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Série : Veronica Mars
Création : 09.04.2007 à 22h19
Auteur : Bzzbzz
Statut : Terminée
« Episode complet, saison 1, après le 118 » Bzzbzz
Cette fanfic compte déjà 26 paragraphes
Pendant que Rooney jouait « Shakin’ » ( Ecouter / Lire ), Veronica découvrait l’heure présumée du vol, la marque et la couleur de la moto volée, ainsi que l’identité et l’adresse de la victime. A nouveau, quelque chose sonnait faux…
En définitive, elle prendrait le taureau autrement et à un autre moment. Les astres n’étaient pas suffisamment alignés pour tenter une conversation sérieuse avec Dick ‘Jackass’ Casablancas. Par conséquent, elle préféra rejoindre Wallace devant son casier.
- Quoi de neuf au pays de Veronica ? lui demanda-t-il en souriant.
- Un drame familial, une enquête qui n’en finit pas, et un criminel qui compte sur mon aide pour le sortir de prison.
- La routine en somme, se moqua Wallace.
Veronica haussa les épaules et partit en cours.
Elle discutait avec le professeur de journalisme de la meilleure place de sa photo dans le journal quand Logan daigna enfin se présenter en cours.
Veronica le suivit du regard, stupéfaite. Il n’avait visiblement que faire de l’horaire et se dirigea tranquillement vers Duncan sans être inquiété par Mme Goldfrap. Veronica observa alors avec incompréhension celle qui était à coté d’elle et qui était censée représenter l’autorité dans cette classe. Elle n’avait même pas levé la tête des clichés. Alors c’était comme ça que ça se passait dorénavant ? Veronica eut un rictus et secoua la tête. Elle n’avait plus envie de défendre son point de vue sur l’utilité de placer la photo à droite plutôt qu’à gauche du texte même si ça faisait déplacer quelques colonnes. Elle ramassa ses ébauches et abdiqua devant les exigences de son professeur. Elle pourrait lutter corps et âme pour ce qu’elle estimait important, elle ne ferait jamais le poids face à un 09er. Elle n’arrivait même pas à comprendre comment la classe sociale d’un élève pouvait intervenir dans de telles situations mais la preuve était là.
Elle s’installa devant un poste d’ordinateur et entama des recherches pour son prochain article.
A midi, Veronica avait retrouvé son éternel compagnon d’infortune. Et tandis que Wallace lui racontait ses prouesses de basketteur, elle observait tout autre chose.
- … alors j’ai traversé tout le terrain en un seul saut et une fois au niveau du panier, tu m’aurais vu, j’ai fait un salto avant et BAM ! j’ai shooté.
- Hum hum, acquiesça-t-elle en regardant quelques tables plus loin.
- Du coup, rajouta Wallace en plissant les yeux voyant qu’elle ne réagissait toujours pas, des dizaines de petits singes sont sortis de nulle part. Tous vêtus du costume de la fanfare du lycée, ils se sont mis à jouer l’hymne de l’équipe et m’ont porté en triomphe.
- C’est super, je suis fière de toi, marmonna Veronica en se levant après avoir attrapé son sac.
Wallace la regarda s’éloigner, impuissant. Il leva les bras au ciel.
- T’es vraiment pas cool quand tu patauges dans une affaire ! lui lança-t-il à travers les tables.
Il n’avait plus qu’à finir de manger seul. Il détestait quand elle faisait ça.
D’un pas déterminé, Veronica traversa la place en se faufilant à travers les tables.
- Il faut que je te parle.
Logan leva lentement les yeux sur Veronica qu’il n’avait pas vu venir.
- Comme tu peux le constater, je suis occupé là, répondit-il en désignant la pom-pom-girl qui était assise en face de lui. Mindy et moi étions en train de bavarder.
- Pas de problème. Je ne suis pas jalouse.
Veronica poussa un peu la jeune fille pour la forcer à se décaler sur le banc tandis qu’elle s’assit à sa place.
Son attitude sembla amuser Logan. Mais Veronica n’en tint pas compte et en vint tout de suite là où elle voulait en venir.
- Le dialogue est impossible entre Dick et moi. Problème d’antenne ou question de langage, ça reste un mystère. Toujours est-il que j’ai besoin de réponses. Et ce assez rapidement.
Sachant que de nombreuses questions allaient arriver, Logan la coupa dans sa tirade pour s’adresser à Cindy.
- On se voit un peu plus tard ? s’enquit-il plus pour l’amener à les laisser que par véritable intérêt.
Veronica la regarda partir et lui fit un petit signe contrit de la main.
- Tu sais qu’il y avait des moyens plus simples de venir surveiller mes fréquentations.
- J’y penserai pour la prochaine fois, ironisa-t-elle en retour avant de reprendre les choses sérieuses. J’ai besoin de savoir comment est venue à Dick cette lubie de chevaucher une moto. Est-ce que tu sais s’il en parlait depuis longtemps ? Si ça lui a pris comme le jour où il s’est dit que mettre du poil à gratter dans le gâteau d’anniversaire de Duncan serait une idée lumineuse ? Ou bien si son envie a été orientée par des rumeurs quelconques ?
Logan se marra.
- Tu veux rire, n’est-ce pas ? Tu te moques de moi ! Dis moi que tu n’es pas vraiment venue me poser ces questions et que ce n’est qu’un prétexte pour m’interroger sur des choses plus sérieuses?!
Avant de rejoindre son père au boulot, Veronica rejoignit Cliff au bureau du shérif. Comme elle l’espérait, il l’attendait devant l’entrée avec sa petite mallette.
- Je n’ai pas vraiment compris tout ce que tu as dit dans ton message, lui dit-il quand elle arriva à son niveau. Heureusement que le lieu de rendez-vous était clair !
- Il faut que je voie Weevil. Il n’y a rien qui colle dans toute cette affaire. J’ai besoin d’aide.
- Je ne te promets rien. Lamb risque de faire des histoires s’il te voit.
- Ecoute Cliff, il y a un truc que je ne t’ai pas dit. L’autre soir, la veille de sa deuxième arrestation, j’ai passé la nuit devant chez Weevil. J’avais placé un mouchard sur sa moto et je suis restée jusqu’au petit matin dans ma voiture.
Il n’en a pas bougé ! Je crois que quelqu’un veut lui faire porter le chapeau…
Cliff leva le visage vers le ciel en soupirant.
- Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne pas ? Si tu t’en mêles, c’est que c’est forcément une affaire complexe. Suis-moi et tais-toi !
Veronica sourit et marcha à coté de lui.
Quelques minutes plus tard, ils étaient dans une salle d’interrogatoire et attendaient l’arrivée de Weevil. Par chance, Lamb était absent (sûrement pour sa pause Donuts). Sacks s’était alors laissé embobiné par Cliff en deux coups de cuillère à pot.
- On n’aura pas beaucoup de temps alors vas droit au but. Si Lamb arrive, tu seras jetée dehors.
- Tant que ce n’est pas en cellule ! plaisanta-t-elle.
Weevil ne tarda pas à se montrer. Les mains menottées devant, ses mouvements étaient grandement limités. Sacks lui rappela ce qu’il avait le droit ou non de faire et les laissa seuls.
- Sympa d’être venu Veronica, dit-il sans entrain pour entamer la conversation.
- Je n’ai pas encore trouvé de piste sérieuse mais on va peut-être réussir à te faire sortir malgré tout.
- Ne me fais pas de fausse promesse, V.
- Le traceur que j’avais placé sur ta moto…
- Un mouchard ??? s’étonna-t-il en haussant la voix.
- Il pourra peut-être servir de preuve et démontrer que vous n’êtes pas coupable. Alors remerciez-la plutôt que de vous offusquer.
- Je t’avais dit que tu devrais le faire à un moment ou un autre, sourit-elle en rappelant à Weevil la conversation qu’ils avaient eu le matin même de sa surveillance.
Weevil contint son sourire en secouant la tête.
- On verra quand je serai dehors.
- En attendant, il faut absolument que tu me donnes des pistes. Qui pourrait t’en vouloir ? Qui pourrait être le coupable ? N’importe quoi !
Veronica nota consciencieusement sur son carnet ce que lui disait Eli.
Jusqu’au moment où Lamb les interrompit et déclara cette entrevue terminée. Même Cliff dut se retirer.
Ca n’avait pas servi à grand-chose. Toutes les suppositions de Weevil étaient assez vagues et vraiment peu convaincantes. En réalité, il était encore plus perdu qu’elle. Si Veronica ne trouvait rien, Cliff ne pourrait absolument rien faire pour lui.
Elle ne pouvait malheureusement pas prolonger sa pause déjeuner et dut se rendre au bureau. Ce jour-là, son père avait l’air moins en colère. Sans doute que le repas de la veille avec son ami l’avait un peu déridé mais Veronica sentait bien que la tristesse l’avait gagné. Il était triste de voir que leur relation se réduirait peut-être toujours à ça désormais.
Alors qu’il venait chercher les messages que Veronica avait pris durant son rendez-vous, la jeune fille l’observa attentivement et sentit son cœur se serrer.
- Papa… l’interrompit-elle alors qu’il était sur le point de retourner s’asseoir,… je suis désolée.
Keith la regarda, ferma les yeux une seconde puis partit sans un mot.
Le soir-même, Veronica et Wallace étaient installés sur le canapé tandis que Keith s’était installé dans le fauteuil d’à coté. Ils regardaient tous les trois la télévision, sans un mot. On repassait un vieux film noir. Wallace jetait parfois des coups d’œil sur chacun de ses hôtes sans comprendre ce qu’il se passait. Alors que d’habitude ils étaient incapables de garder le silence devant une rediffusion de film policier, cette fois-ci ils semblaient vouloir regarder l’écran sans émettre la moindre critique. Le jeune homme ne se sentait pas très à l’aise devant toute cette tension. Veronica l’avait appelé en fin d’après midi pour l’inviter à passer la soirée avec elle. Il ne se doutait pas de ce qui l’attendait.
Veronica se leva.
- J’ai besoin de glucides. Quelqu’un veut du pop corn ?
- Je ne dis jamais non à du pop corn, répondit Wallace en se léchant les lèvres et en frottant son ventre, ravi de pouvoir détendre un peu l’atmosphère.
Veronica se tourna vers son père, attendant une réponse qui ne vint jamais.
Gênée d’avoir mis Wallace dans une telle situation, elle lui fit un sourire contraint. Il lui renvoya aussitôt un regard rassurant.
Elle n’aurait jamais dû demander à Wallace de passer la soirée avec elle.
Après avoir passé une nouvelle après-midi à travailler dans cette ambiance glaciale au cabinet, Veronica n’avait pas eu le courage de remettre ça le soir.
Mais elle n’avait pas eu le courage non plus d’expliquer la véritable situation à Wallace et l’avait fait venir en prétextant l’occasion d’être ensemble.
En attendant que sa fille revienne, Keith sortit enfin de son mutisme.
- Comment va Alicia ? osa-t-il demander au garçon.
- Elle va bien, merci, répondit-il poliment.
- Ca ne l’a pas trop dérangée que Veronica passe la nuit chez vous l’autre soir ?
Wallace regarda son amie qui faisait chauffer le maïs au micro-onde.
- Elle savait qu’on avait beaucoup de travail. Je l’avais prévenu qu’on en aurait pour un moment, répliqua-t-il du tac au tac.
Fort heureusement, Veronica l’avait prévenu de son petit mensonge et ils avaient alors pu accorder leurs violons pour éviter tout impair. Elle se doutait qu’il remettrait ça subtilement sur le tapis au moment où elle s’y attendrait le moins. Heureusement qu’elle tenait tout son savoir de lui, elle pouvait alors parer contre toutes attaques.
Lorsqu’elle revint avec le saladier, alors qu’elle faisait dos à son père, Veronica adressa un sourire plein de reconnaissance à Wallace avant de se rasseoir à sa place.
Quand enfin le film fut terminé, Keith laissa les deux jeunes seuls et alla se coucher. Pendant ce temps, Wallace comptait bien comprendre ce qui se passait.
- Tu m’expliques ?
Veronica laissa tomber sa tête contre le dossier du canapé en soupirant et fixa le plafond.
- Quoi, c’est si grave que ça ? s’étonna-t-il.
- Ca va faire une semaine qu’il ne m’adresse plus la parole.
Wallace comprit que ce n’était pas anodin.
- Il a découvert que j’enquêtais moi-même sur la mort de Lilly. Et que j’avais fouillé dans ses dossiers confidentiels. Je ne voulais pas t’embarquer là-dedans. Je suis vraiment désolée. J’ai l’impression que tout m’échappe en ce moment. Tout se passe malgré moi.
- C’est rien, la réconforta-t-il en l’attirant à lui. Je sais bien que les choses qui passent dans ta petite tête ne sont compréhensibles que par toi. Il y a bien longtemps que j’ai arrêté d’essayer de te comprendre.
Veronica sourit.
Après un silence, elle se lança finalement.
- Je te remercie de m’avoir couverte tout à l’heure. Je n’imagine pas les dégâts que ça aurait pu causer s’il avait su ce que je trafiquais vraiment cette nuit-là.
- Ca va pour cette fois, mais ne me mets plus dans une telle situation. Si ma mère apprenait que j’ai menti à ton père, je pourrais en prendre pour dix ans. Ils ont beau ne plus être ensemble, ça ne me surprendrait pas de les voir se rabibocher. J’ai l’impression que cette affaire n’est pas tout à fait finie.
- Alors on pourrait bien finir dans la même maison ? On partagerait une chambre, on irait ensemble au lycée…s’amusa-t-elle devant la mine déconfite de son ami.
- Ne parle pas de malheur. J’imagine déjà comment tu te servirais de moi pour tes enquêtes ! Et puis rien que d’imaginer ton père et ma mère ensemble toute leur vie….Erk !
Veronica épluchait pour la énième fois les dossiers qu’elle avait récupérés. Elle espérait sincèrement trouver quelque chose qui pourrait disculper Weevil. Mais ces lignes qu’elle connaissait désormais par cœur ne semblaient pas vouloir révéler leur secret. Elle était debout depuis l’aurore parce qu’elle n’avait rien d’autre en tête et que ce mystère l’obsédait. Mais elle allait bientôt devoir partir pour Neptune High. A contrecœur, elle referma le dossier cartonné et se résolut à aller en cours. Peut-être était-ce le coup parfait finalement…
Elle enfila sa veste et attrapa ses clés au vol avant de prendre la porte et de sortir de chez elle. Mais à peine eut-elle claquée que Veronica rentra à nouveau dans l’appartement et parcourut les mètres qui la distançait de sa chambre à grandes enjambées. Elle ouvrit la chemise en vitesse et parcourut du doigt la feuille du rapport de police jusqu’à s’arrêter sur une heure.
Pendant tout ce temps où elle avait analysé ces documents elle ne s’était pas focalisée sur l’horaire de déclaration du vol de la moto. Son propriétaire était au poste de police vers 20h la veille de l’arrestation de Weevil. Par conséquent, il fallait trouver une preuve que Weevil était ailleurs que dans le quartier du bar El Hidalgo entre 18h et 19h45, le laps de temps durant lequel on a dérobé le véhicule. Depuis le début, son erreur résidait dans le fait qu’elle cherchait à le disculper en se basant sur la nuit qu’elle avait passée devant sa maison. Le coup avait en réalité été monté bien avant…
Il suffisait désormais à Veronica de contacter Cliff pour qu’il fasse remonter l’info jusqu’au bureau du shérif.
Au lycée, ce matin-là, les cours se succédèrent comme d’habitude. Mais Veronica était bien trop absorbée par l’affaire de Weevil pour réfléchir à un quelconque théorème ou événement historique. Les profs semblaient d’ailleurs l’avoir compris car pas une seule fois on l’avait interrogée ou priée de se concentrer. Une chance !
A la fin du cours d’économie durant lequel Wallace l’avait longuement observée, celui-ci la rejoignit à son bureau avant qu’elle n’ait fini de ranger ses affaires dans son sac.
- C’était vachement intéressant comme cours. La courbe d’évolution du prix de l’huile de colza, c’est impressionnant.
- Ouais, j’ai adoré, répondit Veronica sans le regarder.
Wallace rigola.
- C’est toujours aussi drôle. Mais tu vas finir par me vexer à force.
Veronica releva enfin la tête de son sac.
- De quoi tu parles ?
- Je t’adore, explosa-t-il de rire. Tu ne m’écoutes pas mais je t’adore.
Veronica sourit sans trop comprendre ce qu’il se passait devant l’hilarité de son ami. Un peu de gaieté était toujours bonne à prendre.
- Tu m’expliques ? demanda-t-elle enfin lorsqu’il se fut calmé.
- En fait c’est fini, c’est plus drôle ! En revanche tu m’inquiètes. On a eu trois cours en commun et je ne t’ai pas vu dormir une seule fois. Tu es sûre que tu vas bien ?
Veronica chassa la main qu’il avait posée sur son front comme pour prendre sa température.
- Cette histoire de motos volées me préoccupe. Weevil est derrière les barreaux depuis plusieurs jours parce qu’on veut lui faire porter le chapeau et j’ai la désagréable sensation que quelqu’un se paie ma tête par la même occasion, mais….qui ?
Au moment même où elle termina sa phrase, en un instant, le visage de Veronica changea.
- Qu’est-ce qu’il y a ? s’inquiéta Wallace.
- Il faut que je vérifie quelque chose, lança-t-elle en se précipitant hors de la salle de classe.
Elle laissa alors encore une fois Wallace sur le carreau, sous le regard de Logan qui, du fond de la salle, avait assisté à toute la conversation.
La salle de journalisme était presque déserte à cette heure. Seuls deux ou trois reporters semblaient fignoler leur article. Veronica s’installa alors à un ordinateur et organisa sa recherche sur Internet avec frénésie. Elle sentait qu’elle approchait du but.
Quelques clics et consultations de pages plus tard, un sourire en coin naquit sur son visage. Elle relâcha alors la pression et, tout en continuant de fixer l’écran, laissa son dos enfin toucher le dossier de la chaise. Le moment qu’elle préférait dans une enquête allait enfin arriver : démasquer le coupable en le poussant à se trahir.
Malgré la courte communication qu’elle avait eue avec l’avocat tôt ce matin-là, Veronica voulut le rappeler pour en savoir plus sur l’avancée de la libération de Weevil. Il fallait qu’elle soit sûre qu’Eli sorte de sa cellule pour que le plan qu’elle élaborait déjà par bribes dans sa tête fonctionne.
Tout en se rendant à son casier avant de quitter le lycée, elle conversait avec Cliff. Le cellulaire coincée entre son épaule et sa joue, Veronica fouillait dans son sac en avançant rapidement.
- La grand-mère assure que son petit fils était avec elle durant l’heure
présumée du vol de la moto. Il l’aurait accompagné au magasin du coin pour qu’elle y fasse ses courses, lui apprit Cliff.
L’image de Weevil tirant un caddie d’une main et soutenant sa grand-mère de l’autre passa comme un éclair dans la tête de la jeune fille. Elle réprima le sourire qui l’envahit soudainement et poursuivit son interrogatoire.
- Tu as demandé la vidéo de surveillance du magasin ?
- Oui chef ! répliqua-t-il comme un soldat. J’y suis même allé moi-même.
- Verdict ?
- La grand-mère a dit vrai. D’autres questions ?
- J’imagine que tu as fait part de tes découvertes au shérif…
- Affirmatif ! Et il ne faisait pas le malin.
- Quand sortira Weevil ?
- D’ici quelques heures. Le temps que le procureur reconnaisse la preuve et signe son autorisation de sortie. Disons vers dix-huit heures.
- Encore une fois Cliff, c’est du bon boulot ! Tu devrais songer à demander à te faire augmenter.
- Puisque tu en parles. Quand penses-tu m’augmenter ?
- Je ne te paie pas, Cliff, se marra-t-elle.
- Certes ! bougonna-t-il. Il faudrait procéder dans l’ordre, c’est vrai.
Veronica mit fin à la conversation et fit claquer son casier.
Il commençait à faire chaud à Neptune depuis quelques jours et toutes ces découvertes la rendaient super active. Il lui fallait cependant avoir les idées claires pour réussir à tout mettre à plat devant elle sans flancher.
Elle fit alors une petite halte par les toilettes et s’approcha d’un lavabo. Elle porta ses mains emplies d’eau à son visage à trois reprises et soupira un coup avant de se redresser. Elle aperçut alors Logan dans le reflet de la glace. Il se tenait derrière elle, les mains dans les poches et l’observait sans rien dire.
- Ces sont les toilettes des filles, lui précisa-t-elle.
- Juste retour des choses ! répliqua Logan en référence au coup qu’elle lui avait fait une poignée de jours plus tôt.
Sentant l’eau dégouliner de son visage et goutter sur son tee-shirt, elle le contourna pour se procurer quelques morceaux de papiers.
- Ne continue pas l’enquête, lâcha-t-il avec sérieux pendant qu’elle s’épongeait.
- Pourquoi donc? s’étonna Veronica. Tu aurais quelque chose à te reprocher ?
- C’est trop dangereux, se contenta-t-il de répondre.
Veronica le dévisagea un moment en plissant les yeux, pas sûre de bien comprendre.
Logan reprit.
- Tu ne devrais pas te frotter aux PCHers. Ce ne sont pas des gens très recommandables.
- Parce que toi si ? Les 09ers ne valent pas tellement mieux, Logan, le raisonna-t-elle calmement. Vous pensez que l’argent peut tout vous permettre. Vous faites des trucs stupides sous couvert d’un père avocat ou d’une mère membre du yacht club. La popularité ne fait pas de vous des gens bien. Les PCHers ont une mauvaise image, c’est vrai. Mais si c’est le cas, c’est parce qu’ils n’ont simplement pas les moyens d’éviter la justice.
Alors si je peux me rendre utile une fois et prouver que ce ne sont pas toujours ceux qu’on soupçonne qui sont responsables, je le ferai… Jusqu’au bout ! …Et quoi qu’il en coûte.
- Comme toujours, conclut-il à mi-voix.
Veronica se débarrassa des feuilles de papier qu’elle avait trempées et les jeta dans la poubelle avant d’ouvrir la porte pour partir.
- Ceci dit, lança-t-elle en se retournant avant de s’en aller, c’est gentil de t’inquiéter.
La porte se referma derrière elle et Logan leva les yeux au ciel.
Toute à ses pensées et arrivée à sa voiture, Logan la rattrapa.
- Je n’ai rien à voir là-dedans, Veronica.Ca n’a pas de sens. Pourquoi est-ce que je m’acharnerai sur Weevil comme ça ?
- L’amour du jeu, lui cita-t-elle comme exemple.
Logan la regarda droit dans les yeux et lui assura avec force :
- Je n’ai rien à voir là dedans.
- Je le sais déjà, lui dit-elle simplement, un petit sourire en coin.
Logan enfonça à nouveau ses mains dans ses poches et recula doucement.
- Je maintiens ce que j’ai dit. J’étais sérieux. Je pense vraiment que tu devrais lâcher l’affaire.
- Tu veux vraiment m’éviter des ennuis ?...
Logan s’arrêta, lui refit face et patienta.
- Ce n’est pas un tank, Ronnie, rit-il. Elle ne résistera pas mieux aux balles.
- Je suis connue comme le loup blanc maintenant. Si j’y vais avec la mienne, je me ferai repérer.
- Parce que tu crois que mon SUV jaune sera plus discret ?! éclata-t-il de rire.
Veronica n’avait pas pensé à ça. Et vu sous cet angle, il n’avait pas tort.
Quant à la présence d’une voiture de riche dans le quartier, ce n’était pas des plus judicieux non plus. Il allait lui falloir trouver autre chose.
Veronica redressa la tête et attendit la suite.
- Il te faut ce véhicule pour quand ?
Un certain étonnement mêlé à de la méfiance passa sur le visage de la jeune détective.
- Ok, dans ce cas je passerai te prendre chez toi à 16h.
Veronica secoua la tête.
- Au cabinet de mon père.
- Oh…(Logan marqua une pause) Alors je t’attendrai en bas à 16h, rectifia-t-il en souriant.
Il lui fit un petit signe de la tête et reprit son chemin.
Installée derrière le volant, Veronica soupira fortement avant de mettre le contact.
Par chance, lorsqu’elle se rendit à Mars Investigations, son père n’était pas là. Sûrement sur une enquête. Elle profita de ce moment pour récupérer le matériel dont elle aurait besoin plus tard et le cacha près de son bureau.
Il était rare, ces derniers temps, que Keith soit absent lorsqu’elle devait être au bureau. Il lui donnait plutôt l’impression de surveiller l’heure à laquelle elle pointait et ce à quoi elle s’affairait. De ce fait, elle n’avait d’ailleurs pas vraiment eu le temps de repenser à l’enquête de Lilly. Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas pensé à sa meilleure amie depuis plusieurs jours. Etait-ce l’affaire de Weevil qui la détournait de son chemin ? Ou bien le vent glacial qui soufflait entre son père et elle ?
Veronica ferma les yeux un instant pour se ressaisir. Une irrépressible envie de jeter un œil dans les dossiers de son père la démangeait. Mais Dieu seul sait s’il ne s’était pas absenté dans le seul but de tester son honnêteté. Il lui faudrait désormais savoir se contrôler si elle voulait réparer ce qu’elle avait cassé. Ce lien unique qui la rattachait à sa famille.
Résolue à tenir bon, elle força à se mettre au boulot et attrapa la liste de choses à faire que Keith lui avait laissée sur un post-it. Des enveloppes à cacheter, des étiquettes à coller, des coups de fil à passer… La partie la moins excitante du boulot de détective.
Plus tard, alors qu’elle remettait de l’ordre sur son bureau, son téléphone vibra. Un message de Logan la prévenait qu’il était garé en bas dans la rue et qu’il l’attendait.
Elle ne s’attendait pas à ce qu’il la prévienne et encore moins à ce qu’il soit ponctuel. Elle pouvait au moins lui accorder ça.
Veronica fit un tas des enveloppes et de tous les papiers qu’elle avait eu à classer et les posa bien en évidence sur son bureau. Keith verrait ainsi que, même si elle n’était plus là au moment où il rentrerait, elle avait fait son boulot comme convenu. Elle hésita quelques secondes à lui laisser un message puis se résigna.
Elle attrapa le sac à dos qu’elle avait préparé en arrivant et emprunta l’escalier de service pour sortir par la ruelle arrière tout en enfilant adroitement une perruque brune. Elle s’était changée un peu plus tôt et espérait ainsi qu’on ne la reconnaitrerait pas au cas où on l’aurait faite suivre.
Sortant de la ruelle, elle s’arrêta sur le trottoir pour trouver Logan et vérifier les alentours.
Après quelques interrogations, Veronica le reconnut finalement à son blouson en cuir. Logan était assis sur une moto qu’elle reconnut comme celle appartenant à Dick. Elle prit un bon bol d’air et expira à fond pour se donner du courage. Elle n’avait plus le temps de se poser des questions désormais.
D’un pas rapide, elle se dirigea vers lui et lui tapa sur l’épaule.
- J’ai bien failli ne pas te reconnaître non plus !
Veronica attrapa le casque qu’il lui tendait et grimpa derrière lui.
- Où est-ce qu’on va ? demanda-t-il, son casque déjà sur la tête.
- Ton quartier préféré ! On va chez Weevil.
Logan fit ronfler la cylindrée et Veronica s’accrocha à son blouson avant qu’il ne démarre.
Il leur avait fallu seulement dix minutes pour traverser la vile d’un bout à l’autre. Logan s’était fait un malin plaisir à faire vrombir son bolide. Veronica serrait les dents pour s’empêcher de râler, après tout il lui rendait un sacré service.
Alors que Logan commençait à ralentir en entrant dans le quartier latino, Veronica leva sa visière d’un coup sec et lui tapa sur l’épaule pour avoir son attention.
- Fais un tour en roulant doucement pour voir s’il n’y a pas de guets.
Logan s’exécuta. Ils ne devaient pas commettre d’impair. Puisqu’on s’amusait avec elle depuis le début de l’enquête, il n’était pas impossible que le vrai responsable surveille la maison de Weevil. Sinon, comment aurait-il pu savoir quand placer la moto chez lui ?
A allure très réduite, ils passèrent devant la maison de Mme Navarro - tous deux observaient attentivement les alentours- puis il parcoururent les rues adjacentes… Au cas où.
Il ne semblait rien y avoir de suspect.
Veronica fit garer Logan en retrait et lui ordonna de rester à cet endroit et de ne retirer son casque sous aucun prétexte. Elle ne tenait vraiment pas à ce qu’on les repère. Elle, en revanche, quitta le sien et le lui confia. Sa perruque ne la trahirait pas. Elle serait d’ailleurs beaucoup plus intrigante si elle se baladait dans le quartier avec cette boule à facette sur la tête.
Tout en jetant de discrets coups d’œil autour d’elle, Veronica emprunta la rue qui faisait face à la maison de Weevil et la remonta un peu. Elle jouait sa dernière carte pour remporter la manche.
Petit à petit la tension se faisait ressentir et à mesure qu’elle augmentait, l’air de « Old Yellow Bricks » des Arctic Monkeys (Ecouter / Lire ) s’accentuait dans sa tête. Le rythme entêtant de la guitare et de la batterie semblait contrôler les battements dans ses tempes. Elle était lancée désormais.
Elle retira son sac de ses épaules et l’ouvrit pour en sortir une caméra miniature qu’elle posa adroitement au milieu des poubelles d’un voisin. Si elle en croyait le calendrier des éboueurs, ils ne passeraient pas le lendemain. Restait à prier pour qu’on ne la voie pas trop pour la lui voler. Elle disposa ainsi, à plusieurs endroits stratégiques, micros, appareils photos, caméras… tous plus petits les uns que les autres et la plupart directement reliés à son ordinateur portable.
Malgré l’heure de la journée, elle réussit à ne pas se faire remarquer. Son sac à dos vide, Veronica revint à la moto et grimpa sans un mot.
- Autre chose Miss Daisy ?
- A la maison, Hoke ! se força-t-elle à répondre sur le même ton.
Logan démarra et Veronica put enfin respirer.
Il était près de 17h quand ils retournèrent en terrain connu. Veronica fit s’arrêter Logan à un block de Mars Investigations, tant pour ne pas éveiller les soupçons (toujours au cas où) que pour éviter que son père ne la voie descendre de moto en compagnie d’un 09er dont la réputation n’est plus à faire. Ce n’était vraiment pas le moment !
Logan coupa le contact, remonta sa visière et, les mains sur les genoux, attendit qu’elle descende de la moto. Veronica réajusta son sac à dos et retira son casque en faisant attention de ne pas ôter sa perruque par la même occasion.
- Merci pour le coup de main, dit-elle.
- On remet ça quand tu veux. Je pourrais bien y prendre goût, se marra-t-il.
- Tu veux dire rentrer dans la légalité et rendre service ?! s’étonna-t-elle moqueuse.
- Je veux dire pour la mafia russe ou … les Fitzpatrick par exemple.
- Oh d’accord. « Le coté obscur de la force »…J’ai saisi, Luke.
- Je pourrai être ton double maléfique.
- Ouais, s’extasia-t-elle. Je serais Batman et toi le Pingouin.
Logan grimaça devant l’image.
- Cette conversation est terminée ! conclut-il.
Veronica rit et s’éloigna alors qu’il remettait le contact.
- Oui ? demanda-t-elle en se retournant.
Veronica baissa son regard sur sa main droite et eut un rictus. Elle lui lança le casque et tourna au coin de la rue.
D’un pas pressé, Veronica remonta la rue et rejoignit Mars Investigations en passant par la contre-allée et l’escalier de service. Avant de pousser la porte vitrée, elle retira sa perruque et la fourra dans son sac. Elle ne souhaitait pas que son père sache qu’elle avait désobéi à ses ordres. Mais lorsqu’elle entra, il était encore une fois absent. La porte qui séparait le hall de son bureau était ouverte mais elle ne détecta aucun signe de vie. En s’approchant de son propre secrétaire, Veronica remarqua alors que le travail qu’elle avait fait quelques heures plus tôt n’avait pas bougé. Keith n’était pas passé.
Veronica resta un instant à fixer le tas d’enveloppes et se résolut à rentrer chez elle.
Plus tard, pendant que la plus grande majorité des O9ers participait à « la meilleure fête de tous les temps » (jusqu’au vendredi prochain !!), Veronica passait la soirée chez elle à attendre son père.
Les rôles s’étaient-ils subitement inversés ?
Plus le temps passait et plus elle s’inquiétait. Il était près de 22 heures et elle n’avait toujours eu aucune nouvelle. Elle avait beau vérifié la messagerie de son portable… Rien ! Idem lorsqu’elle essayait de joindre son père. Elle se résigna enfin à aller se coucher.
Malgré le moelleux du sofa, son pantalon de pyjama et son tee-shirt en coton, elle ne trouvait plus le canapé aussi confortable qu’avant. Peut-être était-ce dû aux quatre heures qu’elle venait de passer à regarder la famille Corleone se déchirer. Elle commençait tout juste le deuxième épisode de la saga quand elle entendit enfin des clés tourner dans la serrure. Le cœur de Veronica s’accéléra…
Lorsque Keith entra enfin dans l’appartement, elle ferma les yeux une seconde et soupira de soulagement.
- Tu étais où ? demanda-t-elle en se levant et en se retenant de se jeter dans ses bras. Je t’ai attendu toute la journée !
- J’étais à Las Vegas, répondit-il dérouté de voir sa fille encore debout à cette heure du matin.
- Et il ne t’est pas venu à l’esprit de me prévenir ! s’emporta-t-elle en laissant enfin éclater son inquiétude.
Keith observa Veronica un court moment, étonné par l’accueil qu’il venait de recevoir et par le ton qu’employait sa fille.
- Je t’ai laissé un mot sur mon bureau en partant ce matin. Le comté de Clark m’a appelé aux aurores.
Sur ce, Veronica lui tourna le dos et partit s’enfermer dans sa chambre.
Keith assista à la scène, impuissant. Il n’avait pas envisagé la possibilité qu’elle s’inquiète à ce point. La distance qu’il avait instaurée entre eux y était certainement pour beaucoup.
Allongée sur son lit, dans le noir, Veronica s’en voulait d’avoir réagi aussi violemment. La situation lui avait totalement échappé. Il faut dire qu’elle avait eu le temps de s’imaginer le pire et que ces films sur la mafia sicilienne n’avaient fait qu’amplifier sa créativité. Il lui semblait d’ailleurs avoir réagi comme une mama italienne. Mais ce qu’il y avait de sûr, c’est que, même si ces derniers temps ce n’était pas l’osmose totale, son père ne pouvait pas agir négligemment sans l’inclure dans l’équation. Ils étaient malgré tout une famille. En piteux état, certes, mais une famille quand même !
Un peu plus tard dans la matinée, Veronica supposait que Lamb aurait terminé son carton de donnuts. Elle pensait ainsi avoir toute son attention pour résoudre l’enquête qui l’accaparait depuis quelques jours.
Elle se rendit donc au poste. Elle remarqua aussitôt Logan, de dos, assis sur une chaise face à un policier. Il avait le dos courbé et ses coudes étaient appuyés sur ses genoux. Elle ne voyait pas ce qu’il faisait et s’interrogea.
Mais Leo l’interrompit dans ses pensées.
- Qui est-ce que tu viens faire sortir de cellule aujourd’hui ? demanda-t-il avec le sourire.
Veronica remarqua alors les plis de malice que le jeune homme avait au coin des yeux lorsqu’il riait. Elle n’y avait jamais fait attention auparavant. Elle avait pourtant passé pas mal de temps avec lui ces derniers mois. Elle réalisa ainsi qu’elle s’était davantage servie de son statut qu’intéressée à lui.
- Je viens voir Lamb en réalité. Je viens arranger sa cote de popularité.
Leo fronça les sourcils marquant ainsi son incompréhension mais ne chercha pas à en savoir plus. Il savait que Veronica ne lui dirait rien de plus.
- Est-ce que tu sais ce que Logan Echolls fait là ? demanda-t-elle en orienta son regard vers le bureau de Sacks.
- Un nouveau vol dans le quartier des O9ers. Il s’est fait piquer son SUV.
Veronica sourit.
- Je crois que Lamb est allé faxé un dossier….
- Quoi ? Lui même ? l’interrompit-elle.
Leo rit. Il la fit entrer dans le bureau de Lamb et lui indiqua le fauteuil.
- Il ne va pas tarder.
Elle se leva de son siège et sortit du bureau. Derrière, elle entendit Sacks prévenir Lamb qu’ils venaient de repérer la voiture de Logan Echolls à quelques pâtés de maison de chez Eli Navarro. Toujours assis sur le même fauteuil que lorsqu’elle était arrivée, Logan venait lui aussi d’apprendre la nouvelle.
- T’as besoin d’un chauffeur, Echolls ?
Logan se retourna et l’aperçut.
- Tu veux dire que tu ferais le chemin jusque dans le 09 pour moi ?!
- Ou bien tu pourrais demander au shérif de te raccompagner… lui laissa-t-elle choisir.
Ni une ni deux, Logan se leva et la rejoignit. Il venait d’avoir affaire à deux assistants du shérif plutôt incapables, il avait eu sa dose d’uniforme pour la journée.
- Tu m’attends une seconde ? J’ai une dernière petite chose à régler.
- Fais donc ! dit Logan
Il s’appuya contre le mur et patienta pendant que Veronica faisait quelques pas en arrière pour parler à Leo.
- Tu t’en vas ? lui demanda ce dernier.
- Ma mission ici est terminée, dit-elle en haussant les épaules. Notre doux shérif n’a encore une fois rien voulu entendre.
- Etonnant, rit Leo en arquant les sourcils.
- Ecoute, reprit Veronica plus sérieusement. Je sais que vous cherchez la voiture de Logan. Et…. (Elle hésita) je crois avoir reconnu son trousseau de clés dans le bureau de Lamb à l’instant. Ca m’a semblé un peu bizarre. Je préférais t’avertir.
Leo fronça les sourcils mais n’en demanda pas plus à la jeune fille qui, après un sourire compatissant, repartait déjà.
Et avant même de passer la porte d’entrée, Logan et Veronica purent entendre :
- Don Lamb, vous êtes en état d’arrestation. Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz pourra être retenu …
Elle sourit sans s’arrêter de marcher.