseau.
Il sortit un petit objet métallique de forme triangulaire qu'il actionna en sa pointe. Soudain, ils furent enveloppés d'une lueur verte et disparurent...
Chapitre VI. LA MEDITATION
Janus et son ami se retrouvèrent directement devant la navette Lantienne qui allait les mener, dans un premier temps, vers leur nouveau foyer. Ils entrèrent ensemble et le vaisseau s'illumina en réponse à leur gène Lantien. Puis ils s'assirent dans les sièges de navigation : Janus à gauche et Darius à droite. Le vaisseau émit un vrombissement avant de décoller. Les nacelles abritant les propulseurs ainsi que les drones s'activèrent et le vaisseau partit vers un continent au nord qui allait les changer de celui où ils étaient.
- Janus, dis moi, qu'as-tu l'intention de faire de ce vaisseau une fois sur place ? Tu n'as pas l'intention de débarquer dans leur cité avec cet engin. Ca va les affoler, ne crois-tu pas ? Demanda l'ex Général.
- Oui, mon cher ami, j'y ai pensé. Nous nous sommes mis d'accord avec ceux qui nous accompagnent qu'ils seraient mieux que nous nous faisions passer pour des marchands d'un lointaine contrée au sud. J'ai réfléchi aussi au fait de cacher le vaisseau de peur que nos futurs hôtes ne le découvrent dans une petite crique par très loin d'ici. J'ai apporté des cordes, un grappin pour nous permettre de remonter et nous diriger vers le village où la "cité" la plus proche se trouve. Qu'en penses-tu ? Finit-il par demander.
- Je vois que tu as pensé à tout, répliqua t-il.
Janus esquissa un petit sourire en coin et continua de diriger le vaisseau. Soudain il fut pris d'un malaise et finit par s'évanouir. Le vaisseau heurta alors les rochers, ce qui désactiva une des nacelles lui permettant de se diriger. Il chuta de façon exceptionnelle vers le sol. Darius se concentra afin de permettre au vaisseau de se poser en toute sécurité. Le vaisseau émit un vrombissement qui alluma même la nacelle cassée, ce qui surprit le pilote mais elle se désactiva après quelques secondes. Darius essaya de remonter le vaisseau quand il aperçut le lieu où le vaisseau allait se crasher. Il prit peur car l'impact allait être violent. Il se concentra à nouveau et réussit à activer le bouclier interne du vaisseau. Cette fonctionnalité était une invention de Janus propre à ce vaisseau mais à n’activer qu’en dernier recours. Les seuls connaisseurs étaient le scientifique et le général. Le vaisseau finit par se crasher. L'impact fut si violent que le bouclier interne ne résista pas. Les deux compagnons furent propulsés contre la porte qui séparait l'avant du vaisseau de la soute. De multiples étincelles jaillirent de partout dans l'appareil. Darius se releva péniblement. Il s'aperçut alors que l'intérieur du vaisseau commençait à prendre feu. Il se dépêcha de prendre son ami et le fit s'appuyer sur ses épaules. Janus émergea de sa catatonie avant de sombrer à nouveau dans l’inconscience. Le général atlante voulut appuyer sur le bouton permettant l'ouverture de la porte du vaisseau, mais sans aucun succès. La liberté est là, à quelque mètres pensa t-il, mais que faire. Il eut alors une idée. Il posa Janus sur les couchettes et s'approcha des conduits électriques du vaisseau. Il prit deux fils et les entrechoquèrent ce qui provoqua un cours jus. La porte finit par s’ouvrir suffisamment pour que les deux compagnons puissent passer. Il reprit Janus sur ses épaules et franchit la porte. Il courut quelques mètres quand le vaisseau finit par exploser d'un forte puissance ce qui propulsa les deux amis face contre terre. Ils s'évanouirent à cause du choc. Leur vaisseau ressemblait maintenant plus à une épave qu'autre chose.
Planète Terre, Continent de l'Antarctique.
Pendant ce temps, le groupe de Moros se préparait à leur projet de faire plus qu'un avec l'énergie, sans savoir que des membres de son peuple étaient en danger. Après avoir assisté au décollage des minis vaisseaux en direction du nord ainsi qu'a ceux partant par la porte des étoiles en direction d'autres planètes. Moros éprouva une certaine absence à l'égard de son peuple. Il sentit alors une présence derrière lui. Ce n'était autre que sa conseillère, Ganos La :
- Moros, regrettez-vous les choix que nous avons décidés pour notre peuple ? Lui demanda-t-elle.
- Parfois, j'ai des doutes, lui répondit-il avec un ton grave. Je sais très bien que le choix appartient à chaque individu. Mais j’ai le sentiment que nous ne reverrons plus jamais ceux qui nous ont quittés ce matin hormis certaines personnes, en regardant plus attentivement la conseillère.
Surprise, Ganos La lui demanda qui cela pouvait bien être pour qu'il soit sûr de cette certitude.
- Mais voyons, Ganos, je connais très bien tes sentiments envers cette personne. J'ai eu beau sur Atlantis, paraître renfermé et froid, dû à la constante présence des Wraiths, mais je n'en demeure pas moins humain et je suis heureux pour toi.
Ganos La sourit en sachant très bien de qui il voulait parler. Ce n'était pas nouveau pour elle. Elle l'aimait depuis sa plus tendre enfance à l'époque ou ils étudiaient à l'ASL et ce malgré qu'ils aient empruntés des chemins différents. Ses sentiments n'ont jamais diminué mais elle n'avait jamais osé le lui avouer.
- Oui, j'espère de tout cœur le revoir mais cela dépendra de la route qu'il empruntera. Je suis prête à tout pour lui.
- Nous verrons cela au moment voulu, mais sache que mon amitié t'est acquise pour toutes les années passés à me conseiller et à me soutenir. Pouvons-nous rejoindre les autres ?
- C'est tout naturel, Moros. Merci pour ta confiance et ton amitié. Oui je suis prête, nous pouvons rejoindre les autres et commencer l'épreuve.
- Allons-y alors, finit-il par dire.
Ils prirent alors le chemin du dôme où attendait le petit groupe. Ces derniers étaient ceux qui restaient de leur peuple. Peu parmi les siens étaient près à abandonner leur corps de chair et de sang pour une enveloppe faite d'énergie, d'autant plus que le risque était trop grand selon certains. Les deux conseillers mirent environ trois minutes pour rejoindre le dôme qui abritait en son sein l'avant poste des Anciens présent sur cette planète. La porte des étoiles n'était pas très éloignée de ce dernier. Quand ils furent présents en ces lieux, le groupe qui avait décidé de suivre Moros n'était pas plus d'une trentaine. Il était constitué de scientifiques pour la plupart mais aussi de civils et quelques militaires. Moros prit une grande bouffée d'air et se plaça au milieu d'eux. Il commença par leur dire :
- Merci à tous et toutes de m'avoir attendu après avoir assisté au départ de vos compatriotes. Nous allons nous séparer en petits groupes de 5 pas plus.
A leur étonnement, il comprit qu'il devait les encourager.
- Ce n'est pas parce que nous ne séparons que personne ne réussira. Le tout pour accomplir cette tâche, c'est de se vider l'esprit et d'accepter que l'on est digne d'y arriver. Alors seulement, les pouvoirs dus à l'Ascension apparaîtront. Mais je ne vous cache pas qu'il est possible que tout le monde ne réussisse pas cette épreuve. Etes-vous bien conscient de ceci ? Finit-il par demander.
- Oui, répondirent-ils d'une même voix.
Puis ils formèrent les groupes de cinq comme l'avait conseillé Moros. Moros et Ganos La formèrent un groupe avec le reste du Haut Conseil Lantien. Ils décidèrent de s'établir en contrebas de la falaise, où était présent une bute dont ils pouvaient tenir tous les cinq. Cette motte de terre était au centre d'une petite vallée où une cascade jaillissait. Le groupe se plaça comme ils le pouvaient. Moros et Ganos La se placèrent face à la cascade dont la couleur de l’eau était d'une lueur d'un bleu turquoise. Le reste des conseillers était dos à elle.
- Mesdames et Messieurs, nous allons commencer la méditation. Je ne sais pas comment elle va se dérouler, ni si nous réussirons tous. Mais pour méditer, je pense qu'il nous faut respecter une règle, expliqua-t-il.
- Laquelle ? Demanda Skar d'un ton pressant.
- Le silence, répliqua Moros.
Ceci fit sourire Ganos La. Il avait réduit à silence le conseiller dont elle aimait le moins. Ses interventions ainsi que ses jugements étaient trop stricts selon elle. Pour cette dernière, il ne méritait pas sa place au sein de l'ancien Haut Conseil Lantien, ni même parmi les Autres. Les heures passèrent et chaque groupe de Lantiens essayait, pour certains tant bien que mal, de détacher leur âme du monde matériel, pour ne faire plus qu'un avec l'énergie. Cependant, le processus nécessitait une ouverture d'esprit envers les autres espèces qui composaient la vie. Parmi ceux qui éprouvait des difficultés à le concevoir et à le réaliser figurait en première position, le conseiller Skar. Il représentait l'archétype même du Lantien qui ne disposait pas de l'ouverture d'esprit pour réaliser l'Ascension. Il était arrogant et n'avait aucune considération pour les autres espèces, qu'elles soient grandes ou petites. Pendant toute sa vie sur Atlantis, il n'avait fait que se maintenir en place au Haut Conseil et n'avait jamais voulu se retrouver en première ligne, préférant sauver sa peau face aux Wraiths. Les soufflements de cet homme car il n'y arrivait pas, exaspérait au plus au point Ganos La. Cette dernière en revanche commençait à maitriser au mieux le concept que Moros avait expliqué plus tôt, l'ouverture d'esprit. Soudain, alors qu'elle pensait comment continuer sa méditation en toute sérénité, une voix se fit entendre dans le tréfonds de son esprit. Elle reconnut immédiatement cette voix :
- Reste calme. Essaie de continuer ta méditation sans entendre ses apitoiements, lui dit alors Moros.
- Mais ça alors ! Tu peux lire dans les pensées mais c'est formidable que tu y arrives, dit-elle surprise à la fois du pouvoir mais de sa capacité à réussir, connaissant l'homme qu'elle avait connue une bonne partie de sa vie.
- Tu vas bientôt accomplir l'Ascension alors si tu maîtrises ce pouvoir ? Demanda-t-elle.
- Ca dépend de ce que tu entends par "bientôt", répondit-il toujours par télépathie. J'ai calculé que mon esprit terminera son évolution prochainement. Il me manque deux pouvoirs et l'Ascension sera accomplie quand je les aurais ces pouvoirs. Je ne sais pas comment je la déclencherai par contre, très chère télépathe.
Elle ne s'était même pas aperçue qu'elle avait développé ce pouvoir, tant elle était absorbée dans sa méditation. Elle émit un sourire intérieurement, se sentant étonnamment fière. Puis elle ne sentit plus la présence de Moros dans son esprit. Le Haut Conseiller ouvrit les yeux, se leva et parla dans toute la trentaine d'esprits des Lantiens présente dans la vallée :
- Je vous propose de nous préparer pour festoyer car la nuit va tomber relativement vite et ils nous faut nous reposer si nous voulons réussir.
La plupart acquiescèrent ayant développé des pouvoirs plus ou moins extraordinaires, allant de la télépathie à la télékinésie mais aussi une ouïe développée, commander aux au feu ou agir sur les circuits électriques. Tous sauf un, le conseiller Skar, qui lui dans son orgueil, n'avait rien comme pouvoir. Ceci le poussa à agir. Il décida de passer à l'action le lendemain matin. Il finit par s'isoler en y pensant le restant de la soirée. Les Lantiens passèrent une partie de la soirée, à montrer leur pouvoir aux autres. Ce fut une accumulation de vantardise, de fierté et de supériorité. Seuls Ganos La et Moros n'avaient pas voulu participer à ce spectacle préférant prendre des forces en préparation de ce qui les attendaient.
- Il se fait tard, annonça t-il aux autres. Il serait plus sage de cesser ce que vous êtes en train de faire et de vous reposer si vous voulez réussir. Sur ce, bonne nuit à tous, dit-il en réponse à des regards de la part de ses compatriotes, qui pour la plupart cessèrent mais pas tous.
Ganos La l'observa et constata que le Moros présent devant elle n'avait rien à voir avec l'ancien conseiller. Celui-ci était plus malin et sage et tenait des discours stricts mais justes. Gardant toujours le regard sur les interlocuteurs de Moros, pendant que ce dernier leur tournaient le dos, elle disparu vers sa couchette prête à succomber dans les bras de Morphée. L'aube se leva sur la vallée de l'Antarctique, ce qui relevait encore plus la beauté de ce lieu dont la couleur rougeâtre illuminait la cascade. Ganos La, comme à son habitude quand elle était sur Atlantis, se leva et alla contempler l'aube. Elle se dirigea donc vers le sommet de la cascade pour réfléchir et se libérer l'esprit, avant de se replonger dans la méditation. Etant réveillée bien avant elle, mais faisant semblant de dormir si bien que la jeune Atlante ne l'avait pas vu, une ombre la suivit et la surprit. Ganoos La qui n'avait senti aucune présence, ni même un bruit, se retourna brusquement. Surprise elle s'exclama :
- Skar, que diable fais-tu ici ? Tu m'as fait peur.
- Ah oui, je t'ai fait peur ? Lui demanda t-il. Madame n'est plus aussi évoluée qu'elle le prétend. Pourquoi suis-je le seul à n'avoir pas de don comme vous tous ?
- Ah ! Voilà la raison de ta présence, répondit-elle. Le grand objectif du Conseiller Skar : la soif de pouvoir. Tu ne peux pas te satisfaire de ce que tu as, tu en veux toujours plus. C'était pareil sur Atlantis.
- Toujours ce ton de suffisance ! J'en ai plus qu'assez de toi et de tes petites manigances, pour me ravir ce qui me revenait de droit depuis la naissance. Tu crois peut-être que je ne vous aurais pas suivi, Moros et toi, vers cette vie éternelle ? Me mêler aux pitoyables humains de cette planète ? Non mais, quelle blague !
- Depuis la naissance ?! Ce n'est pas parce que tu es né dans une bonne famille Atlante, que la place de Second Conseiller te revenait de droit, comme tu dis. On croirait entendre Zirk.
- Parfois, je me dis qu'il avait peut être raison de tous vous tuer. Maintenant, finis la plaisanterie, lui dit-il sur un ton de menace. Tu vas me dire comment obtenir ses pouvoirs. Pas demain, ni cet après-midi mais tout de suite si tu ne veux pas en subir les conséquences.
Il lui empoigna le bras.
- Mais lâche-moi, se plaignit-elle. Tu me fais mal !
Puis par instinct, elle appela Moros par télépathie lui suppliant de venir à son aide. S'échappant des bras de Morphée, Moros se réveilla et courut soudain en direction de l'endroit où se trouvait sa conseillère. Tout le camp alors se réveilla et le suivit pour comprendre ce qu'il se passait. Ce qu'ils virent sur place les consternèrent de surprise, vu qu'ils ne pensaient pas qu'un tel être puisse agir de cette façon :
- Skar, lâche la immédiatement, ordonna-t-il.
- Moros, qu'est-ce que tu fais là ? Demanda-t-il, surpris en se retournant ses bras autour du cou de la femme. Et qu'est-ce que tu comptes accomplir ? Je ne la lâcherais pas avant d'avoir obtenu ce que je veux.
- Et tu veux savoir comment avoir de nouveaux pouvoirs comme nous tous, je me trompe.
Ayant touché dans le mille, Moros continua.
- Ce n'est pas parce que tu es un Atlante, que l'Ascension t'ouvre les bras. Maintenant lâche la, c'est mon dernier avertissement.
- Ou quoi ? Tu vas me tuer, répliqua-t-il en le provoquant et resserrant plus sa prise autour du cou de Ganos La.
- Skar, tu sous-estimes grandement les pouvoirs de l'Ascension. Maintenant ça suffit, j'en ai plus qu'assez.
Agitant ses mains pour les mener à l'opposer l'une de l'autre, il fit s'ouvrir la terre sur le rocher auquel le conseiller se tenait. Ce dernier trébucha mais dans sa chute, il voulut entraîner Ganos La. Elle essaya de ne pas chuter. Soudain et devant les regards de chacun et après avoir refermé la terre, Moros agita sa main en direction de Ganos La. Elle se retrouva alors attirée vers lui comme un aimant. Le Haut Conseiller venait de développer un autre pouvoir : la télékinésie. Quand à Skar, il finit par chuter et son cris se répercuta au loin avant de s'évanouir :
- Moroooooosss…
Le groupe de Lantiens resta là quelques minutes. Un silence total planait hormis l'eau qui s'écoulait de la cascade. Ganos La murmura à Moros :
- J'en ai assez de cette vie. Reprenons l'Ascension au plus vite.
Surpris mais assez d'accord avec elle, il acquiesça. Puis tous se dirigèrent vers la crique pour reprendre la méditation.
Planète Terre, Continent Nord.
Janus émergea de l'obscurité, ne se souvenant plus où il était, ni des derniers événements. Il se souvenait vaguement être monté dans le vaisseau pour emmener son ami Darius et lui vers les humains, mais après ce fut le trou noir. Soudain, une ombre s'approcha de lui....
Chapitre VII. Un Plan Machiavélique
Plan d'existence Supérieur, Zone Interdite
Sur la planète volcanique, située aux confins de l'univers, nommée par les Ascensionnés Prohibitas, reposait une des plus grande menace que l'univers ait connu depuis sa formation, il y a des milliards d'années. En effet, au pied du plus grand volcan de cette terre aride et rocailleuse s'érigeait une grotte en forme de dôme de 15 km de diamètre. Elle laissait transparaître une lueur grisâtre, dû à un triple bouclier qui était alimenté en permanence par des êtres de pure énergie. A l'intérieur était enfermé, les Zirkons, une forme d'énergie non pas pure ou rougeâtre comme les Anciens ou les Oris mais d'une couleur aussi noire que la nuit elle-même. Elle ne devait jamais être libérée sous peine de faire courir à l'univers tout entier une terrible menace.
Piégé à l'intérieur, Zirk se plongea en méditation pour se libérer de cette prison et trouver de surcroît un moyen de mettre à mal ses ennemis jurés. Afin de trouver un moyen d'exterminer celui qui lui avait tout pris dans sa vie Lantienne. Mais même s'il se libérait de cette prison, il ne pourrait rien contre lui sous peine qu'il serait détruit à coup sûr devant tant d'êtres ascensionnés. Visionnant le savoir acquis durant son Ascension, il entrevit l'espace d'un instant, avant d'être bloqué par ses gardiens Ascensionnés, le moyen de mettre à genoux l'univers tout entier. Il vit aussi le moyen de réaliser son plan machiavélique et corrompre l'animabus putei. S'il réussissait cet exploit, il n'aurait plus besoin de ces êtres pour entretenir sa force et son pouvoir. Mais avant tout, il devait se libérer de cette prison céleste. Zirk était convaincu qu'il se libérerait un jour : soit par ses propres moyens, soit grâce à une aide extérieure et que ses geôliers s'affaibliraient au fil des temps. Il imagina donc la création d'un objet qui jouerait en sa faveur, mais pour cela il aurait besoin d'une diversion. Ces comparses seraient à même de la lui fournir. Ils lui étaient complètement dévoués. Il communiqua alors avec eux pour leur ordonner de faire ce qu'il avait prévu.
- Ici votre chef suprême nommé Zirk ou plus communément, MOI. Il me faut votre soutien. Je vous ordonne donc de créer une diversion contre le bouclier de ces idiots à l'énergie "pure".
- Pour quelle raison, Ô divin Zirk, avez-vous besoin que tant des nôtres se sacrifient ? Maintenant que nous avons atteint l'illumination, nous pouvons faire ce que nous voulons. Enfin, si nous n'avions pas cette misérable barrière, osa demander l'un de ses comparses.
- Tu oses remettre en question mon grand dessein, toi ! Je vais être clair pour que tu puisses comprendre le grand plan : faites cette diversion pour me permettre de réussir ma libération et dès que je serais de retour parmi vous, nous ne ferons plus qu'un avec les ténèbres. Et si tu oses encore discuter mes ordres, il t'en coûtera plus que ton Ascension, foi de Zirk. Maintenant, rompez, c'est un ordre.
Se préparant à exécuter son action, il sentit une présence bien que ses comparses se soient envolés de son esprit. Il la reconnut tout de suite et cela l'apaisait quelque peu :
- Quel beau discours, Monseigneur. Je n'aurais pas dit mieux même si j'eus été à votre place, finit-elle par lui dire.
- Evidemment, Kerta, tu es sur la bonne voie pour participer à mon grand plan. Toi, qui parmi tous mes sujets, n'a pas eu besoin d'avoir recours à mes services pour s'élever. Une fois libre, viens me trouver si tu es encore vivante. Cela me prouvera ta foi envers moi. Je te parlerai alors de ce que j'ai prévu pour notre futur.
- Vous me comblez d'éloges et je les accepte de tout cœur. Ca sera fait, Monseigneur, finit-elle par dire.
Le grand planificateur disparut de son esprit. Kerta resta seule et après s'être assurée qu'elle l’était bien en esprit et qu'on ne l'observait pas, elle se dit : " Tout se déroule selon mes plans " avec un petit sourire en coin. Puis, elle se joignit à la mêlée contre son ancien peuple.
Voie Lactée, Planète Terre, Pôle Sud
Pendant ce temps, inconscient des dangers présents sur le plan d'existence supérieur, les derniers Lantiens encore en vie dans l'immensité des galaxies colonisées par eux, se rapprochaient de plus en plus de l'Ascension. Secoués par les derniers événements, ils n'étaient pas découragés pour autant. Ils développaient de nombreux pouvoirs ce qui les confortait encore plus dans leur volonté de continuer leurs évolutions. Quand soudain, il se produisit une chose des plus fabuleuses parmi eux : Ganos Lal se mit à léviter non pas au dessus du sol, mais face à la cascade devant eux et au-dessus de l'eau. Tous lâchèrent leur méditation, excepté Moros et Liara, une jeune Lantienne proche de Ganos Lal. Elle avait été l'élève de cette dernière et démontrait déjà des talents certains pour l'Ascension, à en juger par ses pouvoirs qu'elle avait développé. Elle pouvait faire luire son corps à volonté de façon bleutée, ce qui était assez ironique au final puisque sa couleur de cheveux était identique. Ce fait était rare parmi les femmes Lantiennes. Puis elle pouvait aussi commander à la foudre. Ce dernier pouvoir développé récemment ne lui plaisait pas du tout. Liara était une personne douce et débordante d'altruisme pour toutes les espèces qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Ceci l'avait donc fait remarquer parmi toutes les élèves de Ganos Lal. Les différents groupes de Lantiens, inquiets pour la santé de la Conseillère, essayèrent de l'interpeler d'abord vocalement puis par télépathie. Ils n'eurent cependant comme réponse que le silence absolu. Ils voulurent retourner à leur méditation, quand ils s'aperçurent que la végétation poussa autour d'eux de façon exponentielle. Mais dans une certaine mesure, la richesse de la vallée était préservée.
- Ouah ! C'est magnifique, s'écria l'un des Lantiens présent sur place. Est-ce toi qui a fait ça ? Demanda-t-il à l'un de ses compagnons.
Devant une réponse négative, il comprit tout de suite que personne parmi les Lantiens, qui avaient abandonné la méditation, n'était responsable de ce phénomène. L'un des pré-ascensionnés, pressé de retourner à sa méditation, agrippa le bras de Ganos Lal. Cependant, une chose surprenante se produisit : la main du Lantien ne toucha que le vide. A la place du bras de la conseillère, les Lantiens virent une forme d'énergie pure : Ganos Lal entamait son Ascension. Moros sortit alors de sa catatonie et se leva pour aller se mettre à coté de sa conseillère. Il lui parla intérieurement. Voyant cela et enthousiasmés par ce qu'ils venaient de voir, les autres Lantiens se remirent en position pour méditer laissant leur chef opérer.
- Ganos, m'entends-tu ? Es-tu consciente de ton état ? Lui demanda-t-il.
- Oui, Moros, je suis consciente de mon état. Mais après avoir développé ce dernier pouvoir, cela s'est aggravé. Il s'agissait de ma survie, vois-tu. Avant je pouvais être libre de mes mouvements, mais maintenant j'ai l'impression que c'est le procédé d'Ascension qui m'appelle. J'essaie de résister pour une raison que tu connais, mon ami.
Surpris par cette révélation, Moros comprit ce qu'il devait faire pour le bien de son amie :
- Es-tu en train de me dire, que tu es à même d'effectuer l'Ascension sur le plan physiologique. Mais que d'un point de vue mental tu te bloques car tu désespères de le revoir. Est-ce bien cela ?
Devant un silence de plusieurs secondes, qui l'interpréta par un acquiescement, Moros continua sur sa lancée :
- Pour permettre à ton esprit de partir sur un plan de conscience supérieur, tu dois t'en montrer digne. Mais surtout te remémorer tous les moments agréables que tu as passé avec tes proches, que ce soit au niveau de l'amitié ou sentimentale.
- Comment en sais-tu autant sur le principe qui déclenche l'Ascension ? Demanda-t-elle. On croirait que tu es déjà un Ascensionné.
- Tu vas me croire fou. Mais il m'est arrivé récemment de faire des rêves dans lesquels figurait la solution pour l'accomplir. Sur ce, je te laisse. Je retourne à ma méditation. Bonne chance, mon amie.
La jeune Lantienne refusait de se considérer en partie humaine et donc souffrait le martyr. En effet, le procédé exerçait une pression sur son corps tout entier qui lui était prêt à accéder au plan de conscience supérieur, alors que son cerveau n'était pas décidé. Elle ne voulait pas l'abandonner à son triste sort. Une voix familière se fit alors entendre dans sa tête :
- Maître, il faut que tu lâches prise. Tu te dois d'accepter la réalité. Tu risques de mourir si tu continues à refuser de l'abandonner.
- Comment sais-tu ça, Liara ? Lui demanda t-elle. Je sais que tu es très proche de mon niveau d'évolution, mais je doute que tu saches mon état. Et puis je t'ai dit d'arrêter de m'appeler "Maître".
- Puis-je te parler franchement ?
Devant un signe d'acquiescement, elle continua.
- Tu souffres car tu refuses d'abandonner l'idée de perdre l'amour de ta vie. Mais n'as-tu pas pensé qu'une fois l'Ascension accomplie, tu seras plus à même de l'aider que sous cette enveloppe corporelle ?
- Pourquoi n'y ais-je pas pensé plus tôt, se dit-elle. Merci, Liara mais reste avec moi dans mon esprit, même si tu continues ton évolution.
Devant le silence, elle comprit que sa disciple l'acceptait. Décidée à accomplir son ascension en compagnie de ses amis, elle s'imagina dans son esprit son tendre et le propulsa en image sur la face avant de la cascade qui était en face. Cependant elle seule et ceux qui étaient en symbiose avec son esprit et ses pensées pouvaient le voir, ce qui déclencha le facteur A.
- Liara, es-tu prête à me suivre comme tu l'as toujours fait ? Demanda-t-elle à son amie.
- Oui Ganos La, nous sommes prêts à te suivre sur le chemin de l'Ascension.
-Nous ? Se demanda-t-elle.
- Oui, Moros et moi, répliqua-t-elle. Mais je n'ai développé que deux pouvoirs et je ne suis pas assez évoluée sur le plan mental. Cependant je porte à croire que je réussirai un jour et que je te rejoindrai avec nos autres compagnons.
- Et que dirais-tu de me rejoindre maintenant ? Lui demanda-t-elle. Je peux te faciliter l'Ascension, même si je redoute que les Autres essayent de m'en empêcher mais avec l'aide de Moros, je pense que nous réussirons.
- Dans ce cas, d'accord Ganos. Mais que dois-je faire pour évoluer jusqu'au point A ?
- Ferme les yeux, et laisse-nous le libre accès à ton esprit jusqu'à ce que nous trouvions, ce que tu recherches vraiment. Alors seulement, alors, tu seras à même de nous rejoindre. Moros et moi, nous sommes prêts.
Pendant ce temps, les autres groupes de Lantiens continuaient à méditer et se rapprochèrent vite de l'Ascension. Si bien qu'à la fin de cette journée, tous les hommes et femmes de ce peuple grandiose n'auraient plus de forme physique. Liara, elle, pensa à un lieu qui lui permettrai de se détendre au plus haut point, un endroit qu'elle n'aurait jamais pensé quitter et qui lui manquait terriblement : Atlantis. Cet endroit qui l'avait vu naître, entrer au service de la Conseillère, affronter diverses situations catastrophiques comme la plongée sous l'eau de la Cité. Mais pendant tout ce temps, elle n'avait jamais pensé ou trouvé une personne capable de fonder une famille avec elle. C'est dans cet état d'esprit qu'elle aspirait plus que tout à accomplir ce rêve et avec l'Ascension, peut-être trouverait-t-elle un jour le moyen de le réaliser. Soudain, elle sentit une puissante chaleur émaner de son corps et se propager vers l'extérieur. Elle réalisait, non pas seule mais avec ses amis, l'Ascension. Mais une chose étrange se produisit. Alors que Ganos La et Moros se métamorphosèrent en pure énergie d'un blanc éclatant. La jeune Lantienne, elle, se changea en énergie bleutée. Ainsi, les trois amis s'envolèrent sous forme d'énergie vers le plan d'existence supérieur, sans se douter un seul instant du destin qui les attendait. La lumière éclatante des trois protagonistes ne dérangea nullement le reste des Lantiens, trop occupés à continuer leurs méditations. Si bien qu'environ une heure plus tard l'ensemble du groupe l’effectua lui aussi, d’une lumière pure dix fois supérieure à la précédente. Ce fut de cette manière que les derniers Lantiens présents dans le pôle sud de la planète s'envolèrent vers un niveau de conscience supérieure. Ainsi, la vallée où ils s'étaient installés retrouva le calme, pour ne plus être dérangée avant plusieurs millénaires, avant l'arrivée d'autres dangers pour cette planète.
Planète Terre, Continent Nord.
Janus commença par ouvrir les yeux et jeta un coup d'œil alentour ne reconnaissant pas ces lieux. Il était allongé sur une banquette, une mini table de chevet à coté où était présent un breuvage et l'éclairage de la pièce provenait de torches. Il comprit qu'il était chez les humains mais étaient-ils amicaux ou non. Puis où était passé Darius, telle était la question. Ouvrant péniblement les yeux, il prit conscience qu'une ombre s'approcha de lui :
- Père, père ! Il est réveillé, s'écriait un petit garçon, ce qui réveilla complètement le scientifique.
- Ah vous voilà enfin éveillé, lui dit un homme d'une cinquantaine d'années. Je me nomme Ariston et voici mon fils Platon. Nous vous avons vu étendu, votre ami et vous près d'un gigantesque feu sur la plage, au cours de notre promenade du matin.
- Je vous remercie de votre assistance mais savez-vous où se trouve mon ami qui était avec moi car je dois m'entretenir avec lui de nos affaires, demanda Janus.
- Ah, vous êtes des marchands venus d'une autre contrée ?
Devant son acquiescement, il finit par demander.
- Puis-je vous demander quelle est cette grosse tâche qui vous couvre cet avant bras ?
- La tâche, quelle tâche, se demanda Janus.
Il finit par regarder son bras. Le virus verdâtre avait provoqué cette marque, ce que signifiait que le fléau dispersé par Zirk devenait de plus en plus important. Sa vie allait bientôt toucher à son terme ce qui augmenta son inquiétude. Dans ce moment d'égarement, il se mit à penser à Ganos La, la femme qui prenait une grande place dans son cœur.
- Ah, tu es enfin réveillé mon ami, lui dit une voix familière. Il était temps après tout ce temps.
- Darius, tu es là. Ca me fait plaisir de te voir en pleine forme. Mais qu'entends-tu par tout ce temps ? Combien de temps, j'ai dormi depuis l'accident avant que je me réveille dans cette humble demeure, lui demanda-t-il.
- Eh bien… Pour rien te cacher, cela fait environ un mois et nous devons discuter d'autres problèmes, faisant signe à son avant-bras.
Se retournant vers les deux humains, il leur demanda s'il pouvait les excuser un moment et allèrent sur la terrasse afin de discuter entre eux. Darius entra le premier, habitué à la vue imprenable qui s'y dégageait mais pas Janus, qui lui admirait ses lieux pour la première fois. Plusieurs maisons se trouvaient les unes à cotés des autres et au-dessus dominait un gigantesque bâtiment. Janus, n’était pas vraiment émerveillé mais il se demandait ce qu'était ce bâtiment. Darius lui répondit comme si celui-ci lisait dans ses pensées :
- Cet immense bâtiment, c'est le Parthénon. L'endroit où des religieux font des offrandes à leurs dieux, dit-il d'un air amusé. As-tu prévu ce que tu voulais faire, pour le peu temps qu'il te reste, en regardant son bras où se manifestait sa maladie.
- J'y ai pensé et la conclusion qui m'ait venu est qu'il ne reste plus que l'Ascension comme solution vu que le virus gagne du terrain de jour en jour. Mais avant, nous devons transmettre ce que l'on sait sur Atlantis, mais de façon romancée, ne crois-tu pas ?
- Qu'entends-tu de façon romancée, le questionna t-il. Tu penses au fait que les "humains" ne comprendront pas la vérité comme nous et qu'il est préférable qu'on enjolivent la façon dont a finit Atlantis ?
- Oui c'est bien cela, répondit-il. J'ai trouvé la personne idéale pour transmettre notre histoire : le fils de notre hôte, Platon.
- N'est-il pas jeune pour cela ? S'interrogea-t-il. Je sais qu'il n'est pas comme son père, qu'il a l'esprit plus ouvert mais quand même. Enfin bref, si c'est ce que tu désires, nous ferons comme ça. Concernant l'Ascension, je ne pense pas que je sois capable d'y arriver comme toi ou les autres Atlantes du continent sud.
- Ne t'inquiète pas pour cela mon vieil ami, j'ai un plan et je peux t'assurer que demain matin tu seras avec moi en train de réaliser l'Ascension.
- Ahem, fit une voix derrière eux. Excusez-moi, mais mon père et moi nous vous convions à prendre un repas au sein de notre maison, vu qu'il se fait déjà tard.
En effet, de discussion en discussion, ils n'avaient pas vu le temps passer et la nuit commençait à tomber.
- Mais bien sûr, firent les deux Atlantes. C'est avec plaisir que nous arrivons.
Sur ce, les trois individus se précipitèrent à l'intérieur où un délicieux repas les attendait. Quelle ne fut leur surprise de constater qu'à l'intérieur, ils étaient plus nombreux que prévus et que leur soirée n'allait pas se terminer dans la plus grande tranquillité. Il y avait essentiellement des collègues d'Ariston mais aussi plusieurs amis de Platon. Ce qui devait être un repas amical se transforma en apéritif dinatoire dont un des sujets principaux fut ce qu'on appelait la guerre du Péloponnèse entre deux cités, Athènes et Sparte. Janus et Darius, pensant à la guerre entre Lantien et Wraith, trouvèrent amusant que leurs Héritiers les recopiaient, mais d'une façon moins évoluée. Laissant Darius avec son hôte, Janus en vint à parler avec Platon s'intéressant de plus en plus à ce jeune garçon et à sa façon de voir les choses.
- Tu ne t'intéresses pas aux conversations des guerres du Péloponnèse, lui demanda-t-il. Cela pourrait t'impacter à l'avenir je pense.
- Non, ce type de conversation ne m'intéresse pas beaucoup. Je suis plus attiré sur ce que j'ai nommé la philosophie, un concept de réflexion de la pensée humaine autre que la vision guerrière arborée par mes compatriotes. D'ailleurs, vous n'auriez pas des histoires que je pourrais écrire car je me destine également à l'écriture et j'ai une passion pour les mythes, finit-il par demander.
Janus réfléchit et trouva comment perpétrer ses origines d'une façon anodine et commença à raconter au jeune homme :
- J'ai peut-être une histoire à te raconter d'un commerçant que nous avons croisé à l'est. D'après lui, il existait il y a longtemps, une grande cité bénie des dieux et très évoluée dans tous les domaines, que ce soit au niveau de la médecine, des armes, des sciences, des idées comme toi tu en as. Malheureusement, toute chose à une fin dans notre monde, et un jour un fléau s’abattit sur elle et cela l'a fit sombrer dans l'océan. On n'entendit plus parler de cette ville.
- Ouah, fit Platon. Alors ça, c'est un mythe comme je les aime et il me tarde de mettre ça par écrit, bien que j'espère avoir assez de temps pour la finir.
- Je pense que tu auras le temps de l'écrire, mais dis-toi avant tout que le travail n'est pas tout dans la vie.
Darius vint les rejoindre pour se mêler à la conversation, avec dans sa main deux chopines et dit alors :
- Tiens, Janus, il faut que tu goûtes ce breuvage. Cela s'appelle, en regardant Platon, de l'hydromel. C’est fait à base de miel. Moi j'en ai déjà pris et je trouve ça très bon mais cela à quelques effets secondaires.
-Quels effets secondaires ? S’inquiéta-t-il. Bon et puis zut, allez, cul sec.
Darius fut surpris par le geste de son ami mais pensa qu'un peu de relâchement ne lui ferait pas de mal. Plusieurs secondes passèrent et Janus en demanda un autre. Darius s'exécuta avec un sourire devant Platon qui ne sut trop quoi dire. Plusieurs heures passèrent dans la petite maison où étaient présent les convives. Les deux Atlantes se comportaient avec désinvolture racontant diverses bêtises à des gens peu évolués comparé à eux ce qui ne tarda pas à attirer des gros ennuis d'ordre cosmique.
-Tiens.... Regarde-moi ça Dari...ss… Oups, tu reeessembles à un wraiiith avec tes doigts gluants, lui dit-il.
- Ettt toii, plus àà l'espè…ce robotique quueeee nous avons avvvons rencontré danssss Pégase aprèsss êtrree revenus avecccc, à Atlantisss.
Platon, de son coté, était sobre et retenu ce nom comme capital pour la future histoire qu'il pensait écrire. Il regarda par la fenêtre et vit un spectacle terrible s'annoncer et dit :
- Regardez des nuages gros présageant un orage s'annoncent, moi qui pensais qu'on aurait une nuit avec des étoiles ce soir.
Soudain, l'ensemble des convives fut figé comme si le temps s'était arrêté. Sauf pour Janus et Darius qui eux étaient enveloppés d'une lumière vive, comme si les cieux s'en mêlaient. Ils disparurent alors emportant avec eux tous leurs vêtements. Tous les convives revinrent alors à leurs états naturels, avec aucun souvenir des deux invités de la famille de Platon. A leurs yeux, ils n'avaient pas existé.
Le jeune Platon, lui, était dans le même cas sauf qu'une phrase était présente dans son esprit :
- N'oublie pas l'œuvre de ta vie...
CHAPITRE VIII. Une sombre Vérité
Plan d'existence Supérieur des Autres,
Janus, du fait de son Ascension, sentit que tout ce qu'il cru savoir en tant qu'Atlante, était bien dérisoire, au vu de toutes les connaissances qu'il le submergeait. Il mit un bon moment à accepter sa nouvelle identité, et était encore dans ses pensées lorsqu'un voix l'interpella dans son "dos" :
- Janus, est ce vraiment toi? demanda l'inconnue. Je n'y croyais plus mais tu m'a succédé de peu. Que je suis contente de te revoir.
Il se retourna et vis celle qu'il fut pendant une grande partie de son existence humaine, un de ces précieux réconfort dans ce monde, pas souvent clément avec sa personne. Il l'accueillit de la meilleure manière qu'il soit :
-Ganos La, tu a toi aussi accompli l'Ascension lui dit-il. Tu ne peux pas savoir comment mon cœur déborde de joie en te voyant. Le scientifique ne savait si c'était l'Ascension, mais il voyait sa précédent amie, sous un jour nouveau, et s'il avait pu rougir il l'aurait fait mais, hélas sa nouvelle forme ne le permettait pas. "Tu as toi aussi été forcée d'accomplir ton Ascension par les Autres?
-Forcée, non pas du tout lui répondit -elle. Tu fais sans doute référence à l'incident dont Darius et toi avez fait. Je peux te dire qu'ici, les Autres n'ont pas été content vu que vous menaciez l'évolution de la civilisation humaine, mais tu verras par toi même tout a l'heure.
L'air honteux, Janus, ne sut quoi répondre même s'il avait pensé à lui répondre que c'était la faute de cet étrange breuvage, que Darius et lui avait ingurgité mais il se tut de peur de se ridiculiser plus avant.
La jeune femme sourit, et Janus comprit qu'elle lui avait lu dans ses pensées mais le plus étrange c'est qu'il l'avait laissée faire preuve qu'il la voyait différemment depuis son Ascension.
Il alla lui poser un autre question lorsque soudain ils furent interpellé pour se rendre, dans le lieu que Ganos La avait mentionné tout a l'heure.
Alors qu'ils se rendaient au rendez vous fixé par les Autres, Janus sentit que bien qu'il était devenu membre de ce groupe, il ne serait jamais apprécié à sa juste valeur en raison de son passé sur le plan physique, mais il se dit qu'il ferait avec comme il avait toujours su faire donc il ne s'inquiétait pas.
Les deux nouveaux ascensionnés, finirent par arrivés devant deux portes massives dont l'inscription inscrite dessus était limpide comme de l'eau de roche, et inscrite dans une langue différente selon la personne qui la lisait. Pour Janus, elle lui apparut comme ceci :
Regularum, antequam aliquo
Janus se demanda si ces règles pouvait être dangereuses, ou non, et qu'elles étaient les punitions pour non obéissance. Il en vint à une idée lorsque plusieurs êtres se matérialisèrent à coté de lui, et il en oublia ce qu'il voulut dire, mais ce n'était pas des êtres inconnu pour Janus :
- "Alors ça alors, je n'en crois pas mes yeux, que je suis content de vous voir ici, tout autant que vous êtes même vous, Moros.
En effet, s'était matérialisés devant lui, l'ancien général Hippaforalkus, Moros ainsi que Liara, qui elle n'était pas d'un blanc éclatant mais bleuté en réponse à la profondeur de son âme.
Alors qu'il voulurent se remémorer leur Ascension, les portes s'ouvrirent pour les laisser entrer et faire face à la Trinité...
Le petit groupe entra dans une vaste salle, enfin aux yeux des personnes présentes, ou en son centre figurait une table qui finissait en quinconce et ou étaient assis les membres de la Trinité, l'instance supérieure au sein des Autres : Khaleb, au regard sévère, Athena, dont l'aspect Asgardien reflétait une grand connaissance, et enfin Freya, perçu comme la chef de cette Trinité en raison de sa grande sagesse et qui appartenait au peuple maintenant reclus des Furlings. Cette dernière prit la parole :
-Prenez place mes nouveaux compatriotes leur dit-elle d'une voix douce propre au Furlings. Le groupe s'exécuta ne sachant pas trop pourquoi il était la. Bizaremment, Khaleb ne lâche pas des yeux l'ex scientifique Atlante et Janus soutint le regard de ce dernier.
- En vérité, vous vous demandez pourquoi nous vous avions fait venir ici alors que vos prédécesseurs n'ont pas eu ce privilège. Nous vous avons rassemblé ici pour vous informer au niveau des règle des Autres, et des mesures prises a votre encontre si vous les désobéissez et....
- Il n'y aura aucune pitié même pour d'anciens Atlantes, en particulier pour les rebelles et sachez que vous ne pourriez rien y faire même si vous vous êtes Ascensionnés leur dit -il tout en regardant Janus.
Mais, l'univers est infini et peut être que si je désobéi, vous saurez me maitrisez avec vos pouvoirs, mais ce n'est qu'une vie parmi tant d'autres, et on ne sait pas ce qui peut se passez dans l'avenir répliqua t-il ce qui fit sourire Athéna, qui avait voulu réprimandez Khaleb mais se tut en voyant la réaction de Janus. Serait ce lui, l'espoir des Autres, lui qu'elle n'arrivait pas a voir le fil de sa vie.
A ce moment, un souffle léger vint percuter les êtres de pure énergie, excepté Khaleb, comme si quelqu'un ou quelque chose, était en harmonie avec les paroles de Janus.
Un silence se produisit âpres cet événement.
Donc les règles sont les suivantes finit par dire Freyja; vous n'avez pas le droit de changer le cours de l'évolution d'un peuple, pour accorder l'Ascension à une personne, il faut demander un vote, interdiction formelle d'aller dans les Galaxies Origine, Pégase sous peine de punition immédiate car cela ferait courir un danger au peuplades de la voie Lactée, et enfin même si nous n'avons aucun contrôle nous vous interdisons de garder des pouvoirs, si vous décidez de reprendre forme humaine, ce sera sans pouvoirs. Voilà, c'est les règles les plus importantes de notre communauté.
Voyant que le groupe était tous d'accord, même s'il y avait quelque désaccord visible sur leur visage, la Trinité les libéra et purent ainsi quitter la salle de l'instance supérieure des Autres.
De retour au sein de leurs semblables, dont les regards étaient toujours aussi méfiants - a croire que rien de ne les satisferait ceux la-, le petit groupe décida de respecter la loi même si certains avaient des doutes en particulier Moros et Janus ce qui était ironique dans le sens ou c'était bien la première fois où ces hommes étaient d'accord sur quelque chose, ce qui fit sourire le reste du groupe.
Après cet interlude, chacun put vaquer à ses occupations bien qu'en tant qu'être supérieur la solitude s'installe très vite du fait de tout connaitre selon les dires de certains, mais ce n'était pas la pensée de Janus et de son ami général.
Les deux comparses decouvrirent qu'ils pouvaient projeter leur esprit vers un endroit particulier de l'univers ce qui les surpris en premier lieu. L'ex scientifique se rendit compte au fil des siècles, qui passa tel une brise de vent sur son visage, que plusieurs êtres ascensionnés disparurent tout d'un coup pour réaparaitrent quelques jours plus tard, ce qui l'intrigua d'autant plus que lorsqu'il les interrogea sur d'ou ils étaient, les êtres de pures énergie se montraient évasifs.
Janus et le général Hippaforalkus, décidèrent de mettre en commun leurs esprits pour éviter d'être espionner par leurs semblables et purent ainsi décider du plan qu'ils souhaitaient mettre en place : découvrir la raison de cette absence.
Les deux anciens Atlantes décidèrent de mettre en commun avec le reste de leur groupe, mais ces derniers se montrèrent méfiants quand aux raisons qui poussèrent Janus en premier lieu, dans sa quête à découvrir ce que faisaient les confrères Ascensionnés
- "Janus, commença par dire Moros, je comprend ton désir d'interrogation, mais sache que cela est différent du monde physique car bien que je ne sois plus ton supérieur, je tiens à te mettre en garde sur les conséquences de ton actes".
- "Les conséquences ? s'enquit le scientifique. Nous sommes censés former un groupe unis dans ce plan d'existence, et bien que j'avais des secrets par le passé, c'était toujours pour le bien de tous, bien que des fois je me sois égaré.
"Me concernant, je suis d'avis de Moros" finit par dire Ganos La. La déception de Janus se fit sentir à travers son esprit, ce qui ne manqua pas de surprendre l'ancienne Conseillère. Depuis notre Ascension et la Connaissance acquise avec elle, nous savons que si nous enfreignons les règles, ce sera soit le bannissement soit l'anéantissement et je ne désire cela pour aucun d'entre nous.
Liara et Darius ne répondirent pas mais étaient du même avis que Ganos La et Janus, car ils étaient de ce qu'on pouvaient appeler leurs amis les plus proches.
Finalement, Moros demanda ce qu'il comptaient faire Darius et lui. Janus et Darius répondirent qu'ils comptèrent poursuivre leur enquête à leur risque et péril, même si cela impliquèrent le pire, mais ils feront seul et n'auront pas de contact avec leur amis pour garantir leur sécurité.
Au moment de déconnecter leurs esprits, Ganos La prit le bras de Janus et lui dit, et rien qu'a lui seul, la phrase suivante:
-"Reviens moi entier et en vie surtout" ce qui fit sourire Janus et le réconforta dans son enquête. Après ce court interlude, il déconnectèrent leurs esprits et se mirent en route.
Au moment de partir vers cette étrange présence, Janus sentit le regard de ses confrères ascensionnés ce qui le surprit mais n'y prêta guère attention. Sur ce, Janus et Darius se transformèrent en pure énergie vers la localisation de cette sombre présence.
Pendant ce temps, les Ascensionnés postés sur la planète Prohibitas, éprouvèrent de plus en plus de mal a contenir les Zircons, qui semblaient avoir retrouvés une certaine force, qui se manifesta lorsque plusieurs de leurs gardiens à bout de force, explosèrent, et cessèrent d'exister dans n'importe quel plan d'existence. Lorsque soudain, Zirk ressentit deux etres ascensionnés approcher et dont la force n'avait rien d'équivalent avec les gardiens présent ici.
Les deux énergies se matérialisèrent juste à coté des cinq derniers gardiens, encore en vie, et ces derniers furent surpris et en même temps reprirent espoir, voyant que les assaut contre le bouclier diminuèrent fortement.
Soudain, les sept ascensionnés ressentirent une puissante déflagration contre le bouclier lui même: cette explosion prit la forme d'un crane de mort noir flottant au travers de la planète elle même, ce qui fit surprendre les deux nouveaux arrivants qui se demandèrent, qui était à l'origine de ce bouleversement. Le bouclier céda enfin, ce qui témoigna toute la puissance du groupe zircon, et fit apparaitre deux formes fantomatiques, que Janus et Darius reconnurent entre mille : Zirk et Kerta.
Les cinq gardiens ascensionnes voulurent attaquer ces deux dangers pour l'avenir des galaxies, mais avant que Janus, dont le regard ne cessait fixer son eternel ennemi, ne put les prévenir, ils furent littéralement désintégrés par une vingtaine de Zirkons, ceux qui avait survécu lors de la chute du bouclier.
Zirk s'adressa aux deux survivants avec un rictus, que Janus ne pouvait plus supporter :
-Alors, heureux de me revoir pitoyable petit atlante. Je n'aurais jamais imaginé que tu en serais capable après ta contamination.
- Heureux n'est pas le terme que j'emploierai mais n'est tu pas un atlante ou alors tu te destine à tomber plus bas, car tu pourras plus te considérer comme tel. Au moins, les Oris eux se respectent dans le groupe et ne sacrifient pas leurs semblables.
- Argh s'écria t-il. Décidemment, je te supporte pas du tout avec tes discours qui continue à me bassiner encore et encore. Et ne me compare pas à ces êtres inferieurs rougeâtres qui sont insignifiants a mes yeux. D'autant plus qu'un jour ou l'autre, ils seront éliminés. D'ailleurs en parlant d'élimination, il est temps.
Zirk et Kerta se préparent à envoyer de puissants rayons noirâtres, en direction de Janus et Darius, lorsque soudain le groupe de Zirkon fut enveloppé d'une bulle blanchâtre ou il leur fut incapable d'agir. Cette technique les envoya à même la roche de la planète jusqu'a qu'il soit libéré ce qui ne devait jamais arrivé, sous peine d'extermination pour tout l'univers.
Au tréfonds de leurs esprits, Zirk et Kerta ragèrent d'être emprisonnés une seconde fois sans qu'il leur fut impossible d'y remédier mais ne perdirent pas espoir, vu qu'un jour, ils seraient libèrent grâce a l'invention de Zirk qui continuait son chemin à travers l'univers, à la recherche de l'être en mesure de les libérer.
Les deux êtres de pures énergie se demandèrent ce qu'il se passa et n'eurent comme seule reponse :
Retournez auprès des vôtres, ne serait ce que pour un temps.
Les atlantes s'exécutèrent et lorsqu'ils se rématérialisèrent au sein de leurs comparses, ils se retrouvèrent encerclés par quinze atlantes prêts à agir et en son centre Khaleb, qui prit son état sévère et prit la parole :
-Enfin vous revoilà traitres, vous devez répondre de vos actes pour avoir désobéi à nos règles, en ayant voulu vous rendre vers Zirk le damné.
- Désobéi, répliqua Janus, alors que vous avez caché une menace comme Zirk. Vous êtes irresponsable tout autant que vous êtes à ne pas agir pour sauvez l'univers à cause de vos loi puériles. En disant ces mots , il regarda Moros et Ganos La mais surtout Freya qui était présente et qui ressentirent ses pensées comme étant les siennes.
-Assez, votre existence est un affront pour notre communauté. Donc vous serez détruit en commençant par toi Janus, le soi disant scientifique. A ce moment, Ganos la voulut intervenir mais fut retenu par Freya qui comprit tout de suite ce qu'elle éprouvait, ce qui n'échappa pas à Janus.
C'est alors que Kaleb commença a agiter ses mains, pour faire agir la sentence, enfin la sienne, et Janus vida son esprit prêt à accepter sa condition à disparaitre, lorsque qu'il entendit une voix dans son esprit : Habeumus Fiduciam.
Kaleb, lança une puissante vague d'énergie pure, qui atterrit sur Janus qui disparu dans une explosion ce qui poussa Ganos La à se réconforter dans les bras de Freya qui la consola comme elle pouvait et comprit ce qu'elle devait faire a partir de ce jour...