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Série : Veronica Mars
Création : 29.05.2007 à 13h47
Auteur : naley190
Statut : Terminée
« fic libre alors a vos clavier bizz » naley190
Cette fanfic compte déjà 97 paragraphes
Alors que tous ses amis se démenaient pour la retrouver, Veronica était paisiblement assise sur un banc de l’aéroport. Quiconque l’aurait vu ainsi aurait pensait qu’elle était paisible, la vérité, c’est qu’elle était vide. Dans son esprit repassaient des images tel un diaporama de la vie qu’elle s’apprêtait à clore.
Sa décision, bien que mûrement réfléchie la surprenait elle-même. Elle n’avait pas l’habitude de fuir : même quand Lilly était morte elle n’avait pas fuit, même quand tous ses amis lui avaient tournés le dos, même quand on l’avait violé… elle avait toujours mis un point d’honneur à affronter les événements, elle s’en sortait plus forte, du moins c’est ce qu’elle avait toujours pensé. Mais là, face à un énième coup de bâton du destin, elle n’avait plus la force d’affronter le monde. Elle se sentait fragile, elle avait besoin de disparaître, d’être quelqu’un d’autre et non plus cette fille qui passait son temps à résoudre les problèmes de certains en en causant à d’autres. Elle se sentait très lasse.
Elle était partie en toute sérénité, elle n’avait pas pris la peine de mettre une perruque, quoi qu’elle y ait pensé et elle avait beaucoup rit en retrouvant celle qu’elle avait utilisé quand elle était entrée dans le temple des jeux vidéos, surprenant Wallace qui jurait pourtant qu’à moins de prendre les traits d‘une héroïne de manga, elle aurait du mal à passer inaperçue… ce que Wallace allait lui manquer ! Elle n’oublierai jamais son analyse personnelle d’elle peu après leur rencontre : une guimauve ! Elle avait appris à gérer les insultes et toutes les folles rumeurs qui la concernaient mais se faire qualifier de guimauve, elle ne l’attendait pas !
Elle l’imaginait au moment où il avait lu sa lettre : il ne s’était sûrement pas mis hors de lui, elle le voyait, sur le canapé, les yeux dans le vague, essayant d’imaginer dans quel état elle devait être pour s’être enfuie, il avait sûrement essayé de la comprendre. Son père était sûrement tombé de haut, il devait culpabiliser, se dire qu’il n’avait pas était assez présent et elle était triste à cette idée car il avait toujours été son garde-fou, son modèle, sa bouée de sauvetage. Quand à Mac, elle était absolument certaine qu’elle avait cherché à maîtriser la situation, aidé les deux hommes à se concentrer et à ne pas flancher. Mac pouvait paraître si forte… cependant, elle était la plus fragile de tous et Veronica s’en voulait de la laisser tomber ainsi.
Bien sûr, elle savait qu’ils étaient déjà tous à sa recherche, arpentant les aéroports pour la trouver avant son départ, ils avaient beau lui reprocher sans arrêt son obstination, ils étaient tous, et autant qu’elle, têtus. Mais c’était sans compter sur le fait que Veronica avait tout appris de son père et celui-ci savait déjà sûrement qu’il ne la retrouverait pas.
Elle n’était dans aucun aéroport de la ville, elle avait quitté Neptune vers midi prenant sa voiture jusqu’à la ville la plus proche et appelant ensuite un taxi de Neptune pour la conduire dans la direction opposée. Le chauffeur avait semblé surpris mais n’avait pas protesté, la seule chose qui l’intéressait était d’être payé. Elle n’avait pas prévu sa destination d’avance, donc pas d’indice sur son ordinateur, qu’elle avait laissé à regret. Elle savait que son plan était pratiquement infaillible, son père lui avait répété des centaines de fois que quand quelqu’un voulait disparaître, la chose la plus intelligente à faire était de ne rien prévoir.
Arrivée à l’aéroport de Mowtown, elle avait concentré toute son attention sur les destination du jour. Elle eu un petit rire nerveux en voyant que l’avion qui décollait le premier avait pour destination Tijuana. Cette ville où Logan avait l’habitude de faire la fête du temps du lycée et depuis quelque temps, elle avait l’impression qu’elle était plus devenu un refuge pour lui, c’était d’ailleurs là qu’il se trouvait quelques semaines auparavant.
L’avion suivant partait dans une heure, il allait au Canada. Elle eu une pensée pour Lilly, qui avait toujours voulu aller au Canada, pour rencontrer des joueurs de hockey.
FLASH BACK
Duncan est devant la télé, il regarde un match de hockey. Veronica et Lilly rentre en pouffant dans le salon. Veronica s’affale contre Duncan et Lilly s’allonge de tout son long sur le canapé.
Veronica : Y a-t-il d’autres programmes que tu regardes mis à part le sport ?
Lilly : Le film érotique du samedi soir.
Veronica lui tire la langue. Lilly ouvre de grands yeux.
Lilly : Et encore, aujourd’hui c’est un sport où il y a de l’action. Hier, il regardait une compétition de golf ! Mais attend, là, ça devient carrément intéressant.
Deux joueurs se rentrent dedans et tombent l’un sur l’autre.
Lilly : Moi aussi je me ferais bien un petit corps à corps avec lui !
Veronica : Où est passait ton esprit patriotique ! Ce canadien est entrain d’aplatir l’un de nos valeureux compatriote. (Inclinant la tête sur le côté, un petit sourire sur ses lèvres) Cela dit, j’avoue qu’il a des arguments en sa faveur !
Duncan se lève en soupirant et quitte la pièce. Les deux filles se regardent et éclatent de rire.
Lilly : T’es partante ?
Veronica : Pour une partie de hockey ?
Lilly : Pour une virée au Canada andouille !
Veronica levant la main dans laquelle Lilly s’empressa de taper : Absolument !
FIN FLASH BACK
Lilly lui manquait tellement à cet instant que Veronica avait presque du mal à respirer. Cette idée n’avait plus quitté la tête de Lilly, elle lui en avait souvent reparlé.
Veronica choisit cette destination : Tijuana était un peu trop près à son goût et puis, si elle rentrait un jour à Neptune, elle irait voir Lilly au cimetière pour lui dire à quel point le Canada, et surtout les canadiens (ce qui l’intéresserait beaucoup plus) étaient attrayants.
A la fin de la journée, Logan, Dick, Mac, Wallace et Keith se retrouvèrent à l’appartement des Mars. Ils devaient se rendre à l’évidence, ils ne la trouveraient pas.
Mac : Laissons lui du temps, elle est peut-être partie sur un coup de tête, elle va réfléchir un peu et elle se rendra compte qu’elle a fait une erreur.
Wallace : Je suis sûre qu’elle est encore tout prêt d’ici, qu’elle attend qu’on abandonne, je chercherai un peu partout où elle avait ses planques, j’en connaît quelques unes.
Keith : Je connais ma fille et je lui ai tout appris, elle est là où on se l’attend pas… mais je t’aiderai quand même Wallace, il se peut qu’elle ait fait appel à des gens que je connais.
Il savait très bien au fond de lui qu’elle n’aurait jamais fait une chose aussi stupide. Mais il espérait qu’elle avait peut-être laissé une quelconque trace d’elle quelque part, il espérait qu’elle n’avait pas vraiment voulu disparaître et que par conséquent, elle avait fait des erreurs.
Logan ne disait rien, tout le monde s’attendait pourtant à ce que ce soit lui qui mette le plus de hargne à la retrouver. Quand il ouvrit la bouche, après quelques minutes, ce fut pour dire :
Logan : Puis-je aller voir sa chambre ?
Keith : On y a déjà jeté un coup d’œil mais vas-y.
Logan : Je veux juste la voir.
Il s’y dirigeât et quand il fut à l’intérieur, il ferma la porte et se laissa glisser contre elle. Ainsi, il l’avait perdu une fois de plus. Mais cette fois, il n’aurait aucune chance de la reconquérir, il avait toujours pensé un peu naïvement qu’elle serait toujours dans son champs de vision et voila qu’elle en était sortie, peut-être pour de bon.
Sous le lit de Veronica quelque chose clignotait : son ordinateur ! Voila ce qu’ils attendaient tous, un signe, un indice… Veronica n’éteignait jamais son ordinateur et elle avait sûrement prévu que son père le retrouverait très vite, mais peut-être pas aussi vite ! Sa batterie était déchargée et s’il ne s’était pas retrouvé exactement dans cette position, l’ordinateur serait encore invisible, jusqu’au lendemain matin. Il tourna la tête vers l’endroit, derrière la porte, où était le salon, puis reporta son attention sur l’ordinateur. Il y avait une toute autre lueur dans son regard, on pouvait désormais y lire une sorte de détermination.
Veronica s’installa dans son siège, attacha sa ceinture et ferma les yeux. Elle avait payé son billet en liquide, après avoir retiré 1000 dollars à la banque de Neptune, le matin même. Elle posa la main sur son ventre et une larme coula sur sa joue. Quand l’avion décolla, elle sut que ça y est, elle avait réussi son coup. Désormais, si elle revoyait Neptune un jour, ce serait de son propre chef, personne ne la retrouverai maintenant.
Elle avait envisagé tous les paramètres pour réussir son coup, tous, sauf un ! Elle savait que Mac, Wallace et son père la chercheraient. Mais ce qu’elle n’avait pas envisagé, c’était que Logan ferait partie de l’équation. Elle l’imaginait, tentant de reconquérir Parker et sans Veronica dans les parages, Parker n’avait aucune raison de se faire prier.
FLASH BACK
Logan sort précipitamment de l’appartement des Mars. Les quatre autres se regardent avec tristesse, ils comprennent qu’il souffre d’avoir appris dans la même journée que Veronica attendait un enfant de lui et qu’elle s’était enfuie loin de lui.
FIN FLASH BACK
Neptune Grand - chambre de Logan
Logan rentre précipitamment il claque la porte de sa chambre, tourne la clé dans la serrure et s’assied sur son lit. Il soulève son pull et son Tee-shirt et sort l’ordinateur de Veronica de sa cachette. Il le pose sur son lit, l’allume et ouvre une page du même type que celle que Veronica avait créé quand elle était sur le meurtre de Lilly Kane. Il tape « VERONICA » en entête.
Il fait craquer ses doigts et commence à écrire dans le fichier. Il écrit tout d’abord toutes les hypothèses qu’il envisage.
Logan voix off : La seule chose dont je sois sûr, c’est que tu es partie. Tu as pris un avion, j’en suis certain. Même si tu ne veux pas qu’on te retrouve, je sais que tu ne mettrais pas les gens que tu aimes sur une fausse piste, tu ne les laisserais pas chercher en vain dans la mauvaise direction. Mais tu es tellement sûre d’avoir tout prévu que tu penses qu’ils ne te retrouveront pas. Mais ça, tu ne l’as pas prévu : je ne vais pas me laisser abattre comme à chaque fois que tu m’as quitté, cette fois je vais faire ce que j’aurais dû faire depuis le début : je vais me battre. Je ne m’arrêterai que quand je t’aurai retrouvée. Je ne peux pas me résoudre à te perdre. Maintenant, voyons un peu ce que j’ai appris à tes côtés !
Neptune, bureau du shériff
Le lendemain matin, Keith était accoudé à son bureau. Il avait dormi ici, ne supportant pas le calme regnant chez lui depuis le départ de Veronica.
Il avait dit à Wallace et Mac qu'il allait bien en les remerciant des efforts produits pour retrouver sa fille.
Mais il n'allait pas bien, c'était un fait.
Il n'avait pas pu rester chez lui, tout seul, sans sa petite blonde de fille pour lui casser la tête ou l'énerver pendant qu'il préparait tranquillement le dîner.
Il était aller au commissariat, il savait que s'il restait cloitré chez lui, il ne pourrait pas être efficace.
Efficace pour retrouver Veronica.
Alors il s'est enfermé dans son bureau sachant que si il restait ici, il ne pourrait pas craquer alors que le commissariat était plein à craquer.
Il fesait des recherches, appelait des amis à lui dans le domaine du privé ou de la police, pour savoir si Veronica avit pris contact avec eux ou si ils l'avaient vu quelque part, même si il connaissait déjà la réponse.
Il contacta également d'autres connaissances assez hautes placées recherchant d'autres informations.
Mais il avait fait choux blanc.
Il n'arrêtait pas de se déconcentrer de son travail et recherches, pour repenser aux mots de Veronica sur ce papier.
"C'est la meilleure solution, pour nous tous..."
"Ce n'est pas votre faute, c'est mon choix"
Mais il ne pouvait s'empêcher de penser que si, que c'était sa faute à lui.Même si il lui avait dit qu'il serait à ses côtés, à leur côtés, il savait qu'elle avait vu son regard quand il avait appris qu'elle était enceinte.
Ce regard froid, colérique et déçu.
Le regard aussi qu'il avait fait lorsqu'il lui avait dit ne pas approuver leur décision de garder le bébé.
Ce regard d'incompréhension, de surprise, et qui était toujours aussi déçu.
Il se dit que si il avait compris plus tôt l'importance qu'avait ce bébé pour Veronica, si il avait été plus prévenant, plus à même de ressentir les émotions que Veronica avait traversé - lorsqu'elle même avait appris être enceinte, lorsqu'elle avait du en discuter avec Logan, et surtout lorsqu'elle lui avait annoncé sa décision.
Plongé dans ses pensées, le shériff n'entendit pas la porte de son bureau s'ouvrir et Sacks entrer.
Sacks : Shérif, M. Finnigan a finit par lever le voile sur l'identité de son patron.
Keith, étonné : Déjà ?! Et bien, faites le entrer...
Hartland - Canada
Juliette ouvrit la porte d’une petite maison. L’air était réchauffé par une petite cheminée et l’entrée paraissait contenir toute l’histoire d’une famille : il y avait un tableau en liège sur lequel étaient épinglées des photos, un petit meuble en dessous où l’on avait déposé du courrier et des clés. Juliette attrapa les lettres et les examina les unes après les autres, puis elle prit une longue respiration tout en souriant, les yeux fermés. Veronica eu un pincement au cœur en pensant que Juliette rentrait enfin chez elle alors qu’elle-même venait de partir… c’était déjà si dur !
Juliette en chuchotant : Mes parents doivent déjà dormir, tu veux un petit café pour te réchauffer ?
Veronica hocha la tête et suivit Juliette dans la cuisine. Elles s’assirent toutes les deux autour de la table, les manches remontées jusque sur la paume de leurs mains, tenant chacune leurs tasses fumantes.
Juliette : La maison est petite mais tu y trouveras tout ce dont tu as besoin.
Veronica : Merci, c’est déjà très gentil de ta part de m’accueillir comme ça, en me connaissant à peine… et puis, je n’ai pas besoin de grand-chose.
Juliette en souriant : Reste ici tant que tu veux, tu es la bienvenue.
Des pas se firent entendre dans l’escalier. Une femme d’une quarantaine d’année apparut dans l’encadrement de la porte, les yeux mi clos à cause de la lumière.
La femme : Tu es là ma chérie ! Nous n’avons pas eu le courage de t’attendre.
Juliette : Ce n’est rien maman, j’avais mes clés. Je te présente Lianne, je l’ai rencontré à Vancouver, elle pense s’installer ici, si elle trouve du travail. En attendant, elle va rester à la maison.
La femme : Enchantée, sois la bienvenue.
Tandis que Juliette lui souriait, Veronica essayait de faire de même mais ne pensait qu’à la scène de leur rencontre.
FLASH BACK
Veronica est assise sur un siège dans le terminus, son avion a un peu de retard. Une fille a côté d’elle pleure. Veronica lui jette des regards en coin, puis sort un mouchoir de son sac et le lui tend.
Juliette en sanglotant : Merci.
Veronica : On ne prend jamais l’avion par plaisir…
Juliette : Non, ce n'est pas ça, c'est juste que ma vie est un désastre !
Veronica : Bienvenue au club alors !
Juliette se tournant pour lui faire complètement face : Parce que tu veux dire que toi aussi tu t’es faite virée de l’agence de pub la plus réputé au monde, celle où tu avais fait des pieds et des mains pour rentrer, parce que ton patron t’a fait des avances et que tu as refusé ? Et que par-dessus le marché, tu dois maintenant rentrer chez tes parents et trouver du travail dans quelque chose qui, de toute façon ne sera jamais aussi bien que ton ancien boulot parce que ce licenciement fait tâche sur ton CV et que New York te ferme ses portes ?
Veronica avec un petit sourire : Non, c’est vrai. Mais est-ce que tomber enceinte de son ex, décider de garder le bébé contre l’avis de son père et régler le problème en fuyant ne me permet pas de prétendre au titre de la fille dont la vie est un désastre ?
Juliette : Bon d’accord, tu as le droit de pleurer toi aussi !
Veronica : Non, je n’avais qu’un mouchoir !
Les deux filles se sourient.
Juliette en tendant sa main : Juliette !
Veronica voix-off : Ok Veronica, tu en as déjà trop dit, ton père t’as toujours dit de ne pas te fier aux inconnus.
Veronica attrapant la main de Juliette : Lianne.
C’était le nom de sa mère qui lui était venu en premier, trop tard pour faire marche arrière.
FIN FLASH BACK
Juliette monta l’escalier, suivie de Veronica et ouvrit une petite porte su le palier de l’étage.
Juliette : Voila ton humble demeure. C’est l’ancienne chambre de ma sœur, elle vit en Californie aujourd’hui. Installe toi, et fais comme chez toi. Maintenant je vais me coucher, la journée a été longue !
Veronica : Merci encore.
Juliette lui fit un clin d’œil. Elle lui rappelait Meg : fraîche, souriante, toujours prête à aider qui que ce soit.
Veronica posa sa petite valise sur le lit, l’ouvrit, en sortit une fausse carte d’identité au nom de Anne Mayer, elle comptait la retoucher pour coller à sa nouvelle identité. Puis elle se déshabilla et enfila le long T-shirt qu’elle n’avait jamais rendu à Logan et un short. Elle se coucha, fixa le plafond du regard, pensant à la journée qu’elle avait passé, à son père, à ses amis, à Logan et Parker. Des larmes naquirent aux coins de ses yeux, elle se sentait abandonnée, seule, perdue, elle avait la sensation qu’elle était entrain de faire disparaître Veronica Mars de la planète. Qu’allait-elle devenir ? Son avenir lui apparaissait tel un tunnel obscur, plus obscur et menaçant que jamais.
Neptune - Neptune Grand Hôtel
Logan le téléphone dans une main, un stylo dans l’autre : Bonjour, j’aurais aimé savoir de quelle couleur sont vos taxis… et vous avez un motif dessus, un animal ? … Quoi ? Non, je ne veux pas de taxis… c’est important, avez-vous un aigle sur vos taxis… Bien, merci, au revoir.
Il raille un nom sur son calepin. Pose son doigt au dessous du prochain numéro de la liste et compose le numéro. Un répondeur lui apprend que cette agence est fermée pour tout le mois. Il raille donc ce numéro et passe au prochain.
Logan : Bonjour, êtes-vous l’agence de taxis dont les véhicules sont noirs et ont un aigle sur la portière arrière ?… il se redresse brusquement et ses yeux s’agrandissent… Non, je ne veux pas de taxis, merci, au revoir.
Il raccroche, jette le téléphone sur le canapé, se lève d’un bond et file dans sa chambre. Il prend un douche, enfile des vêtements propres et sort de sa chambre.
Barkley’s company - Neptune
Logan entre dans la petite agence et se dirige vers l’accueil. Il fait mine d’être au téléphone.
Logan en arrivant devant la secrétaire : Oui chérie, je vais demander. Non, ce n’est pas la peine que tu te déplaces et puis le docteur a dit que tu ne devais pas faire d’effort. Oui, à tout à l’heure. Il range son portable et s’adresse à la secrétaire. Excusez moi de vous déranger, j’aurais aimé savoir si les taxis que vous proposez ont un chauffeur attitré ?
La secrétaire incrédule : Puis-je connaître la raison de cette question.
Logan en levant les yeux au ciel : C’est ma petite amie, elle a prit l’un de vos taxi hier, elle se rendait à l’aéroport et elle a perdu son bracelet fétiche (Il soupire) et comme elle est enceinte, elle est persuadée que sans ce bracelet, il va arriver quelque chose au bébé. Donc, j’aurais aimé retrouver le taxi qu’elle a pris ou, pour faire plus simple, son chauffeur afin de lui demander s’il n’a pas trouvé le bracelet.
La secrétaire : Quel était le numéro du taxi qu’elle a pris.
Logan prenant l’air consterné : Elle ne se rappelle plus ! Je lui ai dis que sans le numéro du taxi, vous ne pourriez pas nous aider mais non, madame ne veut rien entendre ! Alors je vous ai amené sa photo, dans l’espoir qu’un de vos chauffeur se rappellerait d’elle…
La secrétaire : A quelle heure a-t-elle pris son taxi ?
Logan : Aux alentours de 13h.
La secrétaire tape sur le clavier de son ordinateur et fixe son écran quelques secondes.
La secrétaire : Seuls les taxis 5012 et 3597 étaient de service donc il n’y a que deux chauffeurs possibles.
Logan : Comment puis-je les contacter ?
La secrétaire : Je peux les appeler et leur dit de venir ici, par contre, la course de l’endroit où ils sont à l’agence sera à votre charge.
Logan ravi : Pas de problème, tout ce que vous voulez du moment que j’évite une petite amie au bord de la crise d’hystérie.
La secrétaire prend son téléphone et Logan va s’asseoir sur l’un des sièges qui font face à l’accueil. Il prend un magazine, faisant mine de lire mais son esprit réfléchit à toute vitesse.
Logan voix-off : Je n’arrive pas à croire que ce soit aussi facile ! Si Cristal n’avait pas été là… bon, ne t’emballe pas Logan, si l’un de ces chauffeurs a vu Veronica, encore faut-il qu’il s’en rappelle ! Avec sa casquette et puis, elle sait se faire discrète parfois ! Ho SVP faîtes que son joli minois ait retenu l’attention d’un chauffeur de taxi habitué à voir des têtes défiler !
Neptune - Bureau du shérif
Keith : Alors Joshua, tu as quelque chose à me dire ?
Joshua tremblant, sous l’effet du manque : Vous avez dit que vous me protègerez… vous allez l’empêcher de me faire du mal si je vous dit qui il est ?
Keith : Oui Joshua, Nous te protègerons. Mais avant que tu me parles, je dois appeler ton avocat, je n’ai pas le droit de te parler sinon.
Joshua : Je veux pas de lui, je veux pas d’avocat !
Keith : Alors je dois te faire signer un papier disant que tu refuses ton avocat et…
Joshua : Ne le laissez pas me faire du mal shérif !
Keith : Non Joshua, tu peux avoir confiance.
Barley's Compagny-Neptune
Une heure plus tard, Logan discutait avec l'un des 2 chauffeurs de services hier.
Logan : Bonjour, excusez moi mais je voudrais savoir si vous avez pris dans votre taxi cette jeune femme hier après midi, vers 13 heures (il lui montra la photo de Veronica).
Chauffeur 1 : Heu...pourquoi ?
Logan : Eh bien, c'est ma petite amie et elle à perdu son bracelet fétiche, alors si vous l'avez prise dans votre taxi peut-être qu'on le retrouvera...
Le chauffeur pris la photo dans les mains pour la voir de plus près, fit mine de réfléchir puis :
Chauffeur 1 : Non, je suis désolé, je n'ai pas pris cette belle demoiselle et je ne l'ai pas vu.
Logan, déçu : Vous êtes sur ?
Chauffeur 1, fesant un petit sourire : Absolument, croyez moi, si je l'avez vu je m'en souviendrai !
Logan : Très bien merci...
Logan Voix-off : Oh s'il vous plait faîtes que l'autre chauffeur l'ai prise ! C'est ma dernière chance !
Chauffeur 2, venant à la rencontre de Logan : La secrétaire m'as dit que vous vouliez me parler, c'est à quel sujet ?
Logan : En fait je voulais savoir si vous aviez emmener cette jeune femme (il tendit la photo) à l'aéroport hier ?
Chauffeur 2, prenant la photo : Ah oui ! je me souviens d'elle ! (les yeux de Logan s'illuminèrent) je m'en rapelle parce que je trouvais bizarre qu'elle appelle un taxi de Neptune alors qu'elle allait dans la direction opposée !
Logan : Est-ce que vous vous souvenez où vous l'avez emmené, c'est très important.
Chauffeur 2, soudain inquiet : Mais pourquoi toutes ces questions, il y a un problème avec cette petite ?!
Logan : Non, non, non, c'est que en fait elle a perdu son bracelet fétiche et je viens voir si vous ne l'avez pas vu...
Chauffeur 2 : Non désolé, j'ai fait un nettoyage de ma voiture ce matin et je n'ai rien trouvé, (en partant) au revoir.
Logan, le rattrapant : Attendez ! Vous l'avez déposé à qu'elle aéroport ? Parce que comme ça je verrai si il n'est pas tombé quelque part dans l'aéroport...
Chauffeur 2, ironique : Et vous allez faire tout l'aéroport ? Pour un bracelet ?
Logan : Ecoutez, c'est ma petite amie et elle est enceinte, elle m'a déjà fait une crise d'hystérie avec ses hormones de femme enceinte et si je ne fait pas tout pour retouver ce brcelet elle va me couper la tête alors s'il vous plaît !
Chauffeur 2 : Bon d'accord...je l'ai ammené à l'aéroport de Mowtown.
Logan, tout souriant : Merci beaucoup.
Logan Voix-off : Oui ! Maintenant je n'ai plus qu'à allez là-bas, et voir les destinations qu'il y avait hier dans l'après midi.
Je te retrouverai Veronica, fait moi confiance...
Neptune - Bureau du shérif
Keith est dans son siège, les doigts de ses mains joints pour soutenir sa tête, il est pensif.
Keith : SAAAAAAAAAACKS !
On entend des pas précipités de l’autre côté de la porte.
Sacks essoufflé : Oui patron ?
Keith : Trouve moi toutes les infos que tu peux sur l’institut Micro Vision !
Sacks : Oui patron… c’est quoi cette institut ?
Keith le regardant, un peu dépité : Si je te demande de faire des recherches, c’est pour quoi ?
Sacks regardant ses pieds : Oui patron, c’est logique !
Aéroport de Mowtown
Logan s’avance vers un bureau d’enregistrement. L’employée lui renvoie son plus beau sourire.
L’employée : Votre billet et votre passeport s’il vous plait ?
Logan : Heu, non, je ne pars pas. A lui-même pas encore ! A l’employée je suis là pour un renseignement.
L’employée : Je vous écoute.
Logan : J’aurais aimé connaître les destinations des vols pour hier après-midi ?
L’employée un sourcil relevé : Alors ça c’est pas banal… vous savez qu’ils sont déjà partis, ces avions ?
Logan un sourire ironique aux lèvres : Non ! Je suis un peu en retard mais je pensais qu’ils m’attendraient ! Zut alors !
Logan voix-off : Veronica, tu me fais vraiment passer pour un crétin ! Quand je t’aurais retrouvé, je te promets que tu me le revaudras !
Le visage de l’employée s’illumine tout à coup.
L’employée : Logan Echolls !
Logan interloqué : Suis-je censé savoir qui vous êtes ?
L’employée tout sourire : Emma ! Emma Walter ! J’étais à l’école avec Trina !
Logan levant les bras, surpris : Emma ! Bien sûr, tu venais à la maison après vos cours de théâtre ! Tu as beaucoup changé, je ne t’aurais jamais reconnu !
Emma : Moi non plus, si tu n’avais pas eu ce petit sourire ! C’est dingue de te voir ici ! Comment va ta sœur ?
Logan : Ho tu sais, elle tourne un navet tous les quatre mois, le reste du temps, elle dépense les maigres bénéfices de ses films en alcool et drogue : la digne fille de son père quoi ! Mais dis moi, tu peux m’aider pour ces vols alors ?
Emma : Bien sûr ! Il n’y avait que quatre départs hier : un pour l’Afrique, un pour le Canada et deux pour le Mexique.
Logan attentif : Tu as les destinations exactes ?
Emma : Sénégal, Vancouver, Tijuana et Mexico.
Logan : Tijuana ?
Emma : Oui, il partait à 15h d’ici.
Logan : Et vous avez la liste des personnes qui ont embarqué ?
Emma : Oui bien sûr !
Logan : Cherche si Veronica Mars en fait partie.
Emma relevant la tête de son écran : La petite blonde qui jouait au foot dans le jardin des Kane ?
Logan : Elle-même !
Emma : Elle était si mignonne ! Ta sœur et moi avions l’habitude de l’appeler « le petit ange » ! Trina l’appelait comme ça parce qu’elle ne supportait pas son petit air naïf mais moi, je la trouvais vraiment adorable ! Qu’est-elle devenue ?
Logan : Elle a beaucoup changée : elle est loin d’être naïve, à supposer qu’elle l’ait été et puis, elle étudie la criminologie à la fac.
Emma : Vous êtes restés proches ?
Logan : On est sortis ensemble il y a deux ans, puis l’an dernier… et cette année aussi.
Emma : Je ne suis pas étonnée, à l’époque où je venais chez toi, tu devais avoir quoi, 13 ans, et tu la dévorais déjà des yeux !
Logan souriant légèrement : Tu peux m’aider alors ?
Emma : Elle n’est pas sûr le registre.
Logan : Bien sûr, elle a des tas de faux passeports !
Emma : Plus si naïve que ça en effet mais je peux peut-être t’aider quand même : les embarquements sont filmés, le service de sécurité s’en sert pour repérer les éventuels fraudeurs, où les gens qui emporte des choses illégales dans l’avion.
Logan : Et tu pourrais me les montrer ces enregistrements ?
Emma : Non évidemment…
Logan baissent les yeux.
Emma : Mais pendant ma pause, je déjeune dans le local des enregistrements et puis, je n’aime pas déjeuner seule !
Elle lui fait un clin d’œil, Logan lui sourit de toutes ses dents et va s’asseoir en face d’elle, dans le hall.
Hartland - Canada
Veronica ouvre un œil. Une lumière vive a envahit sa chambre, elle se lève, s’approche de la fenêtre et elle sourit : un manteau blanc de neige tapisse la petite rue.
Veronica voix-off : De la neige… c’est si beau, si pure ! Je ne me lasserai jamais de ce paysage, surtout qu’en Californie, la neige est plutôt rare !!! Voila ta nouvelle vie qui commence Veronica.
Elle entend des petits coups sur la porte. Elle tourne la tête et voit celle de Juliette dépasser de la porte.
Juliette : Je pars à la pêche au boulot, ça te dit ?
Veronica : Absolument… le regard suppliant un petit café avant ?
Juliette entrant complètement dans la chambre, une tasse à la main : Aussitôt dit, aussitôt fait !
Veronica levant les yeux au ciel : Fais attention, je pourrais m’habituer à ces petits privilèges ! Pourquoi ce noble geste ?
Juliette ouvrant de grands yeux : C’est pour mieux te croquer mon enfant !
Veronica mimant une prise de karaté : Essaie un peu pour voir !
Les deux jeunes femmes rient de bon cœur. A cet instant, devant Juliette entrain de rire, Veronica croit voir Lilly.
Veronica voix-off : Cette fille est un hybride de Meg et Lilly ! Elles me manquent toutes les deux… tellement ! Et Mac… si elle se met à me parler de sa passion pour l’informatique, je crois que je vais fondre en larme !
Veronica un sourcil froncé : Dis Juliette, tu t’y connais en informatique ?
Juliette essayant de reprendre son sérieux : Heu, je sais ouvrir ma boite email.
Veronica lui sourit alors.
Mowtown - aéroport
Logan est assis dans un fauteuil, la pièce dans laquelle il se trouve est très sombre. Tout à coups, la porte s’ouvre et Emma entre, deux sandwichs à la main. Elle prend une chaise et le rejoint, tout en lui tendant un sandwich.
Logan un peu impatient : Alors, c’est quel enregistrement ?
Emma avalant une bouchée de son sandwich : Je vais te le trouver.
Elle se lève et commence à passer en revue une série de cassettes.
Emma tout en cherchant : Je n’ai pas mis les pieds à Neptune depuis des années, pourtant je ne suis qu’à une centaine de kilomètres ! Quoi de neuf là-bas.
Logan évasif : Oh tu sais, rien n’a vraiment changé.
Emma : Comment va ton père ? On ne le voit plus à la télé !
Logan s’éclaircissant la gorge, visiblement mal à l’aise : J’ai du mal à croire que tu puisses l’ignorer mais mon père est mort.
Emma faisant volte face : Tu plaisantes ! Je n’en reviens pas, je suis tellement désolée Logan.
Logan : Ce n’est rien. Au cas où tu aurais vraiment tout raté, ma mère s’est suicidée aussi.
Il sourit légèrement, il voulait montrer et se persuader par la même occasion que cela ne le touchait pas profondément. Peu de gens savaient à quel point il souffrait de cette absence de famille et il pensait que c’était bien mieux comme ça. Cela avait toujours été sa tactique : ne jamais paraître trop touché sinon les autres peuvent s’en servir contre vous.
Emma ne sachant pas vraiment quoi dire : Logan, vraiment, je suis désolée, je…
Logan : Je te dis que ce n’est rien, tu avais le droit de l’ignorer… tu as trouvé la cassette ?
Emma lui tendant un boîtier noir : Oui tiens.
Elle revint s’asseoir près de lui. La cassette se mit en route et pendant une demi heure, ils ne quittèrent pas l’écran des yeux. Quand le comptoir d’embarquement fut désert sur la vidéo, Emma osa enfin parler mais savait déjà, rien qu’en regardant Logan que ça n’avait rien donné.
Emma : Alors ? Tu l’as vu ?
Logan : Non, elle n’a pas pris cet avion.
Emma : Si tu penses avoir rater quelque chose, je peux remettre en arrière ?
Logan : Non, elle n’y était pas.
Il paraissait tellement déçu, tellement triste qu’Emma fut prise d’une irrésistible envie de le prendre dans ses bras. Elle essaya de lui redonner un peu d’espoir, tant bien que mal.
Emma : Elle a peut-être pris celui de ce matin. Pourquoi penses-tu qu’elle ait pris l’avion à destination de Tijuana ?
Logan : Parce que c’est là que je vais quand je veux être seul et réfléchir. Je me disais que peut-être elle avait eu envie d’en faire autant. Se prenant la tête dans les mains : Mais c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, si ça se trouve, elle n’a pas pris l’avion ici. Elle n’a peut-être même pas pris l’avion du tout !
Emma : Pourquoi est-elle partie au juste ?
Logan soupirant : C’est compliqué, il y a eu cet accident et puis…
Il stoppa net. Ses yeux étaient rivés sur l’écran, la cassette avait continué de tourner.
Logan soudain agité : Tu peux revenir en arrière là ?
Emma s’exécuta.
Logan en criant presque : Stop ! Tandis qu’une image s’immobilisait sur l’écran : Là ! C’est elle !
Emma : C’est elle ? Comme elle a changé ! Cela dit, elle est toujours aussi petite et mignonne ! Regarde l’heure : il était 15h45 !
Logan : Ce qui veut dire ?
Emma : Ce qui veut dire qu’elle n’a pas embarqué pour Tijuana mais pour Vancouver !
Logan ouvrant des yeux de plus en plus grands : Le Canada bien sûr, je n’y avais même pas pensé !
Emma lui lança un regard intrigué, un sourcil froncé.
Logan : Tu te rappelles de Lilly ?
Emma : Lilly Kane ? Comment l’oublier !
Logan : Veronica et Lilly s’étaient mis en tête qu’à leur majorité, elles feraient une virée au Canada.
Logan renversa la tête en arrière tout en faisant tourner son siège.
Emma un grand sourire sur son visage : Le prochain avion pour Vancouver part ce soir même, à 19h. Je te réserve une place ?
« Logan : Bien sur ! (VO) Je ne suis pas venu jusqu’ici pour rien.
Emma : Ok alors tu reviens pour 18h00 pour l’enregistrement de tes bagages !
Logan : d’accord… Au fait, Merci Emma.Emma : De rien, mais qu’est elle devenue ?
Logan : (En partant) Une super détective privée !! »
Il devait prévenir Wallace et Dick et passer prendre des vêtements, il l’a connaissait elle aurait pris une correspondance, mais ou sera-t-elle allée ?il se dirigea vers chez Wallace :« Alicia : Oui ???
Logan : Bonjour Madame FENNEL, pourrais-je voir Wallace s’il vous plaît ?
Alicia : Oui entrez. WALLACE C’EST POUR TOI !Wallace : Me voila. Hey Logan !
Logan : Hey ! Je peux te parler c’est très important et super urgent !
Wallace : Pas de soucis suis moi. »
Wallace et Logan se dirigèrent vers la chambre de Wallace :« Wallace : Alors ?
Logan : Je crois savoir ou elle est !
Wallace : Quoi ? Ou ?
Logan : Je n’ai pas de précision mais elle est au Canada ! »
Wallace observa Logan quelques secondes, se demandant s’il devait le croire ou si Logan n’avait pas tout simplement perdu la raison. Cela ferait bientôt deux jours que Veronica était partie et depuis la soirée où ils s’étaient tous retrouvé chez les Mars, plus personne ne l’avait vu, pas même Dick qui habitait pourtant avec lui. Il n’avait pas répondu aux appels de Keith, n’était pas venu quand il lui avait laissé des messages pour qu’il les aident à trouver Veronica et maintenant, il disait savoir où elle était.
A l’autre bout de la chambre, Logan observait également Wallace. Il ne savait même pas qu’il avait des messages sur son portable, pour la bonne et simple raison qu’il n’y avait pas touché ces deux derniers jours. Il avait été tellement absorbé par ses recherches qu’il avait négligé tout le reste.
Wallace d’une voix qui se voulait neutre : Elle t’a appelé ?
Logan : Non.
Wallace : Alors comment sais-tu qu’elle est au Canada ?
Logan : J’ai mené mon enquête.
Wallace haussa les sourcils, visiblement surpris. Il attendit quelques secondes pour vérifier que Logan ne se moquait pas de lui. Logan, décryptant son regard, soupira et commença son récit.
Logan : J’ai eu pas mal de chance mais j’ai réussi à retrouver l’aéroport depuis lequel elle est partie, je m'y suis rendue et là bas, j’ai croisé une ancienne amie de ma sœur qui travaille à l'cceuil de l'aéroport et qui m’a aidé à retrouvé la trace de Veronica.
Logan avait débité tout ça très vite et quand il leva les yeux qu’il avait fixé au sol, il vit Wallace qui le regardait, un large sourire aux lèvres.
Logan sur la défensive : Quoi ? Tu ne me crois pas ? J’ai des preuves !
Wallace en riant : Non, je te crois. J’étais juste entrain de me dire que tu as été à bonne école !
Logan : J’ai fais de mon mieux mais j’ai eu plus de chance que de flaire !
Wallace : c’est souvent comme ça que ça se passe ! Même avec Veronica !
Ils se sourirent. Logan était soulagé de pouvoir compter sur quelqu’un, même si Wallace n’avait jamais été son meilleur ami, il savait que c’était un soutien inestimable et dévoué. Wallace était vraiment surpris par les efforts que Logan avait fais, il ne le croyait pas capable d’une telle détermination.
Wallace : Alors, elle est partie où au juste ?
Logan : Elle a pris un vol hier après midi pour Vancouver. J’ai réservé un billet, si tu veux venir… je me dis qu’en diffusant sa photo là-bas, à l’aéroport, on retrouvera peut-être sa trace et…
Wallace le coupant : Et quoi ? Logan, sois réaliste ! Vancouver ! Une ville de plus de deux millions de d’habitants, un aéroport international, c’est pas Neptune ! Elle peut être n’importe où à l’heure qu’il est.
Logan : Et alors, elle ne vaut pas la peine qu’on tente le coup selon toi ?
Wallace se radoucissant : Je dis juste qu’il n’y a quasiment aucune chance qu’on la retrouve là bas.
Logan perdant son calme : Et alors, on ne sait jamais, tu as dit toi-même que la chance fait parfois beaucoup alors pourquoi pas ?
Wallace : Logan, écoute, tu n’as qu’à y aller et moi, je reste ici, j’informe les autres et on fait des recherches ici, grâce aux contacts de Keith.
Logan : Je pensais que tu aurais aimé faire plus…
Wallace encaissant la remarque acerbe de Logan : Je fais ce qui me semble le mieux. Cette fois, allume ton portable, comme ça, si on trouve quelque chose, on te prévient.
Logan hocha la tête et quitta la pièce, il croyait dur comme fer que même dans une ville aussi grande que Vancouver, Veronica ne pouvait pas avoir disparu et avait du mal à comprendre que son meilleur ami montre si peu d’enthousiasme à l’idée de se rapprocher d’elle. En réalité, il savait que Wallace avait raison mais se refusait à abandonner si facilement, il ne pouvait pas s’arrêter, pas maintenant qu’il avait trouvé une piste solide.
Hartland -Canada
Veronica et Juliette étaient assises à la table d’un petit café, un journal chacune sous les yeux.
Veronica : Tu cherches quel genre de boulot ?
Juliette : J’aimerais retrouver quelque chose dans la pub mais ici, je ne me fais pas trop d’illusion. Et toi ?
Veronica : Je n’en ai pas la moindre idée, je pense que je peux faire à peu près tout et n’importe quoi !
Juliette en riant et pointant quelqu’un du doigt : Vraiment ? Même jouer la femme-crevette pour un restaurant, comme cette fille là bas ?
Veronica rejoignant ses mains et souriant bêtement : J’adore me déguiser !
Elles plaisantèrent quelques minutes, puis Juliette pointant une annonce du doigt.
Juliette : Tu m’as bien dit que ton père avait été shérif ?
Veronica : Oui.
Juliette : Alors ce domaine t’es plutôt familier, non ?
Veronica : Où veux-tu en venir ? Parce que si tu veux que je fasse enfermer ton ancien patron, je te dis tout de suite que je ne peux pas faire ça.
Juliette en souriant : Je dis ça parce que notre petit commissariat local cherche une secrétaire.
Un large sourire se dessina sur les lèvres de Veronica.
Veronica prenant un air désolé : C’est tout ce qu’il me reste à faire maintenant que le poste de femme-crevette est pris.